dimanche 10 juillet 2011

« À un très bon chercheur français, je lui dis : allez aux USA ou au Canada ! »

Le professeur et docteur Philippe Even, président de l'Institut Necker, auteur de la La Recherche biomédicale en danger dénonce les difficultés de la recherche médicale en France.


Extraits :

« Comment attirer des jeunes à la recherche quand ils ont des conditions de vie aussi difficiles ? »

« On ne fait plus de recherche dans les laboratoires privés, on rachète les recherches faites dans les laboratoires publics, recherches faites pour pas très cher. »

« Pour le même poste au Canada, le salaire est 4 fois supérieur. Les meilleurs sont donc partis là-bas, en majorité. »

« On n’a pas découvert l’Amérique avec les fonctionnaires, la recherche est quelque chose qui ne se programme pas. »

« Aux USA, les grands labos de recherche ont à leur tête des scientifiques de très haut niveau. Chez nous, le gouvernement met des hommes à sa botte, de 2nd ou de 3e rang. »

« Pour la recherche, il faut être rebelle, il faut être libre, il faut prendre des risques. »

« Nous sommes dans pays gérontocratique, et le jeune chercheur commence à balayer par terre. Tous les prix Nobel ont commencé à 32 ans, voire certains à 18 ans. C’est l’âge de la créativité, à condition de ne pas avoir été stérilisé par Polytechnique. »

« Les Polytechniciens sont exceptionnels pour répondre aux questions, mais qui posent les questions ? Pas eux. »

« À un très bon chercheur français, je lui dis : Allez aux USA ou au Canada !  »




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

La Coalition a atteint son objectif de financement et annonce qu'elle continuera ses activités

La Coalition pour la liberté en éducation qui a financé la représentation des parents opposés au cours ECR en Cour suprême du Canada a indiqué sur son site qu'elle avait atteint son objectif de financement pour 2010-2011. Voir ci-dessous.

10 juillet 2011 — Financement, objectif légèrement dépassé !


Comme le thermomètre de financement ci-contre en témoigne, nous avons atteint notre objectif pour l'année 2010-2011 de 100.000 $.

Un grand merci aux centaines de donateurs qui ont permis de faire de cette campagne de financement 2010-2011 un franc succès. Nous avons, en effet, atteint et même légèrement dépassé l’objectif fixé de 100.000 $. Ce montant permet de financer notre fonds juridique et de soutenir en Cour Suprême du Canada dans la cause de la famille de Drummondville qui demande le droit à l’exemption du cours d’éthique et culture religieuse.

Nous tenons également à remercier les avocats qui nous ont aidés à préparer ce dossier et à défendre le droit des parents : ils ont fait un travail gigantesque et de grande qualité.

Tout comme vous, nous attendons impatiemment la décision de la Cour Suprême qui, nous l'espérons, sera positive pour les parents. Dans le cas contraire, il s'agirait là d'un nouveau recul de droits des parents face à l'État en matière d'éducation. Nous croyons que cette décision aura un impact très important sur l’avenir de nos enfants et des droits parentaux.

D'ici peu, nous lancerons une nouvelle campagne de financement de la CLÉ pour l'année scolaire 2011-2012 avec un nouveau baromètre pour combler nos besoins juridiques et de fonctionnement. Plus de détails à venir.

Encore une fois, merci à vous tous.

L’équipe de la CLÉ

Cette somme s'ajoute au plus de 100.000 $ dépensés pour les frais juridiques payés pour les représentations en premières instances à la Cour supérieure du Québec et en Cour d'Appel du Québec.

Sûre de l'appui de ses militants et des parents qui désirent protéger leurs droits comme premiers éducateurs de leurs enfants,  la CLÉ annonce une nouvelle campagne de financement pour l'année scolaire 2011-2012.


Il semble bien que la CLÉ soit là pour durer quelle que soit la décision de la Cour suprême dans le dossier des parents drummondvillois. Une épine dans le pied pour le Monopole de l'Éducation qui respecte peu le rôle des parents dans l'instruction de leurs enfants ?






