dimanche 7 février 2010

Proposition de Mme Courchesne : ECR pourrait être enseigné en secondaire III

La Ministre de l’Éducation a publié un projet de règlement le 3 février 2010 qui modifierait la Loi sur l'instruction publique (LIP). En vertu de la Loi sur les règlements (L.R.Q., c. R-18), ces modifications pourront être adoptées par la Ministre à l’expiration d’un délai de 45 jours à compter de la date de leur publication

Le projet de règlement propose de modifier l'article 23.1. de la LIP en y ajoutant :
23.1.

[...]

La matière obligatoire Éthique et culture religieuse de la 4e secondaire peut, sous réserve de l’article 26, être enseignée à des élèves de la 3e année de l’enseignement secondaire et, le cas échéant, leur conférer les unités afférentes à cette matière.






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Plus de congé obligatoire à l'école pour les fêtes historiques et religieuses traditionnelles ?

La Ministre de l’Éducation a publié un projet de règlement le 3 février 2010. En vertu de la Loi sur les règlements (L.R.Q., c. R-18), ces modifications pourront être adoptées par la Ministre à l’expiration d’un délai de 45 jours à compter de la date de leur publication.

Une des modifications porte sur le calendrier d’enseignement qui permettrait aux élèves et aux écoles de rester ouvertes tous les 7 jours de la semaine. Cette même modification abolirait également en pratique tous les congés officiels traditionnels en abrogeant l'article 19 du Régime pédagogique :
19.  Les jours suivants sont des jours de congé pour l'élève:

1° les samedis et les dimanches;

2° le 1er juillet;

3° le 1er lundi de septembre;

4° le deuxième lundi d'octobre;

5° les 24, 25 et 26 décembre;

6° les 31 décembre, 1er et 2 janvier;

7° le Vendredi saint et le lundi de Pâques;

8° le lundi qui précède le 25 mai;

9° le 24 juin.
Extrait de la Gazette officielle du Québec, où les articles 16 à 19 du Régime pédagogique sont remplacés par les articles 16, 17 et 18 suivants (l'article 19 est abrogé) :








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Programme ECR : « Nous enseignons ici des valeurs » de dire Mme Courchesne





Contrairement à ce que prétendaient les avocats au procès de Drummondville, le programme d'éthique et de culture enseignerait des valeurs, comme pour l'ancien programme de morale, de déclarer Mme Courchesne, ministre de l'Éducation du Québec. Mme Courchesne dit par ailleurs que trois valeurs seraient enseignées dans le volet éthique :
  1. le français comme langue commune (nous n'avons jamais vu ce sujet dans le matériel pédagogique),

  2. l'égalité des hommes et des femmes (le sujet est abordé, mais uniquement sous la forme d'un débat ouvert, et en culture religieuse, là il s'agit de respecter les différences conceptions sur ces rapports)

  3. et la laïcité (peu abordée, puisqu'on parle de toute façon beaucoup de religions en ECR par décision du gouvernement, même si c'est de manière superficielle et quelque peu relativiste).
De quelles valeurs s'agit-il donc si ce n'est du politiquement correct, du pluralisme normatif (le pluralisme des valeurs religieuses ou morales est mieux que l'homogénéité) ou de son aspect politique, le multiculturalisme ?

Mme Courchesne n'hésite pas ensuite à affirmer qu'elle n'a jamais rencontré les parents de la Coalition pour la liberté en éducation parce qu'ils lui feraient un procès. Mais...
  1. Le procès de Drummondville n'impliquait pas le Monopole de l'Éducation au début, mais uniquement les parents et la Commission scolaire des Chênes, c'est la ministre qui s'est dite partie intéressée et a tenu à participer au procès,

  2. Les gens de la CLÉ ont demandé à rencontrer la ministre courant 2008, son secrétariat a répondu une première fois le 14 juillet pour annoncer une autre lettre qui est parvenue le 26 août informant la CLÉ que « malheureusement [l']agenda [de la ministre] ne lui permet pas de vous rencontrer à court terme ». Le 15 septembre, les parents Lavallée déposaient leur requête.

