mardi 18 avril 2023

Dangereux délinquant sexuel plaide être une femme devant le Tribunal afin d’obtenir une sentence plus clémente (m à j)

La semaine dernière, à quelques jours de connaître sa peine, le délinquant sexuel Jody Matthew Burke, a fait de nouvelles déclarations, publiant cette fois-ci un égoportrait sous forme de « story » sur Instagram. Burke y apparaît avec une robe noire, en compagnie de trois autres individus.

Selon le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ-CSN), Mathieu Lavoie, l’endroit où la photo a été prise « ressemble à une cellule de prison de façon assez convaincante ». « Ça pourrait être Bordeaux ou Rivière-des-Prairies », confirme-t-il.

Burke a également publié sur Facebook un message visant spécifiquement une gestionnaire du centre de détention de Montréal, à qui il reproche d’avoir refusé de le transférer dans une prison pour femmes parce qu’il n’a à ce jour entamé aucune procédure de changement de sexe. « Justin Trudeau, selon sa politique, dit que je me qualifie », soutient Burke, indiquant qu’il est « maintenant temps » de porter plainte.

« Être une femme trans détenue dans une prison pour homme a été très difficile à cause de l’oppression », ajoute Burke dans une autre publication.


Le ministère de la Sécurité publique, questionné par La Presse au sujet de cette publication, dit qu’il mène des vérifications pour « remonter le fil des évènements ». Le fait de publier le nom d’une gestionnaire sur les réseaux sociaux « n’est pas considéré comme une menace, mais pourrait être considéré comme de l’intimidation », a précisé la porte-parole Louise Quintin.

« Il faut que le ministre [François] Bonnardel [responsable de la Sécurité publique] réagisse, insiste Mathieu Lavoie, du SAPSCQ-CSN. Un jour, ce seront peut-être des photos d’agents correctionnels qui seront diffusées. Ça fait partie des tactiques d’intimidation que les personnes incarcérées utilisent contre le personnel carcéral », déplore-t-il.

Déjà condamné deux fois pour des agressions violentes similaires contre deux autres ex-conjointes, Burke sera fort probablement transféré dans un pénitencier fédéral une fois sa peine annoncée. En vertu d’une politique officialisée en mai dernier par le Service correctionnel du Canada, tous les détenus fédéraux peuvent demander d’être incarcérés dans le type d’établissement « qui correspond le mieux à leur identité ou expression de genre », peu importe s’ils ont entamé ou pas des procédures de changement de sexe. Seules des « préoccupations dominantes en matière de santé ou de sécurité » peuvent justifier un refus.

Billet du 26 août 2022

Confronté à une peine d’incarcération très sévère, le délinquant sexuel Jody Matthew Burke, qui a forcé son ex-conjointe à avoir des relations sexuelles avec un couteau sur la gorge, réclame d’être considéré comme une femme afin d’obtenir une sentence plus clémente.

Au terme d’un procès qui s’est étalé sur quatre ans, et durant lequel Jody Matthew Burke a changé huit fois d’avocat, la Couronne réclame qu’il soit déclaré « délinquant dangereux ».

L’homme de 46 ans, ancien entraîneur physique et spécialiste des arts martiaux mixtes dans un gym montréalais, demande maintenant qu’on l’appelle Amber et qu’on réfère à « elle » devant le Tribunal, chose que la Couronne et la Défense ont respectée depuis mercredi, lors des représentations sur sentence au palais de justice de Montréal.

Burke, qui est incarcéré depuis 2017, a été reconnu coupable en mai 2021 de huit chefs d’accusation, dont agression sexuelle armée ayant causé des lésions et menaces de mort. Il avait entièrement caché à sa conjointe et victime, Brigitte Jobin, qu’il était inscrit au registre fédéral des délinquants sexuels, pour des crimes sexuels violents similaires commis en 2005 et 2014 en Colombie-Britannique et en Ontario.

[…]

Or Burke, qui affirme s’être rendu compte de sa véritable identité sexuelle en 2019, 2020 ou 2021 – son témoignage n’est pas clair à cet effet – réclame plutôt d’être déclaré « délinquant à contrôler », ce qui lui vaudrait une peine plus clémente. Son avocate compte faire témoigner un expert qui viendra expliquer, lors d’une prochaine audience, que son passé violent est lié à sa « dysphorie de genre », une détresse liée à l’opposition entre son sexe assigné à la naissance et son identité de genre réelle.

« J’ai dû passer à travers mon propre processus pour identifier que je n’étais pas un homme », a-t-il expliqué, disant qu’il a déjà eu une aventure homosexuelle qui a ébranlé sa perception de son identité de genre, mais que ce n’est que récemment, il y a quelques semaines, qu’il a reconnu la vérité et qu’il a « eu les couilles de devenir une femme ». Il dit avoir collectionné des photos qui montrent les attributs physiques de la femme qu’il désire devenir, mais qu’il souhaite commencer son processus de changement de sexe dans un hôpital plutôt que dans une prison. « Ce serait préférable d’avoir les services et le support » d’un tel établissement, a-t-il plaidé devant le juge Jean-Jacques Gagné.

D’une carrure impressionnante, Burke a admis qu’il prend toujours de la testostérone en prison et affirmé qu’il tarde à prendre de l’hormonothérapie par « crainte des autres détenus » et des possibles attaques que lui vaudrait un changement de sexe en milieu carcéral.

[…]

Brigitte Jobin, qui a écrit un livre sur son expérience d’horreur avec Burke, ne croit pas un mot de ce qu’il affirme. « Je pense que c’est de la manipulation. Il fait ça pour s’éviter l’étiquette de délinquant dangereux, qui va le suivre toute sa vie », soutient-elle.

Source: La Presse de Montréal


Unanimisme — L’Assemblée nationale se porte à la défense des travelos lecteurs de contes pour enfants

 Réaction de Denise Bombardier à cet unanimisme et au manque de débats au Québec sur ces sujets.

Nous sommes sceptiques quant au cliché éculé de l’éducation catholique qui tarauderait les Québécois et les empêcherait de s’exprimer et de débattre. Après tout, Dieu vomit les tièdes et le travestissement est explicitement décrit comme une « abomination » dans la Bible, au livre du Deutéronome (22:5).

