vendredi 20 mai 2011

La conclusion logique : un permis parental ?

L'État s'immisce de plus en plus dans la vie des familles en tant que « protecteur des enfants ». Après tout, l'État transfère beaucoup d'argent aux parents et il a intérêt à ce que ses futurs citoyens soient protégés et bien formés....

Un député belge propose dans cette veine l'imposition d'un stage parental sanctionné par un certificat pour les couples désireux d'avoir un enfant.

« Quand on voit de quoi sont capables certains parents, on en vient à se demander s'il ne faudrait pas un permis pour avoir des enfants », indique Laurent Louis (Mouvement libéral démocrate, ci-dessous).


Il dit constater au quotidien à quel point certains parents sont « inaptes et incapables d'élever correctement leurs enfants » et en déduit qu'il serait peut-être bon d'instaurer un stage parental « pour tout couple ou personne souhaitant avoir un enfant ».Laurent Louis imagine qu'un certificat pourrait être remis aux candidats-parents à la fin de ce stage.

À ses yeux, « cela éviterait les dérives et permettrait de voir directement quels sont les parents à risque et d'éviter ainsi des souffrances aux enfants ».

Cette nouvelle semble très sérieuse (elle est reprise par tous les grands médias belges), mais elle n'est pas sans rappeler cette saynète de Yes, Prime Minister! où l'on évoque un permis de reproduction avant de faire et surtout d'élever des enfants...



Sources : Le Vif, RTBF, et la Dernière Heure.

Voir aussi : Des parents professionnels certifiés et diplômés






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Les CPE, un échec ?


Pierre Lefebvre, professeur au Département de sciences économiques de l'UQAM.

Nous ne sommes, bien sûr, pas d'accord que la politique de promotion du salariat auprès des jeunes mères, l'aspect positif pour le professeur Lefebvre du programme fortement subventionné des garderies et centres de la petite enfance, se soit fait sur le dos du choix de ces jeunes mères : celles qui veulent rester à la maison pour élever leurs enfants sont privées des subventions massives que reçoivent les mères « modernes » qui retournent rapidement au bureau.

Voir aussi :

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Il faut mettre fin à l'école monolithique, il faut s'ouvrir à la diversité pédagogique et des programmes

Anne Coffinier est la créatrice de l’association Créer son école qui travaille depuis 2004 sur le terrain, pour accompagner les parents d’élèves, les enseignants et les responsables locaux dans leur démarche pour l’Éducation de leurs enfants. Dans un entretien accordé à Belle-et-Rebelle, cette femme courageuse et travailleuse offre un état des lieux d’une grande clarté de la situation de l’Éducation en France.

Annie Coffinier, créatrice de l'Association Créer son école

Vous êtes la créatrice de l’association « Créer son école »; comment en vient-on a créer sa propre école ? De quel constat êtes-vous partie ?

D’une insatisfaction ou plutôt d’une révolte. L’école publique (ou son double privé sous contrat) laisse trop d’enfants sur le bord de la route. « En échec scolaire », comme on dit. Ils n’ont pas acquis les fondamentaux nécessaires à leur vie d’adulte ; leur confiance en leurs capacités est perdue, et ils ne croient plus en la société qui, à travers l’école, les a condamnés. Comme dit Erik Orsenna, à 11 ans, l’école en a fait des exclus pour le restant de leurs jours. Des blessés, des démoralisés, des révoltés. Un tel jeu de massacre est monstrueux, et lourd de conséquences pour la société d’ailleurs.

Cette situation m’a révoltée dès que j’en ai pris conscience ; je n’ai pu l’accepter. L’école est destinée à donner une formation et à préparer les enfants à leur vie d’adulte. C’est un non-sens qu’un système éducatif dise qu’il ne peut pas ou ne sait pas instruire 40 % des enfants qui lui sont confiés. C’est à l’offre scolaire de s’adapter, non aux enfants d’être mis au rebut de l’école. Mais cela suppose de cesser de vouloir faire marcher tout le monde dans la même direction à la même vitesse. Bref, il faut en finir avec « l’école unique ».

jeudi 19 mai 2011

Un gouvernement régional du Nunavik priverait d'arguments les opposants au cours ECR

On se rappellera qu'il existe au Québec un réseau scolaire où les enfants ne sont pas sujets au cours d'éthique et de culture religieuse : la commission scolaire Kativik.