  3. Si la ministre n'a jamais rencontré ces parents pendant l'année qui précédait le procès, elle a bien parlé de marcher sur les orteils des parents. « On ne négocie pas un virage aussi important sans écraser d'orteils » dans Le cours de culture religieuse obligatoire, Le Soleil, 19 avril 2008.

  4. La CLÉ n'est pas stricto sensu partie prenante dans l'affaire en justice, contrairement au ministère qui s'est ajouté à la cause, seule une famille de Drummondville est impliquée.

  5. Enfin, qu'est-ce qui empêche une rencontre pour obtenir un accord à l'amiable même quand on débat d'une cause au civil ? La ministre n'a d'ailleurs pas cherché à rencontrer la CLÉ pendant le mois qui séparait la décision du juge Dubois et le début de demande en appel, alors qu'il n'y avait plus d'affaire en justice.

Mme Courchesne déclare ensuite le programme est obligatoire et donc qu'on ne fera absolument rien pour aider les parents qui retirent leurs enfants du cours, mais que l'affaire ne peut se régler que par le « dialogue », bref se rendre aux arguments du Monopole de l'Éducation du Québec et sa ministre. Ah, visiblement elle a de qui tenir cette ministre de M. Charest : front de bœuf et langue de bois.


P.-S. : Si un de nos lecteurs a déjà vu un de ces merveilleux guides officiels et approuvés d'évaluation du cours ECR qu'il nous fasse signe. Nous aimerions savoir selon quelles valeurs concrètes les enfants sont évalués. Mais bon, comme ce merveilleux programme dynamique semble changer sans cesse, les guides ne sont peut-être pas encore vraiment approuvés...






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Manifeste de l'Université-État

Carl Bergeron revient aussi sur le prêchi-prêcha du très prévisible Manifeste pour un Québec pluraliste.

Les intertitres sont de nous.
« Profond ennui devant une autre production de l'Université-État

Je dois admettre que j’ai rarement été plus démotivé qu’aujourd’hui à écrire un éditorial. Le Manifeste pour un Québec pluraliste suscite en moi un ennui prodigieux, et le commenter équivaut à commenter de nouveau ce qui a déjà été dit des dizaines de fois dans d’autres textes par les mêmes intellectuels-experts. Et pourtant, ce « manifeste » doit être commenté, en ce qu’il est représentatif d’une paralysie intellectuelle et politique qui éloigne chaque jour un peu plus le Québec de lui-même. Le Manifeste pour un Québec pluraliste n’est pas plus divertissant pour l’intellect que la « Politique nationale contre l’homophobie » ou que tout autre document gouvernemental destiné à asseoir le pouvoir de l’État thérapeutique. C’est, littéralement, un produit gouvernemental, ou de ce que j’ai appelé ailleurs « l’Université-État ». Le pouvoir intellectuel y donne le spectacle d’intellectuels qui ont renoncé à la souveraineté individuelle de l’intelligence, dans une logique de préservation systémique, fondée sur la seule appartenance de caste.
Le manifeste, signe du panurgisme des experts cooptés

Que ces intellectuels aient accepté de signer un manifeste pour communiquer leur « pensée » est déjà un signe de faillite intellectuelle. On ne signe pas un manifeste pour exprimer une pensée, laquelle est toujours de nature individuelle, mais pour manifester une appartenance à un pouvoir de groupe. C’est ce qu’ont fait les quelque 500 signataires de ce Manifeste pour un Québec pluraliste, parmi lesquels on retrouve surtout des universitaires, ou d’ex-universitaires vouant une fidélité de principe à leurs anciens mentors. Un rapide coup d’œil suffit pour repérer des auxiliaires de recherche en attente d’un renouvellement de contrat, des doctorants dans une position précaire, des disciples inaccomplis, des « citoyens concernés », des « activistes », et même une « citoyenne du monde et immigrante permanente » : toute la piétaille universitaire et la sous-piétaille militante y défile, sous le drapeau involontairement comique du « pluralisme ». C’est sans compter, naturellement, les signatures « fondatrices », dont celles de Jean-Pierre Proulx, Louis Rousseau et Georges Leroux ; des idéologues pro-ECR qui, comme nous le savons, sont tout à fait désintéressés dans cette affaire. Il va de soi qu’on retrouve également, parmi les signataires, les « experts » qui furent associés de près à la Commission Bouchard-Taylor, comme Daniel Weinstock, Marie McAndrew, Jocelyn Maclure et Maryse Potvin. Ce manifeste est le cri de ralliement d’une clique à ce point aveuglée par son idéologie qu’elle ose prendre pour un « acte citoyen courageux » ce qui n’est, au fond, que la manifestation la plus basse, la plus prévisible, de l’instinct grégaire.

