mercredi 20 juillet 2011

Mgr Jean-Louis Bruguès, secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique, et la déconfessionnalisation des écoles au Québec

Entretien de Mgr Jean-Louis Bruguès, secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique à Rome, à l'antenne de Radio Galilée.

Mgr Jean-Louis Bruguès parle de sa vie et aborde sa vision de l’Éducation catholique, y compris la déconfessionnalisation des écoles publiques du Québec et, sans le nommer spécifiquement, du cours d'éthique et de culture religieuse.

L'entretien dure une heure, la partie sur l'éducation au Québec commence à la 38e minute.

Écoutez :


Rappelons que Jean-Louis Bruguès o.p., ancien évêque d’Angers, est un des auteurs d'une note signée également par le cardinal Zenon Grocholewski qui rappelle les exigences de la liberté de conscience et de religion à l’école. Cette lettre qui ressemble à un rappel à l'ordre, répond aux difficultés posées par la confusion entre catéchèse et enseignement du fait religieux, mais aussi par les législations toujours aussi fréquentes imposant une « forme unique d’éducation », niant ou « relativisant » la dimension religieuse de l’homme.

Le message de la congrégation s’articulait autour des points suivants :

  1. Les enfants ont le droit d’avoir une éducation religieuse.
  2. Les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants.
  3. La société civile doit aider les parents à choisir librement l’école de leurs enfants.
  4. L’enseignement de la religion, complémentaire de la catéchèse, ne peut être un enseignement au rabais.
  5. L’enseignement de la religion doit être catholique dans les établissements catholiques.
  6. Les évêques doivent veiller à donner à leurs fidèles l’accès à des écoles catholiques.

Cette note n'a pas pu être déposée au dossier de l'affaire S.L. c. Commission scolaire des Chênes, le procureur du Québec s'y opposant, le témoin gouvernemental, l'abbé Routhier, prétendra d'ailleurs à tort que cette note provenait d'une congrégation qui n'avait pas comme charge les cours de religion dans les écoles publiques. Cette note put toutefois être déposée lors du procès du collège Loyola.




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mardi 19 juillet 2011

Le Québec reçoit-il trop d'immigrants ? L'immigration profite-t-elle au PLQ ?

Les souverainistes doivent absolument remettre en question la politique du gouvernement péléquiste d'accueillir 200 000 nouveaux immigrants au Québec d'ici 2015, affirme le député indépendant Pierre Curzi.

Selon l'ancien député péquiste, cette cible trop élevée et difficilement soutenable. En entrevue avec Le Soleil de Québec, l'ancien acteur a affirmé que trop de tabous entourent cette question. Il estime que trop de personnes craignent de l'aborder de peur d'apparaître « politiquement incorrectes » ou de passer pour fermées aux immigrants.

Pierre Curzi a déjà exprimé son malaise lorsqu'il était au Parti québécois, mais c'était alors à huis clos, dans le secret des réunions du caucus. Il plaidait pour une baisse du nombre d'immigrants.  « Actuellement, dit l'élu indépendant, on accueille des gens chez nous sans leur offrir toutes les possibilités de s'intégrer rapidement à notre société. Je trouve ça assez grave. » Car on retrouve un taux de chômage « extrêmement élevé de 30 % » chez les nouveaux arrivants.

Ce niveau d'immigration inquiète le député de Borduas pour la pérennité du fait français au Québec. Notons au passage que M. Curzi semble limiter la culture québécoise qu'à un trait distinct : le français, même pas un certain occidentalisme, une tradition philosophique et religieuse particulière qui ne serait pas nécessairement partagé par des immigrants. Il note que « le statut de plus en plus bilingue et multiculturel de Montréal ne crée pas des conditions favorables à leur intégration à la majorité francophone ». Pierre Curzi songe aussi à l'aspect politique et à la souveraineté du Québec. Il affirme que la venue de 200 000 immigrants de plus en quatre ans n'est pas de nature à aider la cause. « Si l'intégration n'est pas réussie, et dans la mesure où la francisation est incertaine, ça ne va pas favoriser une adhésion à un projet comme l'indépendance » souligne-t-il.


