vendredi 2 avril 2010

La science climatique à l'école

Article intéressant d'un ancien professeur de l'Université du Québec à Chicoutimi, Reynald Du Berger.

Quand j’étais professeur à l’UQAC, je visitais régulièrement les écoles secondaires de la région du Saguenay Lac-St-Jean car des professeurs de sciences m’invitaient à parler à leurs élèves des tremblements de terre ou des carrières en sciences de la Terre.

Récemment, par l’entremise du programme « Innovateurs à l’école » des enseignantes en sciences d’une école polyvalente de la région de Québec m’invitaient à faire 4 présentations de 75 minutes sur le changement climatique devant leurs élèves de secondaire IV et V.

J’avais omis de signaler aux enseignantes mon « orientation climatique », ce qui n’est pas dans mon habitude, et contre mes principes, car le plus souvent, je présente d’abord mon exposé aux enseignants avant de le livrer à leurs élèves, d’abord question de respect et aussi afin de ne pas les heurter ni aller à l’encontre de leur enseignement. Cette fois, j’avais pris un risque.

Mon exposé s’intitule « La science défaillante et la religion florissante du changement climatique ». Ça peut donc se présenter aussi bien dans le cadre d’un cours de sciences que dans celui du nouveau cours d’éthique et culture religieuse. D’entrée de jeu, je leur dis que je ne prétends pas leur révéler la vérité sur les changements climatiques, je veux seulement semer le doute dans leur esprit, sur une question qui était scientifique à l’origine et qui a dérivé vers le politique pour devenir enfin dogmatique.

Je leur expose et explique des faits et données scientifiques dont la plupart découlent de mesures ou d’analyses récentes, qui jettent de sérieux doutes sur les affirmations et conclusions du Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans son rapport le plus récent de 2007. Je leur présente par exemple la «  crosse de hockey » de Mann (graphique partiellement reproduit dans leur manuel à la page 488) et qui prétend montrer l’évolution de la température moyenne du Globe au cours de 1000 dernières années. Je mets en relief la faiblesse des données dendrochronologiques sur lesquelles elle repose, les abus et erreurs de traitements statistiques qu’on leur a fait subir (rigoureusement et habilement mises au jour récemment par deux chercheurs statisticiens canadiens) et les importants et pourtant bien documentés épisodes du Réchauffement [Optimum] médiéval et du Petit âge glaciaire qu’on a sournoisement occultés afin que le « manche » de la crosse demeure suffisamment droit pour que la « palette » de l’influence humaine demeure en relief donc alarmante.



Cette crosse est une vraie crosse en effet, au sens propre français comme au sens figuré québécois. J’expose ensuite les donnés sur lesquelles les modèles du GIEC sont basés en attirant l’attention sur les lacunes, les faiblesses et les sources d’erreurs. Je leur montre enfin les données du satellite ERBE (Earth Radiation Budget Experiment), lesquelles analysées en 2009 par Lindzen du MIT, contredisent totalement les résultats issus des modèles climatiques du GIEC.



Vidéo du professeur Richard Lindzen du MIT, 26 octobre 2009


Je leur montre des photos illustrant la désinformation dans les médias (banquises se disloquant avec fracas issues des spectaculaires films antarctiques de Lemire et des émissions pathétiques commentées par Charles Tisseyre) puis ensuite à leur propre école et c’est alors que je leur demande d’ouvrir leur manuel de sciences à la page 488 où la « palette » de la crosse de hockey est reproduite puis à la page 490 où on leur présente un nounours polaire en larmes, seul et triste sur son petit glaçon à la dérive (c’est la photo qui illustre ce billet), tandis que tout fond autour de lui avec la légende « La fonte de la banquise menace la vie de l’ours polaire…. le glacier qui repose sur le Groenland est aussi en voie de se liquéfier ce qui risque de faire augmenter le niveau de la mer et d’engloutir les zones côtières ».

Je leur présente alors les dernières données sur le Groenland qui montrent que la calotte glaciaire s’y épaissit présentement au rythme « alarmant » de 5,4 cm par année, que la population d’ours polaires telle qu’évaluée par les images satellites est en nette croissance, et que dans certaines régions, on craint même la surpopulation!

On me demande alors d’où viennent ces diagrammes. Sûrement pas de Sélection du Reader’s Digest, ni du magazine l’Actualité, encore moins des délires environnementaux aussi pathétiques que pseudo-scientifiques de Charles « cet-équilibre-fragile » Tisseyre. Elles proviennent de Journal of Geophysical Research ou Geophysical Research Letters ou Nature ou Climate Research, bref des quelques revues scientifiques avec comités de lecture dans lesquelles la majorité des recherches en sciences du climat sont publiées. Et je n’aborde même pas la question de la crédibilité scientifique de Steven Guilbeault, le conseiller officiel de la Ministre de l’environnement, pas plus que celle du Climategate.

