dimanche 9 juillet 2023

Groupes antifas de Montréal et Québec se mobilisent contre une manifestation d'extrême droite imaginaire

On appréciera l’ironie de ce manifestant d’extrême gauche masqué qui se félicite de démasquer l’« extrême droite », de les traquer, de diffuser le nom de leur employeur, l’adresse de leur domicile. Bonjour l’intimidation hypocrite !

Le Soleil, journal subventionné, s’est félicité de cette « victoire » en prétendant que « Un rassemblement anti-LGBTQ+ [avait été] écrasé par sa contre-manifestation » pro-trans sans pouvoir trouver d’horribles manifestants de ladite extrême droite.

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Unanimisme — L’Assemblée nationale se porte à la défense des travelos lecteurs de contes pour enfants

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Angleterre — Élèves dénoncent « ostracisme et brimades » à l’école si l’on ose dire qu’il n’y a que deux sexes

 

Un homme qui se dit femme élu Miss Pays-Bas 2023

Rikkie Kollé, un jeune homme de 22 ans résidant à Amsterdam, a été élu Miss Pays-Bas 2023, devenant ainsi le premier transgenre à décrocher ce titre, rapporte la radio-publique néerlandaise NOS.


Le lauréat est loin d’être un inconnu aux Pays-Bas. En 2018, il avait pris part aux émissions de télévision « Holland Next Top Model » (le titre est bien en anglais...) où Rikkie était allé jusqu’en finale. Il était alors le deuxième transgenre à participer à ce programme télé populaire. Rikkie Kollé se définit comme d'ascendance moluquoise (indonésienne) et néerlandaise.

Très sérieux, le jury de Miss Pays-Bas justifie sa décision en affirme que Kollé « a rayonné pendant tout le spectacle et a fait le plus de progrès parmi toutes les candidates ». Les candidates à Miss Pays-Bas ont suivi un programme de formation au préalable au cours duquel elles se sont notamment rendues à Curaçao dans les Antilles néerlandaises.

« Elle [Il, Rikkie] a un récit fort avec une mission claire », a déclaré le jury lors de la finale. « Le jury est convaincu que l’organisation [de Miss Pays-Bas] aura plaisir à travailler avec cette jeune femme [homme]. »

Dans le règlement Miss France, il est écrit noir sur blanc que les candidates ne doivent pas « avoir eu recours à la chirurgie plastique (exception faite d’une chirurgie uniquement réparatrice) ». En revanche, celle-ci est totalement autorisée lors des concours Miss Monde et Miss Univers. Rikkie Kollé a bénéficié de nombreuses chirurgies. Il représentera les Pays-Bas au prochain concours de Miss Univers.

Cette élection n’est-elle que le fruit de l’excentricité batave ou s’inscrit-elle dans une stratégie plus large étant donné que les concours de Miss Univers, de Miss USA et de Miss Teen USA sont désormais détenus par un richissime Thaïlandais transsexuel ? 
 
Dégoûtant

Sur les réseaux sociaux, les critiques pleuvent. « Un homme est devenu Miss Pays-Bas 2023. C’est dégoûtant. Le message est que les hommes sont meilleurs pour être des femmes que les femmes elles-mêmes, que les hommes sont plus beaux que les femmes. Sous couvert de progressisme, les femmes sont effacées. Mais nous ne nous laisserons pas faire », déclare Raisa Blommestijn, philosophe du droit.

La commentatrice Eva Vlaardingerbroek (ci-contre) ne s’attendait pas à autre chose. « C’est tellement prévisible et peu original maintenant », dit-elle.
 
Eva Vlaardingerbroek
« S’agit-il de la plus belle femme des Pays-Bas en 2023 ? Ou cette personne a-t-elle été choisie en raison de son ADN masculin ? C’est une insulte à toutes les femmes », estime le médecin généraliste Frank Peeters.
Où est la limite ?


« Les hommes biologiques remportent des compétitions sportives dans la catégorie des femmes. Effacement du mot “femme”. Permettre aux hommes qui se sentent femmes d’entrer dans les vestiaires des femmes. Où est la limite ? » s’interroge l’avocate Kim Boon.

« En ce qui me concerne, d’ailleurs, nous avons atteint cette limite depuis longtemps, ce qui entraîne une concurrence déloyale, de l’insécurité et de la précarité pour les femmes », ajoute-t-elle.

Aveuglement idéologique

Le scientifique Ferdinand Meeuws n’en revient pas : « Que les transgenres gagnent toutes les compétitions sportives féminines, je peux le comprendre. Mais maintenant, qu’il remporte aussi une Miss Pays-Bas, cela dépasse mon entendement ».

« Quiconque ne voit pas que l’idéologie “woke” efface les femmes est idéologiquement aveugle », note le député Harm Beertema (PVV).

Émeutes : la mise en place d’un contre-récit diversitaire (ce n'est pas l'immigration !)

Drapeau algérien lors du sac
d’un centre des finances publiques
à Paris (extrait d’une vidéo)

Un texte de Mathieu Bock-Coté paru dans le Figaro de ce samedi 8 juillet.

Il est d’abord apparu évident aux yeux de tous que les émeutes de la semaine dernière étaient indissociables de l’immigration massive, qui a transformé en profondeur la population française depuis cinquante ans. Plusieurs voulurent croire qu’elles s’accompagneraient d’une prise de conscience, entraînant plus tôt que tard un véritable changement de cap politique. Il fallait être bien naïf pour s’imaginer cela.

