mardi 24 mai 2011

L'Institut Fraser : la politique migratoire actuelle coûterait près de 20 milliards par année au Canada

Selon l'Institut Fraser, le processus canadien de sélection des immigrants doit être renouvelé afin de mettre l'accent sur l'admission de personnes ayant reçu une offre d'emploi et possédant des compétences recherchées par les employeurs canadiens. C'est la recommandation d'une nouvelle étude publiée aujourd'hui par l'Institut Fraser, un des organismes de recherche en politiques publiques les plus réputés du Canada.

« Les immigrants récents gagnent un revenu qui s'établit en moyenne à seulement 72 % de celui des autres Canadiens et paient environ la moitié de l'impôt sur le revenu versé par les autres contribuables. Parallèlement, ils reçoivent des services publics et des transferts du gouvernement d'une valeur qui s'approche de ce que reçoivent les autres Canadiens », a souligné Herbert Grubel, coauteur de l'étude, senior fellow à l'Institut Fraser et professeur émérite à l'Université Simon Fraser.

« En conséquence des politiques de l'État-providence canadien, de l'impôt sur le revenu à taux progressif et des programmes sociaux universels, ces immigrants imposent un lourd fardeau fiscal aux contribuables canadiens. »

En se fondant sur des données rendues disponibles par le gouvernement, l'étude – qui s'intitule Immigration and the Canadian Welfare State 2011 – calcule la différence entre la contribution fiscale des immigrants et la valeur des services publics qu'ils reçoivent. Cette différence, qui se chiffre à 6051 $ par immigrant en 2006, représente un coût total pour les contribuables canadiens qui s'estime entre 16,3 milliards de dollars et 23,6 milliards de dollars chaque année.

« Ce montant est substantiel et il ne fera que croître aussi longtemps que les politiques actuelles d'immigration resteront en place », a affirmé Patrick Grady, consultant en économie et coauteur de l'étude.

C'est ainsi que l'étude souligne que les immigrants sélectionnés en vertu du processus de parrainage familial représentaient 22,1 % des immigrants reçus au Canada en 2009. Seuls 16,2 % des immigrants furent sélectionnés par le gouvernement fédéral en tant que travailleurs qualifiés ou en raison d'autres caractéristiques contribuant à leur succès économique.

Cette situation est essentiellement attribuable à une mauvaise connaissance du marché de l'emploi, croit Patrick Grady. « Le gouvernement ne sait pas ce que les employeurs veulent et ce dont ils ont besoin. Il doit choisir les immigrants en fonction de l'emploi pour leur permettre de gagner assez et de payer des impôts », soutient l'économiste. Pour les chercheurs, il est urgent de repenser l'immigration au Canada de façon à pouvoir faire face aux défis futurs liés notamment au vieillissement.

« Avec le vieillissement de la population et des engagements non capitalisés des programmes sociaux de plus en plus importants, le Canada ne peut tout simplement pas se permettre d'assumer les coûts croissants découlant d'une piètre sélection des immigrants » de déclarer M. Grubel.


Charles Adler (Sun TV News) discute avec Sergio R. Karas
d'une refonte des politiques migratoires du Canada

