vendredi 12 décembre 2008

Commission scolaire attend la fin des élections pour « dialoguer » et suspendre les élèves qui refusent d'assister au cours d'ECR


On appréciera la langue de bois transparente du représentant de la commission scolaire qui parle de « dialogue constant » quand il veut simplement dire se soumettre à la longue à ce qu'il désire.

Tout compte fait, les pédagogues des éditions Modulo n'avaient pas tort : grâce au cours d'éthique et de culture religieuse le dialogue peut désormais se faire seul et avec un gros bâton.



Premier renvoi d’une école secondaire publique du Québec pour absence au cours gouvernemental d'ECR ?

Ce vendredi le 12 décembre 2008 pourrait bien marquer la date du premier renvoi d’une école secondaire publique du Québec parce que des parents refusent que leurs enfants suivent le cours de formation morale et religieuse gouvernemental d'ECR.

On trouvera ci-dessous une copie conforme d’un avis de suspension adressé par la direction de l’École secondaire J.-H. Leclerc de Granby à l’endroit d’un étudiant qui refuse d’assister au cours obligatoire d’éthique et culture religieuse, cours allant à l’encontre de la foi de la famille visée.

À 9 h ce matin, plusieurs autres parents « réfractaires » au programme de morale gouvernemental sont convoqués par la direction de l'école secondaire J.-H. Leclerc de Granby pour signer, au nom de cet élève, un « engagement à se présenter au cours d’éthique et culture religieuse » sous peine d'expulsion définitive de leurs enfants.

D’autres parents de cette même école ont également reçu cet avis de suspension et devront se présenter à l’école lundi et mardi prochains pour faire face à la même sanction.

N° de téléphone de la direction de l'école J.-H. Leclerc de Granby : (450) 378-9981.

Avis de suspension et de renvoi

Avis de suspension et de renvoi

Avis de suspension et de renvoi

mardi 9 décembre 2008

Décrochage scolaire en hausse au Québec


Le taux de décrochage scolaire au secondaire est en hausse au Québec. Selon les données publiées aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec, il est passé de 25 % pour les années 2002-2003 à 25,3 % pour la période de 2006-2007. Le taux a diminué (- 0,5 %) chez les garçons passant de 31,8 % à 31,3 %, mais il a augmenté (+ 1,0 %) chez les filles grimpant de 18,5 % à 19,5 %.

Dans le Nord du Québec, les chiffres établissent un sombre constat : plus de 7 jeunes sur 10 ne terminent pas leurs études secondaires, à savoir 3 garçons sur 4 et près de 7 filles sur dix. Chose d'autant plus inquiétante que les communautés autochtones sont — contraire au reste du Québec [1] — en pleine explosion démographique.

Région2002-20032006-2007GarçonsFilles
 (2006-07)
Nord du Québec59,3 %71,5 %73,1 %69,8 %
Outaouais37,0 %34,2 %40,1 %27,9 %
Laurentides35,9 %33,9 %43,0 %24,8 %
Estrie33,4 %33,1 %40,4 %25,4 %
Montréal31,8 %32,1 %36,4 %27,5 %
Lanaudière31,4 %32,0 %40,5 %23,0 %
Mauricie25,4 %30,4 %36,9 %23,7 %
Côte-Nord29,9 %30,2 %39,4 %21,7 %
Centre du Québec25,8 %29,7 %36,7 %21,7 %
Abitibi et Témiscamingue23,3 %28,8 %35,3 %22,2 %
Montérégie28,3 %28,5 %36,3 %20,6 %
Gaspésie et les Îles24,5 %27,7 %38,5 %17,8 %
Laval28,4 %25,3 %30,2 %20,3 %
Capitale Nationale19,4 %22,0 %28,2 %16,2 %
Chaudière-Appalaches18,2 %18,9 %25,5 %12,9 %
Bas Saint-Laurent16,9 %18,7 %27,7 %10,4 %
Saguenay-Lac Saint-Jean15,6 %18,0 %24,6 %11,9 %

Le taux de décrochages est à la hausse dans toutes les régions du Québec sauf à Laval, en Outaouais, dans les Laurentides et en Estrie.