Dans son rapport 2007-2008, elle écrivait :
« En réponse à la réforme religieuse dans les écoles du Québec, la CSK a décidé, suite à une consultation menée à la réunion annuelle du Conseil d’éducation, qu’elle maintiendra une composante religieuse au niveau primaire, et abordera la question de l’éthique au niveau secondaire. Le programme au secondaire sera donné en inuktitut [esquimau] et dans la langue seconde. Le développement du nouveau programme devrait prendre quelques années »

Bref, l'immense majorité des Québécois, comme les parents de Drummondville, n'ont plus droit à un enseignement religieux ni de véritable choix à l'école publique, mais dans le Grand-Nord pas de problème... Le cours ECR est même imposé aux écoles privées confessionnelles dans l'immense majorité du territoire québécois, mais cette imposition ne s'applique pas dans le Grand-Nord. Or c'est précisément là où les jeunes sont le moins confrontés « à la diversité » et devraient donc, si on suit la logique de certains partisans du programme ECR, être le plus amenés à y réfléchir et vaincre l'ignorance et les préjugés.

Délicatesse de la présente situation, importance d'y trouver une solution

C'est dans ce contexte que le Secrétariat aux affaires autochtones a écrit le 11 avril 2008 au Monopole de l'Éducation sur ce qu'il qualifie d'une situation délicate et de l'importance de trouver une solution au fait que la C.S. Kativik maintienne une composante religieuse dans le primaire.

Contre-indiqué de modifier la Convention de la Baie-James et du Nord québécois

Dans sa lettre, André Maltais, le secrétaire général associé aux affaires autochtones, écrit qu'il « en effet contre-indiqué de suggérer la modification de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ) qui serait un processus fort complexe et qui demanderait l'approbation de l'ensemble des signataires dont le gouvernement fédéral. »

Peuple unique, minoritaire

La lettre se poursuit : « Aussi, ma suggestion serait de privilégier une rencontre avec des représentants de la Commission scolaire Kativik (CSK) afin d'expliquer les enjeux liés à leur demande. Toutefois, il ne faudrait pas exclure la possibilité de permettre l'aménagement d'un programme qui réponde davantage à la réalité du peuple inuit. Ce peuple possède un environnement historique, politique, social et culturel unique et tente de son mieux de se faire reconnaître à travers ses organisations et structures administratives, en harmonie avec la société dominante que nous représentons. »

La demande de la CSK trouverait écho parmi les opposants au programme ECR

M. Maltais ajoute que « Par ailleurs je comprends que la demande de la CSK pourrait trouver écho au sein de la population et auprès de ceux et celles qui s'opposent à l'implantation du nouveau programme Éthique et culture religieuse, prévu pour l'automne 2008.»

Gouvernement régional du Nunavik priverait les opposants à ECR d'argument

« Je crois que la présente dynamique entourant la création du gouvernement régional du Nunavik pourrait être considérée comme étant une situation unique et particulière au peuple du Nunavik. Dans ce contexte, il y a lieu de croire que les opposants au nouveau programme auraient de la difficulté à trouver un argument sur lequel s'appuyer s'ils voulaient un jour se comparer au peuple inuit » d'ajouter le secrétaire général associé aux affaires autochtones.

Le projet de création d'un tel gouvernement a été refusé par soixante-six pour cent des électeurs esquimaux, soit 2842 votes sur les 4242 exprimés, lors d'un référendum tenu le 27 avril 2011. Le gouvernement régional aurait remplacé ainsi trois instances d'organismes publics : l'administration régionale Kativik, la Commission scolaire Kativik et la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik. Les budgets des trois institutions auraient été fondus en une seule enveloppe qui aurait totalisé 320 millions de dollars — financés à 75 % par Québec et à 25 % par Ottawa. Les trois paliers de gouvernement du Nunavik emploient 1100 personnes.


Cliquez sur la numérisation ci-dessus pour une version à grande résolution.