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

lundi 4 juillet 2011

France — Les prénoms et noms qui réussissent au baccalauréat

Juliette a beaucoup plus de chance d'obtenir le baccalauréat français (équivalent du D.E.C. québécois) que Samia.

Certains prénoms sont en effet associés au succès lors du bac comme Coline, le prénom le plus « performant », Gabrielle, Eléonore ou Juliette qui sont près de neuf sur dix à décrocher le diplôme. Chez les bons élèves, on retrouve aussi Adèle, Louise, Lucille, Héloïse, Anna ou encore Pierrick (84,6 %) et Émilien (84 % d'admis), seuls garçons parmi les 20 premiers.

En bas du classement arrivent Samia, Ahmed, Yacine, Samir et Ali avec des taux de réussite proches des 50 %. Des résultats édifiants qui reflètent les difficultés scolaires rencontrées par les enfants issus de l'immigration. On note aussi qu'une Karima réussira aussi bien qu'un Kevin (68,5 %), prénom masculin associé à des classes populaires.

L'application ci-dessous calcule les chances statistiques de réussite au bac d'un candidat en fonction de son prénom, son nom, son sexe, sa ville d'origine ou son âge.

Tester vos chances de réussir au bac 2010 (application Facebook)





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Roumanie — La « génération Google » recalée au bac après une surveillance renforcée

Evenimentul Zilei
4 juillet 2011
« La vraie valeur de la génération “Google”: un carnage au baccalauréat », déplore Evenimentul Zilei. Plus de 100 000 élèves, soit la moitié de ceux qui ont participé à l'examen de fin d'études secondaires, ont été recalés. C’est le pire résultat depuis la révolution il y a 21 ans.  

« Qui est coupable? », s'interroge le quotidien, qui désigne à la fois le ministère de l'Education, les professeurs et les élèves.

Les parents ont protesté contre les sujets trop difficiles, mais ils ont aussi dénoncé « le style policier » pratiqué pendant les épreuves, car des caméras vidéo ont été installées dans toutes les salles d’examen.  

« Le niveau des élèves a baissé de manière dramatique ces cinq dernières années », disent les professeurs, qui incriminent le changement de valeurs et le fait que la nouvelle génération ignore l’essence des choses importantes, comme la satisfaction de l'apprentissage. De leur côté, les inspecteurs considèrent que les résultats reflètent le niveau de préparation des élèves.




Traduction PressEurop, merci Josick

dimanche 26 juin 2011

Le Réseau Liberté Québec pour l’abolition du cours ECR

Du 14 mars au 10 avril 2011, les quelque 800 adhérents du Réseau Liberté Québec (RLQ) devaient voter sur plusieurs dizaines de questions afin d’étoffer les positions de cette organisation de tendance libertarienne. Les résultats du sondage des membres sont en ligne, et bien que la plupart des enjeux portent sur des sujets d’ordre strictement économique, il est intéressant de relever que la majorité des votants se sont prononcés pour l’abolition pure et simple du cours d'éthique et culture religieuse, tandis que des minorités substantielles sont favorables à rendre le cours optionnel ou à rétablir un régime d’options…

Sur le cours d’ECR (Éthique et de culture religieuse) :

  • Le cours d’ECR doit demeurer et être obligatoire 7 %
  • Le cours d’ECR doit demeurer mais les parents doivent avoir la liberté d’y inscrire leurs enfants 19 %
  • L’on devrait revenir au choix entre l’enseignement religieux et l’enseignement moral 16 %
  • L’on devrait abolir le cours d’ECR et se concentrer sur les matières de base 56 %

Sur d'autres questions liées à l'éducation, on notera:

