Une pétition en ligne contre l'imposition du cours d'Éthique et culture religieuse vient d'être lancée.
Signez-la ici.
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Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
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Riverside School Board on October 21, 2008 at 6:30 PM
Myself, Gina Petrozza and Maitre Jean-Yves Côté presented ourselves at Riverside School Board. Following a refusal to the exemption form to take my child out of the ethics and religious course, I asked for a revision. I was asked to present my arguments against this decision by the school board.
To make my argument more complete and understandable I invited maître Côté who obviously could explain the legal aspect of my argument much better than I. Maître Côté graciously accepted my invitation.
We entered the building and were told to wait in a meeting room.
Maître Côté was asked who he was and said he was the lawyer who accompanied me. He was told by Ms. Denise Paulsen that the request for the revision was asked for by myself and that only I could attend but that if he wanted to assist and be silent he could. Maître Côté answered back that I have a right to be represented and that the law in Quebec gives me that right. Mrs. Paulsen stated again that this was not so and he could not come in to express himself on my behalf.
Mrs. Paulsen asked us to wait once more and went in the next boardroom to discuss with the assembly of commissioners. After a little while both myself and maître Côté were invited to sit down in the boardroom. Only I was addressed, however, with no acknowledgement of maître Côté. Seeing this I gave maître Côté permission to answer the board when I was addressed to speak so that we could clear the fact that he came to present some of the arguments with me.
The board once more said that he could not represent me as a lawyer.
He was not allowed. Maître Côté asked to provide proof of where it was written in their directives that this was so. No one could come up with any document. The committee stated that it was decided so and so it remained as the procedure they would take.
It was suggested by the spokespeople at the head of the committee that the meeting was to be cancelled and it was motioned in majority that it would not. We were asked to leave. Maître Côté requested their minutes and said that further procedures were to follow.
We were escorted to the first room where maître Côté had left some of his presentation. One commissioner came to ensure that we would leave.
This man said that things could have turned out better if maître Côté were not present. Maitre Cote commented to the man saying something like, did he mean to say that I could actually be the first in the province of Quebec to get my child exempted from the course?
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| Oui | 42 % |
| Non | 43 % |
| Je ne sais pas, refus | 15 % |
| Oui | 56 % |
| Non | 37 % |
| Je ne sais pas, refus | 7 % |
Un sondage Léger Marketing commandé par l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) nous apprenait jeudi que 72 % des parents seraient « d'accord pour [qu’ils] aient le choix entre l'enseignement religieux confessionnel et le cours d'éthique et de culture religieuse ? ». Ce sondage confirme en l’amplifiant ce qu’un sondage CROP/La Presse avait déjà révélé il y a quelque temps.En effet, ce sondage effectué en décembre révélait que 57 % des Québécois répondant à la même question étaient en faveur de cette liberté de choix.
Les résultats de ce sondage ne sont pas surprenants. En effet, les questions qui favorisent la liberté des gens plutôt que la contrainte reçoivent a priori plus la faveur des répondants. C’est là un phénomène normal que les spécialistes connaissent bien : c’est celui de la désirabilité sociale.Désirabilité sociale. Le terme semble mal choisi. En psychologie, le concept de désirabilité sociale désigne le biais qui consiste à vouloir se présenter sous un jour favorable à ses interlocuteurs. C'est l'effet qui explique que les intentions de vote de certains partis extrémistes sont sous-estimées, car les gens n'osent avouer leur adhésion à ces partis. On ne voit pas trop le rapport ici à moins que Jean-Pierre Proulx veuille dire que le cours d'ECR est mal perçu dans la population alors que celle-ci a été abreuvée de slogans positifs sur ce cours « ouvert sur la diversité, qui prépare à un meilleur vivre-ensemble, à prédominance chrétienne, etc. » et ceci alors que les opposants à l'imposition du cours d'ECR étaient catalogués de catholiques les plus intégristes par Radio-Canada. Rien que cela ! On ne voit donc pas très bien la désirabilité sociale à soutenir les positions de la CLÉ !