Cet unanimisme s’explique sans doute mieux par le manque de diversité dans les médias (le marché est étroit, la SRC hypersubventionnée y fait une concurrence déloyale), dans les écoles (tout le monde doit suivre le même programme même dans sa façon de le donner, voir les procès autour de l’imposition d’ECR à des écoles catholiques comme Loyola). Ajoutons sans doute le réflexe de faire corps sur un continent anglo-saxon où cette cohésion peut permettre d’assurer la survie d’une très petite minorité. De surcroît, la médiocrité de la députation et le poids de la discipline des partis dans un système non proportionnel ne favorisent pas l’expression de pensées hétérodoxes.

 

Le travelo au nom de scène « Barbada »

Depuis leur rejet du catholicisme et de sa morale bornée, les Québécois sont devenus allergiques à tout interdit. Ils aiment les tendances de tout acabit, les modes dans tous leurs délires et les minorités les plus visiblement provocatrices et tapageuses.

Les membres de ces minorités très militantes ont le champ plus libre, car les Québécois, qui ont déjà de la difficulté à s’exprimer en groupe, ont tendance à se réfugier individuellement dans le silence. En clair, ils sont peureux.

Ils sont habités par des phobies réelles, violentes et contradictoires. D’abord, ils craignent d’être rejetés. Disons que leur estime de soi est toujours susceptible d’être abaissée par un interlocuteur grossier qui dégaine verbalement plus vite qu’eux.

Victimes de l’éducation marquée par le péché mortel [hmmm] pour les plus âgés, ils culpabilisent à tort ou à raison. Une majorité de Québécois a la phobie de ne pas être reconnue comme progressiste selon les critères imposés par des militants idéologiques qui les font taire.

Silence

En fait, trop de Québécois sont atteints de carences affectives. La peur de ne pas être aimés par ceux qui les impressionnent ou les manipulent explique aussi pourquoi ils se taisent. D’où la rage intérieure qui les habite et fait même exploser les plus blessés psychologiquement.

Certaines minorités parmi les minorités au Québec sont intouchables d’une certaine façon. Elles arrivent à imposer leur vision, leurs règles et leurs excès sans être contredites. Les Québécois majoritaires n’osent pas blâmer ceux et celles qui deviennent des vedettes d’un soir grâce aux médias qui leur offrent l’antenne. [La télé d’État fédéraliste qui invite un travelo à son émission phare de Tout le Monde en parle et l’interroge complaisamment.]

C’est ainsi que l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une motion présentée par Québec solidaire le 3 avril dernier pour déplorer les propos haineux à l’endroit des drag-queens lors d’une manifestation contre la présence de Barbada à la bibliothèque de Sainte-Catherine, en Montérégie.

Les propos haineux sont intolérables en toutes circonstances. [Il faudrait déjà les définir. Ne pas vouloir de drag-queen est-ce haineux ? Jusqu’à quel point. Les gens qui crient au fasciste sont-ils haineux ?] Mais il faut noter le silence qui s’est abattu sur le Québec depuis cet événement. C’est comme si la présence d’une drag-queen dans les écoles auprès de nos petits enfants ne pose aucun problème. Cet événement en dit long sur la capacité des Québécois à s’exprimer et à débattre une initiative présentée comme une banalité.

Militantisme

Barbada est un militant actif qui sensibilise les enfants de quatre ans et plus à la notion de genre. Il parle de diversité, d’équité et d’égalité à travers ses histoires. Et cela est maintenant institutionnalisé à cause de la motion unanime de l’Assemblée nationale.

Aucun débat sérieux mené non pas par des militants actifs, mais par des spécialistes n’a eu lieu. [Ne parlons même pas du peuple… Les « experts » devraient-ils décider ?] Comme si le Québec entier acquiesçait sans dire un mot à cette pédagogie nouvelle, qui amène les enfants à aimer la lecture, a déclaré spontanément la ministre Martine Biron. [Voir Ministre de la Condition féminine défend hommes trans et annonce dépenses de 0,8 million $. Et « vos yeules ! »]

Barbada, on me permettra cette remarque, pousse le déguisement féminin au-delà de l’outrance. En tant que femme, j’éprouve un malaise en la voyant exposer cette image à des tout-petits. La drag-queen n’est pas un statut. C’est un personnage dans un spectacle pour adultes où la grivoiserie et les transgressions sexuelles sont appréciées.

Et le Québec se tait, partagé entre une vision naïve et une sidération qui permet que nos écoles soient ouvertes à de telles « activités parascolaires ».

Mise à jour du 11 avril

La réaction d’Alexandre Cormier-Denis à cette résolution unanime.

Version Odysee (puisque tout Rumble est censuré en France)


 
 
Billet originel du 4 avril
 

Coïncidence — Immigration : Le Québec fracasse un record, loyers records à Montréal, pénurie et surcharge de travail à l'école

I. Le nombre d’immigrants au Québec a augmenté de près de 150 000 en 2022, la plus forte hausse de son histoire. Cette marque vient fracasser le sommet de 98 000 atteint en 2019, selon les plus récentes données de l’Institut de la statistique du Québec.
 
Cette explosion de l’immigration est principalement due à une hausse marquée du nombre de résidents non permanents, que ce soient les travailleurs temporaires, les étudiants étrangers ou les demandeurs d’asile. Leur nombre a augmenté de 86 735 en 2022, en forte hausse par rapport au solde de 63 076 de 2019, l’année d’avant la pandémie. Le solde représente la différence entre le nombre de personnes venues s’établir au pays et celles ayant quitté le pays. Les résidents non permanents sont souvent de prochains résidents permanents, ils n’ont pas encore leurs papiers.
 

L’autre facteur de hausse provient de l’immigration permanente, nettement plus forte en 2022. Le seuil annuel d’immigrants a été établi à 50 000 par le gouvernement Legault. Mais comme ce niveau n’a pas été atteint en 2020 et en 2021, en raison de la pandémie, on assiste à un rattrapage qui a fait gonfler leurs rangs de 62 787 personnes l’an dernier.
 
