dimanche 27 mars 2011

Toutes nos origines enrichissent le Québec... en oubliant la vaste majorité de celles-ci

Alors que, dans le sillage du succès de librairie Le Remède imaginaire, de plus en plus de voix (Facal, Bock-Côté, etc.) déclarent que l'immigration ne résoudra ni les problèmes démographiques ni les difficultés économiques du Québec, le gouvernement lance une autre campagne en faveur de l'immigration (voir la précédente) avec l'argent des contribuables québécois.


Sous le titre de « Toutes nos origines », le gouvernement représente des Québécois de toutes origines, en oubliant l'immense majorité canadienne-française, ainsi d'ailleurs que les anglophones anglo-protestants du Québec. On peut faire mieux pour faire inclusif.


P.-D G. d'origine marocaine
Propriétaire de restaurant d'origine bulgare
Informaticien d'origine vénézuélienne
Conseillère en « amélioration continue » d'origine haïtienne
L'immense majorité

Cette campagne n'est pas sans rappeler un site officiel de ressources pédagogiques sur le programme d'éthique et culture religieuse qui présentait « des entrevues avec des représentants de différentes traditions religieuses que l'on trouve au Québec.  Ces personnes présentent les grandes caractéristiques de leur tradition ». Ne manquait bizarrement que la majoritaire : rien sur le christianisme. Toujours cet effacement de la majorité historique voulu, cette xénophilie déjà un peu désuète alors que les peuples minoritaires ont tendance à se tourner vers leurs racines pour lutter contre le sentiment d'aliénation qui accompagne la mondialisation. Qu'on nous comprenne bien : il ne s'agit pas de cautionner ici la xénophobie, mais de condamner l'effacement de la majorité voulu par l'« élite ».

Capture d'écran globale de ce site au 27 mars :


(Cliquez sur l'image ci-dessus pour l'agrandir)

Détails :






En outre, il n'est pas du tout évident que ces profils de gagnants convainquent quiconque. Il s'agit de personnes savamment choisies et ces réussites réelles, sans doute, ne sont qu'anecdotiques quand on les compare au chômage qui frappe nettement plus les immigrants que les Québécois de naissance, aux revenus réels en baisse des immigrés récents par rapport aux immigrants établis depuis peu, mais il y a 30 ans. Peu de gens sont dupes. Pourquoi encore faire de telles campagnes ?

En effet, si le chômage moyen au Québec se situe autour de 8,5 %, la situation est toute autre pour les Maghrébins où le chômage frôle les 28 % — pour les immigrants qui sont ici depuis moins de cinq ans. Seuls les immigrants provenant de l'Afrique noire — taux de chômage de 20 % — et les Haïtiens — à 17,8 % — s'approchent de ce triste score. Toutes des catégories francophones que le Québec privilégie.

 En outre si, en 1980, les nouveaux immigrants de sexe masculin qui avaient un revenu d'emploi gagnaient 85 cents pour chaque dollar de revenu d'emploi des hommes nés au Canada. En 2005, ils n'en gagnaient plus que 63. Chez les nouvelles immigrantes, les chiffres correspondants étaient de 85 cents et de 56 cents respectivement. Enfin, les choses ne s'améliorent pas pour tous les immigrants de deuxième génération. En effet, selon une étude récente de Statistiques Canada, toutes choses étant égales par ailleurs, certains hommes de minorités visibles dont les deux parents sont immigrants semblaient avoir un désavantage significatif au chapitre des gains comparativement à leurs pairs dont les parents sont nés au Canada.

  Voir aussi :
  1. L'immigration paiera-t-elle les retraites, enrichit-elle les pays d'accueil ?
      
  2. Nouvelle campagne pour l'immigration... aucune pour la natalité...
      
  3. Tant les politiques d'assimilation « républicaines» que celles multiculturelles ont échoué
      
  4. Un Québec de plus en plus divers, est-ce vraiment une bonne chose ?
      
  5. Québec ne connaît pas sa capacité d'accueil d'immigrants et évalue mal le dossier d'un immigrant sur deux


France — Le pacte immoral en matière d'enseignement

Deux grands lycées parisiens qui se sont déconnectés du système informatique du ministère et ont mis en place des modes d'admission parallèles, de sélection donc.

Des ministres (et un président) qui annoncent des réformes mais n'arrivent pas à les faire appliquer.

Des enseignants qui font faire des dictées en cachette. Le Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (école secondaire et cégep) que l'on donne à des candidats qui n'ont pas eu la moyenne et qu'on lâche ensuite dans des classes difficiles.