MM. Grubel et Grady concluent qu'afin d'alléger le fardeau fiscal imposé aux contribuables, le processus canadien de sélection des immigrants devrait être réformé en mettant l'accent sur le recours aux forces du marché pour remplacer l'inefficace système actuel d'attribution de points pour choisir les immigrants. Ils font les recommandations suivantes :
  • Délivrer des visas de travail temporaires pour permettre l'entrée au pays des candidats ayant reçu une offre légitime d'un employeur canadien pour occuper un emploi dont le salaire atteint au moins la médiane de la province où ils travailleront ;
  • Les visas de travail seront valides pour une période de deux ans et pourront être renouvelés pour deux années supplémentaires si la personne démontre qu'elle occupe toujours un emploi ;
  • Les époux et les enfants à charge [et non la famille élargie] des détenteurs d'un visa de travail pourront être admis au Canada en vertu d'un programme de visas de travail familiaux, qui les autoriserait à accepter un emploi ;
  • Les détenteurs d'un visa de travail qui perdent leur emploi auront un délai de trois mois pour en trouver un nouveau, sans quoi ils devront quitter le pays, à moins que leur époux occupe un emploi en vertu du programme de visas de travail familiaux ;
  • Après avoir passé quatre ans au Canada tout en occupant un emploi de manière continue, les détenteurs d'un visa de travail pourront obtenir un visa permanent. Les candidats ayant reçu le statut de résident permanent seront admissibles à la citoyenneté deux ans plus tard ;
  • Les immigrants pourront accueillir leurs parents et grands-parents au Canada en tant que résidents permanents après avoir déposé un cautionnement couvrant les paiements pour les soins de santé et autres avantages sociaux.
« Le système que nous proposons éliminerait la nécessité pour le gouvernement de déterminer arbitrairement le nombre d'immigrants qui devraient être admis au Canada, de même que les compétences qu'ils doivent posséder. Ces décisions peuvent être prises plus efficacement par les employeurs et le marché du travail », a affirmé M. Grady.

L'Institut Fraser est un organisme canadien indépendant de recherche en politique publique et d'éducation qui possède des bureaux à Vancouver, Calgary, Toronto et Montréal. Il collabore avec 80 centres d'études et de recherches dans le monde. Sa mission consiste à mesurer, à analyser et à faire connaître les effets d'un marché concurrentiel et de l'intervention gouvernementale sur le bien-être des citoyens. Afin de préserver son indépendance, l'Institut refuse toute subvention et tout contrat de recherche des Administrations publiques.

Consultez son site à l'adresse www.institutfraser.org.

Voir aussi

Campagne pro-immigration de Québec auprès des Québécois : « Toutes nos origines enrichissent le Québec... en oubliant la vaste majorité de celles-ci »

Canada — se préoccuper plus du niveau record d'immigration

Bock-Côté : Immigration, un tabou explose

Essai québécois — L'immigration, le remède imaginaire





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L'enseignant et artiste Lucien Francœur, encore passionné par son métier, tire la sonnette d'alarme

Après 30 années d'enseignement au cégep de Rosemont, Lucien Francœur se vide le cœur dans le Journal de Montréal. Trois décennies plus tard, le poète et rockeur tire la sonnette d'alarme. Extraits :

Au fil de ces trente dernières années, comment tes exigences comme professeur ont-elles changé ?

Avant, on demandait un travail de session de 12 pages. Maintenant, une analyse littéraire, c'est 750 mots. Trois paragraphes, trois idées principales (oublie les idées secondaires)... Le tiers de la classe me donne ça exactement, un tiers me le donne à moitié et un tiers me le donne pas du tout.

Il y a dix ans, mes élèves faisaient leur propre page titre. Maintenant, je fais la page titre et ils doivent la compléter. Mais même ça, un tiers de la classe n'arrive pas à le faire !

Un élève qui entre au collégial de nos jours, il faut lui enseigner ce qu'est un livre. « Il y a une page couverture. Il y a deux noms. Il ne faut pas confondre le nom de l'auteur (Molière) et le titre du livre (Don Juan) ».

[...]

On a beaucoup parlé récemment de l'évaluation des professeurs. Qu'en penses-tu ?

Je suis d'accord qu'on évalue les profs. Mais ce qu'on propose, c'est toujours des évaluations de terroriste ?! C'est les élèves, les cancres, qui vont évaluer les profs ?? Voyons donc ?!

Comment un élève qui ne sait pas ce que signifie « ?recto verso ?», ou « ?simple interligne ?» peut-il évaluer si son prof a bien enseigné une analyse littéraire ?? Comment un élève qui a été expulsé de sa classe pour des raisons qui lui paraissent aberrantes (son cellulaire a sonné trois fois de suite) peut-il être crédible dans une évaluation ?

[...]

Comment as-tu vu le rôle du ministère de l'Éducation évoluer pendant ces 30 années ?