Cliquez sur la numérisation ci-dessus pour une version à grande résolution.


Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Quebec parents challenge ethics and religious culture course

From the Catholic register

OTTAWA - The Supreme Court of Canada heard arguments May 18 in a religious freedom case that pits parental rights against Quebec’s mandatory Ethics and Religious Culture program (ERC).

The case was brought by a Roman Catholic couple from Drummondville, Que., who requested their two children be exempted from the ERC. Their name is protected by a publication ban.

Mark Phillips one of the two lawyers representing the parents, said the government insists the ERC is “about teaching tolerance and diversity.” The parents have nothing against those objectives, he said, but they say the course is “a form of indoctrination,” seeking to cultivate worldview and a framework for ethics that is different from their Catholic faith.

Co-counsel Mark Pratt [recte: Guy Pratte] told the court “the state has no right to program people” in arguing for the prior rights of parents to educate their children and to choose how that education is delegated. Many of the questions from the bench concerned whether the onus should be on the parents to prove harm, or whether the state had the onus to prove its course was neutral on religion.

Benoît Boucher, arguing for the Attorney General of Quebec, told the court the ERC is neutral on religion. [This is debatable: is saying all religions are equal "neutral" for a believer in one of them? But note Boucher does not claim the course is neutral in the ethics part of the course.] It teaches “deep values are not to be judged; they are to be respected,” and it teaches respect for diversity and the beliefs of others.

“It’s not enough to raise an objection and expect the whole system to bow down on the basis of it,” he said.

The case has raised alarms across Canada among Catholic educators. The question at the heart of the case is parental rights, said John Stunt, executive director of the Canadian Catholic School Trustees’ Association, one of seven interveners in the case. If parental rights are impeded, “that impinges on the rights to have a Catholic education,” he said.

“This could have wide-ranging problems with what the government can do in the way of taking away religious freedom when it comes to our schools,” said Nancy Kirby, president of the Ontario Catholic School Trustees’ Association.

Iain Benson stands with representatives of Catholic school trustees' associations outside the Supreme Court of Canada chamber

Iain Benson stands with representatives of Catholic school trustees' associations outside the Supreme Court of Canada chamber

“What is at stake is what Pope Benedict XVI calls the dictatorship of relativism,” said Jean-Yves Côté, who represented the Christian Coalition for Parental Rights in Education. “That’s what we are dealing with here in that case.

“For us Catholics, tolerance is about accepting all persons, but not about accepting all ideas. That would go directly against our faith. That distinction is not understood by the Attorney General.”

“Is there a right to dissent?” Iain Benson, counsel for the Canadian Catholic Trustees Association and the Canadian Council of Christian Charities, asked the court. He described parents as a “check on state power” and warned that if the decision “goes the wrong way” many more parents would see multiculturalism as a fearful concept and withdraw their children from the public schools, creating the isolated cultural “silos” the course is meant to prevent.

“This course requires the student to question his own beliefs constantly in the context of a group dynamic,” said Jean Morse-Chevrier, president of the Association of Catholic Parents in Quebec and Quebec director of the Catholic Civil Rights League. “The whole course is done in dialogue in groups where you have to question the other person’s arguments and have to question what they got from their parents, what they got from their religion.”

The court has reserved decision on the case which may take several months to decide.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

France — parents refusent de laisser l'inspecteur seul avec leurs enfants, ils sont convoqués chez les gendarmes

La famille Martin-Rodriguez qui pratique l’instruction à domicile pour ses enfants à Mijoux (département de l'Ain près de la Suisse) a été convoquée, lundi, par les gendarmes de Chézery-Forens. Nous vous racontions, dans nos éditions datées du mercredi 2 mars, l’histoire de ce couple signalé fin février au procureur de la République par l’inspection académique de l’Ain. En cause : le refus de Sylvie et Régis Martin-Rodriguez de laisser interroger par un inspecteur de l’Éducation nationale Tom et Lilou, leurs enfants âgés de 11 et 8 ans. Les parents ont donc été reçus par les gendarmes ce lundi 16 mai pendant plus de quatre heures.

