lundi 4 juin 2012

Le président de l'Université Stanford prédit la mort des salles de classe

John Hennessy
Plus il explore la diffusion de la connaissance par l'entremise de l'Internet et des outils de communication mobile et plus il en est convaincu : John L. Hennessy, président de la prestigieuse université californienne Stanford annonce aujourd'hui rien de moins que la disparition prochaine des salles de classe. Et comme la prédiction vient d'un endroit du globe à l'avant-garde sociale qui, il y a plus de 40 ans, a posé les germes d'une autre révolution, forcément, on écoute.

« Je crois en la technologie dans l'éducation », a récemment indiqué l'homme lors d'une conférence. Les grandes lignes ont été reproduites dans les pages numériques du magazine Spectrum, publication de l'Institute of Electrical and Electronics Engineers. « Je crois que nous avons appris assez de ces outils pour comprendre qu'ils sont sur le point de tout transformer. Cela va changer le monde et cela va changer également la façon que nous avons d'aborder l'éducation ».

De la parole aux actes, l'Université Stanford explore depuis 2009 cette idée de dématérialisation de ses programmes d'enseignement avec des cours spécialement façonnés et formatés pour être suivis à distance, par un vaste public international, et sur des téléphones intelligents de type iPhone.

L'automne dernier, plus de 100 000 étudiants vivant aux quatre coins du globe ont pris part à ces cours qui portent sur le langage de programmation, l'introduction à l'intelligence artificielle et l'introduction aux principes des bases de données, conjuguant du coup au présent un futur en marche. Dans ce futur, «salles de classe» vont jouer un rôle de moins en moins grand, estime-t-il. Et pour cause.

[...]

Captures d'écran de l'application Stanford

[D]epuis le début de l'aventure, l'application pour cours en format mobile de l'Université Stanford, qui, à une autre époque a été un point de départ et d'explosion des événements ayant conduit à Mai 68, a déjà été téléchargée plus d'un million de fois. Et comme le chantait l'autre, c'est probablement « le début d'un temps nouveau ».

Source




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Crise étudiante: les avantages du marché en éducation

Texte de Steven Johnston sur le Québécois libre
Students123
Je travaille en ce moment pour le Programme canadien de prêts aux étudiants. Ce programme exclut le Québec qui, lui, reçoit son argent du fédéral et le redistribue comme bon il l'entend. À moins d’être complètement déconnecté de la réalité, on sait tous que bon nombre d’étudiants sont en conflit avec le gouvernement du Québec au sujet du prix de l’éducation supérieure dans la Belle Province. Je suis divisé lorsque vient le temps d'analyser ce conflit. Les étudiants ont tout à fait raison de se plaindre du système actuel. Cependant, les raisons invoquées laissent fort à désirer et démontrent une grande incompréhension de ce qu’est le marché et comment cette matrice fonctionne. Voici les raisons pour lesquelles les étudiants se font «flouer» dans le système actuel et les solutions qu’apporterait le libre marché en éducation.

Les gouvernements fédéral et des provinces donnent des prêts (et parfois des bourses) à qui le demande sauf dans de rares cas impliquant généralement une faillite personnelle ou un défaut de remboursement de prêts étudiants antérieurs. Ce phénomène crée une augmentation artificielle de la demande. Aux États-Unis, où le gouvernement donne également des prêts étudiants à quiconque le demande, le prix des études supérieures a augmenté de façon exorbitante. Au Canada, où il y a des contrôles de prix, on a créé des pénuries de ressources dans ce domaine. C'est toujours ce qui arrive lorsqu'on fait gonfler la demande tout en imposant des contrôles de prix. Pensons à la santé...

Depuis quelques années, le prix de l'éducation a recommencé a augmenter énormément au Canada et légèrement au Québec. Cependant, le prix de l'éducation est demeuré gelé tellement longtemps au Québec qu'on peut dire qu'il a baissé en termes réels.

Ceci étant dit, je crois que l'augmentation des prix en éducation ces dernières années fait en sorte qu'il en coûte plus cher dans ce système hautement interventionniste qu'il en couterait dans un libre marché. Pourquoi? Je crois que les salaires et avantages des profs (je ne parle pas des chargés de cours, qui eux, n'ont rien d'enviable sur le plan salarial) ne seraient pas aussi gonflés qu'ils le sont aujourd'hui. Les professeurs seraient payés selon leur champs et niveau d'expertise et non selon l'ancienneté. De plus, la bureaucratie présente et toujours grandissante dans les universités serait considérablement réduite. La demande pour ce service serait également plus basse parce que les prêts et bourses ne seraient pas presque automatiquement octroyés mais sujets à l'approbation de prêteurs privés. L'élimination du système d'accréditation gouvernemental limitant l'offre de ce service (et non le «droit») exercerait également une pression à la baisse des prix.

