samedi 14 décembre 2019

École inclusive : même école pour tous, savoir pour personne ?

Extraits d'un texte de Corinne Berger, professeur agrégée de Lettres au lycée La Fayette de Clermont-Ferrand.

Au nom de principes louables, écoles et lycées accueillent désormais des élèves autistes, hyperactifs, voire psychotiques. Ces handicapés parfois, hélas, inaptes à tout apprentissage scolaire plombent le travail des professeurs. Et ne parviennent pas à progresser.

Tout comme l’écriture inclusive massacre allègrement la langue, l’école du même nom porte un coup de plus à ce qu’il reste de l’institution.

Qu’est-ce que l’école inclusive ? Pour faire bref, c’est une école qui repose sur le principe d’inclusion de tous les enfants, quel que soit leur handicap, la loi pour la refondation de l’école de 2013 mettant en avant le droit à l’éducation pour tous. Najat l’a dit, Blanquer le dit à son tour [on notera la continuité de ce ministre macronien sur de nombreux dossiers] : il faut inclure. Tout cela est bel et bon ; qui voudrait en effet priver les enfants et jeunes gens, quels qu’ils soient, de l’instruction nécessaire à leur développement psychique et intellectuel ?

Dans la réalité, comme souvent, les choses ne sont pas si simples : là où le principe est séduisant, sur le papier, l’expérience du terrain devrait refroidir les enthousiasmes bureaucratiques de la Rue de Grenelle. Dans le lycée où j’enseigne, au nom de cette inclusion devenue la règle, il n’est pas rare de trouver dans une même classe un ou deux élèves handicapés moteurs, ou sourds, malentendants, malvoyants, autistes, hyperactifs, voire psychotiques... dont la situation nécessite bien souvent l’assistance d’un AVS (auxiliaire de vie scolaire) ou d’un AESH (accompagnant d’élève en situation de handicap) pendant les cours et parfois même pendant les repas. Une amie m’a récemment parlé des troubles du comportement d’un élève de collège, qui déchiquette les documents donnés par les professeurs, puis s’en prend à sa table à coups de ciseaux… Sont également considérés comme souffrant d’un handicap les élèves diagnostiqués « dys- », dyslexiques, dysorthographiques, dyscalculiques, dyspraxiques – et j’en oublie sans doute : il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire sur ces profils, dont certains présentent une pathologie avérée et beaucoup paraissent hélas simplement inaptes à tout apprentissage scolaire. Mais comme la tendance est à l’euphémisation, l’école ne nomme plus la carence intellectuelle et préfère parler de maladie : exit le mauvais élève, faites entrer le malade.

Et il y a inflation de malades dans cette école hospitalière : dans la classe de sixième d’un collègue, sur un effectif de 28 élèves, on n’en compte pas moins de 20 diagnostiqués « à problème(s) ». Les listes sont désormais interminables d’élèves bénéficiant d’un PAI (projet d’accueil individualisé) ou d’un PAP (plan d’accompagnement personnalisé), c’est-à-dire de protocoles spécifiques établis par un spécialiste de la spécialité, orthophoniste ou médecin, leur permettant d’utiliser un ordinateur en classe, d’avoir un tiers-temps supplémentaire pour un devoir surveillé, de se faire relire les consignes afin de s’assurer de leur bonne compréhension, sans parler de ceux à qui il faut donner un plan préalable du cours, voire un compte-rendu détaillé de ce qui aura été fait en classe, parfois en caractères d’impression adaptés à la déficience visuelle de l’élève concerné. Les documents de suivi que nous recevons sont remplis de formules du type « lenteur dans les apprentissages », « difficultés de lecture », « mauvaise maîtrise du geste graphique », « concentration difficile »... Peut-être faudrait-il s’interroger d’une part sur ce qu’a fait l’école avant que ces élèves arrivent dans le secondaire, et d’autre part sur la nocivité des écrans (parfois plébiscités par cette même école) dans leur construction personnelle. Beaucoup ne savent pas manier un stylo correctement, se concentrer plus de dix minutes, lire (et comprendre !) ce qui est écrit. Certains élèves ont d’ailleurs bien saisi le bénéfice qu’ils pouvaient en tirer : ils s’abritent derrière le diagnostic pour ne faire aucun effort et le brandissent parfois pour se dédouaner de toute responsabilité dans leurs insuffisances. Quand on vous dit qu’ils sont malades !

Bref, le handicap, qu’il soit légitimement reconnu tel ou devenu un simple cache-misère, fait l’objet d’une explosion spectaculaire depuis quelques années. Et la tâche d’enseigner s’en trouve grandement compliquée, voire compromise : comment transmettre un savoir à 30 ou 35 élèves dont plusieurs parmi eux auraient besoin d’un effectif réduit et de structures adaptées à leur(s) pathologie(s) ? Comment envisager de dispenser simultanément 35 cours particuliers, en répondant aux besoins spécifiques de chacun et en tenant compte de la disparité des profils ?