  • l'anglophilie des militants du RLQ et son manque de sensibilité identitaire, 72 % des votants étant pour l'abolition de la Loi 101 à l'école et 91 % pour qu'un enseignement intensif de l'anglais soit offert en 6e primaire.
  •  97 % des votants du RLQ veulent transformer le réseau de garderies et CPE en un ensemble d’organismes privés à but lucratif ou sans but lucratif entièrement responsables de leur administration, mais soumis à des contrainteslégales et réglementaires en matière d’éthique, de salubrité, de sécurité, etc. Dans ce scénario, les éducatrices ne seraient plus des employés de l’État, mais relèveraient du Conseil d'administration de leur entreprise (OSBL ou entreprise privée).
  •  Pour ce qui est du financement des services de garde, 33 % veulent abolir les subventions aux garderies et les remplacer par une allocation directe aux parents en fonction du revenu et 40 % désirent plutôt abolir toute contribution de l’État aux services de garde et les remplacer par une diminution d'impôt.
  •  97 % des votants sont pour que les directions d’écoles puissent engager et congédier leur personnel et être libérées des clauses syndicales portant sur l'embauche de personnel et l'organisation du travail.





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

jeudi 23 juin 2011

Assurance parentale : la facture explose de 400 millions de $

Le Régime québécois d'assurance parentale augmentera ses cotisations de 4 % en 2012 afin de résorber son déficit de près de 600 millions de $ d'ici 2018. En 2011, la hausse avait été de 6,25 %. Il s’agit de la cinquième hausse annuelle consécutive, au même moment où certains disent que le Québec n'a pas les moyens de se payer ce programme.

En cumulant toutes les hausses de cotisations survenues depuis cinq ans, la facture du régime, pour ceux qui y contribuent, a grimpé de 34 %, ce qui représente des coûts supplémentaires de 400 millions de $.

Le Régime d'assurance parentale est financé par les employés, les employeurs et les travailleurs autonomes. Il accorde des prestations pouvant atteindre près de 580 $ par semaine aux travailleurs qui prennent un congé de maternité ou de paternité, un congé parental ou un congé d'adoption.

Pour la professeure de politiques publiques comparées à l’Université d’Ottawa, Géranda Notten, les vertus idéologiques du programme d’assurance parentale doivent être défendues car les pères effectuaient des tâches traditionnellement dévolues à la mère lors de leur passage à la maison. « Les effets sociaux du programme sont bénéfiques », a-t-elle osé affirmer au Journal de Montréal.

D'aucuns nous vendent ce programme en prétendant qu'il augmenterait le taux de natalité, malheureusement le taux de natalité a fléchi depuis 2 ans au Québec et ailleurs au Canada, en l'absence de ces généreux programmes, le taux de natalité est semblable au Québec, il a augmenté en même temps que le taux de natalité augmentait au Québec.

Voir aussi

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Natalité en hausse au Canada en 2008

Québec — taux de natalité baisse, coûts de la politique dite familiale augmentent sans cesse





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Différence dans la gestion du stress entre ruraux et urbains

Les parties du cerveau qui régulent le stress deviennent hyperactives chez les citadins quand ils sont soumis au stress.

Le cerveau des personnes vivant dans les villes fonctionne différemment de ceux nés ou habitant les zones rurales, selon une étude utilisant l'imagerie cérébrale. Des scientifiques ont découvert que les deux régions, impliquées dans la régulation de l'émotion et l'anxiété, deviennent hyperactives chez les citadins quand ils sont stressés et affirment que les différences pourraient expliquer l'augmentation des taux de maladies mentales des problèmes observés dans les zones urbaines.

Des recherches antérieures ont montré que les personnes vivant dans les villes ont un risque accru de 21 % de troubles anxieux et un risque accru de 39 % de troubles de l'humeur. En outre, l'incidence de la schizophrénie est deux fois plus élevée chez les personnes nées et élevées en ville.

