jeudi 15 août 2024

Étude — Les écrans causeraient plus de colères chez les 3 à 5 ans

Une étude révèle que plus les tout-petits passent du temps sur un écran, plus ils risquent de faire des crises de colère.


Les conséquences nocives des écrans chez les tout-petits se précisent : plus un enfant passe de temps devant une tablette ou un cellulaire, plus il risque de faire des crises de colère, ce qui contribue à augmenter encore plus son temps d’écran, un cercle vicieux qui peut compromettre son entrée à l’école.

Voilà les résultats d’une nouvelle étude menée par la professeure Caroline Fitzpatrick, de l’université de Sherbrooke, et son équipe auprès d’enfants de 5 ans et moins, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue scientifique JAMA Pediatrics.

Les chercheurs ont découvert que les enfants de 3 ans qui utilisent une tablette sont plus susceptibles de manifester de la colère et de la frustration un an plus tard.

La difficulté à maîtriser leurs émotions contribuerait par la suite à l’augmentation du temps passé devant un écran à l’âge de 5 ans, puisque les parents pourraient avoir tendance à leur refiler une tablette ou un cellulaire pour les calmer.

PRÉVISIBLE

Il s’agit de résultats préoccupants, mais qui ne sont néanmoins pas étonnants, indique Mme Fitzpatrick.

« À l’âge de 3 ans, les enfants sont très sensibles à leur environnement. Ils ont besoin d’interactions, d’apprendre comment réguler leurs émotions, et le temps passé sur la tablette ne leur permet pas de pratiquer ces habiletés-là », explique-t-elle.

Les parents pourraient devenir moins patients devant les accès de colère de leurs enfants, ce qui pourrait expliquer que le temps rivé à l’écran augmente par la suite.

Or, le recours à la tablette pour calmer un enfant ne lui permet pas de développer des mécanismes pour gérer lui-même ses frustrations, comme de nommer ses émotions ou de parvenir à se changer les idées, explique la chercheuse.

COMMENCER L’ÉCOLE DU BON PIED

L’utilisation des écrans est cruciale dans la vie de jeunes enfants puisqu’elle peut avoir un impact sur la réussite scolaire.

La capacité à bien gérer ses émotions est un « élément clé » d’une entrée à l’école réussie, indique Mme Fitzpatrick.

Ces résultats de recherche viennent confirmer un phénomène observé depuis déjà plusieurs années par des enseignantes de maternelle ou du début du primaire qui affirment devoir gérer un nombre grandissant de crises dans leur classe.

À la maison, la chercheuse recommande aux parents de limiter le plus possible l’utilisation des écrans chez les tout-petits et de se doter de règles familiales claires.

Les parents doivent aussi donner l’exemple lorsqu’ils sont en présence de leur enfant, ajoute-t-elle.

Cette étude portait spécifiquement sur l’utilisation des tablettes, mais les résultats peuvent être facilement extrapolés aux cellulaires, puisque les deux appareils partagent plusieurs caractéristiques.

« On peut les trimballer partout avec nous, on les utilise pour aider les enfants à patienter au resto ou dans la voiture, ils peuvent se connecter à internet, si bien que les contenus sont disponibles en quantité illimitée », souligne-t-elle.


Sources : Le Journal de Quebec, Université de Sherbrooke

Immigration en Angleterre : le discours d'Enoch Powell

Depuis la fin du mois de juillet, l’Angleterre connaît des convulsions et des troubles importants. À la suite du meurtre odieux de trois enfants, des manifestations hostiles à l’immigration de masse se sont organisées spontanément un peu partout dans le pays avec une ampleur qu’on avait rarement vue jusqu’alors. En réaction, les autorités britanniques ont réagi avec une grande fermeté, rejetant uniquement la faute sur la fameuse « extrême-droite ».

Cette actualité brûlante est l’occasion de redécouvrir les prédictions visionnaires d’Enoch Powell, la plus grande figure de la vie politique anglaise d’après-guerre. Le 20 avril 1968, dans un discours célèbre que la postérité qualifiera de « Discours des fleuves de sang », cet esprit brillant mettait en garde ses contemporains devant la menace d’une immigration de peuplement qui allait irrémédiablement changer le visage de son pays s’il ne réagissait pas à temps. À ses yeux, seule la « re-emigration » (remigration) pouvait sauver la culture de son pays et désamorcer l’escalade dans la violence.

Sondages sur l’immigration et sur le discours d’Enoch Powell

Un sondage réalisé l’année dernière par la British Election Study a révélé que parmi les membres de la catégorie sociale A (cadres supérieurs et professions libérales), 23 % souhaitaient une nette diminution de l’immigration, contre 42 % des membres de la catégorie E, qui occupent des emplois subalternes ou vivent d’allocations. Pourtant, il n’y a guère de signes indiquant qu’il existe une élite aux opinions clairement libérales, si l’on entend par là les personnes occupant des emplois d’élite. Tous les groupes de la classe moyenne, A, B et C1, pensent de la même manière.

Les Blancs de la classe ouvrière sont plus opposés, mais il y a un hic. Le groupe C2, composé de travailleurs manuels qualifiés, est plus opposé à l’immigration que les personnes du groupe D (travailleurs manuels semi-qualifiés et non qualifiés). Cela correspond à un sondage réalisé par Ipsos après les élections générales du 4 juillet, qui a révélé que les personnes du groupe C2 étaient les plus susceptibles d’avoir voté en faveur du parti Reform UK. Les travailleurs manuels qualifiés pourraient se sentir plus menacés par les immigrants parce qu’ils ont plus à perdre.

Si la classe sociale façonne les attitudes de manière complexe, l’âge le fait de manière puissante et fiable. Tous les groupes d’âge sont plus opposés à l’immigration que les plus jeunes. Les différences sont énormes : les personnes âgées de plus de 65 ans sont plus de trois fois plus susceptibles de souhaiter une diminution de l’immigration que les jeunes de 18 à 25 ans. L’âge peut expliquer une partie de la répartition par classe : le groupe social E est plus âgé que les autres.

Après qu’Enoch Powell, député conservateur, s’est insurgé contre l’immigration dans son discours sur les « rivières de sang » en 1968, de nombreux Britanniques de la classe ouvrière ont défilé pour le soutenir, les dockers et les découpeurs de viande londoniens se distinguant tout particulièrement. Puis des sondages d’opinion sont apparus, montrant une tendance étonnante. L’un d’eux, réalisé par NOP, révèle que 67 % des personnes appartenant aux groupes sociaux A, B et C1, 71 % des personnes appartenant au groupe C2 et 63 % des personnes appartenant aux groupes D et E étaient d’accord avec ses opinions. Powell avait séduit presque tout le monde, même si ce sont surtout les groupes sociaux les moins favorisés qui ont manifesté dans la rue pour soutenir Enoch Powell alors que ce sont les groupes sociaux les plus favorisés qui approuvaient le plus ces thèses.

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Dernières nouvelles de l’Angleterre par Mark Steyn

 
 
 
 

mercredi 14 août 2024

Dernières nouvelles de l'Angleterre par Mark Steyn (m. à j. condamnations)

La dernière agression au couteau d’une fillette anglaise — âgée de onze ans — a été rapportée principalement parce que la figure héroïque qui s’est interposée pour désarmer le « coutelier » (une expression récente, mais désormais habituelle à Fleet Street) était un courageux musulman du nom d’Abdoullah.