Dire cela n’est pas dévaloriser la valeur intrinsèque de la question et de la réponse qui a été donnée; c’est plutôt une invitation à en évaluer la portée.Bref, l'explication sur la prétendue désirabilité sociale invoquée par M. Jean-Pierre Proulx n'a guère d'importance, puisqu'on peut toujours vouloir évaluer la portée d'une question et d'une réponse d'un sondage (le
en est ambigu dans la phrase du père du cours d'ECR).D’un point de vue politique, elle constitue évidemment un argument utile en démocratie pour tenter de convaincre le décideur que la où va la majorité, là est la légitimité. Au demeurant c’est l’objectif, légitime, de l’APCQ : « Nous pensons, écrit-elle, que la manière la plus simple de résoudre la diversité des opinions est de suivre la sagesse des Québécois exprimée dans ce sondage et permettre l'option d'un enseignement religieux et moral confessionnel à l'école ».Un démocrate, mais peu de gens au Monopole de l'Éducation semblent l'être ces jours-ci, penserait que faire ce que la grande majorité de la population veut est sage dans un domaine aussi subjectif que l'éducation morale et religieuse. Surtout quand ce désir ne porte ombrage à personne puisqu'il s'agit d'offrir plus de choix.
Mais précisément, la question, au plan politique, est de décider ce qui est le plus sage. Et à cet égard, à moins de vouloir gouverner par sondage, il y a un certain nombre d’éléments à prendre en considération. Voyons voir.
Nos valeurs et nos choix de société.« On » ? Ah ? On ne m'a absolument rien demandé. Et, même si c'était le cas, pourquoi l'État devrait-il pouvoir imposer sa formation morale et philosophique à tous ?
Les politiques sociales et culturelles québécoises adoptées au cours des quinze dernières années visent toutes à favoriser le vivre-ensemble dans une société de plus en plus diversifiée. L’école, dont l’une des missions, est la socialisation des élèves, vise aussi à favoriser ce vivre-ensemble. On s’est démocratiquement entendu là-dessus.
De ce point de vue, la position défendue par l’ACPQ s’éloigne de ce choix de société puisqu’elle a pour effet de séparer les enfants selon leur appartenance religieuse ou leur non-appartenance à aucune. Elle croit qu’il est préférable qu’il en soit ainsi. Mais vu les buts sociétaux déjà fixés, on peut, et c’est mon cas, estimer qu’elle fait erreur. Mais c’est ici affaire de convictions et de valeurs.En effet, c'est l'affaire de convictions et précisément dans ce domaine le mieux est de tolérer la diversité de convictions ce que M. Proulx cherche à nier en se cachant derrière de prétendues valeurs communes québécoises que ce cours incarnerait. Ce qui n'est en rien prouvé comme l'atteste la très grande méfiance de nationalistes québécois envers ce cours dans lequel ils voient l'imposition du modèle multiculturel (ou interculturel pour faire plaisir à MM. Bouchard et Taylor).
Les règles de droitBref, les règles de droit ne sont précisément pas un obstacle, il y aurait moyen d'offrir différents cours de religion confessionnels (ou un seul dans les écoles privées que M. Proulx semble opportunément oublier alors que son cours d'ECR leur est, pour l'instant, également imposé). Cela se fait dans d'autres pays démocratiques comme la Belgique ou l'Allemagne.
Nos chartes québécoise et canadienne obligent l’État à ne privilégier aucune religion en particulier en raison de la norme d’égalité devant la loi qu’elle garantit aux citoyens. Comme jusqu’en septembre dernier, la loi autorisait les seules religions catholiques et protestantes à dispenser des enseignements confessionnels, il a fallu pendant plus de 20 ans déroger à ces chartes. En 2005, l’Assemblée nationale a unanimement conclu qu’il fallait mettre un terme à cet état de choses.