L’une de mes collègues, cette année, enseigne dans une classe de seconde « à la Prévert ». [...] Il a fallu récemment que ma collègue explique en classe les mots « lycéen » et « balançoire », on en est là. Je rappelle que nous sommes censés aborder avec eux les grands auteurs, les amener à réfléchir à de profondes problématiques littéraires, tout en les initiant aux subtilités du commentaire et de la dissertation. De qui se moque-t-on au juste ? Des professeurs, c’est sûr, des élèves également, qui sont plus à plaindre qu’à blâmer : ils sont certainement les premiers à se demander ce qu’ils font là.

Où l’on voit bien qu’il ne s’agit plus d’enseigner, de transmettre un savoir – puisque les conditions pour le faire ne sont pas réunies, et qu’on en multiplie même sciemment les empêchements –, mais de favoriser – tout du moins de le faire croire – l’épanouissement personnel de tous parmi tous. En réalité, tout le monde est perdant : l’élève réellement handicapé dont le profil suppose une structure adaptée pour espérer évoluer, l’élève abusivement décrété handicapé qui ne fournit aucun effort, l’élève lambda qui peut dans ce contexte être ralenti dans sa progression et le professeur qui voit ses conditions d’exercice lourdement aggravées. Et je ne suis pas persuadée que la vie qui attend cette multitude dysfonctionnelle fera preuve de la même bienveillance maternante et lui accordera pour accomplir ses tâches et missions professionnelles les mêmes conditions d’accompagnement qu’à l’école. [...]

Finalement, tout cela est assez caractéristique d’une époque qui, sous couvert de respect des différences, se refuse à discriminer, c’est-à-dire à reconnaître que, précisément, les différences existent : le handicapé n’est pas le valide, la femme n’est pas l’homme, l’étranger n’est pas l’autochtone. L’égalitarisme dont nous souffrons aujourd’hui est un nivellement, une indifférenciation, et finalement une négation de l’autre. Tout est dans tout, et réciproquement : Alphonse Allais pourrait avoir défini avant l’heure notre formidable époque (moins drôle que lui !) qui vante les individus interchangeables et liquides.

L’ouverture tous azimuts a cours dans tous les domaines, et il est malvenu de la remettre en question : le procès en xénophobie n’est jamais loin quand il s’agit de défendre l’idée de frontière, de nation, d’identité, et critiquer l’école inclusive peut vite valoir soupçon de « handiphobie ». N’est-il pas pourtant légitime de se demander si, derrière les bons sentiments, l’apparente générosité de cet accueil inconditionnel, on n’est pas en train de détourner l’école de sa mission première, qui consiste à transmettre un savoir et non œuvrer au « vivre-ensemble » ? Tout comme on est en droit de s’interroger sur les risques d’une société multiculturelle inclusive, qui détruit la cohésion en juxtaposant des différences inconciliables.

À ce titre, l’expression officielle, présente dans le texte de loi comme dans la bouche des technocrates qui vantent le processus d’inclusion, est loin d’être anodine : on ne parle pas d’élèves handicapés [lui même déjà un anglicisme technocratique pour invalide, infirme, malade], mais d’élèves « en situation de handicap ». Intéressant glissement du terme propre à cette périphrase assez grotesque : non seulement on ne nomme plus pour ne pas stigmatiser, mais on laisse entendre que le handicap ne serait qu’une situation [passagère ?] parmi d’autres, ni plus ni moins problématique. Habile façon de banaliser et de faire admettre l’amalgame de tous les élèves en ramenant le handicap à n’importe quelle autre situation. Inclure, disent-ils... tout en renonçant aussi à mettre dehors les absentéistes et les perturbateurs, c’est-à-dire ceux qu’on devrait exclure.

Il ne suffit pas de vouloir inclure pour que l’inclusion fonctionne ; on est encore une fois, comme dans bien des domaines, dans l’incantation qui fait fi du réel. Les problèmes existent, il est bon de les exposer, et cette école inclusive qui refuse de les envisager ressemble plutôt à une école élusive.

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Déboulonner Gandhi

Héros de l’indépendance indienne, le Mahatma Gandhi ne fait plus l’unanimité. Depuis cet hiver, l’association étudiante Manchester Student Union (MSU) l’accuse du pire des maux contemporains : le racisme. Sous le mot-croisillon #Gandhimustfall (# Gandhidoittomber), ses militants ont lancé une campagne Twitter doublée d’une pétition en ligne exigeant le déboulonnage de la statue de bronze de 2,75 mètres récemment installée devant l’université mancunienne.



