samedi 9 mai 2009

Éducation civique en France

Appui unanime des coptes orthodoxes à la liberté de choisir la formation religieuse et morale

Nous reproduisons ci-dessous la résolution de l'Association de la communauté copte orthodoxe du grand Montréal du 8 mai 2009.

Association de la Communauté Copte Orthodoxe du grand Montréal
La voix des chrétiens orientaux d'Égypte au Québec

Montréal, le 8 mai 2009


À sa réunion mensuelle tenue le 8 mai 2009, le Conseil d’administration, au nom des 37 000 coptes orthodoxes du grand Montréal, a voté à l’unanimité, la résolution suivante, au sujet du nouveau cours d’éthique et de culture religieuse :

« Attendu que le gouvernement du Québec a éliminé le droit des parents de choisir entre un enseignement religieux ou moral, à l’école, pour leurs enfants;

Attendu que le gouvernement a modifié l’article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne pour faire perdre aux parents cette liberté de choix;

Attendu que le MELS du Québec a imposé unilatéralement le cours d’éthique et de culture religieuse;

Attendu que ce cours présente aux élèves leur identité religieuse comme étant d’égale valeur par rapport à leurs camarades;

Attendu qu’à travers ce cours, toutes formes de croyances sont assimilées les unes aux autres;

Attendu que ce cours brime le droit personnel d’affirmer la dimension unique de sa religion;

Attendu que ce cours relativise les valeurs de la foi chrétienne dans une sorte de catalogues d’idéologies;

Attendu que le gouvernement oblige les commissions scolaires à refuser toute demande d’exemption aux parents;

Attendu que le gouvernement force des enseignants à enseigner ce cours qui va à l’encontre de leur conscience;

Il est résolu :
  1. D’appuyer les parents qui demandent que leurs enfants soient exemptés du cours ÉCR ;
  2. D’exiger que ce cours devienne optionnel de façon à respecter le droit des parents d’éduquer leurs enfants en conformité avec leurs convictions religieuses ou philosophiques ;
  3. D’appuyer les enseignants qui demandent d’être dispensés d’enseigner ce cours.

vendredi 8 mai 2009

Vidéo sur la marche familiale pour la liberté en éducation de Drummondville



Marche familiale pour la liberté en éducation

Aux cris de « Libre choix aux parents », « l'État va trop loin », « Où est le respect et la liberté au Québec », des gens venant de partout se mobilisent et marchent pour la liberté en éducation. Un bambin affiche une pancarte sur laquelle on peut lire : « 7 religions à 6 ans, pire que du gavage »

« Hurler sa colère »

Chronique de Joseph Facal sur la réforme pédagogique parue dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec le 6 mai 2009 :
L'implantation de la réforme scolaire sera entièrement terminée au Québec l'an prochain. Elle repose sur les mêmes principes que des réformes similaires lancées en Suisse, en Belgique et ailleurs : les «compétences transversales», et tout le bataclan que vous connaissez déjà.

Il y a toutefois une grosse différence: dans ces pays, dès qu'on a vu que les résultats scolaires piquaient du nez, on a immédiatement stoppé les machines. Ici, on a décidé de boire le calice jusqu'à la lie.

COBAYES

Depuis deux cents ans, les élites de notre société ont une sainte peur de l'échec et, comme tout notre peuple, un profond complexe d'infériorité face à la culture. Elles ne pouvaient donc qu'être séduites par une réforme qui promettait la disparition de l'échec et la réussite pour tous.

En cours de route, on a certes corrigé les aspects les plus superficiels de la réforme, comme l'allure des bulletins. Mais l'esprit général est demeuré le même. On a changé les fenêtres et les poignées de porte, mais pas les fondations ni la division des pièces.

Une enseignante dans une école difficile rapportait au journal La Presse : «C'est la première fois que je vois des enfants aussi perdus.» «Quand j'ai vu ce que la réforme avait fait d'eux, j'ai eu un choc. Il leur manque des notions fondamentales.» Lorsqu'il veut secouer les jeunes, le prof de maths, lui, se fait
dire : « Relax man, relax! Pourquoi se forcer puisque, de toute façon, on va passer ? ».

LES PREUVES

Des cas isolés ? Pas du tout. Depuis l'introduction de la réforme scolaire au Québec, le décrochage scolaire a augmenté. Les résultats de nos élèves dans les comparaisons internationales reculent. Plusieurs sondages indiquent que les enseignants, dans leur grande majorité, sont d'avis que cette réforme nuit aux enfants.