Il y a également une bulle dans le domaine de l’éducation. Il est reconnu qu’il y a des pénuries de travailleurs exerçant des métiers qui exigent un diplôme d’études professionnelles (DEP) et un diplôme d’études collégiales (DEC) technique. Puisque l’université est si «abordables» à cause des prêts, les étudiants (et leurs parents) veulent avoir ce qu’ils croient être le meilleur, même si un bachelier en sociologie risque moins de se trouver un emploi utile à la société et dans son domaine qu’un détenteur de DEP en plomberie ou un détenteur d’un DEC en technique de génie électronique.

Un marché libre en éducation permettrait d'augmenter ou de réduire les prix et l'offre de cours selon la demande et l’offre des emplois dans la société. Par exemple, si la demande d’ingénieurs mécaniques augmentait, on assisterait initialement à une hausse du prix afin d’obtenir ce diplôme. Par la suite, la concurrence s’organiserait et ferait chuter le prix suite à l’augmentation de l’offre. Puisque ces institutions scolaires seraient privées, elles pourraient s’ajuster rapidement à une augmentation ou une diminution de la demande, sans la panoplie de réglementations et un syndicat paralysant la réponse rapide aux changements. Ceci favoriserait une meilleure répartition des ressources humaines dans le marché du travail. On n’aurait pas autant de diplômés universitaires ne travaillant pas dans leur domaine, au chômage ou dans un emploi peu payant.

De plus, un plus grand nombre d’étudiants apprendraient davantage les vertus de l’économie puisqu’ils n’auraient pas un prêt «quasi garanti» en arrivant aux études supérieures. Les frais d’études seraient donc plus bas et l’incitation à l’épargne meilleure, ce qui réduirait énormément le niveau d’endettement des étudiants sans avoir à utiliser la coercition gouvernementale afin d’obliger la population à financer leurs études à un taux supérieur à 80%.

Finalement, un libre marché en éducation libérerait énormément de ressources financières (impôts prélevés et frais élevés d’études) et humaines (gestionnaires et fonctionnaires) qui serait réparties ailleurs dans l'économie et seraient bien plus utiles.

Je souhaite qu’un jour les étudiants se réveillent et militent pour la liberté en éducation et la fin de leur dépendance envers un gouvernement qui les dessert de plus en plus mal. Il est toujours permis de rêver...

Voir aussi

La bulle universitaire aux États-Unis va-t-elle crever ?

Mark Steyn et l'université américaine

Inflation des notes dans les universités nord-américaines ?

La presse hors Québec compare avec une certaine incrédulité les frais de scolarité

Frais de scolarité, taux de diplomation et dette du Québec

Analyse quantitative du traitement médiatique du boycott étudiant

Globe & Mail : le réveil des étudiants québécois sera dur...

Universités québécoises : « diplômes au rabais, notes gonflées, cours inutiles »

Parti conservateur du Québec pour l'abolition du cours ECR, les bons scolaires et une allocation de garderie universelle





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Sondages : Les États-Uniens surestiment grandement le nombre d'homosexuels

Garance Franke-Ruta du magazine The Atlantic observe que « les Américains n'ont aucune idée du nombre d'homosexuels dans la société ».

Alors que, selon le magazine, environ 2 % de la population est homosexuelle :
« En 2002, un quart des personnes interrogées estimait que jusqu'à un quart des Américains étaient homosexuels (mâles ou femelles). En 2011, cette fausse perception n'avait fait qu'augmenter, avec plus d'un tiers des personnes interrogées qui pensaient désormais que plus de 25 pour cent des Américains étaient homosexuels. Les femmes et les jeunes adultes étaient les plus susceptibles de fournir des estimations élevées : ils estimaient la population homosexuelle à près de 30 pour cent de la population totale. Dans l'ensemble, comme le révélait une étude de Gallup, « les adultes aux États-Unis, estiment en moyenne que 25 pour cent des Américains sont homosexuels. » Seuls 4 pour cent de toutes les personnes interrogées en 2011 et environ 8 pour cent des personnes interrogées en 2002 ont deviné correctement que moins de 5 pour cent des Américains se disent homosexuels (femmes ou hommes). »

L'Institut Williams à l'école de droit de l'Université de Californie à Los Angeles, un cercle de réflexion (un « réseau pensant ») homosexuel, a publié une étude en avril 2011 sur la base de ses recherches qui évaluait qu'à peine 1,7 pour cent des Américains entre 18 et 44 s'identifie comme homosexuel, tandis qu'un autre groupe de 1,8 pour cent — principalement des femmes  — s'identifie comme bisexuelles. Une enquête du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies auprès de femmes entre 22 et 44 dans le cadre de laquelle plus de 13.500 personnes ont été interrogées entre 2006 et 2008 a révélé des chiffres très similaires : seul 1 pour cent des femmes s'identifiaient comme des lesbiennes, tandis que 4 pour cent se disaient bisexuelles.

Quant aux raisons de cette surestimation généralisée, les chroniqueurs ont tous leurs petites idées...

Pour Glenn Reynolds cité sur Powerline (peut-être ironique), c'est l'omniprésence des homosexuels à la télévision ou dans les films américains récents.