Dans une lettre adressée au conseil municipal de Manchester, la MSU cite les propos peu amènes qu’a tenus Gandhi durant son séjour en Afrique du Sud. Sous sa plume, notamment dans ses articles à l’Indian Opinion, les Africains apparaissent comme des personnes « sauvages », « non civilisées » et « sales comme des animaux ». Et pour alourdir son dossier, ces étudiants en quête d’une cause reprochent à Gandhi de s’être rendu « complice des exactions raciales au sein de l’Empire britannique en Afrique ».

Avant d’agiter Manchester, l’affaire a démarré au Ghana, pays chantre du panafricanisme, qui a exhumé de vieux textes où le Mahatma fait l’apologie de la pureté raciale. Choquée, l’université d’Accra a fait déboulonner la statue du héros de l’Inde. À quelques milliers de kilomètres de là, la Manchester Student Union entend bien lui emboîter le pas, dénonçant par ailleurs l’utilisation de l’image du Mahatma par le gouvernement de New Delhi comme « outil de propagande ».

Une fois n’est pas coutume, les élus ont refusé de céder aux oukases du syndicat étudiant. Il faut dire que Gandhi n’est pas un affreux Européen. « Gandhi a inspiré les dirigeants africains, y compris Nelson Mandela, […] c’est un citoyen du monde et une icône de la paix. La statue de Manchester est ici pour célébrer le pouvoir universel de son message », ont répondu les élus de Manchester.

Loin de se laisser convaincre, les syndicalistes étudiants ont exigé des excuses du conseil municipal, le sommant par ailleurs de « commémorer un militant antiraciste noir ayant eu des liens avec Manchester, comme Olive Morris ou Steve Biko ». Contre vents et marées, la statue a bel et bien été inaugurée le 25 novembre à Manchester en présence des officiels indiens. Gare à ce qu’elle ne tombe pas de son piédestal.

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Erreurs, imprécisions et omissions dans le manuel d’ECR pour la 6e primaire de Modulo (mythe Gandhi et al.)

« La vérité sur le cours ECR », une nouvelle catéchèse politiquement correcte ? Extrait :


Il manque Gandhi dans la liste de ces saints modernes (il est pourtant suggéré dans le programme ECR). Dans certains manuels, on fait croire que Gandhi a été décisif dans l’indépendance de l’Inde, ce qui est très discutable. Tous les manuels que nous avons lus passent sous silence la vision très racialiste des rapports humains de Gandhi et son peu de sympathie pour les Noirs en Afrique du Sud. À ce sujet, lire The South African Gandhi : Stretcher-Bearer of Empire d’Ashwin Desai et Goolam Vahed (octobre 2015, Stanford University Press). Le livre n’a pas été traduit en français.

Uniformiser les universités de la « nation arc-en-ciel » au nom de l’« unité » ? (déboulonnage d’autres statues dont Cecil Rhodes)

vendredi 13 décembre 2019

Québec — Aucun des prénoms de garçon les plus donnés en 2018 n'est typiquement français

Il est né 42 700 garçons et 41 100 filles au Québec en 2018. Le rapport de masculinité, qui rapporte les naissances masculines aux naissances féminines, est de 104,0 et correspond à peu près au niveau attendu, puisqu’il naît naturellement environ 105 enfants de sexe masculin pour 100 de sexe féminin.

Selon la Banque de prénoms de Retraite Québec, Emma était le prénom le plus souvent donné aux filles nées en 2018. Viennent ensuite Alice, Olivia, Léa, Charlie, Florence, Charlotte, Livia, Zoé et Béatrice. Des dix premiers prénoms féminins de 2018, neuf se trouvaient dans la liste de 2017. Livia rejoint le haut du classement, passant de la 21e à la 8e position, tandis que Rosalie glisse du 8e au 13e rang.

Chez les garçons, William est en tête du palmarès. Viennent ensuite Logan, Liam, Thomas, Noah, Jacob, Léo, Félix, Édouard et Nathan. Des dix prénoms masculins les plus populaires en 2018, deux ont changé par rapport à 2017, soit Félix et Édouard qui remplacent Raphaël et Alexis maintenant au 12e et 13e rang. Les dix prénoms les plus fréquents sont donnés à 11 % des filles et à 13 % des garçons nés en 2018.



Tous les prénoms masculins sont anglo-saxons (Logan, Liam, Noah plutôt que Noé) ou bilingues (de mêmes formes en anglais qu’en français si l’on excepte l’accent : Thomas, Jacob, Félix, Nathan). Seul Édouard se distingue mais il est très proche de l'anglais. Aucun de ces prénoms n’est typiquement français : Pierre, Jean, Arnaud, Étienne, Yves, Thierry, etc.

Les choses sont différentes pour les filles, mais c’est peut-être parce que nombreux prénoms féminins français (Alice, Charlotte, Béatrice) sont prisés par les Anglo-Saxons depuis longtemps. Mais on notera l’absence de prénoms typiquement français (non adoptés par les anglo-saxons) : Françoise, Ève, Marie-France, Jeanne,  Mahaut, Manon, Aurélie, etc.