Ils sont déconnectés. Ils disent toujours : « on va faire une nouvelle grammaire, on va changer la terminologie, on va faire des nouveaux manuels, on va changer le bulletin ». C'est toujours la façade qui est abordée. Ils ne s'intéressent jamais au cœur du problème : le professeur et l'élève, les deux éléments fondamentaux d'une société. La réflexion ne se fait pas à la bonne place, elle ne se fait pas en profondeur.

L'éducation au Québec, c'est un bordel parce que notre ministère de l'Éducation est trop gros. C'est le plus gros au monde et il faut qu'ils justifient leur job. Moi, je les enverrais dans les écoles, dans les classes ! On n'a pas besoin d'une autre grammaire ! La grammaire, ça s'enseigne toujours comme avant, le participe passé s'accorde comme ci comme ça.

Si tu voyais ce que le Ministère nous suggère comme manuels ! C'est fait par des pédagogues qui n'ont pas mis les pieds dans une école depuis 20 ans, qui vivent dans une bulle. Il y a 240 pages d'explications, avec des trucs tellement pointus... C'est comme s'ils vivaient en milieu fermé et qu'ils tripaient entre eux, pour s'impressionner les uns les autres.

[...]

À propos du nivellement par le bas

« On dit que c'est élitiste, de séparer les élèves... C'est bien dommage, mais l'héritage de la contre-culture, de la Révolution tranquille, qui a fait qu'on met tout le monde dans la même classe, c'est un échec.

Celui d'en bas ne monte pas. Et c'est celui d'en haut qui finit par manquer ce à quoi il aurait droit. Ça ne peut plus fonctionner. Et ce n'est pas méprisant de dire qu'il y a un tiers de mes élèves qui ne maîtrisent pas la base du français écrit et qui ne devraient pas être dans un cours de littérature. S'ils ne comprennent pas « recto verso » ou « nom masculin », comment peuvent-ils comprendre « la nature et la religion dans Attala de Chateaubriand » ? La marche est trop haute ! »

À propos des immigrants

« Les élèves qui viennent d'ailleurs maîtrisent trois langues : leur langue maternelle, l'anglais qu'ils apprennent tous; et le français qu'ils ont appris avec des méthodes traditionnelles. Le Québécois "de souche" dit un mot sur quatre en anglais (fun, top, chill), mais il ne peut pas avoir une conversation en anglais. Et sa langue maternelle, il l'écrit phonétiquement. Quand je donne un travail d'équipe, c'est souvent l'élève d'origine ethnique qui prend en charge la qualité du français parce qu'il le parle mieux que le Québécois "de souche". »





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Éditorial du National Post en faveur d'une exemption au cours d'ECR par la Cour suprême

Le National Post publie en ce jour un éditorial qui s'oppose au vide moral et religieux du programme ECR et prend résolument parti pour les parents qui demandent l'exemption de ce cours. Le National Post souhaite que la Cour suprême du Canada permette l'exemption en la matière, comme 76 % des Québécois le désirent.

The ERC course, disguised as diversity positivism, will serve to undermine Quebec children's natural pride in their own patrimony. It undermines the rights of parents to raise their children in accordance with their own beliefs. And worst of all, it will serve to suppress students' ability to think critically about different religions and cultures without guilt. A 2008 [recte: May 2009] poll found that 76% [72% in 2008] of Quebecers prefer a choice in religious education. We hope that the Supreme Court agrees with them.




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vendredi 20 mai 2011

La conclusion logique : un permis parental ?

L'État s'immisce de plus en plus dans la vie des familles en tant que « protecteur des enfants ». Après tout, l'État transfère beaucoup d'argent aux parents et il a intérêt à ce que ses futurs citoyens soient protégés et bien formés....

Un député belge propose dans cette veine l'imposition d'un stage parental sanctionné par un certificat pour les couples désireux d'avoir un enfant.