Pour Mark Steyn, ce serait également lié à l'école :
« À la minuscule et pitoyablement non diverse école primaire rurale de mes enfants, dès la 2e ou 3e année, les plaisantins de la classe sont enclins à se déclarer homosexuels juste pour que leur chère conseillère d'orientation n'ait pas l'impression que tout son travail ait été vain. Mon exemple préféré de la "culture éclipsant la réalité" est ce poignant récit que j'ai déjà cité du "cercle homo-hétéro" de l'école Pembroke dans le Nouveau Hampshire :
Le cercle homo-hétéro, agréé par l'école, a été fondé il y a cinq ans avec un programme ambitieux rempli d'activités excitantes. "On avait prévu plein d’évènements sociaux, comme des ventes de pâtisseries et des lave-autos, mais ils n'ont jamais eu lieu", a expliqué Mme Yackanin, enseignante en sciences sociales qui a servi de première conseillère du cercle homo-hétéro.

D'un manque de ventes de pâtisseries homosexuelles et de lave-autos homosexuels, le cercle homo-hétéro est passé à un manque d'homosexuels. "Les étudiants ont simplement cessé de venir", a déclaré Mme McCrum, la nouvelle enseignante en espagnol qui a repris le flambeau du cercle homo-hétéro au début de cette année scolaire. Telle est la triste réalité homophobe de notre système d'éducation : une association d'élèves homosexuels qui ne manque de rien, sauf d'élèves homosexuels. Selon le journal de l'école Pembroke, Mme Yackanin aurait déclaré "aux hétérosexuels que le cercle homo-hétéro est une ressource pour toute la communauté scolaire". Allez, les gars, qu'est-ce qui cloche avec vous ?
»





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

dimanche 3 juin 2012

Manitoba — Aucune exemption, peu importe le cours, recommande un syndicat d'enseignants

La Société des enseignants du Manitoba (MTS) a décidé samedi 26 mai que les parents n'ont pas le droit de retirer leurs enfants des classes d’éducation sexuelle.

Le syndicat fera également pression sur le gouvernement provincial pour empêcher les parents « de retirer leurs enfants de toute partie du programme d'études du Manitoba. » « Bien que l'intention originelle de la résolution fût que les parents ne puissent pas retirer leurs enfants des cours d’éducation sexuelle, les délégués ont voté pour que cette politique s’applique à tout le programme en une démonstration de soutien à l'égard du programme dans son intégralité », de souligner un communiqué de presse du syndicat.

Les détracteurs de l'initiative ont fustigé cette décision qui s’interpose entre les parents et leurs enfants. « Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants », a déclaré Maria Slykerman, présidente de la Campagne de la coalition pour la vie au Manitoba. « Ces enseignants du Manitoba violent de manière répréhensible ce devoir sacré quand ils votent en faveur d’une interdiction du droit des parents de retirer leurs enfants de certaines classes et ensuite déclare vouloir faire pression sur le gouvernement pour finalement s'opposer à ces droits parentaux par la force législative. »

Le Winnipeg Free Press nous apprend que les délégués à l'assemblée annuelle de la Société étaient d'abord divisés sur la question de la présence obligatoire aux classes d’éducation sexuelle, certains d’entre eux affirmaient, en effet, que la suppression du droit de retrait conduirait de nombreuses familles à inscrire leurs enfants dans les écoles privées ou à les instruire à domicile. Un enseignant de la division scolaire Frontier aurait déclaré que cette décision équivaudrait à intimider les parents à accepter des points de vue controversés sur des sujets tels que l'orientation sexuelle.

Le directeur d'une école huttérite a exprimé par le truchement d’un des délégués à la réunion que si les écoles étaient contraintes d'enseigner l’éducation sexuelle, son école n'aurait d'autre choix que de quitter le système public.

Le surintendant de la division scolaire de Seven Oaks, Brian O'Leary, a déclaré « Si vous voulez surveillez de près l’influence à laquelle vos enfants sont soumis, les parents devraient instruire eux-mêmes leurs enfants ou les inscrire dans une école confessionnelle indépendante ou quelque chose dans ce genre. »

Cependant, le choix est limité pour les parents manitobains. Le Manitoba n’a pas un secteur d’écoles publiques catholiques contrairement à l'Ontario, l'Alberta et la Saskatchewan. Certaines écoles indépendantes peuvent se qualifier pour un financement provincial si elles suivent fidèlement le programme d'études du Manitoba. Toutefois, même dans ces écoles, les parents doivent encore débourser de l’argent, a ajouté au National Post M. O'Leary. Le défi est plus important pour les enfants qui fréquentent les écoles des colonies huttérites, écoles qui font également partie du système scolaire public du Manitoba.

Jody Parsonage, secrétaire-trésorière de la division scolaire Prairie Spirit, qui comprend 14 écoles huttérites, a déclaré que si les enfants huttérites devaient désormais fréquenter des écoles indépendantes, elles devraient sans doute se rendre en ville parce qu'il y a très peu d'écoles indépendantes à la campagne. Ce commentaire surprend toutefois ce carnet puisque certains mennonites ont leurs propres écoles indépendantes (non subventionnées) dans la campagne manitobaine ; les huttérites devraient pouvoir faire de même.

