mardi 5 mars 2019

Colombie-Britannique : cour suprême interdit aux parents de s'opposer au traitement hormonal de transition de leur fille de 14 ans

Le 27 février, la Cour suprême de Colombie-Britannique (Canada) a ordonné qu’une jeune fille de 14 ans reçoive des injections de testostérone contre le gré de ses parents. Le tribunal a également déclaré que si l’un de ses parents utilisait un pronom féminin ou s’adressait à elle par son prénom féminin, il serait considéré comme coupable de violence familiale.

Maxine (nom modifié*) a été encouragée par sa conseillère scolaire du district scolaire Delta de la Colombie-Britannique à s’identifier comme un garçon alors qu’elle était en septième année. À l’âge de 13 ans, le Dr Brenden Hursh et ses collègues du BC Children’s Hospital [l’Hôpital pour enfants de C.-B.] ont décidé que Maxine devrait commencer à prendre des injections de testostérone afin de paraître plus masculine.

Bien que la mère de Maxine ait finalement accepté de prendre en charge les injections hormonales, son père Clark (nom modifié*) s’est inquiété des conséquences permanentes des hormones de transition sexuelle. Suspectant que les problèmes de santé mentale de sa fille pourraient être la cause de son mal-être plus que l’effet d’une dysphorie de genre, il a finalement décidé qu’il serait préférable pour elle d’attendre qu’elle soit plus âgée avant de se lancer dans un traitement irréversible.

C’est alors que le Dr Hursh a informé Clark qu’il commencerait les injections de testostérone sur le seul consentement de Maxine, affirmant qu’il avait le droit de le faire en vertu de la BC Infants Act [la Loi sur les mineurs de C.-B.]. Clark a rapidement déposé une demande en injonction (saisi en référé) pour s’y opposer. Mercredi, toutefois, un juge a estimé que Maxine « avait le droit exclusif de consentir à un traitement médical pour dysphorie de genre », indépendamment de l’opinion de l’un ou l’autre de ses parents.

En outre, le tribunal a déclaré : « Essayer de persuader [Maxine] d’abandonner le traitement relatif à la dysphorie de genre ; s’adresser à [Maxine] par son nom de naissance ; se référer à [Maxine] en tant que fille ou avec des pronoms féminins que ce soit directement ou en parlant à des tiers ; sera considéré violence familiale au sens de l’article 38 de la Loi sur le droit de la famille. »

Le père s’est déclaré fortement déçu par la décision du tribunal. « Le gouvernement s’est emparé de mes droits parentaux », a-t-il déclaré. « Ils utilisent [Maxine] comme un cobaye dans une expérience… Le BC Children’s Hospital sera-t-il là dans 5 ans quand elle rejettera [son identité masculine] ? Bien sûr que non ! Ils s’en foutent. Ils veulent faire du chiffre. »

Dans le passé, la majorité des enfants atteints de dysphorie de genre (ou trouble de l’identité de genre) diagnostiqués par les centres de changement de sexe ont fini par adopter leur sexe natal à l’âge adulte. Clark a fait référence à des informations récentes en provenance d’Angleterre indiquant que certaines cliniques pour personnes transgenres se pliaient aux pressions intenses exercées par les activistes trans pour inciter les enfants à adopter rapidement des traitements hormonaux.

Clark a estimé qu’il ne pouvait pas se fier au diagnostic du BC Children’s Hospital : « Ces militants ont pris le dessus », a déclaré Clark, « et ce n’est pas dans l’intérêt de nos enfants. C’est dans l’intérêt de leur promotion personnelle et des choses qu’ils veulent faire et accomplir. »

Durant cet entretien, Clark a continué de parler de sa fille en tant que fille, « parce qu’elle est une fille. Son ADN ne changera pas à travers toutes ces expériences qu’ils font ».  Clark se rendait compte que cette déclaration pouvait être interprétée comme une violation de l’interdiction formulée par le tribunal de ne pas « parler de [Maxine] en tant que fille… à des tiers ».