« Quand on voit de quoi sont capables certains parents, on en vient à se demander s'il ne faudrait pas un permis pour avoir des enfants », indique Laurent Louis (Mouvement libéral démocrate, ci-dessous).


Il dit constater au quotidien à quel point certains parents sont « inaptes et incapables d'élever correctement leurs enfants » et en déduit qu'il serait peut-être bon d'instaurer un stage parental « pour tout couple ou personne souhaitant avoir un enfant ».Laurent Louis imagine qu'un certificat pourrait être remis aux candidats-parents à la fin de ce stage.

À ses yeux, « cela éviterait les dérives et permettrait de voir directement quels sont les parents à risque et d'éviter ainsi des souffrances aux enfants ».

Cette nouvelle semble très sérieuse (elle est reprise par tous les grands médias belges), mais elle n'est pas sans rappeler cette saynète de Yes, Prime Minister! où l'on évoque un permis de reproduction avant de faire et surtout d'élever des enfants...



Sources : Le Vif, RTBF, et la Dernière Heure.

Voir aussi : Des parents professionnels certifiés et diplômés






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Les CPE, un échec ?


Pierre Lefebvre, professeur au Département de sciences économiques de l'UQAM.

Nous ne sommes, bien sûr, pas d'accord que la politique de promotion du salariat auprès des jeunes mères, l'aspect positif pour le professeur Lefebvre du programme fortement subventionné des garderies et centres de la petite enfance, se soit fait sur le dos du choix de ces jeunes mères : celles qui veulent rester à la maison pour élever leurs enfants sont privées des subventions massives que reçoivent les mères « modernes » qui retournent rapidement au bureau.

Voir aussi :

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique.




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Il faut mettre fin à l'école monolithique, il faut s'ouvrir à la diversité pédagogique et des programmes

Anne Coffinier est la créatrice de l’association Créer son école qui travaille depuis 2004 sur le terrain, pour accompagner les parents d’élèves, les enseignants et les responsables locaux dans leur démarche pour l’Éducation de leurs enfants. Dans un entretien accordé à Belle-et-Rebelle, cette femme courageuse et travailleuse offre un état des lieux d’une grande clarté de la situation de l’Éducation en France.

Annie Coffinier, créatrice de l'Association Créer son école

Vous êtes la créatrice de l’association « Créer son école »; comment en vient-on a créer sa propre école ? De quel constat êtes-vous partie ?

D’une insatisfaction ou plutôt d’une révolte. L’école publique (ou son double privé sous contrat) laisse trop d’enfants sur le bord de la route. « En échec scolaire », comme on dit. Ils n’ont pas acquis les fondamentaux nécessaires à leur vie d’adulte ; leur confiance en leurs capacités est perdue, et ils ne croient plus en la société qui, à travers l’école, les a condamnés. Comme dit Erik Orsenna, à 11 ans, l’école en a fait des exclus pour le restant de leurs jours. Des blessés, des démoralisés, des révoltés. Un tel jeu de massacre est monstrueux, et lourd de conséquences pour la société d’ailleurs.

Cette situation m’a révoltée dès que j’en ai pris conscience ; je n’ai pu l’accepter. L’école est destinée à donner une formation et à préparer les enfants à leur vie d’adulte. C’est un non-sens qu’un système éducatif dise qu’il ne peut pas ou ne sait pas instruire 40 % des enfants qui lui sont confiés. C’est à l’offre scolaire de s’adapter, non aux enfants d’être mis au rebut de l’école. Mais cela suppose de cesser de vouloir faire marcher tout le monde dans la même direction à la même vitesse. Bref, il faut en finir avec « l’école unique ».

jeudi 19 mai 2011

Un gouvernement régional du Nunavik priverait d'arguments les opposants au cours ECR

On se rappellera qu'il existe au Québec un réseau scolaire où les enfants ne sont pas sujets au cours d'éthique et de culture religieuse : la commission scolaire Kativik.