Comme de nombreux économistes, l'ancien député du PQ se demande également quel est « l'apport économique » véritable d'une telle immigration massive. « C'est sûr que plus des gens arrivent, plus ça augmente le PIB. En même temps, ça augmente le nombre de services » à prester, et « donc les coûts » sociaux comme les indemnités chômage, l'éducation gratuite, les soins médicaux gratuits et la participation aux autres besoins d'investissement lorsque la population croît. L'argument parfois avancé de « la rentabilité économique est discutable ». En cela, le nouveau député indépendant s'appuie sur Le remède imaginaire, de Benoît Dubreuil et Guillaume Marois, récemment publié.

Silence radio au PQ, le sujet est tabou

Le Parti québécois évite religieusement de parler du nombre d'immigrants qu'entend accueillir le Québec de 2012 à 2015. Il semble qu'il s'agisse pour le parti de gauche que dirige Mme Marois d'un véritable tabou. « Dès qu'on parle de ça, on apparaît tout de suite xénophobes », déplore M. Curzi. Une étiquette qu'il rejette. Il trouve néanmoins capital de « parler du nombre » d'immigrants admis au Québec.

On notera l'absence de tout plan nataliste pour rétablir la démographie québécoise.




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jeudi 14 juillet 2011

Allemagne — apprentissage et faible chômage des jeunes

L'Allemagne est un des rares pays où le chômage des jeunes est comparable à celui de la population en général. Pour la Radio suisse romande, la raison en serait son système de formation en alternance entre les bancs de l'école et l'entreprise, système vieux de plus de 40 ans.

 Témoignage de plusieurs jeunes apprentis à Berlin.








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mercredi 13 juillet 2011

France — forte précarité des jeunes diplômés : surdiplômés, mal diplômés ?

De la Chronique Crottaz Finances

« Les jeunes français sont surdiplômés (où alors ces diplômes ne valent rien….tout le monde possède son bac d’où sa perte de valeur. Qu’on m’explique ! C’est l’école des fans: Tout le monde a gagné ? Trop de diplômes tuent les diplômes. Il semble qu’on ne trouve plus de plombier, ébéniste, menuisier, plâtrier etc.. compétents), à écouter sans modération bis : »



Coup de chapeau à Josick pour le lien





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Curieuse époque pro-choix, où l'on ne peut choisir vraiment l'école de ses enfants

Texte d'Anne Coffinier (ci-contre), directrice et cofondatrice de la Fondation pour l’école :

Curieuse époque que celle que nous vivons.

On peut tout choisir, tout et son contraire… parce que « c’est mon choix » et que « je le vaux bien » ! Mais on ne peut pas choisir son école. Cette responsabilité est trop sérieuse pour être laissée aux familles. Pensez donc ! Elles choisiraient une école qui leur ressemble.

À l’école publique, en revanche, on peut être tranquille, nos enfants ne courront pas le risque de rencontrer les mêmes valeurs qu’en famille ! Ce n’est pas à cause de la mixité supposée du public scolarisé (limitée vu le déterminisme géographique), mais en raison de l’idéologie antifamiliale qui a cours dans l’établissement : l’actualité avec le gender ou le pass-contraception est là pour nous le rappeler.

Le libre choix, meilleur allié de l’égalité des chances

Cela pose un vrai problème, car l’école ne sait pas éduquer et instruire contre la famille. Les totalitarismes s’y sont essayés sans succès. En attaquant la famille, c’est l’autorité elle-même qu’on détruit, sapant de ce fait les fondements de l’institution scolaire, qui devient alors incapable de transmettre des connaissances.

