samedi 30 avril 2011

École menace de renvoi les élèves qui ne suivent pas le cours ECR, mais en exempte tous les élèves en concentration « sciences »

On se rappellera cette école de Granby qui menaçait de renvoi les élèves qui n'assistaient pas au cours d'éthique et de culture religieuse (ECR). École qui avait convoqué plusieurs parents « réfractaires » au programme d'éthique et d'idéologie pluraliste normatif gouvernemental pour signer, au nom de cet élève, un « engagement à se présenter au cours d’éthique et culture religieuse » sous peine d'expulsion définitive de leurs enfants. Un grand moment d'ouverture et de dialogue de la part des militants du cours imposé d'ECR.

Or on apprend deux ans plus tard que cette même école a décidé d'exempter du cours ECR tous les élèves de secondaire IV (l'année de la double dose d'ECR) qui prennent le cours optionnel de sciences. Il est bon de se souvenir que le cours ECR n'est en rien nécessaire pour l'obtention du diplôme d'études secondaires (voir ci-dessous) .

C'est, en effet, ce que nous apprend un document que nous transmis un de nos lecteurs qu'il a obtenu en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. Il s'agit du compte rendu du Conseil institutionnel en date de janvier 2010 de cette école secondaire de Granby. Le Conseil institutionnel (CI) regroupe les enseignants d'un établissement. Le CI porte depuis 2010 le nouveau nom de Conseil de participation des enseignants (CPE!).


Bref, même si la Loi dit que les parents sont en théorie les premiers éducateurs de leurs enfants en pratique ils ne peuvent pas décider de leur formation morale, philosophique et religieuse comme bon leur semble au Québec. Par contre, l'école peut sans problèmes faire ce pour quoi elle menaçait et punissait les enfants et les parents : exempter les élèves du cours ECR, et ce pendant son année la plus dense.




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France — Campagne contre la fessée et la gifle

Une campagne contre les « violences éducatives ordinaires », lancée en France mercredi par la Fondation pour l'enfance, relance le débat entre partisans et adversaires de la fessée ou de la gifle comme « outil éducatif ».

Une vidéo choc diffusé sur les chaînes nationales françaises met en scène une enfant de 8 ans recevant une claque de sa mère pour un verre renversé par maladresse. La grand-mère, qui assiste à la scène, demande alors « pardon » à sa fille, tandis que la petite-fille pleure.

« Des parents qui battent ont souvent été des enfants battus. Éduquons sans violence. Ni claques, ni fessées », c'est le message de la Fondation pour l'enfance, créée en 1977 par Anne-Aymone Giscard d'Estaing.



« C'est un film pour faire débat. J'aimerais que les parents que nous sommes se questionnent sur leur façon d'éduquer leurs enfants, sur l'utilité, les dangers et les risques de frapper un enfant. Est-ce que cela aide l'apprentissage, est-ce que ça va l'aider dans sa vie sociale future, est-ce que ça ne va pas engendrer de la violence ? », s'interroge le Dr  Gilles Lazimi, médecin dans la région parisienne et coordinateur de la campagne.

« Ce n'est certes pas un processus éducatif, mais on peut distinguer tout de même les fessées ou les gifles irrépressibles dans un moment d'énervement de l'adulte, poussé un peu à bout. C'est un geste exceptionnel qu'on regrette mais ça peut être un moyen de faire comprendre à l'enfant, de manière involontaire, qu'il a dépassé les limites de l'acceptable », nuance légèrement Agnès Florin, professeur de psychologie de l'enfant et de l'éducation à l'université de Nantes.

Même ces gestes « irrépressibles » sont condamnés sans réserve par la Fondation. « Je veux comprendre pourquoi d'un point de vue éthique on accepte aujourd'hui que battre un enfant c'est de l'éducation. C'est de la brimade, c'est de l'humiliation, c'est tout ce qu'il ne faut pas faire qu'on apprend à l'enfant », affirme le Dr Lazimi. On remarquera qu'on passe de la gifle ou de la fessée à « battre » son enfant.

« La loi interdit de frapper un adulte ou un animal [plus de coups de cravache, d'éperons ?], et c'est normal. La loi doit interdire de frapper un enfant », ajoute-t-il en soulignant que seules la France et l'Angleterre n'ont pas encore légiféré sur le sujet dans l'Union européenne.



Pour le chroniqueur Éric Zemmour (vidéo ci-dessus), cette campagne est symbolique d'une vision rousseauiste de l'enfant (bon par nature) et de la féminisation de la société.