Source et détails supplémentaires : Institut de la statistique du Québec.




[1] Rappelons qu'avec un indice synthétique de fécondité de 1,6 enfant par femme le Québec ne connaît pas « un baby boom » comme les médias aiment le prétendre, mais uniquement une implosion démographique légèrement ralentie par rapport aux années qui ont suivi la mise en place des garderies par le gouvernement péquiste à la fin des années 1990, période où cet indice avoisinait 1,45 enfant par femme après avoir atteint 1,66 enfant/femme en 1992 lors de la politique de primes-bébé. Rappelons qu'il faut 2,1 enfants par femme pour assurer un renouvellement des générations.

samedi 6 décembre 2008

Il faut que l'enseignement de l'histoire cesse d'être « une catéchèse du multiculturalisme »

Nous en avions déjà parlé ici : le cours d'éthique et de culture religieuse n'est pas le seul cours à imposer une vision multiculturelle à tous les enfants du Québec (même ceux des écoles privées). C'est également le cas du nouveau programme d'histoire d'un affligeant correctivisme politique et dont la qualité objective, pour au moins un des manuels approuvés, est en outre très médiocre.

On a accusé l'ADQ de vouloir attiser la division et de tenter de faire renaître la polémique sur l'identité québécoise face à une immigration croissante et de plus en plus diverse au Québec, car il osait critiquer l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse dès six ans. En effet, ce programme fait une très large place aux religions associées aux minorités visibles (parfois infimes au Québec au demeurant) et les traite toutes comme aussi légitimes les unes que les autres. C'est ainsi que les religions pratiquées par 3,7 % des Québécois occupent près de 63 % des pages à contenu religieux des deux manuels du 3e cycle du primaire publiés par Modulo. On comprend mieux pourquoi les émissaires du gouvernement envoyés à Valcourt ne voulaient pas quantifier le caractère prédominant censément accordé à la tradition chrétienne dans ces manuels.

Mais voilà qu'on apprend dans Le Devoir de ce samedi que s'il était porté au pouvoir, le Parti québécois reverrait de fond en comble l'enseignement de l'histoire à tous les niveaux afin que ce programme cesse d'être « une catéchèse du multiculturalisme ». Ce serait, en effet, la conclusion à laquelle serait arrivé un comité « histoire » du PQ formé par Pauline Marois et qui a récemment présenté ses conclusions sur le sujet.

Depuis quelques années, l'enseignement de l'histoire soulève un débat au sein du Parti québécois quand on y a inclus — pour des raisons de calendrier, le cours d'éthique et de culture religieuse n'ayant pas encore êté imposé en classe — un volet « éducation à la citoyenneté » pour les troisième et quatrième années du secondaire dont les partisans ont dit qu'il visait à présenter une version moins « conflictuelle » de l'histoire.

Alors que certains membres du PQ voyaient d'un bon œil cette « ouverture », leur haute direction a tranché en faveur d'une vision plus « nationale » en entérinant le rapport de ce comité qui propose de « redonner toute sa place à la dimension nationale ». Il est intéressant de noter qu'alors que, sur le plan des valeurs et de la religion, le PQ a adopté une vision multiculturelle empreinte de relativisme (« le pluralisme normatif » comme certains auteurs l'appellent), dans le cas de l'histoire laïque, le comité « histoire » du PQ n'hésite pas à prendre parti et affirme que « l'histoire n'est pas qu'une juxtaposition de sociétés diverses, mais implique une dynamique et, souvent, des conflits que ne saurait dissimuler une idéologie multiculturaliste ».

