vendredi 2 novembre 2012

Chine — Exclusion des migrants internes des universités prestigieuses

Parmi les nombreux défis que les nouveaux dirigeants chinois seront appelés à relever quand ils rentreront en fonction à la mi-novembre, il en est un qui consistera à octroyer aux migrants chinois et à leurs familles les mêmes droits que les citadins. Récemment à Pékin, la simple évocation que les enfants des ruraux ou des migrants d’autres villes puissent passer les examens des universités de la capitale a déclenché un débat féroce et de vifs échanges publics entre groupes rivaux.

Le cœur du problème réside dans la carte de séjour (ou le livret de famille) appelé hukou (户口 prononcé houkoou).

Le gouvernement chinois a mis en place, à la fin des années 1950, un système très restrictif pour contrôler les flux migratoires. Initialement, ce permis de résidence interdisait à toute personne née dans une ville de travailler et de vivre dans une autre, à moins d'obtenir un nouveau hukou, avalisant le changement de résidence. Seul le hukou urbain permet de vivre et de travailler en ville, d'y scolariser son enfant et d'y bénéficier d'une assurance médicale ou d'indemnités de licenciement. Aujourd'hui, malgré des assouplissements, l'obtention d'un permis de résidence urbain reste très difficile. Les grandes villes maintiennent en effet un dispositif discriminatoire à l'encontre des travailleurs migrants, les mingong, qu'elles ne souhaitent pas voir s'installer à leur périphérie. Un moyen pour les villes de contrôler la très forte poussée migratoire que le boom économique provoque.

Pékin a une forte population immigrée, elle abrite également de nombreuses écoles et universités publiques prestigieuses. La ville ne désire pas en faciliter l’accès aux gens dépourvus de la carte de séjour pour Pékin. Même les écoles privées destinées aux enfants de migrants ruraux sont systématiquement rasées par les autorités de la ville. Une sorte d'apartheid est à l'œuvre.

Déjà, en 2008, Lingling, élève de dernière année au cégep (terminale en France) à Pékin, avait tenté de se suicider par empoisonnement. Excellente élève, mais sans papier de résidence pékinois du fait d’une complexe situation familiale, elle ne pouvait s’inscrire au fameux gaokao, le baccalauréat chinois qui conditionne l’entrée à l’université. Lingling était une des nombreuses victimes du système du hukou, le carnet de famille stipulant, le lieu de résidence de tout citoyen chinois. Ce document administratif est un outil de contrôle des flux migratoires : nul n’est supposé habiter ailleurs que le lieu dicté par son hukou. Ce système fait des 200 millions de migrants internes à la Chine, des citoyens de seconde zone ; l’accès aux logements sociaux, école, santé, transports, supposent le bon hukou. Il divise les citoyens chinois en urbains et ruraux : en avoir ou pas.

Même s'ils sont nés dans la capitale, les enfants hérite du hukou d'une ou l'autre de leurs parents. Pour les enfants nés de «gens d’ailleurs», les « horsains », comme on nomme les gens dépourvus du hukou de Pékin, il est devenu quasiment impossible de passer les examens d’entrée aux universités pékinois, car ils doivent passer ceux-ci dans la région indiquée dans le hukou de leurs parents.

Peu importe s’il s’agit d’un lointain patelin que ces enfants n’ont jamais visité ou qu’ils n’y connaissent personne. Pire, le programme des examens d’entrée varie d'un endroit à l'autre. Les enfants doivent donc généralement quitter la maison et s’inscrire dans les écoles secondaires années où ils finiront par passer l'examen d’entrée à l’université. Ceux qui quittent Pékin pour passer l’examen d’entrée universitaire (le gaokao) ont peu de chance de pouvoir fréquenter une université dans la capitale, puisque les universités pékinoises allouent un nombre disproportionné de places aux titulaires de hukou de Pékin.

Les autorités ont fait allusion à des changements prochains. En août 2012, le gouvernement central a demandé aux administrations locales de produire des «plans concrets» d'ici la fin de l'année pour permettre aux étudiants de se présenter au gaokao de leur lieu de résidence plutôt que celui indiqué sur leur hukou. Toutefois, leurs parents sont sceptiques, car la directive demande aux gouvernements locaux de trouver des moyens pour empêcher toute migration liée au gaokao : c’est-à-dire empêcher tout déménagement dans une nouvelle ville afin d’améliorer ses chances d'entrer dans les universités de cette nouvelle ville. La directive sous-entend que les villes peuvent continuer de discriminer envers les étudiants horsains qui souhaitent passer l'examen d’entrée. Elles peuvent exiger une preuve d'emploi de leurs parents, de leurs paiements d'impôts et de leurs contributions à une mutuelle locale. De nombreux migrants ne disposent pas de tels documents. « Cela ne devrait pas dépendre de ce que les parents peuvent prouver», dit une mère en colère, qui, avec plusieurs dizaines de parents outrés s’est rendue à la commission de l'éducation de Pékin afin de manifester en faveur d’exigences moins strictes.