Ce n’est qu’en donnant le primat à l’instruction sur l’éducation et en respectant une prudente retenue pour tout ce qui touche à la conscience que l’école publique pourrait redevenir le creuset de la nation, un lieu où riches et pauvres, catholiques, musulmans et agnostiques pourraient s’instruire coude à coude. Mais ce retour à la raison semble, hélas ! peu probable. Les écoles privées ont certainement de beaux jours devant elles.

Plus l’école publique se sabordera ellemême en délaissant sa mission d’instruction, plus les écoles libres se développeront, avec ou sans financement public.

Mais que deviendront alors les familles à bas revenus ou moins attentives aux enjeux éducatifs ? Leurs enfants ne seront-ils pas les seuls à rester piégés dans des écoles publiques à la dérive ? Pour arracher ces enfants aux « trappes à ignorance » que sont devenues de trop nombreuses écoles publiques, il faut contraindre les familles à choisir l’école de leur enfant (en les aidant à s’orienter, si nécessaire), en supprimant tout choix par défaut. Le libre choix ne doit plus rester le privilège de ceux qui en ont les moyens ou qui consentent d’importants sacrifices financiers. Pour le rendre possible, il faudra que l’État accepte de financer l’accès au libre choix pour les moins favorisés.

C’est le seul moyen de faire passer l’égalité des chances du slogan à la réalité.





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mardi 12 juillet 2011

Suisse — référendum pour une justice fiscale envers toutes les familles

Au Québec, l'État finance massivement les garderies et autres CPE (environ 43 $ de subventions par jour et par enfant dans un CPE à « 7 $ »). Il aide les seules familles qui font garder leurs jeunes enfants par des tiers et non les « femmes au foyer » honnies. C'est clairement discriminatoire pour les familles qui gardent leurs tout-petits elles-mêmes sans avoir recours à des tiers.

En Suisse, l'Union démocratique du centre (UDC) a déposé aujourd'hui l'initiative populaire fédérale pour l'allègement fiscal des familles avec enfants (« Initiative pour les familles ») avec 113.001 signatures. Cette initiative exige des allègements fiscaux pour toutes les familles. Le projet d'allègement fiscal approuvé par le Parlement durant la session d'automne 2009 permet aux parents qui font garder leurs enfants par des tiers de déduire fiscalement les frais d'assistance extérieure. Alors que les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants ne peuvent pas bénéficier d'un tel allègement fiscal et sont donc clairement discriminés. Une telle réforme doit être rejetée et l'UDC veut corriger ce déséquilibre fiscal. Les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants sont en droit de bénéficier des mêmes déductions fiscales que les familles qui confient la garde de leurs enfants à des tiers. Tous les parents sont donc libres de choisir leur type de famille, mais aussi d'assumer la responsabilité et les conséquences. Les buts de l'initiative :

  • Allègements fiscaux pour toutes les familles avec enfants.
  • Pas de discrimination des parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants.
  • Libre choix et responsabilité individuelle des familles dans l'éducation des enfants.
  • Non à l'étatisation des familles avec enfants.
  • Non à la mise sous tutelle des parents.

L'Union démocratique du centre (UDC) est un parti politique suisse de droite, moralement conservateur et économiquement libéral. Il reste le parti le plus représenté au Conseil national, avec un peu plus du quart des sièges, et dispose également de six conseillers aux États [des sénateurs] sur 46.

Récemment, l'UDC avait lancé l'initiative populaire « Pour le renvoi des étrangers criminels », acceptée par le peuple et les cantons le 28 novembre 2010.