Abondent aussi les témoignages d'enseignants qui rapportent les consignes qu'ils reçoivent, sous la menace de sanctions : dans les écoles «difficiles», il faut «évaluer» les enfants de façon à ce que les taux d'échec n'explosent pas. La réalité est donc pire que les statistiques, déjà catastrophiques.

Évidemment, dans les quartiers favorisés, la plupart des enfants n'auront pas de problèmes particuliers, mais ce n'est pas ce genre d'enfant que cette réforme voulait aider. Bref, les preuves de l'échec complet de cette réforme sont maintenant si massives qu'il faut être de mauvaise foi pour les nier.

C'EST PAS MOI

Toute la classe politique tourne cependant autour du pot pour ne pas dire ce qui crève les yeux : qu'il s'agit d'un naufrage total, dont nous allons payer le prix longtemps.

Le Parti québécois ne veut pas porter l'odieux d'admettre que c'est pendant qu'il était au pouvoir (j'y étais) que s'est enclenché ce dérapage colossal. Le Parti libéral du Québec, lui, ne veut pas se faire dire qu'il dort au gaz depuis six ans, alors que s'accumulent les preuves de cet immense gâchis.

Personne ne veut être le premier à admettre s'être trompé. Pour ne pas en payer le prix politique. Pour ne pas donner de munitions à l'autre. Alors on se renvoie la balle. Et les enfants, pendant ce temps? C'est à hurler, je vous dis.
Et quelle est la clé de voûte de cette « réforme Marois » ? Eh bien! C’est le cours ECR…

À la fin, une fois le constat d'échec du « renouveau pédagogique » admis, il risque bien de ne rien rester de cette réforme désastreuse si ce n'est E.C.R.

mercredi 6 mai 2009

Après Denis Watters, Réal Gaudreault...

Réal Gaudreault sur 97,3 MF, une station du centre du Québec, au sujet du cours d'éthique et de culture religieuse, son imposition, la perte de droits des parents, les dérapages, l'idéologie pluraliste et le procès de Drummondville la semaine prochaine.



« Les collabos au régime pédago-totalitaire du MÉLS »

Lettre ouverte de Patrice Gagnon, enseignant et parent :
L'éthique et la culture religieuse. Obligatoire. Imposée. Pas le choix !

C'est ce que la cour de Drummondville va devoir infirmer ou confirmer. Aux gens qui croient que le cours ÉCR va favoriser l'ouverture, je réponds que le cours de morale ou de religion pouvait le faire. Et pourquoi parler des religions durant 11 ans ? L'imposition ! Voilà tout le problème ! Des milliers de parents veulent pouvoir refuser ou accepter le cours ÉCR. Rappelons que 72 % des parents sont d'ailleurs pour le libre choix (sondage Léger Marketing, octobre 2008).

Politiciens, amis, voisins, fonctionnaires, pouvez-vous respecter et même supporter les parents ?

Modifier des Chartes et des lois pour imposer un courant relativiste, c'est irrespectueux. Des consultations comme celle réalisée auprès de la Fédération des comités de parents, qui s'est faite à la hâte, de l'avis même de certains membres, ne signifient rien pour les parents du Québec. Prétendre, comme le font les Watters et compagnie, qui sont à la solde du gouvernement, qu'une Fédération représente sérieusement et officiellement les parents québécois pour des changements aussi majeurs est un outrage.

M. Charest croit qu'il y a un consensus sur ce cours. C'est faux ! Il attend d'ailleurs les résultats du procès de Drummondville. Trois juges différents ont même accordé depuis trois mois une injonction aux familles de Granby qui contestent le caractère obligatoire du cours. Les suspensions des élèves pour refus de se présenter au cours, refus motivés par les parents, ont donc été interrompues. Les fonctionnaires mis au pied !

C'est étonnant qu'il faille que de simples citoyens aillent aussi loin qu'une mise en demeure et même une injonction pour que le respect des parents devienne une réalité en matière d'éducation. La Convention des droits de l'enfant déclare à l'article 14.1 : « Les États parties respectent le droit de l'enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion ».

L'article 26.3 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 dit : « Les parents ont a priori le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leur enfant ». Nos convictions, philosophiques ou religieuses, ne sont pas respectées au Québec.