Ne pas se rallier peut coûter cher en termes de réputation

C’est simple : ceux qui se rallient voient leur position renforcée dans le système ; ceux qui s’abstiennent voient leur position inchangée mais voilée d’un nuage de méfiance ; tandis que ceux qui s’opposent voient leur position affaiblie, sinon carrément compromise, selon le statut qu’ils occupent au sein du réseau universitaire. Le professeur titulaire opposant demeurera professeur titulaire, mais essuyera des calomnies, tout comme le doctorant en attente d’une ouverture de poste, qui demeurera pour très longtemps un doctorant en attente d’une ouverture de poste…

[...]

Prétendre rassembler des courants divers par ce manifeste est risible

Quand les « porte-paroles » du Manifeste, comme Weinstock, vont dire sur toutes les tribunes leur « fierté » de « rassembler » des gens de « différentes tendances politiques » et de « différents milieux » , on se tord de rire. Tous ces gens-là se fréquentent de près ou de loin, se croisent dans les mêmes lancements, les mêmes colloques, publient dans les mêmes revues, touchent les mêmes subventions, lisent les mêmes livres et régurgitent dans leurs articles la même vulgate pieusement reprise depuis des années. Pas étonnant, avec une individualité aussi horizontale, qu’ils n’aient pas hésité à fondre leur signature personnelle dans une signature collective.

Contenu intellectuel peu important : il s'agit de stigmatiser les critiques

Le contenu intellectuel du Manifeste est difficile à cerner et à apprécier, tant ce texte est motivé par des intérêts bien davantage idéologiques que philosophiques. Il cherche moins à éclairer la situation présente qu’à identifier et à diaboliser la critique, et ainsi se poser comme la norme démocratique irréfutable sans laquelle aucun débat véritablement « démocratique » ne saurait avoir lieu. C’est le « dialogue » tel que l’entendent les multiculturalistes. On le comprend rapidement dès le début, lorsque les signataires écrivent : « Une vision ouverte et pluraliste de la société québécoise subit les foudres conjuguées de deux courants en rupture avec les grandes orientations du Québec moderne. D’un côté, une vision nationaliste conservatrice voit le Québec d’aujourd’hui comme ayant trop concédé à la diversité culturelle. [...] De l’autre côté, une vision stricte de la laïcité récuse les manifestations religieuses ostentatoires dans la sphère publique. [...] Ces deux courants, a priori différents, se rejoignent d’abord dans une même attitude d’intransigeance envers les minorités ».

Critiquer les multiculturalistes, c'est une grave dérive selon ces mêmes multicultis

Critiquer le multiculturalisme équivaudrait à une « dérive ». Que ce soit par le défense dite « intégriste » de la laïcité, ou par la défense dite « crispée » d’un « patrimoine historique » fantasmé et affectivement surinvesti, la critique du multiculturalisme se nourrirait de passions malsaines. La « vieille gauche » social-démocrate, qui n’a pas pris le train de la modernité multiculturaliste, serait coupable de s’être laissée contaminer par l’intolérance des « conservateurs identitaires ». Appelée à revenir à la raison, elle est menacée, si elle poursuit sur sa lancée, d’être étiquetée à « droite », autant dire d’être bannie de l’espace public.

[...]

