mardi 16 mars 2010

Mme Courchesne de plus en plus isolée

Selon le Journal de Montréal, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne est de plus en plus isolée.

Plus les jours passent, moins la ministre de l'Éducation semble avoir d'amis. Depuis qu'elle a fait publier dans la Gazette officielle un projet de règlement visant à chambouler le calendrier scolaire, Michelle Courchesne est plongée dans une controverse qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Elle a d'abord affirmé qu'elle souhaitait permettre aux écoles d'ouvrir leurs portes la fin de semaine, sous prétexte que cela pourrait les aider à lutter plus efficacement contre le décrochage. Or, personne dans le réseau de l'éducation ne lui avait demandé un tel changement, qui a été rendu public en catimini et qui a pris tout le monde par surprise. Les syndicats d'enseignants, qui sont en train de renégocier leurs conventions collectives, ne l'ont pas trouvée drôle. Il a fallu près d'une semaine avant que la ministre avoue finalement que cette modification permettait « aussi » de régulariser la situation d'une poignée d'écoles juives illégales, qui auraient ainsi le loisir d'ouvrir leurs portes le dimanche…

D'autres effets pervers

En grattant un peu, les directeurs d'école du Québec ont découvert d'autres effets pervers de ce fameux projet de règlement. La ministre souhaite notamment imposer un nombre d'heures obligatoires pour l'enseignement des « matières de base ». À l'heure actuelle, ce temps d'enseignement n'est fourni qu'à titre « indicatif. » Cela donne aux écoles la « marge de manœuvre nécessaire » pour offrir des programmes axés sur des matières complémentaires. [Nous avons même appris de professeurs d'ECR désolés que cela pouvait servir à ne pas donner le cours ECR dans les faits.]

On n'a qu'à penser aux programmes d'études inter nationales, de sports-études ou d'arts-études qui se multiplient depuis quelques années. Mais selon les trois associations représentant l'ensemble des directeurs d'école du Québec, le projet de la ministre mènera à la disparition pure et simple de ces programmes. Rien de moins. Comme si cela ne suffisait pas, des changements qu'elle souhaite implanter à l'éducation des adultes pourraient faire augmenter le décrochage. La Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement craint en effet que des jeunes raccrocheurs tentés par un retour aux études abandonnent encore plus, si on les oblige à aller en classe le week-end.

Toute une rebuffade

Dans un geste rarement vu, les commissions scolaires, les cadres, les directeurs d'école et les parents du Québec ont demandé unanimement à Michelle Courchesne de reporter son règlement. On saura bientôt si elle les a entendus. Hier, son attachée de presse a assuré qu'elle « analysera tous les avis » qui lui seront acheminés d'ici la fin de la période de consultation prenant fin vendredi. En coulisse, toutefois, bien des observateurs se demandent pourquoi elle ne les a pas consultés plus tôt. Ça aurait évité tout un gâchis, estiment-ils.








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lundi 15 mars 2010

L’«interculturalisme», ce fantôme

Joseph Facal revient dans un billet sur les différences entre multiculturalisme et interculturalisme.
[D]ans La Presse du 11 juin 2008, le professeur Daniel Weinstock notait que le rapport Bouchard-Taylor était « un argument massue » contre le projet souverainiste, que son interculturalisme était « somme toute assez canadien » et qu’il fallait avoir une «vision caricaturale» du multiculturalisme pour s’imaginer qu’il y avait de grandes différences entre les deux.

J’apprécie la franchise. Posons tout de même respectueusement la question : pourquoi le chat est-il aujourd’hui rebaptisé félin domestique ?

Ces gens se disent aujourd’hui inquiets de la tournure que prend le débat public. Inquiets de quoi au juste ?

Les gouvernements québécois et canadien et les tribunaux sont pourtant de leur côté. Inquiets de trois universitaires et de deux chroniqueurs ?

La vérité est qu’ils sont surtout désarçonnés de voir que le peuple s’obstine à ne pas penser comme eux.






