Entretien avec Daniel Arsenault mardi 10 février vers 19h00 à l'antenne de Radio Galilée (une radio religieuse du centre du Québec).
Pardonnez la mauvaise qualité de la prise de son.
Pardonnez la mauvaise qualité de la prise de son.
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
« On Feb. 2, Sylvain Bouchard, host of a Québec City FM 93.3 talk show, got himself in hot water with the redoubtable Françoise David, head of the Lilliputian far-left political party, Québec Solidaire. Bouchard had expressed (justifiable) spleen over David's personal prominence as – literally – the face of feminism in a text for Québec's new, compulsory Ethics and Religious Culture high school course. (David's photo appears alongside a narcissistic interview of the leader on one page of the tome.)
No other ideology's or even religion's spokesman is so privileged. But then Bouchard overstepped: He exhorted high school students to punish her exploitation of their captive readership by ripping the offending page from their manual and sending it to the station. David promptly announced she would complain to the CRTC. Bouchard's station director expressed regrets, but Bouchard himself defended his action: "I'm only referring to her ideological choices and not her person." Whether or not one is sympathetic to Bouchard (I confess I am), what's notable is that David would never have been so "dissed" by Montréal's politically correct bien pensants.
This was definitely a Québec City phenomenon. In the big national picture, the famous Two Solitudes are the province of Québec and the ROC – the Rest of Canada. But within the province of Québec, the two solitudes are Montreal and the ROQ – the Rest of Québec. Québec City is the seat of Québec's left wing government, but – in what is often referred to as "the mystery of Québec" – the Québec City region is one of Canada's most conservative constituencies. Boasting a high bourgeois population of politically prudent federalists, Québec City and its surrounding enclaves, which elected four Conservative Party MPs in 2004, remain respectful of their founding military and Catholic traditions, and unthreatened by (sometimes even nostalgic for) their rich English past. Marginalized by the major political parties and the mainstream media, made to feel guilty for being culturally homogeneous (a factor in producing the Hérouxville crisis during the reasonable accommodation debates) and insufficiently deferential to grievance-collecting minorities, many otherwise voiceless inhabitants of Québec and the regions find validation in the strident resistance to postmodernism exemplified by radio talk show hosts such as Sylvain Bouchard.
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Bidirectionnalité de la violence
Par ailleurs, la similarité des taux de prévalence de la violence rapportée par les hommes et les femmes reflète peut-être en grande partie le fait que la violence entre conjoints ou partenaires constitue un phénomène largement bidirectionnel ou mutuel, comme l’attestent plusieurs études (Capaldi, Kim et Shortt, 2007 : 107; Straus, 2006a : 8; Archer et Graham-Kevan, 2005 : 274; Fergusson, Horwood et Ridder, 2005a : 1110; Field et Caetano, 2005 : 504; Williams et Frieze, 2005 : 775; Linder et Collins, 2005 : 257; Arriaga et Foshee, 2004 : 179; Ehrensaft, Cohen, Brown, Smailes, Chen et Johnson, 2003 : 745, 749-750; Hines et Saudino, 2003 : 204-206; Kwong, Bartholomew, Henderson et Trinke, 2003 : 294-295; Anderson, 2002 : 851, 856; Harned, 2002 : 1189; Straus et Ramirez, 2002 : 6; Capaldi et Owen, 2001 : 431; Kessler, Molnar, Feurer et Appelbaum, 2001 : 492-493; Archer, 2000 : 660; Bradbury et Lawrence, 1999 : 188; Kwong, Bartholomew et Dutton, 1999 : 155; Magdol, Moffitt, Caspi, Newman, Fagan et Silva, 1997 : 73; Sorenson, Upchurch et Shen, 1996 : 37; Morse, 1995 : 263; O’Leary, Malone et Tyree, 1994 : 594; Straus, 1993 : 74; Brush, 1990 : 61).
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Cette année, le rapport du vérificateur général du Québec a projeté une lumière accusatrice sur le gaspillage et le manque de contrôles financiers qui prévalent dans l'industrie de la violence contre les femmes. Les subventions accordées à des projets associés à la violence faite aux femmes est passé de 30 millions de $ en 2002-2003 à 60 millions en 2007-08. Les subsides pour un refuge de six lits pendant cette période ont bondi de 58 832 $ à 406 817 $, bien que ce centre d'hébergement n'ait abrité que neuf femmes tout au long de 2006-07, son taux d’occupation ayant été de 12 % alors qu'il était de 29 % en 2005-2006 (v. § 3.69 du rapport). Presque un demi-million de dollars pour loger neuf femmes ? Pourtant un public que l'on mène en bateau croit que des milliers et des milliers de femmes battues cherchent un refuge.
La réalité ne correspond tout simplement pas avec cette image d'Épinal. En 2004, la Yellow Brick House, un refuge à Aurora en Ontario a été fermé à la suite d'une grève. On s'aperçut alors que des huit femmes et trois enfants qui y résidaient, seule une femme fuyait la violence. Les autres étaient des sans-abri.
Des exceptions, rétorqueront les croyants. Tout le monde « sait » que la violence contre les femmes est une épidémie.
