Outre l’intégration des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA), celle des élèves issus de l’immigration figure aussi parmi les sujets que les commissions scolaires de la grande région de Montréal aimeraient discuter prochainement avec la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp.
Mais voilà que Mme Beauchamp n'aime pas tellement ce sujet :
C'est pourtant une question cruciale quand on considère une politique migratoire responsable ou des mesures de correction des inégalités scolaires. « Tout confondre » est profondément antiscientifique.
À Montréal-Nord, la commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI) présente, selon son Plan stratégique 2010- 2015, un taux de 25 % à 45 % d’élèves issus de l’immigration. Quant aux classes d’accueil, environ 5 % des élèves sur tout le territoire de la CSPI y sont inscrits, primaire et secondaire confondus – l’arabe, le créole et l’espagnol étant les langues maternelles qui s’y démarquent plus particulièrement.
Cette proportion devrait toutefois croître dans les prochaines années, puisque le nombre d’inscriptions à l’accueil ne cesse d’augmenter : 15 % annuellement, selon la CSPI.
Au secondaire, les classes d’accueil sont encore concentrés à Montréal-Nord et, de plus en plus, à Saint-Léonard. Au primaire et au préscolaire toutefois, on les retrouve partout sur le territoire de la CSPI.
Des milieux et des quartiers qui s’appauvrissent
Aux défis de l’intégration et de l’adaptation s’ajoute la question de la défavorisation progressive des familles du secteur. De 2006 à 2009 seulement, le nombre d’écoles en milieu défavorisé est passé de 17 à 26 pour les écoles primaires et de 3 à 5 au secondaire.
« Ce phénomène social s’accompagne de difficultés diverses chez les élèves issus de ces milieux », peut-on lire dans le Plan stratégique de la CSPI.
Certaines communautés culturelles gagnent nettement moins d'argent que la moyenne québécoise. Le revenu moyen des personnes d’origine haïtienne, par exemple, est de 23 044 $, selon les chiffres du dernier recensement – bien en deçà de la moyenne provinciale de 32 074 $, moyenne provinciale lui-même légèrement inférieur au revenu moyen montréalais de 32 945 $. La moitié de la communauté haïtienne gagne d’ailleurs moins que 18 303 $.
La moitié des Marocains et des Algériens gagnent mois de 16 300 $, eux qui sont pourtant nettement plus scolarisés que l’ensemble de la population. Là encore, le revenu est en moyenne de 10 000 $ moindre que celui de la province.
Par contre, le revenu moyen de la communauté russe est plus élevé que celui de l’ensemble de la population québécoise 43 080 $ contre 32 074 $.
Voir aussi
Essai québécois : L'immigration, le remède imaginaire
Six immigrants sur dix appartenant à la catégorie des gens d’affaires quittent rapidement le Québec
Anglicisation de Laval : le mythe des enfants de la Loi 101 ?
Mais voilà que Mme Beauchamp n'aime pas tellement ce sujet :
« À l’échelle du Québec, le succès à l’école est à peu près identique entre Québécois de souche et communautés culturelles, toutes communautés confondues », a déclaré la ministre Line Beauchamp, jugeant qu’il était « délicat » de « cataloguer les gens ».
C'est pourtant une question cruciale quand on considère une politique migratoire responsable ou des mesures de correction des inégalités scolaires. « Tout confondre » est profondément antiscientifique.
À Montréal-Nord, la commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI) présente, selon son Plan stratégique 2010- 2015, un taux de 25 % à 45 % d’élèves issus de l’immigration. Quant aux classes d’accueil, environ 5 % des élèves sur tout le territoire de la CSPI y sont inscrits, primaire et secondaire confondus – l’arabe, le créole et l’espagnol étant les langues maternelles qui s’y démarquent plus particulièrement.
Cette proportion devrait toutefois croître dans les prochaines années, puisque le nombre d’inscriptions à l’accueil ne cesse d’augmenter : 15 % annuellement, selon la CSPI.
Au secondaire, les classes d’accueil sont encore concentrés à Montréal-Nord et, de plus en plus, à Saint-Léonard. Au primaire et au préscolaire toutefois, on les retrouve partout sur le territoire de la CSPI.
Des milieux et des quartiers qui s’appauvrissent
Aux défis de l’intégration et de l’adaptation s’ajoute la question de la défavorisation progressive des familles du secteur. De 2006 à 2009 seulement, le nombre d’écoles en milieu défavorisé est passé de 17 à 26 pour les écoles primaires et de 3 à 5 au secondaire.
« Ce phénomène social s’accompagne de difficultés diverses chez les élèves issus de ces milieux », peut-on lire dans le Plan stratégique de la CSPI.
Certaines communautés culturelles gagnent nettement moins d'argent que la moyenne québécoise. Le revenu moyen des personnes d’origine haïtienne, par exemple, est de 23 044 $, selon les chiffres du dernier recensement – bien en deçà de la moyenne provinciale de 32 074 $, moyenne provinciale lui-même légèrement inférieur au revenu moyen montréalais de 32 945 $. La moitié de la communauté haïtienne gagne d’ailleurs moins que 18 303 $.
La moitié des Marocains et des Algériens gagnent mois de 16 300 $, eux qui sont pourtant nettement plus scolarisés que l’ensemble de la population. Là encore, le revenu est en moyenne de 10 000 $ moindre que celui de la province.
Par contre, le revenu moyen de la communauté russe est plus élevé que celui de l’ensemble de la population québécoise 43 080 $ contre 32 074 $.
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Le Monopole de l'Éducation du Québec ne prétend pas aller aussi loin que la Suède et