Une pédagogie « nouvelle » où l'orthographe n'est plus une fatalité mais « une matière à discussion ». Sophie Coignard met à nu l'Éducation nationale. Ses ministres, ses idéologues, ses syndicats&;nbsp;: tous ceux qui, selon elle, depuis vingt-cinq ans mènent l'école à la ruine.

Le plus scandaleux ? Ils agissent en toute impunité. À l'origine de cet immense gâchis, un « pacte immoral » entre les élites qui prétendent nous gouverner et les apparatchiks qui sacrifient nos enfants par pur cynisme. Ceci n'est pas un livre sur l'éducation. En tout cas pas seulement. C'est d'abord un document féroce et un récit effarant sur l'hypocrisie et la lâcheté du pouvoir.

Pour Sophie Coignard, depuis vingt ans, les politiciens, soucieux de leur carrière, ont préféré déléguer aux syndicalistes, à la caste des inspecteurs et aux « théoriciens de pédagogie nouvelle » les clés du ministère. Voilà une administration qui a pour sport favori le contournement des directives et qui passe ses journées à préserver son périmètre et, au passage, à grignoter celui des autres. En face, les politiques ont abandonné le combat. Il faut lire le chapitre où Gilles de Robien supplie Dominique de Villepin de ne pas le nommer à ce poste tant redouté. Édifiant !

Extrait (pp. 205-207).

Tandis que l'on sert aux intouchables des lycées professionnels une sous-culture indigeste, les brahmanes de l'inspection générale se préoccupent des vrais enjeux. Ils veillent jalousement à la préservation de leur périmètre, pour s'assurer que rien ne risque d'en réduire le territoire et repérer d'éventuelles occasions de grignoter celui des autres. Si le ministre annonce, par exemple, qu'une demi-heure par semaine, dans le secondaire, sera allouée aux nouvelles technologies, Diafoirus se pose une question prioritaire : au détriment de quelles chapelles ?

L'enseignement de l'économie a été un de ces bastions menacés du temps de Xavier Darcos, qui n'aimait pas cette discipline et entendait dire de toutes parts qu'elle était mal enseignée. Un rapport de l'Académie des sciences morales et politiques, remis au ministre en juillet 2008, se montre sévère. L'un de ses auteurs, Pierre-André Chiappori, en faisait cette synthèse au moment de sa publication : l'enseignement des sciences économiques et sociales dans le secondaire français est gravement défectueux.


Sophie Coignard à On n'est pas couché

En l'état, le contenu des enseignements n'a qu'un rapport lointain avec la science économique, telle qu'elle est pratiquée non seulement dans les universités et les centres de recherche, mais aussi dans les organisations gouvernementales et internationales, et (a fortiori) dans les entreprises.

Ce réquisitoire a beaucoup inquiété les inspecteurs généraux du groupe sciences économiques et sociales. Non parce qu'ils ont été ébranlés sur le fond, mais parce qu'ils redoutaient de voir leurs prérogatives grignotées, voire gravement amputées. Dès la rentrée suivante, l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) monte au créneau en publiant un communiqué digne des plus riches heures de la CGT : « Nous craignons un démantèlement de notre enseignement. En seconde, celui-ci pourrait chuter de 40 %. C'est inacceptable... » Pour qui ? Pour les élèves ou pour leurs professeurs ?

Les responsables de l'Apses sont reçus le 29 septembre 2008 par Jean-Paul de Gaudemar, recteur chargé de la réforme du lycée. Il est question de fusionner la matière avec les sciences et techniques de gestion. Inacceptable, une fois encore. Diafoirus a l'esprit large, il aime le relativisme, mais pas au point de mélanger ses belles serviettes généralistes avec des torchons technologiques. Pourquoi se gêner, d'ailleurs ? L'Apses a réussi à sauver les meubles. Même plus, puisque dans la réforme portée par Luc Chatel, l'enseignement de l'économie devient obligatoire en seconde. À côté, il est vrai, d'un module sur les « principes fondamentaux de l'économie et de la gestion ».

Si le niveau baisse, les avantages acquis demeurent intacts. Pour le ministre, l'essentiel est de se distinguer à peu de frais. On supprime complètement l'enseignement de l'économie en seconde un jour ? On le rend obligatoire pour tous le lendemain ? Peu importe, l'essentiel est d'avoir l'air de maîtriser la situation.