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Victoire pour l'instruction à domicile au Mississippi

L’école à la maison vient de gagner une bataille au Mississippi, bataille qu'a perdue le juge Joe Dale Walker de la Cour de la Chancellerie du 13e district du Mississippi. La Cour de la Chancellerie traite notamment des affaires familiales et de la protection de la jeunesse.

Le juge Walker avait décidé, pour des raisons qu’on ignore toujours, d’exiger le 23 mars dernier de tous les fonctionnaires chargés de la surveillance de l'instruction dans les cinq comtés qui composent le 13e district judiciaire du Mississippi, de lui fournir sous dix jours le nom de tous les enfants scolarisés à domicile, alors qu'aucune affaire en cours devant les Tribunaux ne nécessitait cette information.

La Home School Legal Defense Association (HSLDA) a fait appel de cette décision devant la Cour suprême de l’État du Mississippi qui a décidé d’étudier l’affaire le 6 avril et a ordonné au juge de justifier avant le 18 avril sa décision. Pour la HSLDA, il s'agit là d'une mesure intimidatrice qui vise à décourager les parents d'assurer l'instruction de leurs propres enfants.

Après avoir étudié les attendus du juge, la Cour suprême du Mississippi a rendu son arrêt le 21 avril : le juge Joe Dale Walker n’est pas fondé à exiger la révélation de l’identité des enfants de son district scolarisés à la maison…

Source : HSLDA




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Conférence le 5 mai : le cours ECR vu par les parents soucieux

Une table ronde sur le programme Éthique et culture religieuse se tiendra le jeudi 5 mai à 19h30 au Musée de la civilisation, 85 rue Dalhousie à Québec.


Le panel se penchera sur le cours ECR, tel que vu par les parents soucieux. Les panélistes compren­dront :

  1. Madame Sarah Bouchard, enseignante en ÉCR en Secondaire V à la Commission scolaire des Premières-Seigneuries ;
  2. Monsieur Paul Donovan, directeur de l’École secondaire Loyola à Montréal, et
  3. Madame Jean Morse-Chevrier, présidente de l’Association des parents catholiques du Québec.

Le table ronde sera animée par madame Catherine Lachaussée, animatrice à la première chaîne de Radio-Canada.

Une contribution volontaire est bien appréciée. Tous sont bienvenus !






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jeudi 28 avril 2011

« Le système de garderie universel en Suède forme des enfants moins instruits »

Jonas Himmelstrand
Pour Jonas Himmelstrand, auteur et fondateur de l'Institut Mireja, le système de garderie universel en Suède forme des enfants moins instruits.

Grâce à un congé parental généreux, la plupart des parents suédois restent à la maison avec leur nouveau-né. Après 16 mois, 92 % des parents retournent au travail et laissent l'État garder leurs enfants.

Monsieur Himmelstrand qui prépare une  conférence au Canada sur ce sujet s'est dit étonné que de nombreux Canadiens considèrent son pays, la Suède, comme un modèle en matière de politique familiale. Dans un sens, cela se comprend : la Suède a mis en place un système de garderies subventionnées par le gouvernement ouvert à tous. Une étude réalisée en 2006 par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a classé la Suède parmi les pays offrant les meilleurs services de garde, alors que le Canada était classé par cet organisme tout en bas de l'échelle. Mais ces aspects comptables ne dressent pas un portrait complet de la situation.

Certes, le congé parental en Suède dure 16 généreux mois. Il n'y a pas de bébés en garderie à cet âge. Mais, quand le congé parental se termine, la situation change du tout au tout : 92 % de tous les enfants âgés de 18 mois à cinq ans sont en garderie. Les parents ne paient qu'une somme symbolique pour ce service : l'état subventionne chaque place au prix de 20 000 $ par an. Au Québec, les subventions pour une place en CPE sont de l'ordre de 12 000 $. Mais ces subventions ont un prix : les impôts suédois sont parmi les plus élevés au monde et le système fiscal a été conçu pour forcer les deux parents à chercher un emploi.

Plusieurs études montrent que la plupart des Suédois souhaitent pouvoir également opter pour une allocation de garde à domicile pour les trois ou quatre premières années de vie de leur enfant. La coalition centre-droit qui a remporté les élections générales de 2006 avait promis de mettre en place une telle politique. Toutefois, après leur élection, de multiples compromis avec les autres partis politiques ont accouché d'une faible allocation, difficile à utiliser et facultative — les gouvernements locaux pouvant décider de l'allouer aux parents ou non. Seul un tiers des municipalités suédoises ont choisi de le faire.