À l’aide de l’exemple de la bouteille de Perrier, je leur démontre comment l’augmentation de température fait augmenter le CO2 atmosphérique et non l’inverse.

Je termine sur une leçon d’éthique en recherche scientifique qui rejoint en partie mes propos dans mon premier billet sur ce blogue, dans lequel je dénonçais des collègues biologistes de l’UQAC à qui l’attitude alarmiste et culpabilisante en matière climatique profite lucrativement. Je leur dis que s’il y a une question dans l’examen final du Ministère sur ce sujet, il faut répondre ce qui est dans le manuel et non pas ce que je leur dis, s’ils ne veulent pas avoir zéro… tout comme Galilée a admis devant le tribunal de l’Inquisition que la Terre était immobile et que le soleil tournait autour, pour ne pas avoir zéro lui non plus (ce qui à cette époque correspondait à avoir la tête tranchée) … ils ont éclaté de rire. [Note du carnet : Galilée a surtout perdu son procès parce qu'il ne pouvait prouver sa théorie. Galilée annonçait ainsi qu'il n'y avait qu'une seule marée à Venise, or on savait qu'il y avait deux marées aux pieds des édifices de la Sérénissime ! Au passage, Saint Augustin (354-430) attribuait déjà les marées à la Lune. Voir Galilée et son raisonnement circulaire et ses procès.]

La journaliste et écrivain Véronique Anger vient de publier un article intéressant sur l’Inquisition climatique.

En quittant la classe, je dis à un élève « tu sais, ce manuel, c’est pas la Bible ». Il me répond candidement « je lis pas la Bible non plus »… à quand une vraie réforme ?


Articles connexes :

Gare à l'hystérie climatique, par Richard S. Lindzen du MIT

Phil Jones à la BBC : pas de réchauffement depuis 1995

La police verte

L'unamisme grégaire en sciences

Complément ECR et les questions éthiques liées au climat : L'intox autour des glaciers himalayens






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On a nationalisé nos enfants !

Article de Nathalie Elgrably-Lévy publié hier le 1er avril 2010 dans le Journal de Montréal (p. 23).

L’enseignement religieux dans les écoles indispose. Après l’avoir supprimé dans les écoles publiques, on s’attaque maintenant aux écoles privées subventionnées.

Or, pourquoi pareil acharnement ? À l’instar du réseau public, les écoles privées acceptent de se faire imposer les programmes, l’approche pédagogique, les bulletins et autres directives ministérielles. Elles font l’objet d’inspections et doivent prouver qu’elles se conforment à toutes les exigences.

Certes, les écoles privées sont financées à 60 % par l’État. Toutefois, si l’on considère le degré élevé de standardisation et les rares prérogatives dont jouissent ces établissements, il serait plus honnête de dire que les écoles privées n’existent pas ! On a plutôt l’impression qu’il s’agit d’écoles publiques financées à 40 % par les parents.

Or, pourquoi les parents défraieraient-ils plusieurs milliers de dollars sinon parce que ces établissements répondent à des besoins que écoles publiques laïques négligent ? Certains mettent l’accent sur les sports, ou les langues ; d’autres garantissent un milieu de vie sain ou préparent au baccalauréat français. Évidemment, certains dispensent un enseignement religieux. Pourquoi est-il donc acceptable que des écoles offrent des cours de tout acabit, exception faite des cours de religion ?

On dit que la religion est un choix privé qui ne devrait pas être financé par l’État. La formule, certes ronflante, repose sur une logique boiteuse. Dans notre système étatique, l’argent de nos impôts sert à financer une multitude de programmes et de services que nous n’approuvons pas nécessairement. Les pacifistes paient pour l’armée. Les végétariens subventionnent l’industrie porcine. Des militants pro-vie supportent financièrement les avortements tandis que les impôts de citoyens sans enfants sont destinés à la publication d’un guide sur les devoirs.

À chaque instant, les uns financent les désirs des autres, et on trouve cela normal. Dans le vocabulaire néosocialiste, c’est ce qu’on appelle la « solidarité » ! Or, si la solidarité justifie qu’on finance, par exemple, le festival du cowboy, pourquoi tant d’indignation face à l’enseignement religieux ?

Et puis, rappelons que, dans les faits, l’État ne paie rien. Ce sont les contribuables qui financent tout. Les parents croyants qui souhaitent un enseignement religieux paient aussi leur juste part d’impôt. En vertu de quel principe n’auraient-ils donc pas également droit au service éducatif de leur choix ?