Dans son rapport 2007-2008, elle écrivait :
« En réponse à la réforme religieuse dans les écoles du Québec, la CSK a décidé, suite à une consultation menée à la réunion annuelle du Conseil d’éducation, qu’elle maintiendra une composante religieuse au niveau primaire, et abordera la question de l’éthique au niveau secondaire. Le programme au secondaire sera donné en inuktitut [esquimau] et dans la langue seconde. Le développement du nouveau programme devrait prendre quelques années »

Bref, l'immense majorité des Québécois, comme les parents de Drummondville, n'ont plus droit à un enseignement religieux ni de véritable choix à l'école publique, mais dans le Grand-Nord pas de problème... Le cours ECR est même imposé aux écoles privées confessionnelles dans l'immense majorité du territoire québécois, mais cette imposition ne s'applique pas dans le Grand-Nord. Or c'est précisément là où les jeunes sont le moins confrontés « à la diversité » et devraient donc, si on suit la logique de certains partisans du programme ECR, être le plus amenés à y réfléchir et vaincre l'ignorance et les préjugés.

Délicatesse de la présente situation, importance d'y trouver une solution

C'est dans ce contexte que le Secrétariat aux affaires autochtones a écrit le 11 avril 2008 au Monopole de l'Éducation sur ce qu'il qualifie d'une situation délicate et de l'importance de trouver une solution au fait que la C.S. Kativik maintienne une composante religieuse dans le primaire.

Contre-indiqué de modifier la Convention de la Baie-James et du Nord québécois

Dans sa lettre, André Maltais, le secrétaire général associé aux affaires autochtones, écrit qu'il « en effet contre-indiqué de suggérer la modification de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ) qui serait un processus fort complexe et qui demanderait l'approbation de l'ensemble des signataires dont le gouvernement fédéral. »

Peuple unique, minoritaire

La lettre se poursuit : « Aussi, ma suggestion serait de privilégier une rencontre avec des représentants de la Commission scolaire Kativik (CSK) afin d'expliquer les enjeux liés à leur demande. Toutefois, il ne faudrait pas exclure la possibilité de permettre l'aménagement d'un programme qui réponde davantage à la réalité du peuple inuit. Ce peuple possède un environnement historique, politique, social et culturel unique et tente de son mieux de se faire reconnaître à travers ses organisations et structures administratives, en harmonie avec la société dominante que nous représentons. »

La demande de la CSK trouverait écho parmi les opposants au programme ECR

M. Maltais ajoute que « Par ailleurs je comprends que la demande de la CSK pourrait trouver écho au sein de la population et auprès de ceux et celles qui s'opposent à l'implantation du nouveau programme Éthique et culture religieuse, prévu pour l'automne 2008.»

Gouvernement régional du Nunavik priverait les opposants à ECR d'argument

« Je crois que la présente dynamique entourant la création du gouvernement régional du Nunavik pourrait être considérée comme étant une situation unique et particulière au peuple du Nunavik. Dans ce contexte, il y a lieu de croire que les opposants au nouveau programme auraient de la difficulté à trouver un argument sur lequel s'appuyer s'ils voulaient un jour se comparer au peuple inuit » d'ajouter le secrétaire général associé aux affaires autochtones.

Le projet de création d'un tel gouvernement a été refusé par soixante-six pour cent des électeurs esquimaux, soit 2842 votes sur les 4242 exprimés, lors d'un référendum tenu le 27 avril 2011. Le gouvernement régional aurait remplacé ainsi trois instances d'organismes publics : l'administration régionale Kativik, la Commission scolaire Kativik et la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik. Les budgets des trois institutions auraient été fondus en une seule enveloppe qui aurait totalisé 320 millions de dollars — financés à 75 % par Québec et à 25 % par Ottawa. Les trois paliers de gouvernement du Nunavik emploient 1100 personnes.


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Quebec parents challenge ethics and religious culture course

From the Catholic register

OTTAWA - The Supreme Court of Canada heard arguments May 18 in a religious freedom case that pits parental rights against Quebec’s mandatory Ethics and Religious Culture program (ERC).

