mercredi 29 juillet 2009

Michel de Poncins : privatiser l'instruction

Nous reproduisons ci-dessous un large extrait d'un article de Michel de Poncins sur la nécessité de privatiser l'instruction.

La privatisation de l'enseignement au Québec ne permettrait-elle pas d'éviter les querelles stériles que suscitent actuellement les programmes imposés à toutes les écoles par des fonctionnaires non élus ?
Il est clair que dans le domaine de l’éducation la responsabilité et le devoir des parents sont primordiaux. C’est à eux, dans le droit naturel, que revient la tâche de choisir l’éducation de leurs enfants et de la diriger. Dans l’accomplissement de cette tâche, ils essaieront de transmettre le meilleur de ce qu’ils ont reçu de leurs propres parents, en l’améliorant si possible puisque chaque génération apporte ses progrès. Dans cet esprit, toute intervention de l’État est malvenue.

Cela n’empêche pas que les parents fassent appel à ce que l’on peut considérer comme des sous-traitants c’est-à-dire les entreprises d’éducation à la fois écoles, maisons d’édition, répétiteurs, etc. En bonne logique d’économie de marché et si la liberté souhaitable régnait dans ce domaine, il y aurait un grand nombre d’entreprises d’éducation concurrentes à la recherche permanente de la meilleure qualité.

A l’inverse, il est facile d’observer, dans de nombreux pays, la véritable catastrophe qu’engendre la nationalisation de l’éducation. La France est un exemple emblématique de cette calamité.

Le premier aspect est l’immensité de l’administration en question. Il est coutume de dire que le service public de l’éducation nationale est en quelque sorte la dernière armée soviétique du monde, avec 1 260 000 membres du personnel et 14 000 000 d’élèves; l’effectif du personnel comprend un administratif sur trois enseignants.

Toute personne habituée au management peut comprendre qu’un tel ensemble est par nature impossible à gouverner ; s’ajoutent inévitablement les syndicats embusqués partout et jouant les véritables maîtres du système parfaitement ingérable. L’immensité de l’ensemble interdit à la fois de vraiment innover et d’innover en outre suivant les besoins diversifiés du terrain. Cette même immensité oblige à gouverner par des nuées de règlementations absurdes et inopérantes au niveau de la base. À titre d’exemple un proviseur du lycée ne choisit ni ses enseignements, ni ses élèves ni ses professeurs, même si son autorité s’exerce au moins sur les locaux, les horaires et les femmes de ménage… . Autre exemple : le « mammouth » est passé jusqu’ici à coté de l’utilisation massive de l’informatique !

Le caractère étatiste conduit à des objectifs parfaitement chimériques. L’on peut citer pêle-mêle : la mixité dans les établissements, le collège unique soi-disant prévu pour réaliser l’égalité des chances et dont la vanité est bien connue, la quasi-suppression de l’émulation avec souvent la renonciation à une vraie notation.

Voulant assurer l’uniformité générale de l’éducation, autre objectif chimérique, l’administration a créé artificiellement la carte scolaire qui oblige chacun à inscrire ses enfants dans un établissement voisin de son domicile. Comme tout système artificiel, cette répartition absurde est tournée par les riches et les habiles, les pauvres et les non-informés restant les victimes.

Dans la course à la catastrophe, il ne manque pas la diffusion d’idées révolutionnaires. Sur l’économie en particulier l’enseignement est largement tourné vers le marxisme et sur le plan historique la vérité est largement occultée, avec l’aide des éditeurs.

L’effet à la fois de l’obésité du « mammouth » et de l’orientation quasi marxiste de l’éducation est surtout nuisible aux faibles et aux pauvres. Les riches ou tout au moins les plus favorisés trouvent des moyens latéraux pour éduquer leurs enfants comme ils l’entendent même s’ils n’y arrivent pas toujours. Les pauvres et les faibles sont évidemment démunis devant le mammouth et la production massive d’illettrés les touche particulièrement. Un million deux cent mille salariés, généralement de base, souffrent d’illettrisme ; les patrons se plaignent de ce que des cadres ne savent pas rédiger un rapport.

Cet état désolant de la prétendue éducation prétendue nationale en France se retrouve dans tous les pays où, même si le mammouth est moins imposant, il existe une large nationalisation de l’éducation : c’est le cas en partie aux États-Unis et malgré une plus grande atmosphère de liberté qu’en France.

