C’est une merveille d’excentricité, un projet défiant tout sens commun. Le seul endroit au monde à proposer une immersion pareille. Des écoles de ce genre ont existé, bien sûr, celle-ci en prolonge l’esprit. Dans la Grande Grèce — partie sud de l’actuelle Italie — avaient fleuri celles de Pythagore, de Parménide, de Zénon. L’Accademia Vivarium Novum est la dernière du genre. Ou la première d’une nouvelle Renaissance ? Les directeurs de l’institution ne cachent pas leur ambition : « Notre projet est de réunir les villas des environs, presque toutes délaissées. Et d’en faire un campus mondial de l’humanisme, avec un centre d’art classique, une bibliothèque… », explique le Belge Julien Claeys Boúúaert, chargé de littérature latine. Il se réjouit qu’au bout d’un mois seulement, les nouveaux venus s’expriment déjà avec aisance. Il faut dire que même le jeu de Scrabble est en latin. On joue le jeu, à fond.
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
lundi 13 novembre 2023
Vivarium Novum, le dernier collège universitaire où tout se passe en latin
C’est une merveille d’excentricité, un projet défiant tout sens commun. Le seul endroit au monde à proposer une immersion pareille. Des écoles de ce genre ont existé, bien sûr, celle-ci en prolonge l’esprit. Dans la Grande Grèce — partie sud de l’actuelle Italie — avaient fleuri celles de Pythagore, de Parménide, de Zénon. L’Accademia Vivarium Novum est la dernière du genre. Ou la première d’une nouvelle Renaissance ? Les directeurs de l’institution ne cachent pas leur ambition : « Notre projet est de réunir les villas des environs, presque toutes délaissées. Et d’en faire un campus mondial de l’humanisme, avec un centre d’art classique, une bibliothèque… », explique le Belge Julien Claeys Boúúaert, chargé de littérature latine. Il se réjouit qu’au bout d’un mois seulement, les nouveaux venus s’expriment déjà avec aisance. Il faut dire que même le jeu de Scrabble est en latin. On joue le jeu, à fond.
France — Diffusion d'une enquête édifiante sur les dysfonctionnements de l’Éducation nationale scandalise internautes et enseignants
Une situation de plus en plus préoccupante. Alors que Gabriel Attal a été nommé ministre de l’Éducation nationale il y a quelques mois, il doit faire face à de nombreux enjeux. Si le harcèlement scolaire est un sujet de plus en plus discuté sur les plateaux de télévision et dans les cours d’école, les professeurs sont en premières lignes face aux dysfonctionnements de l’Éducation nationale. Ce dimanche 12 novembre 2023, le magazine "Zone Interdite" présenté par Ophélie Meunier a mis en lumière bon nombre de ces dysfonctionnements.
Des fautes d'orthographe, des erreurs de calcul, des phrases qui ne veulent rien dire : Clara a vu défiler pas moins de 9 enseignants en seulement 4 mois. Mais d'après sa mère c'est un défilé de professeurs incompétents...
— Zone Interdite (@ZoneInterdite) November 10, 2023
📺 #ZoneInterdite, ce dimanche à 21:10 sur M6 pic.twitter.com/BtjyBqKbS1
Comme l’affirme Ophélie Meunier en préambule, en enquêtant sur l’Éducation nationale, les équipes d’M6 ont été "choquées" : "Nous ne nous attendions pas à une telle pagaille". L’état des lieux et catastrophique : violences de plus en plus grandissante de la part des élèves, salles de cours délabrées, professeurs "payés à ne rien faire" ou absents, chaos administratif… rien ne va.
"Le naufrage de l'Éducation nationale"
Pour les besoins de leur enquête, les journalistes de "Zone Interdite" ont dû s'infiltrer en caméra cachée dans un collège, lycée et rectorat. La raison de cette discrétion ? Après un an de négociations, le ministère de l'Éducation nationale a tout simplement refusé d'autoriser les équipes à filmer. Et pour cause...