La police sur la scène du crime (Leicester Square à Londres)

Tant mieux pour lui, même si le message sous-jacent, peu subtil, des reportages était le suivant : « Vous avez pigé, bande d’islamophobes ? Nous avons besoin d’immigrés pour faire le travail que les Britanniques ne veulent pas faire — comme sauver la petite fille des coups de couteau assénés par d’autres immigrés que nous avons laissés entrer. » La prochaine fois que vous commanderez un macchiato décaféiné et qu’une agression à l’arme blanche se produira, vous feriez mieux d’espérer qu’il y ait un Abdallah à l’esprit civique sur place, car il n’y a assurément rien qui ressemble à un Londonien parmi les baristas et les vendeurs du West End.

Il s’avère que le coupable est un certain « Ioan Pintaru » sans domicile fixe. Avec ce nom, son domicile a dû être fixé à un moment donné en Roumanie ou dans les environs. Mais c’est ce qu’il y a de bien avec toute cette « diversité » dynamique : les indigènes sont ramenés à la portion congrue. Héros mahométan, méchant balkanique : aucun Anglo-Celte n’a besoin d’être associé à cette histoire de la nouvelle Cité sans voiles — sauf la victime, bien sûr.

À la réflexion, on ne peut même pas l’affirmer avec certitude : le pauvre enfant pourrait être tadjik ou bhoutanais. Londres a désormais atteint les sommets exquis et raréfiés de la diversité, où l’on trouve de tout, sauf des Londoniens.

Quelque part dans Le Prisonnier de Windsor, je cite la célèbre phrase de Metternich selon laquelle les Balkans commencent dans la Landstraße. [Une rue de Vienne. Au XIXe siècle, c’était le point de départ des routes menant vers la Hongrie et les Balkans].

Dans la grande ville mondiale de Sadiq Khan, les Balkans et le dar al-Islam commencent dès Leicester Square.  Cela semble être une manœuvre judicieuse.

Mais ce qui m’a le plus frappé, plus que le héros de la fête, c’est que des petites filles et leurs mères peuvent désormais être poignardées en plein jour au cœur de la ville touristique de Londres. Ce n’est pas la même chose que de rentrer chez soi tard le soir dans une rue sombre d’un quartier malfamé.
Leicester Square est l’une des adresses les plus célèbres au monde.
Elle figure dans les chansons :

Goodbye, Piccadilly!
Adieu, Leicester Square !
La route est très longue jusqu’à Tipperary…


En fait, elle n’est plus aussi longue que naguère. Le comté de Tipperary compte aujourd’hui plusieurs mosquées et centres culturels islamiques. Le contraste établi dans la chanson entre la grande métropole et la petite ville des grands-parents de l’auteur ne s’applique donc plus : il faut s’éloigner beaucoup plus de Leicester Square pour se libérer de la « diversité ».

280 « demandeurs d'asile » implantés sous la protection de la police irlandaise dans un petit village de 200 âmes dans le comté de Tipperary.


Sur GB News, Matt Goodwin a déclaré que les Blancs britanniques de souche deviendraient une minorité de la population d’ici 2070 :

J’aurai quitté ce bas monde depuis longtemps d’ici là, mais je parierais que le Rubicon sera franchi bien avant 2070. 

Dire simplement à haute voix ce que l’on pense tout bas :  « La population britannique blanche a diminué de 600 000 personnes, tandis que la population minoritaire a augmenté de 1,2 million.
Alors oui, les gars, nous gagnons. »

Il faudrait être extrêmement optimiste pour parier que la Grande-Bretagne a encore quarante-six ans devant elle.

Cela devrait faire les grands titres — le suicide des nations qui ont construit le monde moderne. Comme je l’ai dit à Steve Paikin à la télévision canadienne il y a plus de quinze ans, c’est la plus grande histoire de notre temps : si vous êtes écrivain, pourquoi ne voudriez-vous pas écrire sur ce sujet ? On me demandait souvent d’étoffer les scripts de comédies musicales remises au goût du jour, ce que j’aimais bien, surtout si on le compare à la rédaction d’articles sur des écolières poignardées. Mais il n’y aura plus de comédies musicales dans le West End de demain, ni de Noël Coward, ni de rock classique, ni de mille autres choses. Parce que les nouveaux Londoniens ne les aiment pas. Parce que lorsqu’on perd son avenir, on perd aussi son passé. Alors, autant écrire sur la plus grande histoire de notre temps, celle qui déterminera les autres que nous pourrons écrire.

Pourtant, seize ans après mon observation à M. Paikin, les autorités préfèrent toujours que « la plus grande histoire de notre temps » ne soit pas racontée. Il y a une semaine, j’écrivais :

Starmer n’est pas, comme on l’a suggéré, simplement « insensible à ce qui se passe ». Il profite de l’occasion, comme Washington l’a fait pour le 6 — Janvier [les condamnations sévères des émeutiers] et comme Justin l’a fait pour les camionneurs canadiens [gel de leurs comptes bancaires sans procès ni décision judiciaire].
Vous savez ce que cela a donné pour les mamies respectueuses de la loi lors de leur premier voyage dans la capitale américaine, ou pour les donateurs des Prairies qui avaient déboursé 50 dollars par carte de crédit pour le convoi d’Ottawa. Et vous savez à quel point les protestations publiques [du camp conservateur] ont été étouffées dans les deux pays depuis lors. Les pleins pouvoirs du « système d’espionnage » britannique — l’État panoptique fonctionnant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 — sont sur le point de s’abattre sur les masses méprisées. Parce que le 6 — Janvier concernait une élection douteuse et que les camionneurs protestaient contre les confinements et les mandats de vaccination, mais qu’un retour en arrière contre l’immigration de masse constitue une menace pour le fondement absolument inviolable de la politique de l’uniparti [voter pour la droite ou la gauche, vous votez toujours pour le même parti qui met en œuvre les mêmes politiques, l’uniparti.]
Et c’est ce qui s’est produit une semaine plus tard. Brendan O’Neill :
Je crains que la justice ne se transforme en une sorte de vengeance. Qu’il ne s’agisse pas seulement de la loi et de l’ordre, mais aussi d’une sorte de vengeance centriste contre les classes inférieures. Ai-je tort ?
Il cite quelques exemples :
Stacey Vint, de Middlesbrough, a été condamnée à 20 mois de prison pour avoir poussé une poubelle à roulettes sur une rangée de policiers anti-émeutes avant de se retrouver à plat ventre sur le sol. C’est une idiote, c’est clair. C’est peut-être aussi une vilaine personne, je ne sais pas. Mais près de deux ans de prison pour une tentative ratée d’attaque avec une poubelle contre des policiers lourdement armés ? Admettez-le, c’est un peu fort.
Ou que dire du couple homosexuel de Hartlepool, dont le principal crime, pour autant que je sache, a été de « danser et de gesticuler devant une rangée de policiers » ? Ils se sont également débattus lors de leur arrestation. Ils ont tous deux été condamnés à 26 mois de prison. Ne revenons pas sur le débat de la « police à deux vitesses », dont nous avons tous été abreuvés, mais il est bon de rappeler que l’homme au couteau qui a terrorisé le personnel d’un supermarché cachère à Golders Green en janvier, en exigeant de connaître leur opinion sur « Israël et la Palestine », a été condamné à une peine avec sursis.
Le Royaume-Uni, comme je le dis toujours, est le pays où tout est régi par la police, sauf le crime. À Scotland Yard et dans les autres services de police britanniques, les condamnations pour viols et vols signalés sont à des niveaux statistiquement indétectables. En revanche, les troupes de Starmer savent traquer les crimes de pensée avec une efficacité impitoyable. Le couple homo de Hartlepool est un exemple instructif de la hiérarchie émergente des groupes identitaires. Ils revenaient du bingo, peut-être un peu trop éméchés, lorsqu’ils sont tombés sur une « émeute » d’extrême droite :
C’est à ce moment-là qu’il a perçu un « brouillard rouge » et qu’il est intervenu pour défendre Mailen. Il a été filmé en train d’agiter un doigt en direction des policiers et de leur crier : « Je paie votre salaire ».