Paul Olson, président de la MTS
Paul Olson, président de la MTS, a déclaré qu’environ les trois quarts environ des quelque 290 délégués ont voté en faveur de la résolution. La Société représente environ 15.000 enseignants de la province.

Ceux qui ont voté en faveur de la proposition prétendent dans un communiqué de la MTS que, pour ce qui a trait à l’éducation sexuelle, ils laisseraient « les jugements de valeur et le contexte [aux] parents afin qu’ils en discutent avec leurs enfants ».

Mais les défenseurs de la famille prétendent pour leur part que le programme scolaire à la santé du Manitoba dans sa composante d’éducation sexuelle est loin d’être neutre.

Les jeunes enfants de la maternelle commencent leur voyage vers la « santé sexuelle » en apprenant à identifier les parties du corps humain par leur nom : « le pénis, le vagin, les seins ». En 2e année, les enfants sauront que l'« union de l'ovule et du sperme forme des bébés ». En 5e année du primaire, entre 10 et 11 ans, les enfants seront en mesure de « décrire [la] structure et la fonction des systèmes reproducteurs et endocriniens », y compris « la fécondation [et] les rapports sexuels ». Ils seront en mesure d'identifier « les changements physiques associés à la puberté », y compris « la menstruation, l'érection, l'éjaculation, [et] les émissions nocturnes ». En 7e année, à 12 ans, les enfants apprendront des descriptions plus détaillées des « systèmes de reproduction de l'homme en ce qui concerne à la fertilisation et du développement du fœtus ».

Ils apprendront également comment « expliquer le processus de la reproduction humaine» et y mettre fin par le biais de la contraception. En fin de 10e année, entre 15 et 16 ans, ils seront en mesure de décrire les facteurs sociaux qui influent sur « ...l'orientation sexuelle » et ils seront en mesure d'« identifier et d'évaluer les avantages et les inconvénients ou de différentes méthodes de contraception ».

Ce n’est qu’en 10e année que les élèves apprennent que les relations sexuelles peuvent être avoir lieu au sein d'un « mariage », tout aussi légitime pour le programme que la « cohabitation ». L’imposition de cette philosophie n’est guère appréciée par les parents conservateurs sociaux du Manitoba : « Cet enseignement immoral, s’il est imposé à tous les enfants du Manitoba, aura de graves répercussions pour leur développement physique, psychologique et leur bien-être spirituel », a déclaré Slykerman.

Mais président le président Paul Olson a fait valoir que cette imposition contre le gré des parents permettra de « créer une école inclusive pour tout le monde ».

Illustration faisant la promotion des écoles « non sectaires »
(mais uniquement anglaises) au Manitoba après 1890

Une école inclusive a déjà été le prétexte au Manitoba pour interdire les écoles catholiques francophones et les écoles mennonites germanophones… On parlait alors d'écoles « non sectaires, gratuites pour tous ».






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

samedi 2 juin 2012

France — Hors contrat, liberté d'enseignement et autonomie

En marge d'une offre scolaire publique insuffisante se développe en France un réseau de plus en plus important d'écoles hors contrat non subventionné.

Pour Anne Coffinier, directrice de la Fondation pour l'École, le rôle de ces établissements dans la société civile est primordial, voire "prophétique". Pour autant, le développement de ces écoles ne peut se faire qu'à condition que la loi respecte la liberté d'enseignement inscrite dans la constitution française. Elle explique également comment, à partir du modèle des établissements hors-contrat, le privé sous contrat subventionné et plus proche des écoles publiques et le public pourraient développer une offre scolaire plus adaptée grâce à la réforme de l'autonomie.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mardi 29 mai 2012

La presse hors Québec compare avec une certaine incrédulité les frais de scolarité

Pour le Fiagro de Paris, le grand fossé qui, depuis des lustres, sépare les 8 millions de Québécois du reste du Canada, à majorité anglophone, semble ces dernières semaines redevenu insurmontable.

Le Figaro publie cette carte qui compare les frais de scolarité au Canada :




Depuis le début de la « révolution érable », les médias anglophones répercutent l'incrédulité et l'indignation du reste du pays. Non sans excès, et parfois mauvaise foi. Cette révolte étudiante, dénonce Gary Mason, éditorialiste du quotidien de Toronto (Ontario) Globe and Mail , est un pur « caprice d'enfants gâtés », qui ne se rendent pas compte que les frais d'inscription universitaires au Québec sont déjà «ridiculement bas» par rapport au reste du pays. Sa collègue Margaret Wente fustige les Québécois, ces « Grecs du Canada », en référence au pays qui rejette les mesures d'austérité imposées par l'Europe. Excédée par les débordements, Wente résume ainsi la «mentalité» des étudiants en grève  : « L'État nous doit tout et si nous ne l'obtenons pas, nous allons provoquer une émeute. »

L'hebdomadaire Maclean's de Toronto va encore plus loin. Après avoir en 2010 titré sur « la province la plus corrompue » du Canada, allusion aux divers scandales financiers ayant éclaboussé le gouvernement du premier ministre Jean Charest (Parti libéral, conservateur), il titrait la semaine passée, en une, sur « la nouvelle classe dirigeante du Québec », illustrée par la photo d'un manifestant cagoulé au regard ombrageux, assortie d'un commentaire cinglant : « Comment un groupe d'étudiants privilégiés est entré en guerre et a paralysé toute une province. Pour 325 dollars. » Soit le montant de la hausse annuelle des frais d'inscription universitaire pendant cinq ans, si le premier ministre avait pu mener à bien son projet de réforme.