Ce sont de faux pluralistes, des imposteurs

On aura remarqué que les signataires ne se désignent pas comme des multi­cultu­ra­listes, mais comme des « pluralistes », ou à tout prendre comme des « inter­cul­tu­ra­listes », dans la mesure où ils disent vouloir favoriser les « rapports interculturels ». Or, ces faux «  pluralistes » n’ont pas davantage quoi que ce soit à voir avec l’authentique pluralisme politique qu’avec la démocratie libérale, dont ils se réclament par ailleurs dans leur défense orientée des chartes des droits. Leur « pluralisme » est une imposture rhétorique qui débouche sur un programme de dévaluation du demos, et parallèlement sur un programme de célébration du bios minoritaire.

[Note du carnet : de véritables pluralistes ne viseraient pas à imposer à tous un programme comme le cours ECR, ils tolèreraient le choix et la diversité dans ce domaine.]

Pour ces doctrinaires, l'identité majoritaire est seule odieuse

Ces authentiques doctrinaires suggèrent que « l’identité », qui serait condamnable comme expression d’une majorité, deviendrait soudain admirable en tant qu’expression d’une « minorité », laquelle peut être « culturelle » ou « sexuelle ». Il y aurait d’une part un « conservatisme identitaire », inhérent à la majorité, et d’autre part un « progressisme identitaire », qui se confondrait avec une défense du multiculturalisme. Le « nationalisme ou le prosélytisme des minorités » n’est jamais présenté sous un angle « identitaire », vous l’aurez remarqué, car « identitaire » est un mot honni et nauséabond. Les sophistes multiculturalistes préfèrent camoufler « l’identitaire » des « minorités » sous les oripeaux commodes de la « différence ». C’est plus chic, et ça sent plus bon.

La différence sacralisée, l'assimilation devient scandaleuse

La « différence » sacralisée, l’assimilation des immigrés se transforme en un scandale moral : « La position pluraliste considère que les membres des minorités ne doivent pas être victimes de discrimination ni d’exclusion sur la base de leur différence, et l’intégration des immigrants à la société québécoise ne doit pas exiger une assimilation pure et simple. Si l’immigrant doit s’efforcer de s’intégrer à la société d’accueil et de respecter ses lois et ses institutions, cette dernière doit veiller à lever les obstacles à son intégration. Le devoir d’adaptation est réciproque. » Ce passage n’a aucun sens. Les immigrés sont donc encouragés à cultiver leur présumée « différence identitaire » et à n’intégrer l’espace public que sous la forme de l’attribut biologique ou religieux, les deux pôles de négation de la parole politique, en même temps que la majorité de la société d’accueil se voit accusée de « discriminer » les « minorités » sur la base de leur « différence ». Que comprendre à cela ? L’assimilation des immigrés n’est-elle pas le meilleur moyen d’éviter la « discrimination » et « l’exclusion » ?

[...]

Nombrilisme philosophique

« Les critiques du pluralisme [lire : multiculturalisme], écrivent-ils, l’accusent souvent de rompre avec la trajectoire historique du Québec. Mais ce sont plutôt les tenants d’une laïcité stricte et d’un nationalisme identitaire conservateur qui choisissent la voie de la rupture. »

Pour les idéologues du socialisme multiculturaliste, il n’y aura toujours qu’un sens de l’Histoire : le leur. »

Aristote serait épouvanté par le Manifeste pour un Québec pluraliste

Le philosophe Jean Laberge se penche sur le Manifeste pour un Québec pluraliste publié par les univer­sitaires partisans du multiinter­culturalisme et de l'imposition du programme gouver­nemental obligatoire d'éthique et de culture religieuse dès six ans :
« Ce qui ne tourne pas rond dans le Manifeste, et ce qui épouvanterait Aristote, c’est que la finalité politique de l’État proposée est inadéquate. La véritable finalité de l’État consiste à développer les vertus des citoyens qui, en retour, doivent veiller, comme à prunelle de leurs yeux, au bien-être de l’État, puisque de la santé de celui-ci dépend leur bonheur, c’est-à-dire leur épanouissement. La finalité de l’État ne se limite donc en aucune façon à trouver l’équilibre de la société, dans une neutralité irrespectueuse du bonheur des citoyens, où chacun y trouve son compte dans la satisfaction ses intérêts personnels.