Il a également refusé de reculer et un chien policier a été lancé sur lui, l’animal s’est accroché à sa fesse et a failli lui arracher son short, ce qui, selon Mme Masters, [procureur de la Couronne], « a eu pour effet de disperser la foule ».
Et ne croyez pas qu’il faille danser en caleçon et commettre le crime de crier « Je paie votre salaire ». Le simple fait d’être un spectateur léthargique suffit amplement. De Belfast :
Vous vous verrez refuser la libération sous caution même si vous n’avez fait que regarder les émeutes depuis le bord de la rue, prévient un juge.

[Mise à jour, l'Obs fournit des statistiques et d'autres exemples de condamnations draconiennes :

Une cinquantaine de mineurs ont été inculpés. Mais tous les âges sont concernés : un homme de 69 ans a été accusé de vandalisme à Liverpool. Afin d’enrayer la violence, le gouvernement a promis une réponse judiciaire ferme et rapide et les forces de l’ordre ont procédé à plus de 1 000 arrestations et plus de 500 inculpations.

Impliquant enfants, adolescents et personnes âgées, les comparutions et les condamnations qui suivent désormais dans les tribunaux révèlent les profils très variés des émeutiers, que le Premier ministre Keir Starmer a qualifiés de « bande de voyous ».

Près de 70 peines ont été prononcées, quasiment toutes de prison ferme : 26 mois pour un homme qui avait jeté un aspirateur à travers une fenêtre, trois ans pour un autre qui s’était emparé de la matraque d’un policier, etc.

Elles laissent entrevoir des problèmes profonds affectant les populations défavorisées du Royaume-Uni, au-delà de la responsabilité des groupuscules d’extrême droite mis en cause par la police, tel la Ligue de défense anglaise [inexistante depuis une bonne décennie selon son fondateur Tommy Robinson réfugié à l'étranger], un mouvement islamophobe créé par des hooligans.

Dans la petite salle du tribunal de Basingstoke, une adolescente de 13 ans tient la main de sa mère au moment de plaider coupable : elle fait partie des centaines d’émeutiers traduits en justice pour les violences racistes et islamophobes qui ont secoué le Royaume-Uni.

La collégienne, vêtue d’un pull couleur crème et d’un short cycliste, apprend par la voix du procureur qu’elle risque la prison pour avoir donné des coups de poing et de pied sur la porte d’un hôtel accueillant des demandeurs d’asile le 31 juillet dans la ville voisine d’Aldershot, dans le sud de l’Angleterre. […]

La famille de Kieron Gatenby, 19 ans, a éclaté en sanglots au tribunal au moment de sa condamnation à 16 mois de détention dans un établissement pour jeunes délinquants, après avoir été filmé en train de jeter un oeuf au cours des émeutes à Hartlepool (nord-est). Son avocat a affirmé que le jeune homme n’avait jamais exprimé d’idées racistes mais qu’il avait « été entraîné dans une vague de folie ».
]

Ils vous apprennent une leçon : entrez gentiment dans la nuit euro-arabe [allusion en anglais aux mille et une nuits], sinon…

Ce faisant, ils s’assurent que de nombreuses autres écolières poignardées se retrouveront sur le bûcher funéraire de la Grande-Bretagne.

Sur cette question, les politiciens, les policiers et les juges ont manqué à leur devoir envers la population. Si la protestation pacifique (« regarder les émeutes depuis le bord de la rue ») n’est pas autorisée, il ne reste plus que l’autre type de protestation.


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mardi 13 août 2024

Le sport à l'école primaire a un effet positif sur la réussite scolaire selon une étude

Selon une étude, on peut établir des liens entre la pratique d’un sport entre 6 et 10 ans et la réussite scolaire au secondaire, jusqu’à l’âge de 17 ans.


L’activité physique chez les jeunes n’est pas seulement bénéfique pour leur santé. La pratique d’un sport au primaire permet également de mieux réussir à l’école, et ce, jusqu’à la fin du secondaire, révèle une étude de l’Université de Montréal et du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, publiée cette semaine.

Prédire les chances de réussite scolaire grâce au sport

« Nous avons obtenu des résultats convaincants qui démontrent que la pratique d’un sport de la maternelle à la quatrième année a un effet positif sur tous les indicateurs de réussite scolaire jusqu’à la fin du secondaire », dit Linda Pagani, professeure de psychoéducation à l’Université de Montréal et coauteure de l’étude. L’équipe a suivi 746 filles et 721 garçons nés en 1997 ou 1998 en utilisant les données de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec de l’Institut de la statistique du Québec. Ils ont ainsi pu établir des liens entre la pratique d’un sport entre 6 et 10 ans et la réussite scolaire au secondaire, jusqu’à l’âge de 17 ans. Et ce, tant chez les filles que chez les garçons.

Des adolescents plus engagés et motivés

Les chercheurs ne se sont pas contentés d’analyser l’effet du sport sur les résultats scolaires des jeunes. « On a pris en compte plusieurs indicateurs de réussite », dit Mme Pagani. Non seulement les enfants qui pratiquaient régulièrement un sport obtenaient de meilleures notes, mais ils étaient aussi moins susceptibles d’abandonner l’école en dernière année du secondaire par rapport à ceux qui faisaient peu ou pas de sport. De plus, ils attachaient davantage d’importance à leurs résultats scolaires, étaient plus engagés envers leur école et nourrissaient des aspirations plus élevées quant à la poursuite de leurs études au cégep et à l’université. D’autres études avaient d’ailleurs déjà démontré que la forme cardiorespiratoire et la force musculaire étaient associées à de meilleurs résultats scolaires chez les adolescents.


« [Le sport] vient également stimuler le cerveau, les fonctions exécutives, qui sont très importantes pour les performances scolaires et le désir de s’engager à l’école », explique Kianouch Harandian, coauteure de l’étude.

Les filles qui pratiquaient régulièrement un sport à l’école primaire avaient un risque de redoubler une classe à l’adolescence réduit de 21 % par rapport à celles qui ne pratiquaient pas de sport de manière régulière. Pour les garçons, ce risque était réduit de 16 %.

