samedi 6 août 2011

Les écoles catholiques privées du Liban : « blindés de la langue française »

Le journal libanais L'Orient-Le Jour nous apprend qu'une classe entière de jeunes Libanais du Liban-Sud ont pu passer une semaine en France à la suite d'un concours.

La supérieure générale de la Congrégation des sœurs des Saints-Cœurs :
« Nous sommes les blindés de la langue française, vous pouvez compter sur nous »
Le contingent français de la Finul (forces intérimaires des Nations-Unies au Liban) avait lancé dans toute la zone du sud du fleuve Litani (l'antique Léontes) un concours destiné aux élèves des classes de 7e et 6e. Plus de 3 000 élèves ont pris part à ce concours. Ces écoliers devaient se présenter et parler d’eux-mêmes, de leurs vies et activités, sous une forme imagée ou écrite, leur permettant de s’exprimer en quelques mots ou par un ensemble de dessins.

Dans son discours marquant le départ pour la France des gagnants, le général Xavier de Woillemont, chef d’état-major de la Finul, a indiqué que les Casques bleus français estiment que ce genre de programmes constitue un facteur de paix et de stabilité. Il a souligné que « la francophonie n’est pas seulement une participation linguistique, c’est aussi un mélange de cultures et de valeurs humaines portant la paix en soi. C’est cette paix qui est au cœur de la mission de la Finul au Liban-Sud ».

Pour sa part, Didier Chabert, représentant l’ambassade de France, a noté que la participation massive au concours a révélé l’importance que le peuple libanais accorde à l’apprentissage de la langue française, mettant l’accent sur l’histoire du Liban et son valeureux héritage à travers sa culture bilingue.

Arrivés en France, la mairie de la ville d'accueil a organisé une cérémonie officielle à laquelle a notamment pris part le colonel Jérôme Pupa, qui avait lancé le concours de la francophonie avant son départ du Liban.

Prenant la parole, mère Daniella Harrouk, supérieure générale de la Congrégation des Saints-Cœurs, a surpris l’assistance en déclarant : « Nous sommes les blindés de la langue française, vous pouvez compter sur nous », faisant ainsi allusion aux plus de 43 000 élèves qui apprennent le français dans les écoles de l’institution.

De son côté, le maire Philippe Jovan a mis l’accent sur les relations historiques entre le Liban et la France, précisant que « le français n’est pas seulement une langue, mais aussi une histoire et une civilisation ».

Le colonel Pupa a souhaité, pour sa part, que ce voyage marque le début d’une importante série d’activités et de programmes qui contribueront à développer la francophonie. Quatre jours en France, c’était une belle initiative du contingent français de la Finul pour promouvoir sa langue maternelle et c’était aussi une occasion pour ces vingt élèves du caza de Marjeyoun de découvrir la France et échapper à leur quotidien difficile, dans une zone qui n’a quasiment jamais connu la paix.

L'effondrement de la francophone égyptienne, son impact

Au sujet de l'influence de la francophonie sur les pays arabes et leur ancrage à la civilisation occidentale. Notons, a contrario, l'effet de l'élimination des élites francophones en Égypte.

Les Égyptiens sont très fiers d'avoir eu très tôt un élite « moderne », y compris sur le plan religieux. Et cela, disent-ils, depuis Napoléon via Mehemet Ali, mais en fait surtout depuis la fin du XIXe siècle. C'est relativement exact, mais cette élite égyptienne devait beaucoup à l'environnement (français et européen, grec, libanais, juif…) intellectuel et entrepreneurial, religieusement varié et francophone, qui a été détruit par la conjonction du nassérisme (socialisme national panarabe) et de la calamiteuse franco-britannique expédition de 1956. Cette élite a été en gros remplacée par la montée de la petite bourgeoisie musulmane, masculine, nationaliste et souvent fonctionnaire ou du secteur public, donc peu soucieuse de la dérive policière et militaire ou de l’écroulement économique. Elle était également peu soucieuse, malgré quelques proclamations, de la vie concrète du peuple. L’intendance sociale a été abandonnée notamment aux Frères Musulmans, que l'on veillait à emprisonner ou pendre s’ils devenaient politiquement gênants.

Mais Nasser reste populaire, ayant fait de grands et beaux discours dont les peuples se souviennent encore aujourd’hui. Quant à la libéralisation économique partielle menée par ses successeurs, elle a certes accéléré la croissance économique, mais surtout au bénéfice des enfants de cette même élite. On voit bien aujourd’hui les réticences des militaires et des entreprises nationales face aux demandes populaires.

Devenue panarabe, non francophone, fonctionnarisée, l'Égypte (comme d'autres pays arabes nationalistes) envoya au Maghreb des bataillons d'enseignants qui devaient arabiser cette région peuplée en grande partie de Berbères et devenue indépendante. Ces enseignants, souvent médiocres, mais qui connaissaient l'arabe et le coran, eurent une influence notable dans l'apparition de l'islamisme en Algérie.[Voir Pierre Vermeren, historien]





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vendredi 5 août 2011

France — École traditionaliste subventionnée à partir de 60 $ par mois

L’abbé Loddé de la FSSP (traditionaliste en union avec Rome) annonce son retour en France, il succède à un laïc, Yann de Caqueray, à la direction de l'école L’Espérance. L’Espérance est un établissement catholique traditionnel vendéen (Ouest de la France), qui accueille des élèves de 6 à 18 ans – dont la plupart en internat. Sa particularité est d’être subventionné par l'État. L’avantage, explique l’abbé Loddé, est que « les professeurs sont payés par la République française [en réalité les contribuables et donc les parents], ce qui évite aux familles de se ruiner ». En effet, la demi-pension y est d'environ 60 $ par mois – une somme symbolique comparée à ce que demandent les autres établissements du même type non subventionné.

