lundi 25 mars 2013

Tout se tient : mariage, adoption, location d'utérus pour homosexuels et endoctrinement scolaire des enfants

Texte de Grégor Puppinck (ci-contre), le directeur du Centre européen pour la loi et la justice :

Il faut bien comprendre que l’adoption, la PMA et la GPA, c’est-à-dire les mères porteuses, suivent inévitablement le simple vote du « mariage pour tous ». Il est vain de dire « j’accepte le mariage, mais pas le reste ».

C’est tout ou rien : à cause de la Cour européenne des droits de l’homme, dès lors que l’on ouvre le mariage républicain aux couples de même sexe, c’est une cascade, un effet domino : le droit au mariage entraîne le droit à l’adoption et le droit à la PMA (fécondation in vitro), lequel entraîne à son tour le droit à la GPA (location d'utérus).

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est la plus haute instance judiciaire européenne ; ses décisions s’imposent sur les 47 États membres du Conseil de l’Europe, de l’Islande à l’Azerbaïdjan. Il n’y a pas de pouvoir humain au-dessus d’elle ; elle peut censurer des lois adoptées par référendum  elle peut condamner des États à changer même leur constitution.

1. PMA (Procréation médicalement assistée)

Pour la Cour européenne, le droit à la PMA est automatique : dès lors qu’elle est autorisée aux couples mariés, elle doit l’être à tous sans distinction  entre couples mariés homosexuels et hétérosexuels. Les couples de femmes pourront avoir accès à la PMA dans les mêmes conditions que les couples hétérosexuels. La Cour européenne interdit toute différence de traitement dans l’exercice du « droit de procréer en ayant recours à la PMA ».

2. La GPA (gestation pour autrui)

Pour les couples d’hommes, la légalisation du recours aux mères porteuses, c’est-à-dire à la GPA,  est très probable. Il y a déjà en ce moment trois affaires devant la CEDH ; deux contre la France et une contre l’Italie.

À cause de la circulaire Taubira, qui reconnaît la filiation des enfants nés par GPA pratiquées à l’étranger, l’interdiction de la GPA en France est très compromise, car Christiane Taubira a cassé volontairement la cohérence du droit français.  Comment la France va-t-elle justifier devant la Cour européenne l’interdiction de la GPA en France, alors que nous l’acceptons lorsqu’elle est pratiquée par des Français à l’étranger ? La Cour dira que cette interdiction est hypocrite, et qu’elle doit donc être supprimée !

La GPA, c’est de la prostitution et de la vente d’enfant : c’est une honte. Il faut savoir qu’en Europe de l’Est, là où elle est pratiquée, le business de la GPA est géré par les réseaux mafieux.

3. L’adoption homosexuelle

Au mois de février dernier, la Cour européenne a condamné l’Autriche à légaliser l’adoption au sein des couples de mêmes sexes, dans une affaire où la compagne homosexuelle de la mère d’un enfant veut se substituer au père qui entretient pourtant des rapports réguliers avec son fils. Eh bien, la Cour, plutôt que de reconnaître que cet enfant n’est pas adoptable, car il a sa mère et son père, elle a imposé aux États de renoncer à la famille naturelle fondée sur les parents biologiques comme modèle de référence de la famille. Elle a jugé – et cela s’impose à tous les États – qu’il n’est pas préférable en soi pour l’enfant d’avoir sa filiation établie envers son père et sa mère plutôt qu’envers deux femmes ou deux hommes !

L’Autriche est maintenant obligée de changer sa législation en sorte qu’un enfant puisse avoir deux pères ou deux mères. Pourtant, le droit international dit très clairement que tout enfant a « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux » et le droit « de préserver son identité, y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales » (articles 7 et 8 de la Convention relative aux droits de l’enfant).

4. La théorie du genre

Cette tendance idéologique de la Cour n’est pas nouvelle,  déjà, il y a dix ans, elle a adopté la théorie du genre dans une affaire de mariage transsexuel. Dans le but de pouvoir déclarer que les personnes transsexuelles ont un droit fondamental à se marier avec une personne du même sexe biologique – alors que la Convention ne garantit que le droit « à l’homme et à la femme » de se marier, la Cour a dit qu’elle « n’est pas convaincue que l’on puisse aujourd’hui continuer d’admettre que ces termes impliquent que le sexe doive être déterminé selon des critères purement biologiques ». En cela, elle a substitué le concept de « genre » (gender) à la réalité sexuelle, et elle a obligé les 47 États européens à autoriser le mariage transsexuel, mais la petite île de Malte fait de la résistance, elle est maintenant poursuivie devant la CEDH !

Prison allemande où fut enfermée  Irene Wiens pour 
avoir refusé que ses enfants soient soumis
à un cours d'éducation sexuelle qu'elle réprouve
5. Les droits des parents

Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est d’abord et avant tout pour les enfants, pour nos enfants : c’est pour lutter contre un gouvernement qui veut endoctriner nos enfants avec l’idéologie néomarxiste de Pierre Bergé [Zemmour dirait plutôt hyperlibérale], Christiane Taubira, Vincent Peillon et de Jean-Pierre Michel. Comme dans tous les pays totalitaires, ils veulent utiliser l’école pour voler nos enfants. N’est-ce pas Vincent Peillon qui déclare que « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles » et Christiane Taubira qui avoue que  « Dans nos valeurs, l’éducation vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres ».

Il faut savoir qu'en Allemagne des parents de jeunes élèves ont fait de la prison pour avoir refusé d’envoyer leurs enfants à des cours obligatoires d’éducation sexuelle et morale organisés à l’école. Je dis bien que les parents ont été condamnés à de la prison ferme ! Et bien que croyez-vous qu’il arriva ? La Cour européenne des droits de l’homme a trouvé cela très bien, au nom de la nécessité « d’intégrer les minorités et d’éviter la formation de ‘’sociétés parallèles’’ motivées par la religion ou l’idéologie ». [En l'occurrence les parents allemands concernés sont tous ethniquement allemands, chrétiens ou conservateurs.]

Les« sociétés parallèles » ce n’est pas nous, nous sommes plus d’un million rassemblés ici, au contraire, les« sociétés parallèles », ce sont eux, c’est cette oligarchie internationale à la fois néomarxiste et ultralibérale qui veut nous imposer sa conception mortifère et marchande de l’individu et de la société.

Est-ce que c’est nous qui représentons un danger pour la société et qu’il faudrait soumettre à l’idéologie ? Je dis que ce sont les idéologues qu’il faut soumettre à la réalité, et la première réalité, c’est que tout enfant a un père et une mère ; c’est le moment de ne rien lâcher !

Après les enfants, l'État (ici québécois) considère qu'il doit rééduquer les goûts sexuels de ses citoyens


Voir aussi

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Priorité de l'État : vous devez trouver homosexuels, bisexuels et transsexuels «normaux» !