Québec — Près du tiers des bébés ont au moins un parent né à l’étranger

Au Québec, la proportion de naissances comptant au moins un parent né à l’extérieur du Canada était de 32,6% en 2018, comparativement à 21,3% en 2000 et à 12,6% en 1980 (voir tableau ci-dessous). La hausse s’explique surtout par des naissances issues de deux parents nés à l’étranger, dont la part est passée de 7 % à 13 %, puis à 22 % au cours de la même période.

La proportion de nouveau-nés dont l’un des parents est né à l’étranger et l’autre au Canada a aussi augmenté, passant de 5% en 1980 à près de 11% en 2018. Selon les données provisoires, les principaux pays de naissance des mères nés à l’étranger sont l’Algérie, Haïti, le Maroc et la France. Ce sont les mêmes pays pour les pères, Haïti devançant toutefois l’Algérie.


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Histoire — Avant Charlot, il y eut Max Linder

Gabriel Leuvielle, dit Max Linder (se prononce/lɛ̃dɛr/), né le 16 décembre 1883 au lieu-dit « Cavernes », à Saint-Loubès (Gironde) et mort le 1er novembre 1925 (à 41 ans) à Paris, fut un acteur et réalisateur français. Il fut, en France, l’une des plus grandes vedettes comiques au temps du cinéma muet ; son jeu et ses inventions ont notamment influencé la création du personnage de Charlot (Charlie Chaplin).


Avec tous ces films, d’une ou deux bobines, le plus souvent écrits et réalisés par lui-même, Max est un triomphe mondial, la première star internationale de cinéma en 1910 (grâce notamment aux encarts publicitaires de Pathé) quelques années avant qu’Hollywood invente les siennes4 (Douglas Fairbanks, Florence Lawrence, Florence Turner, Mary Pickford). Charlie Chaplin s’inspire plus tard de Max Linder pour créer son personnage.




En 1912-1913, il part pour des tournées triomphales à l’étranger, d’abord en Espagne et en Allemagne, où il tourne des scènes qui seront insérées à ses films (Max toréador ou Max, professeur de tango), puis en Russie (Saint-Pétersbourg). Mais c’est surtout la guerre de 1914 qui interrompt cette carrière sans précédent alors que son contrat avec Pathé d’un million de francs prévoit de tourner 150 films sur trois ans, soit un film par semaine. Envoyé au front, gazé, il est définitivement réformé.



La Première Guerre mondiale met un coup d’arrêt brusque à la production cinématographique française pourtant pionnière. Le cinéma français, auparavant un des principaux producteurs de films mondiaux, ne s’en relèvera jamais vraiment. Dès le début, la mobilisation générale vide les studios de tous les hommes valides. Le nord de la France est occupée et détruite. Ce sont dès lors les films américains qui envahissent les écrans français.


PISA — analyse des résultats de la Finlande (en baisse) et de l'Estonie (1re en Occident)

Quand l’Estonie a obtenu son indépendance de l’Union soviétique en 1991. Elle a profité de l’occasion pour remodeler le système éducatif du pays. Mailis Reps, l’actuelle ministre de l’Éducation, affirme que les fonctionnaires et les politiciens ont cherché partout une source d’inspiration, de l’Amérique aux Pays-Bas. Mais ils n’arrêtaient pas de revenir à leurs voisins nordiques. Comme le rappelle Mme Reps, les débats se concluaient souvent sur cette observation : « Essayons cela, ça fonctionne en Suède ou en Finlande. »


Beaucoup d’autres pays ont fait de même.

Tous les trois ans, l’OCDE publie le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), dont la plus récente version est parue le 3 décembre. Le PISA teste les compétences en lecture, en mathématiques et en sciences des jeunes de 15 et 16 ans dans les États membres de l’OCDE, ainsi qu’une série de pays le plus souvent riches. Les résultats fournissent un moyen de comparer les élèves de ces pays. Voilà presque deux décennies que la première enquête a été publiée. À l’époque, il y eut une surprise. La Finlande, qui n’était pas réputée auparavant pour son système éducatif, est arrivée en tête dans le domaine de la lecture tout en excellant dans d’autres catégories.

Ce pays nordique semblait avoir découvert un moyen d’obtenir des résultats brillants sans la discipline et la charge de travail intense des champions d’Asie de l’Est comme le Japon et la Corée du Sud, qui partageaient le haut du podium à l’époque. Les pédagogues ont ensuite envahi Helsinki. Ils en sont revenus et ont fait savoir que non seulement l’éducation y était gratuite et complète, mais que les enseignants étaient très respectés (les syndicats adorèrent ce point) bien formés et bénéficiaient d’autonomie dans leur travail ce qui signifiait souvent permettre aux enfants de découvrir des choses par eux-mêmes. Les écoles dans des pays allant de l’Écosse à la Corée du Sud ont cherché à imiter l’éducation finlandaise. Le Québec ne fut pas en reste, les reportages se succédaient dans la presse canadienne sur la Finlande. Les visites de délégations étrangères en Finlande étaient devenues si courantes que le gouvernement finlandais décida de les rendre payantes. Il en coûte aujourd’hui plus de 1 700 dollars canadiens (1 200 euros) pour visiter une école finlandaise.