C’est François Hollande qui a amorcé la contre-offensive en affirmant que ces émeutes n’avaient rien à voir avec l’immigration. Il était permis de parler de la crise de l’autorité, de l’effondrement de la famille, des dysfonctionnements de la République, du manque de respect pour la police… de tout, sauf de l’immigration. [Macron a aussi parlé de la violence des jeux vidéos -- pourtant présents dans nombre de pays pacifiques ! -- et de la crise de l’école où il veut investir encore plus d’argent, voir France — Le sort de Pap Ndiaye comme ministre de l’Éducation est-il scellé ?, Coûts de l’immigration : collèges seront ouverts de 8 h à 18 h dans les banlieues immigrées et Les banlieues sont gorgées d’allocations sociales et de privilèges]

Les commentateurs furent trop heureux de se rallier à cette interprétation lorsqu’ils apprirent que 90 % des émeutiers interpellés étaient administrativement de nationalité française. Ils n’y virent pas le signe d’une dissociation de plus en plus marquée entre la nationalité juridique et la nationalité existentielle, mais la preuve que la question de l’immigration ne se posait plus. [Voir Driss Ghali : « Ils se sentent des Français de contrefaçon. […] Ils disent : “À bas la France !” »]

Il y avait comme un soupir de soulagement dans l’air. D’émeutes communautaristes, il n’y avait pas eu. Gérald Darmanin a même voulu refaire le coup du Stade de France. On s’en souvient, il avait alors affirmé que les exactions commises lors de ces razzias étaient le fait de supporteurs britanniques. Une fois établi que ce n’était pas le cas, et que les pillards provenaient des banlieues, le ministre de l’Intérieur déclara que s’interroger sur l’origine des émeutiers était nauséabond, sans qu’il ne lui vienne à l’esprit que « britannique » était bien une nationalité. Cette fois, Gérald Darmanin a voulu dissocier les émeutiers de l’immigration en expliquant qu’on y trouvait aussi des Kevin et des Mattéo. Faut-il en comprendre que les prénoms ont une signification sociopolitique ? [Alors que Zemmour avait été éreinté par la bien-pensance quand il rappelait leur importance dans ce domaine]

En moins d’une semaine, le constat initial a donc été intégralement retourné. Le régime diversitaire a engendré un contre-récit, vite devenu la norme. Il ne serait donc plus permis d’analyser l’acculturation ratée des populations issues de l’immigration, naturalisées sans être assimilées. Il ne serait plus permis de chercher à comprendre pourquoi la jeunesse des quartiers préfère un drapeau étranger au drapeau français lors des compétitions sportives, pourquoi elle rejette souvent l’identité française pour se replier vers un islam qui se présente comme une identité alternative et revendicative, pourquoi elle voit dans le refus d’obtempérer face aux policiers un rituel initiatique dans les banlieues. Le réel n’a pas eu lieu. L’institutionnalisation du mensonge se confirme.

Le régime diversitaire venait donc de reprendre le contrôle du récit politico-médiatique. Il se radicalise au rythme où il se sent fragilisé, en cherchant à contrôler plus que jamais la mise en récit de la décomposition du « vivre-ensemble », par exemple en voulant censurer ou encadrer les réseaux sociaux et les images qui y circulent. Officiellement, il s’agit de limiter leur utilisation par les émeutiers, qui en avaient fait un outil. Dans les faits, il s’agit d’empêcher que puissent s’y raconter un autre récit et une autre description de l’émeute que celle validée par le régime diversitaire et relayée par le système médiatique.

Mais, surtout, le régime diversitaire entend sanctionner ceux qui ne se soumettent pas à l’analyse officielle des événements. Ils doivent servir d’exemple aux autres, qui devront savoir à l’avance le prix à payer pour contester le régime. Bruno Retailleau en a fait les frais. Retailleau s’est pourtant contenté de rappeler que les jeunes des banlieues se détournent souvent de la référence française pour embrasser plutôt leur identité d’origine, ou celle de leurs parents, ou même de leurs grands-parents — une identité qu’ils se réapproprient de manière victimaire, en l’investissant d’un grand ressentiment, pour ensuite marquer leur rejet de la France. Ce phénomène, Bruno Retailleau l’a assimilé à une forme de régression ethnique, aux explications nombreuses.


Twitter s’est emballé en laissant croire qu’il avait soutenu que les comportements des émeutiers s’expliquaient par leurs origines ethniques, et voudrait trier les Français selon leur couleur de peau. On se demande comment ses contempteurs ont pu en venir à cette conclusion. S’agit-il de carence en lecture ? 

D’une diversion malhonnête pour faire oublier les émeutes ? Chose certaine, le message était clair : le régime apposera la marque indélébile du racisme à ceux qui s’entêteront à poser la question de l’immigration et de l’existence au cœur de la société de communautés inassimilées se voulant étrangères et même quelquefois hostiles à la France. Le réel ne passera pas. « No pasaran ». Et quant à ceux qui s’obstinent, on les fascisera.

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Le Totalitarisme sans le goulag Le prochain livre de Mathieu Bock-Côté

samedi 8 juillet 2023

Sondage (fin juin 2023) : 61% des Canadiens croient que la politique migratoire du Canada est trop élevée

Le sondage ABACUS, réalisé du 23 au 27 juin 2023, a été effectué en ligne auprès de 1 500 adultes canadiens. La marge d’erreur comparable est de ± 2,6 %, 19 fois sur 20.