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Toujours moins de choix : plus de religion dans les écoles même privées pour le PQ

La Presse canadienne rapporte que, pour le Parti québécois (PQ), il ne devrait donc plus y avoir d'enseignement religieux dans les écoles privées subventionnées.

Dans un entretien à La Presse canadienne, en marge d'un colloque du parti sur la création de richesse, la fin de semaine dernière, il a plaidé pour une école laïque, qu'elle soit publique ou privée. On ne voit pas le rapport avec la création de richesse, au passage.

« L'école devrait être essentiellement un lieu de connaissances ou de compétences. La religion, si elle est présente, devrait être à l'extérieur, très clairement à l'extérieur du corpus d'enseignement, donc du régime pédagogique. Cela est ma première certitude », a-t-il commenté. De quel régime pédagogique M. Curzi veut-il parler ? Les cours confessionnels de religion ne sont pas inclus dans le régime pédagogique québécois... Mais peut-être M. Curzi veut-il parler du cours ECR qui lui est bien imposé à toutes les écoles ?

À l'heure actuelle, le ministère de l'Éducation finance près de 300 écoles primaires et secondaires privées, qui accueillent quelque 125 000 jeunes. La plupart sont officiellement confessionnelles. La majeure partie (60 %) de leur financement est assumée par l'État, qui leur verse au total environ un demi-milliard de $ annuellement.

Or, « est-ce que l'État a à intervenir là? Je ne le crois pas », a ajouté le député de Borduas, qui dit « plaider fermement pour la laïcité de l'État ».

On ne voit pas trop le rapport sauf à adopter une définition de la laïcité comme une opposition à la religion, car ces cours de religion ne sont même pas financés par l'État ! Rappelons que c'est la raison — ou le prétexte comme on voudra — pour laquelle l'État ne paie que 60 % des frais de ces écoles qui doivent appliquer fidèlement le régime pédagogique décidé par le Monopole de l'Éducation. Les 40 % de frais qui ne sont pas couverts par l'État correspondent aux coûts encourus notamment par l'enseignement de matières facultatives comme la religion.

M. Curzi juge que Québec devrait poursuivre sur sa lancée et appliquer aux écoles primaires et secondaires privées subventionnées le même traitement qu'aux services de garde.

La semaine dernière, le ministre de la Famille, Tony Tomassi, annonçait que désormais la religion ne pourrait plus faire partie du programme éducatif des services de garde subventionnés.

Ceux qui ne se conformeront pas à cette directive s'exposent à perdre leur financement public.

« Je ne crois pas que l'école doit être le lieu d'un enseignement religieux », a-t-il ajouté, en faisant de ce principe une question de cohérence quant à l'affirmation du caractère laïque du Québec et de ses institutions publiques.

Ce type d'apprentissage devrait donc être réservé à la sphère de la vie privée, a-t-il plaidé, et non en milieu scolaire : « Dans le fond, la logique est juste là. » Il n'aura pas échappé à M. Curzi qu'il parlait d'écoles privées. Est-il en train de dire que les écoles privées ne font plus partie de la sphère privée ?

On peut donc sans problème, selon lui, tout à fait appliquer ce principe de laïcité au réseau scolaire privé, « tout en respectant le droit de gens ou des communautés à pratiquer leur religion », reconnu dans les Chartes.






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Le « scandale des garderies religieuses »

Plusieurs lecteurs de ce carnet nous ont demandé ce que nous pensions du « scandale des garderies religieuses ».

Rappelons les faits :

Le lundi 8 mars, les médias québécois révélaient que des associations dont l'objectif déclaré est de faire la promotion de la religion juive ou musulmane reçoivent des subventions de plusieurs centaines de milliers de dollars.