Il faut aussi considérer les conséquences sociales de ce système de garderie. La Suède a mis en place un système de garderies universel en 1975. Or, depuis le début des années 90, on observe une augmentation des conséquences négatives pour les enfants et les adolescents tant dans le domaine de la santé et que du comportement. Bien que le lien de causalité directe soit difficile à prouver, de nombreux professionnels de la santé suédois considèrent l'absence des parents après les 16 premiers mois de vie comme un des principaux facteurs qui expliqueraient ces difficultés.

Le nombre de troubles psychosomatiques et de légers troubles psychologiques ne cesse d'augmenter chez les jeunes Suédois à un rythme plus rapide que dans n'importe lequel des 11 pays européens comparables. Ces troubles ont triplé chez les filles au cours des 25 dernières années. Alors que les enfants scolarisés dans les établissements suédois se trouvaient il y a 30 ans en première position des classements de l'OCDE, ils se retrouvent simplement dans la moyenne aujourd'hui. Selon M. Himmelstrand, l'incivilité et les problèmes comportementaux des élèves suédois seraient parmi les pires en Europe.

Pour le fondateur de l'Institut Mireja, ce n'est pas surprenant. Après une génération d'inexpérience, les compétences parentales des Suédois se détériorent. Une étude commanditée par l'Union européenne a montré que de nombreux parents de la classe moyenne ne savent pas fixer de limites claires et ne comprennent pas les besoins de leurs enfants.

Récemment, la radio publique suédoise a enquêté sur l'état des garderies en Suède. Lors de ces reportages, des parents, des psychologues et du personnel de garderie ont exprimé de profondes préoccupations. En dépit d'un financement très important, le nombre d'enfants gardé par un adulte ne fait qu'augmenter. Une puéricultrice chevronnée a rappelé qu'en 1980 on trouvait, pour les classes les plus jeunes, 10 enfants pour quatre adultes. Pour les enfants plus âgés, ce ratio était de cinq enfants par adulte. Mais après la crise financière suédoise il y a 20 ans, tout cela a changé.

La sous-ministre N. Sabuni
Aujourd'hui, pour les enfants les plus jeunes, le taux va jusqu'à 17 enfants pour trois adultes et les plus âgés souvent dix pour une gardienne. Le personnel en arrêt de maladie n'est plus remplacé. « Nous ne pouvons plus offrir de prestations de qualité » de déclarer une enseignante. Une seule personne interrogée a affirmé que les garderies suédoises offraient toujours des services de très bonne qualité — la sous-ministre de l'Éducation, Nyamko Sabuni (d'origine burundaise).

Ces problèmes ne trouvent pas leur cause dans la pauvreté ou la détresse sociale. La Suède est matériellement riche, la richesse est répartie uniformément, la pauvreté des enfants est faible, les soins de santé sont pratiquement gratuits pour tous, la sécurité sociale est généreuse, l'espérance de vie élevée, la mortalité infantile la plus faible dans le monde, enfin la Suède est en paix depuis 1809. Ces troubles chez les jeunes semblent plutôt être reliés à la mise en place de politiques familiales qui ne laissent plus aux parents suffisamment de temps, d'énergie et d'occasions pour bâtir une relation étroite et saine avec leurs enfants.

Pour Jonas Himmelstrand, faire de l'État le premier éducateur de la petite enfance s'est avéré un échec car les parents sont prêts à faire de plus grands sacrifices pour leurs enfants que l'État, pour qui en fin de compte les enfants ne sont qu'un poste budgétaire parmi d'autres. Selon lui, les Canadiens devraient examiner attentivement tous les faits disponibles sur la question avant de considérer la Suède comme un modèle en matière de garde d'enfants.

Jonas Himmelstrand est auteur et fondateur de l'Institut Mireja (Mireja.org). Il tiendra une conférence à Ottawa le 5 mai à l'hôtel Lord Elgin sur ce même thème.

Voir aussi :

Deuxième baisse successive de la fécondité au Québec, les coûts de la politique dite familiale ne font qu'augmenter

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis





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Tous africains, mais il y aurait des populations génétiquement plus riches que d'autres ?

Article intrigant du Point du 21 avril 2011. Selon celui-ci, « l'homme a perdu des phonèmes tout comme il a perdu de sa richesse génétique. Faut-il en conclure que l'immigration africaine actuelle est une chance pour enrichir notre langue et nos chromosomes ? »

Cet article laisse perplexe à plus d'un égard.