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Médias — La foule d'un million au défilé de la Fierté gaie de Toronto

Radio-Canada affirmait le 3 juillet que « [p]lus d'un million de personnes ont envahi les rues du centre-ville de Toronto, dimanche, pour le défilé de la Fierté gaie. » Selon la radio subventionnée d'État, il s'agissait d'« Une foule record ». Étrangement, Radio-Canada donnait un record supérieur l'année précédente : « La 30e édition du défilé de la Fierté gaie a rassemblé 1,3 million de personnes à Toronto, dimanche après-midi, malgré la chaleur accablante. »

Le Devoir, cet autre pilier du correctivisme politique dans les médias québécois, affirmait le 4 juillet 2011 : « Plus d'un million de personnes ont envahi les rues du centre-ville de Toronto, hier, portant des ensembles aux couleurs de l'arc-en-ciel à l'occasion du plus important défilé de la Fierté gaie au Canada. »

Parions que ces chiffres apparaîtront bientôt dans les manuels scolaires et qu'ils seront mentionnés avec le plus grand sérieux dans les classes.

Mais d'où provenait ce chiffre d'un million ? Qui avait estimé la foule à ce nombre ? Ni Radio-Canada, ni Le Devoir ne le mentionnent. Au-delà de cette attitude cavalière de ne pas indiquer ses sources pour des médias qui se prétendent de qualité, est-ce que ce nombre est crédible ?

L'hebdomadaire Maclean's, enfin d'abord un de ses lecteurs, s'est posé la question.

Extraits :
Participants à la Fierté gaie de Toronto 2011
Un million, hein ? Vraiment ? Cela représente environ un cinquième de la population de la région du Grand Toronto entassé le long d'un défilé de 2 kilo­mètres dans les rues du centre-ville. L'auteur de la lettre, Steven Murray de Victoria (Colombie-Britan­nique), dont les calculs sont sans aucun doute meilleurs que les miens, souligne que c'est « physi­quement et mathé­ma­ti­quement impos­sible. » « Pour installer un million de personnes dans cet espace », écrit-il, « il faudrait 25 per­sonnes par mètre carré, c'est-à-dire 4 à 5 fois plus qu'il n'est possible physi­quement d'y mettre. »

La surface totale de toutes les rues dans l'enceinte du festival de la Fierté gaie, délimitées par, d'une part, les rues Bloor et Gerrard et, d'autre part, les rues Yonge et Jarvis, est d'environ 157 100 mètres carrés. Aaron Gradeen, étudiant à la maîtrise en génie à l'Université Ryerson, a effectué les calculs et il a conclu que même si les gens étaient debout au coude à coude dans chaque rue et ruelle de ce périmètre, ce chiffre [d'un million] serait hautement improbable. « Avec sept personnes par mètre carré, c'est possible, mais cela me paraît très dense. » Le parcours même du défilé n'aurait qu'une superficie d'environ 40.000 mètres carrés. Selon Gradeen, en supposant que le défilé ait eu 20 mètres de large et deux kilomètres de long, vous pourriez au mieux y tenir 280.000 personnes. Et ceci si sept personnes debout occupent chaque mètre carré de cette superficie. À titre d'expérience, j'ai entouré un mètre carré dans le bureau de la rédaction à l'aide d'un ruban et j'ai demandé à mes collègues du Maclean's de s'y tenir. À cinq personnes, c'était bizarre. À six, cela devenait assez intime. À sept, nous nous retenions pour ne pas nous effondrer sur le ruban adhésif qui délimitait le mètre carré.
Participants/participantes ? de la Fierté 2001
[...]

Mettons de côté l'arith­métique pour l'instant. Résu­mons ici ce qui a pu se passer et com­ment on en est arrivé à cette assis­tance record impos­sible. Elle prend sans doute sa source dans les chiffres publiés dans un Rapport d'impact économique de la Fierté de Toronto en 2009.

« Le concept d'assistance est problématique » de déclarer Michael Harker, associé principal à la firme de sondages de Toronto Enigma Research Corporation, la société qui a rédigé ce rapport. « Il y a une grande différence entre visites et visiteurs uniques. » Le document en question estime la participation et l'impact économique, il a été soumis et approuvé par Industrie Canada. Et on y retrouve le chiffre d'un million. L'édition 2009 du festival de la fierté de Toronto, qui a duré du 25 au 28 juin aurait attiré environ 1.120.000 visites.