L'inconvénient est que l’école n’est pas « totalement libre dans le choix des professeurs et des programmes ». L'abbé Loddé déplore cette imposition du programme : « Nous sommes parfois obligés d’enseigner des contre-vérités », mais il affirme aussitôt pouvoir « rectifier » - pour le plus grand profit des élèves : « un jour ou l’autre ils entendront des idées contraires aux leurs : autant que ce soit des gens bien informés qui leur expliquent et leur disent tout de suite le danger de certaines idéologies ».




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jeudi 4 août 2011

Anders Breivik, fruit de l'éducation multiculturaliste, par lui-même

Marc du foisonnant site Enquête et Débat se penche sur Anders Behring Breivik, le tueur d'Oslo. Il analyse son manifeste de 1500 pages pour voir si ses écrits et revendications sont conformes à ce que les médias progressistes ont voulu retenir de celui-ci.


Rappelons que, selon son avocat Me Lippestad, cité dans le New York Times du 26 juillet 2011, Anders Breivik affirme avoir ciblé le Parti travailliste au pouvoir et non les immigrants musulmans en Norvège.



Il est difficile de faire la part des choses lorsque l’on parle du drame norvégien. La plupart des médias distribuent à tour de bras des dénominations censées définir sa personnalité et, par là, ses motivations. Tantôt taxé de fondamentaliste chrétien , de terroriste solitaire, de néo-nazi, d’individu lié à l’extrême droite, d’islamophobe, ou encore simplement de tueur fou, des récupérations politiques s’en suivent et vont bon train (voir par exemple les déclarations du MRAP dans cet article). Mais que dit-il lui-même sur ses points de vues idéologiques et sur les raisons qui l’ont poussé à agir? Prendre sa parole pour argent comptant n’est certes pas un gage d’objectivité, mais offre néanmoins un contrepoint intéressant aux opinions dominantes.

Les citations utilisées dans cet article proviennent des deux interviews contenues dans le manifeste 2083 : Une déclaration d’indépendance européenne, dont l’une est partiellement retranscrite en anglais dans le World Time. Les pages de références sont données pour ceux qui voudraient les consulter directement.

Anders Breivik se dit-il fondamentaliste chrétien ?

Bien que le serment des Chevaliers du Temple (ordre auquel il appartient depuis 2002) tel qu’il est reproduit dans 2083 contienne une stance ayant trait à la foi chrétienne (p. 973), il décrit son parcours religieux (résumé dans son CV p. 1228) comme suit : « Je suis passé de religieux modéré à agnostique modéré ». Qui plus est, Breivik affirme que la foi chrétienne n’est pas un pré-requis pour faire partie de son ordre : « vous devez être chrétien pratiquant, chrétien agnostique ou chrétien athée (culturellement chrétien). Le facteur culturel est plus important que votre relation à Dieu, Jésus ou le Saint-Esprit ». Ou encore : « Moi-même et bien d’autres n’ont pas forcément de relation directe avec Jésus Christ ou Dieu. Nous croyons néanmoins que le christianisme est une plateforme culturelle, sociale, identitaire et morale. C’est cela qui fait de nous des chrétiens » (pp. 1143-4). Il semble donc que son geste n’ait pas de motifs religieux au sens strict, mais par contre un motif culturel fort. Être chrétien, selon lui, c’est surtout « vouloir protéger l’héritage culturel européen » (p. 1191).



Ezra Levant sur l'insistance de la CBC à rapidement cataloguer Anders Breivik comme un « fondamentaliste chrétien » (à partir de 4 minutes 40)


Se considère-t-il comme terroriste ?

S’il est raisonnable de dire que Breivik est effectivement un terroriste, puisqu’il en utilise les méthodes, il est assez frappant de constater qu’il ne se considère pas comme tel. Un paragraphe de sa propre interview pose la question : « N’êtes-vous pas inquiet du fait que 95 % des Européens vont vous détester ouvertement et vous appeler un terroriste ? » Sa réponse consiste à mettre en avant la portée ‘éducative’ de son geste : « Nous sommes prêts à sacrifier nos vies pour nos frères et sœurs [européens], bien que cela les conduise à nous détester. C’est un peu comme un parent donnant une fessée à son enfant ignorant » (p. 1211). Le vendredi 22 juillet, alors qu’il est sur le point d’aller déposer une bombe de plusieurs centaines de kilos au centre d’Oslo et faire presque une centaine de morts, il écrit dans son journal : « Imaginez que les représentants de l’autorité me rendent visite dans les prochains jours. Ils se feraient sans doute de fausses idées et penseraient que je suis un terroriste, mdr :o ) ».

Se considère-t-il comme un néo-nazi ou affilié à des groupes nationaux-socialistes ?

Clairement pas. À plusieurs reprises il fustige les néo-nazis, les traitants « d’individus égarés » (pp. 1185-6), ou de tenants d’une idéologie morte n’ayant aucun rapport avec le contexte politique actuel (p. 1196). Il exclut une potentielle coopération avec eux dans le futur: « Il sera extrêmement compliqué de coopérer avec un groupe de gens qui perçoivent notre allié le plus proche (les juifs/Israël) comme leurs ennemis jurés. Leur obsession des juifs et leur soutien aux régimes islamiques restreindront sévèrement toute coopération directe. Ils sont aveuglés par leur haine des juifs à tel point qu’ils ne parviennent pas à voir la menace imminente que représente l’islam pour l’Europe ». Il se dit également partisan du sionisme (qui est, selon lui, respectable en tant que «  nationalisme israélien ») (p. 1195) et est en désaccord complet avec les vues négationnistes.

[Notons qu'Anders Breivik a comme personnages historiques favoris Winston Churchill et Max Manus, un célèbre résistant antinazi norvégien. On peut faire mieux pour un nazi. Anders Breivik ne semble pas non plus un nationaliste norvégien étroit : plutôt que de parler en norvégien, il voulait s'adresser à huis clos en anglais — la langue de la globalization — à ses juges norvégiens.]

Est-il lié à l’extrême droite ?