Qu'est-ce que la « richesse » génétique ? La simple diversité ?

Comment « enrichir » nos chromosomes ? Est-ce qu'après cet enrichissement de « nos chromosomes » certaines personnes ou populations seraient meilleures, supérieures que celles non « enrichies » ? Est-ce que l'immigration non européenne en France qui rend la France plus diverse génétiquement et fait désormais de la drépanocytose la première maladie génétique en France est  réellement un « enrichissement » ?

Mais laissons là la génétique. Comment l'immigration enrichirait-elle les langues des pays destinataires en phonèmes ? Dans les rares cas où une langue s'enrichit de phonèmes par un apport extérieur dans nos sociétés modernes, le facteur déterminant n'a pas été l'immigration massive d'allophones : les immigrants aux États-Unis n'y ont pas enrichi phonétiquement l'anglais, aucun nouveau son distinct ne s'est imposé à l'anglais enseigné à l'école américaine à la suite de l'immigration massive italienne, russe ou polonaise. À notre époque de la normalisation des langues,  de l'écrit et des médias électroniques, si de nouveaux phonèmes s'ajoutent à une langue c'est plutôt à la suite d'une très forte influence culturelle qui n'implique pas une migration massive. C'est le cas notamment du /ŋ/ à l'anglaise apparu en France avec l'importation de mots comme « parking » ou « camping ». En allemand, les nasales françaises sont conservées, mais bien ressenties comme étrangères et approximées par beaucoup d'Allemands dans die Orange, der Cousin, das Feuilleton et das Croissant. Ce dernier mot se prononcera donc [kʁo̯aˈsɑ̃], [kʁwaˈsɑ̃], [kʀwaˈsaŋ] ou encore [kʀɔˈsɔŋ] en Allemagne. Tout cela sans immigration massive française en Allemagne, mais une forte influence culturelle française pendant plusieurs siècles.

mercredi 27 avril 2011

France — Les parents d’élèves dans les zones sensibles, premiers auteurs d’incivilités envers les chefs d’école


Philippe Tournier, proviseur et et secrétaire général du syndicat des personnels de direction de l’Education nationale, est l'invité de Robert Ménard fondateur de Reporters sans frontières. Pour M. Tournier ces phénomènes existent depuis 20 ans et il est bon qu'on en parle aujourd'hui.

Pas facile d’être chef d’établissement. C’est ce qui ressort d’un rapport inédit, élaboré par l’Observatoire international de la violence à l’école et dont la réalisation a été financée par la Casden, banque mutualiste de l’éducation.

Les universitaires Georges Fotinos et Eric Debarbieux ont analysé les réponses de 1 542 des quelque 7 000 personnels de direction des collèges et lycées français. Si globalement le climat des établissements d’enseignement secondaire reste bon, les incivilités, voire les violences dont sont victimes les chefs d’établissement ne sont plus des phénomènes marginaux.

Durant l’année scolaire 2009-2010, un chef d’établissement sur huit a déposé plainte pour des violences verbales. Un sur sept a été menacé physiquement une fois et un sur vingt à plusieurs reprises. Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas des inconnus qui s’en prennent le plus souvent à eux, mais les parents d’élèves. « Ils sont auteurs de 41 % des insultes, contre 33 % pour les élèves et 10 % pour des jeunes entrés [les « grands frères »] sans autorisation », rappelle Georges Fotinos. Une situation qui dit l’évolution du rapport des familles à l’école.




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À contre-courant — mythes et origines du « bio » et de l'écologisme

Gil Rivière-Wekstein est le fondateur de la revue mensuelle Agriculture et Environnement. Il est spécialiste des questions agricoles et environnementales, il a publié Abeilles, l’imposture écologique en 2006. Il est membre de l’Association française des journalistes agricoles. Et il publie ces jours-ci Bio, fausses promesses, vrai marketing, avec une préface de Jean de Kervasdoué, aux éditions Le Publieur. Où l’on apprend notamment que le « bio » est né en 1920, et non après mai 68, et que ses fondateurs étaient les partisans de « la terre qui ne ment pas », de Pétain, puis des petits producteurs locaux contre les multinationales étrangères, de Poujade. Pour Gil Rivière-Wekstein, « l’agriculture biologique utilise de très nombreux pesticides » qui ne sont pas moins nocifs que les synthétiques.