« Nous allons nous battre jusqu’à la Cour suprême du Canada », a-t-il déclaré. « Nous n’allons pas abandonner. »

Kari Simpson, chef de l’organisme canadien pro-famille Culture Guard, qui a contribué à sensibiliser et à soutenir le cas de Clark, a convenu que le cas devait faire l’objet d’un appel. « Ne pas contester cette décision » aurait des conséquences désastreuses pour « d’autres jeunes qui tentent de survivre dans une société de plus en plus hostile et dangereuse », a-t-elle déclaré.


* Clark et Maxine ne sont pas les véritables noms du père et de la fille. Leur identité a été dissimulée par une ordonnance du tribunal. Les documents judiciaires utilisent les initiales CD et AB, respectivement, et les médias appellent Maxine « Max ».

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Féminisme — Google paie moins ses informaticiens que ses informaticiennes...

L’audit interne de Google relatif à la rémunération de ses employés a révélé que ses ingénieurs logiciels mâles de niveau 4 étaient moins bien payés que les femmes occupant le même poste. Cela a conduit Google à verser 9,7 millions de dollars de compensation pour ajuster les salaires de 10 677 employés.

Il n’est pas clair combien d'employés ont reçu ces ajustements salariaux étaient des hommes (TechCrunch a contacté Google à ce sujet, mais la société a refusé de partager des données supplémentaires), mais Google cite la sous-rémunération des hommes comme une raison pour laquelle la société a payé plus de paiements de redressement en 2018 qu’en 2017. Le New York Times rapporte que les hommes ont reçu un pourcentage disproportionnellement plus élevé de l’argent.


jeudi 28 février 2019

Les États-Unis dévastés par les opioïdes

« Antidouleurs : l’Amérique dévastée » : un reportage d’Envoyé spécial diffusé sur France 2 le 21 février 2019.

Très efficaces pour soulager la douleur mais extrêmement addictifs, les opioïdes ont inondé le marché américain. Ils sont à l'origine d'une terrible crise sanitaire, avec 72 000 morts d'overdose pour la seule année 2017.

ECR révisé : davantage de place à l'athéisme ?

Selon le Soleil, le Premier ministre François Legault croit que des « changements importants » doivent être apportés au cours Éthique et culture religieuse, mais son gouvernement n’a pas l’intention de l’abolir.

M. Legault a déclaré mardi vouloir que le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge réforme ce cours d’ici la fin du mandat de la Coalition avenir Québec (CAQ). « Ce cours doit être complètement revu. »

Toutefois, « on n’est pas obligés de jeter le bébé avec l’eau du bain. On a le droit d’expliquer l’histoire des religions aux personnes, aux jeunes qui viennent dans nos écoles », affirme M. Legault.

Pour M. Roberge, l’abolition pure et simple du cours est « une fausse bonne idée », car ce cours a justement été créé lorsque le gouvernement du Québec a décidé de déconfessionnaliser ses écoles (et à l’imposer également aux écoles privées confessionnelles... comme au collège Loyola qui s’est opposé à cette imposition, surtout pour la partie « éthique » du programme ECR qui ne permettait pas d’exposer clairement la vision catholique sur des questions éthiques ou morales).

Le ministre dit toutefois qu’un travail de révision de ce cours sera « éventuellement » lancé, afin de revoir les manuels et de « corriger ce cours-là ». Selon le Soleil, « une plus grande place à l’athéisme devrait y être faite ».

Selon le chef péquiste, cette posture de la CAQ montre que le parti ne va pas assez loin du côté de la laïcité, surtout qu’il veut faire adopter un projet de loi interdisant le port de signes religieux chez les personnes en autorité au cours des prochains mois. « C’est un test de cohérence pour le gouvernement de la CAQ », croit-il.