Sophie Coignard sur RTL

Le Pacte immoral
par Sophie Coignard
Albin Michel, Paris
2011, 281 pp.
ISBN: 978-2226219190

Liens connexes :

Les traits du système finlandais que copie l'étranger n'expliquent pas le succès finlandais, ils sont au contraire source de problèmes

France — manuels d'économie, une copie à revoir





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vendredi 25 mars 2011

Écologie — Sauvons les morues !

Des scientifiques fédéraux recommandent l'« élimination expérimentale » de quelque 73 000 phoques gris dans le sud du golfe du Saint-Laurent.

Un rapport consultatif scientifique, publié mercredi par Pêches et Océans Canada, propose que cette expérience, qui serait menée pendant cinq ans, pourrait permettre de déterminer si on peut ainsi aider les bancs de morue du Golfe à se repeupler.

Le rapport a été remis à la ministre des Pêches et des Océans, Gail Shea, qui déterminera s'il y a eu lieu de donner suite à cette suggestion des scientifiques.

Les pêcheurs de la Nouvelle-Écosse se plaignent depuis longtemps de l'appétit vorace des phoques gris pour la morue, ce qui empêcherait selon eux la repopulation des bancs de poisson.

La population de morue a chuté au début des années 1990, après des décennies de surpêche.

L'étude rappelle que 350 000 phoques gris vivent au large de la côte atlantique, ce qui représente une population 30 fois plus élevée que dans les années 1960.

Évolution de la population des trois principaux cheptels de phoques gris de l'Atlantique
 (moyenne en trait continu et intervalle de confiance de 95 % en pointillés)

Les auteurs de l'étude concluent que le régime alimentaire des phoques gris est un facteur important qui nuit au repeuplement des bancs de morue, bien que la morue ne représente qu'une partie du régime alimentaire des phoques gris.

Estimation de la biomasse du stock de morue du sud du Golfe du Saint-Laurent (5 ans et plus)





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jeudi 24 mars 2011

Contre l'intégration forcée des élèves handicapés ou en difficulté

Mathieu Bock-Côté se rallie à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) qui mène une campagne pour que le ministère de l’Éducation cesse sa politique d’intégration systématique de ceux qu’on appelle les « élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage » dans les classes ordinaires.

Il faut soutenir la FAE. Car l’intégration tous azimuts des élèves en difficulté dans les classes ordinaires a transformé l’enseignement en une activité génératrice d’un stress maximal. Les classes sont remplies de cas problèmes de plus en plus graves.

Il suffit d’avoir des enseignants proches de soi pour s’en convaincre. Ces derniers sortent de leurs classes épuisées. Sans surprise, un grand nombre décroche de leur profession après quelques années de métier seulement. Celui qui les blâmera ne connaît rien à leur calvaire.

La crise est profonde. Depuis quelques décennies, on a demandé à l’école de remplacer la famille. Alors qu’elle devait traditionnellement instruire les enfants, elle doit désormais les éduquer, ce que les familles disloquées d’aujourd’hui n’ont plus les moyens de faire.

Nous sommes à l’ère de l’école thérapeutique. On le voit avec la multiplication des spécialistes occupés à soigner la santé psychologique des élèves. Dès leur plus jeune âge, trop d’élèves sont des candidats à la cure psychologique.

L’idéalisation de l’enfant n’a rien pour aider. Il n’est plus possible de le punir lorsqu’il dérange sans voir ses parents surgir dans la classe de l’enseignant pour lui faire la leçon. Leur marmaille serait irréprochable. Ils l’ont pourtant laissée devenir insupportable.

Une pression immense tombe sur l’école à qui on demande de prendre en charge les problèmes sociaux et de les corriger. Mais l’école ne peut faire tout cela sans négliger sa mission la plus fondamentale : instruire, transmettre des connaissances.

Poussons l’analyse plus loin. Ce qui est en question, c’est une philosophie pédagogique qui refuse de distinguer les élèves normaux (il faut cesser d’avoir peur de ce mot) de ceux qui ne le sont pas. Une certaine vision de l’égalité a trop souvent l’allure d’un corset.

Apparemment qu’en intégrant des élèves en difficulté, on pratiquerait une pédagogie de la différence. Cette survalorisation de la différence masque une peur panique de la « discrimination » qui ne sert ni les élèves normaux, ni ceux qui sont en difficulté.

Il faut en finir avec l’école thérapeutique. Il faut laisser les enseignants enseigner et ne plus leur demander de gérer dans leur classe un concentré des problèmes sociaux d’une société qui paye très cher son hypermodernité.