Infiltrée dans un lycée général de Bordeaux en qualité de surveillante, Julie, journaliste, a tout de suite pris la mesure de l'urgence de la situation. Dès 8h du matin, des élèves attendent devant une salle de cours, car leur professeure d'italien est absente. Et cela dure depuis trois semaines. L'après-midi, Julie tombe une nouvelle fois sur ces élèves. Cette fois, c'est leur professeur d'histoire qui est absent.
Lui aussi infiltré dans un collège difficile, Robin a dressé le même constat dès son premier jour : 11 professeur sont absents. Par conséquent, des dizaines d'élèves errent dans les couloirs du collège pour éviter de finir en salle de permanence.
Sur X, cette pénurie de professeurs pointée du doigt par les équipes de "Zone Interdite" a scandalisé la Toile. Pour beaucoup d'internautes - dont certains eux-mêmes professeurs - l'émission de M6 ne fait que stigmatiser la profession, soulignant l'absence des professeurs...
L'enquête choc de #ZoneInterdite sur "l'Éducation nationale au bord du gouffre" scandalise la Toile. Séquence 1 : l'absentéisme des professeurs pic.twitter.com/4RWShLWQ9z
— Jean-Robert (@Jean_Robert_29) November 13, 2023
Mais les téléspectateurs ont très vite découvert les raisons de cette pénurie de professeurs. Pour comprendre, une journaliste de "Zone Interdite" s'est infiltrée dans un rectorat, au sein du service chargé de remplacer les professeurs absents. La journaliste infiltrée y a fait la connaissance d'une fonctionnaire complètement dépassée par les nombreux coups de téléphone qu'elle reçoit chaque jour. Des appels de proviseurs qui recherchent d'urgence des professeurs remplaçants. Face caméra, la fonctionnaire l'avoue : elle a fini par filtrer les appels de parents d’élèves. Sa journée se finit à 16h30.
L'enquête choc de #ZoneInterdite sur "l'Éducation nationale au bord du gouffre" scandalise la Toile. Séquence 2 : la violence endémique pic.twitter.com/FugAvhO2f4
— Jean-Robert (@Jean_Robert_29) November 13, 2023
Une désorganisation administrative qui s'ajoutent aux techniques de recrutement lunaires au sein de l'Éducation nationale. Face à la pénurie, des candidats absolument inexpérimentés sont engagés. Certains n'ont même jamais enseigné ou passé le concours pour devenir professeur. Là encore, devant M6, de nombreux internautes ont été scandalisés par l'illustration de cette réalité frappante...
L'enquête choc de #ZoneInterdite sur "l'Éducation nationale au bord du gouffre" scandalise la Toile. Séquence 3.1 : l'entrisme islamique pic.twitter.com/nvowovAkfo
— Jean-Robert (@Jean_Robert_29) November 13, 2023
L'enquête choc de #ZoneInterdite sur "l'Éducation nationale au bord du gouffre" scandalise la Toile. Séquence 3.2 : la réponse de l'école face à cet entrisme islamique pic.twitter.com/mEpN8ySupL
— Jean-Robert (@Jean_Robert_29) November 13, 2023
dimanche 12 novembre 2023
Vivre-ensemble — Une école juive à nouveau ciblée par des coups de feu à Montréal
Des tirs ont été entendus vers 5 h par plusieurs citoyens. Un véhicule aurait ensuite été vu en train de quitter rapidement les lieux. Des policiers ont trouvé des impacts de balle et des douilles. Aucun individu ne se trouvait dans l’établissement au moment de l’évènement, a précisé le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Les élèves étaient attendus sur les bancs d’école dimanche. Les cours ont été annulés. Le SPVM a érigé des périmètres de sécurité et a déployé des enquêteurs et des techniciens en identité judiciaire afin d’éclaircir les circonstances des évènements.
« C’est un geste odieux et nous n’accepterons pas que Montréal soit le théâtre de tels actes », a déclaré la mairesse de Montréal, Valérie Plante sur la plateforme X. « Il faut absolument combattre l’antisémitisme. Tous les Montréalais et toutes les Montréalaises ont le droit de se sentir en sécurité », a-t-elle ajouté.