Un environnement stimulant

« Le sport, surtout avec un entraîneur, crée un environnement stimulant et des opportunités sociales que l’enfant conserve dans les années qui suivent. Ça vient également stimuler le cerveau, les fonctions exécutives, qui sont très importantes pour les performances académiques et le désir de s’engager à l’école », explique Kianoush Harandian, coauteure de l’étude et étudiante au doctorat en psychoéducation à l’Université de Montréal. Pour être considérés comme faisant partie du groupe sportif, les jeunes devaient pratiquer régulièrement une activité physique avec un entraîneur, comme la danse, les arts martiaux ou le soccer, et poursuivre cette activité de façon constante pendant plusieurs années.

Des avantages considérables

« On voit que les parents impliquent de plus en plus les filles dans les sports comme le soccer, la ringuette et le basketball, observe la professeure Linda Pagani. C’est intéressant parce qu’on est en train de donner autant d’occasions aux jeunes filles qu’aux garçons d’expérimenter les sports et leurs défis. » Les chercheurs ont également observé que les filles qui pratiquaient régulièrement des sports durant leur enfance bénéficiaient d’avantages considérables dans leurs moyennes en cours de langue, comme le français et l’anglais. Selon eux, non seulement l’engagement dans le sport pendant l’enfance contribue à la réussite scolaire à l’adolescence, mais il pourrait augmenter les chances de réussite économique et personnelle à l’âge adulte.

L'immigration explique-t-elle que les conservateurs fédéraux sont au coude à coude avec le Bloc québécois ?


Selon le dernier sondage Abacus, 25 % des Canadiens placent l’immigration parmi leurs trois principales préoccupations, ce qui est considérable compte tenu du large éventail de défis auxquels le pays est confronté.

Cette préoccupation est encore plus prononcée chez les partisans actuels du Parti conservateur, 36 % d’entre eux considérant l’immigration comme un problème majeur. Ceux qui sont prêts à voter pour les conservateurs sont également 16 points plus susceptibles de citer l’immigration comme un problème majeur que ceux qui ne sont pas prêts à voter pour les conservateurs.

Mais les chiffres les plus frappants proviennent du Québec, où 35 % des personnes interrogées considèrent l’immigration comme une priorité absolue. Cela fait du Québec la région la plus préoccupée par l’immigration, dépassant même les bastions typiquement conservateurs de l’Ouest canadien.
    
En revanche, seuls 20 % des répondants du Canada atlantique et 21 % des Britanno-Colombiens considèrent l’immigration comme une question urgente, ce qui souligne les disparités régionales dans la manière dont ce sujet est perçu à travers le pays.

Au-delà de l’importance de la question, ceux qui s’intéressent à la question pensent majoritairement que les conservateurs s’en occuperaient le mieux. 54 % d’entre eux pensent que le PCC serait le meilleur, suivi par le CPP (10 %), le PLC (7 %) et le NPD (4 %). 19 % sont incertains.


L’impact politique au Québec

Mais ce qui est fascinant et pourquoi j’attire l’attention sur cette question, c’est que les données des sondages révèlent un contraste frappant dans les intentions de vote entre les Québécois qui accordent la priorité à l’immigration et ceux qui ne l’accordent pas.

Parmi les 35 % de Québécois qui considèrent l’immigration comme une question prioritaire, 47 % expriment leur soutien au PCC, suivi par 27 % pour le Bloc Québécois (BQ) et 18 % pour le Parti libéral du Canada (PLC).

Il s’agit d’une grande différence par rapport au reste de l’électorat québécois (qui n’accorde pas la priorité à l’immigration), où le BQ mène avec 32 %, le PLC suit avec 27 %, et le PCC est en queue de peloton avec 22 %. Il s’agit d’un écart de 25 points pour les conservateurs et d’une indication claire que les opinions sur l’immigration peuvent avoir un impact sur le soutien au Québec.
    
Cela suggère que la position des conservateurs sur l’immigration résonne fortement avec un segment substantiel des électeurs québécois et c’est la raison pour laquelle Pierre Poilièvre a de nouveau soulevé la question la semaine dernière. Les données indiquent que l’immigration n’est pas seulement une question secondaire, mais une force motrice potentielle derrière le réalignement politique au Québec.

Voici un aperçu de la couverture médiatique des déclarations des conservateurs sur l’immigration au cours de l’année écoulée :
Il s’agit de promesses et de promesses récentes, rappelons que Poilièvre n’avait aucune objection aux taux faramineux d’immigration il y a deux ans Pierre Poilièvre ne s’opposait pas en 2022 à l’augmentation de l’immigration annuelle à plus de 400 000 par an. Enthousiasme qui s’est amoindri publiquement depuis un an voir Chute de 5 % dans les intentions de vote pour Poilièvre, forte augmentation des gens opposés à l’immigration de masse alors que l’inflation diminue (son message anti-inflation est depuis moins porteur).

Pourquoi l’immigration résonne au Québec

L’importance de la question de l’immigration au Québec n’est pas tout à fait surprenante. Le Québec possède une identité culturelle et linguistique distincte, et les préoccupations liées à la préservation de cette identité ont longtemps influencé sa politique. Les changements démographiques de la province, associés aux débats sur la laïcité et l’intégration, ont fait de l’immigration une question particulièrement sensible et à fort enjeu.

Le parti conservateur a exploité ces préoccupations, se positionnant comme le défenseur de l’identité unique du Québec contre les menaces perçues d’une immigration accrue. Ce message semble gagner du terrain, d’autant plus que les autres partis s’efforcent de répondre à ces préoccupations d’une manière qui trouve un écho auprès des électeurs québécois.
    
Conclusion

Selon David Coletto d’Abacus Data, si l’immigration continue d’être une question prioritaire pour les Québécois, les conservateurs pourraient voir leur soutien augmenter de manière significative dans la province, même si leur position sur d’autres questions pourrait rebuter les Québécois.

Cela marquerait un changement notable dans le paysage politique du Québec, où le PCC a toujours eu du mal à s’implanter. Cependant, cela suggère également un électorat plus polarisé, où l’immigration devient un sujet de discorde qui pourrait aggraver les divisions non seulement au Québec, mais aussi dans tout le Canada.

À l’approche des prochaines élections fédérales, selon David Coletto sera crucial d’observer comment l’immigration est débattue et comment elle influence le comportement des électeurs. Pour les conservateurs, l’immigration pourrait être la question qui leur permet de percer au Québec, surtout lorsqu’ils tentent de se distinguer du Bloc Québécois et de faire valoir qu’un gouvernement conservateur peut réellement mettre en œuvre une politique alors que le BQ ne peut que l’influencer.

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Canada — Les employeurs continuent de faire appel à des travailleurs étrangers faiblement rémunérés, malgré la hausse du chômage.

