vendredi 16 octobre 2009

Supplément ECR pour contrer l'unanimisme du prêt-à-penser écologiste des manuels

On le sait le programme d'ECR dans son volet dialogue et éthique tourne souvent à l'unanimisme politiquement correct et parmi ces sujets du prêt-à-penser trône l'écologisme (appuyé par une proportion exorbitante des spiritualités autochtones au primaire).

C'est également le cas du dernier manuel d'ECR approuvé, celui des éditions Grand-Duc, pour le secondaire IV. Tout le chapitre II (sur IV en éthique) est consacré à l'écologie dans son interprétation du thème « L'avenir de l'humanité » imposé par le programme.

Rien de mal à se pencher sur l'avenir de l'humanité, bien sûr, pas plus qu'on ne peut être contre une saine écologie&nbsp: qui veut empoisonner nos rivières ?

Questions ouvertes après présentation d'un seul point de vue

L'ennui c'est que la présentation des faits, les questions posées aux étudiants sont tronquées et adoptent une perspective bien donnée : on présente les faits par le prisme d'acteurs engagés (Michel Jurdant sur quatre pages) ou de groupes activistes (Réseau international des mouvements sociaux), ensuite on demande à l'élève (le plus souvent des groupes d'élèves) de se prononcer pour ou contre, mais sans lui fournir les arguments des gens qui s'opposent à la vision de ces acteurs engagés ou de ces groupes activistes.

Aidons donc ici les élèves qui veulent entendre les deux côtés de la médaille et, dans ce cas précis, des avis divergents sur le réchauffement climatique que les manuels considèrent unanimement comme dramatique, catastrophique parfois, d'origine humaine certaine et uniquement néfaste (fait-il vraiment trop chaud en Russie, en Alaska, en Scandinavie, au Canada, en Patagonie ?)

Petites graines de doute quant aux travaux du GIEC

Le 4 septembre, la primeur nous arrivait de Genève, où se tenait une conférence internationale de l’Organisation météorologique mondiale, organe de l’ONU qui partage la gestion du GIEC avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement.

Un vent glacial a soufflé sur l’assistance lorsqu’une des sommités mondiales de l’océanographie, Mojib Latif a déclaré que le monde allait connaître vingt années de refroidissement ! Plusieurs médias ont rapporté la nouvelle, à l’exclusion notable de la presse et des télévisions francophones, plus que jamais vectrices de la pensée unique.

L’un des articles est signé de Fred Pierce et a été diffusé sur le web par le « New Scientist ».

Ce qui est remarquable n’est pas tant l’annonce de ce refroidissement, prédit depuis plusieurs années par la minorité de ceux qui affirment la prépondérance de l’activité solaire dans les variations climatiques, tels le Russe Oleg Sorokhtine, le Canadien Kenneth Trapping ou l’Australien David Archibald, des savants sceptiques de longue date quant à l'importance de l'effet de serre sur le réchauffement climatique avéré jusqu'en 1998.

Mojib Latif, pour sa part, est un climatologue et océanographe d’envergure mondiale, Professeur à la Division des Sciences de l’Océan à l’Université Christian Albrecht de Kiel, membre de l’Académie des sciences de Hambourg, c’est surtout l’un des principaux contributeurs et rédacteurs du GIEC, jusqu’ici connu pour son soutien à la théorie officielle de l’effet de serre.

Quant au journaliste, Fred Pierce, il a depuis plus de dix années rendu compte des travaux du GIEC, en termes mesurés, mais favorables.

Le Professeur Latif a annoncé au prestigieux parterre des membres et invités de l’OMM que, durant les années qui vont suivre, une tendance naturelle au refroidissement allait dominer et masquer le réchauffement causé par les humains.

Scepticisme croissant face à des modèles informatiques peu fiables

Le scepticisme face aux modèles informatiques sur lesquels se basent les prévisions catastrophistes des écologistes les plus ardents (sans jeu de mots) semble s'accroître. Ces prévisions influencent nos gouvernements et pourtant elles sont peu fiables : les systèmes climatiques ne sont pas linéaires, fortement sujets à des conditions initiales inconnues, l'action des océans et des nuages est mal comprise, les modèles prédisent mal le climat depuis 1998 (il a tendance à se refroidir).

Explications scientifiques qui justifient une bonne dose de scepticisme

On trouvera ci-dessous six vidéos du professeur Vincent Courtillot, de l'Académie des sciences française, géologue physicien renommé. Il y discute des failles potentielles des travaux du GIEC.

1 sur 62 sur 63 sur 6
4 sur 65 sur 66 sur 6


Deux émissions diamétralement opposées



« Les errances de M. Hulot »
(LCI — France)

« Climat : et si c'était pire que prévu ? »
(Émission radio de Radio-Canada)


L'empreinte carbone ou écologique, un concept vicié ?