« C’est horrible »
L’évènement a également été dénoncé avec fermeté par des représentants de la communauté juive de Montréal. « C’est horrible. C’est une continuité des actes de terreurs qui ont commencé dans ma synagogue à Dollard-des-Ormeaux », s’est exclamé Henry Topas, directeur régional de l’organisation juive B’nai Brith Canada pour le Québec, rencontré par La Presse devant l’école.
Mardi, la synagogue de la congrégation Beth Tikvah et les locaux de la Fédération CJA, un organisme qui représente les Juifs de Montréal, ont été la cible de deux cocktails Molotov, mardi. Les engins incendiaires ont été tirés en pleine nuit sur ces deux établissements situés l’un à côté de l’autre, dans un quartier résidentiel de l’Ouest-de-l’Île.
Un cocktail Molotov a visé la synagogue de la congrégation Beth Tikvah mardi.
Jeudi, ce sont deux écoles juives, dont l’école Yeshiva Gedolah, qui ont été visées par des coups de feu. Ce sont des employés des écoles qui ont remarqué les dommages aux bâtiments à leur arrivée au travail jeudi matin.
Hausse importante des « crimes de haine »
À la suite de l'attaque initiale du Hamas le 7 octobre, les crimes de haine contre les juifs et les musulmans à Toronto ont explosé, faisant plus que doubler le total pour toute l'année 2022 en seulement trois semaines, comme l'indique la police.
Sources : la Presse et Reuters
Voir aussi
Norvège — Les écoles chrétiennes menacées par le budget prévisionnel 2024
Certaines pourraient fermer. Les écoles chrétiennes de Norvège ont découvert avec grand étonnement le plan du gouvernement. Présenté le 6 octobre, le budget prévoit en effet une réduction des subventions aux établissements scolaires de 4,3 millions d’euros. D’ici cinq ans, le gouvernement projetterait ainsi d’économiser environ 42 millions d’euros, selon le quotidien Vart Land.
« C’est très grave »
Cette réduction de subventions concerne au moins 110 établissements chrétiens. Conseillère principale de l’Association des écoles chrétiennes libres, Sidsel Høland Olausson exprime son désarroi: «C’est très grave et cela signifie que les écoles doivent licencier du personnel. Nous imaginons également que des écoles devront fermer à cause de cela».
Par ailleurs, l’ancien Ministre des Finances (janvier 2020 et octobre 2021), Jan Tore Sanner incite le gouvernement «à retirer la proposition et à proposer un ajustement dans le budget». Le parlementaire du Parti conservateur pointe le «manque de dialogue» avec les organisations d’écoles indépendantes. Selon lui, la proposition envoyée aux établissements en janvier 2022 est «peu documentée et mal formulée».
Les activistes de la cause transgenre et de l'ultraféminisme ont pris une place considérable dans Wikipédia, instances dirigeantes comprises
L’activisme transgenre est-il compatible avec l’histoire du cyclisme ? Cette question, en apparence farfelue, a provoqué un débat houleux entre contributeurs de Wikipédia. Il était question de Robert Millar, grimpeur écossais, quatrième du Tour de France 1984. Aujourd’hui âgé de 65 ans, Robert Millar (ci-contre lors du Tour de France 1993) se fait appeler désormais Philippa York. Après son retrait des pelotons, en 1996, le coureur a déclaré vouloir « changer de genre ». C’est sous ce nom qu’il apparaît dans Wikipédia.
Bien entendu, aucun passionné de cyclisme ne se souvient d’une quelconque Philippa York qui aurait brillé un jour dans le peloton professionnel masculin. Malgré tout, des contributeurs sont montés au front ces dernières années, dans le but d’effacer toute référence à « Robert Millar » de la page. Ils agissaient sous pseudonyme, comme c’est souvent le cas sur l’encyclopédie en ligne.