Le rapport propose aussi de dissocier l'éducation à la citoyenneté et l'histoire, qui sont actuellement regroupées. Ce sont là, tranche le comité péquiste, « deux choses distinctes et de nature différente, bien que la seconde soit essentielle à la première ». Selon le PQ, à titre de matière distincte, l'éducation à la citoyenneté devrait être intégrée au cours d'éthique et de culture religieuse dont un des buts, selon ses thuriféraires, est d'améliorer le « vivre-ensemble » des Québécois. Rappelons que cette fusion avait la faveur de nombreux partisans de ces deux nouvelles matières dès l'élaboration du volet éducation à la citoyenneté, mais qu'elle n'a pas pu se faire, car le cours de religion dans les écoles publiques n'allait être aboli par l'État qu'à partir de 2008.

jeudi 4 décembre 2008

Cachez ce saint que je ne saurais voir — le laïcisme à l'œuvre dans les écoles québécoises

La conférence Saint-Vincent-de-Paul de Notre-Dame-des-Laurentides recueille tout au long de l'année de la nourriture pour les plus démunis notamment dans les écoles. Cette année, son président a décidé de se présenter dans les écoles sous un autre nom, « le Comptoir d'entraide ». Le père Gilles Poulin, apparemment catholique, membre de la conférence Saint-Vincent-de-Paul s'en explique :
« Le mot saint devenait froissant. Il a fallu faire autrement. Le Comptoir d'entraide, c'est plus neutre et c'est la même mission. On voulait éviter la confrontation par rapport à la religion catholique. »
Le plus étonnant de l'affaire, c'est qu'il s'agit d'une décision de la conférence Saint-Vincent-de-Paul de Notre-Dame-des-Laurentides et que cette décision n'a pas été comprise par le secrétaire de la commission scolaire, Jean-François Parent :
« Mais Saint-Vincent-de-Paul, c'est leur nom ! Il y a encore des écoles qui portent le nom d'un saint ! »
Certains y verront un signe que l'Église catholique du Québec est bien mal défendue par ses prêtres et sa hiérarchie trop empressés à se fondre dans le siècle et que ce sont parfois les laïcs qui la défendent encore le mieux, ne fût-ce que par un étonnement empreint de bon sens devant tant d'abandons.



[Addendum :

Comme le fait remarquer un des commentateurs, les Œuvres du cardinal Léger ont discrètement connu cette même ablation laïque pour devenir récemment l'Œuvre Léger. (Voir article du 8 novembre 2008)





On remarquera le passage d'un logo à couleur de cardinal à un logo noir et la suppression du col romain.]

mercredi 3 décembre 2008

Écoles orthodoxes juives d'Outremont : entente avec le Monopole de l'Éducation, sauf sur le cours d'ECR

Il y a deux ans, les journaux québécois ont fait grand cas des écoles confessionnelles dites « illégales ». On a alors parlé des écoles censément illégales juives, protestantes et mennonite. Légales partout ailleurs au Canada et même au Québec, pour certaines écoles protestantes, avant la déconfessionnalisation des commissions scolaires. Beaucoup sont devenues illégales par une emprise de plus en plus grande de la part du Monopole de l'Éducation (MELS).

C'est ainsi que certaines écoles de la communauté juive orthodoxe ont fonctionné depuis leur installation au Québec, il y plus de 50 ans, sans appliquer le programme pédagogique du Québec. Tout le monde les tolérait sans problème jusqu'à récemment.

À la suite de fortes pressions de la part du Monopole de l'Éducation québécois, des ententes seraient intervenues entre le MELS et trois écoles secondaires orthodoxes juives dont les jeunes doivent consacrer la majeure partie de leur temps à l'étude de la Torah et autres écrits sacrés. Selon la SRC, une entente a été signée avec le gouvernement de Jean Charest afin de régulariser la situation de ces écoles orthodoxes juives d'ici 2013.

Pierre d'achoppement : le cours d'éthique et de culture religieuse

Selon Yann Bernard, l'avocat qui a négocié l'entente, il y a toutefois un cours dont l'enseignement posera problème. Il s'agit de celui traitant de l'éthique et de la culture religieuse. En effet, de nombreuses personnes de la communauté veulent voir leurs enfants exemptés du cours d'éthique et de culture religieuse.