Enfin, comme Yvette Veyret le déclarait dans la revue Diplomatie, en décembre 2007 :
« Au total, cette “crise écologique mondialisée” ne revient-elle pas à masquer les vrais problèmes de l’humanité d’aujourd’hui qui sont d’abord et avant tout le mal-développement, la pauvreté, l’analphabétisme, la santé des populations ? »
Comme le souligne Valeurs Actuelles cette semaine, « si tant d’habitants de Brazzaville, par exemple, manquent d’eau potable, ce n’est pas en raison de sa rareté : la ville est irriguée par le fleuve Congo. C’est qu’ils n’y ont pas été raccordés, et que le réseau des eaux usées est défaillant. Or Brazzaville fait partie des villes ayant la meilleure “empreinte écologique”, mesure qui traduit l’impact des activités humaines sur les écosystèmes. À l’aune de ce seul critère, le Burkina Faso, le Bénin, la Bolivie et le Costa Rica figurent au premier rang des modèles “écologiquement corrects” ».

Question éthique : étant donné ces incertitudes et les effets potentiellement bénéfiques du réchauffement climatique au Canada, la lutte contre le réchauffement climatique doit-elle prendre le pas sur la lutte contre les maladies infectieuses, la recherche d'eau potable, le développement, un meilleur traitement des déchets, l'adaptation à un réchauffement climatique potentiel ?

Voir aussi :
  1. Réchauffement climatique : des politiques fondées sur de la pseudo-science.

  2. Climat sceptique

  3. Pensée unique

  4. L'Arnaque du réchauffement climatique (vidéos)

  5. L'Écologiste sceptique (professeur de statistiques, ancien membre de Greenpeace)

  6. Le taux de fonte de l'Antarctique est au plus bas depuis 30 ans !

  7. Le mythe de la crosse de hockey (National Post)

  8. Les mesures les plus récentes de l'épaisseur de la glace arctique montrent qu'elle est plus épaisse qu'on ne le pensait...






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jeudi 15 octobre 2009

Affaire Françoise David et les cahiers d'ECR — la plainte de Mme David rejetée

MONTRÉAL — Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a rejeté une plainte de la formation politique de gauche Québec solidaire contre l'animateur Sylvain Bouchard, du FM 93,3 à Québec.

Indigné de constater que Françoise David, l'une des deux leaders de Québec solidaire, avait sa photo dans un cahier d'exercices du cours gouvernemental obligatoire d'Éthique et de culture religieuse ainsi que plusieurs pages consacrées à sa plateforme politique, l'hiver dernier, M. Bouchard avait notamment parlé de « propagande politique communiste » de la part de « profs gauchistes » en faveur d'une « soviétique et marxiste » rapellant par là les liens qui existent entre Québec Solidaire et le Parti communiste.

Sylvain Bouchard avait souligné qu'alors qu'on lui reprochait des propos injurieux, il n'avait fait que qualifier Mme David de « communiste », de « marxiste » ou de « soviétique ». « Je fais référence à ses choix idéologiques et non pas à la personne », avait-il expliqué, ajoutant que « c'est une caricature de ce qu'elle représente sur l'échiquier politique québécois ».

« J'aurais aimé que certains mentionnent que Québec solidaire a été l'allié du Parti communiste aux dernières élections, mais aucun média ne l'a écrit », avait-il alors déploré.

Sylvain Bouchard avait également demandé aux élèves de quatrième secondaire, à qui le cahier était destiné, d'arracher la page où se trouvait la photo et de la lui expédier dans le cadre d'un concours.

Dans un avis très clair daté de mercredi, le secrétariat du CCNR estime qu'il n'y pas eu de manquement à un code qu'il administre.


Écoutez l'émission de l'époque (uniquement les extraits ECR) :



Françoise David dit merci aux éditions de la pensée (suite)
(page 199, du cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée, 2008)



Françoise David dit merci aux éditions de la pensée
(page 198, du cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée, 2008)


Le président national du CCNR, Ronald I. Cohen, y affirme que Sylvain Bouchard avait le droit d'exprimer son point de vue tel qu'il l'a fait, puisque ses « commentaires visaient uniquement Mme David en raison de ses opinions et gestes politiques et ne constituaient pas des attaques personnelles sans fondement ».

M. Cohen ajoute même que « les critiques politiques du genre constituent un élément fondamental de la liberté d'expression dans une démocratie, même lorsque ces critiques sont exprimées sur un ton très animé ou dénotant la colère ».

Quant à l'invitation faite aux élèves à déchirer leur cahier scolaire, le secrétariat y voit « simplement un geste de défi », puisque ledit cahier était la propriété des élèves. Il précise que ce n'était « certainement pas un geste nuisible, dangereux ou violent ».






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Cardinal Ouellet : les commissions scolaires ne peuvent plus s'appuyer sur les évêques pour refuser les demandes d'exemption

Billet du Cardinal Ouellet paru dans Le Soleil du 11 octobre 2009 :

L’ÉDUCATION À LA LIBERTÉ FONDE LA DÉMOCRATIE

Le mois dernier, le Centre de réadaptation Ubald-Villeneuve lançait sa campagne de financement pour venir en aide aux personnes souffrant de diverses dépendances : alcool, drogues, jeux, etc. J’étais heureux d’apporter l’offrande du clergé de Québec à cette œuvre qui restaure la liberté des individus victimes de l’un ou l’autre esclavage. J’invite la population à encourager les responsables et les bénévoles de cette œuvre. Leur expertise d’éducation à la liberté répond à un pressant besoin.