Quoi que l’on entende par le terme « extrême droite », il semble qu’il ait agi seul, et qu’aucun groupuscule ou parti extrémiste n’ait commandité cet attentat; on peut donc dire qu’il n’est ‘lié’ à aucun parti, en tout cas en ce qui concerne cette tuerie. Il déclare à plusieurs reprises dans ses entrevues avoir agi seul (mentionnant notamment les ‘sacrifices’ qu’il a dû faire au niveau social, le poids de la solitude et de sa ‘double vie’). Politiquement, il se déclare « culturellement conservateur, révolutionnaire conservateur, école de pensée de Vienne, économiquement libéral ». Son geste ignoble semble donc bien être le fruit de sa propre initiative. L’organisation à laquelle il dit appartenir, les Chevaliers de l’ordre du Temple, n’a pas prémédité ni organisé l’attaque. Lors de la formation qu’il a suivie avec eux, il dit: « On ne nous a pas demandé d’attaquer des cibles spécifiques, au contraire. On nous a plutôt encouragés à utiliser l’information distribuée pour contribuer à la construction et à l’expansion du ‘mouvement culturel conservateur anti-jihad’ » (p. 1207). Cette information correspond à ce qu’il a déclaré plus tard à la police norvégienne.

Est-il islamophobe ?

En dépit de la malhonnêteté intrinsèque de ce terme et de son implication politique visant à supprimer toute critique de l’islam en Occident (en assimilant cette critique à une forme de racisme [Note du carnet : ou même de maladie, une phobie]), il est clair que Breivik ne porte pas l’islam en grande estime, du moins en tant qu’idéologie politique. Il l’assimile à une forme de fascisme : « Le monde islamique … devrait être complètement isolé et l’islam re-classifié et banni en tant qu’idéologie politique fasciste/impérialiste et génocidaire » (p. 1212). Dans 2083, il explique de manière laborieuse comment l’islam politique peut potentiellement « détruire l’Europe de l’intérieur » ; il définit à ce propos trois phases, basées sur des statistiques démographiques, qui décrivent les trois stades de la guerre civile européenne qui découlera de la prolifération des musulmans en Europe (p. 1182). Il tient donc l’islam pour indirectement responsable de la désintégration de la culture européenne. ‘Indirectement’, car selon lui cette invasion serait la conséquence de la destruction de l’Europe culturelle et intellectuelle voulue et activement poursuivie par les ‘marxistes de la culture’, dont les armes sont entre autres le féminisme et l’immigration de masse. L’islam ne serait en fin de compte qu’une « infection secondaire » (p. 1183) causée par la destruction de la culture européenne. Mais comme il s’agit d’une idéologie « violente et agressive » cherchant la « domination », elle doit être combattue — non pas pour ses vues religieuses, mais à cause de son projet politique. Il encourage ainsi d’autres « minorités non-musulmanes », comme les hindous, les juifs ou les bouddhistes à rejoindre le combat (p. 1213). Breivik n’est donc « islamophobe » que dans la mesure où ce terme fait référence à un projet politique, et non à un dogme religieux ou à une culture en soi.

On peut d’ailleurs mentionner cette citation : « Je ne hais pas les musulmans du tout. Je vois bien qu’il y a des personnes musulmanes fantastiques aujourd’hui en Europe. En fait, j’ai eu plusieurs amis musulmans au cours des années, dont certains que je respecte toujours. Mais cela ne veut pas dire que je vais accepter une présence islamique en Europe. Les individus musulmans qui ne se seront pas assimilés à 100 % d’ici à 2020 [date marquant la fin de la ''phase 1'' de la guerre civile européenne, NdT.] seront déportés aussitôt que nous aurons le pouvoir » (pp. 1210-11).

Se dit-il raciste ?

Au contraire : « De par le fait que j’ai été exposé à des décennies d’endoctrinement multiculturel, je ressens le besoin d’insister sur le fait que je ne suis pas raciste et ne l’ai jamais été », ce qu’il justifie en disant qu’il a eu « plusieurs amis non-norvégiens et musulmans » (p. 1215). En ce qui concerne la ‘diversité’, il dit : « Je suis mû par mon amour de l’Europe, de la culture européenne et de tous les Européens. Cela ne veut pas dire que je m’oppose à la diversité. Mais apprécier la diversité ne signifie pas participer au génocide de sa propre culture et de son peuple en acceptant par exemple la guerre démographique islamique » (p. 1211). Il dit ailleurs : « je me considère comme anti-raciste, anti-fasciste et anti-nazi. C’est pourquoi je m’oppose au communisme culturel et au multiculturalisme européen. Ce sont eux les nazis, les fascistes et les racistes ! J’ai vu beaucoup de racisme en mon temps, mais il était à 90 % dirigé contre les Européens » (p. 1188).

Est-il homophobe ?

« Je n’ai pas de réserves à l’égard [des homosexuels]. Pourquoi me sentirais-je concerné par ce qu’il font dans leur vie privée ? Cependant, je m’oppose à « l’hystérie médiatique gay »… Dans bien des cas, des « groupes victimisés » sont sujets à de la discrimination positive en politique, dans les médias ou dans d’autres secteurs … La glorification de « groupes favorisés » dans la « hiérarchie victimaire » de l’EUSSR a été trop loin » (p. 1188). Encore une fois, il semble que Breivik se sente plus concerné par l’impact de l’homosexualité sur sa culture (via les médias et les politiques de discrimination positive) que par la dimension morale de l’homosexualité. La différence est de taille, puisque du coup l’objet de sa critique n’est pas l’homosexualité comme pratique (comme cela aurait pu être le cas pour un religieux fondamentaliste), mais comme enjeu politique.

Est-il franc-maçon ?

Selon ses interviews, les francs-maçons sont « un groupe d’individus décadents qui n’ont pas la volonté de faire de sacrifice substantiel pour rien ni personne ». Néanmoins, ils sont décrits plus loin comme de « distingués représentants et curateurs (gardiens de notre héritage culturel), et remplissent de ce fait un rôle essentiel… Nous les saluons pour leurs efforts quotidiens, mais nous n’accepterons aucune critique de leur part ni d’aucune autre organisation soi-disant ‘chevaleresque’ » (p. 1193). S’il a apparemment fait partie de cette organisation pendant un temps, il est difficile de croire que cela ait un lien quelconque avec son geste.