Ne voulant pas réformer l’éducation malgré quelques coups de menton, le pouvoir en France refuse la seule vraie réforme qui serait sa privatisation c’est-à-dire la reconnaissance officielle du jeu de l’économie de marché dans l’éducation.

Tout le monde se souvient des grandes manifestations pour la liberté de l’enseignement il y a plusieurs années ; malgré une immense démonstration populaire et après avoir simulé un retrait, le pouvoir s’est attaché à bétonner le service public et laïc de l’éducation. La liberté de l’enseignement avec son corollaire le bon scolaire n’aurait pourtant été qu’un début. La vraie formule est la privatisation de l’éducation en commençant par la vente des universités à des capitaux privés ou à des associations et ensuite par la même opération au niveau des grands lycées.

La privatisation de quelque système que ce soit dans le libre jeu de l’économie de marché conduit à un progrès de la qualité et, dans le temps, à la réduction de moitié des coûts. La privatisation de l’enseignement en France conduirait à des dizaines de milliards d’euros d’économie avec enfin, grâce aux bienfaits de la concurrence, le retour du pays dans le peloton de tête des nations civilisées.

Le raisonnement étendu au monde entier conduirait à une forte progression du PIB mondial qui est presque impossible à mesurer.

En France tout au moins ce serait la vraie rupture dans un domaine essentiel.

Michel de Poncins

mardi 28 juillet 2009

Le triomphe de la bêtise à l’école

Extraits d’une chronique de l’ex-ministre Jacques Brassard dans Le Quotidien de Chicoutimi du 22 juillet 2009.
« J’ai déjà dit tout le mal que je pensais de cette ratatouille multiculturelle qui s’appelle « cours d’Éthique et de culture religieuse » (ECR). Il vise à plonger l’enfant, dès la première année scolaire, dans un magma multireligieux de façon, selon les concepteurs intellos technocrates, à lui inculquer la tolérance et la passion du dialogue.

En réalité, il s’agit, en le faisant mariner dans le relativisme (tout est égal et tout se vaut) de le couper de ses racines judéo-chrétiennes. Comme on accorde dans ce cours une importance démesurée à la « spiritualité amérindienne » (le mythe du « Bon Sauvage » en communion avec Mère-Nature, contrairement au « Sale Blanc pollueur »),

[surtout au primaire, moins au secondaire, voir l’analyse de trois manuels CEC, voir les proportions d'autres manuels ici.]
on comprend vite que la religion de substitution que l’État veut imposer, c’est, selon Jean Renaud, une « lamentable mixture de romantisme Nouvel Âge et de fragments de traditions amérindiennes », un mélange de pacifisme imbécile et d’écologisme insipide, le tout imprégné d’une insidieuse hostilité envers la civilisation occidentale. C’est le triomphe de la bêtise !

Créer sa religion

Quoi de mieux, pour illustrer mon propos que de vous signalez une « utilisation [situation] d’apprentissage et d’évaluation »

[…]

Ça s’intitule « Youpi, ma religion »; ça consiste à inventer sa propre religion…
[voir ici et là.]
Admirez la trouvaille pédagogique pour injecter le relativisme multiculturel dans le cerveau des ados. Non seulement toutes les religions et toutes les morales se valent et s’équivalent , mais celles que les élèves inventent (aussi farfelues soient-elles) sont sur le même pied que les autres et aussi dignes et honorables que, par exemple, le christianisme qui est à l’origine et au cœur de la civilisation occidentale. Je n’aurais jamais cru que l’école québécoise se serait vautrée dans une aussi monumentale niaiserie !

La trahison des élites

Le plus affligeant et le plus répugnant […] c’est de voir nos élites soutenir cette agression longuement planifiée contre l’identité d’un peuple jugée trop envahissante.

À commencer par l’élite universitaire qui, massivement s’est portée à la défense du cours d’éthique et de culture religieuse, perçu, non pas comme une entreprise délibérée de déconstruction identitaire, amis comme une magnification pédagogie de la « reconnaissance de l’autre et la poursuite du bien commun » (!!!)
[…]
Cette trahison est d’ailleurs le fait de la petite élite universitaire philosophique francophone du Québec et non de ses homologues anglophones puisque plusieurs professeurs de McGill (Farrow, Zucchi, Cere) ou anciennement de Bishop (Caldwell, trois vidéos ici) se sont opposés à cette imposition. Il faut dire que les milieux anglophones n’ont pas participé à l’élaboration de ce programme et ont donc peu bénéficié des « honneurs » et contrats du Monopole de l’Éducation. Le seul collège catholique a avoir été assez courageux pour s’opposer à la mainmise sur la formation spirituelle et morale des enfants par l’État est également un collège anglophone, le collège Loyola de Notre-Dame-de-Grâce.