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France — L'Éducation d'État et pilule du lendemain, le droit éducatif des parents usurpé

Pierre Arduin, professeur de sciences naturelles et auteur de nombreuses publications sur la bioéthique comme La bioéthique et l’embryon (2007), analyse la contradiction existant entre la politique d’accès à la contraception d’urgence mise en place progressivement par les gouvernements successifs à l’intention des mineures, en particulier dans le cadre des établissements de l’Education nationale, et les lois en vigueur garantissant en théorie le respect des droits et devoirs des parents à l’égard de la santé, de l’éducation, de la moralité des mineurs.

Depuis l’adoption de la loi n. 2000-1209 du 13 décembre 2000, œuvre législative portée par Ségolène Royal alors ministre déléguée à l’Enseignement scolaire, la contraception d’urgence peut être administrée par les infirmiers(ères) de l’Education nationale aux élèves mineures à l’insu de leurs parents. Le décret n. 2001-258 du 27 mars 2001 pris en application de cette loi précise que le NorLevo®, nom commercial de la pilule du lendemain, est délivré de manière anonyme et gratuite dans l’enceinte scolaire si l’élève se trouve en « situation de détresse » ; en cas de dépassement du délai d’efficacité du produit qui doit être ingéré dans les 72 heures qui suivent un rapport sexuel, l’infirmier(ère) doit impérativement orienter la jeune fille vers un centre de planification familiale ou un établissement de santé adéquat pour la prendre en charge.

Sauf avis contraire de l’élève, le protocole national sur la contraception d’urgence en milieu scolaire autorise donc l’infirmier(ère) à soustraire la mineure aux titulaires de l’autorité parentale, tant lors de la procédure d’administration de la pilule du lendemain qu’en cas d’orientation vers un centre de planification ou un hôpital. Autrement dit, l’Etat usurpe le droit inaliénable des parents à l’éducation de leurs enfants dans un domaine d’autant plus crucial qu’il concerne l’un de ses aspects les plus originaux et essentiels : l’éducation à l’amour et à la sexualité dans son lien avec la transmission de la vie humaine. Selon l’Inspection générale des affaires sociales, en 2006/2007 9672 élèves ont reçu la pilule du lendemain au sein de leur établissement, soit une augmentation de la délivrance de la contraception d’urgence de 66 % par rapport à la période 2001/2002.

Selon sa définition classique, l’avortement est la destruction, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence située entre la conception et la naissance. Or, le lévonorgestrel qui est la molécule active de la contraception d’urgence, s’il peut bloquer l’ovulation et donc empêcher la rencontre des cellules sexuelles en mettant en jeu un mécanisme anticonceptionnel qui déjoue la fécondation, peut également avoir un effet abortif. En effet, le premier type d’action « contraceptif » n’est vrai que si le produit est pris avant l’ovulation. Si celle-ci vient d’avoir lieu ou si elle est sur le point de se produire, les spermatozoïdes ne mettant que 50 à 80 minutes pour rejoindre le lieu de la fécondation, la substance active du NorLevo® ne pourra éviter que se rejoignent les gamètes féminin et masculin. Dans ce cas, la pilule du lendemain met en œuvre un mécanisme interceptif ou antinidatoire qui va empêcher l’implantation de l’embryon déjà conçu. Ici, l’action antinidatoire de la pilule du lendemain n’est donc qu’un avortement précoce réalisé à travers des moyens chimiques. Ne connaissant pas exactement le jour de l’ovulation, l’élève à qui l’infirmier(ère) administre la pilule du lendemain ne saura donc jamais à quel moment du cycle elle se trouvait et si elle a détruit ou non l’enfant à naître qu’elle portait.

L’intention « abortive » est donc au cœur de cette procédure comme en témoigne d’ailleurs la recommandation faite aux professionnels de santé de l’Education nationale d’orienter l’élève vers le centre de planification familiale le plus proche en cas de dépassement du délai d’efficacité de la contraception d’urgence. Cette disposition n’a en effet de sens que si les acteurs de ces structures proposent dans un second temps à la jeune fille une interruption volontaire de grossesse de rattrapage. Alors que l’école devrait s’en tenir en matière d’éducation sexuelle soit à une stricte neutralité soit à une coopération prudente réalisée sous la conduite attentive des parents et dans le respect de leurs convictions, l’Etat outrepasse ici son rôle en bafouant leur droit inaliénable de premiers éducateurs de leurs enfants.

Ce protocole qui viole leur droit parental est par ailleurs totalement contradictoire avec les dispositions du code civil et du code de la santé publique. En effet, l’article 371-1 du code civil définit l’autorité parentale comme un « ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Elle appartient aux père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne » et l’article 4127-42 du code de la santé publique insiste sur le fait qu’un acte médical ne peut être autorisé sur un mineur que si le professionnel de santé a cherché à obtenir le consentement des parents, sauf cas d’urgence vitale caractérisée. Deux obligations pèsent ainsi sur le médecin à l’égard de ceux qui sont titulaires de l’autorité parentale : l’obligation de les informer de tout ce qui concerne la santé de leur enfant d’une part, l’obligation d’autre part de recueillir leur consentement (sauf urgence) avant d’effectuer toute investigation ou acte médical sur celui-ci.

Cette incohérence juridique ne fait que révéler l’approche idéologique d’un Etat qui banalise la sexualité humaine, s’arroge un pouvoir exorbitant sur la vie humaine et s’affranchit de la famille, première école de l’éducation à l’amour des enfants. De fait, les parents sont mis dans l’impossibilité d’exercer leurs droits et devoirs éducatifs en un domaine éminemment intime, au profit de l’État qui lui impose par des voies détournées la violation de la conscience de tous, parents et adolescents.

Source




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dimanche 24 mars 2013

France — Des centaines de milliers de manifestants mobilisés contre « l'autisme » idéologique du gouvernement


Reportage de KTO sur la manifestation



Reportage de la Voix de la Russie sur la manifestation
(la Russie veut interdire l'adoption d'enfants russes par des Français si la loi passe)


Des centaines de milliers d’opposants au « mariage » entre personne de même sexe et à l’adoption par les couples homosexuels se sont rassemblés dimanche à Paris contre le projet de loi sur le prétendu1 « mariage pour tous » en voie d’adoption par le Parlement.

Ils étaient 300.000, estime la préfecture de police, selon laquelle les chiffres définitifs ne seront connus qu’en début de semaine. Les organisateurs revendiquent pour leur part 1,4 million de participants.

Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des manifestants qui tentaient de rejoindre la place de l'Étoile et l’avenue des Champs-Elysées que le gouvernement se refusait de voir occuper par les manifestants, sans doute pour éviter que l'ampleur de la manifestation soit encore plus visible.