La bataille entre contributeurs a été acharnée. Les uns effaçaient Robert Millar, les autres le réinscrivaient. « “@Nattes à chat”, je vois que tu as annulé le nom du coureur entre parenthèses sous sa photo », déplore « Cymbella » le 17 décembre 2019 en rappelant quelques principes de base de l’encyclopédie. « Le nom de Philippa York n’est pas cité dans les ressources relatives au sport, l’utiliser seul pour désigner le coureur s’apparenterait à un non-respect des sources et à une réécriture de l’histoire. »
Idéologie diffuse
« Philippa York est une personne et une seule », rétorque « Clairegris » un an plus tard, alors que la page a été une énième fois modifiée. « Robert Millar » est un deadname [un morinom], considère-t-elle. Il doit disparaître ! « Le fait que ma rédaction de sa page est (sic) été vandalisée avec de telles justifications scabreuses (parce qu’il n’y a pas d’autre terme) me donne [re-sic] envie de vomir. » Et la contributrice anonyme de lancer : « C’est bel et bien Philippa York qui a gagné le grand prix de la montagne du Tour de France 1984. » Une affirmation que même Philippa York ne soutient pas. Elle est bien placée pour mesurer l’écart considérable qui sépare les performances des hommes et celles des femmes, à haut niveau, dans les sports d’endurance. Différentes études concluent à un différentiel de puissance de 35 % à 40 %, soit le gouffre séparant un vainqueur du Tour de France d’un honnête amateur.
samedi 11 novembre 2023
Le Totalitarisme sans le goulag, le nouveau livre de Mathieu Bock-Côté
Sur l'antisémitisme supposé du Front National lire Bruno Gollnisch, ancien député à l’Assemblée Nationale et au Parlement européen, ancien Vice-Président du Front National et membre du Conseil National du RN.
Nos sociétés veulent croire que ce qu’elles appellent « l’extrême-droite » les menace existentiellement, comme si elle sortait des enfers pour les y ramener avec elle.
Cette catégorie politique fantomatique, indéfinissable, manipulée et instrumentalisée, sert essentiellement à étiqueter tous ceux qui s’opposent au régime diversitaire. Mais pas seulement : toute personnalité de gauche n’adhérant pas à la doxa ambiante est désormais frappée de cette marque de l’infamie.
La lutte contre la prétendue « extrême-droite » justifie aujourd’hui une suspension progressive des libertés, le retour de mécanismes d’ostracisme et un contrôle social croissant, prétendant éradiquer le mal du cœur de l’homme. En d’autres mots, ce n’est pas « l’extrême-droite » qui nous menace, mais la lutte contre « l’extrême-droite » qui nous conduit au totalitarisme. Je sais cette thèse contre-intuitive. Je me donne la mission ici de la démontrer.
Mathieu Bock-Côté
Introduction. Le retour de la question totalitaire
Chapitre 1. L’extrême-droite introuvable
- La France, l’extrême-droite et la culture du cordon sanitaire
- L’enjeu d’une définition : argument géographique et argument idéologique
- Détour par l’extrême-centre macronien — une redéfinition de l’argument géographique au temps du peuple factieux
- L’extrême-droite comme tradition idéologique
- En quoi les thèmes de l’extrême-droite sont-ils d’extrême-droite ?
- Faut-il parler au diable ? Faut-il aller chez lui ? Que dit-on d’un homme lorsqu’on dit qu’il est d’extrême-droite ?
- L’extrême-droitisation comme technique de verrouillage du débat public
- Du sentiment d’insécurité, ou l’accusation de paranoïa lancée à ceux qui découvrent la diversité compliquée
- De la récupération politique : que faire du fait divers ?
- L’art de nier l’existence des peuples, ou le rôle très particulier du démographe lyssenkiste dans le régime diversitaire
- Nous sommes tous des immigrés, ou l’abolition du peuple historique : retour sur l’exemple québécois
- De l’inexistence des sexes : le rôle du sociologue du genre
- La théorie de la discrimination systémique — ou comment le régime diversitaire justifie une ingénierie sociale permanente
- Une esthétique de la laideur, ou l’inversion du beau et du laid
- Fonction de la novlangue inclusive
- L’intelligence artificielle et le devenir de l’homme avatarisé
- Surveiller et punir : logique de la peine de mort sociale
- La fin de la vie privée dans un monde connecté
- Interdire l’extrême-droite
- Le rôle des procès politiques et le prochain registre des propos haineux
- Interdire la critique de la théorie du genre
- Retour sur la pandémie et réflexions sur les nouvelles modalités du contrôle social
- Vers un contrôle politique des médias : la propagande d’État au nom du consensus scientifique et pour lutter contre la désinformation
- Le sort des dissidents, et la punition des réfractaires
- De l’URSS à l’EURSS ?