La liberté est la valeur suprême de la modernité. C’est en son nom qu’on a fait toutes les révolutions et qu’on promeut partout la démocratie. De nos jours, la démocratie est en crise. Voyez les questions éthiques qui assaillent les milieux financiers, les syndicats et les partis politiques ! Par ailleurs, on ne sait plus comment concilier les libertés individuelles et le bien commun. Le rapport de l’État à la religion est au cœur de cette crise. Comment l’État intègre-t-il le religieux dans l’organisation de la société civile ? En le reléguant dans la sphère privée ? En imposant une interprétation laïque uniforme du phénomène religieux à tous les citoyens ? Ni l’un ni l’autre ne satisfait l’idéal moderne de la liberté.

Cette crise de la démocratie affecte les rapports de l’Église et de l’État.

L’Assemblée des évêques a dû se résigner devant la décision du gouvernement d’imposer unilatéralement le cours d’Éthique et de Culture religieuse (ÉCR) qui a supprimé la liberté de choix des parents. Le malaise éclate quand cette position modérée est largement utilisée pour débouter les demandes légitimes d’exemption des parents. La décision du juge Dubois dans le procès de Drummondville et son argumentaire accentue ce malaise. Comment puis-je rester silencieux face à la perte des acquis de liberté en éducation au profit d’une pensée unique qui impose sa loi à tous les citoyens et citoyennes ?

Au début des années 80 en France, le président François Mitterand et son gouvernement socialiste projetèrent d’en finir avec le système d’écoles libres financées par l’État. Deux millions de personnes descendirent dans la rue à Paris le 24 juin 1984 pour défendre le droit des parents à la liberté en éducation. Mitterand dut reculer, le premier ministre et le ministre de l’éducation démissionnèrent, et la page fut tournée. Des projets et des opinions semblables circulent au Québec. Évidemment le Québec n’est pas la France, mais il y enracine sa démocratie qui compose ici avec d’autres héritages, notamment avec l’idéal de liberté religieuse qui a fait naître les États-Unis d’Amérique.

Le 15 septembre 2009, les évêques ont transmis à la ministre de l’Éducation une critique de la mise en œuvre du cours ÉCR depuis un an : les parents sont mal informés, les maîtres ne sont pas adéquatement formés et la prédominance promise à l’héritage judéo-chrétien n’est pas appliquée. Après cette critique, les commissions scolaires ne peuvent plus s’appuyer sur la position des évêques pour refuser sans examen les demandes d’exemption. Je leur demande donc d’accueillir et d’évaluer chaque requête des parents de mon diocèse afin que leur liberté de conscience soit intégralement respectée.

Les dépendances multiples qui flagellent une proportion inquiétante de notre population réclament un effort collectif pour restaurer la liberté de nos frères et sœurs malheureux et pour améliorer le « vivre-ensemble » de la société québécoise en quête de valeurs. La crise de la démocratie chez nous s’enracine dans une crise de l’éducation à la liberté. Croyez-vous qu’en limitant la liberté des parents on s’achemine vers un renouveau de la démocratie ?






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mercredi 14 octobre 2009

Avec la rentrée scolaire, les risques d'attraper la grippe H1N1 augmentent

Maintenant que l’automne est arrivé et que les enfants sont entassés dans les écoles, les risques de contamination augmentent en flèche. Les autorités médicales nous signalent que la pandémie est sur le point de débuter et que le vaccin devrait être disponible sous peu.

Il nous semble opportun de réconforter ces écoliers avec un air guilleret et nostalgique de circonstance :



Voir Le A/H1N1 tue moins que le virus habituel de la grippe saisonnière, mais la pandémie actuelle effraie car elle touche des enfants.






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lundi 12 octobre 2009

Reconstruction multiculturelle de l’identité québécoise : les censures à lever

Extraits de l'article « La nouvelle identité multiculturelle et la bruxellisation de Montréal » de Mathieu Bock-Côté paru dans le numéro d'octobre 2009 de l'Action nationale.
La première censure à lever est celle qui est posée sur la question de l’immigration, ce qui n’ira pas sans risque, ce qui ne se fera pas sans courage. Depuis les propos de Jacques Parizeau sur le rôle du vote ethnique dans la défaite référendaire de 1995, l’immigration est un tabou au Québec et nul ne peut contester la propagande officielle qui l’entoure sans risquer les pires épithètes. Pour avoir seulement contesté la hausse des quotas d’immigration, sans même plaider pour leur réduction, Mario Dumont au printemps 2008, a subi les foudres de la caste médiatique qui l’a accusé sans gêne de racisme et de xénophobie, de pratiquer une politique assimilable à celle de l’extrême-droite, Maka Kotto, le député péquiste, allant jusqu'à assimiler le discours de l’ADQ au « lepénisme » français, comme si la question de l’immigration, dans une société moderne, ne relevait pas de la discussion publique et devait être confiée aux seuls experts qui partagent tous sans surprise la même vision de ses bienfaits et de sa nécessité – un mythe déconstruit fort brillamment par Benoit Dubreuil en rappelant la contradiction publique entre un discours célébrant à la fois la nécessité économique d’une immigration massive et le constant rappel des ratés de l’intégration au marché du travail des communautés immigrantes. Il ne fallait pas se surprendre, d’ailleurs, que 51 % des Québécois, dans un climat marqué par la censure intégrale de la question de l’immigration et la diabolisation de ceux prenant le risque de la transgresser, trouve néanmoins le moyen d’appuyer le chef adéquiste en allant même plus loin que lui. Le mythe de l’intégration réussie doit se dégonfler. Si la plupart des immigrés s’intègrent bien à la nouvelle identité montréalaise, ils ne s’intègrent qu’en une proportion encore trop faible à l’identité québécoise. Comme l’a soutenu Christian Dufour, le Québec ne devrait pas se sentir « condamné à approuver automatiquement l’augmentation des niveaux d’immigration ». L’immigration n’a pas vocation à augmenter systématiquement et si le Québec peut continuer à accueillir une part raisonnable d’immigrés chaque année, il n’a pas pour autant à se définir obligatoirement comme un pays d’immigration où cette dernière aurait pour vocation de remplacer la population d’accueil. On ne parlera jamais sérieusement de la question de l’identité québécoise si on ne pose pas au même moment celle de nos capacités réelles d’intégration, qui ne sont certainement pas aussi élevées que nous le répètent les zélateurs de la religion multiculturelle.