« Nous avons été interrogés séparément, mais nous voulions du temps pour bien expliquer le contexte. On a amené tout notre dossier pour reprendre toute la chronologie et tout le cheminement avec les courriers reçus, mais aussi ceux qui sont restés sans réponses ou avec des réponses très générales », explique Sylvie Martin-Rodriguez.

Le couple expliquait, dans nos colonnes, en mars, ne pas refuser «le contrôle, mais ses modalités». « La loi n’impose ni les tests, ni un entretien seul avec les enfants », rappelait Sylvie Martin-Rodriguez. L’inspection académique répondait alors que les conditions proposées par la famille pour le contrôle pédagogique n’étaient « pas admissibles », tout en précisant qu’il s’agit là « d’un cas exceptionnel ». La gendarmerie doit désormais transmettre la déposition des parents au procureur de Bourg. « On doit attendre sa décision, mais on ne sait absolument pas ce qu’il va se passer maintenant », ajoute la mère de famille. Malgré le stress, le couple ne veut pas baisser les bras. « Je suis toujours déterminée et même plus que jamais. Je préfère angoisser parce que je résiste », conclut-elle. »

Source : Le Progrès




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Juge puinée Deschamps: l'église catholique en faveur du créationnisme

La juge Marie Deschamps

Nous reviendrons plus tard sur l'audience de ce mercredi à la Cour suprême. À ce stade, disons que plusieurs juges semblaient, par leurs questions et gestuelle, en faveur de l'imposition du cours ECR pour assurer « la tolérance », plusieurs semblaient plutôt du côté des parents et trois sont restés totalement silencieux. Il est donc très difficile de faire un pronostic. Les neuf juges de la Cour suprême délibèrent actuellement de la décision. On s'attend à ce qu'ils se prononcent par écrit à l'automne 2011.

Parmi les juges qui semblaient les plus en faveur du programme ECR et de la technique du « circulez, y a rien là » se trouvait la juge puînée Marie Deschamps (ci-contre). À plusieurs reprises, elle a tenu à reprendre les paroles de Me Phillips dans un sens bien orienté. Ainsi, quand l'avocat des parents a parlé du fait que le programme impose une vision parcellaire, fragmentée et non linéaire des religions qui renforcent sans cesse, selon lui, le relativisme et l'indifférentisme du programme, la juge Deschamps a cru bon d'ajouter qu'il s'agissait non pas d'une opposition constante, mais d'une mise en parallèle. Plus tard, quand Me Mark Phillips a rappelé que le rapport Proulx faisait la promotion d'un programme (qui deviendra le cours ECR) qui présenterait les « différentes religions et de les présenter comme des manifestations de l’esprit créateur humain », la juge Deschamps a dit « création humaine » mais « pas fausses ». Comme si dire qu'une religion particulière est une création de l'esprit humain n'est pas équivalent à dire qu'elle est fausse pour quelqu'un qui la considère divinement révélée !

Plus symptomatique encore d'un manque évident de connaissances pour cette juge qui croit devoir se muer en philosophe ou en théologienne pour départager des experts philosophes et théologiens aux opinions divergentes sur la nature du programme ECR, la juge Deschamps a déclaré nonchalamment comme une évidence que l'Église catholique défendait le créationnisme (l'épouvantail usé qui sert de prétexte quand il s'agit d'empêcher aux parents de s'opposer sur la base de leurs croyances à ce que l'État impose à l'école).

C'est bien sûr faux. Mais c'est passé inaperçu (les avocats ont peu de temps devant les juges et les questions fusent du banc des 9 juges).

Il nous semble donc utile d'éclairer la lanterne de Marie Deschamps qui est visiblement très mal renseignée. Extraits de l'intervention du Pape Jean-Paul II devant l'Académie pontificale des Sciences le 22 octobre 1996 :
« Aujourd’hui, près d’un demi-siècle après la parution de l’Encyclique, de nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l’évolution plus qu’une hypothèse. Il est en effet remarquable que cette théorie se soit progressivement imposée à l’esprit des chercheurs, à la suite d’une série de découvertes faites dans diverses disciplines du savoir. La convergence, nullement recherchée ou provoquée, des résultats de travaux menés indépendamment les uns des autres, constitue par elle-même un argument significatif en faveur de cette théorie. »




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 18 mai 2011

Court will decide if Quebec allows a choice in religious education

Extracts from an article by Barbara Kay of the National Post.