Pourquoi cette explosion de violence insensée de la part d’un homme qui ne se dit ni nazi, ni raciste, ni fondamentaliste ? Dans ses entrevues, il parle de l’échec du pacifisme : « Le pacifisme de Gandhi a fonctionné contre les Britanniques en Inde parce que les chrétiens européens ne sont pas des barbares primitifs… Mais le pacifisme ne marche pas du tout contre une entité islamique. Dès que les musulmans sont en majorité (ce qui arrivera à moins de commencer des campagnes de déportation à temps) ils frappent et finissent par massacrer [les non-musulmans], comme l’histoire l’a montré à bien des reprises » (p. 1204). Pour lui, le pacifisme est même une cause des problèmes d’immigration que connaît l’Europe : « Durant les dernières 55 années de dialogue pacifiste, les multiculturalistes ont été autorisés à ouvrir les portes de nos terres ancestrales et de les inonder de 30 millions de musulmans, et ils continuent encore aujourd’hui. Devons-nous continuer le dialogue pendant 40 ans et voir où ça nous mène…? Seul un individu suicidaire accepterait cela ».

Il parle aussi de l’échec des moyens démocratiques pour contrecarrer ce problème : « La lutte démocratique pour sauver l’Europe a été perdue » (p. 1190), ce qui le conduit à affirmer qu’il faut trouver d’autres moyens de résister à l’establishment. De fait, il considère la violence comme inévitable : « Nous utilisons des moyens brutaux parce que nous avons essayé absolument tout le reste. À l’intérieur des frontières du système totalitaire de l’EUSSR, nous n’avons plus le choix » (p. 1211). Il est persuadé qu’une « opération spectaculaire les accablera [les marxistes culturels] et forcera le débat public ».

De ces quelques citations, il apparaît que le choix de la violence est la conséquence d’une succession de facteurs plus ou moins liés : 1) l’échec du pacifisme et de la politique d’apaisement avec la minorité islamique, 2) la faillite de moyens démocratiques pour cesser la stratégie pacifiste et réguler l’immigration et 3) le sentiment d’être face à une entité politique totalitaire et oppressante (l’« EUSSR »), qui n’est sensible qu’à la violence. Cela expliquera en partie (sans bien sûr le justifier) ce choix d’attaquer un bâtiment administratif et une jeunesse socialiste (‘marxiste’), et non pas, par exemple, une mosquée et ses occupants.

Ce triste événement marque plus que jamais l’importance centrale de la liberté d’expression et de pensée, car il semble bien que c’est leur absence (ou le sentiment de leur absence) qui a conduit Breivik vers l’isolement et la conviction qu’il n’y a d’autre choix que de tuer des innocents pour leurs vues politiques.




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mercredi 3 août 2011

Ezra Levant invite Mark Steyn au sujet de son nouveau livre After America

Deux délinquants canadiens anglophones, selon les commissions des droits de la personne du Canada, à l’œuvre.

Mark Steyn parle de son nouveau livre After America et de l'européanisation croissante des États-Unis d'Amérique, et ce n'est pas un compliment dans sa bouche.




Mark Steyn aborde la conformité des zélotes de la « diversité », le prêt-à-penser des élites, la dangereuse centralisation croissante, la surdiplômanie et les mille milliards de dettes universitaires aux États-Unis, le million de $ investis dans l'éducation d'Obama (Occidental College, Columbia University, Harvard University), Anders Breivik et de nombreux autres sujets. Ezra Levant termine l'émission par un extrait du livre de Mark Steyn (pages 132 & 133) dont nous vous présentons ci-dessous un extrait traduit.


Notre traduction :

Que pensez-vous de l'immigration illégale ?

Célébrer la diversité.

Que pensez-vous des mariages homos ?

Célébrer la diversité.

Que pensez-vous de l'islam ?

Célébrer la diversité.

Que pensez-vous de la burka, des crimes d'honneur, de la mutilation génitale des femmes, de la lapidation pour adultère, de la peine capitale pour les homosexuels ?

Célébrer la diversité.

Que pensez-vous de la guerre ?

La guerre n'est jamais la réponse.

Qu'en est-il si la question est « Comment les États-Unis sont devenus indépendants ? »

Nous disons juste « donnez une chance à la paix ».

Est-ce tout ce que vous dites ?

Avons-nous déjà parlé de « célébrer la diversité » ?

Dans Fahrenheit 451, Ray Bradbury a écrit : « Si vous ne voulez pas qu'un homme se rende malheureux avec la politique, n'allez pas lui casser la tête en lui proposant deux points de vue sur une question ; proposez-lui-en un seul. Mieux encore, ne lui en proposez aucun. Qu'il oublie jusqu'à l'existence de la guerre. Si le gouvernement est inefficace, pesant, gourmand en matière d'impôt, cela vaut mieux que d'embêter les gens avec ça. La paix, Montag. »

Changement climatique ? Il n'y pas lieu de poser des questions, il n'y a pas deux camps : il y a le camp de « l'environnement » et il y a les « négationnistes ». L'immigration illégale ? Il y a le camp de la « diversité » et il y a les racistes. Depuis le jardin d'enfants, les « éducateurs » américains enseignent aux enfants qui leur sont confiés les mots du prêt-à-penser qui n'admet qu'un camp : La paix, Montag. La paix séduisante du confort et du contentement de soi.

After America
"Get ready for Armageddon"
par  Mark Steyn
chez Regnery Publishing
août 2011
400 pages

ISBN-10 : 1596981008

Lire aussi 

Mark Steyn dans After America sur l'éducation américaine (long extrait traduit en exclusivité!)




Allemagne — 2 millions d’enfants mineurs en moins en dix ans

L’Allemagne, pays le plus peuplé de l’Union européenne, a perdu 2,1 millions d’enfants de moins de 18 ans en dix ans, selon des statistiques de l’Office fédéral publiées mercredi.