Certes, il est légitime de soumettre tous les élèves de la province à des examens uniformes pour l’enseignement séculaire. C’est un moyen efficace de s’assurer que les objectifs pédagogiques sont atteints. Si les résultats sont probants, en quoi un enseignement religieux additionnel constitue-t-il un problème ?

Mais nos bureaucrates semblent malheureusement plus préoccupés par la méthode que par le résultat. En plus de décider des objectifs communs à respecter, ils veulent imposer leur conception de l’école ainsi que le type d’enseignement qu’ils jugent moralement acceptable. Dans les faits, l’État a volé aux parents la liberté de choisir l’éducation de leurs enfants. La classe politique, convaincue de sa supériorité morale, agit comme si les jeunes Québécois étaient la propriété de l’État et veut imposer sa volonté. C’est la dictature dans l’enseignement !

Or, pourquoi un modèle étatique universel serait-il supérieur à un système où les écoles laïques côtoieraient les écoles confessionnelles ? Une société qui respecte les principes, les convictions et les choix de chacun, sans nuire à personne, serait incontestablement préférable à une société où un groupe impose par la force sa volonté à l’ensemble de la population. Mais nos dirigeants semblent insensibles au gros bon sens. À l’insu des parents, ils ont « nationalisés » la jeunesse québécoise pour assurer le règne de l’école publique laïque. C’est du néosocialisme, et c’est carrément sauvage !

Voir aussi Priorité du PQ : restreindre le choix en éducation ?






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lundi 29 mars 2010

Deux poids, deux mesures ?


Patrice Lagacé revient aussi sur ce silence complice, sur cette minimisation de l'élite médiatique pour protéger un des leurs :

«Imaginez la biographie d'un ancien ministre important. Et là, à la page 151, disons, l'ex-politicien confie ceci à propos d'un garçon de son quartier: «On a parlé un peu, lui et moi, et rapidement, d'une certaine façon, il est devenu mon chum. Il avait 14 ans, mais il n'avait pas 14 ans. Je veux dire qu'il savait ce qu'il faisait.»

Combien de temps, avant l'opprobre?

Ou imaginez une ancienne gloire du hockey publiant sa bio. Et la légende raconterait qu'une fille du voisinage, une fille de 14 ans, lui a fait de l'oeil, qu'elle est devenue, «d'une certaine façon», sa blonde!


Combien de temps avant les mises en échec?

Pas longtemps. Garanti.

C'est pourtant ce que relate André Brassard, metteur en scène de génie, qui a donné vie aux textes de Michel Tremblay, dans sa biographie, Brassard, publiée tout récemment chez Libre Expression.

Et l'aveu est passé totalement sous le radar. Au-delà de l'anecdote, c'est ça qui est consternant. Le silence.

Personne, absolument personne, depuis la publication de la biographie du dramaturge des Belles-soeurs, n'a relevé cet aveu troublant qui le place dangereusement en banlieue de la pédophilie. Malgré ce que Brassard peut en dire, dans le paragraphe suivant.

Pourtant, l'ouvrage a fait l'objet de recensions dans la plupart des grands médias. Pas un mot là-dessus. On astique plutôt la statue du grand homme, sans fausse note.

Pas un mot? Pardon, la bande de Six dans la cité, à Radio-Canada, évoquant la biographie d'André Brassard, en a parlé. Nathalie Petrowski (ma collègue de La Presse) parle de «sa vie très rock and roll», note son arrestation pour détournement de mineurs et souligne la «franchise brutale» du metteur en scène.

«À un moment donné, lance Nathalie, il dit une phrase, je n'en reviens pas, à un moment donné, il a un chum de 14 ans, alors il dit: «Il avait 14 ans. Mais il n'avait pas 14 ans. Il savait ce qu'il faisait.»»

L'anecdote relatée par Nathalie est accueillie par une sorte de haussement d'épaules par ses camarades.

René Homier-Roy utilise une pirouette pour passer à un autre aspect de la biographie d'André Brassard: «Ce qu'il veut dire, c'est que c'était probablement une vieille âme!»

Catherine Perrin: «Il le dit: «Soyons clairs, je ne suis pas pédophile.» Il aime les jeunes garçons. Mais les jeunes garçons qui sont des adultes, dans un sens.»

C'est vrai: dans le paragraphe suivant, Brassard dit qu'il n'est pas intéressé par les enfants. «Je ne suis pas pédophile. Mais disons que les p'tits gars en haut de 16 ans m'ont toujours plu. Tant qu'ils ont du poil.»