[...]

According to its inventors, the ERC curricula are designed to sensitize students to the tenets of Quebec’s rich array of religious beliefs – the major religions, plus native myths and even Wiccan beliefs – in order to “facilitate the spiritual development of students so as to promote self-fulfillment.” To parents who take their religion seriously, it is not the state’s job to facilitate anything of the kind; it is their job.

And so, representing the cadre of some 2,000 Quebec parents who wish to have their children exempted from the ERC program, which does not allow for exemptions (not even for the home-schooled), a Drummondville couple, who cannot be named, have taken their case to the Supreme Court.


[...]

In their factum, the lawyers pose the question: “Can the state impose, without the possibility of an exemption, a program of study about religion and ethics on parents who view it as infringing on their religious beliefs and their freedom of conscience? Such is the stake in this case.”

The ERC curriculum was adopted without public consultation. Its mission is to instil “normative pluralism” in students. In simpler terms, normative pluralism is moral relativism, the notion that there is no single truth, and that all religions are of equal merit and equal worthiness of admiration. The program is predicated on the philosopher Hegel’s “pedagogy of conflict” model. As Fernand Ouellet, an ERC founder noted, students “must learn to shake up a too solid identity”; they must experience “divergence and dissonance.” How?

Through “le questionnement.”

Even if one conceded that the study of all religions is a good thing, the ERC program is highly disingenuous in that only positive elements of every religion are permitted for “le questionnement.” Encouraging critical thinking is not part of the ERC program. Two values dominate the courses: “vivre ensemble” (live together) and arriving at the “bien commun” (common good). Social harmony is to be achieved by constant dialogue and “recognition” of other cultures, which are to be accomplished, in the words of ECR mandarin Georges Leroux, by inculcating in children “absolute respect for every religious position.”

Thus, children are taught, for example, that witches “are women like any other in daily life.” And “Technologically [the Raelians] are 25,000 years in advance of us.” And, considering that only 700 of Quebec’s aboriginals identify themselves with aboriginal spirituality (the vast majority of ethnic aboriginals are Christian), aboriginal myths are accorded absurdly disproportionate reverence.

But all of this is precisely what religious parents do not want their children exposed to in their tender years. They do not want their children to learn that Christianity and pagan Animism and tinfoil-hat science fiction are equally true and equally conducive to a life of morality and spiritual vigour. Aside from a violation of parents’ rights to morally instruct their children, such a critically vacuous prescription is an insult to the intelligence, equally offensive to the religious and atheists alike.

Ethnic Studies Phd candidate Joelle Quérin produced a study in 2009 for the Institut de Recherche sur le Québec. After a deep analysis of the course’s stated objectives, content, teachers’ role and suggested classroom activities. Quérin stated: “I wanted to verify if the course gives knowledge to children or if it indoctrinates them. I observed that it was the second alternative that prevailed.”

Quérin cites, for example, an instance where students were invited to redesign the Quebec flag, replacing the cross with a more “inclusive” symbol, and another student activity entitled “Youpi! Ma religion à moi!” (my own religion!), in which religions invented by students are accorded the same deference as real ones. Such subversive pedagogical impulses are a mockery of Quebec’s heritage culture.

Quérin also notes that the vaunted “dialogue” of the program consists only of politically correct scripts that must be followed without divergence. An editing team spokesman told Quérin that if a student poses a question that does not conform to the “recognition” mantra that all beliefs are equal and good, the teacher must intervene to stop the discussion.

Quérin concludes: “After having followed the ERC course for ten years, the students won’t have a great knowledge of religions, but one thing is sure: no [cultural] accommodation will seem unreasonable to them.”

The ERC course is not benign. Disguised as diversity positivism, it is in fact a strategic subversion of parents’ rightful authority over their children’s moral instruction. It will also serve to undermine Quebec children’s natural pride in their own patrimony. And worst of all, it will serve to suppress students’ ability to think critically about different religions and cultures without guilt. A 2008 Léger marketing poll found that 76% of Quebecers prefer a choice in religious education. Let us hope that the Supreme Court agrees with them.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Cours ÉCR - Une autre contestation universitaire

Lettre ouverte publiée dans la Voix de l'Est le 18 mai 2011.


