mercredi 14 juin 2023

15 juin 1215 — Signature de la Grande Charte (Magna Carta)

La Carta Libertatum, connue dans le monde anglo-saxon sous le nom de Magna Carta, est une charte de soixante-trois articles arrachée par le baronnage anglais au roi Jean sans Terre le 15 juin 1215 après une courte guerre civile. Elle fut notamment marquée par la prise de Londres, le 17 mai, par les rebelles. Les barons étaient excédés des exigences militaires et financières du roi et de ses échecs répétés en France, en particulier à Bouvines et à La Roche-aux-Moines. Jean sans Terre était le fils d’Henri II Plantagenêt issu d’une famille princière française et d’Aliénor d’Aquitaine, également princesse française comme toutes les épouses des rois d’Angleterre de 1152 à 1445. Il ne parlait pas anglais, mais français. Ce fut le cas de tous les rois d’Angleterre jusqu’à Henri IV qui régna de 1399 à 1413. Il fut, en effet, le premier roi à parler l’anglais comme langue maternelle, mais il maîtrisait bien sûr aussi le français.

Contexte : revers cuisants du roi d’Angleterre en France 

Après l’échec des alliés de Jean sans Terre à la bataille de Bouvines, Philippe de France garda tous les territoires de Jean sans Terre en France du Nord, y compris la Normandie, fief ancestral des souverains anglo-normands. L’Aquitaine devait rester aux mains des Anglais jusqu’en 1453 qui marqua la fin de la guerre de Cent Ans. Jean, piètre chef militaire, avait ainsi perdu de considérables revenus. La perte des territoires français, surtout la Normandie, avait considérablement réduit le revenu de l’État et il aurait fallu lever des impôts énormes pour essayer de les reconquérir. Quelques barons d’Angleterre furieux de ses défaites et de ses exigences financières, se réunirent et s’emparèrent de Londres par la force le 10 juin. Ils contraignirent le roi Jean à accepter les « Articles des Barons », auquel son Grand Sceau fut apposé dans le pré de Runnymede le 15 juin 1215. En échange, les barons renouvelèrent leurs serments de fidélité à Jean le 19 juin.


La Grande Charte conclut une longue suite de défaites infligées au roi d’Angleterre, seigneur d’Irlande et duc d’Aquitaine, Jean sans Terre, par le roi de France Philippe Auguste

Des droits concédés à la noblesse et aux hommes libres et non aux serfs

Cette « Grande Charte des libertés d’Angleterre » garantit le droit à la liberté individuelle principalement pour la noblesse anglo-normande et de rares « hommes libres », mais elle en exclut la majorité de la population, les serfs. Elle limite l’arbitraire royal et établit en droit l’habeas corpus qui empêche, entre autres, l’emprisonnement arbitraire. Le texte garantit les droits féodaux, les libertés des villes contre l’arbitraire royal et institue le contrôle de l’impôt par le Grand Conseil du Royaume.

Une grande partie de la Magna Carta a été copiée, presque textuellement, de la Charte des Libertés (déjà !) d'Henri Ier, publiée quand Henri était monté sur le trône en 1100, et qui soumettait déjà le roi à certaines lois concernant la façon de traiter les fonctionnaires ecclésiastiques et les nobles, et accordant de façon réelle certaines libertés individuelles à l’Église et à la noblesse anglaise.

lundi 12 juin 2023

Francophonie — L'Algérie, en déclin économique, devient le pays le moins riche du Maghreb

Pour la première fois depuis son indépendance en 1962, et chose passée largement inaperçue, l’Algérie a affiché le PIB par habitant le plus faible des trois pays du Maghreb en 2021, avant la hausse exceptionnelle et brève du cours des hydrocarbures observée l’année suivante. Les gigantesques richesses naturelles de l’Algérie ne suffisent donc plus à masquer la réalité économique du pays, très en retard par rapport à ses voisins francophones du Maghreb, et qui devrait connaître de graves difficultés vers 2028.
 