On parle aujourd’hui abondamment d’éducation à la citoyenneté. J’ai bien peur que ce ne soit encore une fois que des mots creux et des vœux pieux. Quand on a vidé l’État de sa véritable finalité (« fonction », dirions-nous aujourd’hui), le sens de la citoyenneté ne rime plus à rien. En effet, là où un État octroie à ses citoyens, dès la sortie du sein maternel, des droits, à quoi bon s’esquinter à les acquérir ? Ce dont l’État devrait plutôt se faire le chantre, c’est d’une éducation à la vertu.

À cet égard, le Manifeste loue la mise sur pied récente du cours d’Éthique et de culture religieuse, comme une heureuse initiative permettant d’assurer le vivre-ensemble. Mais il ne s’agit que d’une éducation au pluralisme. Pour un État comme le Québec, déjà fragilisé, l’éducation au pluralisme est tout ce qu’il y a de plus lénifiant et soporifique. La vertu centrale qu'on souhaite instiller chez les jeunes est la tolérance et le consensus social — ce qui équivaut à l’apprentissage de la rectitude politique commandée par l’État libéral.

Tout le monde est dans ses droits, mais personne ne sait ce qu’est le courage, la justice, la sagesse, la tempérance, la piété, la foi, l’espérance et la charité. Cela ne prépare pas au bonheur. Socrate aimait à dire qu’une vie sans examen de ce qu’est la vertu ne valait pas la peine d’être vécue. Aristote avait retenu la leçon du maître de Platon. Aurons-nous le courage de l’entendre à nouveau ? »
Le texte complet de Jean Laberge

Le philosophe français David Mascré avait également attaqué l'extrême pauvreté des vagues valeurs mises en avant dans le programme ECR dans son expertise remise lors du procès de Drummondville :
Cette prise en charge de la question religieuse sous le double angle de la culture et de l’éthique appelle, nous semble-t-il, un certain nombre de remarques.

Objection 1 : la mise en avant de ces deux objectifs « reconnaissance de l’autre » et « poursuite du bien commun » apparaît d’une pauvreté affligeante en regard des valeurs fondatrices d’une civilisation digne de ce nom. Elles sont notamment très en deçà des notions d’honneur, de loyauté, de justice, de sacrifice qui présidaient au fonctionnement des sociétés traditionnelles. Elles sont surtout à mille lieues des vertus cardinales (prudence, tempérance, force, courage) et théologales (foi, espérance et charité) fondatrices de l’ordre chrétien (tel qu’il fonctionnait par exemple dans l’orbs christiana médiévale ou dans l’ordre social chrétien profane de l’âge classique) successivement pressenties et anticipées d’abord par la sagesse antique et païenne puis définitivement assumées et accomplies par la sagesse chrétienne.

Objection 2 : Les valeurs proposées par le cours ECR sont très largement insuffisantes pour bâtir un ordre social et civilisationnel digne d’une société chrétienne véritable. Elles ne suffisent pas même à garantir la justice, la sécurité publique, l’assistance aux malades et aux affligés et la protection des plus faibles, réquisits civilisationnels fondamentaux que même les sociétés païennes primitives ont pourtant su en leur temps assurer et mettre en œuvre.

Objection 3 : le programme propose un objectif qui est fondamentalement en deçà de ce que l’on est en droit d’attendre d’un véritable programme d’éducation. Il semble avoir été conçu par des hommes vivant dans une société de confort et d’opulence privée de tout élan spirituel et dans laquelle les préoccupations spirituelles aussi bien que matérielles (à commencer par la satisfaction des besoins humains les plus élémentaires) auraient été définitivement évacuées.

Objection 4 : les valeurs que le programme d’éthique et de culture religieuse prétend ainsi mettre en avant ne sont à aucun moment définies de manière rigoureuse (c.-à-d. exhaustive et non redondante).






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samedi 6 février 2010

Explosion des plaintes à l’ombudsman de la CSDM

Rue Frontenac dévoile que le nombre de plaintes envoyées au ombudsman (protecteur des citoyens) de la Commission scolaire de Montréal a plus que doublé en un an :
Sanctions abusives imposées par des enseignants, directions d’école qui ne retournent pas les appels de parents, élèves qui changent de profs six fois dans une année: les plaintes contre la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et des employés ont littéralement explosé au cours de la dernière année scolaire, faisant un bond de 112 % comparativement à l’année précédente, révèle un rapport obtenu par RueFrontenac.com.