Charte

L’élite politique n’est pas plus honorable. Elle aussi a laissé les technocrates multiculturels concocter et mettre en œuvre cette opération de sape de l’identité québécoise. En fait, elle y a même contribué en abrogeant la disposition de la Charte des Droits qui offrait aux parents le choix entre l’enseignement religieux et moral pour leurs enfants.

Comment le PQ peut-il sincèrement s’attribuer le mandat de défendre l’identité, les valeurs et la culture du peuple québécois et donner son aval à « cette mise de l’école au service du multiculturalisme pour réaliser l’utopie progressiste d’une société dénationalisée » (M. Bock-Côté) ? Déboussolement stupéfiant et incompréhensible!

Que dire, enfin, de cette désolante position des évêques qui consiste à « accompagner à observer » l’application du cours ECR ? Attristant de voir l’épiscopat s’en laver les mains et abandonner les courageux parents (procès de Drummondville) et un collège anglophone dans un combat où il aurait dû être à l’avant-garde !

Quand un peuple est lâché par ses élites, les parents qui livrent bataille pour le respect de leurs droits ne méritent certes pas le mépris dont les abreuvent leurs élites. Personnellement, j’accorde toute mon admiration à ces parents. Et Dieu sait qu’à mon âge, ma propension à admirer s’est considérablement rabougrie. »

vendredi 24 juillet 2009

Québec — piètres résultats publiés pendant les vacances de la construction

La Presse nous apprend que les résultats des élèves des écoles secondaires du Québec ont une nouvelle fois baissé cette année. Selon des statistiques dévoilées hier par le Monopole de l'Éducation, la moyenne aux examens ministériels de juin dernier a été de 72,8 %. Depuis 1992, seule l'année 2006 avait obtenu de pires résultats, avec une moyenne de 72,6 %.

Selon Ariane Lacoursière, personne au Monopole n'était disponible, hier, pour commenter ces résultats décevants. « Tous les chiffres sont dans le communiqué », s'est contenté de dire la porte-parole du Ministère, Ahissia Ahua. La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, est également en vacances et n'a pas pu commenter les résultats.

La meilleure région du Québec est celle de la Capitale-Nationale qui atteint un taux de réussite de 87 %. Montréal se classe bien sur la scène provinciale avec un taux de 85 %, mais une grande diversité des résultats selon le quartier ou l'école.

Comme à l'accoutumée, les résultats des élèves des écoles privées (95 % de réussite) dépassent de loin ceux de leurs camarades dans le secteur public (82 %).

mercredi 22 juillet 2009

Russie — Retour de l’enseignement religieux dans les écoles


Le président Dmitri Medvedev a mis un point final au débat fleuve concernant l'enseignement de la culture religieuse dans les écoles et le retour des aumôniers dans l'armée, note mercredi le quotidien Kommersant.

Quelques régions russes avaient introduit il y a trois ans des classes obligatoires en culture orthodoxe. Cette mesure avait causé un grand émoi chez les adeptes d'autres confessions et les athées qui déclaraient que la religion n'avait pas sa place dans des écoles laïques. Ce programme avait soulevé de vives critiques, d'aucuns y voyant un parallèle avec l'étude obligatoire du communisme ou de l'athéisme scientifique de l'ère soviétique, une idéologie obligatoire remplaçant l'autre.

Au cours d'une réunion tenue dans sa résidence de Barvikha (région de Moscou), le chef de l'État a soutenu ces deux idées. Il n'est cependant pas prévu d'imposer l'enseignement religieux, les écoliers athées pourront étudier « l'éthique laïque ».