Voir aussi

Émeute des travailleurs migrants

La Chine reconsidère l’« apartheid » paysan (BBC en anglais)








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Une école homo en projet à Toronto

Le conseil scolaire du district de Toronto étudie l'ouverture d'un lycée pour les élèves qui se disent homos. Une première consultation s'est tenue dans une ville où les écoles alternatives sont de plus nombreuses, avec des résultats mitigés.

« Une école pour les homo à Toronto ?», s'interrogent ces jours-ci les médias de la Ville Reine. Des étudiants et des professeurs de la communauté homosexuelle de Toronto ont mené une première consultation pour étudier l'ouverture d'une école homosexuelle.

Ce lycée accueillerait des élèves qui se disent homosexuels âgés de 14 ans à 17 ans. Les deux instigateurs du projet sont un professeur et conseiller du conseil scolaire du district de Toronto, Javier Davila et un étudiant torontois, Fan Wu. Si les contours d'une telle école demeurent encore flous, celle-ci recevrait des élèves, des professeurs et des personnels administratifs homosexuels.

« Il y a un réel manque d'éducation et un besoin pour une école qui encourage l'esprit critique, particulièrement dans les domaines du sexe et de la diversité sexuelle », prétend Fan Wu au magazine Torontois Xtra. Outre la mise en valeur d'une « culture homosexuelle » dans un Canada anglais où les librairies et les bibliothèques ont déjà des rayons de littérature dite homo, les promoteurs du projet estiment que de nombreux étudiants se sentent rejetés ou se disent persécutés et qu'une telle école ferait office de refuge. Rappelons cependant que les causes d'intimidation sont multiples et que l'intimidation sur la base du sexe des personnes (pas nécessairement uniquement parce qu'une personne est homosexuelle donc) arrive loin derrière les brimades sur le physique, les notes, l'origine culturelle et linguistique.

Polémiques

Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer un programme ségrégationniste alors que la coterie LGBTQ2S a réussi à imposer des « cercles homo-hétéro » jusque dans les écoles catholiques de la province. Le pasteur Charles McVety, du Canada Christian College, s'est indigné lors d'une entrevue au Toronto Sun : « C'est scandaleux, mais je ne suis pas surpris. Les homosexuels ont déjà fait redéfinir la notion de mariage... Cette école est de la ségrégation ». Les critiques des opposants ont assez peu portées sur le fond, mais essentiellement sur l'utilité d'avoir une telle école financée avec l'argent des contribuables. « Laissons la communauté homo fonder son école avec ses propres dollars », a proposé le pasteur McVety.

La communauté homosexuelle semble elle-même assez divisée. Si le conseil scolaire s'est gardé de mettre de l'huile sur le feu ou de prendre position et de dévoiler un échéancier, la Ville Reine est habituée aux écoles alternatives. Le conseil scolaire du district de Toronto a donné son feu vert il y a quelques années aux premières écoles axées sur la culture noire.

Dans ces établissements où se trouvent des jeunes noirs en situation d'échec scolaire, les professeurs tentent de motiver les écoliers en leur apprenant, dans toutes les matières, quelle a été la contribution des noirs à la société canadienne. Le succès est mitigé. Si l'école élémentaire pour noirs fonctionne à pleine capacité, l'école secondaire n'a accueilli que six élèves à la rentrée. Cet échec a relancé le débat sur le besoin d'avoir une telle école et il a donné de l'eau au moulin des opposants à l'école homo.




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mercredi 31 octobre 2012

Revalorisation des enseignants : d'abord par la liberté, pas nécessairement par le salaire

[En France] Une grande loi de refondation de l’école est annoncée pour la fin de l’année civile. Nul doute qu’aucune refondation véritable ne sera possible sans la revalorisation préalable de la condition enseignante.