La garderie Beth Rivkah, que dirige le rabbin ultraorthodoxe Yosef Minkowitz à Montréal, aurait ainsi reçu une subvention gouvernementale totale de 1,3 million de dollars l'an dernier. La page internet de la garderie précisait que sa mission était : « Apprendre la Torah, c'est vivre la Torah. Toutes nos activités journalières sont pénétrées de l'esprit de la Torah et de la tradition juive, exposant ainsi l'enfant vers un riche mélange d'études juives et laïques. » Cette page a été supprimée, mais Google l'a conservée dans son antémémoire.

L'autre cas exposé par l'agence de presse canadienne est celui de la garderie privée Oasis Bout'Chou, gérée par l'Association islamique des projets charitables, qui offre 80 places à 7 $ à Laval. L'Association indique dans le registraire des entreprises que son but est de « propager l'enseignement islamique parmi les musulmans et les non-musulmans ». En entrevue à Radio-Canada, un porte-parole de la garderie Oasis Bout'Chou, Bassam Derbas, a expliqué que le service de garde n'enseigne pas l'islam à proprement dit, mais qu'il propage les valeurs de l'islam sans que l'on ne sache exactement en pratique ce que distinguo signifie pour de jeunes enfants. La garderie subventionnée Maïmonide offre pour sa part une « initiation aux rituels juifs séfarades ». « Tout en développant leur attachement à l'État d'Israël, les enfants vivent au rythme d'un calendrier religieux extrêmement riche et diversifié », indique son site Internet.

Le financement des garderies à 7 $ provient à 82 % du gouvernement du Québec. Le contenu éducatif qu'elles offrent doit respecter un programme éducatif approuvé par le ministère. Eh, oui ! Tout est contrôlé de manière centralisée par le Monopole étatique. Un programme dont les intentions sont claires selon Jean Robitaille, président de l'Association québécoise des CPE (AQCPE), qui rappelle le principe « d'inclusion » auquel ce programme fait référence. Le préambule du programme éducatif des services de garde du Québec indique que ce programme vise à « aider [les enfants] à s'intégrer harmonieusement à la société québécoise en les initiant aux valeurs qui y sont privilégiées : respect de soi [?], des autres et de l'environnement [?], résolution pacifique des conflits, égalité entre les sexes et entre les personnes, acceptation des différences [hmmm], partage et solidarité ».

Mardi matin, le ministre Tomassi déclarait ne voir aucun problème dans le fait que des services de garde financés avec l'argent des contribuables enseignent les rudiments de l'islam, du judaïsme ou du catholicisme aux enfants qui les fréquentent.

« Un service de garde, c'est le prolongement de la vie familiale. Nécessairement, les parents [...] se tournent vers des services de garde qui [...] adoptent les mêmes valeurs qu'ils ont », avait-il déclaré sur les ondes du Réseau de l'information.

Nous sommes assez d'accord avec cela, nous pensons que la cohérence — et les conventions internationales — commandent de considérer également l'école comme un prolongement de la vie familiale, plutôt que de l'inféoder au Monopole de l'Éducation et ses préjugés pédagogiques ou idéologiques.

Radio-Canada a fait grand bruit de cette affaire et demandait « innocemment » sur son site si « cela est réglementaire, à une époque où les écoles, elles, sont déconfessionnalisées ? »

Soumis à une forte pression médiatique et du PQ, mercredi M. Tomassi déclarait que, à l'heure actuelle, les garderies qui offrent de l'enseignement religieux n'agissent pas de façon illégale. Elles sont cependant obligées de respecter le programme éducatif du ministère de la Famille, a-t-il précisé.

Selon le ministre Tomassi, une vingtaine de services de garde de la province seraient touchés par cette mesure. Cela inclurait le Centre de la petite enfance (CPE) Beth Rivkah, fréquenté par la communauté juive de Montréal, mais pas la garderie privée Oasis Bout'Chou, que gère l'Association islamique des projets charitables à Laval.