Le National Post compare aussi les frais d'inscription

Le National Post s'est également penché sur les frais d'inscription dans les différentes provinces canadiennes et les principales facultés pour obtenir un diplôme de quatre ans dans le reste du Canada et (de trois ans ?) au Québec. Ces frais n'incluent pas les frais afférents supplémentaires et ne déduisent pas les crédits d'impôts et autres aides disponibles.

Nouveau-Brunswick




Terre-Neuve


Alberta


Colombie-Britannique


Île-du-Prince-Édouard


Manitoba

Nouvelle-Écosse


Ontario


Québec


Saskatchewan



La manne de l'Alberta

De la Colombie-Britannique à l'Ontario en passant par le Saskatchewan, les Canadiens anglais sont scandalisés par les largesses de l'État-providence québécois et ses universités aux frais d'inscription deux à trois fois plus faibles en moyenne qu'ailleurs. La pilule passe mal, car selon le principe de péréquation, qui vise à combler les disparités fiscales entre les provinces, les plus riches de ces dernières doivent redistribuer leur manne en direction des plus pauvres. L'Alberta, richissime grâce à l'exploitation du pétrole et du gaz naturel, est ainsi le premier contributeur net du Canada, largement au profit du Québec qui engrange 7,3 milliards de dollars par an. Tout en promouvant un modèle économique et social aux antipodes de son voisin de l'ouest.

Voir aussi

Frais de scolarité, taux de diplomation et dette du Québec





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

[MàJ] Le boycott étudiant : un mouvement francophone montréalais qui se radicalise

Lysiane Gagnon (dont nous partageons peu d'analyses) résume le clivage entre Montréal et le reste de la province, ainsi qu'entre les étudiants francophones et anglophones :
« Dans la crise étudiante, il y a un net clivage entre la région montréalaise, où se concentre l'agitation, et le reste de la province. Même le cégep de Limoilou, qui a toujours été un foyer de contestation étudiante, fonctionne normalement… Mais il y a un autre clivage, encore plus spectaculaire, et celui-là a en quelque sorte scindé la ville en deux. C'est celui qui existe entre les francophones et les anglophones. Pendant que les institutions françaises étaient déchirées à des degrés divers par le conflit, du côté anglophone, l'heure était au calme… et aux études. Au collège Dawson, une institution du centre-ville qui est en quelque sorte le pendant anglais du cégep du Vieux-Montréal, 4 000 étudiants ont participé au vote (secret) et écarté le boycott. Même chose au collège John Abbott, où l'association étudiante a organisé un référendum (avec votes secrets) qui a duré toute la journée. On notera ici la procédure très démocratique qui a encadré ces décisions. À l'Université Bishop, l'association étudiante n'a même pas réussi à recueillir les 150 signatures requises pour organiser un vote ! À Concordia, l'université populaire du centre-ville qui est la version anglophone de l'UQÀM et qui a connu bien des remous sociaux, les cours n'ont jamais été suspendus. Les profs que les grévistes ont empêchés de donner leurs cours ont donné des examens en ligne ou des travaux à faire à la maison. À McGill, peu de perturbations. Au plus fort du mouvement (autour du 22 mars), quelques milliers d'étudiants ont participé au boycottage, notamment à l'École de travail social, en science po et en lettres. Il reste, selon l'université, une quarantaine de grévistes concentrés dans les « gender studies » et… en littérature française.

Comment expliquer cette différence entre des jeunes du même âge, qui vivent dans la même ville et partagent les mêmes loisirs et les mêmes activités culturelles ? La première raison est d'ordre politique. Les non-francophones, en général réfractaires au PQ, n'éprouvent pas envers le gouvernement Charest la même hargne que leurs compatriotes francophones [belle litote, le PLQ est le parti des non-francophones]. Or, ce conflit étudiant est puissamment alimenté par la mouvance péquiste, tandis que les jeunes les plus militants subissent l'influence de Québec solitaire et des organisations anarcho-communistes. Bien qu'il existe une solide et ancienne tradition de gauche chez les Anglos-Montréalais, ces derniers hésiteront à adhérer à des mouvements qui, comme QS, prônent aussi l'indépendance du Québec. Cette gauche-là est chez elle au NPD, mais ne participe pas à la fronde, car le NPD s'est (fort intelligemment) dissocié de la fronde étudiante. L'autre raison tient au fait que les Anglo-Québécois de vieille souche ont toujours valorisé l'éducation, bien davantage que les francophones. C'est aussi le cas des allophones, ces fils d'immigrants qui se sont expatriés pour donner un meilleur avenir à leurs enfants. Il s'en trouve un très grand nombre à Dawson et à Concordia. Les francophones, on le sait, sont proportionnellement moins enclins à valoriser l'éducation. En 2010, chez les 25-34 ans québécois, 24,8 % des francophones avaient un diplôme universitaire. C'était le cas de 34,9 % des anglophones… et de 37,4 % des allophones. Les francophones sont, de tous les Canadiens, ceux qui lisent le moins de livres et qui s'informent le plus par la télé. Ils sont non seulement plus nombreux à « décrocher » ou à se contenter d'un diplôme inférieur, ils sont aussi plus portés à allonger indûment la durée de leurs études collégiales ou universitaires. D'où le fait que tant d'étudiants n'aient pas hésité à compromettre leur semestre d'hiver en boycottant leurs cours… Bof, un semestre de plus ou de moins ! »