Selon les données de la Banque mondiale, le PIB par habitant de l’Algérie s’établissait à 3 691 dollars en 2021, dernière année pour laquelle les statistiques sont disponibles, contre 3 807 dollars pour la Tunisie et 3 795 dollars pour le Maroc, qui avait jusque-là toujours occupé la dernière place parmi les trois pays du Maghreb, depuis leur indépendance.

Une économie très en retard…

En dépassant l’Algérie, le Maroc et la Tunisie ont ainsi réalisé une remarquable performance, vu leurs faibles richesses naturelles en comparaison avec leur voisin, un des principaux producteurs mondiaux d’hydrocarbures. Premier producteur africain de gaz naturel et troisième pour le pétrole, l’Algérie a en effet extrait 101 milliards de mètres cubes de gaz naturel en 2021 et un peu plus de 900 mille barils de pétrole par jour au cours de la même année, soit respectivement 53 fois et 24 fois plus que la Tunisie, dont les maigres richesses en la matière sont pourtant, elles-mêmes, considérablement supérieures à celles, quasi nulles, du Maroc. La production marocaine en hydrocarbures est si insignifiante, que le pays n’a produit, par exemple, qu'environ 250 barils de pétrole par jour en 2021, soit environ 3 600 fois moins que l’Algérie, 150 fois moins que la Tunisie… et même 52 fois moins que la France, réputée être un pays sans pétrole (seulement 13 mille barils par jour). 

dimanche 11 juin 2023

Les incendies de forêt exacerbés par une mauvaise gestion des forêts, selon des professeurs

 
Alors qu’il a été dit que les incendies de forêt devenaient plus fréquents et plus graves en raison du changement climatique, des professeurs d’économie et d’environnement affirment que le nombre d’incendies diminue depuis des décennies et que la cause des incendies peut, dans de nombreux cas, être attribuée à une mauvaise gestion des forêts.

Montréal sous un voile de fumée causée par les feux de forêt dans le Nord de la province

« Le Premier ministre a déclaré que le changement climatique provoquait de plus en plus d’incendies de forêt, alors que les faits montrent le contraire », a déclaré Ross McKitrick, professeur d’économie de l’environnement à l’université de Guelph.

« Le système canadien d’information sur les feux de végétation montre que le nombre d’incendies de forêt est en fait en baisse au Canada depuis les années 1990 ».

Alors que plusieurs incendies de forêt dans le nord du Québec ont provoqué d’épais panaches de fumée qui ont recouvert des villes de l’Ontario et de l’Est des États-Unis, le Premier ministre Justin Trudeau a affirmé que le Canada connaissait « de plus en plus de ces incendies à cause du changement climatique ».

« Ces feux sont plus fréquents à cause des changements climatiques. Ils affectent notre vie, notre gagne-pain et la qualité de l’air. On va poursuivre nos efforts au pays et avec nos partenaires du monde entier pour contrer les changements climatiques et en atténuer les effets »
, a-t-il déclaré sur Twitter le 7 juin.
 

Le président américain Joe Biden a fait un commentaire similaire sur les incendies de forêt au Canada, tweetant que de tels événements « s’intensifient à cause de la crise climatique ».

Cependant, M. McKitrick note que même le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies n’attribue pas les incendies de forêt au changement climatique.

« Lorsque les gens cherchent une explication facile, en essayant d’imputer le phénomène au changement climatique par exemple, l’obstacle à cela est que s’il s’agissait d’une histoire de changement climatique mondial, nous verrions une augmentation globale de la superficie brûlée par les incendies de forêt, et ce n’est pas le cas dans les archives », a-t-il déclaré.

« Les principales agences de collecte de données et les scientifiques qui les ont étudiées n’ont pas affirmé qu’il y avait une augmentation des superficies brûlées au niveau mondial — au contraire, la tendance est à une légère baisse — et le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ne fait pas cette affirmation, il ne dit pas qu’il s’agit d’un effet détectable du changement climatique ».