Comme nous l'avions mentionné la semaine passée, le financement des garderies à 7 $ provient à 82 % du gouvernement du Québec, chaque place quotidienne coûtant donc en réalité 50 $. Des garderies privées non subventionnées font la promotion de leur préférence religieuse en indiquant qu'à défaut de payer 7 $, les parents peuvent obtenir l'équivalent en obtenant le crédit d'impôt offert par Québec.

Mérites d’un (autre) ministre-girouette

La dernière déclaration du ministre Tomassi sous la pression des médias et lobbies laïcistes – y a-t-il d’ailleurs une distance quelconque des médias dans ce débat ? – a au moins eu le mérite de faire comprendre à tous les parents que l’État n’accepte pas que les garderies publiques transmettent leurs valeurs, car enfin dans le cas de la garderie juive les parents sont prévenus et le milieu culturel de ces parents est juif homogène. La question des subventions est en quelque sorte un artifice : des garderies privées confessionnelles sont indirectement subventionnées par des crédits d'impôt.

Autre mérite de cette affaire : montrer que, sur le plan des convictions et la doctrine, le PLQ et le PQ sont aujourd’hui tout aussi étatistes l’un que l’autre dans ce dossier. Dans le cas du PLQ on notera qu’il cède de plus en plus facilement aux premiers cris d’orfraie des laïcistes fort bien relayés par les médias.

« À la maison, je m'ennuie ! À la garderie, je suis content ! »
Affiche soviétique des années 30


Les garderies d’État sont-elles vraiment neutres ?

Il faut aussi se demander s’il est possible de prétendre que des garderies qui doivent appliquer un programme donné prônant des valeurs particulières à forte connotation « humaniste » et « laïque » moderne peuvent être neutres, ne fût-ce qu’en termes philosophiques. Pour un croyant, chasser la spiritualité c’est déjà un acte partisan. Interdire la transmission de ses valeurs à ses enfants pendant de longues heures de garde, ce n’est pas un acte neutre pour ces parents qui y voient plutôt une éducation à l’agnosticisme.

Sortir l’État des garderies

Dans ce débat, il faut à nouveau se demander pourquoi le Québec s’est doté d’un réseau extrêmement coûteux de garderies d’État ?

Est-ce pour limiter le choix des parents en faussant le marché grâce à des subventions massives (42 $ par jour et par enfant) en faveur de ses garderies « laïques » ? Non seulement c’est au désavantage des garderies privées (les parents doivent d’abord y débourser l’argent avant d’être remboursés par des crédits d’impôt), mais aussi d’autres modes de garde plus traditionnels, notamment, par la femme au foyer honnie par les milieux qui se prétendent « progressistes » au Québec.

On sait qu’il s’agit d’un choix idéologique : il s’agit de récompenser les femmes qui retournent au bureau ou à l’atelier, de défavoriser les femmes qui restent au foyer. Il faut se rappeler de la forte opposition de la part de politiciennes féministes aux allocations universelles également accessibles aux femmes qui désirent élever leurs enfants à la maison. En 1982, Claire Bonenfant, présidente du Conseil du statut de la femme nommée par René Lévesque, avait demandé, au sujet d’une politique avec de timides conséquences natalistes : « Cette politique sera-t-elle une politique nataliste déguisée cherchant à nous retourner aux berceaux et aux fourneaux ou bien se présente-t-elle comme une politique de justice sociale ? » La démographie, le bien de l'enfant, la transmission de valeurs n’avaient aucune importance, seule la « justice sociale » importait. Michel David dans le Devoir de ce samedi ne disait rien d’autre en ne parlant que des merveilleuses « possibilités de promotion socioéconomique qu'offrait la disponibilité de services de garde abordables » tout en ignorant l’iniquité même du système.



Aujourd’hui, on prétend que les garderies à 50 $ contribueraient à la hausse de la démographie. Or rien n’est moins sûr : on ne cesse de construire des garderies, mais la natalité s’essouffle et le reste du Canada pourtant dépourvu de garderies subventionnées à 82 % a également connu une augmentation de sa fécondité.