Dans son état de situation 2008-2009, l’ombudsman de la plus importante commission scolaire du Québec affirme avoir traité pas moins de 248 dossiers de plaintes provenant notamment de parents, d’élèves, de groupes et même d’employés. L’année précédente, 117 cas de cette nature avaient été étudiés par le fonctionnaire.
Si bon nombre de plaintes portent sur les punitions infligées aux élèves et où il est permis de penser que les parents n'ont pas toujours raison de vouloir excuser le comportement de leur garnement qui devrait bénéficier d'indulgence parce qu'il souffre de « trouble de comportement », il existe des problèmes structurels qui méritent d'être dénoncés et corrigés selon nous :
Des parents ont aussi fait appel au fonctionnaire dans le cas de fréquents changements d’enseignants dans une classe. Dans l’un des dossiers, « le parent dénonçait la perte de motivation des élèves entraînée par la succession de six enseignants en quatrième année en un an, suivie de quatre remplacements de septembre 2007 à avril 2008 », écrit l’ombudsman.

L’ombudsman recommande aussi de fixer des normes de qualité quant aux délais acceptables pour répondre à un appel téléphonique ou à un courriel.






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vendredi 5 février 2010

France — Démocratisation des drogues dites douces et forte augmentation pour les drogues dures

Un rapport intitulé « Tendances récentes et nouvelles drogues », publié par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) constate que, en 10 ans, la consommation de cocaïne s'est étendue, tandis que l'héroïne, qui avait quasiment disparu dans les années 1990, fait aujourd'hui un retour.

Autrefois réservée à « une élite », la cocaïne se diffuse dans des sphères toujours plus larges de la société. Plus d'un million de Français l'ont expérimentée. C'est une drogue très disponible, qui emprunte les circuits de distribution du cannabis. Elle est très présente dans certains bars musicaux ou discothèques.

La réapparition de l'héroïne, désormais inhalée ou fumée, est également confirmée par les observations faites sur le terrain. Le nombre d'overdoses est reparti à la hausse depuis 2003.

À 5 € (8 $) le gramme, la résine de cannabis est le produit le moins cher sur le marché. Il est aussi le produit illicite le plus consommé en France.





Trouver de la drogue est toujours plus facile



Le rapport de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies.





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L'unamisme grégaire en sciences

Le philosophe des sciences Jean Staune présente une analyse intéressante sur la dynamique contemporaine des sciences :
« D’un côté des chercheurs, ou des lobbies, inféodés aux grandes industries pétrolières et automobiles, hostiles à tout changement des politiques économiques et écologiques des grands pays. De l’autre des créationnistes qui cherchent à imposer une vision du monde basée sur des textes religieux et non sur des connaissances scientifiques. Devant la menace constituée par ces deux types d’acteurs [...] s’est mis en place une forme de « dogme » axé d’un côté sur le fait que le réchauffement climatique était essentiellement d’origine humaine, de l’autre que les mécanismes darwiniens étaient les principaux moteurs de l’évolution des êtres vivants.

[...]

Dans le cas du réchauffement climatique, il est désormais prouvé qu’une partie importante du réchauffement constaté dans la décennie précédente n’était pas d’origine humaine, mais due à la vapeur d’eau, ainsi que le montre un article qui vient d’être publié dans la revue Science

[...]

Contrairement à ce qui a été affirmé, le scandale ne réside pas dans le fait que le GIEC ait annoncé la disparition des glaciers de l’Himalaya en 2035, alors qu’elle ne surviendra pas avant 2350 au moins
[Note du carnet : cette erreur était connue de longue date et la source dans le rapport du GIEC pour ce chiffre est un article non scientifique], mais plutôt dans le fait que l’organisme du président du GIEC, Rajendra Pachauri, a reçu une subvention de 2,5 millions d’euros d’argent public émanant de la commission européenne pour étudier, entre autres, l’impact sur les populations des hautes vallées de l’Inde … de la disparition desdits glaciers.