La PM « conservatrice » de l’Alberta, Danielle Smith, veut doubler sa population d’ici 25 ans

Canada — le taux de chômage des immigrants récents à 12,6 % en juillet 2024 (6,4 % pour la population générale), le taux du chômage des jeunes grimpe également rapidement

 

samedi 10 août 2024

Le Canada en 2024


La mairesse de Toronto Olivia Chow (au centre) au festival Caribana 2024. Olivia Chow est née le 24 mars 1957 à Hong Kong, a été une enseignante et femme politique de gauche (NPD)

La PM « conservatrice » de l'Alberta, Danielle Smith, veut doubler sa population d'ici 25 ans

Dans son allocution télévisée et son discours du Trône prononcés l’automne dernier, la Première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, avait déclaré que son gouvernement se préparait à plus que doubler la population de l’Alberta d’ici 2050, pour atteindre 10 millions d’habitants, soit trois millions de plus que ce que les autorités provinciales avaient prévu pour le milieu du siècle.

Elle souhaite également voir la population de Red Deer décupler. D’environ 106 000 aujourd’hui à un million d’habitants. (Red Deer se trouve sur la rivière du même nom, anciennement rivière du Daim-Rouge en français.)

Danielle Smith a récemment réitéré son ambition de doubler la population de sa province d’ici 2050 dans une vidéo (voir ci-dessous).

Pour que l’Alberta ait le poids politique qu’il mérite

Danielle Smith dans cette vidéo déclare : « Nous devons nous fixer un objectif ambitieux, à savoir doubler notre population. Nous devons être ce bastion de la liberté, les gens voudront venir ici et nous voulons les accueillir. Et nous voulons construire cet endroit de manière à ce que nous ayons le poids politique que nous méritons en Alberta. À l’heure actuelle, nous sommes traités comme un partenaire mineur par Ottawa. Et si nous finissons par avoir l’économie la plus forte et par doubler notre production de pétrole… »

Le taux de chômage en Alberta est déjà parmi les plus hauts au Canada 

À 7,1 %, le taux de chômage de l’Alberta est bien supérieur à la moyenne nationale qui se situe à 6,4 % et à celui du Québec à 5,7 %.

Notons que les immigrés récents (moins de 5 ans au Canada) ont un taux de chômage plus du double aux Canadiens nés au Canada.

 

Logements hors de prix

Le marché immobilier de l’Alberta est très cher, car il y a très peu de logements disponibles, manque conjugué à une forte demande et à une forte activité de vente. Pour mai 2024, le prix de référence des maisons en Alberta, soit 514 200 $, est le plus élevé jamais atteint, et il est en hausse de 9,3 % d’une année sur l’autre.

Augmentation de la population de 200 000 personnes en 2023 (+ 4,4 % de la population)


Les deux tiers des personnes qui viennent de s’installer en Alberta sont des immigrants.

Ces chiffres font suite à l’augmentation de la population de la province de 202 324 habitants en 2023 — soit environ deux fois la population de Red Deer — avec un taux de croissance de 4,4 %, le plus élevé depuis 1981.

L’augmentation de la population au cours du premier trimestre de 2024 est due aux résidents internationaux non permanents, qui représentent près de 60 % de l’immigration en Alberta.

« La différence, cette fois, c’est que l’Alberta, et en particulier Calgary, qui a été la plus grande ville d’immigrants en croissance au Canada, compte de nombreuses communautés établies d’immigrants qui ont migré ici au cours des dernières décennies », a-t-elle déclaré.

70 % des Albertains opposés à davantage d’immigration

Les immigrants au Canada en général soient plus nombreux que les gens au Québec (y compris donc les anglo-allophones de Montréal) à trouver que les cibles d’immigration sont trop élevées…
Le rejet le plus important vient de l’Ontario et de l’Alberta, à égalité, avec 70 % des personnes interrogées qui trouvent que les cibles d’immigration sont trop élevées.

Mais depuis quand en démocratie occidentale les politiciens écouteraient-ils leurs électeurs « racistes » ?

Les immigrés sont urbains et votent massivement pour la gauche (NPD, Libéraux)

Madame Danielle Smith a défendu une vision résolument souverainiste des pouvoirs de sa province. Elle a fait adopter à la fin 2022 une Loi sur la souveraineté et l'a invoquée un an plus tard pour s'opposer aux règles imposées par le gouvernement fédéral de Justin Trudeau sur l'électricité propre.

Il est cependant douteux qu'elle convertisse ces nouveaux venus en des souverainistes albertains conservateurs en assez grand nombre puisque ceux sont ne partagent pas les caractéristiques de ces électeurs conservateurs actuels : souvent ruraux, chrétiens et d'extraction européenne avec une solide tradition d'autonomie au sein de petites communautés.

Les personnes nées à l'étranger étaient plus enclines à dire (en octobre 2019) que Justin Trudeau serait le meilleur premier ministre (41 %) que celles nées au Canada (33 %).
Ils tendent aussi à voter plus pour le NPD que le BQ ou le Parti vert.

Dans un sondage Abacus dans le cadre des élections provinciales de 2023 en Alberta, on note un fort clivage selon l'origine ethnique des électeurs. Le Parti conservateur albertain (UCP) menait par 11 points chez les Albertains blancs, tandis que le NPD (la gauche) menait par 31 points chez les Albertains racialisés.


Le même sondage de 2023 nous apprenait que le NPD de gauche avait une avance de 30 % dans la ville d'Edmonton (60 % contre 30 %), tandis que l'UCP conservateur était largement en tête à l'extérieur des deux plus grandes villes (57 % à l'UCP contre 40 % au NPD).

Madame Smith pense-t-elle vraiment qu'elle fera de ces millions d'immigrants (l'immense majorité « racialisée ») urbains des conservateurs et des souverainistes albertains ?

L'accroissement de la population n'assure pas la prospérité

L'accroissement de la population ne garantit en rien la prospérité, il suffit de regarder la Grande-Bretagne, la France avec une forte immigration ou même le Canada sous Trudeau où le PIB/habitant a diminué depuis 4 ans alors que l'immigration connaissait des sommets. À l'inverse, des pays peu peuplés comme la Suisse ou la Norvège sont prospères. 

Le PIB par habitant du Canada a diminué de 0,4 % par an depuis 2020 - le pire taux parmi les 50 premières économies développées du monde. Les nouveaux investissements et la croissance de l'emploi sont principalement le fait du gouvernement.

Les initiatives du secteur privé se limitent essentiellement au marché de l'immobilier, ce qui ne contribue guère à la productivité et à la prospérité. De nombreux jeunes n'ont pas les moyens d'acheter dans l'un des marchés immobiliers les plus chers du monde. Pressés de citer une réussite numérique, les Canadiens citent Shopify - mais le magasin en ligne est le seul nom technologique parmi les 10 plus grandes entreprises du pays, et ses actions s'échangent à la moitié de leur pic de 2021.

Danielle est immigrationniste, mais est-elle conservatrice ?

Danielle Smith envisage donc d’essayer de doubler la population de l’Alberta quasi exclusivement grâce à l’immigration, au lieu de se concentrer sur la réduction du coût de la vie, la réduction de la criminalité et l’incitation des Albertains à avoir plus d’enfants afin d'assurer une lente croissance démographique homogène.

En quoi, Danielle Smith est-elle conservatrice ? Que veut-elle conserver ?