Il existe de nombreuses solutions nettement plus justes et sans doute moins coûteuses que la création d’un énorme réseau de garderies d’État toutes « laïques ». Une solution simple consisterait à considérablement diminuer les impôts des familles et les laisser décider la forme de garde de leurs enfants : dans une garderie, à la maison par leur mère, par des tiers. Mais, comme on le sait, les partisans de la laïcité militante, comme ceux de l'interculturalisme, ne sont pas férus de liberté.

C'est toujours la même bataille pour qui élèvera vraiment les enfants : les parents ou l'État. Il est évident qu’actuellement deux partis, le PLQ et le PQ, pensent que l’État prime et que les parents n’ont plus grand-chose à dire à l’école et, semble-t-il, dans les garderies.

La « diversité » est-elle un bienfait, oui ou non ?

Il y a malheureusement fort à craindre que l’on assiste à une nouvelle crispation sur ce dossier. Selon une étude publiée cette semaine, en 2031 un Montréalais sur trois sera issu d'une minorité visible. Un « formidable défi d'intégration » comme l'écrivait le journaliste du Devoir Michel David ce samedi.

On risque donc d’assister à une répétition de ce qui s’est passé avec le cours d’éthique et de culture religieuse, mais cette fois au niveau des garderies : une forte demande de laïcisme, d’idéologie « ouverte », « interculturelle » et progressiste pour tous, d’étatisation, moins de choix pour le parent québécois de base, le tout pour mieux gérer la « diversité ». La liberté des parents passant par pertes et profits.

Or, il faudrait savoir : cette diversité ethnico-religieuse est-elle une richesse pour le Québec, oui ou non ? Si c’est le cas, pourquoi cette diversité présenterait-elle un « formidable défi d’intégration » qui commencerait dès la garderie ? Pourquoi priver de choix en éducation les Québécois pour accueillir cette richesse que serait la diversité ?

La sourde angoisse de la diversité comme moteur du laïcisme

Si la diversité pose un problème, pourquoi continuer à augmenter celle-ci et accroître le « formidable défi d’intégration » en haussant les quotas d’immigration ? De toute façon, les gens comme Michel David pensent-ils vraiment intégrer les juifs ultraorthodoxes grâce à des garderies laïques ? À quoi pensent-ils intégrer les musulmans qui arrivent de plus en plus nombreux ? Ces musulmans s’intègreront-ils mieux qu’en France grâce à des garderies « laïques » qui existent aussi en France ? Pourquoi alors qu'ils représenteront un poids de plus en plus important de la population montréalaise ? Ou s’agira-t-il à nouveau de culpabiliser les Québécois de souche, de les « intégrer » au multiculturalisme – pardon l’interculturalisme ! – en les privant de choix ?

Les laïcistes n'utilisent-ils pas en quelque sorte l'immigration et la sourde angoisse qu'elle engendre — pardon le formidable défi qu'elle représente ! — pour imposer leur vision étatiste, de plus en plus centralisée, de l'éducation pluraliste et laïque et cela désormais dès la garderie ? Il est coutumier d'accuser les partis d'extrême droite de surfer sur les peurs de l'électorat, on peut se demander si les laïcistes et les multiinterculturalistes ne font pas de même au Québec pour imposer partout, les uns une laïcité stricte, les autres leur programme « pluraliste », mais à chaque fois sans réel débat. Peu importe si, de la sorte, ils briment la liberté des Québécois qui ne partagent pas les préjugés pédagogiques ou philosophiques qu'on cherche à imposer à leurs enfants.






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dimanche 14 mars 2010

Les lycées français de l'étranger plébiscités



Lycée français de Tananarive
Souvent vilipendé en France, le système scolaire français est plébiscité hors de nos frontières…

Ce réseau, fort de ses 450 établissements et de ses 250 000 élèves, a enregistré cette année 4 % d'augmentation, selon Anne-Marie Descôtes, directrice de l'Aefe (Agence pour l'enseignement français à l'étranger), dépendant du ministère des Affaires étrangères.