Notons ici que, dès 2009, une chercheuse comme Nathalie Bulle prévenait que les traits du système finlandais que copie l’étranger n’expliquent pas le succès finlandais, ils sont au contraire source de problèmes.

Élèves estoniens
Mais voilà, l’image de la Finlande en tant qu’utopie éducative est désormais quelque peu ternie. Les derniers résultats du PISA montrent une nouvelle baisse de ses résultats moyens, une baisse constante qui se poursuit depuis 2006. Les écarts entre les élèves riches et les élèves pauvres se creusent, ce qui est d’une cruelle ironie pour un pays qui se targue d’égalité. L’Estonie, autrefois pâle copie est aujourd’hui le pays plus performant parmi les pays de l’OCDE. Mart Laidmets, le secrétaire général du ministère estonien de l’Éducation, note avec plus qu’un soupçon de satisfaction que, bien que les délégations asiatiques continuent de s’envoler pour Helsinki, c’est de plus en souvent une simple escale pour venir à Tallinn.

L’exemple de la Finlande permet d’expliquer pourquoi il y a eu peu de progrès globaux depuis le début des enquêtes PISA en l’an 2000. L’espoir au tournant du millénaire était que la richesse de nouvelles informations permettraient d’identifier ce qui produit un bon système scolaire, incitant les autres à suivre leur exemple et à le généraliser. Ce n’est pas tout à fait comme ça que les choses se sont passées. Bien que les dépenses par élève aient augmenté de 15 % dans les pays de l’OCDE, les résultats moyens en lecture, en mathématiques et en sciences restent sensiblement les mêmes que lors des premiers tests en l’an 2000. Choisissez un pays au hasard et il est tout aussi probable que ses résultats se soient améliorés que détériorés aux tests PISA.

Comme toujours, les résultats de cette année incluent de nombreux points positifs. Les excellents résultats de Singapour se sont encore améliorés. Même si Singapour n’est plus le pays le plus performant. C’est la Chine ou plus précisément les municipalités de Pékin et de Shanghaï (Chang-haï) ainsi que les provinces du Jiangsu (Kiang-sou) et du Zhejiang (Tché-Kiang) ; l’OCDE refusant de considérant les résultats des régions chinoises plus éloignées, car elle ne peut en garantir la véracité. Dans les régions de Chine retenues, le résultat moyen des élèves en mathématiques est de 591, contre 489 en moyenne dans les pays de l’OCDE, ce qui donne à penser que les adolescents de la région ont environ trois ans d’avance sur la moyenne de l’OCDE. Les pays de rang intermédiaire, notamment la Jordanie, la Pologne et la Turquie se sont aussi améliorés.

Pour chaque Jordanie qui monte, il y a une Finlande qui baisse.

Stabilité globale des résultats, malgré l’augmentation des dépenses en éducation

Une partie de l’absence de progrès global est que les écoles ont moins d’influence sur les résultats que ce qu’on suppose généralement alors que la culture et la société d’un pays en ont plus, ce qui signifie que même les décideurs bien informés ont relativement peu d’influence. Comme le fait remarquer John Jerrim de l’University College de Londres : « Les pays d’Asie de l’Est continueront d’arriver en tête. » Si une solution miracle pour améliorer l’éducation existait, elle aurait déjà été découverte. Pourtant, cela ne veut pas dire qu’on ne peut rien apprendre de PISA. Beaucoup de pays ont vu leurs résultats augmenter ou chuter sans changement culturel spectaculaire. Et, comme le suggèrent les données, une partie de l’absence d’amélioration globale, malgré l’augmentation des dépenses, est qu’au-delà d’un certain niveau (environ 60 000 $ américains par élève, cumulativement entre l’âge de six et 15 ans), il n’y a pas beaucoup de relation entre les dépenses et les résultats des tests.

Importance de la culture, de l’immigration

L’importance de la culture se voit en Estonie et en Finlande, deux pays avec une longue histoire de haut niveau d’alphabétisation, souvent promue par l’Église protestante locale vectrice de la culture nationale menacée par de puissants voisins.

D’autres facteurs échappent également au contrôle des ministres de l’Éducation. L’immigration joue un rôle important, les élèves immigrants récents ont de moins bons résultats que la plupart des élèves de souche dans le monde. La Finlande a connu une légère augmentation du nombre d’élèves immigrants qui ont été soumis à l’enquête PISA au cours de la dernière décennie. Plus de 80 % de ces élèves immigrés ne parlent pas le finnois à la maison, ce qui peut expliquer le grand écart dans les résultats de ces élèves et ceux nés en Finlande. L’Estonie a connu une augmentation similaire du nombre d’élèves immigrés, mais ces nouveaux arrivants sont beaucoup moins susceptibles d’être pauvres que ceux de son voisin nordique.