M. Bérubé déplore que le cours d’Éthique et culture religieuse fasse la promotion du multiculturalisme et soit « éminemment sexiste », comme l’avait jugé un rapport du Conseil du statut de la femme publié en 2016.

Québec solidaire a quant à lui adopté une position similaire à celle de la CAQ, en plaidant pour le maintien du cours, tout en corrigeant certaines lacunes.

mercredi 27 février 2019

Très faible impact du dédoublement très coûteux des classes en « banlieues difficiles »

Extrait d’une chronique de Laurent Alexandre dans l’Express de ce jour :


[E]n 2019, il n’existe toujours aucune technologie éducative pour réduire significativement les inégalités intellectuelles. Jean-Michel Blanquer a courageusement testé une baisse importante des effectifs d’écoliers pour permettre un enseignement plus personnalisé. Le dédoublement des classes de CP [1re année du primaire, 6 ans] en zones difficiles dites REP+ a bénéficié à 60.000 enfants au cours de l’année 2017-2018.

L’évaluation a porté sur 15 000 élèves répartis dans 408 écoles, avec l’aide de chercheurs internationalement reconnus. On a comparé des écoliers de REP+ appartenant à des classes dédoublées [13 enfants par classe plutôt que 26 en moyenne] avec d’autres élèves de REP+ qui n’ont pas bénéficié du dédoublement, au début et à la fin de l’année 2017-2018, en français et en mathématiques.

Sur les 60 000 enfants scolarisés en CP REP+, 40 % étaient en très grande difficulté en mathématiques et en français. Le dédoublement des classes de CP a permis de baisser la proportion d’élèves REP+ en très grande difficulté de 40 à 34 % en mathématiques et de 40 à 37 % pour le français. Sur les 24 000 écoliers en très grande difficulté, il y en a 3 000 de moins en mathématiques et 2000 en français.

L’impact du dédoublement n’est pas nul, mais est bien faible et inférieur à celui des expériences internationales. On observe un gain de 0,08 écart-type en français et de 0,13 écart-type en mathématiques, en faveur des élèves de REP+ dédoublés, par rapport au groupe témoin : il faudrait gagner 10 fois plus pour réduire de façon significative les inégalités cognitives.

Les études étrangères obtiennent un gain moyen supérieur, mais qui reste limité. Il est essentiel de comprendre pourquoi cette mesure marche moins bien en France qu’à l’étranger. Les élèves français en difficulté sont-ils culturellement, sociologiquement ou neurogénétiquement différents ? Les blocages syndicaux à l’Éducation nationale ont-ils freiné les améliorations pédagogiques ? Est-ce juste lié à la jeunesse du dispositif ?

Pour faire progresser plus manifestement les élèves, le dédoublement doit s’accompagner d’améliorations pédagogiques. Cela ne sera pas facile : l’étude américaine « The Mirage » a montré que la formation continue des maîtres donne des résultats franchement médiocres sur le niveau des élèves… Le dédoublement des classes — dont le coût est énorme — a rendu la situation un tout petit peu moins dramatique, mais ses bénéficiaires ne sont toujours pas armés pour s’intégrer dans l’économie de demain. N’oublions pas que ces enfants seront encore sur le marché du travail en 2070 !

Même pour les 10 % d’élèves qui ont progressé, passer de « très grande difficulté » à « grande difficulté », est-ce la promesse d’une compétitivité face aux intelligences artificielles de 2070 ? Non !

Le tableau périodique des éléments fête ses 150 ans

Le tableau périodique des éléments, également appelé tableau ou table de Mendeleïev [1834-1907], représente tous les éléments chimiques et il fête cette année ses 150 ans.