Il le dit, Catherine, mais désolé, c'est de l'aveuglement volontaire de prendre ça pour du cash. Seul un psychiatre pourrait nous dire si, cliniquement, Brassard est un pédophile. Votre crédulité ressemble à celle de ces pauvres internautes qui reçoivent des courriels d'appels à l'aide de princesses africaines... et qui leur envoient du fric.

Disons que l'explication de Brassard - «Il savait ce qu'il faisait» - ressemble à s'y méprendre aux explications débiles d'autres pédophiles qui ont dû témoigner dans des causes impliquant des mineurs.

Le seul qui a pourfendu l'aveu de Brassard, c'est Sylvain Bouchard, animateur du FM 93, à Québec. Il a passé un savon, cette semaine, à Six dans la cité, pour délit de complaisance. Je ne peux que constater qu'il a raison.

Mais cette complaisance s'étend à tout le monde, ou presque, dans les médias. Ce n'est pas banal, même si on savait le penchant de Brassard pour les jeunes prostitués: il avoue que les petits gars en haut de 16 ans lui ont toujours plu, sans vergogne. Et la chose passe comme une lettre à la poste!»











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L'Espagne poursuivie par des parents devant la Cour européenne

Trois cents objecteurs de conscience traînent l'Espagne devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour s'opposer à l'imposition par le gouvernement socialiste espagnol de cours obligatoires qu'ils considèrent comme « antichrétiens ».

Les opposants, parmi lesquels on trouve 105 jeunes, ont déclaré que le cours obligatoire d'éducation à la citoyenneté introduit par le gouvernement socialiste espagnol en 2007 viole les droits fondamentaux des parents et de leurs enfants en obligeant les élèves à suivre un cours qui promeut une vision de la sexualité et de l'avortement qui s'oppose à leurs convictions religieuses.

Les opposants se sont tournés vers la CEDH après que 54 000 parents ont porté devant les tribunaux espagnols contre le gouvernement à propos de ces leçons, obligatoires pour les enfants de 10 à 16 ans.

Les familles espagnoles ont été contraintes de faire appel à la CEDH en réponse au manque évident de bonne volonté de la part de l'État espagnol dans un conflit qui duré depuis plusieurs années, a déclaré José Louis Bazan de l'organisme Profesionales por la ética.

La défense des droits fondamentaux des personnes devrait prendre le pas sur l'idéologie soutenue par un gouvernement a affirmé M Bazan.

Pedro Zerolo, figure de proue du mouvement homosexuel en Espagne, et membre du conseil exécutif du parti socialiste au pouvoir a déclaré que le gouvernement continuerait à soutenir une éducation qui promeut « la diversité sexuelle ».

Les plaignants se sont opposés à ce que l'État enseigne que l'homosexualité est une chose normale. Un manuel de 3e année du primaire (8 ans) utilisé en Andalousie dit par exemple que la nature nous a donné un sexe et que nous pouvons l'utiliser avec une autre fille, un autre garçon ou un animal.

Le recours à la CEDH a pour but de forcer l'État espagnol à respecter la neutralité idéologique dans le système éducatif public afin d'éviter toute atteinte aux droits fondamentaux. Les plaignants demandent également une compensation pour préjudice moral.

Les plaignants dans leur requête estiment que les écoles doivent travailler dans un climat serein, consensuel et respectueux de la liberté de tous. Le programme d'Éducation à la citoyenneté a créé une grave fracture dans l'éducation espagnole en raison du manque total de dialogue de la part du gouvernement.

Voir aussi Espagne — les tribunaux régionaux continuent d'accorder le droit d'exemption.






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dimanche 28 mars 2010

Campagne de financement de la CLÉ : les fonds commencent à rentrer



Voilà plusieurs semaines qu'on n'avait plus de nouvelles de la campagne de financement de la CLÉ pour son fonds juridique.

Il semble que l'argent rentre actuellement assez vite et qu'il pourrait permettre d'envisager une nouvelle phase dans le combat juridique de la CLÉ.

On nous indique, par ailleurs, que le thermomètre n'a pas encore été mis à jour pour refléter les dons collectés lors de récents soupers-bénéfice.


Faites un don déductible d'impôts directement par internet via un site sécurisé. Les instructions pour les dons par chèque et internet sont ici.







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samedi 27 mars 2010

Mathieu Bock-Coté sur la bureaucratisation de l'accommodement



Émission de Mario Dumont du mardi 16 mars 2010 sur V télé






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Mario Dumont : Mme Courchesne a « dit le contraire de la vérité » sur l'affaire du calendrier scolaire


Extrait d'une des lettres envoyées par les directions des écoles juives
Nous avions été parmi les premiers à attirer l'attention des internautes au tout début de février, extrait du Bulletin officiel à l'appui, sur les modifications que Mme Courchesne voulait apporter au calendrier scolaire.