C’est un fait : le prestige et le statut social des professeurs sont profondément dégradés dans notre pays. La figure du professeur n’inspire plus ni aux élèves ni à leurs parents le respect sacro-saint qui s’attachait à elle il y a quelques décennies. L’actualité, avec son lot désormais habituel de violences contre les professeurs, en apporte chaque semaine la triste preuve. Mais il ne suffit pas de déplorer cette situation ; encore faut-il en comprendre l’origine.

Ce n’est pas fondamentalement le salaire des professeurs qui pose problème : les pays nordiques ne paient pas plus leurs professeurs et pourtant ces derniers jouissent d’un prestige social incontesté. Nous faisons l’hypothèse que sa cause principale est tout simplement l’impuissance dramatique des professeurs. Impuissance à obtenir le renvoi ou la sanction d’un élève qui leur a manqué de respect ou qui perturbe le cours ; impuissance à obtenir le redoublement d’élèves qui n’ont pas le niveau requis pour passer dans la classe supérieure.

Impuissance qui s’accompagne du déni de ce qu’une saine conception de leur métier devrait faire considérer comme leurs droits imprescriptibles : déni de leur droit de choisir leurs méthodes pédagogiques (sauf à accepter d’être mal notés et mal vus dans la salle des professeurs) ; déni de leur droit à choisir les œuvres qu’ils étudient ou à définir librement, sinon les programmes, du moins les progressions pédagogiques (car c’est réglé par la Rue de Grenelle à coup de publication au Bulletin officiel) ; obligation de participer à des projets transversaux souvent chronophages et peu rigoureux dans leurs méthodes comme dans leurs objectifs ; déni de leur droit à constituer des groupes de niveau pour permettre à chaque enfant d’avancer à son rythme sans retarder ou être retardé par les autres…

Dans de telles conditions, comment s’étonner que les professeurs soient si malheureux ? Le plus triste est d’entendre ceux-là mêmes qui ont sapé l’autorité légitime des professeurs par la mise en place du carcan que nous venons de décrire se lamenter de la situation. Ainsi en est-il de Philippe Meirieu, qui écrit, dans l’ouvrage collectif Vocation enseignant, qu’« un monde qui ne fait pas sa place aux enseignants est un monde perdu ». Mais on peut légitimement douter de la capacité de cet indéboulonnable “expert” à apporter des solutions ! « Dieu, disait Bossuet, se rit des hommes qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes. »

En rupture avec cette inconséquence, il y a un moyen simple de sortir par le haut du problème de la désespérance des professeurs : il s’agit rien de moins que de leur rendre la liberté ! On le sait encore trop peu, mais il existe des professeurs qui choisissent librement leur école, leur pédagogie, leurs méthodes, leurs manuels scolaires, des professeurs qui sont soutenus par la direction de leur établissement en matière disciplinaire, que ce soit pour sanctionner ou pour récompenser, des professeurs qui jouissent de la considération des parents comme des enfants. Sur une autre planète ? À l’étranger ? Non! En France, dans les écoles indépendantes !

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La multiparentalité « progresse »

Communiqué du Collectif pour l'enfant :

Pour protéger les familles construites autour d'un mariage entre homosexuels, le royaume néerlandais va examiner les possibilités juridiques de reconnaître officiellement trois personnes ou plus comme parents d'un même enfant. Pour refléter « la situation des familles modernes », indique Liesbeth van Tongeren, députée du parti écologiste, « un enfant devrait pouvoir avoir plus de deux parents officiels ».

L'avant-projet français sur le mariage et l'adoption par les personnes de même sexe ne prévoit que l'adoption par deux personnes, ou l'adoption de l'enfant du conjoint ce qui limite le nombre de parents à deux.

Pourtant, puisque la biologie, qui désigne les parents au nombre de deux, est laissée de côté, il n'y a plus aucune raison de limiter le nombre des parents à deux.

Au Canada en Ontario, la cour d'appel de l'Ontario a déjà reconnu trois parents à un enfant, dans une affaire où deux femmes avaient décidé d'avoir un enfant avec l'assistance d'un ami. La Cour a déclaré la partenaire de la mère comme parent de l'enfant, au même titre que la mère et le père biologique, désignant la seconde femme comme « une » mère de l'enfant.

La législature de l'État Californien a pour sa part voté une loi permettant la reconnaissance d'un troisième parent dans les cas où plus de deux personnes répondent aux critères légaux de ce qu'est un « parent ». Cette loi a été bloquée par le véto du gouverneur de Californie, mais elle prévoyait qu'un tribunal californien puisse reconnaître légalement comme parents tous les adultes qui se considèrent comme tels et s'investissent auprès d'un enfant.