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mercredi 23 mars 2011

Patrick Moore, docteur en écologie, un des fondateurs de Greenpeace sur l'écologisme actuel


Patrick Moore, docteur en écologie, un des fondateurs de Greenpeace s'exprime sur l'écologisme actuel et les gaz de schiste.


Les Québécois ont-ils raison de craindre l'exploitation des gaz de schiste ? Non, répond Patrick Moore, docteur en écologie, qui a longtemps été l'un des membres les plus influents de Greenpeace. Patrick Moore fit partie du groupe de direction de Greenpeace pratiquement dès ses débuts, en 1971, jusqu'en 1986. Aujourd'hui, il est devenu un critique sévère du mouvement écologiste. Farouche défenseur de la technique comme moyen de développement et d'une moindre pollution, il approuve l'énergie nucléaire, les gaz de schistes et même les sables bitumineux.

Ce naturel de la Colombie-Britannique, qui dirige maintenant une société de conseiller en environnement et en développement durable. Il a récemment publié Confession of a Greenpeace Drop-Out : The Making of a Sensible Environmentalist.

Pour Patrick Moore, on exploite le gaz de schiste au Texas depuis près d'une décennie. On n'y a recensé aucun problème important. Les gens doivent donc comprendre que ces gaz se trouvent à un plus d'un kilomètre sous terre et nous pas à 50 ou 80 mètres comme la nappe phréatique. L'ancien écologiste pense que les gens utilisent la nappe phréatique comme prétexte pour s'opposer au gaz de schiste. Pour sa part, il ne voit aucune raison d'être contre puisqu'il n'y a aucune preuve d'un quelconque dommage, à l'exception d'un film où on voit des flammes sortir d'un robinet. Courte séquence qu'il croit truquée, car selon lui cela ne peut pas arriver : « c'est ridicule ».

Ceci ne signifie pas pour autant qu'il ne faille pas encadrer cette industrie gazière, car il est important de s'assurer que les opérations en surface soient sécuritaires. Il faut que les puits et les installations soient conçus de façon à pouvoir être nettoyés rapidement si jamais un déversement se produit en surface, pour éviter que ces produits puissent se retrouver dans les cours d'eau. Il est important de mettre en place un encadrement avec de bonnes normes environnementales.

Patrick Moore et l'écologisme actuel

Quant à savoir si nous avons besoin des gaz de schiste, la réponse du Dr Moore est sans équivoque. Ces gaz représentent une révolution mondiale dans l'approvisionnement d'énergie. Rien de tel n'est arrivé depuis 100 ans. On en trouve un peu partout. Des pays comme la Pologne vont peut-être pouvoir cesser de tirer 95 % de leur électricité des centrales au charbon, très polluantes. Ils pourront également cesser d'importer leur gaz de la Russie. Le gaz naturel est l'énergie fossile la plus propre. En remplaçant le charbon par le gaz, on réduit de 90 % les émissions polluantes rejetées dans l'air. De plus, contrairement au charbon, le gaz naturel ne libère pas de mercure ou de soufre et engendre 50 % moins de gaz à effet de serre. Le Québec a la chance de pouvoir compter sur l'hydroélectricité, mais s'il pouvait aussi compter sur le gaz naturel, ça serait formidable pour l'ancien de Greenpeace.

Patrick Moore son évolution dans le domaine de l'écologie de la façon suivante. Alors qu'il préparait son doctorat en écologie, il a joint un petit groupe qui s'appelait le comité Don't Make a Wave, comité précurseur de Greenpeace. Groupe opposé aux tests américains de bombes à hydrogène. Il a alors organisé les manifestations, navigué sur un bateau jusqu'en Alaska pour manifester contre ces tests. Son organisation s'est ensuite battue contre les tests nucléaires français, contre la chasse aux baleines, contre les rejets de déchets toxiques dans les cours d'eau et dans l'air, les pluies acides avec, selon lui, de nombreux impacts positifs. En 1986, il a quitté Greenpeace parce qu'il n'était plus d'accord avec la direction que l'organisation prenait. Ses codirecteurs n'avaient, selon lui, aucune formation scientifique et ils désiraient voir Greenpeace prendre avantage un virage politique plutôt que scientifique. Selon M. Moore, ils auraient alors commencé à utiliser le mot « industrie » comme si c'était une insulte, un gros mot. Alors que, pour lui, l'industrie est à la base de notre société.


