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Clé
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
Le 11 mai, le météorologue Gilles Brien répondait à l’affirmation que les politiciens n’étaient pas assez « ambitieux » dans le dossier climatique en affirmant que cet enjeu ne devrait plus relever de la politique, mais de la police tant le laisser-aller des partis de « droite » était criminel. La nuance ne semble pas la qualité première de ce message.
Ces propos exagérés et provocateurs, hyperboliques, suscitèrent de vives réactions de la part des abonnés de Tweeter et par la suite de « certaines radios de Québec ». Les réactions rivalisaient dans la modération les propos excessifs de M. Brien. Il dira plus tard que son tweet était une blague...
Depuis, l’ancien météorologue a radicalement limité la visibilité de son compte Twitter :
Voici comment le Journal de Montréal relate cet échange (en omettant le début) :
« C**** sont ben rendu fou les météorologues [sic] », a écrit, samedi matin [27 mai], un utilisateur Twitter sous une publication du météorologue Gilles Brien.
Mercredi dernier, l’ancien président de l’Association professionnelle des météorologistes du Québec a partagé un tweet mentionnant que le sud de la province allait possiblement vivre sa première canicule de la saison dans les prochains jours.
[Le mot canicule correspond à 3 jours de 30 °C ou plus au Québec, mais ce n’est pas le cas en Europe. En Belgique, on parle de vague de chaleur climatique lorsque la température maximale du jour est égale ou supérieure à 25,0 °C pendant au moins cinq jours consécutifs, dont trois jours supérieurs à 30,0 °C. À Marseille, la chaleur est dite caniculaire s’il fait au moins 36 °C le jour et 24 °C la nuit.]
Il ne s’attendait toutefois pas à ce qu’elle reçoive plus de 250 commentaires, dont la majorité représente des insultes ou des théories contre les changements climatiques. [Il est impossible de vérifier si cela est vrai depuis que M Brien ait « protégé » son compte.]
« On gèle depuis 7 mois, on peut tu avoir un été a 30 degré et plus sans tes commentaires alarmiste de cave ? [sic] », lit-on notamment sous la publication.
Plusieurs comptes s’affichant en faveur de certaines radios de Québec ont notamment pris à partie le météorologue.
S’en prendre au messager
« La météo change tellement vite à ce temps-ci de l’année à cause des changements climatiques que les gens sont déboussolés et aiment mieux s’en prendre au messager et refuser le message », déplore M. Brien, en entrevue avec Le Journal. [C’est vraiment mettre le réchauffement climatique à toutes les sauces : selon M. Brien il expliquerait même l’agacement des gens qui se plaignent de ses lamentations quand il annonce tel Cassandre une « canicule » possible… alors qu’il commence à faire bon à la fin du printemps.]
Le météorologue assure qu’il n’a jamais vu un tel mouvement en 43 ans de carrière et qu’il ne comprend pas pourquoi lui et ses collègues de partout dans le monde sont ciblés.
[…]
« Maintenant, les complotistes se tournent vers les prévisionnistes, comme les météorologues. Ils ne sont pas contents des prévisions », estime M. Brien.
« C’est une tendance naturelle des complotistes pas seulement ici, mais partout dans le monde », observe-t-il.
L’été 2023 pourrait être l’un des plus chaud depuis des dizaines d’années selon le météorologue Gilles Brien, qui prévoit d’importantes canicules pour la période estivale. «La température la plus chaude au Québec c’est près de 40 degrés Celsius en Abitibi, 38-39 à Montréal, mentionne M. Brien. On n’est pas loin de dépasser ces marques-là.»
«Ce qui est surtout inquiétant, c’est que quand les records sont battus, de plus en plus, ce n’est pas par une fraction ou un dixième de degré, c’est par 4, 5 ou 6 degrés de plus, affirme M. Brien. On se pose la question: le prochain record à Montréal, ce ne sera pas 40, ça pourrait être 45 ou 46 comme on a vu en Colombie-Britannique.»