Il ajoute que ce qui rend les incendies actuels au Québec si inhabituels, c’est que les panaches de fumée se sont formés au-dessus du sud de l’Ontario et de la côte est des États-Unis.

« Les personnes qui vivent sur la côte de la Colombie-Britannique ont une certaine expérience des jours de brume orange bizarre dans l’air, mais pour les habitants de Toronto, de New York ou de Washington, il s’agit d’une expérience très inhabituelle », a-t-il déclaré.

« C’est donc cet aspect qui retient l’attention. Mais en ce qui concerne le nombre d’incendies de forêt, nous sommes dans la moyenne de la saison des incendies. La superficie brûlée jusqu’à présent cette année est assez importante, mais il reste à voir si l’année sera exceptionnelle de ce point de vue. »

Gestion des forêts

Selon McKitrick, l’augmentation de la taille et de l’intensité des incendies de forêt peut être attribuée à l’accumulation de combustible causée par la modification des pratiques de gestion forestière au Canada et aux États-Unis dans les années 1980. À cette époque, les gouvernements ont commencé à limiter le nombre d’interventions possibles pour éliminer les charges de combustible des forêts, ce qui a conduit à l’accumulation de débris secs et inflammables.

« La suppression de la gestion forestière s’est traduite par une accumulation de combustible beaucoup plus importante dans de nombreuses forêts, de sorte que nous nous attendons à ce que les incendies de forêt deviennent beaucoup plus rapidement ingérables », a-t-il déclaré.

Les brûlages maîtrisés, ou brûlages dirigés, réduisent les combustibles dangereux et contribuent à atténuer l’intensité des incendies de forêt. Mark Heathcott, un expert en incendie qui a géré les brûlages maîtrisés de Parcs Canada pendant plus de 20 ans, a déclaré à Maclean’s en 2016 que le Canada était derrière les États-Unis en ce qui concerne les brûlages dirigés. En 2023, Parcs Canada n’a programmé que 23 brûlages maîtrisés, alors qu’au sud de la frontière, il y en a eu 150 000 en 2019.

« On en parle beaucoup pour la forme, mais très peu d’agences le font », a-t-il déclaré. « Les gens ne comprennent pas les avantages du feu. »

Cornelis van Kooten, professeur d’économie et titulaire de la chaire de recherche du Canada sur les études environnementales et le climat à l’université de Victoria, estime également qu’une mauvaise gestion des forêts a aggravé la situation des incendies de forêt.

« Dans le passé, nous utilisions des brûlages dirigés, mais les écologistes s’y opposent et nous ne le faisons donc plus. L’augmentation de la charge de combustible entraîne donc des incendies plus intenses et plus importants », a-t-il déclaré.

Si M. van Kooten estime que le changement climatique a eu « un certain effet » sur la fréquence des incendies de forêt, il met en garde contre le fait d’attribuer le problème des incendies de forêt uniquement à l’augmentation des niveaux de CO2, et de considérer la réduction des émissions de carbone comme la seule solution.

« Si l’on ne fait que cela, on ne s’attaque pas au problème des incendies de forêt », a-t-il déclaré.

« Nous sommes tout simplement incapables de gérer les forêts, et la raison pour laquelle nous sommes incapables de gérer les forêts tient à plusieurs facteurs. L’un d’entre eux est que nous ne sommes pas disposés à dépenser l’argent nécessaire. »

Matthew Wielicki, ancien professeur adjoint au département des sciences géologiques de l’université de l’Alabama, souligne que, selon la base de données nationale canadienne sur les incendies, depuis 1980, le nombre d’incendies de forêt a tendance à diminuer à mesure que les émissions de gaz à effet de serre augmentent.

« J’aime bien regarder ce qui se passe dans le passé pour prédire ce qui va se passer dans le futur. Et si la tendance se maintient, les incendies de forêt devraient continuer à diminuer, même si nous pouvons avoir des années plus élevées que la normale en raison de la variabilité interne d’un système aussi complexe », a-t-il déclaré.

Selon M. Wielicki, les techniques de lutte contre les incendies au Canada et aux États-Unis ont involontairement provoqué l’accumulation de broussailles inflammables dans les forêts.