La deuxième censure est celle posée par le multiculturalisme qui, au Québec comme ailleurs, entraîne les peuples à se laisser culpabiliser, à se reconnaître dans une image dégradée de leur histoire, de leur passé, ce qui les convainc conséquemment de renoncer à leur héritage historique propre pour plutôt se fondre dans la nouvelle civilisation multiculturelle. La méthode est simple : la criminalisation de l’expérience historique de nos sociétés, jugées coupables de racisme, de sexisme et d’homophobie justifie leur déconstruction administrative et leur reconstruction intégrale selon les préceptes de l’égalitarisme identitaire. C’est parce que toute la tradition est contaminée qu’elle doit être liquidée et que la société doit s’emplir d’une nouvelle définition d’elle-même. La nation est appelée à se convertir au multiculturalisme et les immigrés n’auraient pas à prendre le pli de la première mais bien du second. Le multiculturalisme entend convertir la démocratie à la politique de la reconnaissance en en faisant le critère pour évaluer son libéralisme, avec pour conséquence l’appel à décentrer la communauté politique de son héritage fondateur pour plutôt la recomposer selon la dynamique du pluralisme identitaire. C’est cette censure qui cherche à nous convaincre qu’il est illégitime d’intégrer les immigrés non seulement aux chartes de droits et aux valeurs qu’elles incarnent, mais aussi et surtout au substrat culturel de la nation, à son identité historique. Il faudra réaffirmer la légitimité d’une définition de la société québécoise, de la communauté politique québécoise, en tant qu’expérience historique appelée à exprimer un peuple particulier n’ayant aucune vocation à se dissoudre dans les paramètres de l’universalisme progressiste.

La troisième censure est celle de la paix linguistique. Le Québec ne vit pas une situation de paix linguistique en ce moment. Loin de là. Sa métropole est plutôt soumise à une transformation linguistique incessante qui sous le signe du progrès du bilinguisme, neutralise pratiquement le français comme norme politique, culturelle, économique et administrative. Mais cette réalité, les élites ne veulent pas la reconnaître et préfèrent rationaliser systématiquement la régression sociologique de l’identité québécoise dans la métropole en y reconnaissant plutôt le signe d’une hybridation identitaire sans précédent qui donnerait sa véritable originalité à la métropole. C’est seulement en reconnaissant le caractère très critique de la situation linguistique qu’il sera possible de penser les mesures qui s’imposent pour assurer un authentiquement redressement national, parmi celles-ci, la francisation des services gouvernementaux dans les rapports avec les communautés immigrées, l’extension de la loi 101 au niveau collégial et la réorientation complète du projet des deux CHU pour assurer la pleine mission nationale de la médecine francophone.

Dernière censure, certainement pas la moindre, la censure progressiste héritée de la Révolution tranquille qui évide la langue française de la culture du Québec historique et qui a entrainé la désoccidentalisation progressive de l’identité québécoise en quelques décennies. Un peu comme si le Québec n’avait d’autre matière pour définir son identité que la langue française et les valeurs progressistes assimilées aux gains de la Révolution tranquille, comme la laïcité ou l’égalité homme-femme. Fernand Dumont l’a écrit à plusieurs reprises, une langue est aussi une culture, un univers de sens où s’ouvre la possibilité d’un destin partagé. Quelquefois, on peut croire que la langue française est tout ce qui reste de la culture québécoise tout comme la souveraineté est tout ce qui reste du nationalisme québécois. Il faut pourtant assumer de nouveau l’épaisseur historique de cette culture, ce qui nous entraine vers la question de l’école, qui transmet de moins en moins la culture québécoise pour plutôt servir de laboratoire où fabriquer un nouveau peuple conforme à l’idéologie progressiste. Le nouveau cours d’histoire est exemplaire de cette dénationalisation de l’identité québécoise, comme l’a noté Charles-Philippe Courtois dans une étude publiée par l’Institut de recherche sur le Québec. De la même manière, le cours Éthique et culture religieuse travaille à neutraliser le patrimoine historique constitutif de l’identité québécoise en transformant l’école en laboratoire d’un multiculturalisme radical qui inversera la dynamique d’intégration pour rassembler le Québec dans une culture droit-de-l’hommiste sous le signe de la Charte des droits. Devenir Québécois devrait impliquer l’intériorisation du patrimoine culturel et historique de la nation, ce qui veut dire qu’il devrait être transmis de manière décomplexé et qu’il devrait s’accoupler avec une éventuelle citoyenneté traduisant politiquement l’appartenance au Québec.