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samedi 27 octobre 2012

L'ex-ministre Jacques Brassard horrifié — « Les verts au pouvoir » : « stupéfiant », « aberrant »

En déclarant que, désormais, les Verts étaient au pouvoir à Québec, le nouveau Ministre de l’environnement, Daniel Breton, ne faisait pas que se péter les bretelles, il énonçait un fait. Une vérité qui ne pouvait surprendre que les inattentifs. Car il était évident, et depuis un bon moment, que Pauline Marois s’était entourée d’une garde rapprochée écolo radicale et que cette dernière ne pouvait qu’occuper une place centrale dans le nouveau gouvernement.

Mais le pire est survenu : une verdoyante pur jus, Martine Ouellet, titulaire du ministère économique le plus important de l’État, celui des ressources naturelles. C’est, je l’avoue, la nomination qui m’a le plus …horrifié. C’est comme confier au renard la surveillance du poulailler en croyant qu’il va inciter les poules à pondre! Stupéfiant!

La ministre militante écologiste Martine Ouellet 
Et Madame la Ministre a commencé très rapidement à faire de ravages. Sa déclaration sur les gaz de schiste est exemplaire de sa rigidité idéologique. Ainsi donc, elle ne voit pas le jour ou des technologies sécuritaires permettront l’exploitation des gaz de schiste. Aberrant!

Il y a des milliers de puits aux États-Unis qui produisent du gaz de schiste à partir d’une technologie mise au point depuis des décennies, la fracturation hydraulique, et cela sans dommages environnementaux majeurs. La Grande Peur des bien-pensants écolos, soit la contamination de la nappe phréatique, n’est d’aucune façon une réalité dans les États américains on l’on exploite ce type de gaz. Sinon, ça se saurait!

Les États-Unis, grâce à cette production de gaz de schiste, ont considérablement accru le niveau de leur indépendance énergétique. Et c’est sans compter les effets économiques bénéfiques en matière d’investissements et de création d’emplois. Dans l’Amérique que le Messie Obama a menée à la ruine, c’est le secteur gazier qui est, à toutes fins utiles, le seul qui connait la croissance et qui crée de la richesse.

Nous aussi, au Québec, nous pourrions connaître un développement économique utile et avantageux en permettant, dans des conditions sécuritaires (ce qui est tout à fait possible dans l’état technologique actuel), l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste.

Mais on ne le fait pas et on ne le fera pas parce qu’on s’est laissé baratiner et désinformer par les chamans «enverdeurs» et «environnementeurs», plus soucieux de faire triompher leur aversion quasi-religieuse pour les hydrocarbures (dont la combustion a le malencontreux effet de produire du CO2, ce gaz diabolique, symbole exécrable du capitalisme industriel) plutôt que de permettre une amélioration significative de la situation économique des Québécois.

Madame la Ministre n’est, parait-il, pas contre cependant l’exploitation du pétrole dans le golfe St-Laurent. Va-t-elle se contenter de ne pas être contre…ou va-t-elle poser des gestes concrets pour favoriser activement l’exploration et l’exploitation du site très prometteur dénommé Old Harry ?  [Note du carnet : Que Terre-Neuve a bien décidé d'exploiter activement, elle.] Si, par ailleurs, elle n’est pas simplement passive, elle aura alors à se tenir debout face aux cohortes verdoyantes (ses amis et ses compagnons de lutte) qui vont se déchaîner contre toute forme d’exploitation pétrolière sous terre aussi bien qu’en mer. J’ai bien peur qu’elle va brandir très vite le drapeau blanc, celui de la capitulation honteuse.

Or donc, le Vert sont au pouvoir. Ce qui était prévisible (ils l’étaient déjà du temps des libéraux) quand on sait que toute la classe politique au Québec (ou presque) est envoûtée et subjuguée par le clergé écolo. En fait, nos politiciens meurent de trouille dès qu’un groupuscule vert sort ses pancartes et éructe ses slogans. Ils font dans leur froc et ils s’agenouillent.

Dans ces conditions, il n’est guère surprenant de voir la nouvelle Première Ministre confier à une écolo pure et dure un ministère qui devrait normalement jouer un rôle essentiel en matière de création de richesse.

Je crains que Mme Ouellet n’ait pas fini de faire des dégâts.