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| Les prédictions caniculaires de Brien pour l'été (à gauche) fin avril, et les prédictions plus modérées de ce même média à la fin mai (à droite). |
Un nouveau rapport met en doute l’idée que le Canada compose avec une pénurie de main-d’œuvre généralisée et renforce les arguments de certains économistes du travail, selon lesquels le nombre élevé de postes vacants n’est pas dû à une pénurie de travailleurs.
L’analyse de Statistique Canada révèle qu’il n’y a pas de pénurie de main-d’œuvre pour les emplois qui exigent des niveaux de scolarité élevés, ce qui suggère que d’autres facteurs, comme un décalage entre les compétences requises et la rémunération, pourraient être à l’origine du nombre élevé de postes vacants.
Au lendemain de la pandémie de COVID-19, la pénurie de main-d’œuvre a fait la une des journaux d’un océan à l’autre, alors que les entreprises ont annoncé plus d’offres d’emplois que jamais. Les postes vacants ont grimpé en flèche pour atteindre plus d’un million à un moment l’année dernière.
La pénurie de main-d’œuvre perçue à l’échelle du pays a exercé des pressions sur les gouvernements pour qu’ils aident les entreprises à trouver des travailleurs, notamment en augmentant les objectifs d’immigration du Canada.
Le rapport publié la semaine passée compare le taux de chômage et les postes vacants par niveau d’éducation, et brosse un tableau plus nuancé du marché du travail.
« Les choses semblent vraiment différentes selon que vous regardez les postes vacants qui nécessitent un niveau d’éducation élevé, par rapport à ceux qui nécessitent un diplôme d’études secondaires ou moins », a souligné René Morissette, directeur adjoint de la division de l’analyse sociale et de la modélisation à l’agence fédérale.
Le rapport, qui a examiné les données sur le marché du travail entre 2016 et 2022, a révélé que pour les emplois nécessitant un baccalauréat [licence en Europe] ou plus, il y avait toujours eu moins d’emplois disponibles que de personnes pour les occuper.
Par exemple, il y avait 113 000 postes vacants exigeant un baccalauréat [licence] ou des études supérieures au quatrième trimestre de 2022, mais 227 000 personnes qui détenaient une telle formation étaient au chômage au cours de la même période.
Pour les postes exigeant un diplôme d’études secondaires ou moins, la pénurie de travailleurs n’a commencé qu’au troisième trimestre de 2021.
René Morissette a déclaré que les résultats ne signifient pas qu’il n’y a pas de pénurie de main-d’œuvre dans certains marchés, mais que les pénuries pourraient ne pas être aussi importantes qu’on le supposait auparavant.
« Il est certainement concevable qu’il y ait des pénuries locales dans certains postes, a précisé M. Morissette. Ce que nous disons, c’est que les pénuries ne sont peut-être pas aussi répandues qu’on le supposait initialement dans les premières discussions sur les taux d’inoccupation élevés au Canada. »
Pour les employeurs qui tentent de pourvoir des postes vacants nécessitant une formation postsecondaire, le rapport indique que leurs difficultés d’embauche ne peuvent être attribuées à un manque de travailleurs disponibles possédant ces qualifications.
Les difficultés peuvent plutôt résulter d’un décalage entre les compétences requises pour le poste et celles que possèdent les candidats. Un autre facteur pourrait être que les employeurs n’offrent pas des salaires qui correspondent aux attentes des demandeurs d’emploi.
Le rapport met également en doute les difficultés d’embauche auxquelles sont confrontées les entreprises qui tentent de recruter des travailleurs ayant un niveau d’éducation plus faible.
« La question de savoir dans quelle mesure ces emplois vacants peuvent être attribués à des pénuries de main-d’œuvre dans des professions précises peu qualifiées, plutôt qu’à des offres de salaires et d’avantages sociaux relativement bas, ou à d’autres facteurs reste ouverte », indique le rapport.
Jim Stanford, économiste et directeur du Center for Future Work, affirme que le rapport de Statistique Canada défait les « mythes de longue date » sur la pénurie de main-d’œuvre au pays.