Le déclin de la Finlande peut faire paraître pour des idiots savants ces pédagogues qui se sont précipités pour copier les écoles finlandaises. Mais en creusant les choses, on peut encore tirer des leçons de la Finlande. Bien que le pays ait la réputation de privilégier une méthode pédagogique « câline », il y a peu ses méthodes pédagogiques étaient plus traditionnelles et directives. En 1996, quatre ans avant le premier lot de résultats PISA, un groupe de chercheurs britanniques a visité le pays. Ils y ont découvert « des classes entières qui suivaient ligne par ligne ce qui était écrit dans le manuel, à un rythme déterminé par l’enseignant... Nous sommes déplacés d’une école à l’autre et nous avons vu des leçons presque identiques — vous auriez pu échanger les maîtres et les élèves n’auraient pas remarqué la différence. » Comme l’a noté Gabriel Heller Sahlgren, un économiste, la plupart des enfants qui ont obtenu un score si élevé lors de la première série de tests en 2000 avaient justement suivi ce genre de scolarité traditionnelle.

Au moment où les résultats PISA 2000 ont été publiés, de nombreuses écoles finlandaises avaient commencé à évoluer dans une direction très différente, ce qui déconcerta nombres d’observateurs et décideurs politiques en tournée dans les écoles finlandaises. Une étude à venir d’Aino Saarinen et ses collègues aux universités d’Helsinki et d’Oulu analyse les données PISA de 2012 et 2015 pour constater que les enfants des écoles qui accordaient le plus de liberté aux élèves pour décider de leur propre apprentissage étaient précisément ceux qui avaient obtenu les pires résultats en mathématiques et en sciences. Ceux des familles pauvres et migrantes ont le plus souffert. Plutôt que d’adopter une heureuse solution médiane entre la lecture collective d’un manuel ligne par ligne et le fait d’abandonner les enfants à eux-mêmes, les écoles finlandaises ont continué à expérimenter. Une série de nouveaux établissements scolaires a ainsi été construite sans salles de classe. Un nouveau programme d’études, introduit à partir de 2016, encourage les leçons sans matières définies à l’avance.

Malgré tout, il subsiste de nombreuses similitudes dans l’organisation des systèmes éducatifs estoniens et finlandais. Très peu d’écoles sont payantes, par exemple, et les deux systèmes cherchent à minimiser le nombre d’examens et la ségrégation selon le niveau des élèves. Rando Kuustik,directeur de l’école Jakob Westholm dans le centre de Tallinn, dit que sa priorité est le bonheur de ses élèves et qu’ensuite sa mission est de « les aider à mieux se débrouiller dans le monde que lorsqu’ils sont entrés à l’école ».

Estonie un cas particulier

Bien que les enseignants de M. Kuustik commencent à modifier leur style d’enseignement notamment en faisant plus de place au travail de groupe, « nous sommes encore une école très traditionnelle », explique-t-il. Avant que les élèves ne travaillent en groupe, l’enseignant s’assure qu’ils maîtrisent la matière sur laquelle ils vont travailler en groupe. Les règles sont claires et les enseignants dirigent les leçons de l’avant de la classe (le style magistral tant honni par certains pédagogues). Les universitaires font état d’une image semblable dans l’ensemble du pays. Tim Oates de Cambridge Assessment, une société qui organise des examens dans le monde entier, salue le programme d’études rigoureux et cohérent du pays.

Une grande partie de cela peut servir de leçon. Mais tout pays qui espère importer le modèle estonien dans son intégralité risque d’être déçu. Le pays a connu une croissance économique rapide au cours des trois dernières décennies, ce qui est généralement associé à de meilleurs résultats scolaires. L’émigration d’une partie de la population (souvent moins nantie) ainsi qu’un indice de fécondité très faible (environ 1,5 enfant/femme comme au Québec) signifient que la population scolaire a chuté de 29 % depuis 2000 et font de l’Estonie un système éducatif inhabituel. L’Estonie a perdu près de 15 % de sa population depuis 1989 (fin de l’URSS) passant de 1 565 662 à 1 324 820 habitants en 2019. Andreas Schleicher, responsable de l’éducation à l’OCDE, note qu’il existe un « degré sain de concurrence » entre les écoles pour attirer les élèves restants. Dans les écoles primaires rurales, il n’est pas rare d’avoir des classes formées de deux ou trois élèves seulement, dit Mme Reps, ce qui signifie que ses élèves reçoivent une instruction qui s’apparente à des cours particuliers donnés par des précepteurs. Une école a même réussi à rester ouverte pendant deux ans sans aucun élève, chose que la plupart des autres pays n’auraient probablement pas imitée.