En 2010, le pays comptait 13,1 millions d’enfants mineurs sur une population totale de 81,7 millions, contre 15,2 millions en 2000, selon un communiqué de Destatis. Un nombre croissant de ces jeunes enfants sont les enfants d'immigrés. L'indice synthétique de fécondité allemand était de 1,36 enfant par femme en 2009.

Destatis s’attend en outre à ce que la population allemande, passée sous la barre des 82 millions fin 2009, chute encore pour s’établir entre 65 et 70 millions d’ici à 2060.

Certains auteurs considèrent que l'État-Providence tend à éliminer toute utilité économique tangible aux enfants et pousse les gens à se dire qu'il vaut mieux dépenser son argent à ses vacances, à sa carrière, à son confort ; les autres faisant les enfants qui financeront les retraites, qui soutiendront l'économie à l'avenir.

Paradoxalement, le taux de fécondité à long terme allemand a diminué alors que la prospérité économique s'améliorait : depuis le début des années 1970, ce taux est resté constamment faible et n'a guère été affecté par les fluctuations économiques. Le démographe Herwig Birg parle d'un « paradoxe démo-économique » : plus une famille peut se permettre des enfants moins elle a d'enfants en moyenne. Seules les familles très aisées font exception à cette règle : elles ont un peu plus d'enfants que la moyenne.

Plus de programmes, moins d'enfants

Selon le rapport sur la famille 2009 (Familienreport 2009), l'État allemand offre 156 services aux familles. Tout a commencé avec la prestation pour enfants, introduite en 1955, qui s'élevait à 25 marks pour le troisième enfant. Prestation offerte dès le premier enfant depuis 1975. S'y sont ajoutées les déductions fiscales et des allocations familiales pour les assistés sociaux, les allocations de naissance pour les hauts revenus, la prise en compte du temps passé à éduquer ses enfants pour le calcul des retraites, la gratuité de l'assurance-santé des enfants dans le fonds statutaire. Aux États-Unis, le taux de natalité est de 2,1, et il n'y aucune politique de soutien à la natalité. Selon le démographe Herwig Birg, « Les gens en Allemagne sont endormis par une confiance injustifiée dans la protection sociale » qu'offre l'État-providence.

« L'État paie, les naissances baissent »
À gauche, la ligne rouge représente les naissances qui passent de 767 000 en 2000 à 665 000 en 2009. Sur le même graphique les barres représentent les dépenses liées à l'allocation à la naissance introduite en 2007 : 1,71 milliard en 2007, 4,48 milliards en 2010. En bas à droite, le montant moyen de l'allocation à la naissance : 1168 € pour un père, 856 € pour une mère par mois pendant un maximum de 14 mois.

À la défense de la politique d'allocation à la naissance, il faut préciser que si les naissances baissent en Allemagne c'est aussi que le nombre de femmes en âge d'enfanter diminue sans cesse en Allemagne.

Fécondité des immigrants

En 2008, selon l'Office fédéral de la statistique Destatis, parmi les femmes nées de 1959 à 1973 en Allemagne, la fécondité était en moyenne de 1,44 enfant, parmi les immigrantes cette fécondité était de 1,95 enfant par femme, les femmes de nationalité turque de cette cohorte ayant en moyenne 2,60 enfants. Les femmes allemandes nées en Allemagne entre 1974-1992 avaient le moins d'enfants (0,33 enfant/femme), alors que celles qui en avaient le plus étaient les femmes turques nées de 1933 à 1958 (3,59 enfants/femme).

Pour 2004, l'Office fédéral de la statistique a déterminé la religion des parents d'enfants nés cette année. Sur les près de 706.000 naissances en 2004, environ 125.000 — soit environ 18 % — venaient d'une famille catholique et 101.000 de parents protestants. En outre, 64.000 enfants nés cette année-là en Allemagne avaient deux parents musulmans.





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Toronto — 4.000 élèves coptes pourraient quitter écoles « catholiques » au sujet de nouvelles politiques « d'ouverture »

Les églises coptes orthodoxes de Toronto menacent de retirer les enfants de 4 000 familles des écoles appartenant au Toronto Catholic School Board District (le conseil scolaire public anglophone catholique de Toronto), si ce conseil scolaire ne modifie pas sa controversée politique « anti-hétérosexiste » et ne prodigue plus en conséquence un enseignement catholique dans ses écoles. Si la menace devait se concrétiser, le conseil pourrait perdre plus de 40.000.000 $ en subventions publiques par an et plus de 150 enseignants.

Si le conseil devait mettre en œuvre sa politique, d'écrire le Père Jérémie Attaalla le 22 juin, « nous n'hésiterons pas à retirer immédiatement nos enfants de toutes les écoles catholiques à Toronto ou de [la région du Grand Toronto]. »

La politique qui porte le nom officiel « d'équité », adoptée plus tôt cette année dans le cadre des politiques radicales du gouvernement de gauche ontarien  sur l'« équité et l'éducation inclusive » a suscité une mobilisation sans précédent de la part des parents qui craignent que celle-ci donnera une occasion supplémentaire à des militants et lobbies pro-homosexuels d'influencer l'éducation sexuelle des écoles du TCSBD déjà peu respectueuse, pour de nombreux parents, de la doctrine catholique.

Le plan pour « l'équité et l'éducation inclusive » définit l'homophobie comme une « attitude désobligeante ou hostile, ou parti pris négatif à l’encontre des lesbiennes et des homosexuels et des personnes bisexuelles ou transgenres (LGBT). L’homophobie peut être manifeste ou tacite et exister tant au niveau individuel que systémique. »  Bref, ne pas trouver la pratique homosexuelle « normale », comme tant de personnes de par le monde le font, pourrait être considéré comme de l'homophobie, tacite si « l'homophobe » se tait.

En outre, ce programme insiste sur le fait que l’identité fondée sur le genre ne doit pas être confondue avec l’orientation sexuelle, et peut différer du sexe biologique déterminé à la naissance. Ce n'est d'ailleurs qu'une application aux écoles de la Politique sur le harcèlement sexuel et les remarques et conduites inconvenantes liées au sexe pondues par la Commission ontarienne des droits de la personne.  Commission qui a fait l'objet de critiques vives en commission parlementaire il y a près de deux ans.