II. Le prix moyen d’un [appartement] 3 ½ [pièces] à Montréal atteint 1620 $

Selon les données récoltées pour le mois d’avril, la moyenne pour un 3 ½ non meublé serait de 1 620 $. En avril 2022, celle-ci était de 1 423 $, soit une différence notable de près de 200 $ en seulement un an. Un 3 ½ est composé d’un salon, d’une cuisine, d’une chambre et d’une salle de bains (laquelle compte pour une demi-pièce).

Autre preuve que le marché a augmenté de façon fulgurante, le quartier le moins cher l’an passé, Hochelaga-Maisonneuve, proposait en moyenne des loyers à 1 167 $ pour un 3 ½ non meublé. Selon le bilan du site liv. rent, les loyers les moins chers, ce mois-ci, se trouveraient à Ahuntsic-Cartierville et seraient affichés à 1 409 $, un écart de 242 $.

Pour ce qui est des 4 ½ (deux chambres) c’est plutôt, Hochelaga-Maisonneuve qui possède les logements les moins chers avec une moyenne de 1 737 $.

Celui qui remporte la palme du quartier le plus onéreux de la métropole est bel et bien le centre-ville de Montréal avec une moyenne de 1 883 $/mois pour un 3 ½ non meublé. En deuxième position du podium, on retrouve Westmount avec 1 784 $, Verdun avec 1 772 $, Le Plateau-Mont-Royal avec 1 735 $, Saint-Henri avec 1 663 $ et Notre-Dame-de-Grâce avec 1 617 $.

III. Pénurie d’enseignants, surcharge de travail avec les « nouveaux arrivants » qui peinent en français

On apprend qu’il manque d’enseignants, de surveillants, d’orthopédagogues. Ce n’est pas parce que les Québécois font plus d’enfants, c’est tout le contraire. Ce n’est pas parce que les enseignants fuient davantage vers l’Ontario que par le passé. C’est l’inverse : l’Ordre des enseignants de l’Ontario fait état d’une diminution de 30 % depuis cinq ans.

Il s’agit plutôt d’un manque d’intérêt pour la carrière causé par une charge plus grande de travail (le nombre d’élèves est fortement gonflé par l’immigration) et des demandes plus importantes pour les enseignants qui restent : « Classes trop nombreuses, dont un nombre important d’élèves demandent un suivi hebdomadaire par la titulaire au primaire et le tuteur au secondaire ; incivilité fréquente des élèves qui posent de sérieux problèmes de gestion de la classe et prennent beaucoup de temps en classe et hors de la classe, etc. On va même jusqu’à leur demander de prendre en charge les nouveaux arrivants pour les aider ! »

Rappel : en 2019, 67,3 % des élèves inscrits au secteur public de Montréal sont issus de l’immigration. La proportion d’élèves immigrants au sein des écoles montréalaises est en augmentation constante depuis les dernières années. Elle se situait à 45,5 % en 1998. Dans certains quartiers montréalais, les élèves issus de l’immigration peuvent représenter jusqu’à 74,6 % de la population scolaire.
 
 

Agatha Christie, de nouveau dans le viseur des censeurs (finis les Nubiens, les Gitans, le Juif et les Indigènes en anglais)

Les éditions du Masque ont annoncé que les traductions françaises d’Agatha Christie allaient faire l’objet de «révisions», notamment la suppression de termes jugés offensants sur le physique ou l’origine de personnages, «s’alignant ainsi sur les autres éditions internationales» [anglaises].

«Les traductions françaises de l’œuvre d’Agatha Christie font l’objet de révisions habituelles et intègrent au fil des années les corrections demandées par Agatha Christie Limited [la société qui gère l’œuvre de l’auteur/autrice/auteure/aut(h)oresse], s’alignant ainsi sur les autres éditions internationales», a précisé lundi l’éditeur, qui fait partie du groupe Hachette.

Source : Libé

Billet du 27 mars 2023
 
L’œuvre de l’écrivaine britannique a fait l’objet d’une réécriture pour éviter « d’offenser » le lectorat contemporain.

Du nouveau au pays des lecteurs en sensibilité. Après Roald Dahl et Ian Fleming, c’est au tour d’Agatha Christie d’être dans le viseur de ces professionnels de l’indignation. D’après le Telegraph, les aventures des détectives Miss Marple et Hercule Poirot, qui doivent être publiées ou qui ont été publiées depuis 2020 ont été réécrites et modifiées par la maison Harper Collins ce, afin de supprimer tout langage potentiellement offensant à l’égard du lecteur moderne.
 
De toutes nouvelles éditions de l’intégralité des enquêtes de Miss Marple et quelques romans avec Hercule Poirot ont donc été créées. D’après le journal, ces versions incluent de nombreux changements dans les textes publiés entre 1920 et 1976, notamment concernant les descriptions, les insultes et les références ethniques. Ainsi, toute mention faite à une personne noire, juive ou gitane a été coupée.

Des coupes et des mots effacés ou modifiés
 
C’est ainsi que dans La Mystérieuse Affaire de Styles, le premier roman d’Agatha Christie publié en 1920, lorsque Hercule Poirot fait remarquer qu’un personnage est « juif », le mot n’apparaît plus dans la nouvelle version. Dans le même livre, une jeune femme ayant « un style gitan » devient simplement une « jeune femme ». D’autres phrases ont tout simplement été réécrites sans raison apparente. Dans le roman Mort sur le Nil de 1937, le personnage de Mrs Allerton se plaint qu’une bande d’enfants la harcèle et explique « qu’ils reviennent et regardent, et regardent, et leurs yeux sont tout simplement dégoûtants, tout comme leur nez, et je ne crois pas que j’aime vraiment les enfants. » Cela devient dans la nouvelle édition : « Ils reviennent et regardent, et regardent. Et je ne crois pas que j’aime vraiment les enfants. »

Outre des coupes dans les paragraphes, certains mots de vocabulaire ont été modifiés, voire effacés. Le terme « oriental » a disparu, des références au peuple Nubien — habitant de la région reliant le nord du Soudan au sud de l’Égypte — ont quant à elles été supprimées de Mort sur le Nil. Certaines formules complètement banales ont de même été effacées dans Le major parlait trop. C’est le cas de l’expression « belles dents blanches ». Dans le même livre, la description d’une femme avec « un torse de marbre noir » a été effacée. Dans Miss Marple tire sa révérence, un juge indien exigeant son petit-déjeuner ne le fait plus avec un « tempérament indien », mais un simple « tempérament ». Enfin, dans ce même ouvrage, le journal rapporte que le mot « indigène » a été remplacé par « local ».