Le fameux tableau périodique des éléments fête ses 150 ans. En 1869, Mendeleïev a rassemblé dans un tableau tous les éléments chimiques – par exemple, le carbone, le cuivre, l’or et l’oxygène – connus à son époque en leur attachant leur masse atomique et quelques propriétés. Pour les classer de manière cohérente, il a décidé de les ordonner par masse atomique croissante, mais en les groupant par familles d’éléments ayant des propriétés communes. Convaincu que la science avait encore de nombreux éléments à découvrir, le génie russe a laissé quelques cases libres dans son tableau pour y placer un jour ceux qui n’étaient pas encore découverts. Au total, 118 éléments chimiques ont été observés à ce jour, de numéro atomique 1 à 118.

L’alphabet des chimistes : L’hydrogène, le carbone, l’azote, l’oxygène, le fer, le cuivre, l’argent, l’or, etc. sont des éléments chimiques, dont le numéro atomique est respectivement 1, 6, 7, 8, 26, 29, 47, 79, etc. Chacun est conventionnellement désigné par un symbole chimique : H, C, N, O, Fe, Cu, Ag, Au, et ces éléments sont dans le fameux tableau de Mendeleïev.

Émission la LA TÊTE AU CARRÉ (55 minutes) sur l'histoire de ce tableau :

Lien direct vers l'audio


Mathieu Bock-Côté : « Il faut abolir l’ECR »

Chronique de ce mercredi 27 février de Mathieu Bock-Coté :

Alors qu’il est objectivement coincé dans une situation politique désavantageuse, le PQ vient de rappeler qu’il peut contribuer au débat public, en ramenant sur la place publique la question de l’abolition du cours d’éthique et culture religieuse (ECR).

Pascal Bérubé invite ainsi le gouvernement à être cohérent dans sa quête de laïcité. Il a tout à fait raison alors que le gouvernement caquiste a annoncé en décembre dernier qu’il ne s’aventurerait pas sur ce terrain.

PQ

Encore doit-on avoir une bonne idée de ce que représente ce cours pour savoir pourquoi il est nécessaire de l’abolir.

Officiellement, pour ceux qui suivent les choses de loin sans trop s’intéresser aux détails, l’ECR est un cours censé renseigner les élèves qui y passent sur les grandes religions du monde. Si c’est vrai, pourquoi s’y opposer ?

Sauf que c’est faux. Et en plus d’être mensonger, c’est cynique.

L’ECR, dans les faits, instrumentalise la culture religieuse pour faire la promotion active du multiculturalisme au nom de la « diversité ». Il entend pousser les jeunes Québécois vers une forme de relativisme extrême, où ils devront accepter tous les symboles religieux et identitaires, et au premier rang, le voile islamique, du simple hidjab jusqu’au niqab. En fait, ils doivent embrasser tous les symboles qui contredisent leur culture sans mettre en valeur les leurs.

Si on me permet la formule, on dira même qu’il s’agit d’un relativisme fanatique. Fanatique, car il se montrera impitoyable envers ceux qui ne s’y soumettent pas.

Derrière cela, il y a un programme antidémocratique. Les concepteurs de l’ECR l’ont souvent dit : leur cours vise à modifier la mentalité québécoise. Ils constatent une chose : les Québécois, et plus particulièrement, les Québécois francophones, s’opposent aux accommodements raisonnables et au multiculturalisme. On a beau tout faire pour les amener à s’y rallier, ils résistent. Ils n’acceptent pas de devenir des étrangers chez eux.

Alors les concepteurs du cours, qui sont des idéologues aussi militants que bornés, ont décidé de convertir les enfants à leur doctrine. Un des principaux théoriciens de l’ECR l’avait dit comme tel : après avoir constaté qu’une immense majorité de la population adulte s’opposait au kirpan à l’école, il expliquait qu’une fois passés par l’ECR, les jeunes y seraient favorables.

C’est un détournement de démocratie. L’école, ici, ne sert plus à transmettre un savoir et des connaissances. Elle sert à endoctriner la jeunesse. Elle ne devrait pourtant pas promouvoir une idéologie particulière.