Les manifestants, dont de nombreuses familles, des jeunes et des élus ceints de leur écharpe tricolore, ont afflué en début d’après-midi sous une marée de drapeaux roses, blancs et bleus sur l’avenue de la Grande Armée pour demander à François Hollande de retirer le texte et de le soumettre à référendum.


Vue de l'axe principal de la manifestation
à partir de l'Arche de la Défense jusqu'à l'Arc de Triomphe à 5 kilomètres de distance


Vue de l'axe principal de la manifestation
à partir de l'Arc de Triomphe jusqu'à l'Arche de la Défense à 5 kilomètres de distance


Une foule compacte et bigarrée


Slogans : du boulot, pas de l'idéologie homo

« On veut du boulot, pas du mariage homo » ou « Occupe-toi d’Aulnay [usine automobile qui ferme], pas du mariage homo », proclamaient des pancartes en faisant allusion à la fermeture programmée et très médiatisée de cette usine du constructeur automobile PSA.


D’autres pancartes étaient à la gloire de la « famille PME » (« papa, maman, enfant ») ou sommaient François Hollande d’entendre les opposants au « mariage pour tous ».

« Les Français ont besoin de travail, les Français ont besoin de logements, ils n’ont pas besoin du mariage homo », a déclaré la présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin.

« Je dis au président de la République: si vous n’entendez pas le peuple de France, il va se révolter », a-t-elle ajouté, tandis que les manifestants scandaient : « François, ta loi on n’en veut pas ! »

Policiers chargent la foule et poivrent une mémé, puis la foule 

Lacrymogènes, enfants gazés

L’avenue de la Grande Armée, qui prolonge les Champs-Elysées au-delà de l’Arc de Triomphe en direction de Neuilly, a vite été saturée et les manifestants ont débordé sur l’avenue Foch, puis sur la place de l’Étoile. Selon Hervé Mariton, ci-dessous à partir de 2:00, on avait accordé le droit aux manifestants d'y être avant que le ministre de l'intérieur Valls intervienne personnellement pour empêcher la chose.

C’est alors que plusieurs centaines d’entre eux ont tenté de forcer le passage vers les Champs-Elysées. Les forces de l’ordre en tenue anti-émeute les ont repoussés avec des boucliers en plexiglas et des jets de gaz lacrymogènes et ont évacué manu militari certains d’entre eux.

Les forces de l’ordre « ont été contraintes de faire usage ponctuellement de gaz aérosols compte tenu du comportement très agressifs de certains manifestants », a expliqué à la presse le directeur de cabinet du préfet de police, Laurent Nunez.



Des manifestants, parfois des pères ou mères de familles, ont vigoureusement protesté contre l’usage de ces gaz. Certains ont commencé à scander « Hollande démission ! »

« C’est inacceptable d’envoyer des gaz contre des enfants. Est-ce qu’il est normal qu’on ait des forces de l’ordre dans la République qui tirent sur des familles et des enfants ? » s’est indigné l’ancien ministre UMP [centre-droite] Laurent Wauquiez.

« C’est juste le reflet de la violence avec laquelle le gouvernement traite ce mouvement. C’est inacceptable. Il faut que la préfecture de police soit sanctionnée », a-t-il ajouté.

Henri Guaino, ancien conseiller spécial de l’ex-président Nicolas Sarkozy, a pour sa part qualifié de « honte  » le fait que les autorités n’aient pas autorisé les opposants au « mariage pour tous » à manifester sur les Champs-Élysées.


En fin d’après-midi, les forces de l’ordre ont déployé sur la place de l’Étoile des véhicules pour tenter de contenir les manifestants qui s’y trouvaient encore.

Le 13 janvier, la précédente manifestation contre le « mariage pour tous » avait réuni à Paris 340.000 participants, selon la police, un million selon les organisateurs.


L'ancienne ministre Christine Boutin a demandé dimanche soir sur i-télé la démission de Manuel Valls et du préfet de police suite aux incidents en marge de la manifestation contre le mariage gay à laquelle elle a participé.

« Un jeune de 14 ans a été mis KO par des gaz lacrymogènes », a assuré la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD, associé à l'UMP), en ajoutant avoir elle-même été « ciblée » par les forces de l'ordre.

La députée Christine Boutin au sol après avoir été « ciblée » par les policiers

Certains manifestants affirmaient qu'un car de police avait sciemment renversé ou écrasé une jeune manifestante, voir ci-dessous.


Mobilisation

« Si aujourd’hui il y a autant de monde, c’est aussi parce que les gens sont en colère », a déclaré Laurent Wauquiez à BFM-TV. « Et ils sont en colère sur la façon dont le gouvernement a traité ce mouvement. Il l’a traité avec mépris. »

« Un gouvernement républicain ne peut pas rester sourd à une mobilisation pareille », a renchéri Henri Guaino, qui avait lancé un appel à « censurer le gouvernement dans la rue ».

Le président de l’UMP, Jean-François Copé, avait quant à lui appelé les adhérents du principal parti d’opposition à participer à ce rassemblement.

Le texte de loi, qui ouvre aux homosexuels la possibilité de se marier et d’adopter, a été voté le 11 février par les députés à l’issue d’un débat marathon émaillé d’incidents parlementaires.

Il sera examiné en séance publique par les sénateurs à partir du jeudi 4 avril, l’objectif du gouvernement étant que la réforme soit définitivement adoptée avant les vacances d’été.

La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, a estimé sur BFM-TV que les opposants au texte étaient dans leur droit quand ils manifestaient mais que cela n’empêcherait pas cette réforme d’être votée par le Parlement.


Une figure du mouvement contre le « mariage pour tous », Frigide Barjot, a cependant déclaré sur i-Télé que les opposants au texte n’entendaient pas désarmer.

« Au Sénat, la commission des lois a failli ne pas adopter cette loi à deux voix près », a-t-elle dit. « C’est toute la France qui est en train de se réveiller et donc nous allons dire au sénateur, ‘c’est ton heure’ et au président de la République (…) retirez-là pour la soumettre au peuple qui se lève. »

Seuls 37 % des Français pour le mariage homo et ses droits

Au lendemain du vote en première lecture par l’Assemblée nationale du projet de loi sur le mariage des personnes de même sexe déposé par Mme Taubira, Alliance VITA a demandé à l’Ifop de réaliser un sondage sur l’adhésion réelle des Français à ce projet. Les résultats montrent que seulement 37 % des Français adhèrent au projet de la loi Taubira (mariage plus adoption) contre 34 % favorables à une union civile (sans adoption) et 24% opposés à ces deux solutions.

Question : Vous savez qu’actuellement en France, le mariage ouvre automatiquement le droit à l’adoption, c’est-à-dire qu’on ne peut dissocier mariage et adoption. Dans ces conditions, êtes vous plutôt favorable … ?