Des manifestants bruyants et survoltés ont réussi à perturber, ce matin, le retour en classe des étudiants en droit et même d'autres facultés de l'UQAM. Les cours de Droit seront même finalement levés jusqu'à vendredi.


Résumé des dernières nouvelles à midi ce mercredi


Gilles Duceppe parle d'une nécessaire indexation des frais de scolarité et des bourses et du fait que la gratuité dans le rapport Parents s'accompagnait d'une année de service civil.




Petites leçons sur ce conflit par Marc Simard, enseignant en histoire au collège François-Xavier-Garneau, à Québec :

1. Les «grévistes» veulent être écoutés, mais n'entendent rien.
Depuis le début des manifestations, les étudiants qui boycottent leurs cours exigent qu'on accueille leur discours, mais ils ne veulent pas entendre les arguments de leurs confrères majoritaires ni l'assourdissant «NON» que leur oppose la société. La génération des enfants-rois ne tolère pas d'être contredite ni même rappelée à l'ordre.
2. Les «grévistes» ne veulent pas négocier, mais gagner.
Plusieurs observateurs de bonne volonté insistent depuis plusieurs semaines pour que le gouvernement négocie avec les étudiants boycotteurs. Ils ne veulent pas comprendre que ceux-ci sont entrés en croisade avec comme seule perspective la victoire et que leur mouvement est manoeuvré par un groupe radical qui n'acceptera rien d'autre que le gel, dans une perspective de gratuité.
3. La démocratie étudiante est gravement malade.
Intimidation, violence, non-respect des injonctions, entorses aux droits démocratiques des opposants, les étudiants malmènent la démocratie et l'État de droit. Après cette crise, le gouvernement devra légiférer pour encadrer les associations étudiantes et leurs pratiques. Le vote électronique, notamment, devra leur être imposé.
4. Ce mouvement est corporatiste et même réactionnaire.
Dans ce débat, le progressisme est à «droite» et la réaction à «gauche». La proposition gouvernementale (augmentation des droits plus amélioration du régime de prêts et bourses) suppose de faire payer davantage les riches, de protéger l'accessibilité et de mieux financer les universités, valorisant ainsi la qualité de l'éducation. Les opposants campent sur le gel et suggèrent même qu'on coupe les universités et qu'on éviscère la recherche.
5. Le terrorisme est de retour au Québec, sous l'appellation de désobéissance civile.
Il a d'ailleurs reçu la bénédiction d'anciens du FLQ et de quelques artistes excités. Certains aiment croire que les casseurs et les perturbateurs des services publics proviennent de l'extérieur du mouvement étudiant. C'est de l'aveuglement volontaire.
6. Les syndicats et les groupes populaires ont fait dévier le débat.
Obnubilés par leur haine du gouvernement Charest, accusé de tous les maux, et du néo-libéralisme, qu'ils voient partout, ils sont entrés dans la danse avec comme objectif de faire tomber le gouvernement libéral. Ils s'appuient pour ce faire sur la CLASSE, pour laquelle le débat sur les droits n'est qu'une étape vers la révolution anarchiste.
7. Les enseignants qui soutiennent ou même encouragent les «grévistes» nuisent à la profession.
Les profs qui portent le carré rouge, manifestent ou défient des injonctions prétendent promouvoir les droits sociaux ou même faire oeuvre de pédagogie. Une brève conversation avec eux montre toutefois qu'ils sont obsédés par leur aversion à l'endroit des libéraux, leur hostilité envers le capitalisme et leur romantisme révolutionnaire. En défiant la loi et l'État de droit pour des motifs aussi mal fondés, ils piétinent leur éthique et ternissent l'image du corps enseignant.
8. Le gouvernement Charest ne peut pas céder à ces revendications.
Négocier une baisse des droits ou accepter un moratoire (requis par les syndicats et par les «roses») équivaudrait à légitimer la violence et à s'agenouiller devant les pressions d'un groupe minoritaire: la raison d'État ne le permet pas. De plus, un recul équivaudrait à un suicide politique pour le premier ministre et le PLQ.
9. Le recours aux tribunaux est entré dans les moeurs.
À moins que le gouvernement n'accorde aux associations étudiantes le droit de grève en l'encadrant strictement, les étudiants brimés feront de plus en plus de demandes d'injonctions. On peut même penser que ceux qui ont subi des dommages dus à ce conflit intenteront des recours collectifs contre leurs associations, les syndicats d'enseignants qui ont appuyé le boycottage et les institutions qui n'ont pas rempli leurs devoirs légaux.
10. La démocratie est à la fois vulnérable et solide.
Les Che et autres Trotsky en herbe jouent une pantomime de Mai 68 et s'imaginent faire la révolution. Mais outre qu'ils oublient les leçons de l'histoire (notamment comment les étudiants français furent torpillés par leurs alliés syndicaux), ils sont aveugles à une des grandes lois des bouleversements révolutionnaires: que ceux-ci ne peuvent aboutir que s'ils ont le soutien de la population, de la police et de l'armée.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Analyse quantitative du traitement médiatique du boycott étudiant