Dans le cadre de l’ECR, d’ailleurs, l’élève est moins évalué à partir de ses connaissances acquises que par sa capacité à se conformer aux attitudes attendues devant le multiculturalisme. On devine que celui qui s’opposera néanmoins aux accommodements raisonnables sera jugé mauvais élève, à la manière d’un cancre idéologique.

Legault


Le gouvernement Legault verse trop souvent dans l’amateurisme, mais globalement, il est sur la bonne voie. Il voit le Québec comme une nation et non comme une province annexée au Canada multiculturaliste. Il devrait aller au bout de son raisonnement et abolir ce cours toxique. Pourquoi les jeunes Québécois apprendraient-ils à l’école à détester leur peuple ?


mardi 26 février 2019

Cours d’éthique religieuse : enseignement ou endoctrinement?

Le Parti québécois propose, mardi, d’abolir le cours d’éthique et culture religieuse, une initiative que salue Mario Dumont dans son éditorial du jour, reprochant au programme de n’enseigner qu’une seule façon de penser aux enfants.

Cette façon de penser, c’est celle du multiculturalisme, explique Mario Dumont. En matière d’accommodements raisonnables, par exemple, ce qui est présenté aux enfants, c’est que tout accommodement doit être permis. Le matériel scolaire lui-même n’est pas irréprochable, note-t-il. Les femmes musulmanes sont par exemple toujours montrées portant le voile dans les manuels alors qu’une forte majorité d’entre elles choisissent de s’en passer.

« C’est véritablement un cours qui est basé sur une approche profonde de multiculturalisme. Enseigner le multiculturalisme, ce n’est pas enseigner le mal, c’est enseigner une doctrine politique qui existe et que le Canada, depuis Pierre Elliott Trudeau, a fortement implantée », soulève Mario Dumont.

Au Québec, en matière d’immigration, les gouvernements ont traditionnellement opté pour l’interculturalisme, c’est-à-dire une approche qui comprend une notion d’intégration des différentes communautés, rappelle le commentateur politique. Autrement dit, les immigrants des différentes communautés religieuses doivent s’adapter à leur nouveau territoire, où des lois, des traditions et des coutumes existent déjà, sans compter le facteur de la langue qui s’applique au Québec.


Mario Dumont plaide donc en faveur d’une abolition du cours, à l’image de ce que propose le PQ, ou d’une réforme en profondeur.

« Quand on dit qu’un cours est biaisé politiquement, on est à la marge de dire que c’est un endoctrinement des jeunes, souligne-t-il. On est devant un cours qui soulève des critiques pour des raisons. »

dimanche 24 février 2019

Étude : bambins de 2 ans regardent davantage télévision qu’ils ne jouent au ballon

Première du genre en France, une étude menée par la Direction Générale de la Santé (DGS) avec l’unité Ined-Inserm-EFS Elfe auprès de 10 000 enfants, a étudié la fréquence et le temps passé par des enfants de 2 ans à pratiquer une activité physique ou à être devant un écran.

Elle montre des signes extrêmement inquiétants : non seulement 84 % des enfants regardent la télévision au moins une fois par semaine, et 68 % tous les jours ou presque — à seulement 2 ans —, mais aussi 44 % ne font jamais ou seulement occasionnellement des jeux ou activités physiques (ballon, piscine, etc.) avec leur mère !

Ces chiffres ne sont que des moyennes, et nombre de facteurs — comme le niveau d’étude des parents ou leur âge influencent les résultats. Ainsi, plus la mère est jeune, plus l’enfant sera en contact avec un téléphone dit intelligent ou une télévision, surtout s’il habite en ville et que sa mère travaille.

Souhaitons que cette étude puisse alerter non seulement les parents, mais aussi l’ensemble de la communauté éducative, notamment dans le contexte de la prochaine scolarisation obligatoire à 3 ans et de l’arrivée massive du numérique à l’école.

Ces nouveaux profils de jeunes enfants, dont la motricité doit sans doute être stimulée et la relation aux écrans assainie, devront nécessairement être pris en compte par les enseignants de maternelle : espérons qu’ils aient tous la liberté pédagogique de le faire.