Jacques Brassard
(16 octobre 2012)


Voir aussi

Bock-Côté et le cabinet Marois

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vendredi 26 octobre 2012

Le réchauffement climatique est en panne depuis 16 ans.

Vous n’en entendrez probablement parler ni dans les jolies pages « Planète » d’un journal Le Monde transi d’amour pour les thèses réchauffistes, ni dans celles consacrées à la Terre d’un Libération [journal de gauche] en phase terminale, ni même, soyons honnête, dans le reste d’une presse [française, comme québécois] toute acquise aux escrocs de la climatologie politique, mais pourtant cette nouvelle mériterait de faire les gros titres : le réchauffement climatique est en panne depuis 16 ans.

Oh, ce n’est pas moi qui le dit.

Ce n’est pas non plus l’une de ces misérables sectes crypto-négationnistes du climat qui osent publier pamphlets sur articles séditieux, décrivant en détail les magouilles et autres abominations scientifiques auxquelles se livrent certains chercheurs subventionnés pour tenter d’apeurer une population en lui prédisant un futur à base de rôtisserie planétaire, d’inondations bibliques et d’ouragans cyclopéens. Bien sûr, ces sectes n’hésiteront pas à relayer la nouvelle, comme l’a déjà fait Anthony Watts, sans prendre la peine de ménager les tristes existences de tous ceux qui dépendent de façon cruciale d’une croyance ferme et résolue dans le dogme climatique. Ce n’est pas plus le résultat du travail d’un étudiant boutonneux dans le garage parental, fruit laborieux de bricolages statistiques douteux visant à prouver des choses incroyables à la face du monde. Non.

La nouvelle est en fait sortie très discrètement du Met Office britannique il y a quelque jours, sans le moindre battage médiatique, ni le moindre relais de la presse.




C’est intéressant puisque le Met Office est celui-là même qui, dans des précédents rapports, annonçait — en fanfare cette fois-ci — que la Terre se réchauffait ou que l’année 2010 était la plus chaude jamais enregistrée. Du reste, si l’on faisait les petits calculs en arrêtant les données à fin 2010, on observe bien un très léger réchauffement depuis 1997. Réchauffement qui … s’évapore si l’on tient compte des dernières données collectées et qui permettent, de surcroît, de boucler une période de 16 ans.

Cette période de 16 ans n’est pas anodine puisque c’est à partir d’une même période de 16 ans, cette fois-ci de 1980 à 1996, qu’un réchauffement climatique a été observé et massivement médiatisé par toute une troupe de politiciens dont l’agenda collectiviste et interventionniste a pu ainsi se nourrir pendant les années qui suivirent.

Evidemment, à l’époque, cette accumulation de données sur une telle période était pertinente et permettait de prouver que le réchauffement déboulait, avec toute une cohorte de catastrophes au bout si on ne mettait pas un terme rapide à notre méchante existence. À présent, ces mêmes 16 années sont — bien sûr — insuffisantes pour déduire quoi que ce soit. Tout juste le maintenant célèbre Phil Jones, directeur de recherche en climatologie à East Anglia, et mouillé jusqu’au cou dans les histoires de Climategate, accepte-t-il d’admettre que tout ceci montre qu’on ne comprend pas encore assez les variabilités naturelles. D’autres chercheurs (pas soupçonnés de corruption ou de magouilles antiscientifiques) sont, eux, obligés d’arriver à la conclusion logique que les modèles climatiques utilisés jusqu’à présent sont profondément viciés : après tout, ils prédisaient un furieux réchauffement pour la période en question, certainement pas une stagnation.

Caramba, donc, encore raté.

Eh oui, rappelez-vous : d’après les données (les dernières, HADCRUT4, sont disponibles ici) la tendance générale montrait un réchauffement de près de 0,75° C depuis 1880, et certains scientifiques soutenaient que cette augmentation des températures allait s’accélérer, allant jusqu’à 5°C de plus d’ici à fin 2099. Horreur, catastrophe et îles englouties ! Mais avec les dernières données, récoltées en plus de 3000 points sur toute la planète, il va être plus difficile de propulser les politiques anti-carbone et autres subventions massives à des secteurs de production énergétique « alternative », structurellement déficitaires. Ça tombe bien, les températures refusant de monter, on va avoir besoin de se chauffer et arrêter les subventions aux éoliennes et autres lubies photovoltaïques permettra de réduire sensiblement la facture.