Richard Martineau et Jean-François Dumas d'Influence Communication analysent l'importance de l'attention portée sur les « carrés » des différentes couleurs dans la presse.

Les carrés rouges auraient reçu plus de 75 % de la couverture médiatique.



La couverture accordée au conflit étudiant représente 49 fois le poids médias des nouvelles internationales au Québec.

C’est la 4e nouvelle la plus médiatisée au Québec depuis 2001 derrière le séisme à Haïti, le 11 septembre 2001 et l’investiture de Barack Obama.

C’est la nouvelle d’origine québécoise la plus médiatisée depuis 2001.

Le volume de couverture du conflit étudiant est déjà 20 % supérieur à celui du scandale des commandites qui a célébré son 10e anniversaire le 11 mars dernier.  Rappelons que le scandale des commandites avait bénéficié d’une très large couverture  entre 2002 et 2005.

Le conflit étudiant a déjà généré une vingtaine d’éclipses médiatiques depuis février. Jamais depuis 2001, un dossier n’a généré autant d’éclipses médiatiques. Rappelons qu’une éclipse médiatique est une polarisation de la couverture autour d’un sujet précis avec un poids médias égal ou supérieur à 20 %.  Certains jours RDI et LCN cèdent plus de 50 % de leur contenu au dossier.

Présentement 4 % du contenu média sur la crise porte sur les frais de scolarité.  Au début de la crise, 79 % du contenu médiatique attribué au conflit étudiant portait sur le sujet.

En raison du conflit étudiant, la politique provinciale a un poids médias 64 % supérieur à la moyenne.

En raison du conflit étudiant, l’éducation a un poids médias 1100 % supérieur à la moyenne. Pourtant on ne parle pas plus de la qualité de l’enseignement.

Ventilation depuis 4 semaines du poids des arguments de chaque mouvement dans les médias traditionnels.

Carré rouge : 75,49 %
Carré blanc : 15,37 %
Carré vert : 9,13 %

 Les mots clés les plus utilisés, en lien avec le conflit étudiant,  dans les médias traditionnels cette semaine au Québec

Loi 78 :  22,00 %
Carré rouge : 6,00 %
Frais de scolarité : 5,67 %
Casseroles :2,74 %

Source





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

lundi 28 mai 2012

France — les carences de l'offre scolaire publique




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Parti conservateur du Québec pour l'abolition du cours ECR, les bons scolaires et une allocation de garderie universelle

Le Parti conservateur du Québec (PCQ), le petit parti récemment rené de ses cendres qui regroupe des orphelins de l'ADQ qui ne se reconnaissent pas dans les positions de la CAQ, se réunissait ce samedi et dimanche en congrès à Drummondville. Pour une école libre y a envoyé un observateur.

On retrouvera ci-dessous les résolutions adoptées en plénière qui touchent à l'enseignement, la famille ou la culture.

Le fractionnement du revenu familial

Le PCQ s’engage à accorder à tous les couples qui ont au moins un enfant la possibilité de fractionner leur revenu, en attribuant jusqu’à la moitié de ce revenu (avec un plafond d'attribution de 50.000 $) à leur conjoint, lorsque l’équilibre budgétaire sera atteint.

Pour les rédacteurs de ce carnet, il s'agit d'une bonne nouvelle, même si nous pensons que la clause « lorsque l'équilibre sera atteint » pourra  permettre de reporter pendant longtemps cette mesure familiale.

Notons qu'une portion des congressistes voulait qu'on enlevât le « au moins un enfant »... Étrange conception de la famille. On sent qu'une fraction des participants sont des « libertariens » pour qui l'État n'a pas à encourager la naissance d'enfants. Toutefois ces mêmes libertariens ne semblent pas réclamer très haut la fin du système de retraites par répartition ou de santé mutualisé payé dans la pratique par les enfants des autres.

Création d'une allocation universelle de garde d'enfants

Le PCQ remettra directement aux parents une allocation universelle de garde d’enfants, qui sera financée en éliminant les subventions directes aux garderies tant publiques que privées.

Cette mesure nous paraît plus juste par son caractère universel que le système actuel. Les garderies dites à 7 $ ne profitent pas à tous les parents, elles aident principalement les parents des classes moyenne et supérieure. Cette proposition favorise le libre choix. Cette privatisation de fait du réseau des garderies éliminera des inefficacités structurelles (les garderies publiques coûtent déjà plus cher que les privées aux contribuables). Elle réduira aussi des occasions de corruption (les politiciens ne décideront plus de l'attribution des places) ou de moyens de pression par des gardiennes aujourd'hui largement fonctionnarisées.