La politique proposée par le gouvernement de gauche ontarien et par le TCDSB comprend une déclaration vague qui oblige les écoles à tisser des liens avec des groupes communautaires externes aux écoles. Les parents craignent l'absence de critères stricts qui obligent ces groupes à respecter le magistère catholique lors de leurs interventions dans les écoles catholiques. La politique imposée par le gouvernement oblige également les écoles à favoriser la participation active des élèves « à l’élaboration et à la mise en œuvre d’initiatives visant à soutenir et à promouvoir l’équité et l’éducation inclusive ». Pour des conseillères scolaires catholiques comme Jean Del Grande, il faudrait s'assurer que dans les écoles catholiques ces initiatives « soient en accord avec la foi catholique et l'enseignement moral de l'Église catholique ».

En août, le conseil scolaire catholique se penchera sur une série d'amendements à la politique promue par les conseillères Jean Del Grande et Angela Kennedy pour s'assurer que cette politique « d'équité et d'inclusion » est interprétée de manière conforme à l'enseignement catholique.

Fr. Attaalla a précisé dans sa lettre adressée à la directrice de l'éducation Ann Perron que les Coptes retireront leurs enfants si les modifications demandées ne sont pas mises en œuvre. Il ajoute que ces amendements sont « fidèles aux enseignements du Catéchisme de l'Église catholique. »

La commission scolaire recevrait environ 10.000 dollars de subventions par enfant et il faut environ 19 enfants pour justifier l'embauche d'un enseignant supplémentaire.

Les parents catholiques pas plus que les parents coptes n'ont indiqué ce qu'ils feraient si le conseil scolaire catholique ne mettait pas ses directives « d'équité et d'ouverture » en conformité avec la doctrine catholique. L'école publique « neutre » ontarienne est également tenue d'appliquer cette politique imposée par le gouvernement de gauche ontarien.






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mardi 2 août 2011

Sondages sur l'immigration au Canada

Le prêt-à-penser progressiste veut que les Canadiens soient en faveur d'une forte immigration et que ce soit la raison pour laquelle la politique migratoire canadienne ne fasse jamais l'objet d'aucune discussion politique : tout le monde serait d'accord. Pas un tabou, mais un autre de ces « consensus ». 

(Rappelons que le gouvernement et les partisans du cours ECR très actifs dans les médias subventionnés nous ont dit que le cours ECR faisait l'objet d'un consensus social (Jean Charest dixit), alors que près d'un parent sur deux y était opposé et que 76 % des parents étaient contre son imposition !)

Une nouvelle fois, ce prétendu consensus ne semble pas être corroboré par des chiffres. La firme Abacus Data a fait un sondage en décembre 2010 sur la question et la majorité des Canadiens est plutôt contre la politique d'immigration actuelle !

Question d'Abacus Data :

Actuellement, le Canada accueille en moyenne 250.000 immigrants par an. En outre, un nombre équivalent d'étudiants et de travailleurs temporaires étrangers sont admis. Ces chiffres devraient-ils augmenter, diminuer ou rester les mêmes ? 
Les résultats :

(Taille de l'échantillon pondéré n=1361, marge d'erreur ± 2,7 %, 19 fois sur 20.)

Analyse

La moitié des Canadiens pense que le Canada devrait réduire le nombre d'immigrants dans le pays, il n'existe pas de différence statistiquement significative entre les femmes (49 %) et les hommes (51 %).

Les jeunes Canadiens (18-29 ans) étaient en faveur du statu quo (46 %), alors que les Canadiens de plus de 30 ans désirent voir l'immigration réduite (44 % parmi les 30 à 44 ans et 59 % parmi les 45 ans et plus).

Les Ontariens (54 %) et les Québécois (50 %) sont ceux qui pensent le plus qu'il faudrait réduire l'immigration au Canada alors que l'Atlantique le pense le moins (42 %) alors que 47 % des gens de l'Ouest désire voir l'immigration diminuer.

Les sondés nés au Canada sont nettement plus en faveur d'une réduction annuelle du nombre d'immigrants, d'étudiants et de travailleurs temporaires (52 %) que les répondants nés hors du Canada (35 %).

73 % veulent les étrangers avec faux papiers soient expulsés illico

Selon un autre sondage par Léger Marketing, réalisé entre le 25 et le 27 juillet montre que 73 % des sondés veulent que les fraudeurs soient immédiatement expulsés du pays, tandis que 18 % sont d'avis qu'ils devraient être autorisés à rester pendant que leur cas passe au travers du long processus d'expulsion. Neuf pour cent des répondants n'avaient pas d'opinion sur la question. Le sondage présente une marge d'erreur de plus ou moins 2,5 %, 19 fois sur 20.

Les Québécois sont les plus favorables à l'expulsion, dans une proportion de 77 %. Les Ontariens sont plus susceptibles que les Québécois à permettre aux fraudeurs de rester au pays, dans une proportion de 20 % des sondés, alors que seuls 14 % des Québécois sont de cet avis.

Ce sondage a été effectué dans la foulée de l'annonce faite par Ottawa, il y a deux semaines, au sujet d'une enquête du ministère de l'Immigration qui a permis de découvrir qu'au moins 1 800 personnes auraient obtenu frauduleusement la citoyenneté canadienne.

D'abord contribuer avant de bénéficier des avantages sociaux

Lors de ce même sondage, Léger Marketing a également demandé aux Canadiens leurs opinions au sujet des immigrants et des avantages sociaux.

Quatre sondés sur cinq (79 %) estiment que les nouveaux immigrants ne devraient pas avoir droit aux mêmes avantages sociaux dès leur arrivée et qu'ils ne devraient y avoir droit qu'après avoir travaillé et contribué à l'économie canadienne pendant une certaine période.