La police poivre la foule qui déborde et qui veut accéder aux Champs-Élysées





Voir aussi

Mariage pour tous : 170 professeurs de droit interpellent les sénateurs

Raz-de-marée contre le prétendu « mariage pour tous » (janvier 2013)

Éric Zemmour sur le mariage homo, l'union civile (PACS), l'immigration et l'avenir de la France






[1]  Le caractère orwellien du terme « mariage pour tous » est évident puisqu'il exclut notamment les couples polygames ou incestueux, il s'agit juste du « mariage » homosexuel.

Éric Zemmour sur le mariage homo, l'union civile (PACS), l'immigration et l'avenir de la France

France 2, On n'est pas couché, 23/III/2013


Zemmour fait allusion au mariage au Moyen-âge (voir ici sur le mariage avec consentement)




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Comment Pauline Marois modifie une constitution... et une charte

Les « ténors » du gouvernement Marois s’insurgent contre le projet du nouveau chef libéral Philippe Couillard d'adhérer à la Constitution sans consulter directement la population.

Il est bon de vouloir consulter par référendum (pas par « des sommets » pipés) la population pour des décisions d'importance.

Il serait bon de rafraîchir les mémoires : Pauline Marois ne s’est jamais gênée pour faire des changements constitutionnels sans consulter la population.

  1. En 1997, Pauline Marois, alors Ministre de l’Éducation, a obtenu une modification de l’article 93 de la Constitution canadienne (en vue d’abolir les commissions scolaires confessionnelles), sans consultation directe de la population;
     
  2. En 2005, lors de l’étude du Projet de loi 95 en commission parlementaire, Pauline Marois pose des questions au témoin Pierre Bosset pour connaître les conditions pour modifier la Charte québécoise. Le témoin Bosset lui répond : « Je confirme que, pour modifier la charte, une majorité simple est requise, mais que, pour nommer les membres de la commission, les deux tiers sont requis.  »


    Documents

    Le décrochage scolaire pour Pauline Marois en 1996

    Projet de loi 95

    Le Projet de loi 95, opérant cette modification à la Charte, a été adopté sans vote par appel nominal1 de l’Assemblée nationale, de sorte qu’on ignore combien de députés ont voté cette modification à la Charte.

    Lors de l’étude du Projet de loi 95 en commission parlementaire, au printemps 2005 la question du nombre de votes nécessaire pour modifier la Charte avait été abordée lors d’un échange entre M. Pierre Bosset et la députée de Taillon, Pauline Marois :
    Mme Marois — (…) Les modifications apportées à la charte doivent se faire avec l'appui de deux tiers des... Non? Ce n'est pas ça? C'est parce que j'essayais de me souvenir, là. Je le sais pour la nomination des personnes mais pas nécessairement pour les changements à la charte. D'accord. Je dis «pas nécessairement» parce que j'écoute le non-verbal... je constate le non-verbal. Pas écouter mais voir le non-verbal. 
    Le Président (M. Chagnon)  — Vous faites bien de le dire. Vous faites bien de le dire, Mme la députée de Taillon, parce que ce serait dur, pour les gens qui vont vous lire dans sept ou huit ans, dans 25 ans, de comprendre. 
    Mme Marois  — C'est ça, de comprendre. Mais j'aimerais vous entendre maintenant sur cela. Alors,on comprendra mes propos sans avoir à les interpréter.
    Le Président (M. Chagnon)  — M. Bosset.
    M. Bosset (Pierre)  — Je confirme que, pour modifier la charte, une majorité simple est requise, mais que, pour nommer les membres de la commission, les deux tiers sont requis. 2

    Pourtant, des assurances, émanant des deux paliers de gouvernement, avaient été données dans le passé aux parents quant au caractère fondamental de cette liberté, notamment lors de l’amendement à la
    Constitution canadienne de 1997.

    Pauline Marois, alors Ministre de l'Éducation, déclarait le 26 mars 1997 à l'Assemblée nationale :
    « L'école publique se doit donc de respecter le libre choix ou le libre refus de la religion, cela fait partie des libertés démocratiques. » 
    « Le libre choix entre l'enseignement moral et l'enseignement religieux catholique et protestant continuera d'être offert, en conformité avec la Charte québécoise des droits et libertés. » 
    «  Cette école devra être capable d'offrir le libre choix aux parents qui la fréquenteront... c'est-à-dire aux parents des enfants qui la fréquenteront, soit la possibilité d'une formation religieuse catholique, protestante ou une formation morale. » 
    « Je répète, M. le Président, que l'école publique doit respecter le libre choix comme le libre refus de la religion qu'expriment les parents. »3

    Stéphane Dion, alors Ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, déclarait le 22 avril 1997 à la Chambre des Communes :
    Si les Québécois approuvent une déconfessionnalisation des structures, un grand nombre tient à l'instruction religieuse. La ministre de l'Éducation du Québec, madame Pauline Marois, a déjà indiqué que les écoles qui le désirent pourront conserver leur orientation confessionnelle. De surcroît, le droit à l'enseignement religieux demeure garanti par l'article 41 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.
    Le 1er octobre 1997, il renchérissait en déclarant, toujours à la Chambre des communes :
    Qui plus est, le droit à l'enseignement religieux demeure garanti par l'article 41 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, un document ayant une valeur quasi constitutionnelle selon la Cour suprême du Canada.
    L’ancien ministre Jacques Brassard commente ainsi les événements de 1997 et le changement à l’article 41 de la Charte québécoise :
    Lorsque j'étais, dans une vie antérieure, ministre des Affaires intergouvernementales, j'ai contribué, avec Pauline Marois et Stéphane Dion, à faire adopter par les deux Parlements un amendement constitutionnel qui avait pour effet de déconfessionnaliser les commissions scolaires. Le but recherché était d'en faire des structures linguistiques.

    Lors des débats parlementaires, cependant, tout le monde insistait pour dire que la création de commissions scolaires linguistiques n'abolissait pas le droit à l'enseignement religieux garanti par la Charte des droits et libertés. Jusque-là, pas de problème!

    Quand le ministère de l'Éducation a concocté et imposé à tous les jeunes du primaire et du secondaire un cours d'éthique et de culture religieuse, quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que l'Assemblée nationale avait modifié à l'unanimité et à toute vapeur, en juin 2005 sans vote nominal la Charte des droits. Résultat: abolition, à toutes fins utiles, de la liberté de choix des parents en matière d'enseignement religieux et moral. (…)

    On dit que la Charte des droits et libertés a plus de valeur et d'importance qu'une loi ordinaire. Et que, par conséquent, il ne faut lui toucher qu'avec grande précaution et après un large débat permettant une décision éclairée. Ce ne fut évidemment pas le cas sur cette question délicate. 
    (…)

    Tout cela s'est fait pratiquement en cachette et à toute vapeur. Une telle désinvolture en matière de droits et libertés est pour le moins offensante et méprisante à l'égard des parents du Québec.