Voici un résumé des résultats du sondage :
  • 11 % des Canadiens placent l’« immigration » parmi les trois principaux enjeux qu’affronte le pays. L’augmentation du coût de la vie reste un des principaux problèmes pour un plus grand nombre de personnes (71 %), les soins de santé (48 %) et le logement (43 %) complétant le trio de tête.
  • 61 % des personnes interrogées estiment que l’objectif du Canada d’accueillir 500 000 immigrants l’année prochaine est trop élevé, tandis que 37 % d’entre elles pensent qu’il est « beaucoup trop élevé ».
  • Lorsqu’on leur demande si le nombre d’immigrants arrivant au Canada a un impact positif ou négatif sur plusieurs domaines possibles, 63 % pensent qu’il a un impact négatif sur le logement, 49 % sont de cet avis en ce qui concerne l’impact sur la circulation et les embouteillages, et 49 % pensent que l’immigration a un impact négatif sur les soins de santé.
  • La moitié des personnes interrogées pensent que l’immigration a un impact positif sur la disponibilité des travailleurs, tandis que 43 % pensent que l’immigration a un impact positif sur la croissance économique.

Canada — 800.000 étudiants étrangers à la fin 2022, une augmentation de 31 %. Et un passeport canadien avec ça ?

Le gouvernement canadien a dénombré plus de 800 000 étudiants étrangers au Canada à la fin de l’année dernière, soit une augmentation de 31 % par rapport à l’année précédente.

Même si leur nombre augmente rapidement, les étudiants étrangers semblent de plus en plus blasés par la vie au Canada, se retrouvant en première ligne de la crise du logement dans le pays et dans des écoles qui ne sont pas à la hauteur de leurs brochures publicitaires. Malgré tout, ils ont l’impression d’avoir peu de solutions de rechange.
 
Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Sean Fraser, le 13 juin 2023


Les analystes ont invité les décideurs politiques à réfléchir aux finalités pour le Canada du programme d’accueil des étudiants étrangers et à lui apporter un peu de stabilité et de clarté, estimant que les provinces devraient exiger des établissements d’enseignement postsecondaire un plan quinquennal qui fixerait des limites à l’accueil des étudiants étrangers.
 
 L’étrange histoire des étudiants étrangers au Canada trouve son illustration dans un cinéma de Sydney, en Nouvelle-Écosse, à neuf kilomètres du campus de l’université du Cap-Breton.

À l’automne dernier, au Cineplex Cinemas de Sydney, à côté des cinéphiles qui regardaient le dernier film de Marvel, les étudiants de l’université s’entassaient dans le cinéma pour suivre des cours en raison du manque de salles de classe.

Ce n’est pas une coïncidence si l’université a déclaré avoir perçu près de 85 millions de dollars de frais de scolarité au printemps, soit une augmentation de 200 % par rapport à il y a cinq ans, principalement en raison de l’augmentation du nombre d’étudiants étrangers.

Les locaux d’enseignement ne sont pas les seuls à faire l’objet d’une forte demande à Sydney. Les médias locaux ont fait état d’une pénurie de logements que les habitants attribuent à l’afflux d’étudiants étrangers. Certains étudiants eux-mêmes ont demandé un plafonnement des inscriptions, car ils sont confrontés à des problèmes de logement et à des possibilités d’emploi décevantes.

Une récente enquête de CTV News sur les mauvais traitements infligés aux étudiants étrangers a attiré l’attention du pays et suscité une réaction enflammée de la part de l’université.
 
Mais les chiffres sont difficilement contestables. Un rapport d’automne de l’Association des universités de l’Atlantique, qui a compilé les chiffres du recrutement, a révélé une augmentation de 40 % des étudiants étrangers à l’Université du Cap-Breton (CBU).

Le rapport indique que le corps étudiant de la CBU se compose de 5 900 étudiants, dont 4 000 sont des étudiants étrangers, soit plus des deux tiers de l’effectif total. L’année précédente, la CBU comptait 4 200 étudiants au total et environ 2 400 étudiants étrangers.

Si l’université du Cap-Breton affiche des chiffres parmi les plus élevés, il ne s’agit que d’un point de repère dans une tendance qui s’étend à l’ensemble du Canada.

Le gouvernement canadien a recensé plus de 800 000 étudiants étrangers au Canada à la fin de l’année dernière, soit une augmentation de 31 % par rapport à l’année précédente.

Ces étudiants représentent une manne extraordinaire pour les universités et les collèges, car ils paient des frais de scolarité plus élevés et alimentent les caisses des établissements, alors que les provinces réduisent ou gèlent le financement de l’enseignement postsecondaire. Le gouvernement estime que les étudiants étrangers dépensent plus de 20 milliards de dollars par an au Canada, en frais de scolarité et autres dépenses de consommation.

« Le gouvernement estime que les étudiants étrangers dépensent 20 milliards de dollars par an au Canada, en frais de scolarité et autres dépenses de consommation. Il s’agit donc d’un phénomène qui s’est simplement développé. Nombre de personnes ont pris de nombreuses décisions différentes sans aucune coordination », a déclaré Mike Moffatt, professeur à l’Ivey Business School de l’université Western.
 
 En l’absence de coordination centrale ou de limite au nombre d’étudiants étrangers qui peuvent venir au Canada, les établissements d’enseignement supérieur ont essentiellement trouvé un moyen de monnayer le statut de résident permanent, explique Mikal Skuterud, professeur d’économie à l’université de Waterloo et spécialiste des marchés du travail et de l’immigration.

« Le statut de résident permanent canadien a une valeur économique considérable dans le monde entier. Si nous le vendions aux enchères, cela générerait d’énormes revenus. Nous n’aurions probablement plus jamais à payer d’impôt sur le revenu », a déclaré M. Skuterud.

Les frais de scolarité des étudiants étrangers ont continué à augmenter à mesure que le nombre d’étudiants étrangers au Canada augmentait, si bien que même si les frais d’inscriptions pour les étudiants internationaux atteignent des sommets vertigineux par rapport à ceux des étudiants nationaux, les étudiants étrangers sont toujours disposés à les payer.