Selon une enquête menée auprès de parents américains, ces derniers apprécient surtout sa ­rigueur ainsi que l'apprentissage de l'esprit critique qui y est délivré. Ils sont d'autant plus avides d'y inscrire leurs enfants que ces derniers réussissent mieux, ensuite, à l'université que leurs camarades élevés à l'américaine.

L'augmentation des effectifs est particulièrement fulgurante depuis deux ans dans plusieurs pays d'Asie (+ 10 %), en Inde, au Vietnam, en Corée ou en Chine. Cet accroissement s'explique par le fait que les Français sont plus nombreux à s'installer dans ces pays. À l'inverse, les établissements de Moscou, de Prague ou de Tokyo ont perdu quelques dizaines d'élèves à cause du départ de nationaux, lié à la crise financière.

Les Français sont prioritaires pour les inscriptions. Près de 40 % des élèves sont néanmoins étrangers, car les lycées ont aussi une mission d'influence et de rayonnement. Loin devant les différents instituts culturels de l'étranger, ce sont eux qui portent haut les couleurs de la francophonie.

Grand chamboulement dans ce système, depuis 2007, grâce à une promesse de Nicolas Sarkozy, pour les élèves français, l'inscription est gratuite à partir de la classe de seconde, alors que les familles ou, souvent, leurs employeurs finançaient auparavant une scolarité moyenne de 3 500 euros pouvant atteindre jusqu'à 15 000 euros pour le lycée français de San Francisco ! Des sommes s'expliquant par le coût de la vie dans ces pays. Désormais, l'État prend tout en charge, soit 100 millions d'euros par an.

Une gratuité incitative

L'effet d'aubaine ne s'est pas fait attendre. La hausse des effectifs est essentiellement le fait de familles françaises, notamment à Londres, à Bruxelles, à Madrid, à New York ou dans les pays du Maghreb : des familles franco-marocaines dont les enfants étaient scolarisés dans des « établissements moyens » de la banlieue parisienne ont carrément fait le choix de s'établir au Maroc pour inscrire leurs enfants à Casablanca ou à Rabat dans un des lycées français, connus pour leur excellent taux de réussite au bac et leur environnement protégé. La gratuité les a incités à déménager, affirment-ils !

Mécaniquement, il y a moins d'élèves étrangers dans les établissements. Non prioritaires, ils risquent de servir de « variable d'ajustement », craignent des diplomates. Et les grandes entreprises se désengagent sur un plan financier, explique Anne-Marie Descôtes.

Généreuse dans son principe, cette me­sure peut néanmoins avoir des «con­séquences préoccupantes liées à l'équité et à la discrimination», observe un rapport remis au ministre des Affaires étrangères. À Londres, des familles disposant de revenus annuels compris entre 500 000 et 1 million d'euros bénéficient de la gratuité. « Cette mesure profite par ailleurs à de nombreuses familles sans attache avec la France et non soumises à l'imposition fiscale en France », argue le rapport. À l'inverse, des familles expatriées aux revenus parfois modestes ont aujourd'hui accès à ces établissements. Le débat est donc loin d'être clos. Si le système devenait entièrement gratuit de la maternelle à la terminale - un sujet polémique qui n'est pas encore tranché au Parlement -, la somme prise en charge par l'État avoisinerait, selon certaines sources, de 400 à 500 millions d'euros par an.

Source Le Figaro.

Voir aussi À Séoul, des parents coréens motivés par leur francophilie.






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Royaume-Uni — « registre de la haine » pour les jeunes écoliers « homophobes »

Peter Drury, 10 ans, a fait une très, très grosse bêtise en traitant un de ses petits camarades de « garçon gay » (gay boy) dans la cour de récréation de son école. Une bêtise à ce point impardonnable que sa mère a été convoquée par la direction de l'Ashcombe Primary School, où elle s'est vu signifier l'inscription de son fils homophobe sur un fichier spécial, le « registre de la haine » où les responsables de l'établissement consignent les manifestations de haine, de racisme, d'homophobie pour pouvoir suivre leurs auteurs tout au long de leur scolarité.