    Notes

    [1] Procès-verbal de l'Assemblée nationale du 15 juin 2005 (n° 169) : page 1723 pour l’adoption du projet de loi 95, Annexe pour les votes par appel nominal aux pages 1725-1726 : le projet de loi 95 n’y figure pas.
    http://m.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/37-1/journal-debats/20050615/2799.html#_Toc106700301


    [2] Travaux parlementaires — Commission permanente de l'éducation, 2 juin 2005, http://www.assnat.qc.ca/FRA/37legislature1/Debats/journal/ce/050602.htm

    [3] Journal des débats, 26 mars 1997, Déclaration ministérielle de la Ministre de l’Éducation à l’Assemblée nationale,
    http://www.assnat.qc.ca/Archives-35leg2se/fra/Publications/debats/JOURNAL/CH/970326.htm

    Nombre de « grands lecteurs » en baisse

    « Le nombre des vrais lecteurs, ceux qui prennent la lecture au sérieux, se réduit. C’est comme la calotte glaciaire », a lancé le romancier américain Philip Roth, dans une interview au Monde reprise dans nos pages vendredi dernier. Inquiétant, le phénomène n’a cependant rien d’inéluctable.

    Le constat que le romancier fait est confirmé dans certaines études sur les pratiques culturelles au Québec. En 2004, un rapport mettait en relief la « diminution des grands lecteurs au profit des petits lecteurs. En outre, cette progression de la lecture de livres n’est pas le fait des jeunes générations, mais des plus âgées ».



    Cet étudiant en médecine qui affirmait la nécessité d'une aristocratie des lecteurs et regrettait le livre de poche doit être content


    Philip Roth a déjà soutenu qu’il y a même là un risque d’extinction pour le roman. Le patient tueur, on le connaît : l’ère numérique, qui a bien des qualités, mais qui propage le virus du « déficit d’attention ». C’est une ère de dispersion, de papillonnage, de messages surgissants, d’alertes, etc. Autant dire un complot contre les longues heures de concentration qu’exigent le roman. L’essai aussi, en passant, nécessite cette ascèse. Le véritable essai. Non pas la juxtaposition de textes proposée le plus souvent par les universitaires de cette même époque distrayante. Tout le monde est atteint par le mal ; même – ou plutôt surtout – les professionnels de la pensée. Comme ceux de l’information : nous !

    (Il faut lire à ce sujet l’intéressante entrevue de Québec Science avec Nicholas Carr, « Internet menace l’intelligence ».)

    Les optimistes diront qu’une autre culture, nouvelle, émerge, « non linéaire », multitâche, qui vaut bien l’ancienne. Tout n’est certainement pas perdu en effet. Le catastrophisme et l’annonce de la fin du monde sont des postures courantes parce que commodes. Il y a assurément des avantages au monde culturel en devenir.

    Rien, du reste, ne nous oblige à tout relativiser. Et rien ne nous empêche de réagir pour contrer les défauts qui semblent se développer. Car rien n’est inéluctable dans l’évolution culturelle. A-t-on vraiment besoin de dire quelles richesses seraient perdues si les grands lecteurs disparaissaient de nos sociétés ? Ces « têtes bien faites » habituées à suivre de longs récits, des démonstrations complexes et exigeantes.

    La suite sur Le Devoir


    Voir aussi

    Essai sur les méfaits de la télévision

    Le « Tout numérique : du slogan à la réalité




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    Études sur la réforme pédagogique : « plus de mal que de bien », portrait sombre

    Au début 2012, les chercheurs Jean-François Cardin et Érick Falardeau de l’Université Laval ont interrogé 427 enseignants du primaire et du secondaire pour savoir ce qu'ils pensaient de la réforme, rebaptisée «renouveau pédagogique» en cours de route.

    Les objectifs des États généraux

    Les enseignants interrogés dressent un portrait sombre de la réforme. Elle n’aurait pas permis aux élèves de mieux réussir alors qu'il s'agissait pourtant de l'un des objectifs centraux de ce vaste bouleversement pédagogique. Au milieu des années 1990, les États généraux de l’éducation avaient fait consensus sur l’importance de mettre l’accent sur les matières de base (français, anglais, mathématiques, histoire et sciences) et d’être plus exigeants, tout en se donnant les moyens d’y parvenir. L’enseignant restait maître du choix de ses méthodes. Ce n’est pas ce qui est arrivé.

    Sujet sensible

    Le sujet est toujours sensible. Plusieurs commissions scolaires ont demandé à leurs enseignants de ne pas participer à l’enquête. Malgré cela, l’échantillon de répondants obtenu est suffisamment ample pour que les résultats de l’étude soient significatifs et «valables sur le plan méthodologique».
    Selon Jean-François Cardin, « On pense que ces résultats sont très représentatifs du portrait global. Et le sentiment général n'est pas très positif. Les enseignants sont en désaccord avec tous les énoncés qui affirment qu'ils ont été capables d'améliorer les résultats de leurs élèves ».

    Résultats très négatifs auprès des enseignants

    Au primaire, les enseignants ont répondu non dans les proportions entre guillemets à des questions visant à savoir si les enfants étaient maintenant en mesure de mieux apprendre (69 %), mieux réussir (72 %), plus motivés (69 %), plus disciplinés (88 %) et plus autonomes (69 %). Le jugement est encore plus sévère chez les enseignants du secondaire, puisqu'ils sont en désaccord avec les affirmations précédentes dans une proportion qui dépasse souvent les 80 %. Cette réforme prétendait aussi, souvenons-nous, aider particulièrement les élèves en difficulté. Les enseignants estiment, dans une proportion de 81 %, qu’elle n’améliore pas la réussite des plus faibles.

    Les chercheurs ne sont pas étonnés par ces résultats puisque, au départ, le renouveau pédagogique a été davantage conçu pour le primaire, où l'organisation de la classe permet davantage de souplesse.

    Au secondaire, on a tenté d'adapter les mêmes modèles d'enseignement – travail d'équipe, pédagogie par projet, transversalité – sans toutefois changer la structure des classes, qui sont toujours dirigées par des enseignants spécialistes, expliquent-ils.

    Les enseignants ne croient pas non plus que l'intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières a été un succès. Au contraire, 75 % considèrent que cette intégration a fait fuir les élèves plus forts vers le réseau privé ou les programmes d'éducation internationale du réseau public (83 %), alors que 68 % estiment que cette intégration n'a pas permis aux élèves faibles de s'améliorer. Selon les éducateurs interrogés, «l'intégration n'a aidé personne», résume M. Falardeau.