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dimanche 11 octobre 2009

« Éthique et culture religieuse : la nouvelle religion d'État au Québec. »

Article de Samizdat (Cамиздат) sur le cours d'éthique et de culture religieuse. Extraits ci-dessous. Les intertitres sont de nous.
Alors neutre ou pas neutre le cours ECR ?

Au Québec, nos élites postmodernes semblent à ce point sûres de leur pouvoir sur l'État et la société québécoise qu'elles ne se gênent pas de faire des aveux contradictoires et même dommageables pour leur cause, soit l'imposition du programme d'Éthique et culture religieuse sur tout le système scolaire du Québec.

À titre d'exemple, Denis Watters , autrefois responsable du cours d'ECR au Ministère de l'Éducation, a déclaré publiquement, le 24 avril 2008, sur les ondes de Radio-Canada, à l'émission Maisonneuve à l'écoute, que le programme d'ECR n'est pas neutre :
Maisonneuve — Mais ce qu'on semble nous dire, du côté de mes deux intervenants précédents, c'est que ce n'est pas neutre comme cours.

Denis Watters— C'est-à-dire, ce n'est pas un programme neutre, et je le dis haut et fort : ce n'est pas un programme neutre, en ce sens que c'est un programme qui poursuit la reconnaissance de l'autre et la poursuite du bien commun. Alors, ce sont nos deux grandes balises qui font en sorte que l'enseignant ne pourra pas traiter les choses de n'importe quelle façon. Il ne pourra pas non plus permettre que des actions, que des propos provenant des élèves, qui sont inacceptables, puissent avoir cours.
Cette dernière phrase est intéressante, car s'il y a de la part d'élèves des propos ou gestes jugés inacceptables sur quelle base jugera-t-on de ce qui est acceptable ou inacceptable ? À quel texte sacré se réfèrera-t-on pour établir ce jugement si progressiste ? On voit bien dans la citation qui précède que les auteurs d'ECR, reconnaissent ouvertement la non-neutralité religieuse de ce programme, mais lorsqu'ils sont dans un contexte où de telles affirmations peuvent avoir des conséquences juridiques ou politiques, ils changent rapidement de refrain et nient, nient, nient qu'ECR soit une religion[3]. Par exemple, lors du procès des demandes d'exemption à Drummondville, le témoin expert de l'État québécois, M. Georges Leroux niait tout haut et fort (2009) :
D'abord, nous devons constater, contrairement à ce que soutiennent les requérants, que le programme [ECR] est neutre eu égard aux convictions religieuses et aux positions morales : il ne présente aucune doctrine et ne favorise aucun positionnement moral particulier.
[...]

Aucun respect pour la volonté des parents : ils perpétuent des « préjugés »

Suite à ma présentation aux audiences de la Commission Bouchard/Taylor, le commissaire Gérard Bouchard m'a adressé le commentaire suivant (30 octobre 2007) :
« Une chose m'étonne dans votre [conviction] c'est que vous ne vous montriez pas plus sensible à l'argument de la diversité. Les jeunes enfants, aujourd'hui, avant même qu'ils entrent à la maternelle, ils sont tout de suite confrontés à la diversité religieuse et vous vous voudriez qu'ils attendent qu'ils aient l'âge de 18 ans avant qu'on leur enseigne exactement ce que c'est ces religions-là, ce que ça veut dire. Comme le disait Charles [Taylor] à l'instant, de former, d'assimiler tous les préjugés de la culture véhicule. Donc là ce n'est pas un travail d'éducation qu'il faudra faire, mais c'est un travail de déconstruction, de déformation. Une fois que les préjugés sont en place, vous savez comme moi que... vous êtes un anthropologue, hein, vous travaillez dans l'imaginaire, sans aucun doute. C'est difficile de déraciner un préjugé. Ça m'étonne que vous ne soyez pas plus sensible à ça, car c'est le terrain où naissent les tensions, les conflits, les irrationalités, les extrémismes. Ce cours-là est un moyen d'éviter ça.... »
On voit bien que pour nos élites, le droit des parents de choisir la formation religieuse des enfants qu'ils élèvent est sans intérêt. Le but des concepteurs d'ECR n'est pas de fournir de l'information sur les religions après que les enfants aient le temps de former et d'affermir leurs croyances dans le contexte du foyer familial, mais plutôt de mettre la main sur les enfants avant que cela puisse survenir et de les endoctriner et modeler leur vision du monde afin qu'il soit à l'image des grands penseurs universitaires postmodernes si progressistes et si éclairés ! À quel moment les Québécois ont-ils mandaté le gouvernement d'établir une religion d'État?