Dans cette nouvelle étude, le professeur Andreas Meyer-Lindenberg de l'Université de Heidelberg en Allemagne a scanné les cerveaux de plus de 50 volontaires sains, qui vivaient dans une série de lieux allant des zones rurales aux grandes villes, alors qu'ils étaient engagés dans des tâches difficiles de calcul mental. Les expériences avaient été conçues pour que les groupes de bénévoles se sentent anxieux (et même humiliés par des rétroactions négatives) devant la difficulté de la tâche.

Les résultats, publiés dans Nature ce 23 juin 2011, montrent que les amygdales du cervelet des participants qui vivent actuellement dans des villes devenaient hyperactives lors de situations stressantes. « Nous savons que ce qu'est [le complexe amygdalien] : c'est le capteur de danger du cerveau, il est donc lié à l'anxiété et la dépression », a déclaré Meyer-Lindenberg.

Une autre région cérébrale liée à la gestion du stress, le cortex cingulaire antérieur périgenual (pACC), réagissait différemment selon que le sujet soit urbain ou rural. Dans le cas du pACC, cependant, ce qui importait n'était pas là où quelqu'un vivait actuellement, mais où il avait grandi. Plus l'enfance du sujet avait été urbaine, plus son cortex cingulaire antérieur périgenual était actif, quel que soit le lieu où il habitait au moment de l'expérience.

Le complexe amygdalien semble ainsi répondre au hic et nunc alors que la réactivité du pACC serait programmée dès l'enfance et ne réagit pas avec la même souplesse que les amygdales du cervelet.

Source : Nature





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Grande-Bretagne — Un écolier sur quatre du primaire appartient à une minorité ethnique

Plus d'un écolier britannique sur quatre appartient à une minorité ethnique, une augmentation de près d'un demi-million depuis 1997.

Le recensement annuel des écoles établi par le gouvernement dresse le portrait d'une Grande-Bretagne en pleine mutation où les écoles sont soumises à une pression croissante due à une forte immigration.

Dans certaines régions, seuls 8 % des écoliers du primaire sont d'origine d’origine britannique blanche. Près d'un million d’enfants de 5 à 16 ans — 957 490 — ne parlent pas l'anglais comme première langue. Il y a cinq ans ce chiffre était de 800 000.

En outre, 26,5 % des écoliers du primaire — 862 735 — sont issus d'une minorité ethnique. Quand le Parti travailliste a pris le pouvoir en 1997, ce nombre ne s'élevait qu'à 380 954. Quant au secondaire, le nombre d'élèves ethniques — 723 605 — a augmenté en cinq ans pour passer de 17,7 à 22,2 %.

Le nombre d’élèves blancs non britanniques a presque doublé depuis 2004, de 74 500 à 136 880, reflétant l’arrivée d’immigrés d’Europe de l’Est et de nouveaux membres de l’Union européenne.

À Manchester, Bradford, Leicester et dans le Nottinghamshire, les élèves blancs d’origine britannique sont minoritaires. À Luton, ils ne représentent plus que 30 % des élèves.

Dans certains arrondissements de Londres, comme Newham, seuls 8 % des élèves de moins de 11 ans sont des blancs d’origine britannique.

Sir Andrew Green, président du laboratoire d'idées MigrationWatch, a déclaré qu'il s'agissait de « l’inévitable conséquence de la politique d’immigration de masse des travaillistes ».

« Nous avons maintenant un million d’élèves dont la première langue n’est pas l’anglais et qui ont par conséquent besoin de plus d’attention, ce qui ne peut se faire qu’aux dépens des enfants anglophones. Cela souligne le besoin pour le gouvernement de tenir ses engagements de réduction de l’immigration à quelques dizaines de milliers d’ici 2015 » a-t-il ajouté.