[...]

Par ailleurs, les [courriels] échangés entre les membres du GIEC (récemment rendus publics en raison d’un piratage d’origine suspect, mais n’affectant en rien leur véracité) révèlent comment ces derniers s’organisent pour empêcher la publication d’articles invalidant leurs thèses dans des revues à référés, voir même manigancent pour obtenir « la tête » de responsables de revue qui « osent » assurer un pluralisme quant à la question du réchauffement climatique.

J’ai été personnellement témoin de pressions exactement du même ordre à l’encontre de chercheurs du CNRS ou de professeurs d’université qui, tout en soutenant bien évidemment l’évolution, osaient remettre en cause l’idée que les facteurs darwiniens en étaient l’explication principale. Bref, les mêmes attitudes de pensée générant les mêmes comportements sévissent dans les deux domaines (Hors du GIEC point de salut pour comprendre l’évolution du climat, hors du darwinisme point de salut pour comprendre l’évolution de la vie).

[...]

Les personnalités scientifiques « hérétiques » et ceux qui les soutiennent, revendiquent, dans un cas le droit de débattre des causes du réchauffement climatique (voir du ralentissement de celui-ci), et dans l’autre de la nature des mécanismes de l’évolution. La volonté d’étouffer les deux débats s’appuie sur l’argument massue : « tous les scientifiques sont d’accord ». Ne pas croire à ce consensus serait donc absurde. Or cela est tout simplement un mensonge.

[...]

N’importe qui pourra, en regardant cette conférence de Vincent Courtillot, directeur de l’institut de Physique du Globe de Paris et membre de l’Académie des Sciences [...] prendre conscience d’un certain nombre d’erreurs commises par des scientifiques du GIEC. En lisant l’ouvrage testament de Stephen Gould, « La structure de la théorie de l’évolution », Gallimard, les lecteurs se rendront compte qu’il consacre plus de 1 000 pages à réhabiliter la plupart des grands penseurs non darwiniens qui [...] ont tous affirmé que la forme et la structure des êtres vivants n’étaient en aucun cas le produit d’un processus de sélection et d’adaptation mais étaient inscrites dans les lois de la nature. 

[...]

L’actualité récente nous fournit deux exemples intéressants montrant un parallélisme de méthodes et de comportements entre deux formes que peut prendre cet obscurantisme scientifique. »







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Le CREUM et le Manifeste pour un Québec pluraliste

Petit intermède informatique.

Nous avions indiqué dans un message précédent que le très prévisible Manifeste pour un Québec pluraliste était hébergé sur le site du CREUM, le Centre de recherche en éthique de l'Université de Montréal, très actif dans la promotion du programme ECR et du multiinterculturalisme depuis de nombreuses années.

Les signataires de ce manifeste assez peu satisfaisant font d'ailleurs tous partie du même cénacle d'universitaires qui défendent bruyamment leurs préjugés et préférences philosophiques sur la place publique afin, notamment, d'imposer ceux-ci à tous les écoliers du Québec par l'entremise du programme ECR. On se rappellera que les experts cooptés qui défendaient le cours ECR s'en étaient pris à Joëlle Quérin (la traitant de haut d'« étudiante ») et à l'Institut de recherche sur le Québec en affirmant qu'il s'agissait d'un organisme partisan. Il n'est pas évident que le CREUM ne soit pas moins partisan, mais cette fois avec les deniers publics.

Donc, il y a quelques jours paraissait le Manifeste pour un Québec pluraliste dans le Devoir et sur un site internet. Nous avions alors indiqué que celui-ci était hébergé sur le site du CREUM en fournissant un hyperlien discret — il n'apparaissait que si on cliquait sur le mot « héberge » — pour prouver le fait : http://www.creum.umontreal.ca/pourunquebecpluraliste/spip.php?page=login&url=%2Fpourunquebecpluraliste%2Fecrire%2F%3Fexec%3Dstatistiques_visites

Ce lien a depuis été désactivé, nous savons que le CREUM est venu plusieurs fois ces derniers jours sur notre carnet.