Seuls 16 % des répondants au sondage ont déclaré que les nouveaux immigrants devraient avoir accès immédiatement aux avantages sociaux. Cinq pour cent n'avaient pas d'opinion.

C'est en Ontario et en Alberta (88 %) où les répondants sont les plus susceptibles de réclamer que les immigrants travaillent pendant un certain temps avant d'avoir droit accès aux avantages sociaux, alors que ce pourcentage est de 78 % au Québec.

Les répondants avec des études universitaires (71 %) et les personnes mariées (82 %) souhaitent également que les nouveaux immigrants travaillent avant d'obtenir des prestations, comparativement à 85 % des personnes sans études postsecondaires et aux personnes seules (70 %).

Un animateur de radio très populaire au Canada anglais comme Lowell Greene s'est également prononcé récemment contre la politique migratoire du Canada et le multiculturalisme dans un livre intitulé Mayday! Mayday! Curb Immigration. Stop multiculturalism and the bogus refugees or it’s the end of the Canada we know!


Consensus sur la « généreuse » politique migratoire du Canada ?




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mercredi 27 juillet 2011

Histoire — Pas de célébration pour le 350e anniversaire de d'Iberville



Réplique du Pélican, le navire de d'Iberville
Mise à jour 27 juillet 

Un de nos lecteurs nous a transmis cette réponse de la part de Radio-Canada qui tente d'expliquer pourquoi la société d'État (1,1 milliard de subventions par an) ne ressort pas les feuilletons D'Iberville en DVD :
« Nous désirons vous informer que la série « D'Iberville » n'est pas disponible en coffret DVD. Cela dit, cette émission ne pourrait pas être commercialisée pour le grand public sur DVD, car les droits de reproduction seraient très coûteux à libérer en raison du grand nombre de comédiens qui y participent. Nous avons toutefois transmis votre suggestion à la directrice des ventes et marketing au Service du marchandisage, qui en prendra bonne note. »
Tout cela n'est pas très clair : pourquoi les comédiens ne voudraient-ils pas toucher des revenus supplémentaires, même s'ils sont nombreux ? Est-ce à dire que la SRC ne ressort que les feuilletons intimistes à petit déploiement ? Est-ce que les autres feuilletons historiques de la SRC comme La Feuille d'Érable, Radisson, Le Courrier du Roi et Les Brûlés ne paraîtront plus jamais ? Trop cher ou trop historique, trop enraciné ?




Mario Beaulieu, président et Christian Gagnon, conseiller général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal se demande dans Le Devoir pourquoi le Québec ne célèbre pas ses héros. Les manuels scolaires du Québec ne parlent plus de d'Iberville.

C'est le propre des peuples fiers que de célébrer leurs héros et leurs victoires. C'est d'ailleurs le rôle de l'État de cultiver cette fierté en soulignant les grands anniversaires de ses plus glorieux personnages et événements. Aussi, le choix de ce qui est jugé valoir un tel effort en dit long sur la psyché de ce peuple. En 1976, les États-Unis ont souligné de façon festive et grandiose les 200 ans de leur guerre d'indépendance. En 1989, la France a célébré dans le faste le bicentenaire de la prise de la Bastille.

Mais au Québec, on ne veut surtout déranger personne ou même risquer de le faire. Ainsi en ce 20 juillet, le 350e anniversaire de naissance de Pierre Lemoyne d'Iberville n'aura fait l'objet d'aucune commémoration officielle.

D'Iberville est réputé être le plus illustre des fils de la Nouvelle-France. Ce Montréalais de naissance dirigea la conquête de la baie d'Hudson, puis chassa presque entièrement les Anglais de Terre-Neuve et du Labrador. Il fonda la Louisiane, dont il fut le premier gouverneur, puis conquit l'île anglaise de Nièves, dans les Caraïbes.

C'est de loin notre plus grand conquérant. Mais il ne faudrait surtout pas contrarier quelqu'un pouvant possiblement davantage s'identifier à ceux que d'Iberville a vaincus. Alors, tant par l'administration municipale de Montréal que par le gouvernement du Québec, ce grand anniversaire a été tu.

[...]

Se pourrait-il que les Québécois aient un complexe avec la victoire? Qu'ils aient du mal à s'identifier à des gagnants? Ou qu'ils soient trop gentils pour le faire? La question mérite d'être débattue.

Pour ses 350 ans, Pierre Lemoyne d'Iberville aurait mérité mieux que l'assourdissant silence de ce pourtant grand jour. Mais l'année de cet important anniversaire se poursuit. Souhaitons que la rentrée nous réserve des sursauts d'honneur.


Panneau qui marque la première capitale de la Louisiane (La Mobile)
fondée par d'Iberville. La Mobile est aujourd'hui en Alabama.
Radio-Canada n'a toujours pas ressorti en DVD le feuilleton D'Iberville, composé de 39 épisodes et réalisé en 1967-1968 par Radio-Canada, en collaboration avec l'Office de radiodiffusion télévision française (ORTF), Radiodiffusion-télévision belge (RTB), et la Société suisse de radiodiffusion (SSR). Ce fut une production très importante à l'époque, avec plus de 175 acteurs et une reproduction à l'échelle du Pélican.

Postes Canada ne prévoit aucun timbre pour commémorer le 350e anniversaire de naissance de d'Iberville. La société d'État a décidé de commémorer : Carrie Best (?), Fergie Jenkins (?), Daphne Odjig (?), Ginette Reno et d'autres chanteurs et enfin de très nombreux signes du zodiaque...


Par contre, chaque année dans le Mississippi, à Ocean Springs, on célèbre l'arrivée de d'Iberville et la fondation de Fort Maurepas.





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Vatican — l’État a le devoir de respecter les choix des parents en éducation

En matière d’éducation, l’État a le devoir de respecter les choix des parents et d’éviter toute tentative « d’endoctrinement idéologique ». C’est ce que rappelle Mgr Silvano Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès du Bureau des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève, dans une intervention sur l’accès primaire à l’éducation, prononcée le 6 juillet dernier. « L’objectif de l’éducation est de s’étendre à la formation de la personne, à la transmission des valeurs comme le sens de la responsabilité individuelle et sociale, le travail éthique, le sens de la solidarité avec la famille humaine tout entière », a affirmé Mgr Tomasi. « Dans ce processus éducatif, l’État a le devoir de respecter les choix que les parents font pour leurs enfants et éviter des tentatives d’endoctrinement idéologique », a-t-il ajouté.