Un porte-parole du ministère de l’Éducation a dit : « avoir l’anglais pour seconde langue ne signifie pas toujours que leur compétence en anglais soit insuffisante. Cela indique seulement la langue parlée à la maison – il est établi qu’une fois que l’anglais s’est imposé, les enfants rattrapent et dépassent même leurs camarades. »

Pourcentage des élèves obtenant au moins 5 notes de A* à C aux examens du GCSE/GNVQ en 2004
Diplôme obtenu généralement vers 16 ans sanctionnant la fin de l'enseignement général


Les résultats scolaires des minorités ethniques en Grande-Bretagne varient beaucoup, les élèves d'origine antillaise, africaine et pakistanaise ont en moyenne des résultats très inférieurs à leurs congénères blancs, alors que les élèves originaires de l'Inde ou de Chine ont des résultats nettement supérieurs en moyenne.

En revanche, les enfants d'immigrés issus de milieux défavorisés améliorent leurs résultats rapidement et dépassent les résultats des élèves britanniques blancs de mêmes milieux. Les chercheurs attribuent cette relégation des « petits blancs » à une culture familiale qui valorise peu les études.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Cours d'histoire — vers un retour aux connaissances ?

Le 21 juin, le Monopole de l'Éducation du Québec a discrètement mis en place quatre nouveaux documents qui décrivent de « la progression des apprentissages » en éthique et culture religieuse, histoire et éducation à la citoyenneté 3e et 4e secondaire, espagnol langue tierce. Ces documents détaillent les contenus à enseigner dans chaque matière.

Pour Le Devoir, le document concernant l'histoire et l'éducation à la citoyenneté ne marque rien de moins qu'un franc retour vers les connaissances aux dépens, selon certains, des compétences. Curieusement, Le Devoir ne s'est pas intéressé au document portant sur le programme ECR, alors que l'absence de connaissances requises qui le caractérisait a fait l'objet de nombreuses critiques.

Le quotidien de la rue de Bleury signale que sans évacuer complètement les « compétences », les verbes utilisés (nommer, décrire, indiquer, etc.) pour décrire ce que les élèves sont censés apprendre correspondent au plus bas niveau de la taxonomie de Bloom, un modèle pédagogique qui propose une classification des niveaux d'acquisition des connaissances.

Exemple de tableau des apprentissages 

 ★ Une étoile indique que l'enseignement doit être planifié de manière à ce que la majorité des élèves aient complété cet apprentissage à la fin de l'année.

       L'espace grisé indique que l'enseignement doit être planifié de manière à ce que cette connaissance soit réutilisée au cours de l'année scolaire.