    Concernant la maîtrise du français, les réponses ne sont guère plus reluisantes. Les enseignants interrogés considèrent que depuis la réforme, les élèves ne maîtrisent pas mieux la lecture (66 %), l'orthographe et la grammaire (77 %) de même que l'écriture (58 %). Seule note positive au tableau, 61 % des instituteurs estiment que les élèves sont meilleurs en communication orale.

    Un détournement

    Pour l’ancien ministre Joseph Facal, « c’est l’histoire d’un détournement. J’ai écrit des centaines de pages là-dessus. Des fois, on est triste d’avoir raison. Petite misère… »

    Constat confirmé par une autre équipe

    Simon Larose, professeur-chercheur à l'Université Laval dirige une équipe ayant reçu le mandat d'évaluer les retombées de la réforme scolaire. Cette enquête nommée projet ERES (Évaluation du renouveau à l'enseignement secondaire) représente l'évaluation de la réforme la plus importante menée à ce jour par une équipe de chercheurs. Elle y travaille depuis cinq ans.

    Même si Simon Larose évoque quelques réserves sur le plan méthodologique de l’étude de Jean-François Cardin et Érick Falardeau – notamment sur le nombre d'enseignants interrogés par ses collègues – il considère, cependant, que ce « portrait assez sombre » dressé par les enseignants concorde avec ce qu'on observe aussi chez les élèves et les parents interrogés par sa propre équipe de recherche.

    Ce constat ne repose pas seulement sur des perceptions, mais aussi sur les résultats des élèves aux examens ministériels, ajoute M. Larose, dont les travaux permettent de comparer une cohorte de jeunes n'ayant pas été exposés au renouveau pédagogique avec deux autres cohortes d'élèves de la réforme. Enfin, pour autant que les examens ministériels ou leur barème de correction n’aient pas changé…

    « Plus de mal que de bien »

    M. Larose promet que les résultats d’une étude qui sera publiée sous peu démontreront que les résultats des élèves en difficulté sont loin de s'être améliorés, alors que la réforme avait pour principal objectif de faire réussir un plus grand nombre de jeunes. « On est en train de faire plus de mal que de bien », résume le chercheur.



    Réactions pires dans les écoles ayant le plus mis en œuvre la réforme

    Pour la présidente de l'Association québécoise des professeurs de français, Suzanne Richard, tient à apporter quelques bémols à l'étude menée par Érick Falardeau et Jean-François Cardin. Si la réforme n'a pas donné les résultats espérés, c'est peut-être parce qu'elle n'a pas été véritablement mise en œuvre dans les salles de classe, avance-t-elle.

    M. Larose écarte cette hypothèse. En effet, dans les écoles où les directions affirment avoir implanté la réforme, les perceptions des parents et des élèves sont encore pires qu'ailleurs: « Ça ne donne pas des munitions à ceux qui pensent qu'une implantation plus avancée donnerait de meilleurs résultats », avance le chercheur.

    Pour l'instant, la seule étude qui ait permis de documenter concrètement comment le français est enseigné au secondaire est celle réalisée par Suzanne-G. Chartrand, didacticienne du français à l'Université Laval. Cette enquête conclut que depuis 25 ans, l'enseignement du français a peu changé, malgré la réforme.

    Forte chute en lecture entre 2007 et 2010

    Rappelons que dans une étude récente du Programme pancanadien d’évaluation (PPCE) indiquait une très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010.

    Le français, la légère exception ?

    «Parmi tous les effets négatifs de la réforme, il y a une exception : le français.» L'équipe de Simon Larose, professeur-chercheur à l'Université Laval, a scruté à la loupe les résultats à l'épreuve ministérielle de français de cinquième secondaire, en comparant les élèves d'avant la réforme à ceux qui y ont été plongés. Verdict : les jeunes réussissent un peu mieux en grammaire et en orthographe, notamment les élèves en difficulté. Quelqu'un peut-il suggérer à M. Larose qu'une partie de l'explication de ce phénomène se trouve peut-être dans le fait que le Monopole d'Éducation a changé à l'époque la facture et l’évaluation de cet examen ?

    «Il y a eu de modestes gains en français pour les élèves à risque depuis la réforme. Ça va un peu à l'encontre de ce que les enseignants rapportent», affirme M. Larose. Le seul déclin observé chez les élèves concerne leurs capacités d'argumentation à l'écrit. Il y a toujours une forte proportion de jeunes qui réussissent ce volet de l'examen, mais le nombre d'élèves qui obtiennent des notes élevées a diminué avec la réforme.

    Coût de la réforme ?

    « À la lecture de ces réponses, on peut se demander : tout ça pour ça ?, lance M. Falardeau. On n'arrivera probablement jamais à mettre un coût sur l'implantation de la réforme, mais peu importe combien ça a coûté, les profs disent que ça ne marche pas. »

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    Polémique autour d'un examen de français au rabais

    Québec — Examen de français au rabais en secondaire V ?

    Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010 

    Le constructivisme radical ou comment bâtir une réforme de l'éducation sur du sable

    Relativisme, déracinement et constructivisme, visiblement les critiques turlupinent les pères du cours ECR





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    samedi 23 mars 2013

    Jacques Brassard : nouvelles embarrassantes pour les réchauffistes

    Chronique de l'ex-ministre Jacques Brassard en l'honneur cette Heure pour la Terre

    Je sais bien que j’exaspère le Grand Conclave des Gourous réchauffistes lorsque, avec un sans-gêne de mécréant, j’ose mettre en doute le dogme du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat), ce gros machin enfanté par l’ONU pour culpabiliser l’humanité d’être la cause du réchauffement climatique planétaire par ses émissions de CO2  résultant de ses activités industrielles.

    Mais je ne peux m’empêcher de vous faire part de nouvelles « dérangeantes » en matière de climat, nouvelles que la médiacratie québécoise, toute entière assujettie au credo réchauffiste, n’a pas jugé utile de vous communiquer.

    Pachauri
    Et d’abord, une primeur : Rajendra Kumar Pachauri, Président du GIEC (ce n’est pas rien !) a déclaré en Australie que, depuis 17 ans maintenant, le réchauffement s’est arrêté. Tout un revirement! Il faut dire qu’il n’avait guère le choix, car le Met Office britannique, pourtant voué au réchauffisme, l’avait déjà reconnu en octobre 2012. Sans beaucoup d’enthousiasme, il est vrai.

    Pourquoi a-t-on tant tardé à reconnaître un fait aussi …significatif? C’est parce que, ce faisant, on se trouve à disqualifier les scénarios issus de modèles informatiques qui, tous, prévoient un réchauffement continu. Et le voilà en panne ! Situation plutôt embarrassante, car c’est le dogme du réchauffement d’origine humaine qui se trouve du même coup sérieusement ébranlé. [Les réchauffistes expliquent que le réchauffement se ferait désormais par plateaux...]