Selon la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, interrogée par Radio Canada ce dossier le gros plus morceau à faire passer. Elle est ainsi consciente des difficultés à venir.

« C'est sûr que ça va être le plus gros morceau à faire passer. [...] Ce n'est pas une notion d'accommodement raisonnable. C'est véritablement de s'assurer que nos matières obligatoires sont enseignées dans ces écoles » a-t-elle déclaré.

Bizarrement, il ne vient pas à l'esprit de Mme Courchesne qu'il n'y aurait plus d'obstacle à cette entente, si le Monopole de l'Éducation qu'elle dirige ne cherchait pas à imposer un programme pédagogique qui désormais dicte même une formation morale et religieuse unique et commune aux élèves du Québec.

Appui au commissaire scolaire de Gatineau qui a décidé de retirer sa fille du cours d'ECR

La Coalition pour la liberté en éducation a poursuivi sa mobilisation contre le cours d'éthique et culture religieuse, lundi, à Gatineau. Plusieurs représentants de la CLÉ ont assisté à la réunion du conseil de la Commission scolaire des Draveurs pour appuyer la décision d'un des commissaires, Michel Choquette, de retirer sa fille du programme d'éthique et de culture religieuse (ECR).

Selon la CLÉ, M. Choquette pourrait être l'un des premiers commissaires au Québec à oser retirer son enfant du cours d'ECR et ce geste enverrait un message fort à la population.

« Dans le cas de M. Choquette, c'est un parent d'abord. Et puis lui, en entendant aussi les différentes demandes de révision qu'il y a eu, il a senti, il a vraiment vu qu'il y avait une perte de droits pour les parents. Et, en tant que personne honnête, il ne peut pas laisser passer une telle chose », a déclaré la porte-parole régionale de la Coalition pour la liberté en éducation, Sonia Bouchard, au micro de Radio-Canada.

M. Choquette soutient que ces cours obligatoires briment la liberté de choix des parents. Il souhaite faire prendre conscience aux gens. « Je pense que la vaste, vaste majorité de la population n'était même pas au courant, surtout au niveau des démarches qui ont dû être faites pour adopter ce cours-là. Pour le faire, pour le mettre en force, il a fallu changer la charte des droits au Québec. Un moment donné, quand on change des chartes de droit, c'est quelque chose qui va un petit peu plus loin », a-t-il déclaré.

La Commission scolaire des Draveurs dit ne pas vouloir faire de commentaires officiels car la cause du cours d'éthique et culture religieuse est devant les tribunaux (à Drummondville et à Montréal).

Entrevue avec M. Perreault de la Coalition pour la liberté en éducation au Lac-Saint-Jean

Entrevue à l'antenne d'une radio du Lac-Saint-Jean de M. Perreault de la CLÉ au sujet du cours dit d'éthique et de culture religieuse.



mardi 2 décembre 2008

Courageux candidat dans la circonscription du PM Charest : contre la réforme et le cours d'ECR

Très préoccupé de l'avenir des jeunes, le candidat de l'Action démocratique du Québec (ADQ) de la circonscription de Sherbrooke, Jacques Joly, insiste pour dénoncer « la réforme Marois et le laisser-aller libéral » en matière scolaire, et il réclame aussi la disparition du cours actuel d'éthique et culture religieuse de l'école primaire.

La prétendue priorité de M. Charest : l'éducation !

« Et M. Charest nous disait à son brunch de dimanche que l'éducation est devenue une de ses priorités ! » a-t-il lâché en dérision, lundi, au cours d'une conférence de presse à laquelle assistait la Tribune de Sherbrooke.

Retour à la mission première de l'école : les connaissances de base, la discipline

« La première mission de l'école doit être la transmission des connaissances », fait valoir M. Joly. « En tant que député, ce que je préconise c'est que tous les enfants du Québec atteignent leur plein potentiel ».