Danielle Smith

La conservatrice Danielle Smith n’a aucun enfant. Cette absence de descendance avait été critiquée par d’autres conservateurs albertains qui mettaient en doute sa sincérité dans la défense des familles. Notons qu’elle et son second mari, David Moretta, qui se sont mariés en 2006, auraient eu l’intention d’avoir des enfants selon un communiqué émis par Danielle Smith. La déclaration indique que le couple a demandé l’aide d’une clinique de fertilité, mais que les traitements auraient été infructueux.

Controverses sur ses affirmations relatives à son ascendance

Mme Smith a fait des déclarations sur son ascendance qui ont été démenties par des généalogistes et par les archives de l’immigration canadienne.

Son arrière-grand-père paternel était Philipus Kolodnicki, dont le nom a été anglicisé en « Philip Smith » à son arrivée au Canada.

En octobre 2022, elle a affirmé que M. Kolodnicki avait quitté l’Ukraine après la Première Guerre mondiale, qui s’est achevée en 1918, pour échapper au communisme. Elle a déclaré que ses convictions politiques étaient « en grande partie nées d’une méfiance totale à l’égard du socialisme que mon arrière-grand-père a fui ». Dans un profil publié en 2012 dans le Globe and Mail, Mme Smith a affirmé que Kolodnicki était un immigrant ukrainien arrivé au Canada en 1915.

Les dossiers d’immigration examinés par le Toronto Star montrent que Kolodnicki est arrivé au Canada en 1913, avant la Première Guerre mondiale ou la Révolution d’octobre 1917. Kolodnicki a également indiqué que sa nation d’origine était l’Autriche et que sa race était la Ruthénie, un terme qui, à l’époque, désignait les ancêtres des Ukrainiens, des Biélorusses et des Rusyns modernes.

À partir de 2012, Mme Smith a affirmé publiquement qu’elle avait des racines cherokees grâce à son arrière-arrière-grand-mère, Mary Frances Crowe. Mme Smith a également affirmé que Mme Crowe avait été victime de la Piste des larmes et déplacée de force au Kansas dans les années 1830. Une enquête d’APTN National News a examiné les registres de recensement américains et a découvert que Mme Crowe était née en 1870 en Géorgie, environ 20 ans après que le gouvernement américain a forcé les Cherokees à quitter leur terre natale.

Kathy Griffin, généalogiste cherokee du Texas qui a travaillé avec APTN, n’a pas trouvé de preuve que les ancêtres de Smith étaient membres des tribus historiques cherokee, notamment la Bande orientale des Indiens cherokee, la Bande unie Keetoowah des Indiens cherokee de l’Oklahoma ou la Nation cherokee. Les ancêtres de Smith ne figuraient pas non plus sur le Dawes Roll, un registre américain répertoriant les membres des tribus Cherokee, Creek, Choctaw, Chickasaw et Seminole.

À la suite du reportage d’APTN, l’attaché de presse de Mme Smith a déclaré que cette dernière n’avait pas fait de « recherches approfondies sur ses ancêtres » et qu’elle avait « entendu parler de son héritage par ses proches ».

Le gouvernement turc veut prendre le contrôle des écoles françaises en Turquie (m à j)

La Turquie interdit avec effet immédiat toute nouvelle inscription dans les classes primaires et maternelles des écoles françaises du pays, a annoncé samedi le ministère de l'Éducation. Aux termes d'un accord intérimaire intervenu après « de longues négociations », indique le ministère dans un communiqué, « aucun nouvel étudiant turc ne sera inscrit dans les écoles mentionnées jusqu'à ce qu'un accord international prévoyant un statut juridique soit conclu ».

«Dans ce contexte, aucun nouvel élève turc ne sera inscrit dans les classes de maternelle et de première année des écoles primaires Charles De Gaulle à Ankara et Pierre Loti à Istanbul », poursuit le ministère. Le ministère turc précise également que la mesure prend un effet rétroactif « à partir du 1er janvier 2024, pour couvrir l'année scolaire 2024-2025 et au-delà. De même, aucun nouvel élève ne sera admis dans les classes intermédiaires ».

À moins d'un mois de la rentrée scolaire le 3 septembre, cette décision du gouvernement turc n'a pas encore été communiquée aux parents d'élèves turcs qui représentent l'écrasante majorité des inscrits dans ces deux établissements.

Surveillance et inspection

Le ministère prévient également que « la liste des élèves turcs scolarisés et les informations sur les écoles labellisées par l'Agence française pour l'enseignement à l'étranger (Aefe) seront remises à notre Ministère avant la rentrée prochaine». «Jusqu'à ce que ces écoles obtiennent » un statut légal, les cours de langue turque, culture turque, littérature turque, histoire et géographie turques « ne pourront être dispensés que par des enseignants citoyens de la République de Turquie nommés par notre Ministère », précise le communiqué. Il prévient en outre que les programmes et contenus de ces écoles « seront surveillés et inspectés par les fonctionnaires » du ministère et de l'État.

Par ailleurs, le ministère indique qu'un « accord global de coopération éducative, incluant l'enseignement du turc pour les étudiants turcs résidant en France« est en cours de négociations, et appelle à »poursuivre les négociations pour le finaliser dans les plus brefs délais ».

Après des « mois de négociations », selon l'ambassade de France à Ankara, le ton était subitement monté mi-juillet avec le ministre de l’Éducation Yusuf Tekin qui avait dénoncé « l'arrogance » de la France qui « ne daigne pas nous prendre comme interlocuteur ». « Nous ne sommes pas comme les pays que vous avez colonisés. Nous sommes un État souverain. Vous devez donc agir selon nos conditions si vous voulez enseigner ici », avait-il mis en garde.


Billet originel du 18 juillet

Lycée Pierre Loti d'Istamboul
 
 Le ministère turc de l'Éducation a intensifié sa surveillance des écoles françaises en Turquie à la suite du refus de la France d'autoriser la fondation turque Maarif d'y ouvrir des écoles, selon plusieurs sources.

Maarif, qui a été créée avant la tentative de coup d'État du 15 juillet 2016 par le biais d'une loi adoptée par le parlement turc, a cherché à fermer les établissements d'enseignement créés par les adeptes du mouvement religieux Gülen depuis le putsch avorté, dans le cadre de la politique étrangère du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir en Turquie, qui qualifie le mouvement d'organisation terroriste et l'accuse d'avoir orchestré le coup d'État raté.

Le mouvement Gülen, une initiative civique mondiale inspirée par les idées du religieux musulman Fethullah Gülen, nie fermement toute implication dans le putsch manqué et toute activité terroriste.

À ce jour, la fondation Maarif a repris des centaines d'écoles dans le monde entier qui avaient été créées par des adeptes du mouvement Gülen dans le cadre des mesures de répression prises par le gouvernement à l'encontre de ce groupe.

Elle est désormais la seule organisation habilitée à ouvrir des écoles dans un pays étranger au nom de la République de Turquie. Elle gère des écoles pour tous les groupes d'âge, de la maternelle à l'université.

Le journaliste Nuray Babacan a écrit sur le site d'information Gazete Pencere que les inspections du ministère turc de l'éducation dans les écoles françaises d'Ankara et d'Istanbul ont atteint un niveau tel qu'elles perturbent l'éducation des élèves. Ces actions sont considérées comme des représailles après l'échec de la tentative de la Fondation Maarif d'établir des écoles en France.