    Mais ce n’est pas tout. La dernière mouture du prochain rapport du GIEC (le 5e) s’est retrouvée sur internet. Et on y trouve plein de graphiques qui confirment que les données réelles de température ne coïncident pas avec les projections des modèles informatiques. Comme l’écrit Jacques Duran, du site Pensée Unique, « les prévisions des modèles successifs du GIEC se révèlent défaillantes lorsqu’on les compare avec la réalité objective ».

    Les carrés représentent les températures observées. Les barres sont les intervalles de confiance.
    Les couleurs donnent les augmentations prévues par différents modèles,
    tous prédisaient des augmentations nettement plus grandes que celles observées.

    Et il y a aussi un graphique, pour le moins surprenant, concernant le méthane (CH4), ce gaz à effet de serre provenant surtout des rizières et des flatulences des bovins. Ce qu’anticipait le GIEC, c’était une augmentation substantielle de ce gaz avec un effet de réchauffement catastrophique. De là, d’ailleurs, les recherches les plus farfelues pour inciter les vaches à moins péter.

    Or, ne voilà-t-il pas que l’ont constate que « la concentration du méthane dans l’atmosphère n’a varié que très peu ». Et le graphique montre bien, comme pour le CO2, une distorsion manifeste entre les modèles et la réalité.

    Les carrés représentent les concentrations de méthane observées. Les barres sont les intervalles de confiance. Les couleurs donnent les augmentations prévues par différents modèles,
    tous prédisaient des augmentations nettement plus grandes que celles observées.

    Enfin, surprise de taille, l’on reconnaît, avec réticence sans doute, que le Soleil pourrait jouer un rôle majeur dans les changements climatiques de notre planète. Le GIEC s’y était toujours refusé. On y évoque l’existence d’un mécanisme amplificateur possible entre les rayons cosmiques galactiques (en hausse lorsque le Soleil est moins actif) et les nuages.

    C’est ce que le Danois Svensmark et l’Israélien Nir Chaviv ont mis en relief. Selon eux, il y aurait une corrélation plus significative entre les températures du globe et l’activité du Soleil qu’avec les niveaux de CO2. Et des expériences tendent à démontrer que cette corrélation pourrait bien être causalité.

    Modèle de Svensmark

    Mais il s’agit là de la version n° 2 du futur rapport. Elle doit être revue par les experts du GIEC et les délégués gouvernementaux.

    La version finale du 5e rapport contiendra-t-elle ces divers éléments qui fragilisent les fondations du dogme réchauffiste ? S’ils demeurent, ce sera un coup fatal à la bien-pensance climatique. Et si on les expurge, c’est la crédibilité du GIEC qui sera sérieusement amochée.

    Dans les deux cas, c’est une chausse-trappe pour les gourous du réchauffement.

    Jacques Brassard

    Voir aussi

    Complément ECR et les questions éthiques liées au climat : L'intox autour des glaciers himalayens

    Réchauffistes censurent le débat autour du climat dans un cégep

    Seize éminents savants dans le Wall Street Journal : « Réchauffement climatique ? Nul besoin de paniquer !»





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    Une heure pour la Terre : la grande noirceur

    De Nathalie Elbrably-Lévy (IEDM/Journal de Montréal), ce billet en l'honneur de l'Heure pour la Terre

    C’est ce samedi, de 20 h 30 à 21 h 30, que se tiendra l’événement Une heure pour la terre, un rituel annuel instauré par le Fonds mondial pour la nature (WWF). À cette occasion, les particuliers, les entreprises et les gouvernements de partout à travers le monde sont invités à éteindre leurs lumières non essentielles pendant une heure afin de signifier aux pouvoirs politiques la nécessité de lutter contre les changements climatiques. L’an dernier, des millions de personnes dans 152 pays avaient obéi à la consigne. Cette année, les organisateurs espèrent que le mouvement s’intensifiera. Je le leur souhaite, mais qu’ils ne comptent pas sur moi ! Si j’y pense, j’allumerai même peut-être toutes mes lumières en guise de protestation.

    Toronto pendant l'Heure pour la Terre (en haut) et plus gaie, en bas, en temps normal

    Message mensonger

    Pourquoi contester une initiative en apparence si louable ? Tout simplement parce qu’en véhiculant un message mensonger, elle symbolise la « grande noirceur », au sens propre comme au sens figuré. Par leur geste, les organisateurs diabolisent l’électricité en particulier, et l’énergie en général. Pire encore, ils exploitent la méconnaissance des populations quant au rôle crucial que joue l’énergie dans nos vies. Le WWF affirme qu’une réduction des émissions de CO2 de 80 % au-dessous du niveau de 1990 serait un minimum pour « sauver la planète ». Comme environ 70 % de nos besoins énergétiques sont comblés grâce à l’énergie fossile et que les énergies vertes sont loin de pouvoir répondre à la demande, il faudrait nécessairement réduire notre consommation énergétique de manière draconienne pour satisfaire l’objectif du WWF. C’est facile d’éteindre une lumière non essentielle pendant une heure, surtout lorsqu’on en profite pour organiser un souper aux chandelles ou pour participer à une festivité nocturne au cours de laquelle tout le monde chante en cœur une bougie à la main. En entretenant une vision romantique de la noirceur, le WWF laisse entendre que se priver d’énergie serait non seulement simple, mais aussi amusant. Or, il n’en est rien, et il faut refuser de se sentir coupable chaque fois que nous avons recours à l’électricité.

    Avancées spectaculaires contre pensée rétrograde

    L’énergie abondante et bon marché est à l’origine des plus spectaculaires avancées du XXe siècle et des inventions les plus libératrices. Sans énergie, pas de réfrigérateur ni de cuisinière, pas de chauffage ni d’air climatisé, pas d’eau chaude, pas d’eau courante purifiée dans une usine d’épuration, pas de cellulaire ni d’ordinateur, pas de laveuse ni de sécheuse. Sans énergie, nous ne pourrions compter ni sur les appareils médicaux sophistiqués pour sauver des vies, ni sur l’agriculture moderne pour nourrir généreusement des populations entières, ni sur les équipements sanitaires actuels pour éviter la prolifération des maladies infectieuses. Essayez donc de vous priver de toutes ces commodités ne serait-ce qu’une journée. Imaginez le temps et les efforts nécessaires qu’il faudrait pour laver son linge et préparer un repas en l’absence d’électricité. Imaginez devoir vous chauffer avec un foyer au bois ou vous faire soigner dans un hôpital sans électricité. Voilà de quoi voir l’énergie sous un éclairage nouveau ! Il ne fait aucun doute que l’environnement est une ressource précieuse qui doit être préservée. Toutefois, renoncer à l’électricité n’est pas la solution. Mépriser l’énergie comme le fait le WWF, c’est entretenir l’ignorance et faire la promotion de la pauvreté et d’une philosophie antihumaniste. Voulez-vous vraiment prendre part à ce mouvement ?