Ignorance

La censure des éditions de Roald Dahl avait provoqué un émoi mondial en février dernier. L’écrivain Salman Rushdie, le Premier ministre britannique Rishi Sunak étaient notamment montés au front, appelant à ce que les œuvres littéraires soient « préservées » plutôt que « retouchées ». Cette fois-ci et concernant Agatha Christie, la romancière Joyce Carol Oates a relayé l’information sur son compte Twitter en prédisant la prochaine cible des sensitivity readers. « Next Louis-Ferdinand Céline. »

Précisons ici qu’une réécriture de Céline en France n’est pas près d’arriver. En effet, le droit moral français est imprescriptible. Voici ce qu’on lit dans le code de la propriété intellectuelle sous l’article L-121-1 : « L’auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre. Ce droit est attaché à sa personne. Il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible. Il est transmissible à cause de mort aux héritiers de l’auteur. L’exercice peut être conféré à un tiers en vertu de dispositions testamentaires. »

Dans un entretien publié par Le Figaro, au sujet de la réécriture des œuvres de Roald Dahl, le linguiste Franck Neveu déplorait la « moralisation de la langue » des lecteurs en sensibilité. « Nous sommes en train de moraliser la langue or il n’y a pas de morale dans la langue, ce sont deux entités différentes. Considérer qu’on doive faire disparaître certains mots du dictionnaire ou de certaines règles de jeu comme dans le Scrabble ou des mots dans les romans de Roald Dahl, relève de l’ignorance la plus crasse du fonctionnement du langage. » Et de rappeler qu’il s’agissait moins d’une censure que d’une stratégie commerciale pour les héritiers de Roald Dahl alors que la plateforme Netflix a acheté les droits des œuvres de l’écrivain britannique.

Ce n’est pas la première fois que les œuvres d’Agatha Christie font parler d’elles. En 2020, Dix Petits Nègres, était devenu Ils étaient dix. Cette décision avait été prise par l’arrière-petit-fils de l’écrivain, James Prichard, pour ne pas « blesser ». « Quand le livre a été écrit, le langage était différent et on utilisait des mots aujourd’hui oubliés… » Rappelons d’ailleurs que déjà, lors de sa sortie aux États-Unis en 1940, le titre du livre avait été modifié pour devenir Et soudain il n’en restait plus.

De quoi se demander, avec tout cela, si Agatha Christie est encore l’auteur de ses propres romans…

Source : Le Figaro et The Sunday Telegraph

France — Demain, la classe moyenne n’aura-t-elle plus aucun moyen de protéger ses enfants de l’effondrement de l’école publique ?

Le ministre de l’éducation nationale français, le controversé Pap Ndiaye, compte sur un « engagement » de ces établissements sous contrat avec des « pourcentages » de « boursiers », euphémisme désignant des élèves le plus souvent issus de l’immigration.

Dans une interview au Figaro, le ministre de l’Éducation nationale (ci-contre) avait précisé sa volonté d’« engagement » du privé sous contrat, avec des « pourcentages » de boursiers. Pour ces établissements, l’équation est impossible : comment accueillir plus de familles défavorisées sans en avoir les moyens ? « Si nous n’avons pas d’aides sociales, ça ne fonctionnera pas », résume Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique.

« Dans cette affaire, il ne faudrait pas que l’enseignement catholique soit le bouc émissaire », réagit Gilles Demarquet, à l’association des parents de l’enseignement libre (Apel), avant de pointer « une politique de la ville défaillante » et l’inflation qui pèse sur le quotidien des Français. Les établissements catholiques accueillent aujourd’hui, affirme-t-il, « tous types de familles », qui les rejoignent pour des raisons « religieuse, culturelle, de proximité géographique, de difficultés scolaires ». Dans un contexte économique difficile, il explique que les familles modestes sont de plus en plus nombreuses à renoncer au privé sous contrat, payant.

L’enseignement catholique — qui rassemble l’écrasante majorité des établissements sous contrat — estime être aujourd’hui confronté à une impossible équation : accueillir des familles défavorisées alors qu’il ne bénéficie pas des mêmes aides sociales que le public. À commencer par la cantine, qui coûte 6 à 8 euros par jour, quels que soient les revenus des parents. Autre illustration : si le privé se fixe un objectif de 10 % de boursiers dans ses classes préparatoires, celui-ci n’est jamais atteint. En raison des frais de scolarité — qui financent l’immobilier, très coûteux dans les grandes villes —, les admis se dirigent plutôt vers le public.

Le hors contrat [moins soumis à l’État] se répand

« On ne peut pas nous reprocher notre manque de mixité et empêcher des familles de nous rejoindre ! », résume Philippe Delorme, secrétaire général à l’enseignement catholique (Sgec). « Si nous n’avons pas d’aides sociales, ça ne fonctionnera pas. Certaines familles n’auront pas la liberté de nous rejoindre. Ce n’est pas idéologique que de dire cela, mais pragmatique », ajoute-t-il. De son côté, la Peep, fédération de parents d’élèves du public, craint « l’effet pervers » que pourrait avoir la conclusion d’un accord entre l’enseignement sous contrat et l’État.

« Cela risque de pousser les élèves les plus riches du privé sous contrat vers le hors contrat, qui se répand déjà de plus en plus », observe son vice-président, Laurent Zameczkowski. Plus généralement, il ne souhaite pas que la politique de mixité à venir « repose uniquement sur l’école privée sous contrat ».