En ouvrant la réunion, Dmitri Medvedev a fait savoir qu'il avait « décidé de soutenir l'idée d'enseigner dans les écoles russes des éléments de la culture religieuse et de l'éthique laïque . Il a également jugé utile de déployer dans les forces armées des aumôniers représentant les confessions traditionnelles russes. Le président a qualifié d'« expérience » l'introduction de disciplines religieuses dans les écoles (à partir du 1er septembre 2009). L'expérience sera organisée pendant trois ans dans 18 régions. Ces dix-huit régions regroupent près de 12 000 écoles.

Le Patriarche de Moscou et de Toutes les Russies Cyrille a souligné le principe de volontariat qui est à la base de l'étude de la culture religieuse. Le grand rabbin de Russie Berl Lazar s'est dit surtout préoccupé par « les problèmes de la xénophobie et de l'extrémisme », qui devraient selon lui être réglés en inoculant aux enfants une bonne compréhension de la culture religieuse. Selon lui, la variante optimale consisterait à apprendre aux écoliers les cultures de différentes confessions.

C'est qu'en effet, contrairement au Québec, il ne s'agit pas d'imposer un seul enseignement multireligieux à tous, mais d'offrir la possibilité de choisir un enseignement distinct pour ce que la Russie appelle ses religions traditionnelles. Il y aura donc des cours séparés d'enseignement religieux orthodoxe russe, islamique, bouddhiste et judaïque.Un enseignement sur le catholicisme ou le protestantisme n’est pas prévu. Rappelons que l'Église orthodoxe accuse les catholiques et les protestants de « prosélytisme ».

Une alternative aux quatre religions serait une branche sur l’histoire et la culture des religions mondiales, ainsi qu’un enseignement éthique, a précisé M. Medvedev. Il y aurait donc six options différentes. Ces branches seront enseignées par les maîtresses et maîtres d’école de l’État. Si les essais sont concluants, le projet sera étendu à l’ensemble des écoles du pays, a annoncé le président russe.

Le chef de la fraction du parti LDPR (libéral-démocrates) à la Diète d'État (chambre basse du parlement russe) Igor Lebedev a qualifié « d'absolument justes » les initiatives du président Medvedev. Le parti proprésidentiel Russie unie n'a pas encore réagi à cette décision, mais il est réputé pour ses liens étroits avec l'Église orthodoxe russe.

Le premier vice-président du Parti communiste Ivan Melnikov craint que les popes n'évincent les vrais enseignants des écoles. « Or, nous nous opposons à l'ingérence des institutions ecclésiastiques dans l'activité des institutions laïques », souligne M. Melnikov. Les tentatives d'ingérence sont entreprises depuis les années 1990, et toujours à l'initiative du pouvoir, a pour sa part déclaré Sergueï Ivanenko, membre du parti Iabloko, qui estime que le pouvoir cherche à obtenir ainsi un contrôle supplémentaire sur les citoyens par le biais de l'Église.

Le patriarche Cyrille, chef de l'Église orthodoxe russe, a félicité le président Medvedev pour son projet: « Le libre choix [les options en réalité] permet de répondre à toutes les préoccupations souvelevées » a-t-il ajouté.

À l'heure actuelle, il n'existe pas de programme national d'enseignement religieux dans les écoles publiques russes qui sont « laïques », l'enseignement religieux ayant été aboli depuis la Révolution de 1917.

« Je crois qu'il faut souligner l'importance fondamentale du principe » de la séparation de la religion et de l'État, a déclaré M. Medvedev lors de sa rencontre à sa résidence de Barvikha près de Moscou avec des chefs religieux orthodoxes, musulmans, juifs et d'autres religions.

Devinette

vendredi 17 juillet 2009

Texte pro-ECR dans Prions en Église : peu de désabonnements

« Philippe Vaillancourt » du carnet Crayon et goupillon revient sur le texte pro-ECR du Prions en Église.
Jean Renaud de la revue Égards (qui se présente comme une revue de la « résistance conservatrice ») s’en est pris aux responsables du Prions en Église : « Dans son édition du 7 juin dernier, le Prions en Église, qui a fait montre une nouvelle fois de son manque de jugement, a cru bon de se mettre au service de l’État en publiant un texte d’une rare médiocrité », a-t-il avancé.
Il faut insister sur l'indigence et la vacuité intellectuelles de ce texte publié complaisamment dans Prions en Église.
Il ajoute plus loin que « Jacques Lison, le directeur de Prions en Église, et son équipe ont suffisamment profité de la parole de Dieu et de la liturgie catholique pour leur travail de sape idéologique. » (« Prions en Église au service de l’État », Égards no. 23, 19 juin 2009).