[...]

Batman, Spiderman, le Christ, même combat ?

En secondaire 1, une section du manuel de l'élève (ECR — Vivre ensemble 1 par Jacques Tessier, aux éditions ERPI) discute des héros dans le cinéma et les bandes dessinées, avec leurs pouvoirs surnaturels. Quel est le but d'une telle discussion dans un cours de culture des religions? Aucun lien avec la religion à prime abord... Il faut prendre conscience que cela sert le but de rééduquer ou préparer les jeunes esprits, par la suggestion et sans la confrontation directe avec le parent ou les communautés religieuses. On sème des petites graines de doute qui sauront germer bien des années plus tard. Cette attitude de non-confrontation est cohérente avec l'approche de type phénoménologique. Mais le but sera éventuellement atteint : mener l'élève ou la personne que l'on veut déprogrammer ou rééduquer, à la déduction qu'ils feront éventuellement eux-mêmes; ici, face aux héros mythiques des films et BD, déduire que plusieurs autres récits peuvent donc être mythiques, c'est-à-dire faux. Certains seront peut-être attirés par une religion (ex. le bouddhisme), mais ils pourront s'en désintéresser plus tard dans le processus de déconstruction (ex. lors de l'étude de la psychologie pour démontrer l'influence des groupes ou des attentes sur les comportements et perceptions subjectives). Un enfant issu d'une famille musulmane pourra douter de la véracité des faits entourant l'enfance, l'appel et les révélations de Mahomet, et de même un enfant juif pourra douter de la véracité de la Torah ou de la loi de Moise. L'enfant de milieu chrétien pourra faire le lien entre les héros et la naissance miraculeuse et les miracles de Jésus, sa grande sagesse de préadolescent ou sa divinité et résurrection. La suggestion subtile mais présente : Jésus n'est-il rien d'autre qu'un héros mythique, idéalisé ? La réponse espérée par le programme ECR est oui. S'il y a délibérations en classe et que l'on parvient à cette conclusion, évidemment ce n'est pas le cours qui le dit, ni le professeur, mais le groupe est parvenu à cette conclusion de la majorité. L'illusion de la neutralité d'ECR et du MELS reste intacte.

[...]

Qui sont les intégristes intolérants aujourd'hui ?

Le sociologue québécois Gary Caldwell (en 1995-1996, il a été membre de la Commission États généraux sur l'éducation) a fait une observation un peu choquante, mais qui doit être entendu dans le contexte qui nous intéresse (2000:23) :
« De nos jours, on se méfie beaucoup des groupes intégristes. On ne veut même pas les entendre. Mais les vrais intégristes, dans notre société, ce sont souvent ceux qui gèrent l'appareil public. »
Dans la perspective postmoderne, malgré la rhétorique de la tolérance, on constate qu'il n'y a qu'une seule manière de voir les choses qui soit crédible et toute dissidence sur la place publique sera non seulement rejetée, mais étouffée. Tout au plus, la dissidence peut exister dans le monde virtuel de la vie privée, à condition de ne jamais s'exprimer... On n'a qu'à penser à des questions telles que le réchauffement de la planète, aux droits des gais ou le droit à l'avortement. Sur ces questions et sur bien d'autres, on a le choix entre l'illumination des conceptions progressistes et puis, de l'autre côté les ténèbres des préjugés prémodernes. Les centres de pouvoir religieux postmodernes ce sont les médias, l'industrie du divertissement et des milieux universitaires sont tous sous l'emprise d'une hypocrisie manifeste. Nous faisons face donc à une idéologie qui prêche la liberté de pensée et d'expression en toute occasion, mais qui pratique l'intolérance absolue vers toute dissidence.






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« Présenter les religions à l'enfant comme des manifestations de l’esprit créateur humain, tout aussi légitimes que la sienne »

Article intéressant sur la fausse neutralité du cours d'éthique et de culture religieuse.

Extraits :
Le cours d'Éthique et culture religieuse (ECR) à l'école s'appuie officiellement sur les recommandations du rapport et des études coordonnées par le Groupe de travail sur la place de la religion à l'école (dépôt officiel en 1999). Selon l'Étude 1 du rapport Proulx, l'approche phénoménologique était celle privilégiée par un programme étudié et recommandé comme idéal : « Son approche s’inspirait surtout de la phénoménologie » (Ouellet et al., 1999, p. 81).

Ces documents officiels fournissaient le cadre et l'orientation de l'Enseignement culturel des religions pour les devis pédagogiques futurs. Le nom officiel du cours a été changé pour celui d'Éthique et culture religieuse, question de faire davantage ressortir qu'il aborde aussi les points de vue non religieux (et ajoutons parfois très anti-religieux) du monde.

Fait intéressant, dans son rapport officiel, le Groupe de travail sur la place de la religion à l'école a pris une position étonnante, laquelle donnait le ton à la mise en place de l'ECR, pour la décennie qui allait suivre :

« L’un des moyens de développer l’ouverture et la tolérance à l’école est d’initier l’élève aux différentes cultures et aux différentes religions et de les présenter comme des manifestations de l’esprit créateur humain, tout aussi légitimes que la sienne » (note 1).