« Je ne veux pas que cela masque tout ce qu’il y a à faire du côté du public, explique-t-il. Il faudrait déjà commencer par donner les moyens aux établissements publics d’avoir une politique permettant une mixité ambitieuse. » Un avis partagé par Stéphane Crochet, secrétaire général du syndicat enseignant Se-unsa. « L’enjeu, c’est bien de faire avancer la mixité sociale à l’intérieur de l’école publique, afin que cette dernière puisse tenir sa promesse républicaine d’égalité des chances », déclare celui qui trouve cependant « justifié » que l’état « demande des comptes à l’enseignement privé ». « On sait bien que le privé est un des acteurs de la ségrégation sociale à l’école », affirme-t-il.

C’est un fait : la France est scolairement ségréguée. Un constat qui s’impose depuis des années et que la récente publication des indices de position sociale (IPS) est venue confirmer, chiffres à l’appui. Ces IPS ont mis en lumière les écarts sociaux criants entre des établissements publics parfois géographiquement proches, dans les grandes villes notamment, mais aussi la concentration de populations favorisées dans l’enseignement privé sous contrat. De là à conclure que l’enseignement privé catholique sous contrat est un pilier de la ségrégation scolaire, il n’y a qu’un pas… Que de nombreux politiques, militants de gauche et syndicats d’enseignants du public, comme le Se-unsa, n’hésitent pas à franchir, surtout depuis que Pap Ndiaye a fait de la mixité sociale et scolaire une priorité de son mandat.
 

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lundi 17 avril 2023

Anglo-saxophonie — « Bonjour, les filles » : une enseignante forcée de s’excuser pour cette salutation

L’enseignante de philosophie et d’éducation religieuse d’une école privée pour filles a été forcée de s’excuser après avoir salué son groupe en les appelant « les filles », alors qu’un des élèves ne s’identifiait pas comme tel. 
 
Les élèves de l’école privée pour filles aux frais d’inscription de 20 000 £ par an ont déclaré que tout le monde dans la classe ne s’identifiait pas comme fille.

Une enseignante affirme avoir été humiliée après avoir dû s’excuser auprès des élèves d’une école privée britannique pour les avoir appelées « filles ».

Les élèves de cette école de 20 000 £ par an se sont plaintes et ont déclaré que toutes les élèves de la classe ne s’identifiaient pas comme des filles.
 
C’est ce qu’ont rapporté The Mail on Sunday et Le Daily Telegraph.

C’est du moins ce que l’enseignante aurait confié la semaine dernière dans le cadre d’une étude sur les soins de la dysphorie de genre chez les enfants et les adolescents, dirigée par une pédiatre, la Dre Hilary Cass.

Selon ses dires, l’incident se serait produit en 2021, dans une classe d’élèves de 11 à 12 ans.

Dès le cours suivant, chaque membre d’un groupe aurait inscrit son nom et ses pronoms sur le tableau pour forcer l’enseignante à les utiliser. Parmi le groupe, un des élèves s’identifiait « they » et « them », selon le média britannique.

Devant les refus de l’enseignante à utiliser les pronoms, les élèves auraient ensuite tenu une manifestation sur l’heure du dîner pour faire entendre leur mécontentement.

De son côté, l’enseignante aurait finalement rétorqué qu’elle devait d’abord s’entretenir avec les parents d’une élève si elle préférait employer des pronoms différents de son sexe biologique.

« Avant la fin de la semaine, j’étais dans une espèce de processus de discipline et le chef d’année me disait que je devais m’excuser aux filles », a-t-elle témoigné, en demandant l’anonymat pour protéger ses élèves.
 
L’enseignant a déclaré que les problèmes avaient commencé moins d’une semaine après que les préfètes — des élèves de dernière année élues par leurs camarades — « diversité et inclusion », typiquement âgés de 17 ou 18 ans, eurent organisé une réunion de l’école sur le genre et les pronoms.

Au cours de cette séance, ces élèves de 17 et 18 ans ont projeté une vidéo sur les identités de genre et le sexe assigné à la naissance.

La tutrice estime que son refus de capituler devant les exigences de ses élèves en matière de genre lui a valu d’être « évincée ».

Elle a déclaré que le directeur de l’école avait rejeté sa demande de rester à l’école après la fin de son contrat à durée déterminée.

La Fondation indépendante de l’école de jour pour filles, chargée de son contrat, n’aurait pas répondu aux demandes des deux médias anglais

France — Cri d’alarme contre les « absurdités scientifiques » du Planning familial

« La diffusion subventionnée de [..] contre-vérités scientifiques auprès d’adolescents en souffrance, en attente d’aide, est un véritable scandale ». Dans une tribune publiée par le journal Le Point, un collectif d’intellectuels et de médecins [1] pousse un « cri d’alarme » et dénonce les dérives du Planning familial.

« Le dogme antiscientifique de l’intersectionnalité »

« C’est avec le plus grand sérieux que le Planning familial, organisme d’éducation populaire, nous assène des absurdités scientifiques » s’indignent les signataires de la tribune.

Campagne d’affichage montrant deux hommes et titrant : « au Planning, on sait que des hommes aussi peuvent être enceints » (cf.
Campagne publicitaire [subventionnée] de l’homme « enceint » dénoncée par des féministes), lexique trans présentant une liste de « termes à ne pas utiliser » parmi lesquels « mâle/femelle » ou « masculin/féminin ». C’est à partir de « ce dogme antiscientifique de l’intersectionnalité » que le planning familial prétend « éduquer » les enfants et les jeunes.

« Nos enfants, nos adolescents sont en danger » alertent les signataires. L’adolescence est une « période critique, l’adolescent est fragilisé, en proie au doute », rappellent-ils. L’adolescent « recherche des appuis auprès de ses pairs, mais aussi auprès de sources diverses, malheureusement pas forcément fiables ou bien intentionnées » (cf. Genre : 140 médecins et intellectuels appellent à informer les jeunes objectivement).