Le blogue québécois Pour une école libre au Québec a également vilipendé le travail de l’équipe de Novalis en publiant une note intitulée Désinformer les paroissiens : parti-pris de Prions en Église. On y parle du texte du 7 juin comme d’une « profession de foi pro-ECR » et on propose une critique presque phrase par phrase du texte de Yves Roy.

Du côté de Prions en Église, on rétorque que de telles prises de positions n’ont pas eu d’impact statistique sur les abonnements.
Ceci pourrait s'expliquer simplement : les catholiques bien informés ne lisent plus Prions en Église et les abonnements sont surtout annuels.

Mais il faudra insister et tenir à l'œil cette revue très particulière (voir le texte de Jean Renaud pour d'autres parti-pris partiaux de cette revue « liturgique »).
Le texte paru le 7 juin, au moment même où l’année scolaire tirait à sa fin et où des procès impliquant le cours ECR défrayaient la manchette à Drummondville et à Montréal, était planifié depuis la fin de l’été 2008.
Humm. Planifié par qui ? Pas Prions en Dieu quand même ? Il s'agirait alors d'une commande ?

Le document a été envoyé à l’équipe du Prions en Église le 15 décembre dernier.
Après la manifestation anti-imposition ECR dans les rues de Montréal en octobre 2008, largement reprise par les médias. Voir ici et là.

Et malgré cette controverse, Prions en Dieu a décidé de publier ce texte.
Aux yeux de Jacques Lison, directeur des revues religieuses, Novalis, et directeur du Prions en Église, la contestation vient d’un groupe restreint mais bruyant : « J’ai reçu environ cinq courriels.
Parions que peu de lecteurs de Prions en Église écrivent d'habitude sur le contenu de ce fascicule. Mais, visiblement, il faudra insister et faire « œuvre de pédagogie » comme disent les milieux de gauche quand on leur fait remarquer que la majorité silencieuse se tait.
On a voulu nous prêter des intentions que nous n’avons pas », explique-t-il en rappelant que le rôle de Prions en Église n’est pas d’entrer dans des débats passionnés. « Nous nous mettons au service de la foi, des gens et de la liturgie d’ici », fait plutôt valoir Jacques Lison.
M. Lison serait-il un pince-sans-rire ? Publier un texte partisan pro-ECR pour se mettre au service de la liturgie ? Publier un texte sans nuance pour se mettre au service de la foi alors que les évêques du Québec n'ont accepté qu'à reculons l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse. Cela alors que la Congrégation pour l'éducation catholique dans une déclaration de son préfet et, indirectement, dans une lettre circulaire a critiqué le cours d'éthique et de culture religieuse ?

M. Lisons voudrait abuser les gens mal renseignés qui font encore confiance à son bulletin qu'il ne dirait rien d'autre.
De l'aveu du directeur du Prions en Église, il est difficile de plaire à tous les catholiques avec le Prions en Église. Un texte trop mou ou goût de certains peut tout aussi bien être perçu comme étant trop dur au goût des autres, rendant l'exercice hautement délicat.
Alors, pourquoi ne publier qu'un texte partisan médiocre en faveur de l'imposition du controversé cours ECR et refuser comme cela lui a été suggéré de publier un texte plus modéré par un théologien qui s'est penché sur la question ?

Prions en Église, propriété de Bayard Canada, appartiendrait aux Augustins de l'Assomption.

Voici des adresses où se plaindre courtoisement :

jacques.lison@novalis.ca,
novalis@interlog.com,
prionseneglise@novalis.ca,
sac@novalis.ca,
assunzione@mclink.it,
dalzon@lemontmartre.net.

Nous suggérons une copie à votre évêque et curé locaux. Il existe d'autres options en matière de missels « jetables ».

mercredi 15 juillet 2009

Reportage en neuf langues sur l'affaire du collège Loyola contre le Monopole de l'Éducation du Québec



Le reportage de Télévision Sel + Lumière sur la cause opposant le collège Loyola au Gouvernement du Québec au sujet de l'imposition du cours d’Éthique et culture religieuse a été adapté par le service de nouvelles catholiques internationales H2ONews.

Il est disponible en ligne en 8 langues étrangères (en plus du français) dès aujourd’hui.