Pour être conforme à la lettre et à l’esprit de nos chartes, il faudrait donc, pour rendre possible la proposition de l’APCQ, offrir le choix non seulement, comme le propose la question de leur sondage, « entre l'enseignement religieux confessionnel et le cours d'éthique et de culture religieuse », mais entre plusieurs enseignements confessionnels. Ce qui nous mène au troisième élément.
La gestion pédagogique de la diversité.C'est là, à mon avis, le point essentiel du long commentaire de M. Proulx, à savoir que, dans la pratique, les minorités se voient mal desservies. L'ennui, c'est qu'on n'est pas sûr que ces minorités seront mieux desservies avec un cours à prédominance chrétienne dans son volet religieux et relativiste, sous une mince couche de respect et de tolérance, dans son volet éthique.
Le souhait de l’ACPQ examiné dans toutes ses implications soulève la question de sa faisabilité. À cet égard, les écoles québécoises ont déjà de l’expérience. Depuis le regroupement des écoles sur une base linguistique, celles-ci étaient tenues d’offrir en option l’enseignement religieux catholique, l’enseignement religieux protestant et la formation morale non confessionnelle. Or l’expérience a montré que sur le plan de la gestion pédagogique, ce système d’options était devenu impraticable, en particulier au primaire. Il implique en effet une redistribution complexe des tâches entre les enseignantes et les enseignants et une réorganisation des horaires et des locaux qui l’est tout autant. Le résultat est connu : ce sont les groupes minoritaires qui sont mal servis. La proposition de l’ACPQ aurait comme effet prévisible d’accroître les difficultés et de rendre illusoire le droit à l’égalité.
La position de l’ACPQ soulève une autre difficulté de nature pastorale, cette fois au regard de ses propres espérances. Les évêques du Québec ont décidé qu’il était dorénavant préférable que l’éducation de la foi se fasse non plus à l’école, mais dans le cadre paroissial. La plupart des diocèses ont déjà commencé à investir temps et ressources dans cette direction. On objectera qu’ils ont pris cette décision à leur corps défendant, poussés qu’ils ont été par les décisions gouvernementales. Cette objection est en partie vraie. Mais ce qui l’est davantage, c’est qu’ils ont assumé maintenant cet état de fait et qu’ils ne vont pas revenir en arrière.On ne voit pas pourquoi ils ne pourraient revenir « en arrière ». On a déjà vu des revirements plus étranges. On sait aussi que les évêques se sont surtout résignés à accepter mollement le cours d'ECR : il est évident qu'un bon cours de religion confessionnel à l'école donné à 80 % des enfants est préférable à un cours du dimanche donné à une dizaine de pour cent d'enfants pratiquants. À moins que les évêques aient renoncé à annoncé la Bonne Nouvelle. Ce qui serait un comble.
Au surplus, ils ne sont plus convaincus du tout que la forme de statu quo que réclame l’ACPQ au regard des catholiques, servirait bien l’éducation de la foi. Le témoignage public et récent de l’évêque de St-Jérôme, Pierre Morisette est sans équivoque à cet égard.Mgr Morissette est un des évêques en faveur du cours d'ECR, un tiers des évêques du Québec serait contre celui-ci. Malgré cela, Mgr Morissette rappelle dans son témoignage que « les parents ont à être vigilants à l’égard de ce qui se passe avec le cours d'Éthique et culture religieuse ». Vigilance sans équivoque. Pour ce qui est du statu quo, ce que les évêques lui reprochaient surtout c'était la piètre qualité des enseignants qui étaient affectés au cours de religion : certains n'étaient visiblement pas même croyants. On peut vouloir un cours de religion confessionnel et améliorer le statu quo !