La réponse de Greenpeace Québec





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lundi 21 mars 2011

Marie Geiss-Galimard : « Pour les Allemands, les enfants sont la propriété de l’État »

Marie Geiss-Galimard est la mère de deux enfants qui sont retenus en Allemagne depuis 6 mois. Leur père, dont elle est divorcée, est Allemand, et la loi allemande considère comme sa propriété les enfants dont l’un des deux parents est allemand. Un sujet tabou, ignoré par les grands médias, et concernant pourtant des centaines de familles en France, et des milliers dans le monde.



Quelques cas d'« enlèvements d'enfants » par l'État allemand dénoncés par le Conseil européen des enfants du divorce (CEED) :

Mme Pokrzeptowicz aurait été « condamnée en première instance à 14 mois de prison avec sursis et à 10.000 € d’amende, pour avoir été obligée d'emmener son enfant dans un pays qui selon les juristes allemands est une menace pour le Kindeswohl (« le bien de l'enfant ») allemand, la Pologne... »

« Affaire Dr Marinella Colombo – Spoliation d'enfants par la RFA
Le mandat d'arrêt européen de Mr Schulz met les enfants des italiens à la disposition de l'Allemagne »

Les descriptions des affaires ci-dessus sont du CEED.

Voir aussi :

Allemagne — Mère de douze enfants emprisonnée : elle refuse pour ses enfants le cours d'éducation sexuelle au primaire

Parents allemands demandent l’asile au Canada.

École à la maison : les familles fuient l’Allemagne




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dimanche 20 mars 2011

L'histoire n'est pas un objet neutre, le correctivisme historique actuel

Jean Sévillia, auteur du succès de librairie Historiquement correct avec plus de 100 000 exemplaires vendus, parle des travers de l'histoire telle qu'enseignée aujourd'hui.




L’historiquement correct ne cherche pas à comprendre le passé pour éclairer le présent. Il part du présent pour juger le passé. Dans cet état d’esprit, l’histoire n’est plus un objet d’études serein. Elle devient un écran où se projettent toutes les passions contemporaines.

Ce livre expose les événements en les replaçant dans leur contexte. Il rappelle des faits oubliés ou dissimulés qui bousculent les schémas préétablis et les jugements préconçus.

En histoire, le mal n’est pas toujours où l’on dit, le bien n’est pas toujours où l’on croit.


Historiquement correct
par Jean Sévillia
Librairie Académique Perrin
Paris, 2006 (pour édition de poche)

455 pages
ISBN-13: 978-2262024970



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Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis

La dépression frappe les enfants de plus en plus jeunes et de plus en plus fort. À tout moment, près de 20 000 petits Québécois n'ayant pas encore fait leur entrée à l'école secondaire en souffrent déjà. Très souvent, c'est d'abord l'anxiété qui les paralyse, puis la situation dégénère. Que se passe-t-il dans la tête de tous ces enfants? Des parents, des enseignants et des médecins lèvent le voile sur leur détresse trop souvent invisible.

Des petits de la garderie qui pleurent tout bas dans les toilettes ou sur leur petit matelas. D'autres qui réclament d'aller dormir bien avant la sieste, ou qui ne veulent plus rien avaler. D'autres encore qui ne quittent plus des yeux l'horloge ou la fenêtre. Ou qui barbouillent et déchirent tous leurs dessins dans des accès de rage.

Chaque année, un nouvel enfant en détresse inquiète les éducatrices du centre de la petite enfance (CPE) et bureau coordonnateur Enfant-Soleil, situé dans le sud-ouest de Montréal, où vivent plusieurs familles pauvres.

À l'autre bout de la ville, dans Hochelaga-Maisonneuve, au CPE La Maisonnette, un enfant était si anxieux qu'il s'était arraché tous les cheveux.

Selon une étude de l'Université de Montréal publiée en 2009, près de 15% des Québécois de moins de 6 ans souffrent de degrés atypiques de dépression (pas nécessairement majeure) et d'anxiété.

Les bambins sont particulièrement vulnérables lorsqu'ils se voient séparés de la personne qui prenait soin d'eux, note une pédopsychiatre.

Les enfants issus de familles nanties ou de la classe moyenne sont trois fois plus susceptibles d'être touchés par la dépression que ceux de milieux défavorisés.

La psychologue et chercheuse Lise Bergeron est arrivée à cette conclusion surprenante au terme de l'Enquête sur la santé mentale des jeunes Québécois. Des chercheurs new-yorkais ont observé le même phénomène.