Même le Mouvement laïque Québécois dénonce l'imposition. Quand des commissions scolaires répondent que le régime pédagogique doit être respecté pour justifier les refus d'exemption, elles violent ces traités de l'ONU et bafouent allègrement les parents. Les différents exécutants de l'éducation sont-ils réellement tous conscients du sérieux de leurs gestes ? Soumis, ils collaborent au régime pédago-totalitaire.

Patrice Gagnon, parent et enseignant, Granby

Les enfants de l'État

Lettre d'opinion de Lucien Blais envoyée à La Voix de l'Est :
Au temps d'une paix, dans le bon vieux temps, la famille vivait au rythme de la nature et des grands espaces. Les parents possédaient toute l'autorité et l'encadrement pour éduquer et guider leurs enfants selon les valeurs ancestrales. C'était bien sûr l'époque de nos ancêtres. En 1953, lorsque la télévision envahit nos demeures, soudainement le monde entier pénétrait dans nos salons comme des invités de marques. La famille Plouffe, La pension Velder, La Soirée du hockey nous rivaient à nos fauteuils hypnotisés que nous étions à ne rien comprendre à ce miracle de la technologie. Les insertions publicitaires déclenchèrent un phénomène nouveau qui modifia drastiquement nos habitudes de consommations en passant d'un besoin essentiel déterminé par les parents à un éventail de produits hétéroclites s'adressant à tous les membres de la famille mais toujours au frais bien sûr des parents. Cet impair aux traditions les déconcertait et ils y voyaient une intrusion dans leur autorité parentale mais le phénomène s'accentua avec l'influence des voisins et de l'école. La Révolution tranquille des années 60 (Peace and Love) modifia l'encadrement religieux et apporta la gratuité de l'enseignement supérieur. L'adolescent se retrouvait souvent plus libre et instruit que ses parents et ce déséquilibre aggrava davantage les rapports entre parents et enfants, si bien que l'État s'est arrogé le droit d'intervenir dans la vie de l'étudiant (du niveau secondaire) en légiférant pour lui attribuer une confidentialité totale qui lui permet maintenant d'avorter ou d'utiliser la pilule anticonceptionnelle à l'insu même des parents.

Avec les CPE, l'éducation des tout-petits est même prise en charge à la naissance et la société interdit le droit à la correction corporelle comme pour se donner bonne conscience. L'influence venant de l'extérieur de la maison, a libéralisé des comportements qui échappent davantage aux parents. Internet, par exemple, constitue un outil fantastique de références mais expose les enfants aux pédophiles, aux prédateurs sexuels et à toutes les formes de violences qui caractérisent notre époque, livré directement dans la chambre à coucher à l'insu, bien sûr, des parents qui souvent sont des néophytes de cette technologie. L'état se charge des grands-parents, des handicapés, des chômeurs, de la DPJ du B.S. et de l'orientation des croyances avec les cours d'éthique et de religions, limitant ainsi les responsabilités des parents à la conception de l'enfant. Nos gouvernements s'apprêtent même à subventionner l'insémination artificielle.

Ce libertinage social se paie par un taux de naissances qui régresse constamment : en 1900 le taux était de 39,5 par 1000 habitants par rapport à 9,8 en 2000. Notre société individualisée stérilise les couples contre les valeurs familiales ancestrales si bien qu'en extrapolant ces données, les naissances et les décès se croiseront pour une croissance de 0 dans 10 ou 15 ans. Le filet social que les gouvernements étendent dans la population ne fait finalement qu'étouffer la cellule familiale québécoise qui risque de disparaître à l'aube de ses 400 ans d'histoire.

Le peuple québécois aura été une société distincte tout au long de sa courte histoire.

Lucien Blais, Granby

mardi 5 mai 2009

Réal Gaudreault — peut-on faire confiance aux experts du MELS ?

Deux nouvelles vidéos de l'historien Réal Gaudreault.

Capsule 25 — Marilyn Manson dans les écoles publiques ?