Alors que les étudiants étrangers semblent de plus en plus désabusés par la vie au Canada, étant en première ligne de la crise du logement dans le pays et se retrouvant dans des écoles qui ne sont pas à la hauteur de leurs brochures de marketing, ils n’ont que peu de solutions.

« Ces étudiants étrangers ne votent pas. (Le Premier ministre de l’Ontario) Doug Ford le sait. Et, plus important encore, les parents de ces étudiants étrangers qui paient les frais de scolarité eux non plus ne votent pas », a déclaré M. Skuterud.

Alors que les plus grandes universités du Canada accueillent de plus en plus d’étudiants étrangers, on assiste à l’apparition de nouveaux collèges et écoles dont la seule raison d’être semble être de tirer profit des règles peu contraignantes du Canada en matière d’étudiants étrangers.

Lors d’une réunion de la commission de l’immigration de la Chambre des communes, le 14 juin, un député libéral a interrogé le ministre de l’Immigration, Sean Fraser, sur la création de nouveaux collèges qui ne disposent pas d’installations d’enseignement adéquates ou d’espaces suffisants pour accueillir les étudiants qui s’y inscrivent.

Pour demander un permis d’études, les étudiants doivent obtenir une lettre d’acceptation d’un « établissement d’enseignement agréé », dont les listes sont tenues à jour par les provinces. M. Fraser a déclaré qu’il craignait que des écoles inadéquates ne soient incluses dans ces listes sans qu’un contrôle approprié n’ait été exercé.

« J’ai entendu beaucoup d’histoires qui m’ont vraiment, vraiment inquiété au sujet des établissements d’enseignement agréés », a déclaré M. Fraser.

« La grande majorité d’entre eux sont de bons établissements, qu’on ne me méprenne pas, mais lorsque j’entends des histoires d’étudiants qui viennent dans ce pays, qui me disent qu’ils ont l’impression qu’on leur a vendu une contrefaçon, qui sont inscrits dans un programme avec 1 000 étudiants, mais dont les locaux attribués à ce programme ne peuvent accueillir que quelques douzaines d’étudiants, cela me laisse à penser que des étudiants étrangers sont exploités dans ce pays », a déclaré M. Fraser.

Le ministre a déclaré avoir entendu des histoires sur l’apparition d’écoles inadéquates et sur la promesse faite aux étudiants étrangers d’une voie d’accès à la résidence permanente « qui n’existe pas pour eux », a-t-il dit à la commission. Certains étudiants se sont fait dire par des intermédiaires qu’ils pouvaient demander un visa d’étudiant et arriver ensuite au Canada pour travailler.

M. Fraser a reproché au gouvernement provincial de ne pas exiger des établissements scolaires qu’ils « traitent les étudiants de manière équitable et cherchent plutôt à en tirer profit », a déclaré le ministre.

Christina Wramhed, qui est présentée comme la directrice de la communication de Jill Dunlop, la ministre des Collèges et Universités de l’Ontario, n’a pas répondu à plusieurs demandes d’interview ou de réaction aux commentaires formulés devant la commission de la Chambre des communes.

Le nombre d’étudiants étrangers au Canada chaque année étant principalement déterminé par le succès des campagnes de recrutement des universités et des collèges, M. Moffatt et Mme Skuterud ont tous deux exhorté les décideurs politiques de réfléchir aux objectifs que le pays s’est fixés pour le programme d’accueil des étudiants étrangers et d’y apporter un peu de stabilité et de certitude.

M. Moffatt a déclaré que les provinces devraient exiger des établissements d’enseignement supérieur un plan quinquennal fixant des cibles chiffrées relatives au nombre d’étudiants étrangers. Les provinces pourraient rejeter le plan si des logements adéquats n’étaient pas disponibles, ou elles pourraient exiger des écoles qu’elles construisent des résidences pour les nouveaux étudiants.

Mme Skuterud a déclaré que les écoles devraient être tenues de recueillir des données sur les étudiants, notamment sur les taux d’obtention de diplômes et sur leur situation sur le marché du travail. Si les étudiants étrangers ne travaillent pas dans des secteurs en rapport avec leur formation, cela pourrait donner lieu à une enquête plus approfondie sur les programmes.

Selon M. Skuterud, les écoles privées mises en garde par M. Fraser constituent un trou noir en ce qui concerne ce type de données.

« Je ne trouve aucune donnée à ce sujet. C’est un gros problème. Et nous ne savons même pas combien d’étudiants étrangers fréquentent ces écoles. Et quels sont leurs résultats ? Qu’en savons-nous ? », a déclaré M. Skuterud.

Si les étudiants retournent simplement dans leur pays d’origine après avoir obtenu leur diplôme ou s’ils occupent des emplois peu qualifiés, le programme ne sert pas à grand-chose si ce n’est de remplir les caisses des établissements d’enseignement supérieur et de créer des Néo-Canadiens déçus, a-t-il ajouté.

« Ce serait là un moyen de réellement mettre la pression sur ces écoles, de les inciter à produire de bons résultats pour leurs élèves, à leur enseigner quelque chose, à investir dans leur capital humain », a-t-il déclaré.


Source : The Hub


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vendredi 7 juillet 2023

Ontario — L'écriture cursive - et la dactylographie - feront leur retour dans les écoles à la rentrée

La province remet également l’accent sur la méthode phonique, similaire à la méthode syllabique, dès la maternelle afin d’améliorer les compétences en lecture.

L’écriture cursive fait son retour — ainsi que la dactylographie — dans le cadre d’une refonte majeure du programme scolaire des écoles élémentaires de la province.

À partir de cet automne, les élèves de l’Ontario apprendront à écrire à la main à partir de la troisième année, après près d’une génération d’élèves dispensés de cette obligation, à la grande consternation des parents qui estimaient que leurs enfants devaient au moins savoir signer leur nom.