« Danger pour la santé publique »


Les réseaux sociaux exploitent cette fragilité. Ils véhiculent des messages incitant les jeunes à changer de sexe (cf. Changement de sexe chez les enfants : « C’est comme si mon fils était sous emprise » d’une secte). D’où la multiplication de demandes de transition dans les pays occidentaux, surtout chez les filles, depuis quelques années. Certains pays font marche arrière (cf. Genre : deux projets de loi pour protéger les mineurs américains), mais la France pas plus que le Québec ne semblent pas encore prendre conscience de « ce nouveau scandale sanitaire » (cf. Changement de sexe chez les enfants : « un des plus grands scandales sanitaire et éthique »).

Elon Musk s’oppose véhémentement aux « thérapies » de transition de genre chez les mineurs

« Comment peut-on laisser un organisme tel que le Planning familial se fourvoyer dans une politique qui est à l’opposé de sa vocation originelle ? » s’indignent les signataires. « Depuis 2018 et sa conversion à l’intersectionnalité, ce n’est plus une dérive, mais un naufrage. Le Planning est devenu le refuge de militants transactivistes ». « Les formations du Planning familial constituent un danger pour la santé publique » déplorent-ils.

« Le Planning familial s’est disqualifié et ne devrait plus être autorisé à intervenir auprès des écoliers, des collégiens et des lycéens », « tout du moins tant que l’organisme ne pourra pas garantir la scientificité rigoureuse de ses propos » considèrent les signataires

À ce scandale social s’ajoute également un scandale financier selon le collectif d’intellectuels et de médecins. Le Planning est un organisme financé chaque année à hauteur de 2,8 millions d’euros par l’État et diverses collectivités rappellent-ils. « Il est urgent de conditionner les subventions du Planning familial au respect strict de ses orientations et finalités originelles » clament-ils.

 

[1] Liste des signataires :

Claudio Rubiliani  (physiologiste de la reproduction, docteur d’État et ancien inspecteur de l’Éducation nationale), Céline Masson (professeur des universités en psychopathologie clinique), Caroline Eliacheff (pédopsychiatre), Élisabeth Badinter (philosophe), Jean-François Braunstein (professeur émérite de philosophie à la Sorbonne), Nathalie Heinich (sociologue), Xavier-Laurent Salvador (maître de conférences HDR, président du LAIC), Pierre Vermeren (historien et président du conseil scientifique du LAIC), Pierre-André Taguieff, (philosophe et politiste, CNRS), Jean Szlamowicz (linguiste et professeur des universités), Claude Habib (professeur émérite de littérature), Marie-Jo Bonnet (historienne, féministe, écrivaine), Nicole Athea (gynécologue endocrinologue), Gérard Rabinovitch (philosophe, essayiste), Leonardo Orlando (docteur en science politique), Jean-Pierre Winter (psychanalyste, essayiste), Béatrice Guilbault Finet (enseignant chercheur), Caroline Valentin (avocat), Israël Nisand (professeur émérite de gynécologie obstétrique), François Richard (professeur émérite à l’université Paris Cité, psychanalyste membre formateur de la Société psychanalytique de Paris), Patrick De Neuter (professeur émérite de l’université de Louvain), Marianne Baudin (professeur émérite de psychopathologie), Nicole FARGES (psychologue, psychanalyste), Christian Godin (philosophe), Louise L. Lambrichs (écrivain), Nadia Geerts (militante laïque et auteur belge), Stanislas Korczynski (assistant spécialiste en psychiatrie au CPN Nancy), Catherine Jongen (thérapeute de couple et sexothérapeute), Caroline Calba (professeur agrégé), Robert Naeije (médecin, ancien professeur des universités), Maurice Berger (pédopsychiatre, ex-professeur associé de psychopathologie de l’enfant), Fadila Maaroufi (directrice de l’Observatoire des fondamentalismes à Bruxelles), Hala Oukili (journaliste), Paul Denis (neuropsychiatre, membre de la Société psychanalytique de Paris), Véronique Segonne (psychanalyste, ancienne attachée des hôpitaux de l’AP-HP), Michaël Saada (psychiatre, psychothérapeute), Jean-Marie Lacroix (professeur des universités ,microbiologiste), Monette Vacquin (psychanalyste), Nora Markman (psychanalyste-psychologue clinicienne), Sonia TIMSIT (psychiatre et psychanalyste), Anne-Laure Boch (neurochirurgien), Beryl Koener (pédopsychiatre, MD PhD), Isabelle Denys (gynécologue médical, praticien hospitalier hôpital de Valenciennes), Michel Bruno (psychologue-psychanalyste), Laurent Le Vaguerèse (psychiatre-psychanalyste), Celine Pina (journaliste), Guillaume Gillet (psychologue clinicien, psychothérapeute), Jacqueline Schaeffer (membre titulaire formateur honoraire de la Société psychanalytique de Paris), Fabienne Ankaoua (psychanalyste-dramaturge), Dominique Hof Mouzin (psychanalyste), Jean-Daniel Lalau (PU-PH au CHU d’Amiens, endocrinologie-nutrition), Marie-Laure Léandri (psychanalyste membre titulaire de la SPP), Annie Sugier (présidente de la Ligue du droit international des femmes), Anne Paulsen (pédiatre endocrinologue), Yana Grinshpun (maître de conférences en sciences du langage), Georges Lecoq (psychologue), Anne Verheggen-Lecoq (psychologue), Houria Abdelouahed (psychanalyste), Geneviève Bourdellon (psychiatre, psychanalyste, membre formateur de la SPP), Assaf Gérard Fitoussi (psychologue médical et psychanalyste), Olivier Halimi (psychologue, psychanalyste, Membre de la Société psychanalytique de Paris), Rhadija Lamrani Tissot (psychanalyste), Caroline Calba (professeur certifié et agrégé d’anglais), Christian Mosbah (psychiatre, psychanalyste), Monique Lauret (psychiatre, psychanalyste, Membre de la SPF), Anne Santagostini (psychiatre et psychanalyste), Catherine Jongen (thérapeute de couple et sexothérapeute) , Sophie Audugé (déléguée générale et porte-parole SOS Éducation), Kérel Proust (psychologue), Michel Tibayrenc (généticien, directeur de recherche émérite institut de recherche pour le développement), Irène Nigolian (psychiatre, psychanalyste), Anna Cognet (psychologue clinicienne), Laetitia Petit (MCF-HDR Aix-Marseille université), Dany-Robert Dufour (philosophe), Marie-Pierre Sicard Devillard (psychanalyste – SPF), Frédéric Jongen (philosophe, thérapeute de couples et sexothérapeute), Dominique A. Crestinu (gynécologue), J-Y Chagnon (psychologue et professeur des universités), Joseph Ciccolini (professeur de pharmacocinétique), Patrice Lévy (psychologue clinicien), Jean Marie Brohm (professeur émérite des universités), Brice Couturier (journaliste), Brigitte Letombe (gynécologue médicale), Georges Lecoq (psychologue), Ghada Hatem-Gantzer (praticien hospitalier médecin-chef de la Maison des Femmes), François Roudaut (professeur des universités), Gilbert Abergel (Comité Laïcité République), Mikhaïl Kostylev (journaliste), Emmanuelle Hénin, Renée Fregosi (philosophe et politologue), Gilles J. Guglielmi (professeur de droit public), Pierre-Henri Tavoillot (philosophe), André Tira (professeur de sciences économiques émérite), Michel Fichant (professeur émérite, Sorbonne Université), Albert Dojan (professeur d’anthropologie, université de Lille), Mireille Quivy (universitaire), Michel Messu (sociologue, professeur honoraire des universités), Alain Silvestre (médecin), Catherine Louveau (sociologue, professeure émérite), Guylain Chevrier (formateur et enseignant à l’université. Ancien travailleur social), Frank Muller (professeur des universités émérite), Catherine Louveau (sociologue, professeure émérite), François Vazeille (directeur de recherche émérite), Dominique Triaire (professeur émérite, université de Montpellier), Jean-François Mattei (médecin, anc. ministre de la Santé), Anne-Marie Le Pourhiet (professeur émérite de droit public) François Rastier (linguiste, directeur de recherche, CNRS), Vincent Tournier (maître de conférences de science politique), Michèle Tribalat (démographe), Aurélien Marq (haut fonctionnaire), Jean-Pierre Sakoun (Unité Laïque), Michèle Vianès (présidente de Regards de Femmes), Pascale Belot Fourcade (psychiatre), Sophie Dechêne (psychiatre infanto-juvénile), Luis Fernando Macias Garcia (professeur de sciences sociales et de philosophie), Ypomoni (collectif de parents d’ados en questionnement de genre), Liliane Kandel (sociologue et essayiste féministe), Sylvie Zucca (psychiatre), Didier Sicard (médecin, ancien chef de service de médecine interne), Gilles Falavigna (auteur), Patrick Miller (psychiatre et psychanalyste), Laurent Jolissaint (physicien, PhD), Fabien Ollier (directeur des éditions QS et de la revue Quel Sport ?)