« Une visite, c'est quand un gars vient trois fois, vous le comptez à trois reprises. Une visite unique, vous ne comptez un gars qu'une fois, même s'il vient trois jours de suite. » Ce chiffre d'un million représente le nombre total de visites lors des festivités — y compris donc des visites multiples par une même personne pendant les quatre jours de l’évènement et non pas le nombre de personnes présentes lors du défilé. Le nombre total de visiteurs uniques était de 411 450, et là encore ce chiffre ne correspond pas uniquement aux participants du défilé, mais à tous les visiteurs pendant les quatre jours de l'évènement.

Participant dans l'assistance clairesemée
du défilé Fierté 2011 
« En général, les organisateurs d'un évène­ment aiment citer l'esti­mation de fréquen­tation la plus haute possible, comme vous pouvez bien l'ima­giner. Ils utili­seront ce chiffre dans une entrevue, puis un jour­naliste au lieu de rappeler qu'il s'agit de visites dira qu'il s'agissait là de la fréquen­tation et la prochaine personne inter­prétera mal ces mêmes chiffres. Je pense que c'est là la cause de beaucoup de malen­tendus sur les chif­fres d'as­sis­tance à de tels évè­nements. « Ouais, un million de personnes qui descend la rue Yonge, on ne peut les y mettre. »

Le constable Victor Kwong, chargé des relations avec les médias au Service de police de Toronto, explique que la police ne fournit plus aucune estimation. « Nous avions l'habitude de faire des estimations, mais nous avons reçu au cours des années de nombreuses plaintes. Les gens disaient : Ah, vous estimez à la baisse afin que l'évènement soit moins couvert par les médias ou Vous estimez à la hausse pour que plus de gens soutiennent cette manifestation. En conséquence, voilà plusieurs années que nous faisons plus d'estimations. »

« Mais la Fierté gaie n'invente pas de chiffres », explique Harker. « La différence entre ces deux nombres est expliquée à tout un chacun sur ​​leur site web. »

Quand j'ai demandé au directeur de la communication de la Fierté Toronto si ce chiffre d'un million ne lui semblait pas un peu exagéré, il m'a dit qu'il ne savait pas : « Nous n'avons pas encore de chiffres officiels ».

[...]





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lundi 11 juillet 2011

France — trois écoles libres sur cinq sont non confessionnelles

La Fondation [française] pour l'école publie l'édition 2011 de son Annuaire des écoles indépendantes. Il montre diversité et la vitalité des écoles libres en France (aussi appelées « hors contrat » ou « indépendantes »).

L’absence de financement public leur interdit encore de fixer des frais de scolarité aussi bas qu’elles le souhaiteraient pour être accessibles à tous, mais leur essor montre que de plus en plus de Français se tournent désormais vers elles pour avoir une éducation de qualité qui n'est pas régie par l'Éducation nationale, tant au niveau des programmes que de l'embauche du personnel enseignant.

Répartition des écoles libres par confession

À l’écoute des besoins spécifiques de chaque enfant

À l’écoute des parents et au service des besoins de chaque enfant plus que du « groupe classe », les écoles indépendantes sont à l’avant-garde dans le domaine de l’éducation des enfants précoces (15 écoles), des enfants souffrant de troubles de l’apprentissage (30, dont 15 pour les dyslexiques), mais aussi pour l’éducation différenciée ou non mixte (62), les internats (54), les cursus bilingues ou internationaux (102), les pédagogies innovantes (22 écoles Waldorf, 8 écoles Montessori notamment). Elles sont aussi le fer de lance du renouveau de l’école traditionnelle, fondé sur un enseignement structuré et sur les humanités classiques, aujourd’hui abandonnées dans les écoles appliquant la pédagogie et les programmes officiels (95 écoles).