Année
3e 4e
  1. L’idée de l’appartenance nationale, aujourd’hui, au Québec
    1. Énumérer les principaux éléments constitutifs d’une nation : un territoire commun, une histoire, une culture, des valeurs partagées
    1. Indiquer des conceptions de la nation (ex. : le Québec au sein de la fédération canadienne, la souveraineté du Québec)
  1. Revendications et luttes dans la colonie britannique
  • 2.1.   Transmission des idées libérales
    1. Nommer des valeurs et des idées libérales diffusées au début du XIXe siècle : la liberté, l’égalité, le principe de nationalité
    1. Indiquer des moyens de diffusion des idées libérales au début du XIXe siècle (ex. : publications, journaux, cabinets de lecture)
    1. Indiquer des revendications d’ordre politique liées aux idées libérales : représentativité, participation au pouvoir
  • 2.2.   Organisation politique de la colonie
    1. Nommer les constitutions de 1791 et de 1840 : l’Acte constitutionnel et l’Acte d’Union
    1. Indiquer les limites du Haut-Canada et du Bas-Canada en 1791 et celles du Canada-Uni en 1840
    1. Nommer le régime politique instauré par l’Acte constitutionnel : la monarchie constitutionnelle
    1. Nommer l’institution par laquelle la population est représentée sur le plan politique à la suite de l’Acte constitutionnel : la Chambre d’assemblée
    1. Décrire la structure politique mise en place par les constitutions de 1791 et de 1840 et des pouvoirs de ses composantes (ex. : le gouverneur possède un droit de veto et choisit les membres des conseils; le conseil exécutif fait appliquer les lois et administre les fonds publics; les députés de la Chambre d’assemblée votent les lois)
  • 2.3.   Intérêts des groupes sociaux
    1. Décrire la place occupée par les marchands britanniques et la bourgeoisie professionnelle canadienne-française dans la structure politique du Bas-Canada en 1791 : les marchands britanniques sont majoritaires aux conseils exécutif et législatif; des membres de la bourgeoisie professionnelle canadienne-française siègent à la Chambre d’assemblée
    1. Indiquer des intérêts politiques des administrateurs britanniques et de la bourgeoisie professionnelle au Bas-Canada au début du XIXe siècle (ex. : les administrateurs britanniques veulent conserver le contrôle de la colonie; la bourgeoisie professionnelle canadienne-française défend les intérêts du peuple)
  • 2.4.   Tensions politiques et sociales
    1. Nommer des objets d’opposition entre le gouverneur, les membres des conseils et la Chambre d’assemblée du Bas-Canada (ex. : le financement de la construction de canaux, la langue utilisée à la Chambre d’assemblée)
    1. Indiquer les principales revendications énoncées dans les 92 Résolutions : la responsabilité ministérielle, le contrôle des budgets par la Chambre d’assemblée, l’élection des membres des conseils
    1. Nommer quelques faits relatifs aux Rébellions (ex. : la dissolution de la Chambre d’assemblée, la déclaration de Toronto, la déclaration d’indépendance du Bas-Canada, le désaveu de l’ordonnance d’amnistie générale accordée par Durham aux Patriotes, la pendaison de Patriotes ordonnée par le Conseil spécial)
    1. Indiquer les recommandations du rapport Durham : l’union des deux Canadas, l’octroi de la responsabilité ministérielle, l’assimilation des Canadiens-français
    1. Indiquer la réaction de la majeure partie de la population du Bas-Canada à la suite du rapport Durham : dénonciation du projet d’union
  1. Conceptions de la nation et débat de société, aujourd’hui, au Québec
    1. Indiquer l’objet de débat : le statut politique du Québec
    1. Identifier des acteurs concernés par le débat relatif au statut politique du Québec (ex. : les premiers ministres, les partis politiques, les gouvernements du Québec et du Canada, la Société Saint-Jean-Baptiste, la Ligue monarchiste du Canada)
    1. Indiquer la position d’acteurs concernés par le débat relatif au statut politique du Québec : le fédéralisme, le fédéralisme renouvelé, l’autonomisme, la souveraineté


Changements dus à la pression publique ?

« C'est un virage à 180 degrés des compétences vers les connaissances, analyse Laurent Lamontagne, président de la Société des professeurs d'histoire du Québec (SPHQ). Par exemple, un enseignant va pouvoir n'évaluer que les connaissances dans le bulletin. »

Il déplore l'utilisation des verbes, qui renvoient à des savoir-faire trop simplistes, et déplore que l'accent soit mis sur les connaissances plutôt que sur les compétences.

Selon M. Lamontagne, « Le ministère n'a fait que réagir à la pression publique. »

La compétence Consolider l'exercice de sa citoyenneté

La majorité des connaissances à acquérir lors du second cycle du secondaire se rapporte à l'histoire passée et répond à la deuxième compétence (de trois), à savoir « Interpréter les réalités sociales à l'aide de la méthode historique ». La troisième compétence, plus idéologique selon d'aucuns, « Consolider l'exercice de sa citoyenneté à l'aide de l'histoire », ne serait pratiquement pas développée.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mardi 21 juin 2011

Radio-Canada et les méchants médias sociaux qui s'acharnent sur des bobos qui « s'excusent »

Près d'une semaine après les émeutes qui ont suivi la finale de la Coupe Stanley à Vancouver, internet est devenu la plaque tournante des témoignages et des « excuses » entourant ces événements.

Il est intéressant de se pencher sur la manière dont certains médias rapportent ces excuses et la campagne de dénonciation des pilleurs et émeutiers qui a lieu dans les médias sociaux.