Babacan indique dans son article que le gouvernement turc, sous l'administration de l'AKP, a pris pour cible des établissements français, notamment l'école Charles de Gaulle à Ankara et le lycée Pierre Loti à Istanbul. Les écoles ont dû s'acquitter d'amendes et d'ingérences dans leurs programmes sous couvert d'inspections.

"Cela va au-delà des inspections régulières ; le gouvernement s'immisce maintenant dans les programmes scolaires", écrit M. Babacan. "Ce problème a commencé lorsque les tentatives de la Turquie d'ouvrir des écoles en France ont été bloquées. Aujourd'hui, des pressions sont exercées sur les écoles françaises, exigeant qu'elles incluent des cours de religion et d'éthique, qu'elles suivent le programme turc et qu'elles emploient des enseignants turcs.

Ce développement s'inscrit dans une tendance plus large de détérioration des relations entre la Turquie et la France, qui ont connu des relations diplomatiques fluctuantes. Cette situation a suscité l'inquiétude des élèves et de leurs parents. Des parents français et turcs ont demandé au ministre turc des affaires étrangères, Hakan Fidan, d'intervenir et de chercher une solution diplomatique.

Fidan devrait aborder cette question lors de sa prochaine visite en France, où les discussions devraient se concentrer sur la résolution du problème avant le début de la nouvelle année universitaire en septembre.

Ces dernières années, la Fondation Maarif a reçu un soutien financier substantiel de la part du gouvernement turc. Depuis sa création, la fondation a pris le contrôle de 216 écoles dans 44 pays et prévoit d'en reprendre d'autres.

Malgré l'importance des fonds alloués à Maarif, ses détracteurs estiment que ces ressources devraient être affectées à la résolution des problèmes éducatifs nationaux, tels que les classes surchargées et le nombre insuffisant de nominations d'enseignants.

La résistance du gouvernement français à l'expansion de la Fondation Maarif est en partie due aux inquiétudes concernant l'imposition de l'éducation religieuse, qui contredit le strict système d'éducation laïque de la France. En réponse, la pression accrue exercée par la Turquie sur les écoles françaises à l'intérieur de ses frontières a suscité des critiques pour avoir potentiellement politisé l'éducation et affecté le bien-être des élèves et de leurs familles.Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.

Déjà en 2020

Déjà en 2020, le quotidien Yeni Safak, proche du pouvoir islamo-conservateur, avait consacré des articles remettant en cause le statut des lycées Charles-de-Gaulle, à Ankara, et Pierre-Loti, à Istanbul, qui accueillent au total 2 300 élèves. « On se demande bien comment cette école illégale [Charles-de-Gaulle], qui n’a rien à voir avec la législation turque et n’a pas le statut d’école privée, a pu inscrire des étudiants turcs », avait écrit le journal, le 8 septembre 2020.

Renommés pour la qualité de leur enseignement, les deux lycées qui préparent au baccalauréat français comptent de nombreux élèves turcs francophones – près de 70 %, pour Pierre-Loti. Dépendants de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), Charles-de-Gaulle et Pierre-Loti ne sont pas enregistrés en tant qu’établissements internationaux. Au regard de la loi turque, ils n’ont pas d’existence légale. Paris estime, pour sa part, que ses écoles « à but non lucratif » sont soumises à la législation française. Conscient de la fragilité de ce statut – qui touche de nombreux établissements français ailleurs dans le monde – la France a créé, il y a sept ans, un groupe de travail avec la Turquie, regroupant des diplomates et des spécialistes des ministères de l’éducation, pour trouver un compromis.

Lycée Charles-de-Gaulle d'Ankara



« Prétendu génocide arménien »

Ankara ne voit pas d'un bon œil le fait que ces établissements échappent à sa supervision. « Aucun officiel ne peut contrôler ces écoles illégales », déplorait Yeni Safak dans son édition du 3 septembre 2020, jugeant sulfureux le contenu des manuels scolaires. « On dit que le prétendu génocide arménien est enseigné aux étudiants turcs qui suivent ces cours. » Empêcher les familles turques d'y envoyer leurs enfants sera difficile à réaliser, pour ne pas dire impossible. D'autant que certains des éditorialistes parmi les plus acharnés à critiquer la France et ses écoles ont, eux-mêmes, leurs enfants sur les bancs de Pierre-Loti.

Le ton de la presse s'est déjà fait menaçant. Des mesures de rétorsion sont évoquées, qui vont de la fermeture des établissements concernés à des représailles à caractère financier. « Évasion fiscale ! Les écoles françaises n'ont pas payé un sou d'impôt », affirmait Yeni Safak dans son article du 8 septembre 2020, en soulignant l'existence de droits d'inscription élevés. Au contraire, Paris souligne que les établissements ne jouissent pas d'un statut fiscal privilégié. Le 7 septembre 2020, en une seule journée, deux tentatives de « visite » avait eu lieu dans ces établissements, de la part de d'officiers de la voirie d'Istanbul, prétendant enquêter sur des travaux, et de jeunes hommes se prétendant agents de l'ONU.

Les établissements catholiques francophones de Turquie

Depuis plus de 150 ans, les établissements catholiques francophones de Turquie forment une partie de la jeunesse de ce pays. Ils ont été fondés par des congrégations françaises au dix-neuvième siècle pour répondre à des besoins de scolarisation des familles étrangères installées au Levant. Il en reste six aujourd’hui, cinq à Istanbul et un à Izmir. Ils portent le nom de Saints, d’ailleurs, on les appelle : « Les Saints ». Saint Joseph (à Istanbul et à Izmir), Saint-Benoît, Saint-Michel, Sainte-Pulchérie et Notre-Dame de Sion.

Leur particularité est d’enseigner le programme turc [ce n'est pas le cas d'autres Lycée comme celui Pierre Loti d'Istanbul ou de Charles-de-Gaulle d'Ankara qui enseignent le programme français], en langue française pour une grande partie des disciplines, hormis, par exemple, la langue turque, l’anglais et l’histoire. Dans ces établissements, qui sont des lycées, les enseignants sont turcs, ne parlant pas français, pour un tiers, turcs francophones pour un tiers et français, venant de l’enseignement public ou de l’enseignement catholique pour le dernier tiers. Cette cohabitation de cultures différentes est extrêmement riche sur un plan professionnel, surtout dans des établissements où le travail en équipe est la règle.

Pour un professeur français qui arrive dans cet univers, où c’est lui l’étranger, il faut s’accoutumer à d’autres habitudes relationnelles, au risque de commettre des indélicatesses. Beaucoup de choses sont différentes dans la relation aux élèves, aux familles, aux collègues, à la direction. Il faut également s’accoutumer à d’autres pratiques professionnelles qui peuvent surprendre au départ. Par exemple, les enseignants de ces établissements doivent assurer des heures de présence sur la cour de récréation pour renforcer la proximité avec les élèves dans un autre cadre que celui de la classe. Ils ont également une heure fixée dans leur emploi du temps hebdomadaire pour recevoir les familles.