- Penser contre les commissaires politiques
Vers un vivre-ensemble autoritaire ?
Le pouvoir, qui connaît un réveil tardif, s’avoue inquiet. Du salafisme, il se méfie : pourquoi les musulmans n’adopteraient-ils pas un islam dit « modéré », autrement nommé « républicain » ? Pourquoi les musulmans n’adapteraient-ils pas leur pratique religieuse et leurs habitudes sociales au pays qui les accueille ? Ceux qui disent cela oublient qu’il existe en France une contre-société islamique suffisamment nombreuse pour résister à l’assimilation et avec une force d’attraction suffisante pour attirer puis intégrer les populations nouvelles. Une formule revient souvent : on parle d’enclaves étrangères qui ne disent pas leur nom. La formule semble à certains brutale. Elle est néanmoins exacte.
On ne semble surtout pas comprendre que les cultures ne cohabitent pas naturellement et que, lorsque plusieurs se retrouvent sur un même territoire, l’une d’entre elles finit par prédominer. À moins qu’elles ne se séparent, ce que confirme la partition objective du territoire, observée depuis plus de vingt ans.
On se propose alors de créer du vivre-ensemble — c’est le terme technocratique qui s’est substitué à l’identité nationale, qui était une identité organique, ne se réduisant pas aux catégories juridiques fixées par l’état. Pour cela, on lance alors une grande croisade contre l’intolérance, ou la haine, ou le racisme, ou l’antisémitisme, mais sans jamais les caractériser — car si on les caractérisait, apparemment, on discriminerait. L’universalisme républicain exige qu’on traite la population sans tenir compte des références identitaires qui la divisent, qui la clivent — sans distinguer non plus entre le peuple historique d’un pays et les populations nouvelles qui s’y installent sans en prendre le pli identitaire. Ce qui entraîne une déréalisation des termes les plus courants. On le voit avec le mot « Français », réduit à sa signification administrative, même si le vocabulaire courant opère encore une distinction élémentaire entre la nationalité administrative et la nationalité existentielle — et cela, même si les vigilants du régime diversitaire veulent assimiler cette distinction à « l’extrême droite ».
Sur le plan religieux, pour ne pas donner l’impression de cibler l’islam, plusieurs soutiennent qu’il faut faire preuve d’une égale vigueur à l’endroit de toutes les religions, comme si chacune posait les mêmes problèmes. On trouve toujours pour cela de vieilles ou nouvelles gloires pour expliquer que la grande querelle de notre temps serait encore celle entre la « laïcité » et la « religion ». De passage sur LCP, Vincent Peillon a ainsi osé affirmer que lorsqu’il avait voulu imposer à l’école la « lutte contre les stéréotypes de genre, ce n’était pas l’islam radical — il y en avait un peu — (qu’il avait) en face de (lui), mais des catholiques exacerbés et d’une violence sans limites ». Une telle audace dans l’outrance relève du génie comique : en France, c’est le catholicisme qui pose problème. Ce propos représente bien le logiciel des élites agonisantes qui gouvernent encore nos pays.
[Note du carnet:
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| Peillon en verve |
Peillon est un anticatho écumant de la vieille école, un laïcard radical rageur très XIXe siècle. Il a publié un ouvrage en 2008 intitulé La Révolution française n’est pas terminée, il y écrivait : « Il faut que nous inventions, pour instaurer la république, une spiritualité voire une religion ». (Voir notre billet avec extrait de son livre et vidéos.) Il y affirmait aussi :
« c’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin ».Et évidemment, l’école sera le temple de cette nouvelle religion :
« c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi ».On comprend alors dans le détail les grands thèmes qu’il impose à l’éducation nationale :
– La scolarisation précoce des enfants,
des enfants de moins de trois ans annoncée le 10 septembre par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault dans le but, selon lui, de « lutter contre la délinquance », mais qui correspond en tous points à l’idée de coupure totale de l’enfant d’avec autre chose que la République socialiste :
« Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… ».