Mme Courchesne avait d'abord présenté ces changements sous le couvert de la persévérance scolaire et de l'aide à la formation professionnelle. Pressée de questions, la ministre avait ensuite avoué le véritable but du changement de calendrier scolaire : rendre légales des écoles juives jusque-là illégales. Comme Guy Durand l'a expliqué, il y avait d'autres moyens : la dérogation. Mais peut-être que Mme Courchesne craignait que cela soit trop visible, trop explicite, elle a donc préféré faire dans le subtil : remplacer les articles 16 à 19 du Régime pédagogique par des articles 16 à 18 modifiés, abrogeant de la sorte implicitement l'article 19 où se trouvent énumérés les congés scolaires. Tout cela sans consultation préalables avec les parents et les autres acteurs sociaux comme les écoles, les Églises, etc.

Rappelons aussi la souplesse à géométrie extrêmement variable de la ministre de l'Éducation quand il s'agit d'accommoder des parents : changer les règlements pour des écoles juives, signaler à tous qu'il n'y aura pas d'exemption au cours ECR même si la loi permet de le faire (article 222 de la Loi sur l'instruction publique). Nous avec ces parents-là, Monsieur, « On ne négocie pas un virage aussi important sans écraser d'orteils » (Le Soleil, 19 avril 2008).



Pour Mario Dumont, Mme Courchesne n'a pas hésité à dire le contraire de la vérité (vidéo du 24 mars 2010)


Obtenues par La Presse canadienne en vertu de la Loi d'accès à l'information, deux lettres datées du 28 juillet et du 29 septembre 2009 font état de rencontres ayant réuni les deux parties au cours de l'été. Signées par les directions de sept écoles juives orthodoxes, elles sont adressées à la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne.

Les documents suggèrent que la réforme a été taillée sur mesure pour répondre à leurs revendications. Les comptes rendus des entretiens font largement état des « exigences » religieuses des écoles juives, reliées au calendrier scolaire. « Compte tenu des exigences imposées par la religion des personnes fréquentant nos établissements », les matières obligatoires seront enseignées le dimanche ou au cours de l'été « tel que discuté » lors de notre rencontre, d'écrire les directeurs d'écoles.

Lorsque le calendrier scolaire sera modifié en tenant compte du fait que « les fêtes juives ne correspondent pas aux fêtes séculières », il ne constituera plus un obstacle au respect du régime pédagogique, poursuivent-ils.






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Italie — l'hiver démographique

Un rapport rendu public mardi par le Centre international d'études familiales basé à Milan constate que 53,4 % des familles italiennes n'ont pas d'enfants. 21,9 % des familles ont un seul enfant, et 19 % en ont deux. Ce qui ne laisse que 5,7 % de foyers avec 3 enfants et plus... Avec de tels chiffres, on ne s'étonnera pas du taux de fertilité italien qui atteint seulement 1,31 enfant par femme – pour un taux de renouvellement des générations, dans les pays développés, de 2,1.

Cela signifie qu'à chaque nouvelle génération, l'Italie perd un tiers de sa population : trois personnes sont remplacées par deux. En termes de population totale, les effets de cette décroissance se manifestent de manière moins évidente en raison de l'allongement de la durée de la vie. Dans la réalité, c'est un lent suicide collectif.

Les raisons avancées par les familles pour leur hésitation à donner la vie sont avant tout économiques, précise l'étude. Si 16,4 % des familles sont effectivement en dessous du seuil de pauvreté, 37,2 % assurent avoir des difficultés de fins de mois et 22 % supplémentaires avouent des problèmes financiers occasionnels. Les autres raisons « externes » invoquées sont l'exigüité du logement, la précarité du travail et l'absence de solutions de garde pour les enfants. Mais pour la majorité, soit 57,8 % des foyers sans enfants, cette situation résulte d'un «  choix personnel » que les foyers expliquent par la peur de l'avenir et les difficultés liées à l'éducation des enfants. De fait, le revenu moyen des Italiens a augmenté depuis l'arrivée de l'euro, mais la dépense moyenne pour un enfant représente environ 35,3 % des dépenses familiales totales.

Il faut ajouter qu'il n'y a quasiment pas d'allocations familiales en Italie et qu'en outre le taux d'imposition est identique quel que soit le nombre d'enfants au foyer alors que les pensions versées ne prennent pas en compte le nombre d'enfants élevés par les retraités. Les gens ayant des enfants élevant ainsi à leurs dépends les futurs contribuables qui paieront les retraites et les frais médicaux de ceux qui ont décidés de ne pas en avoir. En termes économiques, les familles avec enfants sont les dindons de la farce.