Contrairement à l’origine, aujourd’hui, tous les élèves sont turcs. Leurs familles les inscrivent dans ces établissements, après la réussite à un concours, à cause de leur excellent niveau de réussite aux examens. Afin de pouvoir suivre les quatre années de lycée en français, les élèves doivent suivre une année préparatoire de renforcement linguistique avec vingt-cinq heures par semaine d’apprentissage de cette langue. L’ouverture linguistique et culturelle de ces établissements donnent la possibilité aux élèves qui le souhaitent de poursuivre leurs études dans des universités étrangères.

Outre leur excellence académique, les « Saint » sont aussi des promoteurs de la culture française, en lien avec la diplomatie française. De très nombreuses activités culturelles sont proposées : expositions, conférences, pièces de théâtre, concerts... De plus, de grands évènements thématiques sont organisés dans les établissements : Printemps du numérique, Modèle des Nations-Unies, Prix littéraires...

 

Lycée Notre-Dame de Sion, Mustafa Kemal Atatürk y inscrivit ses filles adoptives.

 

vendredi 9 août 2024

Président du CIO : pas de système scientifique qui permette d'identifier qui est une femme

Selon le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach :

Personne ne nous a présenté de système solide scientifique qui permette d'identifier qui est une femme (nous avons enlevé les nombreux « euh... »)


Faible fréquence des intersexes

Selon la philosophe Carrie Hull la fréquence des personnes intersexes se situerait à 0,37 % de la population. Leonard Sax parvient quant à lui à une proposition de 0,018 % de personnes intersexuées dans la population.

Un article de l’American Journal of Human Biology publié en 2000 et faisant la synthèse de la littérature médicale publiée entre 1955 et 2000 dresse des statistiques détaillées pour les différents critères possibles d'écart par rapport à un idéal-type masculin/féminin et conclut qu'environ 2 % des naissances sont concernées. Ce chiffre, critiqué par Leonard Sax, comprend des personnes avec une apparence mâle ou femelle mais présentant notamment un chromosome supplémentaire comme celles atteintes de trisomie 47 X, l'anomalie chromosomique féminine la plus fréquente qui touche environ une femme sur 1000, la majorité des femmes n'étant que peu touchées voire totalement asymptomatiques.


Compte de Richard Dawkins éliminé par Facebook

Si le CIO ne parvient pas à un système clair pour dire qui est une femme, comment pourra-t-il exclure des athlètes transgenres des compétitions féminines si ce n'est de manière arbitraire et variable (laisser les pays ou les fédérations locales décider par exemple) ?

Le célèbre biologiste, vulgarisateur, théoricien de l'évolution et éthologiste britannique athée Richard Dawkins a vu son compte Facebook éliminé après avoir posté sur la plateforme rivale 𝕏 que le boxeurs génétiquement mâles (XY) ne devraient pas concourir dans les catégories féminines des jeux.

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Canada — le taux de chômage des immigrants récents à 12,6 % en juillet 2024 (6,4 % pour la population générale)


Les nouveaux immigrants sont aussi touchés de manière disproportionnée par le ralentissement du marché du travail. Au cours de la dernière année, le taux de chômage des immigrants qui sont au Canada depuis moins de cinq ans a bondi de 3,1 % pour atteindre 12,6 %.

« L'augmentation a été particulièrement notable chez les jeunes immigrants récents – le taux de chômage de ce groupe s'est établi à 22,8 % en juillet, en hausse de 8,6 points de pourcentage par rapport à un an plus tôt, » écrit Statistique Canada.

Le taux de chômage des immigrants récents affiche une plus forte hausse en juillet par rapport à 12 mois plus tôt. Le taux de chômage pour la population née au Canada était de 5,1 % en juillet 2023 et 5,6 % en juillet 2024.
 

Le chômage a peu varié au Canada en juillet, pour un troisième mois consécutif, souligne Statistique Canada, qui publiait ce matin les données du mois dernier sur l'emploi au pays. Au Canada, le taux de chômage est demeuré inchangé à 6,4 %.

Le mois dernier, la création d'emplois au Canada s'est soldée par une perte nette de 2800 emplois. Les principaux secteurs touchés ont été le commerce de gros et de détail (-44 000), la finance, les assurances, les services immobiliers, les services de location et de location de bail (-15 000).

Les secteurs qui ont généré le plus d'emploi au cours de la période ont été les administrations publiques (+20 000), le transport et l'entreposage (+15 000) et les services publics (+6200).

"En juillet, l'emploi a reculé chez les femmes (-41 000) et chez les hommes (-15 000) âgés de 55 à 64 ans. L'emploi a aussi diminué chez les jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans (-20 000), tandis qu'il a augmenté chez les hommes âgés de 25 à 54 ans (+48 000)", souligne également Statistique Canada.

Le taux d'activité diminue

Le taux d'activité — la proportion de la population âgée de 15 ans et plus qui occupe un emploi ou est à la recherche de travail — a diminué de 0,3 point de pourcentage pour s'établir à 65,0 % en juillet. Il s'agit du plus faible taux depuis juin 1998 (à l'exception de 2020 et de 2021, pendant la pandémie). Par rapport à un an plus tôt, le taux d'activité était en baisse de 0,6 point de pourcentage en juillet 2024.

Bien que le vieillissement de la cohorte du baby-boom ait exercé une pression à la baisse sur le taux d'activité au cours des années, la plus récente diminution sur 12 mois du taux d'activité en juillet 2024 est en grande partie attribuable aux baisses enregistrées chez les jeunes hommes (-2,5 points de pourcentage pour atteindre 62,4 %), les jeunes femmes (-1,3 point de pourcentage pour s'établir à 63,5 %) et les femmes du principal groupe d'âge actif (-1,0 point de pourcentage pour s'établir à 84,6 %).

Taux de chômage à 5,7 % au Québec

Après une baisse marquée de près de 18 000 emplois en juin, l’emploi a fléchi à nouveau en juillet au Québec, cette fois de 9 100 emplois. Le taux de chômage est resté stable à 5,7 %. Cela est attribuable à la chute du taux de participation, qui a atteint son plus bas niveau (64,2 %) en deux ans. Le taux de chômage provincial est toutefois tiré vers le haut par les régions à fort poids démographique et des immigrés (notamment l’île de Montréal), tandis que trois régions à faible immigration enregistrent un taux de chômage inférieur à 3 % (Abitibi-Témiscamingue, Saguenay-Lac-Saint-Jean et Chaudière-Appalaches).


Le taux de chômage des jeunes (15 à 24 ans) a grimpé à 12,3 % au Québec. En excluant la pandémie, il faut remonter à 2016 pour trouver un taux de chômage aussi élevé dans cette tranche d’âge. La faiblesse de l’emploi peut surprendre alors que l’on observe une amélioration substantielle du PIB réel et d’autres indicateurs économiques. Pourtant, ce décalage entre la croissance économique et les effets subséquents sur le marché du travail n’a rien d’inhabituel.

Les pertes prononcées dans le secteur privé et l’emploi à temps plein en juillet démontrent bien que le ralentissement du marché du travail québécois est encore en cours. Le nombre d'employés de l'État et des municipalités lui continuent d'augmenter. Depuis le début de l’année, le secteur privé a retranché 55 700 emplois, et la baisse de juillet constitue le pire résultat depuis janvier 2022. En outre, les heures travaillées ont reculé de 2,3 % par rapport à juillet 2023.