Bons d'éducation

Un gouvernement conservateur québécois établirait un système de libre choix de l’institution d’enseignement par la remise de bons d’éducation directement aux parents ou à l’étudiant le cas échéant.

C'est une bonne résolution, mais elle était encore meilleure dans sa forme originelle qui parlait de « libre choix de l'école ». La nouvelle formulation inclut les universités. Or ce carnet ne pense pas que l'État (par l'entremise de ces bons d'éducation) doive payer les études universitaires de tous les candidats à ces études, d'autant plus quand on parle de valoriser ces études et de responsabiliser les étudiants dans leurs choix. Cette absence de chèque éducatif universitaire n'exclut pas dans notre esprit d'aider les candidats méritants par des prêts et bourses.

Notons aussi que ces bons d'éducation excluent tout soutien financier aux parents éducateurs à la maison.

Enfin, les chèques scolaires c'est bien. Il existe d'ailleurs d'autres systèmes comme une réduction des impôts et l'élimination de la taxe scolaire pour les parents, les crédits d'impôt à ceux qui financent les écoles privées. Mais tous ces mécanismes sont de peu d'intérêt si les écoles sont toutes soumises au même programme scolaire, aux mêmes méthodes pédagogiques, le tout imposé par le Monopole de l'Éducation du Québec. Il faut donc que les bons d'éducation soient accompagnés d'un assouplissement dans le programme obligatoire, or si ceci n'est pas clairement indiqué, on peut craindre — c'est que démontre les exemples notamment de la Suède — un durcissement dans la surveillance des écoles qui recevront ces chèques. « Pensez donc ! c'est l'argent du gouvernement. On en distribuera plus qu'avant, on ne peut le distribuer à des écoles qui ne seraient pas de qualité, n'appliquerait pas à le programme obligatoire à la lettre, pas question qu'un sou serve à financer des cours ou des activités non approuvés, etc. » Rappelons que, dans le sondage qu'avait fait faire la CLÉ à la fin février 2012, non seulement 63 % des parents québécois se déclaraient en faveur des chèques scolaires, mais la majorité des Québécois (54 %) se disaient aussi pour plus de liberté au niveau des programmes scolaires.


Abolir le cours ECR

Le PCQ s'engage à abolir le cours ECR, autant au secondaire qu’au primaire. Rappelons que la CAQ dans son congrès avait, pour sa part, décidé d'abolir le cours ECR au primaire uniquement. Selon nos informations, le PQ pour n'aurait pas répondu aux demandes de la CLÉ de clarifier sa position quant à ce cours controversé.

Commissions scolaires

Une proposition portant sur le transfert des activités des commissions scolaires aux municipalités régionales de comté (à la campagne) ou aux villes (selon leur population) a été rejetée, non pas quant au principe accepté par les congressistes, mais sur la formulation exacte de la résolution et plus particulièrement sur la nécessité ou non d'élire un commissaire scolaire par MRC ou ville. Commissaire qui pourrait avoir un rôle similaire à l'échevin de l'éducation dans les communes belges ou néerlandaises.

Abolition du système collégial

Le PCQ s’engage à adopter le système collégial en vigueur au Canada anglais et aux États-Unis : ajouter une 6e année au secondaire et une première année à l’université. L’enseignement professionnel serait confié à des écoles spécialisées.

Cette mesure nous paraît secondaire, elle pourrait inutilement rebuter certaines personnes (pourquoi s'aligner sur les Anglais ?) Si la liberté pédagogique était enfin assurée et le monopole étatique des diplômes brisé, les cégeps deviendraient dans les faits optionnels. Ce carnet n'aurait rien contre le fait que certains survivent. En réalité, on peut déjà rester dans son école secondaire et s'inscrire à une université québécoise sans passer par un cégep québécois distinct  : on peut s'inscrire à Stanislas ou à Marie de France qui optent pour le programme français de France et avoir son DEC en douze ans, les deux dernières années du lycée français étant décrétées équivalentes aux deux années de cégep. Il suffirait d'étendre ce système (parmi d'autres).

Les universités anglophones du Québec modulent le nombre d'années d'études pour le baccalauréat (licence en France) selon l'origine des étudiants : 4 ans pour les élèves venant du reste du Canada (120 crédits), 3 ans pour les étudiants sortis d'un cégep (90 crédits), il en va de même pour les détenteurs d'un baccalauréat français (DEC québécois) sortis de Stanislas ou de Marie-de-France, d'un baccalauréat international ou d'un abitur de l'école allemande de Montréal Alexander von Humboldt. Il faut saluer cette souplesse.

Immigration et intégration

Le PCQ mettra fin à l’inversion du devoir d’intégration, et adoptera une Charte des valeurs démocratiques propres au patrimoine historique et culturel du Québec.


Voir aussi

Ruée des étudiants vers les collèges privés





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)