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jeudi 12 décembre 2019

É.-U. — Taux de suicide des 10 à 14 ans a triplé au cours de la dernière décennie

Le taux de suicide chez les enfants âgés de 10 à 14 ans a presque triplé de 2007 à 2017, tandis que le taux de suicide chez les adolescents plus âgés a augmenté de 76 pour cent entre 2007 et 2017, selon de nouvelles données fédérales.

Selon un nouveau rapport du Centre national de statistique de la santé des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), le taux de suicide chez les 10 à 24 ans a augmenté de 56 % au cours de la dernière décennie, alors que les décès violents (suicide et homicide) continuent d’être les principales causes de décès pour cette tranche d’âge.

En 2017, le suicide était la deuxième cause de décès chez les enfants âgés de 10 à 14 ans, les adolescents de 15 à 19 ans et les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans.

Entretemps, l’homicide se classait au troisième rang des causes de décès chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans et chez les adultes âgés de 20 à 24 ans, et la cinquième cause la plus fréquente chez les enfants âgés de 10 à 14 ans.

« Après une période stable de 2000 à 2007, les taux de suicide chez les 10-24 ans ont augmenté de 2007 à 2017, tandis que les taux d’homicides ont augmenté de 2014 à 2017 », explique le rapport.

« Le rythme d’augmentation du nombre de suicides a été plus élevé de 2013 à 2017 (7 % par année, en moyenne) qu’entre 2007 et 2013 (3 % par année) ».

Bien qu’il ait diminué de 2000 à 2007, le taux de suicide pour les enfants âgés de 10 à 14 ans a presque triplé entre 2007 (0,9 décès pour 100 000 personnes) à 2017 (2,5 décès pour 100 000 personnes).

Bien que stable de 2000 à 2007, le taux de suicide chez les adolescents américains âgés de 15 à 19 ans est passé de 6,7 pour 100 000 personnes en 2007 à 11,8 pour 100 000 personnes en 2017. Le rythme d’augmentation a été plus élevé de 2014 à 2017 avec une augmentation de 10 pour cent par an en moyenne.

« Non seulement le suicide tend-il à la hausse, mais le rythme d’augmentation s’accélère », a déclaré la coautrice du rapport, Sally Curtin, dans une interview accordée à NPR.

Les taux d’homicides chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans ont diminué de 2007 à 2014, mais ont augmenté de 30 % pour atteindre 8,7 décès pour 100 000 personnes en 2017.

De 2000 à 2017, le taux de suicide chez les adultes âgés de 20 à 24 ans a augmenté de 36 %, passant de 12,5 décès pour 100 000 personnes à 17. Au cours de cette période, la plus forte augmentation (moyenne de 6 % par an) des homicides dans ce groupe d’âge s’est produite de 2013 à 2017.

Bien que le taux d’homicides chez les jeunes adultes âgés de 20 à 24 ans ait diminué de 24 % entre 2000 et 2014, il a augmenté de 15 % de 2014 à 2017 (12,1 décès pour 100 000 personnes).

Alex Crosby, médecin en chef au CDC, a déclaré à CBS News qu’il est impossible de distinguer un seul facteur qui pourrait être à l’origine de l’augmentation des décès violents chez les jeunes.

Colleen Carr, directrice de la National Action Alliance for Suicide Prevention, a déclaré à Medscape Medical News que davantage de recherche est nécessaire pour mieux comprendre les facteurs en jeu dans l’accélération des taux de suicide chez les jeunes et les jeunes adultes afin de renforcer les efforts de prévention.

« Il est important de reconnaître que le suicide n’est pas causé par un seul facteur, mais plutôt par une gamme de facteurs qui comprennent des problèmes de santé mentale, mais aussi par des facteurs situationnels importants que bon nombre d’entre nous connaîtront au cours d’une vie, y compris sociale, les problèmes physiques, émotionnels ou financiers », a déclaré M. Carr. Apparemment aucun problème « spirituel » ou métaphysique (à quoi bon, la vie n’a aucun sens) selon cet expert.

Glenn Thomas, directeur clinique des services communautaires pour la santé comportementale à l’hôpital pour enfants Nationwide dans l’Ohio, a déclaré à CBS Nouvelles que les taux de dépression ont augmenté d’une manière cohérente avec le taux de suicide.

Le suicide était la 10e cause de décès chez tous les Américains en 2017.


Espagne: la natalité à son plus bas niveau

Un total de 170 074 bébés ont vu le jour au premier semestre 2019 en Espagne, soit le niveau de natalité le plus bas enregistré dans le pays ibérique depuis 1941, indique, mercredi, l’Institut national de la statistique (INE). Le nombre des naissances a reculé de 11 292 bébés au premier semestre de l’année en cours, soit une baisse de 6,2 % par rapport à la même période de 2018, précise l’INE.