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Les peuples sans histoire sont des peuples sans avenir, estime Mgr Bruguès


ROME, Lundi 13 Juillet 2009 (ZENIT.org) - Le secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique a exprimé son inquiétude devant la diminution, voire la disparition des « matières de mémoire » comme l'histoire ou les langues anciennes, dans certaines écoles, la vitalité de la mémoire étant « la condition de tout progrès humain ».

Le 11 juillet, L'Osservatore Romano a relayé certains passages d'une intervention de Mgr Jean-Louis Bruguès, secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique, publiés dans les Actes de la conférence internationale pour l'éducation catholique et par l'association internationale des instituts de sciences de l'éducation.

« Comment ne pas distinguer le danger qui menace les sociétés où les écoles voient diminuer, jusqu'à disparaître, les matières de mémoire, comme l'histoire, les langues anciennes, l'art, la philosophie et la culture générale ? », se demande ainsi Mgr Bruguès.

A ses yeux, « l'individu touché par l'amnésie ne sait plus qui il est ». « Il devient incapable de donner une direction à son existence », ajoute-t-il. « La même chose vaut pour les nations : les peuples sans histoire sont des peuples sans avenir ». « La vitalité de la mémoire est la condition de tout progrès humain ».

« Reconnaissons ici un des premiers défis que la modernité pose à nos civilisations », ajoute le haut prélat français. « S'il est vrai que le passé est moralement vide, s'il ne contient aucun message, aucune leçon recevable par un esprit moderne, aucun ‘programme' diraient les généticiens, alors nous sommes condamnés à revivre les mêmes expériences et les mêmes erreurs ».

« Nous nous obligeons nous-mêmes à accomplir de continuels retours... en arrière », explique-t-il enfin, soulignant que « toutes les générations ne possèdent pas le génie suffisant pour redécouvrir la roue tous les 25 ans ».

Suite ici.

mardi 14 juillet 2009

Pierre Foglia : le fils d'un ami est devenu un parfait athée après deux mois de cours ECR... Tant mieux !

Un billet du NIC me rappelle une chronique confuse de Pierre Foglia dont nous avions déjà parlé au sujet du cours d'Éthique et de culture religieuse :
Moi, parce que je connais bien les jésuites, je dis que c'était surtout pour sauver le cul du petit Jésus à l'école. Mieux valait partager le cours de religion avec les petits musulmans, les petits juifs et les petits born again haïtiens que pas de cours de religion du tout. J'en parlais avec un ami il n'y a pas cinq minutes.

— Qu'est-ce tu fais ??

— Ma chronique.

— Sur quoi ??

Je le lui dis.

Alors lui ? :

— Je crois que t'es largement dans les patates.

Et de me donner l'exemple de son fils de 11 ans ? : en quelques mois, ce cours-là en a déjà fait un parfait athée. Tant mieux.

Après « Youpi, ma religion ! », « Ma religion de rêve »

Après l'activité « Youpi, ma religion ! » des éditions LIDEC, voici « Ma religion de rêve » d'une source indépendante (la Commission scolaire des chênes).

Situation d'apprentissage et d'évaluation « Ma religion de rêve » utilisée en secondaires I et II dans la Commission scolaires des Chênes


Cette SAÉ (situation d'apprentissage et d'évaluation) est utilisée en secondaires I et II dans la Commission scolaires des Chênes (région de Drummondville).

Nous reproduisons ci-dessous, pour mémoire, la SAÉ « Youpi, ma religion à moi ! » proposée en 1re année du secondaire par les cahiers d'activités LIDEC Partons à l'aventure. Plus de détails sur cette activité ici et là.

Page 89 du cahier d'activités Partons à l'aventure pour la 1re année du 1er cycle du secondaire des éditions LIDEC


Glânée sur Youtube, cette vidéo d'un projet ECR d'élèves du Collège Sainte-Anne (celui-ci utilise bien les manuels LIDEC en ECR) qui traite de la religion monothéiste des « judoïtes » dont le dieu serait l'acteur de films d'action Chuck Norris :



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Qu'est-ce qu'on se marre !

Il faut dire que l'on semble s'amuser aux cours d'ECR de 3e secondaire au collège Sainte-Anne (voir la galerie).


En pjyama avec les peluches au collège, le ridicule ne tue plus





On remarquera l'épée, la cape et, sur la table drapée, le crâne et les bougies très wiccan.

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