Source : Le Point

Ministre de la condition féminine défend hommes trans et annonce dépenses de 0,8 million $. Et « vos yeules ! »

Mme Martine Biron, députée des Chutes-de-la-Chaudière, et ministre des Relations internationales et de la Francophonie et responsable de la Condition féminine s’est portée à la défense des hommes transgenres.

On ne voit pas très bien le rapport avec la condition féminine… Ou Mme Biron pense-t-elle que les hommes déguisés en femmes sont des femmes ?

On n’entend guère Mme Biron sur la francophonie internationale. Quelle action précise a-t-elle engagée d’ailleurs dans ce domaine et avec quels moyens ?

Mais dans le domaine des trans, l’argent ne semble pas manquer. Mme Biron annonce la dépense de près d’un million de dollars pour favoriser l’acceptation des trans et des LGBTQ+.

De quelle actualité Mme Biron veut-elle parler ? La tuerie dans une école de Nashville par un transgenre il y a quelques semaines ?

Les actions de propagande de cet « investissement » comprennent :   

  • le renforcement du milieu communautaire engagé dans la lutte contre l’homophobie et la transphobie en région ;
  • les initiatives qui ciblent la sensibilisation à la diversité sexuelle et de genre dans les milieux jeunesse ;
  • démystifier les réalités propres aux diverses identités de genre et orientations sexuelles et favoriser la reconnaissance de ces réalités.

Il semble que cette annonce de dépenses suit la protestation de parents par rapport à la mode occidentale récente qui voit des travelos lire des contes aux jeunes enfants. (Le Québec suit simplement les États-Unis, les progressistes québécois sont des « suiveux » de la gauche américaine après tout…)

Si ces actions de propagande (pardon de sensibilisation et de démystification) ne suffisent pas, si des parents continuent de s’étonner de cette volonté de déconstruction des rôles sexuels auprès de jeunes enfants, si certains persistent à voir dans ces spectacles de drag queens une caricature outrancière et avilissante des femmes, d’appropriation (pour parler comme les wokes) des attributs vestimentaires et sexuels des femmes par des hommes (un peu comme ces black faces où des blancs se déguisent en noirs). Dans ce cas-là, le gouvernement du Québec a un argument massue : « Vos yeules ! », comme l’a asséné Régine Laurent avec tant de verve et d’aplomb :

C’est évidemment un peu court comme « argumentation ». Un peu vulgaire. 

Régine Laurent apparaissait là sur TVA. Elle a été nommée en 2021 sur le conseil d’administration du Groupe TVA. Elle ne risquait donc pas d’être contredite. 

Née le 9 octobre 1957 à Port-au-Prince, Régine Laurent a été nommée en 2019 par le Premier ministre, François Legault,  présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse. Protectrice de la jeunesse, vraiment ?

Patrick Buisson : « Le patriarcat protégeait les femmes » [de la phallocratie, du patron exploiteur, de la solitude et de l'État tatillon]

Patrick Buisson sur CNews (avec Mathieu Bock-Côté) :

Version Odysee

Version Rumble (censurée dans la France de Macron)


 
 
Patrick Buisson est essayiste, journaliste, politologue, conseiller politique, sociologue et même anthropologue : il est un grand observateur des mutations sociales dans notre pays. Son dernier livre s’intitule Décadanse, comme le titre d’une chanson de Jane Birkin et Serge Gainsbourg, un couple emblématique de l’époque.