Résumé de la capsule par Réal Gaudreault : « Les textes du chanteur américain Marilyn Manson sont reconnus pour faire la promotion de la violence sous toutes ses formes. Ils encouragent notamment le suicide chez les jeunes. Pourtant, en 1999, le ministère de l’Éducation du Québec distribue des affiches de ce chanteur dans toutes les écoles du Québec. Selon le MEQ, une batterie d’experts n’y voyaient rien de grave. Incroyable, non ? Aujourd’hui, ils veulent instruire nos enfants à la religion. »



Capsule 26 — Écoles de la réincarnation subventionnées par l’État



Résumé de la capsule par Réal Gaudreault : « En 2000, le P.Q. achève la déconfessionnalisation des structures scolaires au Québec. En 2002, le ministre de l’Éducation Sylvain Simard approuve et renouvelle la licence des écoles Rudolf Steiner (Woldorf), lesquelles ne suivent pas le programme du MELS. Non seulement cela, ces écoles subventionnées par l’État fondent leur pédagogie sur la doctrine de la réincarnation et du karma hindou. Plutôt étonnant, non ? »

[Note du carnet: nous ne sommes pas pour l'interdiction de ces écoles, nous nous insurgeons du deux poids, deux mesures appliqué ici par le Monopole de l'Éducation, crispation face à des parents auxquels on n'accorde aucune exemption au cours d'ECR, mais tolérance extrême et subventions pour des écoles au programme fort « original ».]

Ode au pluralisme religieux

On trouvera ci-dessous une véritable ode au pluralisme religieux distribuée dans une classe de 5e primaire de la commission scolaire Riverside de la Rive-Sud de Montréal.

Gageons que les parents athées vont particulièrement apprécier...





« La contestation du programme Éthique et culture religieuse est une avenue que les évêques ont jugée infructueuse. »

La ministre St-Pierre et monseigneur St-Gelais, en faveur du cours ECR, lors de la signature d'une entente sur l'utilisation des églises dont l'usage est appelé à changer

Geste inélégant de Mgr Veillette, directement exploité par le gouvernement

Mgr Veillette a décidé de se souvenir des chevaliers de Colomb et même de les flatter. C’est que l'affaire est grave : ceux-ci se sont montrés charitables et tolérants, suivant en cela le Préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique qui déclarait que l'imposition du cours ECR viole le droit des parents.

Cela ne devrait étonner aucun catholique, mais cela n'a pas du tout l'heur de plaire à son éminence l’évêque de Trois-Rivières.

Mgr Martin Veillette a donc décidé d'écrire le 28 avril 2009 au député d’État des chevaliers de Colomb à propos du cours d’Éthique et de culture religieuse.

Mgr Martin Veillette et Mme Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine en 2008 lors de la signature d'une entente sur le patrimoine religieux et l'utilisation d'églises (vides) dont le changement d'usage est envisagé


Mgr Veillette contre la liberté de choix !

Nous en sommes là : un pasteur catholique reprend la plus grosse association catholique du Québec parce que celle-ci ose dire que les parents devraient être libres de choisir une éducation morale et religieuse conforme à leurs convictions ! À leurs convictions !

Les slogans du gouvernement repris verbatim

Il faut bien le dire, on se sent gêné à la lecture de la lettre affligeante que Mgr Veillette veut voir envoyée aux 104 000 chevaliers de Colomb en règle (le tout, aux frais des chevaliers de Colomb bien sûr).

On a parfois l’impression de lire verbatim les arguments du Monopole de l’Éducation, le tout repris sans aucune distance par un membre du clergé à qui cette réforme, ne l’oublions pas, a été imposée : « «La contribution éducative attendue de ce programme se situe principalement sur le plan de la citoyenneté : « la reconnaissance de l'autre et la poursuite du bien commun » Il s'agit d'apprendre à vivre ensemble dans une société pluraliste. Nous souscrivons à cet objectif et invitons la population catholique à en reconnaître la pertinence. Les transformations qui ont profondément marqué notre société nous y incitent de façon pressante. Le dialogue autour de questions éthiques et religieuses pourra aider les jeunes de diverses croyances et convictions à surmonter les clivages idéologiques et à mieux se respecter mutuellement. »

C’est là le lot de clichés habituels pour faire passer la pilule alors que les Québécois vivent déjà ensemble pacifiquement dans une société pluraliste et qu’il n’est pas du tout certain que le relativisme et le subjectivisme qui marquent le programme d’éthique et culture religieuse amélioreront quoi que ce soit dans le « vivre-ensemble ».



La vigilance selon Mgr Veillette : militer en faveur de l'imposition du cours ECR

Le comble est atteint quand Mgr Veillette se félicite de ce qui se passe sur le terrain des paroisses et qui serait absolument remarquable. C’est vraiment vouloir noyer le poisson : ce n’est pas parce que depuis peu l’Église catholique organiserait des classes de catéchèses décentes, disons, qu’il faut se réjouir de l’imposition du cours d’éthique et de culture religieuse pendant 11 ans qui pourrait bien défaire les rares heures de catéchèse que l’Église organisera sur une population de jeunes élèves désormais fortement réduite.