Citant le pacte international sur les Droits économiques, sociaux et culturels, il a rappelé que « les États parties au présent Pacte s'engagent à respecter la liberté des parents (…) de choisir pour leurs enfants des établissements autres que ceux des pouvoirs publics (…) et de faire assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres conviction  ». Cela inclut – a rappelé Mgr Tomasi – « le droit de formuler des jugements moraux sur des questions morales ». L’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies a aussi évoqué l’importance d’une « stricte coopération entre parents et école » pour atteindre de meilleurs résultats éducatifs. « L’État et la société civile doivent garantir une formation de haute qualité des enseignants afin qu’ils puissent voir dans leur rôle une mission spéciale et que leur service soit reconnu comme tel », a-t-il ajouté.

Source : Zenith

dimanche 24 juillet 2011

Californie — Le programme scolaire devra intégrer « la contribution des homosexuels et transsexuels » à l'histoire américaine

Mise à jour, lundi 25 juillet

Le Pacific Justice Institute a lancé une campagne pour que l'État de Californie tienne un référendum sur cette obligation d'inclure « la contribution de la communauté gay, lesbienne et transsexuelle à l'histoire américaine » dans les manuels californiens. Pour qu'un référendum soit tenu, les partisans de cette initiative doivent réunir 500.000 signatures en un peu moins de trois mois.





Une loi promulguée jeudi par le gouverneur démocrate de l'État Jerry Brown oblige désormais à ce que l'enseignement dispensé dans les écoles californiennes intègre « la contribution de la communauté gay, lesbienne et transsexuelle à l'histoire américaine ». Cette contribution devra faire partie du cours de « sciences » sociales.

La Californie, État en faillite chronique, est le premier État américain à légiférer en ce sens. La loi, défendue par le sénateur démocrate Mark Leno, avait été votée en avril dernier par le Congrès californien. Une loi similaire avait déjà été votée en 2006 mais le gouverneur de l'époque, Arnold Schwarzenegger, y avait opposé son veto.

Le sénateur Leno s'est félicité dans un communiqué de la promulgation de sa loi. « Aujourd'hui, nous écrivons une page de l'histoire de la Californie, en garantissant que nos livres scolaires n'excluront plus les contributions des gays américains », écrit le seul sénateur américain ouvertement homosexuel.

Le président de la chambre basse, le démocrate John Pérez, a cité devant l'assemblée deux exemples de personnages importants dans l'« histoire homo ». L'un est Friedrich von Steuben, un conseiller militaire de George Washington. L'autre étant le mathématicien britannique Alan Turing qui a participé au déchiffrement de la machine Enigma allemande et un des fondateurs de l'informatique. Aucun des deux n'était Américain.

Notons que tous les historiens ne s'accordent pas pour dire que von Steuben était homosexuel, bien qu'il ait été accusé de pédérastie en Europe, peut-être par malveillance. L'historien Paul Lockhart dans The Drillmaster Of Valley Forge (Smithsonian Books, 2008) écrit :
 "There is little to prove one or the other. Steuben enjoyed the company of women, in social settings at least, but like many soldiers of his day he spent nearly all of this time in the exclusively male society of the army. Whether Steuben was homosexual or heterosexual, or asexual, for that matter, may never be known with any certainty. But his inability to let down his guard suggests that he may have been incapable of forming an intimate romantic bond with anyone, male or female." (pages 203-204)
En outre, Lockhart relate cet incident
"Stueben once dropped a miniature portrait of a beautiful young woman. His personal assistant asked him about her identity, and the Baron choked up. 'She was a matchless woman,' he finally managed to say, but would speak no further about her."
On n'est donc sûr de rien en la matière. Qu'enseignera-t-on aux écoliers californiens ? Que von Steuben était « homo », « pédéraste » ou simplement un bon instructeur militaire prussien, mais un personnage toutefois secondaire ?

Pour Turing, son « indécence manifeste et [sa] perversion sexuelle » était bien connue puisqu'elle fut l'objet d'un procès très médiatisé en 1952. À l'issue de celui-ci, le tribunal lui donna le choix entre l'incarcération et une castration chimique, réduisant sa libido. Il choisit ce dernier traitement. En 1954, il mourut d'un empoisonnement au cyanure. Une enquête conclut au suicide.

Ceci étant dit la contribution de Turing n'est en rien cachée des étudiants en informatique et du chiffrement. Le concept de la machine de Turing est enseigné dans toutes les universités. Nulle conspiration du silence.

Pourquoi faudrait-il que l'importance d'un chef d'État, d'un inventeur, d'un savant, d'un découvreur soit désormais subordonnée à son orientation sexuelle ? Quel quota dans les manuels californiens pour les homosexuels, les transsexuels, les transgenres ?

Faut-il espérer qu'il y ait eu des puritains transgenres ou homosexuels sur le Mayflower pour que l'épisode ne soit pas réduit à sa plus simple expression dans des manuels californiens qui doivent déjà faire place à la contribution des femmes, des syndicats et des minorités 
ethniques ? Quel aspect transgenre, transsexuel, bisexuel ou homosexuel ignoré de la Guerre de Sécession a-t-on omis d'enseigner dans les écoles californiennes ?


Épisode de la guerre de Sécession digne des nouveaux manuels californiens ?

La nouvelle loi (la Californie est un des États les plus réglementés des États-Unis) a déchaîné l'imagination des polémistes, des commentateurs politiques et des comiques. Mark Steyn a ainsi commenté que la seule façon pour le président sudiste Jefferson Davis d'encore apparaître dans les manuels californiens serait sans doute de rappeler l'épisode de sa fuite, déguisé comme une femme, comme un haut fait transgenre.