Tel que prévu dès le tournant de l'année 2000, l'assise de l'ECR est donc, dans le même esprit, celle des sciences humaines et plus particulièrement de la phénomélogie de la religion (voir note 2). L'approche phénoménologique (déjà identifiée dans les orientations de 1998-2000, surtout par la contribution de l'Étude 1), a été confirmée le 10 juin 2009, par le témoignage devant la cour, du philosophe Georges Leroux, spécialiste et pro-ECR dans le procès qui oppose le collège Loyola contre le Ministère de l'Éducation, du loisir et du sport (MELS).

Le témoin a précisé en cour, le 10 juin, que l'approche du cours d'ECR envers les religions n'était pas « phénoméniste », mais plutôt « phénoménologique » (Troisième journée du procès de Loyola contre la ministre Michelle Courchesne : Mercredi 10 juin 2009).

L'approche phénoménologique n'est pas neutre à l'égard des religions qu'elle étudie

Il est important de savoir que la phénoménologie, une philosophie à peine centenaire, appliquée à l'étude des religions, les réduit à la somme de « phénomènes religieux » disparates; une forme de dissection. Toutes les expériences religieuses sont soit humaines, soit psychologiques, soit inexpliquées ou inexplicables; des manifestations qui s'équivalent plus ou moins. Tout est ramené au niveau de la culture. Les plus engagées parmi les religions abordées, sont bientôt interprétées comme inférieures et déséquilibrées (ex. christianisme, judaïsme, islam).

De plus, les religions comparées par bribes (phénomènes), cessent de former un tout.






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samedi 10 octobre 2009

Ministre veut imposer et pas dialoguer sur le fond

Michel Hébert, dans le Journal de Québec, parle du fait qu'une ministre veut imposer le multiculturalisme et refuse de dialoguer sur le fond. On connaît cela depuis quelques années dans le domaine de l'éducation, mais cette fois c'est pour la fonction publique :
La question posée jeudi par la députée adéquiste Sylvie Roy était simple comme bonjour: « Est-ce que vous êtes d'accord avec le fait qu’un homme puisse exiger d'être servi par un homme à la SAAQ ? C'est simple, ça. Répondez-moi ! »

Mais, comme le PQ avant elle, Mme Roy n’a pas obtenu une réponse claire de Yolande James. En fait, la jeune ministre de l’Immigration fait comme Jean Charest et refuse de débattre du fond des choses. Même quand elles sont simples.

Le gouvernement devrait pourtant dire si oui ou non, il est acceptable qu’au comptoir d’une société d’état, un homme puisse refuser d’être servi par une femme pour des motifs religieux. C’est normal ou ça ne l’est pas, au XXIe siècle ?

[...]

À bout d’arguments, Mme James a laissé tomber : « Tout ce qui est déraisonnable reste déraisonnable. On ne fait aucun compromis en ce qui concerne l’égalité entre les hommes et les femmes »…. La Société de l’assurance automobile du Québec n’a donc fait aucun compromis ! Comment se fait-il alors que les Québécois, à commencer par Denise Bombardier, pensent tous le contraire?

Le Syndicat de la fonction publique, tout comme le Conseil du statut de la femme du Québec, croient aussi que nous sommes confrontés à une brèche dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.

La présidente du SFPQ, Lucie Martineau, et celle du CSF, Christiane Pelchat, ont pris des positions courageuses car il aurait été plus facile pour elles de faire des bulles comme Mme James.

Autre chose à retenir : en poussant cette dernière au front, M. Charest espère éviter les questions identitaires et limiter le débat public autour du projet de loi 16 « favorisant l’action de l’Administration à l’égard de la diversité culturelle ». Ceux qui auront des reproches à faire seront immédiatement soupçonnés de racisme.

La balle aux technocrates

Vague à souhait, ce projet de loi compte moins de vingt articles mais exigera des fonctionnaires des « mesures pour accroître l’ouverture de la société à la diversité culturelle ». Le gouvernement se fie donc aux technocrates pour déterminer ces mesures, le public, lui, sera judicieusement tenu à l’écart.

Ce projet de loi assure aussi un bel avenir au Conseil des relations interculturelles du Québec, un des nombreux ovnis du périmètre comptable québécois, dont le mandat sera d’accumuler des preuves de discrimination dans tous les champs de compétence gouvernementaux.

Sous l’œil vigilant des templiers du Conseil du trésor, un «plan d’action en matière de gestion de la diversité culturelle» sera imposé dans tous les ministères et les organismes publics du Québec. Des centaines d’entités administratives se mettront en mode « diversité ».

Le gouvernement libéral fait donc le choix du multiculturalisme affirmatif. C’est une valeur canadienne à laquelle souscrit personnellement M. Charest, estime la chef du PQ, Pauline Marois. Yolande James préfère évoquer le « vivre-ensemble », le bon voisinage multiethnique et gentil comme tout.