À la suite à de demandes de lecteurs qui s'interrogeaient sur ce lien qui ne fonctionnait plus, nous avons pensé qu'il serait bon de leur répondre collectivement et de montrer que nous ne fabulions pas et que les deux entités (le CREUM et le site PourUnQuébecPluraliste) sont toujours liés et hébergés sur la même machine à l'adresse IP 66.147.240.185. En outre, le contact administratif de PourUnQuébecPluraliste.org est Martin Blanchard, directeur adjoint et coordonnateur du CREUM.


>ping pourunquebecpluraliste.org

Envoi d'une requête 'ping' sur pourunquebecpluraliste.org [66.147.240.185] avec 32 octets de données :
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=87 ms TTL=51
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=86 ms TTL=51
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=86 ms TTL=51
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=88 ms TTL=51

Statistiques Ping pour 66.147.240.185:
Paquets : envoyés = 4, reçus = 4, perdus = 0 (perte 0%),
Durée approximative des boucles en millisecondes :
Minimum = 86ms, Maximum = 88ms, Moyenne = 86ms

C:\Users>ping creum.umontreal.ca

Envoi d'une requête 'ping' sur creum.umontreal.ca [66.147.240.185] avec 32 octets de données :
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=86 ms TTL=51
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=86 ms TTL=51
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=87 ms TTL=51
Réponse de 66.147.240.185 : octets=32 temps=86 ms TTL=51

Statistiques Ping pour 66.147.240.185:
Paquets : envoyés = 4, reçus = 4, perdus = 0 (perte 0%),
Durée approximative des boucles en millisecondes :
Minimum = 86ms, Maximum = 87ms, Moyenne = 86ms

Network WhoIs Record for (pourunquebecpluraliste.org)

Organization information
Registrant Name:Martin Blanchard
Registrant Street1:C.P. 6128, Succ. C
Registrant Street2:
Registrant Street3:
Registrant City:Montreal
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jeudi 4 février 2010

Le cardinal Ouellet met Charest en garde

Le cardinal Marc Ouellet prévient le gouvernement Charest qu’il subira la colère de la population s’il persiste à imposer le cours d’éthique et de culture religieuse à l’ensemble des élèves du Québec.

Même si le gouvernement n'est pas fautif juridiquement parlant [Note du carnet : ceci est très discutable puisque le procureur général du Québec a déclaré que la décision de Drummondville ne concerne que la famille Lavallée et aucune autre], Mgr Ouellet soutient que la population se sent brimée dans ses droits parce qu'on ne respecte pas le droit des parents d'avoir une exemption et que ce cours nie la prédominance de la religion catholique dans l'histoire du Québec.« En saine démocratie, rappelle-t-il, le droit de choisir est fondamental. Avoir le choix entre le cours d'éthique et un cours de culture biblique, ce n'est pas l'idéal, mais ça serait un premier pas si le gouvernement ne veut pas l'exemption à la demande des parents. »

« Quand on limite la liberté des gens, tôt ou tard, ça nous rebondit dans la face. Quand on enlève la liberté de choix en matière religieuse, je vous assure que c’est ressenti comme une violation », a lancé l’archevêque de Québec, au cours de sa rencontre annuelle avec les représentants de la presse, jeudi matin.

Monseigneur Ouellet déplore que le cours, imposé dans les écoles primaires et secondaires depuis l’automne 2008 par le gouvernement, place la religion catholique sur un pied d’égalité avec toutes les autres religions pratiquées à travers le monde.

Il regrette que le gouvernement force les parents mécontents à se tourner vers les tribunaux pour obtenir la possibilité que leurs enfants ne se voient pas imposer ce cours gouvernemental.

Le cardinal Marc Ouellet rencontre les médias, la partie sur ECR à partir de 2 minutes 45.


Mgr Ouellet a rappelé la déclaration de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec, en septembre, soulignant qu'après une année les indices s'accumulaient pour démontrer que de sérieux correctifs s'imposaient pour que le programme soit fidèle à ses objectifs et remplisse ses promesses.

Sondage non scientifique de TVA sur le sujet (capture d'écran prise à 1 h 52 le 5 février 2010)


Sources : Journal de Québec et Le Soleil






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