Famille nombreuse égale donc, la plupart du temps : obligation de vivre avec un seul salaire, sans aide et en supportant des impôts sur le revenus disproportionnés. Aucun gouvernement italien n'a a ce jour changé cet état de choses – même si les campagnes électorales parlent beaucoup de la famille.

L'effondrement démographique a commencé dans les années 1970 avec la révolution sexuelle, l'accès facilité aux moyens contraceptifs puis la légalisation de l'avortement.

Que faire face à cette véritable catastrophe nationale ? Créer des allocations familiales, répond le rapport ; et encore avantager fiscalement les familles en fonction de leur nombre d'enfants.

Sans véritable surprise, on apprend que Gianfranco Fini, aujourd'hui président de la chambre italienne des députés et néofasciste converti, voit la solution dans la forte accélération de la procédure de naturalisation des enfants nés de parents immigrés. À l'heure qu'il est, ceux-ci – les immigrés de fraîche date – représentent déjà quelque 7,5 % de la population italienne selon les statistiques officielles. Et c'est leur arrivée qui a provoqué un modeste redressement du taux de natalité…

Aujourd'hui, l'âge médian des femmes italiennes est de 44,8 ans, un âge où la probabilité de concevoir se trouve déjà très réduite ce qui signifie que la moitié des Italiennes ont désormais peu ou pas de chances du tout d'avoir un autre enfant.






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La Devoir fait la chasse aux illégaux…

Rassurez-vous il ne s’agit ni des immigrés illégaux, ni des consommateurs de substances illicites ou autres malfaisants subornant quelque patron de la construction. Non, la cible est beaucoup plus facile à traquer et la débusquer ne représente aucun danger.

Comment la traquer ? c’est très simple ouvrir le rapport annuel de la Commission consultative de l'enseignement privé, repérer les cas qui posaient déjà problème, puis se présenter à l’école et « enquêter » pour y découvrir, horresco referens, que l’on n’y donne pas le cours d’éthique et culture religieuse ! Cette traque est d’ailleurs devenue un rite annuel ces dernières années dans la presse québécoise, car on y sait que respecter le monopole pédagogique québécois est un gage de réussite et d’excellence !

Extraits d’une enquête palpitante :

Cours d'éthique et de culture religieuse absent du cursus, enseignement du créationnisme, non-respect du régime pédagogique, bulletins non conformes, matériel didactique non approuvé par le ministère, professeurs sans autorisation légale pour enseigner... Les écoles privées cumulant les irrégularités abondent.

[…]

Après un survol de la situation des établissements d'enseignement privés, subventionnés ou non, dont le permis arrivait à terme en 2008 ou 209, Le Devoir a constaté que plusieurs d'entre eux se voyaient renouveler leur droit de cité [sic], et ce, malgré le fait qu'ils présentaient des lacunes et ne respectaient pas le Régime pédagogique, le Programme de formation de l'école québécoise (PFEQ) et, dans certains cas, la Charte de la langue française.

[…]

Pour l'année scolaire en cours, plusieurs écoles privées subventionnées dérogent à l'article 93 de la Loi en faisant payer aux parents un montant trop élevé pour les droits de scolarité visant les services éducatifs obligatoires. [On se demande bien de quoi se mêle l’État, pourquoi interdire que des parents paient plus s’ils le désirent ? Pour empêcher les écoles privées de se financer ?]

[…]

À Auteuil, l'Académie lavalloise, une école privée non subventionnée de niveaux primaire et préscolaire, ne respecte pas de nombreuses exigences de la Loi.

[…]

La Commission a constaté que plusieurs conditions au renouvellement du permis posées en 2008 n'étaient toujours pas respectées. Elle note, entre autres, qu'au moment où elle a fait ses observations, l'Académie lavalloise n'offrait pas le cours Éthique et culture religieuse. L'enseignement au préscolaire ne respectait pas non plus l'esprit du PFEQ puisque l'approche y est disciplinaire et qu'on y enseigne l'anglais comme une matière. Le calendrier scolaire ne prévoit pas de journées pédagogiques.

L'école n'est pas subventionnée mais contrevient à la Loi sur l'enseignement privé, car elle demande aux parents de verser 250 $ pour l'inscription, soit 50 $ au-dessus du montant autorisé. « On n'est pas subventionné, car on ne veut pas être les putes du gouvernement. On chargerait même plus si on pouvait », a dit M. Zakaïb.