45 841 enfants ont la chance d’étudier dans une école indépendante en France
Ventilation des effectifs des écoles libres par niveaux





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France — l'imposition de la théorie du genre affaiblit l’autorité de l’institution scolaire

Le bulletin de la Fondation pour l'école revient sur l'enseignement du genre en 1re [environ Secondaire V-1re année de cégep] Sciences de la vie et de la terre (sciences naturelles) :

À la rentrée, ces lycéens devront se livrer à la « confrontation de données biologiques et de représentations sociales » (Bulletin officiel n° 9 du 30/09/2010), en SVT (sciences de la vie et de la terre), dans le cadre du module « Féminin/Masculin ». En clair, cela impose d’étudier la distinction entre l’« identité sexuelle » et l’« orientation sexuelle ». « L’identité sexuelle correspond au genre selon lequel nous sommes socialement reconnus. L’orientation sexuelle, en revanche, correspond au sexe des personnes qui sexuellement nous attirent », explique le manuel de Sciences 1re L-ES [filière non scientifiques pures] publié par Bordas.

Présenter cette théorie engagée et ultraminoritaire du Gender dans le cadre d’un cours de sciences la parera immanquablement d’une aura de vérité scientifique dont elle est objectivement dénuée.


Publicité affichée dans les écoles françaises
poussant les jeunes à s’interroger sur leur « orientation sexuelle ».

Ce mélange des genres, coutumier depuis que la pluridisciplinarité des approches thématiques est à la mode à l’Éducation nationale, rend toute rigueur scientifique impossible et, partant, affaiblit l’autorité de l’institution.

Cela constitue aussi une atteinte à la liberté de conscience des élèves, des familles, et même des professeurs, qui devront réciter ce catéchisme constructiviste sans mot dire. C’est enfin une atteinte évidente à la laïcité telle que la professait Jules Ferry dans sa fameuse Lettre aux instituteurs (1882) : « J’ai dit que votre rôle en matière d’éducation morale est très limité. Vous n’avez à enseigner, à proprement parler, rien de nouveau, rien qui ne vous soit familier, comme à tous les honnêtes gens. […] Vous n’êtes point l’apôtre d’un nouvel évangile ; le législateur n’a voulu faire de vous ni un philosophe, ni un théologien improvisé. » Bref, l’école, soucieuse de la rigueur des savoirs qu’elle transmet, ne doit pas être le champ clos des lobbies.

Cette affaire du Gender, loin d’être un dérapage isolé, s’inscrit en réalité dans une longue suite d’atteintes à la liberté de conscience des enfants et, au-delà, à l’autorité morale de la famille. L’infirmière scolaire délivre depuis 2000 la pilule abortive du lendemain sans avoir à en informer les parents ; l’éducation sexuelle est déléguée à des organismes militants tels le Planning familial ou, depuis 2009, SOS homophobie. Des campagnes d’information sont organisées dans les établissements, pressant les jeunes de définir leur « orientation sexuelle » (cf. affiche ci-dessus). On pourrait citer aussi Le Baiser de la lune, ce film qui devait familiariser les élèves de CM [4e et 5e années du primaire] avec l’homosexualité, ou la diffusion du pass-contraception aux lycéens. En dix ans, une révolution insidieuse s’est opérée.

L’affaire du Gender nous révèle ce que nous n’avons pas voulu voir : l’Éducation nationale se moque du respect des consciences des enfants et se sert du cadre scolaire pour révolutionner les mœurs. La minorité de l’enfant et les responsabilités éducatives des parents sont tout bonnement niées par l’institution scolaire, qui se mêle toujours plus d’éduquer et toujours moins d’instruire.

Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que les écoles entièrement libres [elles existent en France, pas au Québec] aient la cote auprès de plus en plus de familles. Avoir le droit de choisir ses professeurs, ses programmes, ses manuels devient plus que jamais nécessaire alors que l’État se laisse aller à donner aux minorités politiques une influence déplacée dans l’éducation de la jeunesse.