La province remet également l’accent sur la méthode phonétique dès la maternelle afin d’améliorer les compétences en lecture. Les élèves commenceront à suivre des cours de dactylographie en quatrième année.

« Il s’agit vraiment d’une révision en profondeur qui repose sur des données probantes soutenues par la recherche scientifique et par des organisations comme Dyslexia Canada, qui ont clairement indiqué que cette approche — l’utilisation de la méthode phonétique, le retour à la cursive — contribuera à développer les connaissances fondamentales, les compétences et la littératie », a déclaré le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, lors d’une entrevue jeudi passé.

Lors de la dernière mise à jour des programmes de langues, en 2006, l’écriture cursive est devenue facultative. À l’époque, l’accent était davantage mis sur la méthode globale et les « indices », où les enfants essayaient de prédire les mots à l’aide du contexte ou d’illustrations.
 
 
 Dans un rapport récent, la Commission ontarienne des droits de l’homme a toutefois souligné que le système ne répondait pas aux besoins des élèves souffrant de troubles de la lecture et a préconisé un recentrage sur des méthodes fondées sur des données probantes, telles que l’« alphabétisation structurée », y compris la méthode phonétique, que la province est en train d’adopter.

Le rapport préconise également un dépistage régulier des élèves afin d’identifier les difficultés à un stade précoce, dépistage que le gouvernement mettra en place deux fois par an, de la grande section de maternelle à la deuxième année. Les résultats figureront sur les bulletins scolaires des enfants.

Pourquoi les enfants doivent-ils apprendre la cursive ?

Selon M. Lecce, « la cursive est une préoccupation majeure pour de nombreux parents qui croient vraiment que la capacité d’écrire à la main contribue à l’aptitude d’un jeune à articuler et, en fin de compte, à activer ce que l’on appelle le circuit de la lecture ».

Cela renforce le lien entre la reconnaissance des lettres, la lecture et la compréhension, et « cette aisance dans la communication sera essentielle dans la vie de tous les jours », a-t-il ajouté.

« Il s’agit d’une approche qui a fait ses preuves et que la science soutient », a déclaré M. Lecce, ajoutant que « les parents ont clairement indiqué qu’ils pensaient que ce type de compétences fondamentales était important dans la vie ».

Mais Chandra Pasma, porte-parole du NPD en matière d’éducation, a déclaré sur les médias sociaux qu’en mettant l’accent sur la cursive, « il semble que M. Lecce ne sache pas quels sont les problèmes réels et urgents dans les écoles de l’Ontario ».

La province recrute également environ 700 experts en alphabétisation pour aider les écoles, bien que Mme Pasma ait déclaré que ce n’était pas suffisant, en particulier parce que les enfants essaient de rattraper les pertes d’apprentissage importantes liées à l’initiative COVID.
 
 Si les syndicats d’enseignants reconnaissent que les changements dans le programme d’apprentissage de la langue sont « substantiels », ils accusent le gouvernement d’avoir procédé à une « mise en œuvre précipitée » et affirment que des mesures de soutien supplémentaires sont nécessaires.

Karen Brown, présidente de la Fédération des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario, a qualifié d’« absurde » le fait de s’attendre à ce que les éducateurs soient prêts et a préconisé une période de mise en œuvre de deux ans.

« Les compétences en littératie ne s’amélioreront pas sans un financement, des ressources et un soutien adéquats, ainsi que des interventions opportunes pour les élèves et des classes plus petites », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

« Nos membres sont des professionnels dévoués qui accueillent favorablement le changement lorsque celui-ci conduit à de meilleurs résultats d’apprentissage pour les élèves. »

M. Lecce a déclaré que les conseils scolaires et les experts ont travaillé avec le gouvernement sur cette question au cours de l’année écoulée, et qu’une formation sera proposée aux enseignants ce mois-ci, au cours de l’été et dans les jours précédant la reprise des cours.

« Je suis absolument convaincu que nos éducateurs adopteront ce programme, étant donné que le gouvernement a fait part de son intention claire de procéder à ce changement et que nous travaillons de bonne foi avec le secteur depuis l’année dernière », a-t-il déclaré, ajoutant que « nous ne pouvons pas continuer à défendre le statu quo ».

Dans toute la province, les résultats des tests standardisés ont stagné, un quart à un tiers des élèves de troisième année ne satisfaisant pas aux normes d’alphabétisation — ce qui équivaut à peu près à une note B (bien, 70-75 %).

La lecture et l’écriture ont été l’un des domaines les plus durement touchés par les fermetures de COVID-19 qui ont commencé en mars 2020, en particulier pour les étudiants qui passaient plus de temps à apprendre en ligne. En Ontario, les étudiants ont perdu environ 27 semaines de cours en présentiel.

Source : Toronto Star

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Les enfants finlandais continueront bien à écrire à la main…
 
 
 
 
 
 
 
 

jeudi 6 juillet 2023

Texas — Professeur de biologie licencié pour avoir dit que le sexe était lié aux chromosomes

Un professeur de biologie du Texas demande sa réintégration après avoir été licencié pour avoir dit à des étudiants que le sexe était lié aux chromosomes.  
 

Selon une lettre du First Liberty Legal Group, publiée le 20 juin, le professeur de biologie Johnson Varkey a été licencié du St Philip’s College à San Antonio après que quatre étudiants ont quitté son cours lorsque Varkey a déclaré que le sexe était déterminé par les chromosomes en novembre 2023. Le collège St Philip’s est une école publique fondée à l’origine par des anglicans.