Pour voir l’ensemble des résultats de cette étude, sa méthodologie et ses principales conclusions, cliquez ici.

Rapport sur la Présentation sur l'éducation sexuelle au Québec à Gatineau par Uni-T

Ce 23 février 2019, notre correspondant a assisté à la présentation sur l’éducation sexuelle au Québec présentée à Gatineau à l’église Le Sentier. Il y avait près de 100 personnes, dont le pasteur Éric Lanthier qui est sur le conseil national (québécois) de l’organisateur de cette rencontre, Uni-T Voix pour les Valeurs Chrétiennes, UVVC/Uni-T. Les présentations ont été faites par Jude Marie Guillaume et par Me Nathalie Michaud, avocate spécialisée en droit familial, conseil juridique de l’UVVC et membre du Barreau depuis 1992. Elle est aussi membre de Mission chrétienne internationale (MCI). Monsieur Raymond Ayas et Mme Solange Pageau-Lefebvre n’étaient pas présents.



Mme Guillaume est directrice adjointe dans une école, après avoir été enseignante. Elle a donné un survol du programme de la maternelle à la fin du secondaire en dénonçant les contenus qui sont contraires aux valeurs des parents chrétiens ; selon notre correspondant, ces contenus rejoignent pour la maternelle à la 3e année ceux qui sont dénoncés dans le livre de Dr Ayas et l’abbé Gendreau. Elle a expliqué que le programme n’est pas en vigueur dans beaucoup d’écoles faute de personnel formé. Elle a donné des chiffres : le ministère de l'Éducation (MEES) a investi 3 millions de dollars dans ce programme ; chaque Commission scolaire reçoit 250 000 $ pour l’implanter et chaque école reçoit 1000 $ pour la formation du personnel, le remplacement des enseignants pour un jour de formation ($200 par enseignant) ou le paiement d’experts ou autres personnes venus de l’extérieur de l’école pour transmettre les contenus du programme. Aucun enseignant n’est tenu de donner le programme.

Les thèmes à couvrir sont divisés entre les matières scolaires et la date, l’heure et la matière (français, mathématiques ou autre) où aura lieu la transmission des contenus sont prévues à l’avance. Au primaire 5 heures sont prévues pour cette matière et au secondaire, quinze heures. Le MEES fournit aux enseignants des « Canevas pédagogiques » avec des questions et réponses, qui sont optionnels. Il y a des « Capsules vidéos » fournies par la Commission scolaire de Montréal (CSDM), aussi optionnelles. Il y a du matériel pédagogique fourni par le MEES qui est accessible à ceux qui enseignent le programme, mais non aux parents. Les parents ont accès seulement au programme sur le site du MEES. Elle a encouragé les parents à lire le programme. En plus des objections équivalentes à celles énoncées dans le livre de Ayas et Gendreau, elle a dénoncé l’incitation à la masturbation, à la pornographie, la remise en question de l’orientation et l’identité sexuelles, l’incitation aux relations sexuelles adolescentes, et à des relations sexuelles de toute sorte, selon les niveaux scolaires plus élevés que la 3e année.

Me Michaud a renvoyé les parents aux articles du Code civil et de la Loi sur l’Instruction publique sur lesquels les parents peuvent s’appuyer pour revendiquer des droits. Elle a noté que cette matière n’est pas évaluée, car il ne s’agit pas d’un cours. Elle a nommé 4 droits parentaux :

1- Être informés

Le MEES prévoit que l’information sur les contenus à venir doit être donnée par l’école (ou le directeur) dans un « délai raisonnable », mais n’indique pas par qui, ni comment. Donc, les parents doivent aller au-devant et demander l’information.