Au-delà de l’absence totale de médiatisation d’un tel résultat, ce qu’il faut bien comprendre ici est que peu importe, finalement, que le climat se réchauffe ou non : il apparaît de façon maintenant limpide que nous sommes incapables de prévoir le temps qu’il fera sur plus de quelques jours, et que le climat d’une décennie à l’autre nous échappe totalement. Les modèles sur lesquels se basent les écologistes et autres politiciens en mal d’interventionnisme économique débridé sont, de fait, parfaitement inutilisables et les employer comme ils le sont actuellement n’est qu’une forme à peine plus subtile que d’habitude de mensonge et de manipulation des foules.

En ces temps de disette économique et de difficultés pour les populations à joindre les deux bouts, l’Humanité a autre chose à faire que s’éparpiller en prédictions catastrophistes sur des éléments qu’elle ne contrôle de toute façon pas du tout. Il est maintenant urgent d’arrêter les frais, surtout si ceux-ci ne favorisent, in fine, qu’une coterie d’incapables et de corrompus.

Source

Voir aussi

Seize ans sans réchauffement climatique

The Met office responds to ‘Global warming stopped 16 years ago’

L'étendue de la calotte glaciaire aux deux pôles

Rififi chez les réchauffistes (suite)

Manipulations de données par des chercheurs du GIEC ?

Complément ECR et les questions éthiques liées au climat : L'intox autour des glaciers himalayens

Jacques Brassard critique une vache sacrée, il n'a plus sa chronique

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne

L'assistant informatique du réchauffiste

La police verte

Limiter l'utilisation du carbone, le Climategate, les experts dans les médias

Phil Jones à la BBC : pas de réchauffement depuis 1995





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« L'école prise par un absolutisme égalitaire » et l'immédiateté

Extraits de Ripostes - Octobre 2007, avec Alain Finkilekraut, philosophe, et Marc Le Bris, instituteur




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mercredi 24 octobre 2012

Impact de l'immigration sur l'enseignement de l'histoire en France



« On étudie différentes civilisations qui correspondent aujourd’hui à leurs origines, au multiculturalisme que l’on trouve dans la société française; ça correspond aussi à une partie de leur histoire qui est nécessaire aujourd’hui, on ne peut plus faire de l’histoire « française » entre guillemets ».
Professeur d’histoire-géographie




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France — Parti socialiste veut des cours de sexualité dès le primaire pour lutter contre l'homophobie

« Refonder la République par l'école », entendre changer la société, le ministre socialiste français de l'Éducation, Vincent Peillon, abuse de la formule. Mais, pour le ministre de l'Éducation, il ne s'agit pas de vains mots. Il y a bien, derrière, une idéologie, celle de changer la société par l'école. L'éducation à la sexualité dès la primaire fait partie du programme.

Le ministère français de l'Education nationale s'apprête à lancer un groupe de travail pour rendre effectives les « séances d'éducation à la sexualité », inscrites dans le Code de l'éducation depuis 2001. Un chef d'établissement, deux professeurs de sciences de la vie et de la terre (SVT), un professeur des écoles, une infirmière scolaire, un pédopsychiatre, les fédérations de parents, des associations telles que SOS-homophobie et le planning familial sont les membres de ce groupe. L'article 22 de la loi du 4 juillet 2001 relative à l'avortement précise qu'
« Une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles [primaires donc], les collèges et les lycées à raison d'au moins trois séances annuelles et par groupes d'âge homogène. »
En 2003, une circulaire précise que cette éducation répond à la fois à des questions de santé publique et à des
« problématiques concernant les relations entre garçons et filles, les violences sexuelles, la pornographie ou encore la lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes ».
Dans le même ordre d'idée, la France qui contrairement au Québec ne censure approuve pas les manuels scolaires, semble vouloir renouer avec les « heures les plus sombres de son histoire  » (Vichy en l'occurrence) et approuver les manuels pour leur contenu idéologique.

Dans un entretien au magazine homosexuel Têtu, la ministre socialiste française des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement Hollande, Najat Belkacem, estime qu’il faut « passer en revue » les manuels scolaires dans lesquels le sujet de l’homosexualité est le plus souvent passé sous silence. Au Québec, le Bureau d'approbation du matériel didactique (le "politburo" pour un chroniqueur du Devoir) s'assure que les préférences idéologiques de la gauche sociale soient présents dans les manuels approuvés par le Monopole de l'Éducation.

Rappel : les élèves français chutent dans les classements internationaux. La lutte contre la prétendue « homophobie » au primaire est-elle vraiment une priorité ?







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