Pour ma part, j’estime que la décision de l’Assemblée nationale et du gouvernement de mettre au programme commun des écoles du Québec un cours d’éthique et de culture religieuse a été une décision pertinente et que c’est de côté que se trouve la sagesse. D’autant que ce programme, comme j’ai eu récemment l’occasion de l’écrire, rejoint les aspirations d’une majorité de Québécois.Le père du cours ECR trouve que sa décision de ne pas admettre de choix (même dans les écoles privées) fut sage. Pourquoi ne sommes-nous pas surpris ? Pour ce qui est de la majorité, il s'agit d'une faible majorité (52 %) sondée en août alors que les manuels étaient quasi inexistants, mais les slogans favorables au cours nombreux.
PARENTS DÉMOCRATES
Selon un récent sondage effectué par Léger Marketing, 72 % des parents du Québec sont favorables au libre choix entre un cours d’enseignement religieux confessionnel et le nouveau cours d’éthique et de culture religieuse.
Ce qui ne veut pas dire que tous ces parents inscriraient leurs enfants à un cours d’enseignement religieux. Au fait, selon d’autres sondages, la proportion de parents tentés par un tel choix se situerait autour de 60 %. Ce qui demeure considérable, surtout quand on sait tout le travail de sape qui a été accompli dans le but de discréditer l’enseignement religieux, tant catholique que protestant.
Ce qu’exprime ce 72 %, c’est la préférence en faveur de la liberté de choix. Beaucoup de parents qui éventuellement n’opteraient pas pour un enseignement religieux confessionnel pour leurs enfants veulent néanmoins qu’on respecte le droit d’autres parents d’exercer un tel choix. C’est un comportement démocratique qui leur fait honneur.
La ministre de l’Éducation refuse l’exercice de ce droit. Elle a opté pour l’intolérance. Elle craint peut-être que la tendance révélée par le sondage ne mette en péril le cours d’éthique et de culture religieuse qui, nonobstant sa lourde armature et sa pléthore de gourous et d’experts, ne pourrait peut-être pas soutenir la concurrence avec un cours d’enseignement religieux confessionnel. D’où la préférence pour la méthode forte. Mais elle devrait se rappeler qu’« à vaincre sans péril on triomphe sans gloire ». Et peut-être même qu’on ne triomphe pas longtemps.
« Le noyau idéologique du programme ECR a un nom : le multiculturalisme. La mise en place du cours ECR et son caractère obligatoire ne signe pas un commencement d’altération des libertés, mais signe la fin d’une longue manoeuvre d’anesthésie de toutes les fonctions vitales de transmission de la culture. Ça prenait un sacré culot pour imposer cette horreur du début du primaire jusqu’à la fin du secondaire ; que le régime se soit cru autorisé à aller de l’avant ne fait que confirmer son arrogance et sa conviction missionnaire. Critiquer le cours ECR sous l’angle du multiculturalisme reviendrait à tisser la toile qui manque présentement à la CLE en touchant aux sujets limitrophes : politique d’immigration, enseignement de l’histoire, charte des droits, identité nationale, propagande festivo-multiculturelle, réforme socioconstructiviste de l’éducation, etc. Le régime veut fabriquer un nouveau peuple, un homme nouveau, une société utopique, et le cours d’ECR n’est que le point d’orgue de ce Programme de rééducation intégrale. L’erreur de la CLE est de véhiculer sa résistance antitotalitaire par la foi plutôt que par la nation, empêchant ainsi son combat de se lier aux autres poches de résistances qui se forment actuellement contre l’inter/multiculturalisme d’État.
L’inspiration antitotalitaire peut certes être chrétienne, elle l’a même été à plusieurs reprises dans l’histoire, mais son articulation politique, dans le contexte qui est le nôtre en 2008 au Québec, doit reposer sur un langage compréhensible par tous : celui de la nation. Ce n’est pas tout d’avoir raison sur le fond, encore faut-il être rassembleur sur la forme. Il est inutile de penser à obtenir des accommodements auprès du régime, car ces accommodements ne seront toujours que de petites victoires trahissant de grandes défaites. Il faut au contraire renverser tout le régime par la critique de l’inter/multiculturalisme d’État et du chartisme victimaire, une tâche colossale qui ne peut s’accomplir qu’à travers un programme de ressaisissement national. »