Le Québec, a-t-elle dit l’autre jour, a fait « le choix de l’immigration ». Mais avons-nous troqué notre identité nationale historique pour une équivalence cosmopolite ? Pas sûr ! Dans le numéro d’octobre de l’Action nationale, Mathieu Bock-Côté présente les choses ainsi : « La conversion des sociétés occidentales au multiculturalisme est une conversion forcée, pilotée par une technocratie militante qui a détourné les institutions publiques de leur fonction protectrice pour les mettre au service d’une politique thérapeutique censée reprogrammer l’identité des collectivités selon le modèle de l’égalitarisme identitaire ». Différents mais tous pareils, devrait proclamer le gouvernement Charest.

Au Québec, la force du mouvement nationaliste a ralenti le cours des choses et la technocratie québécoise accuse une sorte de « retard multiculturel ». La loi 16 servira à rattraper ce retard. Le gouvernement ne le dit pas ainsi, mais c’est bien de cela qu’il s’agit: le multiculturalisme s’imposera d’abord dans l’administration de l’état [M. Hébert oublie l'école] et son incrustation sera faite ensuite partout ailleurs. L’essayiste et philosophe québécois, Carl Bergeron (L’Intelligence conséquente), affirme que, depuis la crise des accommodements de 2007, la technocratie québécoise cherche à « imposer sa doctrine comme nouvelle référence morale ». Avec l’aide du gouvernement libéral, elle y parviendra peut-être...
Notons que le PQ est mal placé pour faire la leçon, il a approuvé le virage multiculturaliste dans l'enseignement avec l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse. Il n'est venu que tardivement à résipiscence sur le cours d'histoire qu'il dit désormais vouloir changer s'il revenait au pouvoir. Le PQ ne veut surtout pas parler de natalité (il a imposé les mesures non universelles destinées aux mères qui retournent travailler plutôt que des allocations universelles) ni d'une politique d'immigration plus responsable alors que plusieurs instituts importants, comme l'Institut Fraser, répètent que l'immigration n'est pas une panacée à la crise démographique et que globalement la politique d'immigration massive (le Canada a la plus forte au monde par tête d'habitant) nuit au pays.






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jeudi 8 octobre 2009

L'instruction à domicile, une option légale

L'école à la maison, une option éducative légale au Québec.

L’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED) tiendra des séances d’information gratuites pour tous les parents qui désirent en connaître plus sur ce choix éducatif, ainsi que pour les familles faisant déjà l’école à maison, mais qui aimeraient connaitre les services qui leur sont offerts. Vous pourrez poser vos questions comme : Est-ce légal ? Comment débuter ? À quels services avons-nous accès ? Quelles sont les ressources disponibles ? La socialisation dans tout cela ?


Des séances auront lieu…

Le vendredi, 23 octobre à 19h

À Drummondville

Centre communautaire Pierre-Lemaire
325, boul. St-Joseph Ouest
Drummondville


Le samedi, 24 octobre à 9h

À Québec

Centre de loisirs St-Louis-de-France
1560 route de l'Église
Sainte-Foy

Le 24 octobre à 19h aux endroits suivants :

Gatineau

Naissance-Renaissance Outaouais
115, boul. Sacré Coeur
Gatineau

Granby

Hôtel Castel
901, rue Principale
Granby


St-Jérôme

Église St-Pierre
520, boul. Bourassa
St-Jérôme


Pour plus de renseignements ou pour réserver votre place : 514-770-3084 ou par courriel à conseil<arrobe>aqed.qc.ca,






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mercredi 7 octobre 2009

Russie — Relance de la démographie

La situation démographique russe était catastrophique avec au moins trois avortements pour une naissance et une baisse de population de 760 000 habitants par an en 2005.

Sous l’impulsion de Dimitri Medvedev, le gouvernement russe a lancé un grand plan pour la santé et la famille : primes universelles à la naissance, avantages fiscaux et crédits ou aides pour payer les loyers.

Dans son discours au Conseil de la Fédération en mai 2006, l'ex-président Vladimir Poutine a confirmé la mise en place d'une politique nataliste. Cette politique permettrait notamment aux mères de bénéficier d'une « prime de maternité » conséquente (250 000 roubles, soit 10 000 $, pour la naissance d'un second enfant et 300 000 roubles (12 000 $) pour le troisième). De plus, depuis février 2006, des « certificats de naissance » ont été introduits dans les maternités : remplis lors de la naissance d'un enfant, ils permettent à la mère de toucher sa « prime de maternité », et à la sage-femme de bénéficier d'une « prime d'assistance » de 10 000 roubles (450 $) pour chaque enfant né dans son service.

En 2007, le président de l'époque, Vladimir Poutine a déclaré dans un discours que 2008 serait l'« Année de la famille ». D'énormes affiches ornèrent les rues de Moscou en 2008.

Les résultats ne se sont pas fait attendre. Le taux de natalité a bondi de 8 % en 2007, la mortalité baissé de 5 % et, pour la première fois depuis la fin de l'URSS, la baisse de la population est enrayée.

La taux de natalité en 2009 pourrait être encore plus haut.

Par ailleurs le gouvernement russe a décidé de ne pas suivre les recommandations de l’ONU qui lui proposent d’importer un million de migrants par an.




Voir également :
  1. Québec — Nouvelle campagne pour l'immigration... aucune pour la natalité...

  2. Sans garderies gouvernementales, sans congés parentaux généralisés, la natalité canadienne augmente plus vite que la québécoise
Sources Barents Observer et agences.