On en arrive à la grande inversion identitaire de notre temps. Un peuple historique qui refuse d’être dépossédé de son pays ou qui refuse d’y être traité comme une communauté parmi d’autres est accusé de racisme. Il est désormais de trop chez lui. Quant à l’unité nationale, elle devra se faire contre ceux qui résistent à cette dépossession. On avait déjà constaté qu’un pays qui ne maîtrise pas ses frontières en reconstitue de nouvelles à l’intérieur de son territoire : c’est la société digicode. On constate aussi qu’il voudra rééduquer sa population, ce qui exige tout à la fois un contrôle du discours public et une intrusion sans précédent dans la vie privée, pour réformer les mœurs, pour les accorder à la morale inclusive. On y verra sans se tromper la marque du totalitarisme diversitaire.
Nashville : 3 enfants et 3 adultes abattus dans une école privée chrétienne par une meurtrière trans (m à j : menaces préalables, motifs écrits)
Mise à jour du 11 novembre
Sept policiers de Nashville placés en service administratif après la fuite du manifeste de la fusillade
Sept policiers de Nashville, dans le Tennessee, ont été placés en service administratif dans le cadre de l’enquête de leur département sur la fuite d’écrits de « manifeste » laissés par le tireur qui a tué six personnes dans une école primaire chrétienne plus tôt cette année.
Le département de police métropolitain de Nashville (MNPD) a déclaré mercredi dans un bref communiqué que les affectations administratives des agents étaient « absolument non punitives » et avaient été ordonnées « pour protéger l’intégrité de l’enquête en cours et en cours ».
La police a déclaré depuis le jour du massacre de l’école Covenant que le suspect avait laissé derrière lui un « manifeste » et d’autres écrits, mais le contenu de ce matériel a été gardé scellé par les enquêteurs. Trois élèves de 9 ans et trois adultes ont été tués lors de l’attaque du 27 mars. Le suspect a été abattu par la police sur les lieux.
Les images de trois pages d’écriture ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux lundi après avoir été publiées sur le site Web de l’émission « Louder with Crowder », qui prétend avoir « obtenu en exclusivité » les photos.
Mise à jour du 7 novembre
Selon le New York Post quelques pages de la meurtrière de Nashville auraient été publiées.
Datée du 3 février 2023, soit quelques semaines avant la fusillade, une page s’en prend aux enfants aisés « avec leurs privilaiges [sic] de blancs [sic] ».
« Ces crackers [petits blancs ruraux], qui vont dans des écoles privées huppées avec leurs kwakis [sic] et leurs sacs à dos de sport huppés », aurait écrit la meurtrière. « Avec les mustangs et les décapotables de leur papa. Va te faire f*tre, petit c*n. J’aimerais te tuer, espèce de petit c*n avec ta tignasse de cheveux jaunes. J’veux tous vous tuer petits blancs. Tas de pédales. » La meurtrière trans avait déjà fréquenté l’école visée, a indiqué la police après le massacre. Les policiers qui sont arrivés l’ont abattue à l’intérieur du bâtiment.
Mise à jour du 28 mars
Les victimes ont été tuées lors de l’attaque à la Covenant School (École de l’Alliance), ont indiqué les autorités. La police de Nashville a déclaré que des officiers ont engagé le combat avec le tireur et l’ont tué. Il s’agit d’une femme qui se disait homme de 28 ans, elle portait deux « fusils d’assaut » et une arme de poing.
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| Six personnes, dont trois enfants, ont été tuées par balles lundi matin dans une école primaire chrétienne de Nashville |
Le tireur a été identifié comme étant Audrey Elizabeth Hale, une résidente de Nashville, qui s’identifiait comme un homme transgenre. Les enquêteurs effectuaient des recherches à un domicile lié à cette personne. Le chef de la police de Nashville, John Drake, a déclaré qu’Audrey Elizabeth Hale s’était préparée à la fusillade, notamment en rédigeant un manifeste que la police n’a toujours pas rendu public. Pourquoi ?