    Voir aussi

    Cérémonie, prière, danse sacrées dans une école laïque publique (Rediff)

    Hérésies, le nouveau livre de Jacques Brassard (m.-à-j. vidéo)

    Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne

    Bjørn Lomborg : L'Écologiste sceptique

    Bjørn Lomborg: The whole idea of Earth Hour is not too bright (en outre l'heure pour la Terre n'économise pas d'énergie...)

    C'est officiel : l'écologisme est une religion (congé religieux accordé par juge à un écologiste athée)





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    Yukon — Interdiction d'enseigner la doctrine catholique sur l'homosexualité dans les écoles catholiques

    Le ministre de l’Éducation du Yukon a interdit, de manière publique, l’enseignement traditionnel catholique sur l’homosexualité dans les écoles catholiques subventionnées. Par une lettre ouverte envoyée le 19 mars à l’évêque local, Mgr Gary Gordon, Scott Kent a explicitement ordonné que cet enseignement ne soit plus donné.

    Dans un premier temps, la semaine dernière, Mgr Gordon avait donné un début de suite aux injonctions ministérielles en acceptant de ne plus faire figurer sur le site d’une école catholique le contenu de cet enseignement, tout en précisant que cet enseignement serait bien donné aux élèves au sein des écoles catholiques dépendant de son diocèse. Le ministre Scott Kent a donc réagi en disant que cela ne suffisait pas.

    En clair : la loi du territoire prime l’enseignement religieux dans toutes les écoles confessionnelles du Yukon. Ou encore : la morale dite progressiste a préséance sur la morale confessionnelle (ou naturelle).

    Le ministre rappelle que les écoles « séparées » (confessionnelles) bénéficiant de fonds publics doivent respecter « toutes les obligations statutaires et légales ».  À la « société épiscopale » de fournir tout « matériel religieux » destiné à instruire les élèves en matière de « religion et moralité catholique romaine ». Mais cette société s’est statutairement engagée à respecter « toutes les lois en vigueur dans le Yukon », à la fois pour le fonctionnement des écoles et pour le contenu de l’instruction religieuse.

    « Au titre de ma responsabilité de ministre de l’Éducation, je dois établir et communiquer les buts et les objectifs au système d’éducation du Yukon. La Loi sur l’éducation m’oblige expressément à promouvoir la reconnaissance de l’égalité parmi toutes les personnes du Yukon d’une manière qui soit conforme à la fois à la Charte canadienne des droits et libertés et la Loi sur les droits de la personne.


    École Vanier de Whitehorse
    L’Éducation du Yukon a entrepris un certain nombre d’initiatives destinées à mieux remplir cet objectif, et parmi elles la moindre n’aura pas été le développement de politiques comme la  Politique sur les écoles sûres et accueillantes et la Politique relative à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre. Ces politiques ont été intégrées dans la Loi sur l'Éducation et en tant que telles s’appliquent à toutes les écoles bénéficiant de fonds publics dans le Yukon, y compris les écoles séparées catholiques.

    Ces deux politiques reconnaissent que des environnements scolaires accueillants, respectueux et sûrs sont essentiels afin que les élèves puissent apprendre et acquérir un développement personnel et social sain. 
    [...] 
    Dans plusieurs domaines, la politique de la Corporation épiscopale ne cadre pas avec les politiques en éducation du Yukon et n'en remplit pas toutes leurs exigences, et il en va probablement de même par rapport à d’autres lois en vigueur dans le Yukon telles que la Loi sur les droits de la personne et la Charte canadienne des droits et des libertés, ainsi que d’autres jurisprudences sur les droits à l’égalité.

    […] 
    Je reconnais que toute politique scolaire et d’instruction religieuse développée et mise en œuvre dans les écoles séparées catholiques peut et doit respecter des valeurs catholiques plus générales et utiliser une terminologie acceptable dans ces écoles, toutefois elle doit d’abord et avant tout respecter et remplir les exigences des politiques du ministère de l'Éducation au Yukon ainsi que ses lois. J’ai donné ordre au ministre délégué de l’Éducation du Yukon de rendre disponible le personnel nécessaire afin de travailler en collaboration avec votre communauté scolaire afin de l’aider à remplir ces objectifs, ce qui pourra se faire, je l’espère, d’une manière acceptable pour tous. »

    Derrière l’apparente courtoisie du ton, le caractère totalitaire de la demande semble incontestable.

    Mgr Gary Gordon, évêque de Whitehorse


    Tout part d’une « controverse » au début du mois autour d’un document de Mgr Gordon adressé aux professeurs de l’école Vanier qui rappelle l’enseignement catholique sur l’homosexualité, expliquant – avec le Catéchisme de l’Église catholique – « le caractère gravement et intrinsèquement immoral des actes homosexuels et l’attirance homosexuelle désordonnée ». L’évêque incitait également les professeurs à ne pas utiliser les termes « gay » et « lesbienne ». En même temps, le document qualifiait de « déplorable » la « malice violente, en parole ou en action » dont des personnes homosexuelles ont pu faire l’objet. Le prêtre « catholique » interrogé au début de cet incident par Radio-Canada, Claude Gosselin de Whitehorse, vaut son pesant d'or : « les réponses ne sont pas juste du  côté de l'Église catholique ou des principes de l'Église catholique. »

    Tout en affirmant qu’il ne veut pas s’immiscer dans les croyances des gens, le ministre Scott Kent assure qu’il intervient pour garantir que chacun, dans n’importe quelle école, puisse se sentir « en sécurité, bien accueilli, protégé et respecté ».

    En clair : là où est énoncé l’enseignement de l’Église sur l’homosexualité et sa condamnation morale des actes homosexuels, il est des personnes qui ne pourront pas se sentir en sécurité, bien accueillies, protégées et respectées, mais qui au contraire seront – ou se sentiront – en danger, rejetées, attaquées et méprisées.

    La CBC fait état de la révolte de certains professeurs de l’école secondaire Vanier contre les directives de l’évêque, accusant Mgr Gary Gordon de promouvoir la « discrimination » à l’égard des élèves homosexuels. Une représentante d'un syndicat enseignant, Katherine Mackwood, accuse l’évêque d’avoir poussé trop loin ses choix pastoraux qui n’ont pas été faits en « concertation » avec les enseignants, l’affaire de l’enseignement sur l’homosexualité ayant été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

    Yukon News rapporte que de nombreux étudiants et professeurs seraient contre le rappel de la doctrine catholique à l'école catholique Vanier. De méchantes langues pourraient se demander pourquoi ils fréquentent cette école.






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