Le programme d'éthique et de culture religieuse (ÉCR) a déjà été contesté par des sociologues comme Joëlle Quérin et le professeur Gary Caldwell, par un célèbre éthicien et théologien, Guy Durand, et des pédagogues comme les professeurs Norman Baillargeon, John Zucchi et Douglas Farrow. Selon une nouvelle analyse, cette fois-ci d'un point de vue philosophique, le programme ÉCR n'est pas neutre. C'est ce qu'affirme Alexandra Malenfant-Veilleux dans son mémoire de maîtrise récemment déposé à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Le cours ÉCR ferait clairement la promotion du pluralisme. L'enseignement de l'histoire québécoise, y compris ses dimensions culturelle et religieuse, devrait prédominer sur un enseignement qui fait la promotion des valeurs pluralistes, comme c'est le cas dans le cours d'éthique et de culture religieuse. Pour cette enseignante de philosophie au collège Laflèche à Trois-Rivières, le principe du pluralisme sur lequel est fondé le programme ÉCR, et duquel découleraient l'interculturalisme et le multiculturalisme, est un ensemble cohérent ficelé de principes moraux au même titre que l'humanisme ou le catholicisme qu'il vise à remplacer.

D'ailleurs, Georges Leroux, fervent défenseur du programme ÉCR, l'avait dit en conférence: «nos enfants seront meilleurs que nous parce qu'ils seront d'abord plus ouverts à la diversité religieuse et morale et plus investis dans un pluralisme normatif. Ils croiront qu'il est préférable d'être pluriel que d'être homogène». (3 mai 2007 devant les membres de la Fédération des établissements de l'enseignement privé.) Rappelons la conclusion du juge Gérard Dugré dans l'affaire de l'école Loyola qui a remporté sa cause devant les tribunaux contre le ministère de l'Éducation: «L'obligation imposée à Loyola d'enseigner la matière ÉCR de façon laïque revêt un caractère totalitaire qui équivaut, essentiellement, à l'ordre donné à Galilée par l'Inquisition de renier la cosmologie de Copernic.»

De plus, selon une grande majorité de Québécois (76 % d'après un sondage Léger marketing), le cours devrait être optionnel. Le régime pédagogique québécois ferait-il donc du zèle totalitaire en s'obstinant ainsi à banaliser la volonté de ses citoyens? Parents, allons-nous laisser l'État nous supplanter dans notre rôle d'éducateurs pour décider que nos enfants doivent désormais être «pluriel» et cette prétention que ce «pluralisme normatif des valeurs» au sein de chaque enfant serait supérieur à l'homogénéité religieuse de chaque enfant?

En conclusion, le cours ÉCR n'est pas neutre. Pas surprenant que l'enseignante Mme Malenfant-Veilleux s'ajoute à tous ceux qui déclarent que le cours ÉCR devrait être rendu optionnel. Rappelons que la Cour suprême entendra le 18 mai la cause de la famille de Drummondville qui demande l'exemption.

Patrice Gagnon
Granby




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Le Cercle sacré Wicca pour le programme ECR

Meri Fowler, fondatrice du Cercle sacré Wiccan, a déclaré à 24 Heures que le programme ECR est une bonne façon d’enseigner le Wicca aux enfants.

« Si la Cour suprême du Canada statue que la Wicca ne peut être enseignée en tant que religion, cela perpétuera le mensonge et la manipulation qui a débuté avec les Romains », de dire Mme Fowler.



On remarquera l'épée, la cape et, sur la table drapée,
le crâne et les bougies très wiccan.

Le sujet du wiccan est en effet bien au programme d'ECR, voir l'illustration ci-dessus prise par des élèves  en 2009 dans une école privée de l'Ouest de l'île de Montréal et un extrait de cahier d'activités ci-dessous qui déclare que les sorcières sont des femmes comme les autres. 

Cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée,




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)