Présentation de l'éditeur


Manger bio. Difficile de ne pas être séduit tant cela semble sain et naturel. Si nous sommes prêts à payer plus cher les produits bio, c’est parce que nous sommes convaincus qu’ils sont meilleurs pour notre santé, meilleurs pour l’environnement et meilleurs pour les agriculteurs, surtout les petits paysans. Ce sont ces trois promesses, si séduisantes, que Gil Rivière-Wekstein a voulu vérifier. Journaliste spécialiste des questions agricoles, il a mené une longue enquête qui se révèle passionnante. Quelle est l'histoire du bio, quelle idéologie le sous-tend ? Peut-on vraiment parler de bénéfices pour la santé des consommateurs et comment les évalue-t-on ? Le Bio est-il vraiment l'avenir de l'agriculture et des agriculteurs ? À toutes ces questions qui nous préoccupent tous, Gil Rivière-Wekstein apporte des réponses parfois inattendues mais toujours basées sur des études exigeantes, comme le souligne dans sa préface Jean de Kervasdoué. Si l’auteur reconnaît l’intérêt et la place que doit prendre l’agriculture biologique, il en dénonce les insuffisances et les fausses promesses en refusant de se laisser bercer par des vérités si écologiquement correctes que personne n’ose les mettre en question. Au moment où l’agriculture et son avenir sont au cœur des débats dans notre société si attachée au monde rural et à la qualité des produits que nous consommons, ce livre fera date.


Bio fausses promesses et vrai marketing
par Gil Rivière-Wekstein, préface par Jean de Kervasdoué
246 pages
chez Le Publieur, Paris
sorti le 30 mars 2011
ISBN-13: 978-2350610191





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Où l'on parle de Pour une école libre

Sylvain Fournier
Le jeune président de l'association québécoise des professeurs en éthique et culture religieuse (AQÉCR), Sylvain Fournier (ci-contre), parle de Pour une école libre dans son article militant inclus dans l'ouvrage collectif La Religion sans confession paru aux éditions Médiaspaul il y a près d'un mois.

Sylvain Fournier est un jeune enseignant en Éthique et culture religieuse à la commission scolaire des Affluents, fraîchement émoulu de l'université québécoise. Il a été un des premiers diplômés à avoir suivi la formation universitaire en éthique et culture religieuse. Jusqu'à récemment, il était responsable de l'information à l'AQÉCR. Il a remplacé Mme Lynda Berthiaume à la présidence de cette association. Mme Berthiaume était une catholique engagée et avait eu de grandes difficultés à expliquer l'utilité et l'innocuité du programme ECR devant des parents à Granby en 2009.

M. Fournier disait de la CLÉ en 2008 que « Par ailleurs, signe de sa mauvaise foi, la Coalition ne parle jamais du volet éthique du programme qui représente pourtant 50 % du contenu et qui ne fait aucune référence à la religion. » Propos emprunt de fausseté, car la CLÉ a abordé à plusieurs reprises le volet éthique. En outre, s'il était vrai que le volet éthique ne parlait pas de religion (ce qui est faux, voir l'analyse ici et ici sur le clonage d'un manuel d'ERPI), cette dichotomie serait artificielle et regrettable pour le moins : les religions ont de nombreuses choses à dire sur les situations porteuses « de tensions et de conflits de valeurs » que prescrit le programme ECR dans le volet éthique.

Voici donc ce que dit cet enseignant d'ECR de notre carnet :

« [I]l est souvent instructif de lire le blogue Pour une école libre au Québec tenu par des sympathisants de la CLÉ. S'ils devaient faire le gouvernement sur ce dossier, ce ne serait que le début... Le darwinisme, l'éducation, la lutte contre l'homophobie, la conscientisation face aux problèmes environnementaux : tout ça serait remis en cause. »

Faut-il comprendre en creux que ce qui compte pour Sylvain Fournier ce n'est pas tant une formation éthique ou une culture religieuse rigoureuse, mais plutôt de lutter contre le créationisme — l'épouvantail de tous les ennemis de la liberté scolaire — de promouvoir la normalisation de l'homosexualité et sensibiliser les jeunes étudiants captifs à l'écologisme ? On peut craindre pour la neutralité des cours d'ECR de M. Fournier.