« Cette découverte mérite d'être approfondie. Les parents plus fortunés sont peut-être moins présents pour leurs enfants ou ont peut-être des attentes plus élevées », avance la Dre Bergeron.

Source : La Presse





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samedi 19 mars 2011

Des parents professionnels certifiés et diplômés

Il s'agit de fiction, de bande dessinée, d'une caricature outrancière sans rapport avec l'étatisation des garderies certifiées, de l'État qui se mêle d'imposer des cours d'éthique et de culture religieuse, de sexualité, d'univers social à tous sans exemption possible, le tout par des professionnels dûment certifiés de l'État. État qui se mêle de plus en plus de l'éducation, pardon de la « protection », des enfants dans leur intérêts  bien sûr, intérêts que l'État définit lui-même.

 Dessin de Lauzier





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L'enseignement du français délaissé par le gouvernement du Québec, plus d'anglais imposé à tous

Lettre ouverte de la présidente de l'Association québécoise des professeurs de français.



Madame la Ministre de l'Éducation,

L'Association des professeurs de français, qui regroupe près de 900 membres, a pour mission de contribuer à l'amélioration de la qualité de la langue et de son enseignement. Ses quelque 900 membres œuvrent dans les écoles du Québec, du primaire à l'université, et sont issus de toutes les régions de la province.

Les dernières annonces faites par le premier ministre, lors de son discours inaugural du 23 février dernier, nous laissent perplexes et nous inquiètent vivement. En fait, ce ne sont pas tant les annonces faites qui nous préoccupent, mais plutôt le silence en ce qui a trait au soutien aux enseignants de français dans les classes. Pourtant, la situation du français, tant au primaire, au secondaire qu'au collégial et à la formation des maitres, est décriée depuis longtemps par plusieurs, avec raison. Les nombreux articles publiés ces dernières années sur la réussite aux examens du MELS de fin de secondaire ou sur l'examen d'entrée à l'université (le TECFÉE) en font foi.

Comment interpréter en effet l'annonce de l'achat de tableaux blancs interactifs (TBI) pour chaque classe alors qu'on manque cruellement de dictionnaires et de grammaires dans les classes de français? Pourquoi fournir à chaque enseignant un ordinateur portable alors qu'on leur refuse de participer à des sessions de perfectionnement ou à des congrès, sous prétexte que les budgets ne le permettent pas? Si on achète des uniformes sportifs aux élèves, donnera-t-on un budget équivalent aux enseignants de français pour l'achat de romans, de pièces de théâtre, de recueils de contes, de nouvelles ou de poésie pour leurs élèves? Sur quelles bases s'appuie-t-on pour décider que tous les élèves de la 6e année du primaire, sans égard à leur compétence actuelle en anglais ni à leurs besoins, recevront un enseignement de l'anglais intensif la moitié de l'année alors que dans plusieurs écoles, le temps indicatif d'enseignement de la langue première, le français, n'est même pas respecté ? Alors qu'une bonne partie de nos élèves ont déjà une connaissance fonctionnelle de l'anglais, comment s'assurer qu'ils maitrisent le français adéquatement ? Les besoins comme les acquis sont très diversifiés et ne justifient pas une telle mesure.

En 2008, le ministère de l'Éducation lançait en grande pompe 22 mesures pour améliorer la maitrise du français chez les jeunes. Ces mesures touchent tous les ordres d'enseignement, sauf le collégial, et concernent entre autres le temps d'enseignement du français, les exigences relatives à l'orthographe au primaire ainsi que la formation initiale et continue des enseignants. Trois ans plus tard, aucune évaluation n'a été faite de l'impact de ces mesures visant à améliorer la maitrise de la langue et à soutenir les enseignants et les milieux scolaires. Pire encore : comme aucun échéancier n'accompagnait ces vingt-deux mesures, il est impossible même de savoir si elles sont appliquées dans les milieux.

Nous sommes d'avis que ces nouvelles mesures, annoncées par monsieur Charest il y a quelques semaines, ne répondent pas réellement aux besoins actuels des milieux. Nous craignons qu'il ne s'agisse que de la poudre aux yeux et de coups de trompette pour éviter de voir la réalité des classes et d'entendre les grincements de dents des enseignants. Les mesures proposées n'amélioreront en rien l'enseignement du français au Québec, cette langue que nous souhaitons tous mettre en valeur dans notre système scolaire.

Suzanne Richard, présidente de l'Association québécoise des professeurs de français




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