2- Préparer leur enfant à recevoir la matière

Pour la préparation de l’enfant elle a dit qu’avec les informations sur les contenus à venir le parent peut prémunir son enfant. Elle a recommandé comme une ressource utile le livre écrit par Dr Raouf Ayas et l’Abbé Robert Gendreau.

3- L’enseignement à la maison

Pour l’enseignement à la maison elle pense que cela devrait pouvoir être accordé pour une matière donnée, soit l’éducation sexuelle, mais que le parent aurait à faire un rapport à l’école sur la transmission des contenus faits à la maison. Cette matière n’est pas notée, car ce n’est pas un cours, mais une « activité » selon la loi.

4- L’exemption

Pour l’exemption elle a rapporté que le MEES avait rédigé une directive de 10 pages environ avec les conditions à remplir. Deux motifs seulement autorisent l’exemption : 1) le contenu pourrait causer un dommage psychologique à l’enfant et 2) porter atteinte à la liberté garantie dans les chartes. De plus le parent doit a) d’abord rencontrer le directeur, b) soumettre une lettre assermentée pour faire sa demande chaque année, c) nommer chaque thème du programme dont il veut que l’enfant soit exempté, d) expliquer en quoi ce thème portera atteinte aux droits de l’enfant. C’est à l’école d’accorder ou non l’exemption. Cependant le parent peut aussi faire appel à la Commission scolaire.

Le parent peut par la suite faire appel à la Cour supérieure du Québec. En Ontario, un père est allé en cour, mais a perdu à la Cour supérieure. La raison : le père n’a donné « aucune preuve objective » et le père n’a pas démontré qu’il « ne pouvait pas présenter son point de vue » à l’enfant. Il a ensuite perdu à la Cour d’appel, car, selon le tribunal, le programme « ne nuit pas au pouvoir du père de transmettre ce qu’il veut à son enfant. »

L’avocate a dit que selon elle, le programme du Québec est une copie du programme de l’Ontario, mais certains contenus sont donnés à un âge plus jeune au Québec.

Elle a mis à la disposition des parents un « guide » pour parents rédigé par UVVC, avec des liens internet utiles. Comme il n’y avait pas assez de copies pour tous, notre correspondant attend de recevoir ce guide par courriel.

Elle encourage les parents à prendre les moyens pour recevoir les informations de l’école, de faire des demandes pour l’enseignement à la maison et de faire la demande d’exemption. Elle demande que les parents tiennent l’UVVC au courant de leurs démarches et résultats et qu’ils deviennent membres de l’UVVC qui est un Organisme sans but lucratif (OSBL) qui regroupe des individus d’une cinquantaine d’églises et organisations.

Lors de la période de questions l’un des parents (Ky Lee) a encouragé tous à s’informer sur le programme PEACE (recommandé par elle) et sur le Comprehensive Sex Education (USA) qui vient de l’UNESCO et dont elle dit que le programme du Québec relève. Elle a fondé un groupe pour réunir les parents de l’Outaouais, Ottawa/Gatineau Sexual Integrity Project. Le courriel de Ky est : peacegatineauoutlook.com Le site web est : https://peaceontario.com

L’un des parents présents, après avoir passé à travers les exigences de la demande d’exemption depuis septembre 2018, sans succès, a finalement dit à ses enfants de sortir de la classe lorsque cette matière est donnée. Les enfants le font et personne ne les arrête. L’avocate a noté que l’enfant ne peut pas être absent à plus de 20 % de la scolarité, soit 36 jours par an, sans risquer une dénonciation à la DPJ. Selon elle, il n’y a pas un droit légal d’absenter son enfant et qu’elle ne peut donc pas le recommander.

Certains parents sont en voie de faire la demande du matériel pédagogique du MEES par l’Accès à l’information.

Un dépliant a été distribué venant de www.sexeducationquebec.org

Et un dépliant de www.uvvc.ca





Prochaine réunion

Dimanche le 14 avril 2019 à 13H30
Église La Bible parle
790, 18e Avenue, Laval QC H7R 4P3
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