[…]

Comme la Commission agit à titre consultatif, il arrive que le ministère décide d'octroyer un permis à des écoles qui, selon la Commission, n'en méritaient pas. À Saint-Lazare, la Petite École Montessori inc. s'est vue attribuer un permis pour le primaire jusqu'en 2012 alors que la Commission n'en recommandait pas la délivrance. La démonstration n'avait pas été faite que l'établissement disposerait des ressources humaines et matérielles adéquates, comme l'exige l'article 12 de la Loi. « Est-ce qu'il y aura des enseignants dans certaines spécialités et, le cas échéant, lesquelles ? Les arts, l'éducation physique, l'anglais ? » se demandait-on.

Le Devoir a appris que depuis son ouverture à l'automne dernier, deux enseignantes sont responsables des 20 élèves de cette nouvelle école qui ne compte qu'une seule classe combinant la 1re, la 2e et la 3e année. L'une d'elles se charge notamment de la danse et de la musique tandis que l'autre, qui occupe aussi les fonctions de directrice de l'école, supervise d'autres apprentissages en plus de « faire bouger les enfants en faisant des jeux », faute d'avoir un professeur d'éducation physique qui cadre avec l'approche Montessori.

[C’est très grave.]

ECR contre créationnisme
[titre étrange du Devoir puisque dans le cours ECR au primaire on passe en revue de nombreuses créations du monde religieuses, au point que certains parents athées s’en offusquent…


Grand Lièvre, créateur du monde, dans le matériel didactique de Modulo et CEC
Cliquez sur une vignette pour voir le détail
Activité 2e primaireCasse-tête Grand Lièvre CECGuide CEC de l'animatriceManuel enfant, 3 e primaire Modulo

]
Dans d'autres écoles, le créationnisme est encore au cœur de l'enseignement. Sise au-dessus d'un Dollarama à Notre-Dame-de-Grâce, l'Académie chrétienne Logos, une école faisant partie de l'Association des églises-écoles évangélistes du Québec (AEEEQ), existe depuis quatre ans et est titulaire d'un permis pour le primaire depuis 2007 et pour le secondaire depuis 2008, après avoir essuyé plusieurs refus. Cette école privée non subventionnée a demandé le renouvellement de son permis pour les deux niveaux en 2009 et a été exaucée jusqu'en 2011.

Avant de rendre son avis, la Commission avait pourtant constaté que plusieurs membres du personnel enseignant n'étaient pas qualifiés au sens de la Loi.
[Il y a quelques années le Devoir rapportait l’histoire d’un excellent prof de latin qui lui aussi n’était pas qualifié au sens de la Loi. Il avait dû renoncer à son poste et enseigner le latin à son successeur qui ne le connaissait pas ou peu. La chose avait même ému Josée Boileau dans le Devoir qui dénonçait « un incroyable salmigondis administratif, goutte d'eau qui s'ajoute à un parcours fait d'obstacles syndicaux et bureaucratiques qui ne peuvent faire rire que dans les films de Denys Arcand ou un épisode des Bougon. »

Au primaire, car nous parlons de cela ici, nous avons côtoyé des instituteurs non qualifiés au sens de la Loi (ils travaillaient hors Québec) qui n’avaient pas fait les innombrables heures de psychopédagogie auxquelles on condamnent les candidats professeurs au Québec et qui, pourtant, étaient meilleurs, plus dynamiques, plus pédagogues, plus patients, plus originaux que des instituteurs dûment conformes au sens de la Loi québécoise et surtout aux conventions collectives chères aux syndicats.]
Pour l'enseignement de la langue seconde, des arts plastiques et de la science et technologie, les élèves utilisaient le matériel de l'Accelerated Christian Education (ACE), un programme d'études élaboré au Texas. [Bouhouhou ! Texas, c'est pas l'État de George Bush ça ?]

Pour les cours Éthique et culture religieuse, Éducation à la citoyenneté et Éducation physique et à la santé, l'établissement n'utilisait que le Web.

La journaliste du Devoir s'y est rendue incognito [la tension monte !] sous le prétexte d'y inscrire des enfants et a constaté que la situation n'avait guère changé. Pomela Thompson, la femme du révérend qui tient l'établissement, a avoué être en négociation constante avec le ministère. Si elle cède sur certains points, pas question d'enseigner le cours Éthique et culture religieuse en y faisant la promotion d'autre chose que la foi chrétienne. « Nous, on croit en la création de Dieu. L'évolution, ce n'est qu'une théorie et on ne l'enseigne pas au primaire ici », a-t-elle dit en anglais [petite touche assassine : ces gens ne sont pas vraiment comme nous ?]

[…]

Jusqu'où tolérer ?