Enfin, il est remarquable que Mgr Veillette considère que sa soumission molle est une position prudente alors que personne, pas même M. Georges Leroux, ne peut prévoir les conséquences de cette « déconfessionnalisation des mentalités » comme l’appelaient Serge Côté et Jean Turgeon du Comité national du plan de formation en éthique et culture religieuse lors du Colloque des directeurs d’école 2007.

Georges Leroux : « s'interroger sur quelque chose qui pourrait s'apparenter à de la folie [...] Actuellement, personne au Québec ne mesure l'amplitude du changement et ses conséquences réelles »


Les parents ont raison d’être prudents et moins passifs que Mgr Veillette

Comme d'éminents universitaires l’ont déjà dit et comme plusieurs témoins experts le répèteront la semaine prochaine à Drummondville, n’en déplaise à Mgr Veillette, les parents sont dans leur droit quand ils demandent l’exemption d’un cours de formation morale et religieuse qu’ils trouvent suspect ou même contraire à leurs convictions. Mgr Veillette devrait protéger son troupeau, ne pas le diviser et ne pas justifier sa soumission à une formation dont le caractère catholique est plus que douteux pour plusieurs spécialistes.

Défi majeur : déconfessionnaliser les mentalités


Se faire l’exécuteur de basses œuvres, créer la division

Il est inélégant pour Mgr Veillette de rappeler ainsi à l’ordre les chevaliers de Colomb alors que ceux-ci ont fait preuve de tolérance et de bienveillance envers des parents inquiets pour le bien-être de leurs enfants. Il est contreproductif pour l’évêque de Trois-Rivières de vouloir ainsi créer la division là où régnait une unanimité tolérante. On a la désagréable impression que Mgr Veillette s'est fait l’exécuteur des basses œuvres du Monopole de l’Éducation, ceci alors que des parents catholiques sont en procès contre un État qui envahit de plus en plus la sphère spirituelle (voir l’article 36 de la Loi sur l’instruction publique) et veut même mettre au pas les écoles catholiques privées (comme le collège Loyola également en procès contre le MELS) qui osent demander qu'ils puissent enseigner un cours d'ECR modifié afin qu'il soit compatible avec leur nature d’établissement privé de confession catholique.

La sortie précipitée de Mgr Veillette a d’ailleurs été immédiatement exploitée par les avocats du gouvernement qui se sont empressé d’ajouter sa lettre inopportune au dossier qu’ils présenteront à Drummondville la semaine prochaine pour empêcher toute exemption au cours gouvernemental d’ECR.

Dans quelle galère s’est donc laissé embarquer Mgr Veillette ?

Qu’est-ce qui a poussé Mgr Veillette à s’exprimer aussi rapidement pour exiger que sa lettre soit diffusée aux frais des chevaliers de Colomb ? Pourquoi ne pouvait-il attendre la conclusion du procès de Drummondville dans une semaine avant de prôner une soumission peu vigilante et peu prudente et semer un peu plus la division parmi les catholiques ?

N’a-t-il donc aucun dossier plus pressant à régler ? Ne pourrait-il pas plutôt s’assurer que les écoles catholiques subventionnées aient encore une vocation catholique par exemple et que les parents catholiques ne se voient pas poussés à fonder de nouvelles écoles catholiques, non subventionnées cette fois ? Ne peut-il concevoir la prudence envers le cours ECR qu’en termes de lettre militante en faveur de celui-ci ?

Ne peut-il s’occuper de certains prêtres de son diocèse, comme le père Lacaille qui critique ouvertement et radicalement le Pape Benoît XVI sur des questions comme le sacerdoce des femmes, l'avortement, l'euthanasie, le préservatif, l'œcuménisme, la théologie de la libération et la forme extraordinaire de la messe catholique. Voir la dernière charge à boulet rouge de ce « bibliste » contre les pirates vêtus de pourpre qui dirigeraient selon lui le Vatican, lettre complaisamment reproduite par le Devoir. Là, subitement, Mgr Veillette devient fort coi.

N’y a-t-il rien de mieux à faire pour un pasteur que d’être l’instrument du gouvernement et de diviser ses ouailles en prêchant non la liberté de choix, mais une prétendue « vigilance » qui n’est qu’une soumission molle qui pourrait bien avoir des conséquences graves pour les enfants de parents catholiques ?