« Nous avons également établi que des cartes de l’école avaient été dessinées avec des détails sur les points d’entrée surveillés. Par le passé, elle a été élève dans cette école », a déclaré le chef de la police. « Il y avait un véhicule à proximité qui nous a fourni un indice sur son identité. »
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Une enfant pleure dans le bus qui l’emmène de l’école Covenant, à la suite de la fusillade |
Hale était armée de deux armes de type AR, dont un fusil et un pistolet, et d’une arme de poing. Deux des armes pourraient avoir été achetées légalement dans la région de Nashville, a indiqué M. Drake. Les enquêteurs se penchent sur un mobile possible, mais n’ont pas divulgué de détails.
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| La police de Nashville est intervenue à la suite d’une fusillade à l’école Covenant dans le Tennessee |
Les responsables du centre médical ont indiqué que trois jeunes écoliers avaient été transportés à l’hôpital pour enfants Monroe Carell Jr. de Vanderbilt avec des blessures par balle. Les trois ont été déclarés morts après leur arrivée. Les trois autres adultes ont également été déclarés morts à la suite de l’attaque. Tous trois faisaient partie du personnel de l’école.
La police a identifié les victimes comme étant Evelyn Dieckhaus, Hallie Scruggs et William Kinney, tous âgés de 9 ans, Cynthia Peak, 61 ans, Katherine Koonce, 60 ans, et Mike Hill, 61 ans. Koonce était la directrice de l’école Covenant, selon le site web de l’école. Hallie Scruggs était la fille du pasteur principal de la Covenant Presbyterian Church, Chad Scruggs.
L’école Covenant est un établissement privé chrétien qui accueille des élèves jusqu’à la 6e année avec près de 200 élèves, selon son site Internet.
L’école Covenant a été fondée en 2001 et a des frais de scolarité annuels compris entre 7 250 $ américains pour une école maternelle de trois jours et 16 500 $ par année du primaire. L’école concentre son programme sur la théologie biblique, où les étudiants suivent des cours sur la Bible ainsi que des cours d’éducation standard, la devise de l’école étant « Guider les cœurs, responsabiliser les esprits, célébrer l’enfance ». L’école est située dans le quartier aisé de Green Hills, juste au sud du Bluebird Cafe de Nashville, un endroit apprécié des musiciens et des auteurs-compositeurs.
Le chef Drake et d’autres responsables ont à plusieurs reprises qualifié la suspecte, née de sexe féminin, d’« elle ».
La police a déclaré qu’elle était transgenre et qu’elle utilisait en ligne les pronoms « il » et « lui ».
La tueuse s’est décrite comme « lui » sur sa page LinkedIn, qui mentionnait des emplois récents dans la conception graphique et la livraison d’épiceries.
Mme Hale disposait également d’un compte sur les réseaux sociaux où elle faisait la promotion de son art et où elle se désignait par le nom d’Aiden.
Norma Hale a parlé à ABC News peu après que sa fille Audrey Hale, 28 ans, a été désignée comme la tireuse.
Mme Hale a déclaré : « C’est très, très difficile en ce moment. Je crois que j’ai perdu ma fille aujourd’hui ».
Norma a ensuite demandé à ce que son intimité soit préservée, car sa famille a du mal à faire face à l’ampleur des actes commis par sa fille décédée.
Les propres messages de Norma décriant les fusillades dans les écoles et appelant à un contrôle accru des armes à feu sont apparus à la suite du massacre de Hale dans l’école qu’elle avait fréquentée.
Le 21 février 2018, elle a publié sur sa page une pétition visant à rendre illégaux les chargeurs d’armes à feu de grande capacité, en réponse aux horreurs commises à l’école primaire Sandy Hook en 2012. Selon la police, les parents d’Audrey Hale ont affirmé qu’ils pensaient qu’elle avait vendu ses armes à feu achetées légalement après avoir exprimé leur désapprobation.
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Enfants élevés par des couples homos deux fois plus susceptibles d’être déprimés et obèses
Étude suédoise : les « mariés » de même sexe sont trois fois plus susceptibles de commettre un suicide
Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels
Réflexions sur l’antichristianisme primaire en Occident
France — 90 % du vandalisme et profanations de lieux de cultes visent des églises (deux par jour !)