L'Académie Greaves de Saint-Georges de Beauce, chapeautée par la Greaves Adventist Academy de Montréal, privilégie une approche similaire pour le cours d'éducation religieuse, mais avec un peu plus d'ouverture. Dans cette école comptant à peine 11 enfants, installée dans le sous-sol de l'église Adventiste du 7e jour, le cours Éthique et culture religieuse est un «cours de bible» pour les tout-petits, tandis que les plus grands sont amenés à faire une recherche sur une autre religion. Une fois de plus, la Commission avait recommandé à la ministre de ne pas autoriser non plus l'ouverture de ce campus [campus pour 12 élèves dont certains au primaire ! Aucun sens des proportions.] à Saint-Georges de Beauce, car elle n'était pas «convaincue que le local de classe à la disposition des élèves est adéquat dans le contexte où il est prévu qu'on y trouve jusqu'à 12 enfants [...] dans un espace relativement limité». La responsable de ce campus, Louise Brisebois, assure que le programme du ministère est respecté.






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Le carême écologiste : rite d'une nouvelle religion

Jacques Brassard, ancien ministre du Parti québécois, revient sur quelques rites de la nouvelle religion écologiste. « Religion » est exagéré nous direz-vous ? Ce n'est pas nous qui le disons, mais un tribunal anglais. Notons également au passage que, selon l'American Chemical Society, manger moins de viande ne « sauvera » pas la planète. Les études qui avancent que manger moins de viande permettrait de réduire le réchauffement climatique ne tiennent pas la route, affirme Frank Mitloehner, un spécialiste américain de la qualité de l'air. Selon ce chercheur, « produire moins de viande et de lait ne va faire qu'augmenter la famine dans les pays pauvres. »

Lundi prochain, Lundi sans Viande, je vous avise que je vais me goinfrer de cochonnaille. Il suffit que l’ONU, les Congrégations verdoyantes et les bobos alter-mondialistes locavores proclament que tel jour, telle date, c’est une journée internationalement consacrée à promouvoir tel comportement où à nous faire adopter telle habitude de vie pour que je me fasse un devoir de faire exactement le contraire. La Journée sans Lumière, j’allume toutes le lampes; la Journée sans Auto, j’en profite pour rouler avec mon gros 4x4; la Journée sans Achat, je magazine allégrement.

Je m’en confesse, j’en ai ras le bol des prêcheurs de tous acabits qui nous prennent pour des tarés qu’il faut absolument guider, encadrer, superviser et lessiver avant qu’ils jugent, le moment venu, de nous contraindre et de nous assujettir à leur évangile et à leur code rigoriste.

Avez-vous remarqué que tout ce beau monde a longtemps dénigré l’Église, l’accusant de corseter la société dans un carcan dogmatique et moral. Et voilà maintenant que tous ces nouveaux puritains sont devenus une foutue bande de sermonneurs aussi achalants, sinon plus, que les curés d’autrefois.

Donc, lundi, je mange de la cochonnaille. Par esprit de contradiction? Peut-être! Pour faire un bras d’honneur aux prétentieux et méprisants donneurs de leçons de la troupe écolo-gauchiste? Sans aucun doute!

Ceci étant dit, je vous informe que je ne mange pas de viande tous les jours. Je mange du poisson au moins deux fois par semaine. Mais je n’ai nul besoin de ces détracteurs fanatiques de la viande pour déguster régulièrement une poêlonnée d’éperlans où un filet de morue. D’autant plus que leur détestation de la viande se fonde désormais sur la prétendue nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre résultant de l’élevage des cheptels.

Pire encore, les Gourous de l’apocalypse claironnent leur exécration de la viande parce que sa consommation va nous conduire à la disparition de la Vie sur Terre …dans 50 ans!!! Tel était du moins le sens de l’homélie biscornue de Jacques Languirand, doyen des Gourous québécois. Notez que cette ânerie monumentale est de même nature que l’idée fixe d’un autre Gourou vénéré, Hubert Reeves, qui ne cesse de prédire le déclenchement prochain de la sixième extinction massive de la Vie sur Terre !!! Et je vous épargne les propos absolument délirants de George Laraque.

Que diriez-vous de faire proclamer par l’ONU, formidable réceptacle d’idioties en tous genres, la Journée de la Niaiserie. Ce serait l’occasion de se rappeler de toutes les inepties éructées par les nouveaux curés de la nouvelle religion écolo-bio-grano-gauchiste lors du Lundi sans Viande, de la Journée sans Voiture, de la Journée sans Achat, de la Journée de Danse pour le Climat, du Jour de la remise du prix Nobel de la Paix, de la Journée sans Lumière et, si ça existe, de la Journée de l’Ours Blanc (et si ça n’existe pas, c’est vraiment un oubli impardonnable).






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