Le 10 janvier, un courriel de Randall Dawson, vice-président de la réussite scolaire à St. Philip’s, indiquait : « Je vous informe que le service des ressources humaines du district d’Alamo Colleges a reçu une plainte pour violation de l’éthique de la part de JBSA-Lackland, en rapport avec votre animation du cours BIOL 2402, pendant le trimestre de l’automne 2022 (Flex II). » 

Varkey, qui avait enseigné à l’université pendant 20 ans, a répondu pour demander de préciser la nature exacte de l’infraction, mais Dawson n’a pas répondu. Plus tard, le 27 janvier, M. Varkey a reçu un avis l’informant de son licenciement. 

Selon l’avis de licenciement, plusieurs plaintes avaient été déposées au sujet de ses prétendus « prêches religieux, commentaires discriminatoires sur les homosexuels et les transsexuels, rhétorique anti-avortement et badinage misogyne ».

Cependant, la lettre de First Liberty affirme que bien que Varkey soit un « fervent chrétien », il ne l’a jamais « mentionné en classe » et n’a « prêché aucune de ses croyances ».  

En outre, Varkey a enseigné aux étudiants la biologie du sexe pendant toute la durée de son séjour à St.  Philip's. « Aucun autre étudiant ne s’est jamais plaint » de cet enseignement scientifique de base.  

Philip’s College a violé le titre VII du Civil Rights Act (loi sur les droits civils) de 1964 contre la discrimination en licenciant le Dr Varkey en raison de ses convictions religieuses et de la protection de son droit à la liberté d’expression. La seule raison invoquée par le collège pour le licencier était la plainte d’étudiants concernant des « prêches religieux, des commentaires discriminatoires sur les homosexuels et les transsexuels, une rhétorique anti-avortement et des propos misogynes » ».  

« Bien que le Dr Varkey n’ait pas prêché ni fait de prosélytisme en classe, l’accusation de prédication religieuse était clairement liée au fait qu’il est pasteur associé », poursuit la lettre.

First Liberty promet d’intenter une action en justice si M. Varkey n’est pas réintégré.

L’opposition apparente de ce collège à enseigner que le sexe est basé sur les chromosomes est en contradiction avec la biologie de base. La Bibliothèque nationale de médecine indique que « deux des chromosomes (le chromosome X et le chromosome Y) déterminent votre sexe en tant qu’homme ou femme à la naissance. Ils sont appelés chromosomes sexuels : les femmes ont 2 chromosomes X. Les hommes ont 1 chromosome X et 1 chromosome Y. Les hommes ont 1 chromosome X et 1 chromosome Y. » 

mercredi 5 juillet 2023

La société progressiste nous rend-elle malades ?

Alors que les taux d’infection par le COVID-19 commençaient à diminuer, des signes d’une pandémie bien plus étrange sont apparus : le COVID long et son cortège de complications à long terme. On pourrait penser que, puisque ce sont les hommes et les personnes âgées qui souffrent le plus des complications du virus, la plupart des personnes atteintes de COVID long sont des hommes âgés. Mais ce n’est pas le cas. Selon une enquête du Bureau du recensement des États-Unis, les femmes sont presque deux fois plus susceptibles que les hommes de déclarer en être atteintes, tandis que les transsexuels sont nettement plus susceptibles d’en être atteints que tous les autres groupes. Une étude allemande, quant à elle, a conclu « qu’il y a de plus en plus de preuves que les adolescentes sont particulièrement exposées à des symptômes prolongés ». 

Étant donné que le COVID a tendance à affecter les hommes plus que les femmes, pourquoi le COVID prolongé affecterait-il les femmes plus que les hommes ? Et étant donné que les complications de la COVID sont extrêmement rares chez les jeunes, pourquoi les adolescentes seraient-elles affectées de manière disproportionnée par la COVID de longue durée ? Enfin, puisqu’on ne peut pas accuser un virus de transphobie, pourquoi le long COVID affecterait-il davantage les transsexuels ? 

La réponse repose sur le fait que le long COVID n’est pas un phénomène strictement physique. Une étude portant sur près de deux millions de personnes et publiée dans la revue Nature a révélé que les personnes ayant déclaré trois symptômes ou plus de longs COVID incluaient : 4,9 % des personnes dont il a été confirmé qu’elles avaient souffert de COVID, et 4 % des personnes n’ayant aucune preuve d’avoir souffert de COVID. Ainsi, le fait de déclarer les symptômes d’une longue COVID n’est que modérément associé à une infection antérieure par la COVID. En fait, le COVID long est presque aussi bien corrélé aux troubles de l’humeur qu’au COVID lui-même. Une étude a montré que les personnes sujettes à l’anxiété et à la dépression avant l’infection par le COVID étaient 45 % plus susceptibles de développer un long COVID après l’infection, et l’étude de Nature a montré que le fait de souffrir d’anxiété et de dépression avant d’être infecté par le COVID doublait presque les chances de déclarer un long COVID.

Cela expliquerait pourquoi les femmes et les transsexuels déclarent de manière disproportionnée des COVID de longue durée : ces deux groupes démographiques ont des taux d’anxiété et de dépression particulièrement élevés.

Mais pourquoi les troubles de l’humeur augmenteraient-ils la probabilité d’une longue COVID ? Certains experts ont émis l’hypothèse que le stress pouvait affecter la réponse immunitaire à la COVID et conduire à des infections plus graves. Cependant, une étude turque n’a trouvé aucune preuve que l’anxiété ou la dépression modifie la réponse immunitaire de l’organisme au virus. L’explication la plus probable est que, comme les symptômes des troubles de l’humeur se confondent avec ceux d’une longue période de COVID, les gens confondent la détresse psychologique avec les effets secondaires d’une infection virale.

