vendredi 7 août 2026

Allemagne : un élève risque une amende pour avoir refusé de participer à un atelier « queer »

Une école secondaire de Dachau (près de Munich, en Bavière), exige la présence obligatoire de ses élèves mineurs à un atelier sur les questions « queer ». Malgré les interrogations des parents, la direction de l’établissement a maintenu son exigence. Résultat : un adolescent de 14 ans fait désormais l’objet d’une procédure d’amende.


Dachau — La sous-préfecture locale a engagé des poursuites contre un élève de 14 ans pour absence à l’atelier Diversity@school (en anglais dans le texte!), organisé le 10 juillet dans son école secondaire. Bien que les parents aient exprimé leur opposition à la participation de leur fils, l’établissement a insisté sur le caractère obligatoire de l’activité, au nom du programme scolaire.

Lors de cet atelier, deux militants « queer » sont intervenus en classe pour échanger avec les élèves. Selon l’association Diversity München, à l’origine de l’initiative, l’objectif était d’aborder l’acceptation des identités « queer », de déconstruire les stéréotypes et de lever les appréhensions. Des parents ayant assisté à des retours de leurs enfants rapportent que l’un des intervenants, présentant à la fois une barbe et une apparence féminine, aurait partagé des expériences personnelles, notamment des incidents de discrimination.

Des parents contestent le bien-fondé pédagogique

Dans une lettre adressée à la sous-préfecture, dont le média Apollo News a obtenu copie, les parents justifient l’absence de leur fils par le manque de réponses claires de la part de la direction. Ils estiment que la formulation du programme — selon laquelle les élèves doivent être « préparés à leur développement physique et psychique, à leur genre, à leurs sentiments, à leur identité de genre et à leur orientation sexuelle » — dépasse le cadre de la mission éducative de l’école ou de l’État.

Face à cette situation, les parents ont soumis neuf questions à l’établissement, avertissant qu’à défaut de réponses, ils déposeraient une plainte disciplinaire. Parmi leurs interrogations :
  • La présence permanente d’un enseignant pour garantir l’absence de toute forme de domination et éviter qu’un point de vue ne soit présenté comme moralement supérieur ;
  • L’accès aux supports et méthodes utilisés par les intervenants ;
  • La base juridique justifiant le choix de l’association Diversity München comme partenaire externe ;
  • L’implication éventuelle du conseil des élèves dans l’organisation de l’atelier.
  • La direction s’est contentée de confirmer qu’un enseignant serait présent en permanence pour veiller au respect de l’interdiction d’intimidation. Aucune autre réponse complète n’a été apportée. Le proviseur a simplement regretté que les parents ne partagent pas les valeurs de l’association, sans pour autant accepter que leur fils soit dispensé de l’atelier. Ceux-ci ont donc déposé une plainte disciplinaire et annoncé leur intention de contester toute amende par voie judiciaire.
Une association militante aux revendications politiques

Diversity München, qui finance ses activités grâce à des dons et à des subventions de la ville de Munich, affiche des revendications politiques explicites. Bien que le proviseur ait affirmé que l’atelier n’avait aucune visée d’endoctrinement, l’association formule des exigences à l’attention des gouvernements fédéral et régional bavarois, notamment :
  • La suppression des mentions « père » et « mère » sur les actes de naissance, remplacées par « parent 1 » et « parent 2 » ;
  • L’intégration systématique des enjeux « queer » dans les programmes scolaires ;
  • L’utilisation, sur les documents officiels (comme les bulletins), des prénoms choisis par les élèves, indépendamment de leur nom légal.

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