Prenons par exemple ce reportage de Radio-Canada et l'article qui l'accompagne :


Alors que certains utilisent Internet pour excuser leurs méfaits, la majeure partie d'entre eux dénoncent et publient les photos et les identités des suspects. Depuis mercredi dernier, la police de Vancouver a reçu des centaines de photos, de vidéos et d'images des émeutes.

Le professeur de sociologie à l'Université de la Colombie-Britannique, Christopher Schneider, parle d'une tyrannie des médias sociaux sans précédent.

« C'est problématique parce que la protection de l'identité des présumés délinquants mineurs n'existe plus. »
— Christopher Schneider, professeur de sociologie

[...]

En quelques heures seulement, le nom de Nathan Kotylak, 17 ans, s'est retrouvé partout sur Internet, en plus de l'adresse de sa famille et de son numéro de téléphone. L'étoile montante de l'équipe canadienne junior de water-polo s'est livrée aux autorités vendredi et s'est excusée publiquement [nous reviendrons sur ces « excuses »] d'avoir commis des actes de vandalisme.

On remarque dans le reportage vidéo de la SRC que seules des personnes bienveillantes envers les émeutiers parlent, la SRC produit même l'avocat de Nathan Kotylak.

Malgré tout, les menaces se poursuivent.

De son côté, Sienna St-Laurent, 14 ans, a elle aussi appris à ses dépens l'effet pervers des médias sociaux [pas de sa participation à une émeute, au pillage ?]. En rentrant chez elle le soir des émeutes, elle a publié un message sur son blogue. « J'ai participé aux émeutes, j'ai renversé une voiture, fracassé la Banque de Montréal, les arrêts d'autobus... Une grosse soirée ! », a-t-elle écrit.

Des dizaines de messages haineux [pas de guillemets pour la SRC, même pas « messages outrés », mais « haineux » !] ont ensuite rempli sa boîte de courrier électronique. « Trouve un pont et saute en bas. [...] Tu es la honte du pays », disaient certains [combien ? plusieurs libellés exactement de la même façon donc ?] d'entre eux. D'autres ont demandé l'adresse de sa résidence.

« Je ne sais pas, je voulais me sentir cool, dit-elle. Je sais très bien maintenant que ce ne l'était pas. » Elle se dit aujourd'hui navrée pour ses gestes.

Pour sa part, Camille Cacnio a créé un blogue pour exprimer ses regrets et reconnaître ses torts. L'étudiante en biologie à l'Université de la Colombie-Britannique a notamment été prise en photo en train de s'amuser au milieu des émeutiers et a avoué avoir volé une paire de pantalons. Ces images [pas sa participation à un pillage, non !] lui ont fait perdre son emploi à temps partiel chez un concessionnaire automobile.

Comme on le voit, il s'agit d'un traitement lénifiant du diffuseur public qui prend pour argent comptant ces excuses de la part de jeunes bien sous tous rapports — ils expriment leurs regrets ! — qui sortiraient de leur transe passagère et quasi involontaire. La société d'État semble même dévier la conversation et jeter l'opprobre sur la « tyrannie » des médias sociaux, les « menaces » et les propos « haineux » envers ces gentils pilleurs et charmants émeutiers repentants.


Instiller la honte, aider la police

Précisons d'emblée nous nous opposons, bien sûr, à toutes menaces ou violences de la part de particuliers contre ces émeutiers.

Toutefois, dire que des gens ont eu un comportement honteux et le faire savoir n'est pourtant en rien une menace ou un propos haineux.

Rappelons aussi que les images publiées sur Internet (apparemment près d'un million de photos de ces émeutes ont été prises !) ont grandement aidé la police de Vancouver. Cette dernière a reçu près de 5000 courriels de gens qui dénoncent des participants aux émeutes de mercredi dernier à l'adresse de courriel robbery@vpd.ca et à son bureau des relations publiques.