Pour y parvenir, dit-il, « on doit ramener la discipline, les connaissances, l'évaluation pour tout le monde (...) On veut que les enfants soient prêts à entrer dans la vraie vie ». Globalement, rappelle-t-il, le chemin du succès passe par de plus fortes exigences auprès des élèves, puis un plus grand nombre d'heures de mathématiques et de français.

À cet égard, il dénonce que la réforme scolaire exige des élèves du secondaire deux unités de moins en mathématiques et deux unités de moins en sciences, lesquelles sont remplacées par deux unités en arts plastiques, et deux unités en éducation physique ou éthique et culture religieuse.

M. Joly propose que l’école redevienne un lieu où les connaissances et la rigueur sont présentes tous les jours. Pour y arriver, elle propose d’investir pour les enfants en difficultés et d’offrir à chaque enfant la chance d’aller au bout de ses capacités. Moins d’expérimentations, moins d’idéologie, plus de qualité, plus de rigueur, plus de choix, plus de respect des parents, et ce dans des écoles plus autonomes.

Formation morale et religieuse : nos enfants, pas ceux de l'État

Dans le cadre de ce cours, on enseigne dès la première année du primaire 6 religions et autres spiritualités. Le parti Libéral et le parti Québécois défendent becs et ongle l’imposition de ce cours et ce malgré qu’une majorité demande le choix (72 % des parents québécois sont pour le libre choix en la matière). Notons que dans son article La Tribune passe sous silence cet aspect alors qu'il est mentionné dans le communiqué de presse que nous avons reçu de M. Joly.

« Dire à des enfants de sept ans que le doute, c'est bon, on n'a pas besoin de ça (...) Le contenu ne respecte pas les valeurs de tous les parents, toutes religions confondues. Je connais des immigrants qui songent à quitter le Québec parce qu'on impose à leurs enfants six religions... Ça ouvre la porte à n'importe quoi, selon les préférences des professeurs. C'est nos enfants, pas les enfants de l'État ».

« On vient dire [dans ces cours] aux enfants que toutes les religions peuvent être vraies, poursuit-il. Or, si tout peut être vrai, les valeurs que les parents vont transmettre à leurs enfants peuvent être fausses! »

Ces enfants, ce sont ceux des parents et non ceux de l’État. C’est aux parents de décider quelles valeurs ils veulent transmettre à leurs enfants, pas aux ministres ni aux fonctionnaires.

Regret : l'ADQ n'a toujours pas vu les dangers du cours d'éthique au secondaire

Il faut regretter toutefois que l'ADQ n'ait pas compris que le cours d'ECR et sa dimension relativiste au secondaire (à peine circonscrite par de très larges balises politiquement correctes) puissent également être considérés comme nuisibles par certains parents comme ceux du collège Loyola.

Le dalaï-lama pour le libre choix !

On se rappellera que la Presse avait reproduit sans trop de scrupules les affirmations de partisans du cours d'ECR selon lequel « le dalaï-lama serait emballé » par le cours d'éthique et de culture religieuse. Ceci alors que le dalaï-lama, de retour d'un long voyage en Europe, était hospitalisé à Bombay ! On avait dû mal à croire que le dalaï-lama, avec son horaire chargé, ait pu étudier le nouveau cours en détail alors qu'il n'y a aucun manuel en anglais et que ceux en français venaient juste de sortir.

Nous nous étions demandé si le dalaï-lama pouvait être d'accord avec la manière dont ce programme est imposé : en supprimant des droits dans les chartes, en enlevant le droit d'objection de conscience aux enseignants, en imposant le cours à tous et en menaçant les parents récalcitrants.

En faisant quelques recherches, nous avons pu trouver une prise de position officielle du dalaï lama qui ne peut que signifier son opposition au caractère obligatoire du cours pondu par le Monopole de l'Éducation et ses experts cooptés habituels :
« Donnez simplement aux gens le libre choix – Je crois que c’est quelque chose de merveilleux. Et c’est un signe de patience »

Ottawa, 24 avril 2004, Presse canadienne dans Journal de Québec dimanche le 25 avril 2004, page 12.