The case was brought by a Roman Catholic couple from Drummondville, Que., who requested their two children be exempted from the ERC. Their name is protected by a publication ban.

Mark Phillips one of the two lawyers representing the parents, said the government insists the ERC is “about teaching tolerance and diversity.” The parents have nothing against those objectives, he said, but they say the course is “a form of indoctrination,” seeking to cultivate worldview and a framework for ethics that is different from their Catholic faith.

Co-counsel Mark Pratt [recte: Guy Pratte] told the court “the state has no right to program people” in arguing for the prior rights of parents to educate their children and to choose how that education is delegated. Many of the questions from the bench concerned whether the onus should be on the parents to prove harm, or whether the state had the onus to prove its course was neutral on religion.

Benoît Boucher, arguing for the Attorney General of Quebec, told the court the ERC is neutral on religion. [This is debatable: is saying all religions are equal "neutral" for a believer in one of them? But note Boucher does not claim the course is neutral in the ethics part of the course.] It teaches “deep values are not to be judged; they are to be respected,” and it teaches respect for diversity and the beliefs of others.

“It’s not enough to raise an objection and expect the whole system to bow down on the basis of it,” he said.

The case has raised alarms across Canada among Catholic educators. The question at the heart of the case is parental rights, said John Stunt, executive director of the Canadian Catholic School Trustees’ Association, one of seven interveners in the case. If parental rights are impeded, “that impinges on the rights to have a Catholic education,” he said.

“This could have wide-ranging problems with what the government can do in the way of taking away religious freedom when it comes to our schools,” said Nancy Kirby, president of the Ontario Catholic School Trustees’ Association.

Iain Benson stands with representatives of Catholic school trustees' associations outside the Supreme Court of Canada chamber

Iain Benson stands with representatives of Catholic school trustees' associations outside the Supreme Court of Canada chamber

“What is at stake is what Pope Benedict XVI calls the dictatorship of relativism,” said Jean-Yves Côté, who represented the Christian Coalition for Parental Rights in Education. “That’s what we are dealing with here in that case.

“For us Catholics, tolerance is about accepting all persons, but not about accepting all ideas. That would go directly against our faith. That distinction is not understood by the Attorney General.”

“Is there a right to dissent?” Iain Benson, counsel for the Canadian Catholic Trustees Association and the Canadian Council of Christian Charities, asked the court. He described parents as a “check on state power” and warned that if the decision “goes the wrong way” many more parents would see multiculturalism as a fearful concept and withdraw their children from the public schools, creating the isolated cultural “silos” the course is meant to prevent.

“This course requires the student to question his own beliefs constantly in the context of a group dynamic,” said Jean Morse-Chevrier, president of the Association of Catholic Parents in Quebec and Quebec director of the Catholic Civil Rights League. “The whole course is done in dialogue in groups where you have to question the other person’s arguments and have to question what they got from their parents, what they got from their religion.”

The court has reserved decision on the case which may take several months to decide.




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France — parents refusent de laisser l'inspecteur seul avec leurs enfants, ils sont convoqués chez les gendarmes

La famille Martin-Rodriguez qui pratique l’instruction à domicile pour ses enfants à Mijoux (département de l'Ain près de la Suisse) a été convoquée, lundi, par les gendarmes de Chézery-Forens. Nous vous racontions, dans nos éditions datées du mercredi 2 mars, l’histoire de ce couple signalé fin février au procureur de la République par l’inspection académique de l’Ain. En cause : le refus de Sylvie et Régis Martin-Rodriguez de laisser interroger par un inspecteur de l’Éducation nationale Tom et Lilou, leurs enfants âgés de 11 et 8 ans. Les parents ont donc été reçus par les gendarmes ce lundi 16 mai pendant plus de quatre heures.

« Nous avons été interrogés séparément, mais nous voulions du temps pour bien expliquer le contexte. On a amené tout notre dossier pour reprendre toute la chronologie et tout le cheminement avec les courriers reçus, mais aussi ceux qui sont restés sans réponses ou avec des réponses très générales », explique Sylvie Martin-Rodriguez.