Personne n'a voulu écouter la maman qui expliquait que son fils est encore très « innocent » et ne comprend pas le sens de ce qu'il a dit, et encore moins pourquoi il est en disgrâce. Tout cet épisode et cette punition le troublent d'ailleurs grandement.

L'affaire de Peter Drury aura eu le mérite de révéler que ce genre de création de fichiers n'est plus le fait de quelques établissements qui font du zèle. Le ministère de l'Éducation entend les généraliser et les rendre obligatoires dès la rentrée prochaine, en septembre, afin que soient partout consignées les remarques désobligeantes des élèves dès l'âge de cinq ans pour être transmises ensuite anonymement aux autorités locales, puis aux ministères compétents afin d'alimenter les campagnes contre les abus à l'école. L'affaire est déjà acquise pour les remarques racistes ou anti-handicapés et des consultations seraient en cours pour les remarques sexistes ou homophobes. Quoi qu'il en soit, un registre de la haine est déjà tenu dans de nombreuses écoles.

Le Daily Mail rapporte ainsi le cas d'une petite fille de six ans qui avait du chocolat sur le visage. Deux autres petites filles de 11 ans de son école de Tunbridge Wells, l'avaient moquée en la poursuivant : « Tu as du chocolat sur le visage ». La petite Sharona Gower avait lancé à l'une de ses poursuivantes, qui était noire : « Toi aussi. » La jeune Sharona avait été inscrite au registre pour « intimidation raciste ».






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Royaume-Uni — familles décomposées, la note est salée

Les divorces et séparations familiales coûtent chaque année quelque 41,7 milliards de livres (près de 64,6 milliards de dollars canadiens, soit 63,3 milliards de dollars américains) aux contribuables, selon une étude de la « Relationships Foundation ». Les ménages éclatés aboutissent à la création de deux nouveaux foyers qui bénéficient de crédit d'impôts et de réductions fiscales (12,38 milliards dont 4,07 d'aides fiscales aux familles monoparentales), d'aides au logement supplémentaires (4,27 milliards) et de subventions sociales et de santé (13,68 milliards de livres). L'ensemble représente quelque 1 350 livres par an et par contribuable.

La Fondation tient compte du fait que les dislocations des foyers ont des conséquences néfastes sur la santé et sur le pouvoir d'achat que la société est dans une certaine mesure contrainte de compenser. Elle précise qu'elle ne peut évidemment tenir compte du coût humain des séparations pour ceux qui en sont les victimes.

Il faudrait sans doute y ajouter les coûts indirects créés pour les familles stables qui subissent la pression sur le marché de l'immobilier par la demande accrue de logements de la part des foyers disloqués.






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samedi 13 mars 2010

Souper-bénéfice conjoint, le 20 mars à 17 h

L'Association de la communauté copte orthodoxe du grand Montréal tient un souper-bénéfice, le samedi 20 mars prochain.

La totalité des fonds recueillis sera partagée, à parts égales, entre la CLÉ et les Coptes orthodoxes, victimes des attaques du 6 janvier dernier, en Égypte (7 tués, une quinzaine de blessés et des maisons incendiées).

Lieu

Église St Georges & St Joseph,
17400, boul. Pierrefonds à Pierrefonds
(à l'ouest du boul. St Charles).

Menu, service et prix du billet

  • Souper végétarien (carême oblige) avec beaucoup de variétés orientales, délicieuses ;

  • Dessert, boissons chaudes et froides sont compris ;

  • Service à 17h ;

  • Les enfants en bas de 12 ans ne sont pas admis ;

  • Les billets sont en vente à 20,00 $.