Ce phénomène s’inscrit dans un contexte plus large. Les jeunes font état de leur désespoir et de leur détresse à un rythme sans précédent, et cette crise de la santé mentale est le symptôme d’une société qui fonctionne mal - une société qui rend les gens malades en leur inculquant le sentiment d’être malades. La tendance des gens à diagnostiquer à tort leur désespoir comme un trouble médical peut être observée bien au-delà des rapports sur les COVID à long terme. Prenons l’exemple de l’augmentation des cas de dysphorie de genre. Entre 2012 et 2022, le nombre d’adolescents orientés vers le service de développement de l’identité de genre (GIDS) du NHS (le système de la santé publique du Royaume-Uni) a augmenté de plus de 2000 %. Si cette augmentation était simplement due à la diminution de la stigmatisation des transsexuels, elle ne se limiterait pas à un seul sexe et à une seule tranche d’âge, mais elle a été presque exclusivement le fait des jeunes et des femmes biologiques.

Le groupe qui, de manière disproportionnée, se dit souffrir de dysphorie de genre — les adolescentes — semble être le même groupe démographique que celui qui, dans l’étude allemande, est considéré comme présentant un risque disproportionné de COVID à long terme. Il s’agit également du groupe qui, outre les transsexuels, est considéré comme le plus exposé aux troubles de l’humeur. Une fois de plus, il semble donc que de nombreux jeunes, en particulier des filles, confondent désarroi général avec une autre maladie.

Et ce ne sont pas seulement les cas de dysphorie de genre qui se sont multipliés chez les jeunes. Les cas de troubles dépressifs majeurs, de troubles déficitaires de l’attention, de troubles obsessionnels compulsifs, de troubles d’anxiété sociale, de troubles d’anxiété généralisée, de troubles du spectre autistique et de divers troubles de l’alimentation ont également augmenté. Il semble que les jeunes et leurs médecins considèrent les problèmes personnels comme des troubles médicaux : nous vivons une pandémie de pathologisation.

Pourquoi tant de gens confondent-ils tristesse et maladie ? Il est dans la nature humaine de chercher des causes uniques à des problèmes complexes. 

Australie : il existe un lien manifeste entre l'accessibilité au logement et le taux de fécondité

Où sont passés tous les bébés ? Le taux de fécondité de l’Australie est proche de son plus bas niveau historique et certains signes indiquent qu’il va encore baisser.


C’est dans les grandes villes que la disette de nouveau-nés se fait le plus sentir. Dans la région statistique de la ville de Melbourne, le taux de fécondité a chuté à 0,66 en 2021 — soit moins d’un tiers du taux de 2,1 enfants par femme, c’est-à-dire le « niveau de remplacement » nécessaire pour assurer la stabilité de la population, sans tenir compte des migrations.
 
La baisse du taux de fécondité met en évidence les défis auxquels sont confrontées les jeunes familles.

À Sydney, les mères de moins de 35 ans sont de plus en plus rares — le recensement de 2021 a révélé que près de la moitié des femmes de la ville âgées de 30 à 34 ans n’ont jamais eu d’enfant.

Le taux de fécondité national, qui mesure le nombre moyen d’enfants qu’une femme peut escompter au cours de sa vie reproductive, a atteint son niveau le plus bas en 2020, dans le contexte des perturbations et de l’incertitude liées à la gestion de la crise du COVID-19. Une modeste reprise a eu lieu en 2021, mais la crise du coût de la vie causée par l’inflation élevée, le prix des logements et la hausse des taux d’intérêt, qui dure maintenant depuis plus d’un an, menace de l’étouffer.

Au cours des trois premiers mois de 2023, le nombre de naissances dans les maternités publiques de la Nouvelle-Galles du Sud a été le plus faible jamais enregistré depuis le début des relevés, il y a 13 ans.

Un ensemble de facteurs personnels a toujours influencé les décisions relatives à la procréation, notamment l’éducation, la carrière et la situation financière. Les conditions économiques, en particulier la stabilité du marché du travail, jouent un rôle, tout comme les normes et les attentes sociales.

Mais la baisse récente du taux de fécondité est aussi un indicateur des difficultés particulières auxquelles sont confrontés les jeunes gens : le coût élevé du logement, la baisse des salaires réels, l’insécurité de l’emploi et l’endettement des étudiants sont autant de facteurs qui ont rendu la décision d’avoir des enfants plus difficile à prendre.

Terry Rawnsley, économiste urbain chez KPMG, affirme qu’il existe un lien évident entre l’accessibilité au logement et le taux de fécondité.

« Si l’on compare Sydney, Melbourne, Brisbane et Perth, ce sont les villes où le logement est le moins cher qui ont tendance à avoir des taux de fécondité plus élevés, parce qu’il est beaucoup plus facile d’avoir plus d’enfants », explique-t-il.

Une nouvelle étude menée auprès de travailleurs de moins de 40 ans par l’initiative de recherche sur l’égalité des sexes dans la vie professionnelle de l’université de Sydney a révélé que 70 % des femmes interrogées déclaraient que le coût du logement influençait le nombre d’enfants qu’elles prévoyaient d’avoir.
 
Une autre enquête réalisée en 2022 par l’Université nationale australienne a révélé que le fait de pouvoir acheter une maison, ou une propriété de meilleure qualité, était « extrêmement important » pour les personnes qui envisagent d’avoir des enfants, en particulier pour les plus jeunes et ceux qui ont un faible niveau d’éducation.

Mais le logement n’est pas le seul élément à prendre en compte. L’accès à un emploi sûr et à des services de garde d’enfants abordables a également une influence majeure sur les décisions en matière de procréation, en particulier pour les femmes.