Vraiment ? Les services de police d'Edmonton de 1999 à 2000 indiquent que la police est intervenue à 3 000 reprises dans des incidents domestiques. Elle n'a conseillé un refuge qu'à exactement 24 femmes — soit moins de 1 %.
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Ce changement d'orientation signifie que l'on prive les élèves d'un « savoir géographique et de compétences dont ils ont besoin pour comprendre le monde » affirme Alex Standish, ancien professeur d'école secondaire en Angleterre, aujourd'hui professeur à la Western Connecticut University aux États-Unis.
Les leçons de science ont dégénéré en débats sur le réchauffement climatique et les récoltes OGM, plutôt que des leçons scientifiques objectives déplore le cercle de réflexion Civitas dans son rapport The Corruption of the Curriculum (La corruption du programme d'études).Petit détail, les enfants utilisent le manuel « Près de moi » publié par les éditions CEC du groupe Québecor. La chaîne de télévision TVA qui a produit ce reportage fait aussi partie du groupe Québecor...
«M. J. Jacques Samson n'est cependant pas tendre avec Sylvain Bouchard :
Françoise David est une politicienne active, co-chef et candidate de Québec solidaire, un parti marginal à connotation communiste et souverainiste qui a recueilli 3,7 % des voix aux élections du 8 décembre dernier. Le choix de cette personne pour représenter les militantes féministes dans le cahier d'exercices du cours d'éthique et culture religieuse est au minimum une erreur de jugement de la part des responsables du matériel scolaire ou, au pire, une volonté philosophique d'offrir Mme David comme modèle à des élèves du secondaire.
[...]
Le gouvernement du Québec fait la chasse à une entreprise commerciale comme Saputo qui cherche à faire goûter ses petits gâteaux Vachon aux élèves; il interdit la publicité destinée aux enfants; il bannit la commandite de certains équipements en milieu scolaire ou de la santé; il retire tout symbole religieux au nom de la liberté de choix; mais le ministère de l'Éducation donne à répétition son imprimatur à du matériel qui fait la promotion d'orientations gauchistes ou du syndicalisme. [En fait, ce cahier n'est pas approuvé, mais simplement permis; mais les professeurs et les écoles le choisissent pour vos enfants...]
[...]
Les parents du Québec constatent depuis longtemps avec impuissance le lessivage de cerveau que les enseignants font subir à leurs enfants. Ce phénomène n'est d'ailleurs pas étranger à la montée de popularité des écoles privées. Outre l'encadrement plus serré que celles-ci offrent, de nombreux parents veulent soustraire leurs enfants de l'emprise idéologique des enseignants du réseau public et leur permettre de se développer dans un milieu où les valeurs mises de l'avant correspondent davantage aux leurs.
De nombreuses autres femmes québécoises, à commencer par Thérèse Casgrain, ont fait plus pour l'avancement des femmes que Mme David et auraient pu être présentées aux élèves pour illustrer ce mouvement.
[...]
Mme David, qui a de nombreux alliés dans les médias, a obtenu ces derniers jours, de toute façon, une publicité qui vaut en réparation beaucoup plus que les préjudices qu'elle aurait pu subir.
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Sylvain Bouchard est une version édulcorée de Jeff Fillion. Il vise les mêmes strates de clientèle; il propage les mêmes idées; il invoque la même liberté d'expression; il va juste un peu moins loin dans le choix des mots. On ne peut l'accuser pour autant de faire de la «radio poubelle». Il est aussi resté, à certains égards, un adolescent attardé. Il s'émoustille aussitôt qu'il est question des attributs sexuels des femmes et il a des montées de testostérone en parlant de football. Je lui reconnais toutefois le talent d'avoir mené certaines bonnes entrevues d'affaires publiques qui ont fait avancer des dossiers chauds.
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L’atelier 76.
Gilles ouvrit le battant d’une lourde porte et me laissa le passage. Je m’arrêtai et le regardai.
Il dit quelque chose, mais je ne pouvais plus l’entendre, j’étais dans l’atelier 76.
Les machines, les marteaux, les outils, les moteurs de la chaîne, les scies mêlaient leurs bruits infernaux et ce vacarme insupportable, fait de grondements, de sifflements, de sons aigus, déchirants pour l’oreille, me sembla tellement inhumain que je crus qu’il s’agissait d’un accident, que ces bruits ne s’accordant pas ensemble, certains allaient cesser. Gilles vit mon étonnement.
— C’est le bruit, cria-t-il dans mon oreille.
Il n’en paraissait pas gêné. L’atelier 76 était immense. Nous avançâmes, enjambant des chariots et des caisses, et quand nous arrivâmes devant les rangées des machines où travaillaient un grand nombre d’hommes, un hurlement s’éleva, se prolongea, repris, me sembla-t-il, par tous les ouvriers de l’atelier.
Gilles sourit et se pencha vers moi.
— N’ayez pas peur. C’est pour vous. Chaque fois qu’une femme rentre ici, c’est comme ça.
Je baissai la tête et marchai, accompagnée par cette espèce de « Ah !2 » rugissant qui s’élevait maintenant de partout.
À ma droite, un serpent de voitures avançait lentement, mais je n’osais regarder.
Claire Etcherelli, Elise ou la vraie vie.