Premier ministre Trudeau directement impliqué dans discrimination contre camps d’été confessionnels
ECR — Élève : à Noël on fête la naissance de Jésus, enseignant : c’est faux (rediff)
Québec — « La complaisance pour l’extrême gauche » (à l’université, dans les médias)
vendredi 10 novembre 2023
La sous-scolarisation des hommes n'intéresse pas le pouvoir
Avouons-nous la vérité! Si la sous-scolarisation touchait les femmes, on en parlerait tous les jours, il y aurait un plan d’action impliquant tous les ministères. Pour les hommes, on se contente d’un sous-chapitre dans un document des Finances sur la perte de productivité.
Seuls 69% des garçons obtiennent leur diplôme secondaire dans les délais prévus. Seuls 41% des diplômés au Québec sont des gars. C’est la plus faible proportion de tout le Canada.
Évidemment, les garçons n’obtenant pas leur diplôme d’études secondaires, la sous-scolarisation se prolonge et s’aggrave au niveau collégial et universitaire. Au dernier relevé, il y avait 185 000 femmes dans les universités québécoises contre seulement 128 000 hommes.
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Les gouvernements surestiment-ils le rendement économique des diplômes universitaires ?
Pierre Vermeren: « Les jeunes hommes sont-ils en trop dans la société » ?
Les gars, l’école et le Conseil du statut de la femme
Québec : le problème grave de réussite des garçons francophones
Discrimination — Les lesbiennes gagnent plus que les hétérosexuelles.
Le cerveau des hommes et celui des femmes seraient connectés différemment
L’État [et ses emplois à l’abri des aléas économiques] se féminise et se « diversifie »
La politique migratoire de masse du Canada, un débauchage néocolonialiste des talents ?
«Ça dépouille, bien évidemment, cette fuite de cerveaux. Nos pays sont en pénurie de cadres de qualité. Au Bénin, nous ressentons le coup», lance Luc Isidore Takpa, consul honoraire à Montréal -le Bénin n’a plus d’ambassade au Canada. «On n’arrive pas à atteindre le niveau d’expertise de ces pays [occidentaux] parce qu’il y a fuite», ajoute-t-il. Il raconte que le Bénin vit un boom similaire à ce qu’a vécu le Québec lors de la Révolution tranquille. Tout est en construction. Mais le manque de connaissances oblige le pays à faire appel à la Chine, qui débarque avec ses ouvriers et repart ensuite avec son savoir-faire.
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| La colline parlementaire d'Ottawa surplombe la rivière des Outaouais |
Bafétigué Ouattara, l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire, abonde. «Il n’y a de richesse que l’Homme. Le développement est porté à bout de bras par les ressources humaines, par des compétences, et sans ces compétences, la crème de notre société s’en va. Le développement ne peut pas être harmonieux.» La Côte d’Ivoire, donne-t-il en exemple, est le plus grand producteur de cacao au monde, mais il aurait besoin de savoir-faire pour le transformer à domicile et ainsi encaisser la plus-value.
Au Maroc, expose l’ambassadrice Souriya Otmani, ce sont de 8000 à 10 000 cadres supérieurs qui quittent le pays chaque année. À eux s’ajoutent des spécialistes divers. Bon an mal an, dit-elle, la moitié des 1500 diplômés de l’École Mohammadia d’ingénieurs, la principale école de génie au pays, partent. Les chasseurs de têtes marocains «travaillent maintenant exclusivement pour l’international». «Cela a un impact direct sur l’économie, les services, sur tout le développement du pays. Et c’est un investissement important du Maroc dans la formation de ces cadres dont il ne bénéficie pas.»
Tous trois plaident pour une migration qui s’inscrirait plutôt dans une perspective de co-développement. Mme Otmani donne l’exemple d’une entente entre le Maroc et l’Allemagne en vertu de laquelle un contingent de personnel médical part pour l’Europe y travailler et parfaire sa formation. Lorsqu’il revient deux, trois ou quatre ans plus tard, il ramène au pays de meilleures connaissances tandis que l’Allemagne reçoit une nouvelle cohorte. M. Ouattara aimerait pour sa part que les pays qui se servent chez lui offrent en contre-partie des ressources pour bâtir des infrastructures éducatives. [...]



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