Le couple expliquait, dans nos colonnes, en mars, ne pas refuser «le contrôle, mais ses modalités». « La loi n’impose ni les tests, ni un entretien seul avec les enfants », rappelait Sylvie Martin-Rodriguez. L’inspection académique répondait alors que les conditions proposées par la famille pour le contrôle pédagogique n’étaient « pas admissibles », tout en précisant qu’il s’agit là « d’un cas exceptionnel ». La gendarmerie doit désormais transmettre la déposition des parents au procureur de Bourg. « On doit attendre sa décision, mais on ne sait absolument pas ce qu’il va se passer maintenant », ajoute la mère de famille. Malgré le stress, le couple ne veut pas baisser les bras. « Je suis toujours déterminée et même plus que jamais. Je préfère angoisser parce que je résiste », conclut-elle. »

Source : Le Progrès




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Juge puinée Deschamps: l'église catholique en faveur du créationnisme

La juge Marie Deschamps

Nous reviendrons plus tard sur l'audience de ce mercredi à la Cour suprême. À ce stade, disons que plusieurs juges semblaient, par leurs questions et gestuelle, en faveur de l'imposition du cours ECR pour assurer « la tolérance », plusieurs semblaient plutôt du côté des parents et trois sont restés totalement silencieux. Il est donc très difficile de faire un pronostic. Les neuf juges de la Cour suprême délibèrent actuellement de la décision. On s'attend à ce qu'ils se prononcent par écrit à l'automne 2011.

Parmi les juges qui semblaient les plus en faveur du programme ECR et de la technique du « circulez, y a rien là » se trouvait la juge puînée Marie Deschamps (ci-contre). À plusieurs reprises, elle a tenu à reprendre les paroles de Me Phillips dans un sens bien orienté. Ainsi, quand l'avocat des parents a parlé du fait que le programme impose une vision parcellaire, fragmentée et non linéaire des religions qui renforcent sans cesse, selon lui, le relativisme et l'indifférentisme du programme, la juge Deschamps a cru bon d'ajouter qu'il s'agissait non pas d'une opposition constante, mais d'une mise en parallèle. Plus tard, quand Me Mark Phillips a rappelé que le rapport Proulx faisait la promotion d'un programme (qui deviendra le cours ECR) qui présenterait les « différentes religions et de les présenter comme des manifestations de l’esprit créateur humain », la juge Deschamps a dit « création humaine » mais « pas fausses ». Comme si dire qu'une religion particulière est une création de l'esprit humain n'est pas équivalent à dire qu'elle est fausse pour quelqu'un qui la considère divinement révélée !

Plus symptomatique encore d'un manque évident de connaissances pour cette juge qui croit devoir se muer en philosophe ou en théologienne pour départager des experts philosophes et théologiens aux opinions divergentes sur la nature du programme ECR, la juge Deschamps a déclaré nonchalamment comme une évidence que l'Église catholique défendait le créationnisme (l'épouvantail usé qui sert de prétexte quand il s'agit d'empêcher aux parents de s'opposer sur la base de leurs croyances à ce que l'État impose à l'école).

C'est bien sûr faux. Mais c'est passé inaperçu (les avocats ont peu de temps devant les juges et les questions fusent du banc des 9 juges).

Il nous semble donc utile d'éclairer la lanterne de Marie Deschamps qui est visiblement très mal renseignée. Extraits de l'intervention du Pape Jean-Paul II devant l'Académie pontificale des Sciences le 22 octobre 1996 :
« Aujourd’hui, près d’un demi-siècle après la parution de l’Encyclique, de nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l’évolution plus qu’une hypothèse. Il est en effet remarquable que cette théorie se soit progressivement imposée à l’esprit des chercheurs, à la suite d’une série de découvertes faites dans diverses disciplines du savoir. La convergence, nullement recherchée ou provoquée, des résultats de travaux menés indépendamment les uns des autres, constitue par elle-même un argument significatif en faveur de cette théorie. »




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