Sylvain poursuit :

« Les partisans de cette coalition ne veulent rien de moins que de pouvoir soustraire leurs enfants des programmes gouvernementaux. »

Bzzzz. Le prof commet « une entrave au dialogue » comme on dit dans son jargon : Géné­ralisation abusive. Les auteurs de ce carnet veulent que les parents puissent soustraire les enfants du monopole éducatif centralisé au Québec, c'est vrai. Monopole qui n'est en rien généralisé ou une fatalité dans les pays occidentaux. Il suffit de penser à l'Angleterre. Les auteurs de ce carnet donc, mais cela ne signifie pas que pour « les partisans de cette coalition » ce soit le cas au-delà des sujets qui traitent de la morale et de la religion. D'ailleurs, dans leur mémoire à la Cour suprême la CLÉ ne demande le droit d'exemption que dans ces domaines.

Le président de  l'AQÉCR continue : « Malgré la diversité des choix s'offrant aux parents québécois pour l'éducation de leurs enfants : écoles publiques, écoles privées, écoles à vocation religieuse, écoles alternatives, écoles internationales, l'éducation à la maison (homeschooling) et j'en oublie probablement, il faut savoir que toutes ces options doivent être entérinées par le ministère de l'Éducation. »

C'est dit gentiment, cela donne l'impression de la diversité, mais il s'agit d'une diversité limitée, sauf pour l'éducation à la maison que l'État québécois « encadre » sans cesse plus et des écoles qui suivent notamment le programme français (Stanislas et Marie-de-France) qui utilisent des programmes et des méthodes d'enseignement vraiment différents. Sinon le même programme et la même pédagogie sont imposés à toutes les écoles. M. Fournier ignore-t-il que toutes les écoles québécoises sont tenues d'enseigner le cours ECR dans une perspective « laïque » qu'elles soient des écoles publiques, des écoles privées, des écoles à vocation religieuse, des écoles alternatives ou encore des écoles internationales ?

Sylvain Fournier termine par « Ils rêvent [...aspirent] donc, à ce titre, de pouvoir ouvrir leurs propres écoles. [Quelle horreur !] Ils envient le réseau parallèle des écoles catholiques en Ontario [nous ne pensons jamais avoir parlé de celles-ci dans nos milliers de billets !], et les écoles hors contrat en France [c'est exact]. Ils aimeraient que l'éducation à la maison ne soit plus sous la supervision [tatillonne] des commissions scolaires, donc sujette aux programmes ministériels ».


Stricto sensu, l'éducation à la maison ne doit pas nécessairement suivre les programmes ministériels, mais simplement être équivalente, l'ennui c'est que la commission scolaire qui n'a aucun intérêt à être ouverte envers les parents éducateurs décide de cette équivalence.

En résumé, ce passage de M. Fournier nous apprend bien plus sur sa conception jacobine de l'éducation, ses approximations et une certaine tendance militante qu'elle nous paraît accusatoire pour les francs partisans de la liberté scolaire que nous sommes. Nous remercions M. Fournier de cette publicité.





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Natalité en hausse au Canada en 2008

Les Canadiennes ont donné naissance à 377 886 bébés en 2008, selon Statistique Canada, ce qui représente une hausse de 2,7 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit d’une sixième hausse annuelle consécutive, qui est toutefois moins importante que celles de 2006 et 2007.

Le nombre de naissances a augmenté partout au pays, sauf dans les Territoires du Nord-Ouest. Les plus fortes hausses ont été observées à Terre-Neuve-et-Labrador, à l’Île-du-Prince-Édouard et au Yukon. Depuis lors, la natalité a légèrement baissé au Québec.

L’indice de fécondité était en 2008 de 1,68 enfant par femme. Il s’agit de l’indice le plus élevé depuis 1992. Au Québec, l'indice de fécondité était en 2010 de 1,70 enfant par femme après avoir atteint 1,74 en 2008.

Toutefois, cet indice est resté nettement en dessous du seuil de remplacement des générations, qui est de 2,1 enfants par femme. Ce seuil représente le niveau qu’il faut pour renouveler la population, en l’absence de migration.

Notons que la natalité canadienne suivait le même mouvement haussier à l'époque que le Québec sans le programme non universel, mais extrêmement coûteux, des garderies subventionnées du Québec.

La fécondité la plus élevée au pays a été observée dans les provinces territoires avec la plus forte composante autochtone : au Nunavut (2,98 enfants par femme), dans les Territoires du Nord-Ouest (2,08) et en Saskatchewan (2,05). À l'opposé, c'est en Colombie-Britannique que la fécondité est la plus faible du pays, soit de 1,51 enfant par femme.




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