Jeunes nantis aux excuses lamentables

Comme le fait remarquer Ezra Levant dans la vidéo ci-dessus, ces émeutiers qui s'excusent sont le plus souvent de jeunes nantis. Les excuses de Nathan Kotylak comme celles de Camille Cacnio sonnent cependant faux. Nathan termine son école secondaire alors que Camille est à l'université.

Ce n'est qu'après qu'il ait été identifié par de nombreux internautes que Nathan Kotylak s'est présenté aux autorités et s'est dit désolé. Regrette-t-il vraiment avoir participé aux émeutes ou simplement d'avoir été reconnu et pris la main dans le sac pour ainsi dire ? Comme le souligne Ezra Levant, l'avocat de Nathan Kotylak, Me Findlay, n'a pas hésité à parler du « courage » de son client parce qu'il a admis publiquement être le jeune aux chaussures orange qui tentait de mettre le feu à une voiture de police. Quel courage alors que son nom était largement publié sur internet ? Me Findlay a également parlé de « foule » ou de « meute », mais ce n'était pas pour parler des émeutiers et de son client qui ont saccagé le centre-ville de Vancouver.  Non, cet avocat a utilisé ce terme pour stigmatiser les gens qui ont pris des photos et ont permis d'identifier des pilleurs et des pyromanes en herbe comme son client.

Quant à Camille Cacnio, elle aussi est issue d'une famille vancouvéroise aisée. Si sa lettre d'excuse commence bien par de multiples excuses, Mlle Cacnio a dû en rajouter et se justifier. Radio-Canada parle du fait qu'elle était « en train de s'amuser au milieu des émeutiers et a avoué avoir volé une paire de pantalons ». Pour être plus précis, cette jeune femme a tenu un rôle plus actif : elle a pénétré dans un magasin dont les vitrines avaient volé en éclat, a participé au pillage de cet établissement et en ressortit arborant un énorme sourire jubilatoire et des pantalons en main. Elle aussi s'est excusée publiquement, mais  à nouveau uniquement après avoir été identifiée...

Pour Mlle Cacnio, son vol participait d'une ambiance, d'un afflux d'adrénaline, c'était simplement du « fun pur ». Dans sa lettre d'excuse, Cacnio prend a témoin le même sociologue que Radio-Canada, Christopher Schneider. Pour cet universitaire, « lors d'une activité ressemblant [?] à une émeute, la responsabilité individuelle tend à voler en éclats. » Ce sociologue condamne avec virulence la prétendue tyrannie des médias sociaux sans précédent parce qu'ils humilient les émeutiers et les pillards, mais déresponsabilise ces mêmes émeutiers et pillards. Radio-Canada ne pouvait manquer de le citer comme seule source universitaire.

Mlle Cacnio remporte le pompon du ridicule quand elle veut convaincre de sa bonté intrinsèque car... elle fait des études d'écologie à l'Université de Colombie-Britannique ! Comment voulez-vous qu'elle soit mauvaise ? Elle adhère à la nouvelle religion. D'ailleurs, comme elle le précise dans sa lettre, quand elle a vu que d'autres émeutiers voulaient s'en prendre à des arbres, elle s'est écriée : « Nooooon, s'il vous plaît, pas les arbres  !!! ». Pas un mot pour épargner la propriété d'un commerçant, mais les arbres c'est sacré !

En bonne jeune femme moderne, Mlle Cacnio n'est pas seulement foncièrement bonne parce qu'écolo, mais elle joue aussi sur la culpabilité des sales machistes blancs en citant l'article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés ! Car il faut maintenant le préciser puisque Cacnio en fait un argument, cette jeune étudiante est d'origine philippine. On l'attaquerait donc aussi par racisme... Elle semble même se réjouir de cet « événement », car il permet de démontrer à tous les « misogynes comme vous que les femme [sic, "woman" au lieu de "women"] sont tout à fait capables de faire tout ce que vous pouvez faire. » Ah, le féminisme post-moderne !

Voir aussi :

C'est officiel, un juge déclare que l'écologie est une croyance philosophique qui bénéficie de la protection due aux croyances religieuses









Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)