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États-Unis — fraude systématique depuis dix ans dans les écoles publiques d'Atlanta

Une enquête diligentée par l'État de Géorgie et publiée mardi a révélé que les écoles publiques de la capitale de l'État, Atlanta, participaient à une fraude systématique des résultats scolaires. Cette enquête met fin aux doutes croissants qu'avait suscités l'étonnante amélioration des résultats mis de l'avant par les dirigeants de ces écoles publiques et du conseil scolaire local de la ville.

Les résultats de l'enquête, rendue publique par le gouverneur Nathan Deal, ont démontré que la tricherie avait eu lieu dans 44 écoles et avait impliqué non moins de 178 enseignants et directeurs d'école. Près de la moitié d'entre eux ont avoué, a déclaré le gouverneur.

Selon un communiqué du gouverneur Deal, une véritable culture de la peur, de l'intimidation et des représailles avaient conduit à une conspiration du silence.

L'enquête a été menée par un ancien procureur général de l'État et un ancien procureur du comté d'Atlanta. Le maire d'Atlanta, Kasim Reed, a qualifié la publication de l'enquête « un jour sombre pour le système scolaire public d'Atlanta. »

Selon le maire Reed, des milliers d'élèves ont pu passer à une classe supérieure sans avoir les compétences requises.

La tricherie s'est produite pendant une décennie, elle remet en cause les résultats aux examens organisés depuis près de 10 ans.

Millicent Few
Mais ce ne sont pas les élèves les coupables, mais l'administration, le syndicat, 38 directeurs d'école et non moins de 178 enseignants dans 44 des 56 districts scolaires de la région d'Atlanta. Les « éducateurs » organisaient à leur domicile des « réceptions d'ajustement » où ils se réunissaient pour gommer et modifier les réponses des élèves aux examens afin d'améliorer les moyennes des élèves de leurs écoles et pouvoir prétendre aux subventions fédérales du programme « No Child Left Behind » et augmenter le budget de leurs écoles et payer leurs généreuses rémunérations. Il faut savoir que dix États utilisent désormais les résultats aux examens comme critère principal d'évaluation des enseignants. Certains États récompensent les professeurs dont les élèves ont de très bons résultats à l'aide de primes allant jusqu'à 25.000 $, alors que de mauvais résultats peuvent signifier le renvoi de la direction de l'école ou la fermeture pure et simple de l'école.

La directrice des ressources humaines des écoles publiques d'Atlanta, Millicent Few, a fait détruire illégalement un rapport préliminaire portant sur la falsification des notes d'examens.


Beverly Hall
Au centre de ce scandale se retrouve l'ancienne administratrice en chef, Beverly Hall, auréolée du Prix national de l'administratrice en chef de l'année, le Prix de l'administratrice de l'année, du Prix de distinction du service public, du Prix Keystone pour le leadership en éducation, le Prix du clergé noir "soucieux" ou "engagé" (« Concerned Black Clergy Award »), du Prix Effie H. Jones de l'Association américaine des administrateurs d'écoles et de nombreuses autres distinctions que les « éducateurs » et « personnes engagées » se décernent les uns aux autres.

Les écoles publiques d'Atlanta ont donc non seulement détourné pendant des années de forts subsides fédéraux, mais elles ont également servis d'exemple, réconfortant et rassurant, aux autres réseaux scolaires publics des grandes villes américaines. Elles indiquaient à l'époque la voie à suivre pour améliorer et réformer ces écoles publiques urbaines souvent trop peu performantes. Le tout n'aura été qu'une tromperie à grande échelle...

Une enquête menée par le quotidien USA Today en mars de cette année aurait révélé que les copies corrigées dans six autres États et dans le District de Columbia présentaient des fréquences anormales de « données gommées » selon l'expert en examens Thomas Haladyna de l'Université d'État de l'Arizona.

Sources : New York Times, Bureau du gouverneur de la Géorgie, Washington Post




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