Réservations par courriel : avamalek<arrobe>videotron.ca


Le programme

  • Mot du président de ACCOM 

  • Revue rapide et dernières nouvelles concernant le cours ÉCR 

  • Courte vidéo montrant Sa Sainteté le pape Chénouda III rendant visite, à l'hôpital,aux blessés de la dernière tuerie du 6 janvier, contre les Coptes orthodoxes, en Égypte 

  • Mot sur les tristes évènements (6 jeunes assassinés à cause de leur foi chrétienne) survenus le 6 janvier dernier, veille de Noël 

  • Mot du très révérend archiprêtre Arsanios Aziz, curé de l'église St Georges & St Joseph 

  • Prière de clôture. (19 h 10).


Comment s'y rendre 

En venant de Montréal, on peut prendre l'autoroute 20 Ouest ou la Transcanadienne Ouest.

Sortie boul. St Charles (direction Nord)
Continuer sur St Charles, jusqu'au boul. Pierrefonds
Tourner à gauche sur Pierrefonds

L'église est à votre gauche, après le 1er stop. Grand bâtiment blanc.


Agrandir le plan

Le Cardinal Ouellet denonce l'abolition des congés scolaires communs

Le cardinal Ouellet s'est également opposé à l'abolition des congés scolaires communs dans un billet publié dans Le Soleil le 21 février.

Or, le Ministère de l’Éducation vient de décider unilatéralement d’abroger l’article 19 du Régime pédagogique, qui contient la liste des congés obligatoires, dont les samedis et les dimanches, le jour de Noël et le Vendredi saint. L’école sera désormais possible sept jours sur sept. Cette nouveauté prétend accommoder le rattrapage scolaire pour les communautés juives et pour d’autres fins, semble-t-il, que la ministre ne réussit pas à justifier face à la grande majorité.

Je fais remarquer que cette énième réforme en éducation ajoute un obstacle supplémentaire au respect du dimanche, un symbole identitaire québécois plus important que le crucifix à l’Assemblée nationale. C’est pourquoi je proteste au nom de l'Église catholique et je demande à l’État de révoquer cette décision qui va à l’encontre des valeurs de la société civile.

Le rôle de l’État n’est pas d’imposer des valeurs, mais plutôt de respecter les valeurs de la société civile pluraliste en lui offrant un encadrement souple et respectueux.

Quant au gâchis qui résulte des multiples réformes de l’éducation pour en écarter la religion, je constate tristement qu’un certain refus global de notre identité catholique conduit de plus en plus à un fouillis global en éducation. Les sous-produits sont bien connus : couples fragiles, familles éclatées, avortements massifs, bientôt l’euthanasie, suicides à un taux effarant, décrochage scolaire évidemment, travail sept jours sur sept, etc., etc.






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Fédération des syndicats d'enseignement — mieux vaut attendre que les élèves soient mûrs avant d'enseigner ECR

La Fédération des syndicats d'enseignement (FSE-CSQ) recommande à la ministre de l'éducation de surseoir à son projet qui consisterait à permettre le transfert d'une partie du cours d'éthique et culture religieuse qui se donne actuellement en secondaire IV vers la classe de secondaire III. Pour l'instant, il n'y a pas de cours d'ECR en secondaire III.

Dans un document intitulé Conseil Fédéral, on peut lire :
« À première vue, il est difficile de croire que le programme Éthique et culture religieuse, qui semble demander une certaine maturité aux élèves, puisse être apprécié de ces derniers en 3e secondaire. De plus, on ignore les impacts sur les cours à options actuellement offerts en 3e secondaire. Nous aurions eu besoin de plus de temps pour analyser cette avenue offerte sans obligation. »
La Fédération recommande donc :
« soit maintenu le statu quo sur la grille-matières du 2e cycle, n’ayant pas assez d’informations pour se prononcer sur ce sujet. De plus, l’enseignement du programme Éthique et culture religieuse apparaît plus pertinente en 5e secondaire, compte tenu de la maturité des élèves. »
Via le site Éthique et culture religieuse.






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