« Si vous manquez vraiment de main-d’œuvre et que vous ne pouvez pas trouver quelqu’un pour faire ce travail au salaire minimum dans un restaurant McDonald, alors pourquoi n’augmenteraient-ils pas le salaire ou n’essaieraient-ils pas de remplacer le travail par des machines ? », s’est demandé M. Stanford.
« Ni l’un ni l’autre ne se produisent, ce qui me suggère que les employeurs en général sont assez satisfaits de l’état actuel des choses, peu importe à quel point ils se plaignent de la pénurie de main-d’œuvre », a-t-il ajouté.
Alors, qu’est-ce qui explique le nombre élevé d’emplois vacants ??
René Morissette a évoqué que pour les industries où peu de qualification est nécessaire, les entreprises pourraient choisir de maintenir des salaires bas et d’accepter des taux d’inoccupation d’emplois plus élevés.
« Pour les employeurs qui ont des coûts de formation négligeables, une stratégie de ressources humaines qui combine des salaires relativement bas avec une rotation élevée des travailleurs et certains postes vacants pourrait en fait maximiser les profits », a-t-il déclaré.
Le gouvernement fédéral est resté à l’écoute des groupes d’entreprises qui sonnaient l’alarme au sujet de la pénurie de main-d’œuvre.
Cet automne, Ottawa a annoncé de nouveaux objectifs d’immigration visant à accueillir 500 000 immigrants par an d’ici 2025 au pays. Le ministre de l’Immigration, Sean Fraser, a présenté le nouveau plan comme une solution aux problèmes de main-d’œuvre du pays.
Le Canada a également connu une augmentation du nombre de travailleurs étrangers temporaires venant au pays pour aider les entreprises à pourvoir les postes vacants.
L’apparente pénurie de travailleurs peu qualifiés pourrait pousser les décideurs politiques à penser qu’il faut encore plus de travailleurs temporaires, mais M. Stanford a évoqué que ce serait une conclusion « désastreuse » à tirer du rapport.
De nombreux économistes émettent des réserves sur les programmes de travailleurs étrangers temporaires qui, selon eux, peuvent faire baisser des salaires au pays, s’ils sont utilisés de manière excessive.
« L’objectif de la politique d’immigration ne devrait pas être de résoudre les problèmes de recrutement auxquels sont confrontés les employeurs à bas salaires, ou tout employeur d’ailleurs », a-t-il déclaré.
Source : Presse Canadienne
Layla Jane, originaire de Central Valley, souffrait « d’anxiété et de dépression, d’anxiété sociale, de dysmorphie corporelle, de troubles alimentaires et a été victime d’intimidation » pendant son enfance et une partie de son adolescence. À 9 ans, son état de santé mentale s’est dégradé au point d’avoir des idées suicidaires.
« Personne, aucun de mes médecins, n’a essayé de faire en sorte que je me sente mieux dans mon corps » regrette-t-elle. Après avoir demandé conseil, elle est orientée vers une clinique spécialisée dans les questions de genre à Oakland, en Californie. Des bloqueurs de puberté lui sont prescrits et six mois plus tard de la testostérone (cf. Genre : la Californie autorise les traitements sur les mineurs).
Un peu plus tard, à 11 ans, souhaitant changer de genre, elle en parle à ses parents qui ne s’y opposent pas. Elle subit alors une mastectomie. Un choix qu’elle regrette aujourd’hui. Au cours de l’année 2021, elle a cessé ses injections de testostérone. Désormais, elle se sent « plus heureuse » et sa « santé mentale commence à s’améliorer ».
Confrontée à un « risque accru d’infertilité », elle poursuit le Permanente Medical Group, Inc. et les Kaiser Foundation Hospitals, ainsi que les médecins qui l’ont suivie, pour « négligence grave » et « consentement éclairé frauduleux » (cf. « Transition de genre » : le mineur apte à consentir ?). Selon elle, tout médecin devrait, avant de prendre une décision, vérifier l’état de santé mentale des patients. […]
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