La menace que représenterait le changement climatique [grandement exagérée à nos yeux] est un autre facteur, en particulier pour les moins de 30 ans. L’étude de l’université de Sydney a révélé que 43 % des 18-30 ans ont déclaré que le changement climatique avait une « grande » ou une « assez grande » influence sur le nombre d’enfants qu’ils prévoient d’avoir. Chez les 31-40 ans, cette proportion est de 31 % (la proportion d’hommes et de femmes ayant cette préoccupation est à peu près égale). [Ce sacrifice sera sans effet, puisque les pays riches comme l’Australie importeront d’autant plus d’immigrants qui consommeront plus que dans leur pays d’origine.]

Il y a quelques années, le gouvernement fédéral prévoyait que l’Australie aurait un taux de fécondité à long terme de 1,9 enfant par femme, soit un peu moins que le taux de remplacement de 2,1. Mais cette prévision a depuis été ramenée à 1,62.

Udoy Saikia, expert en démographie de l’université Flinders, estime que même cette prévision plus basse pourrait s’avérer optimiste.

« Au cours des 20 à 30 prochaines années, je ne serais pas surpris que le taux de fécondité descende à 1,4 ou même 1,3, comme c’est le cas dans les pays européens », déclare-t-il.
 
Toutefois, un effondrement du taux de fécondité aura des conséquences économiques durables. La plus évidente est la diminution du nombre de jeunes travailleurs par rapport à celui des retraités, ce qui pèsera sur la capacité des gouvernements à fournir des services sociaux et de santé. Un rapport spécial de The Economist a récemment souligné que les populations plus âgées ont tendance à être moins entreprenantes et plus réfractaires au risque, ce qui menace d’entraver l’innovation et la croissance de la productivité. [La chose avait déjà été soulevée par le grand démographe français Alfred Sauvy dès les années 30…]

Les gens expriment généralement le souhait d’avoir plus d’enfants qu’ils n’en ont finalement. Une étude récente a révélé que les Australiens souhaitent avoir deux enfants en moyenne. [C’est une constante à travers le monde occidental et en Extrême-Orient, voir graphique en bas de billet.]

Cela suggère que beaucoup se contentent de moins d’enfants qu’ils ne le souhaiteraient. Les chercheurs affirment qu’un nombre croissant de jeunes travailleurs, en particulier des femmes, déclarent ne pas avoir l’intention d’avoir d’enfants. Nombre d’entre eux justifient leur choix par la pénalité liée à la maternité, c’est-à-dire la perte de revenus que subissent généralement les femmes qui ont des enfants tout au long de leur vie. D’autres souhaitent simplement tirer le meilleur parti des investissements qu’ils ont réalisés dans l’éducation.

Au cours des dernières décennies, les gouvernements ont consacré des ressources supplémentaires à l’aide aux familles qui travaillent, notamment sous la forme de congés parentaux rémunérés et de subventions à la garde d’enfants. Mais des mesures beaucoup plus radicales de soutien aux parents seront nécessaires pour éviter une nouvelle baisse du taux de fécondité.
 
Cela pourrait sembler une réponse politique évidente, étant donné les avantages économiques à long terme d’un taux de natalité plus élevé. Mais à mesure que la population australienne vieillit et que le vote gris augmente, les politiciens auront du mal à résister aux demandes des personnes âgées. Instaurer une politique nataliste en deviendra d’autant plus difficile.
 
Source : Sydney Morning Herald
 
Voir aussi
 
 
 
 
 
 
Seuls dans les pays en bleu la fécondité effective dépasse-t-elle le nombre d'enfants considéré comme idéal par les femmes. (Réponse à des questions telles que « Si vous en aviez les moyens, combien d'enfants vous conviendrait-il d'avoir, personnellement ? »)

 

mardi 4 juillet 2023

Driss Ghali : « Ils se sentent des Français de contrefaçon. [...] Ils disent : "À bas la France !" »

Les interventions de Driss Ghali: 
 

Driss Ghali est Marocain, il est titulaire de deux maîtrises et lauréat du Concours Général en 1997. Il a profité de sa présence au Brésil, où il est installé depuis 2011, pour suivre des cours de sciences politiques à São Paulo. Il a ainsi écrit deux romans en Portugais et plusieurs essais en langue française dont le fil conducteur est la violence.

Il a notamment publié Mon père, le Maroc et moi (2019) aux Éditions de l’Artilleur ainsi que David Galula et la théorie de la contre-insurrection (2019) .

Aujourd’hui, à chaque fois qu’il revient dans l’hexagone, il est effaré et ne comprend pas ce qu’il voit. Comment le Peuple français accepte-t-il l’américanisation aussi vulgaire de sa culture, l’ensauvagement de ses manières et une présence de l’Islam toujours plus affirmée ?

Depuis 2017, il est fondateur et gérant de "Ataliya Solutions" et "La Petite Galilée" et correspondant spécial de Causeur.fr à São Paulo.

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Français, ouvrez-les yeux ! 

Une radiographie de la France par un immigré
par Driss GHALI
paru le 18 janvier 2023,
chez L'Artilleur,
240 pages,
ISBN : 978210011469

Il publie cette année Français, ouvrez-les yeux ! Il ne s’agit pas ici d’un énième livre sur le déclin de la France, vieille névrose qui resurgit régulièrement. Non, ce que l’auteur interroge, ce sont les raisons qui expliquent que l’abaissement du pays puisse être ainsi accepté par les Français. Pourquoi reconduisent-ils scrutin après scrutin, des responsables politiques qui organisent leur disparition, aux ordres de l’Union européenne et par le biais de l’immigration de peuplement ?

Pour Driss Ghali, il y a quelques explications. Elles sont douloureuses à accepter mais peut-être pourront-elles en aider certains à ouvrir enfin les yeux.

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