Après La Fin d’un monde, il poursuit sa déconstruction des déconstructeurs. « C’est au début des années 60 que commença à s’opérer une déliaison irrésistible entre le monde holiste du catholicisme et la culture moderne de l’autonomie individuelle qui allait tenir le haut du pavé à partir de mai 68. » Advient alors la société de consommation, du sexe comme des marchandises.

Dans La Fin d’un monde, il dépeignait le démontage, pierre par pierre, de la clé de voûte catholique, en France, en particulier dans sa dimension populaire. Dans Décadanse, il analyse le détricotage d’une autre clé de voûte : la femme. Détricotage de la femme en tant que mère, épouse, poutre maîtresse du foyer et femme tout court ; puisqu’on voit aujourd’hui, après cinquante ans de combat pour la libération de la femme, que les femmes sont invisibilisées par les trans. La libération sexuelle a libéré l’homme, et pas la femme, avec l’aide de l’idiot utile féminisme.

Un livre passionnant, et décapant, dont il n’est pas certain que le magazine Marie-Claire lui décerne la mention « solaire » et « inspirant »…

00:00 Intro
02:40 La libération des femmes : une entourloupe du patriarcat ?
6 h 22 Réforme des retraites : la natalité diabolisée
08:36 #BalanceTonPorc et le patriarcat : analyse
11:46 Les femmes des milieux populaires trahies par les bourgeoises
14:23 Le salariat, une fausse bonne idée pour les femmes ?
15:34 Une complicité de fait entre le féminisme et le capitalisme ?
18:50 Le fiasco des lois sur la contraception et l’avortement
21:44 La culture moderne, une « anthropofacture » ?
24:24 L’autonomie, ultime stade de la dépendance
26:59 Un nouveau patriarcat : le patriarcat d’État
29:21 Une lutte à l’intérieur du foyer ?
32:08 Les boomers : une génération maudite ?
36:45 Un rejet de l’héritage des boomers ?
38:57 La réussite de l’Occident liée à l’austérité de ses mœurs ?
43:11 L’immigration et le Grand Remplacement
46:40 Y a-t-il des raisons d’espérer ?
49:22 Reconstruire Notre-Dame : un motif d’espérance ?
52:06 Remerciements

Voir aussi
 
 
 
 
 

Iseul Turan et Anne Trewby, fondatrices du collectif Antigones et auteurs de « Femmes, réveillez-vous ! - Pour en finir avec les mensonges du féminisme » sur le sujet de  « Le patriarcat a-t-il vraiment sauvé les femmes du capitalisme ? » (vidéo ci-dessous) : 

 

dimanche 16 avril 2023

Damnés travelos lecteurs de contes...

Extraits d'une chronique de Christian Rioux:

On raconte même que la plus célèbre drag queen du théâtre québécois lirait des livres pour enfants dans une bibliothèque perdue entre Candiac et Saint-Constant, prêchant la bonne parole aux petits sans oublier de leur dire de ne pas se bousculer dans les rangs.

Qu’est-il donc arrivé à nos drag queens ? « C’est la mode », ânonnait un animateur de radio qui ne croyait pas si bien dire. Car, le phénomène n’est pas que québécois. Il est mondial. Il n’y a pas qu’à Sainte-Catherine que les « grandes folles » se sont recyclées dans le « conte » pour enfants. Chez l’Oncle Sam, il y a longtemps que la Duchesse de Langeais a troqué les ors de la scène pour les réfectoires de garderies afin de prêcher la bonne parole genrée.  

Selon le Times, sur l’île britannique de Man, une drag queen aurait expliqué à des enfants de 11 et 12 ans qu’il y avait 73 « genres » — pas un de plus, pas un de moins — et surtout comment on pouvait prélever à une fille un bout de peau pour lui fabriquer un pénis.

Lorsqu’il s’agit d’imiter les États-Unis, la France n’est jamais en reste. On a donc vu des drag queens dans une bibliothèque près de Rennes présenter, en partenariat avec le ministère de la Culture, un spectacle intitulé Uniques en son genre. À Paris, dans le XIIIe arrondissement, près de la Butte-aux-Cailles, un atelier de lecture en a invité une comme oratrice. À Bordeaux, dans le cadre du mois de la petite enfance sur l’égalité filles-garçons, l’une d’elles a organisé un atelier de « maquillage sensoriel » pour enfants de 18 mois à 4 ans. Même chose à Toulouse, où Shanna Banana et Brandy Snap ont lu des livres dans un centre pour jeunes du quartier Saint-Cyprien.

Chaque fois, cela fait évidemment du buzz. Et la presse de s’en étonner… et d’en faire ses choux gras. Comme s’il ne coulait pas de source que ces pseudo-spectacles n’étaient finalement que de médiocres séances de rééducation destinées à propager la plate morale de la théorie du genre. L’opération ne trompe personne. À quand des strip-teaseuses et des gogo boys pour apprendre aux enfants à se brosser les dents ?

Autrefois maîtresses de la subversion qui se riaient des genres et de l’ambivalence sexuelle, voilà nos drag queens transformées en tristes commissaires de la bonne parole genrée. Voilà l’« interdit d’interdire » métamorphosé en « fais-pas-ci-fais-pas-ça… et n’oublie pas de te laver les mains ». Quelle triste fin pour celles qui furent les maîtres du quiproquo, du second degré, de l’équivoque et de l’ambiguïté. Mais il faut bien gagner sa vie…

[...]

Étrange phénomène digne d’une époque puritaine qui voit les drag queens coloniser les garderies et la presse culturelle nous faire la morale. Quand la Duchesse de Langeais se prend pour Madame Bec-Sec et Hosanna pour un pasteur de la diversité, c’est peu de dire qu’on a changé d’époque.

« Les enfants doivent être indulgents envers les grandes personnes », me direz-vous avec les mots de Saint-Exupéry. On ne saurait si bien dire. De grâce, rendons leur neutralité aux écoles et aux bibliothèques, leur innocence aux enfants et leur fantaisie aux drag queens. Le mélange des genres n’est pas toujours un succès. Quand l’art dégénère en moraline, ce n’est bon ni pour l’art ni pour la morale