Naissance au premier semestre de chaque année (2011-2019)


En 2018, l’indice de fécondité en Espagne était de 1,26 enfant par femme (1,59 au Québec). Le taux de remplacement est fixé, rappelons-le, à 2,1 enfants par femme. La seule communauté autonome avec une fécondité supérieure à ce taux de remplacement est celle de Melilla, sur la côte marocaine.

Le chiffre des naissances de mères étrangères a représenté 21,5 % du total, contre 20,1 % l’an dernier. La natalité continue de diminuer pour la dixième année consécutive en Espagne, à l’exception de l’année 2014 qui a enregistré 427 595 naissances, soit 2 000 de plus qu’en 2013.

Concernant le nombre de décès, quelque 215 478 personnes sont mortes pendant le premier semestre 2019 dans ce pays ibérique, en baisse de 5,4 % par rapport au premier semestre 2018.

L’Espagne a enregistré ainsi un solde naturel négatif de 45 404 individus au cours des six premiers mois de 2019, soit un chiffre similaire à celui de l’année précédente, ce qui confirme la tendance négative affichée depuis 2015.



Affichette « C’est correct d’être blanc » cause expulsion d'un étudiant

Faculté de droit de l’Université d’Oklahoma City
Un étudiant à la faculté de droit de l’Université d’Oklahoma City a été expulsé après avoir distribué des affichettes sur le campus où l’on pouvait lire « Y a pas de mal à être blanc » ou « C’est correct d’être blanc ».

L’étudiant avait déjà été suspendu en octobre lorsque ces dépliants étaient apparus. Il a violé les termes de cette suspension en retournant sur le campus, a déclaré la police universitaire au journal local The Oklahoman. Un porte-parole de la faculté de droit a refusé mardi d’identifier l’étudiant expulsé, citant les lois fédérales sur la vie privée, mais l’université a publié une déclaration sur l’incident.

« L’université a mené une enquête auprès du département de la police d’Oklahoma City et a découvert que la personne responsable était un étudiant qui avait déjà suspendu pour avoir enfreint la politique scolaire », indique le communiqué. « L’étudiant impliqué a été expulsé pour avoir violé les termes de sa suspension. »

Selon la police du campus, rien ne permet de croire que l’étudiant expulsé présentait une menace physique pour l’université ou les étudiants.


« La raison pour laquelle vous examinez ce genre de choses est que vous voulez vous assurer que l’individu n’est pas une menace pour les autres étudiants », a déclaré le directeur de la police de l’Université d’Oklahoma City, Bill Citty, à The Oklahoman. « Il faut se pencher sur ce genre de problèmes potentiels ces jours-ci. Les gens s’inquiètent, les étudiants s’inquiètent, le personnel s’inquiète, les parents s’inquiètent. Vous devez vous en assurer. »

Les affichettes sont l’un des nombreux incidents liés à la race dans les facultés de droit ces dernières années. En octobre, le mot « Trump » et une croix gammée ont été peints à la bombe sur une entrée latérale de la fameuse faculté de droit de l’Université Yale. Ni l’école ni la police n’ont annoncé d’arrestation en lien avec ces graffitis anti-Trump. En 2015, des vandales ont placé du ruban adhésif noir sur les yeux des portraits de professeurs de droit noirs suspendus dans les couloirs de la faculté de droit de l’université Harvard. Les autorités n’ont jamais identifié les coupables.

Les dépliants sont apparus à l’extérieur et aux portes de facultés de droit d’Oklahoma City le 31 octobre. La police a rapidement commencé à rechercher « le coupable ». L’élève a été identifié par les administrateurs de la faculté de droit après avoir examiné les images de sécurité enregistrées ce soir-là. Une fois le dangereux coupable identifié, la police du campus a demandé à la police d’Oklahoma City de trouver et d’interroger l’étudiant, a rapporté The Oklahoman.

Afficher ces messages ne constituait pas un crime, ont constaté les enquêteurs. Cependant, le retour sur le campus pendant une suspension était un motif d’expulsion de l’étudiant. L’élève n’a pas été accusé d’intrusion.

À la suite de l’affichage des « Y a pas de mal à être blanc », le doyen de la faculté de droit Jim Roth a envoyé un message aux étudiants pour condamner ce message.

« Quoi qu’ait pu être les intentions de ce message, le message me rappelle une pensée à laquelle je sais notre communauté adhère : c’est correct d’être TOUT LE MONDE », indique la déclaration de Roth. « L’exclusion et la haine ne seront pas tolérées ici. Vous êtes accepté à la faculté de droit, peu importe comment vous priez, à quoi vous ressemblez ou qui vous aimez. Et vous le serez toujours. »

Cette acceptation n ne semble pas inclure les Blancs qui ne veulent plus être culpabilisés pour leur blanchitude...

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