 « Lorsque vous avez quelques années de sécheresse, cela devient de l’amadou. Lorsqu’un incendie se déclare, il se propage beaucoup plus rapidement qu’il ne le ferait naturellement et il peut brûler plus intensément. C’est ainsi que nous avons vu des incendies qui ont tué une forêt, alors que normalement [seuls] les broussailles brûlent et les arbres survivent », a-t-il déclaré.

« En fin de compte, nous devrons apprendre à vivre avec le feu et à essayer de l’étouffer constamment. De nombreux acteurs du secteur de la gestion forestière affirment que nos techniques de suppression ont été si efficaces que nous nous préparons à des incendies plus importants et plus graves à l’avenir.

Incendie criminel

La date et l’intensité de certains incendies de forêt à travers le Canada ont conduit de nombreuses personnes à émettre des théories en ligne selon lesquelles ils seraient le résultat d’un incendie criminel. Le 8 juin, Danielle Smith, Première ministre de l’Alberta, a déclaré que la province ferait appel à des enquêteurs spécialisés dans les incendies criminels pour déterminer la raison de 175 incendies de forêt dont la cause n’est pas connue.

Il y a eu des cas où des pyromanes ont délibérément allumé des feux de forêt. En mai, la GRC a inculpé un Albertain pour une série de “feux de forêt allumés intentionnellement” à partir de septembre 2022, ainsi que pour l’incendie de véhicules, de maisons et d’une église en avril dernier. 

Au Québec, la police enquête sur la possibilité que les récents incendies dans la province soient le résultat d’un incendie criminel, a rapporté le Toronto Sun. »Une enquête est en cours, car la cause est suspecte », a déclaré Hugues Beaulieu, responsable des médias à la Sûreté du Québec.

M. Wielicki estime que l’écoterrorisme est une menace réelle, exacerbée par les politiciens et les scientifiques qui « catastrophisent » le changement climatique.

« Cela conduit les gens à l’hystérie, leur donne tellement d’anxiété qu’il y a des gens qui pensent qu’aller allumer des feux pendant une période où il va faire sec et venteux va permettre de sauver la planète d’une manière ou d’une autre ».

Toutefois, il estime que les incendies de forêt au Québec ont été provoqués par la foudre, et non par des incendies criminels, car le moment où ils se sont déclarés correspondait à une série d’orages qui ont provoqué des éclairs, lesquels auraient déclenché les incendies.

« Il a été démontré qu’il y avait une ligne d’orages et qu’elle correspondait très bien aux incendies qui ont tous démarré en même temps. Et au moment où l’on peut le voir sur les images satellites, ces orages et ces nuages se sont tous éloignés », a déclaré M. Wielicki.

 Selon Ressources naturelles Canada, les incendies de forêt déclenchés par la foudre représentent 45 % de tous les incendies et 81 % de la superficie totale brûlée.

Voir aussi

 « Le Québec brûlera plus que jamais en raison de la crise climatique »

Depuis 35 ans, Parcs Canada brûle à dessein des milliers d’hectares de forêt. Le but : maintenir la biodiversité et l’intégrité des écosystèmes canadiens (Québec Science, 2018)

Perspective : où y a-t-il des incendies aujourd’hui sur la Terre ? (m-à-j 2019)

Bobards — Incendies en Australie : cinq images qui ont trompé des milliers de personnes (2020)

Les feux en Australie sont-ils dus au « dérèglement » climatique, sont-ils les pires de l’histoire ? (2020)

Australie — Fortes pluies (100 mm) pour les zones de feux de brousse (m-à-j 2020)

Le climat change, mais ce n’est pas la fin du monde, ni même le principal problème écologique

Climat/Météo — Les catastrophes naturelles moins coûteuses et moins mortelles

Inquiets pour la planète contre inquiets pour leur patrie

Le village de Lac La Biche (3100 habitants) en Alberta a été victime d’un grand feu de forêt en 1919. Des données récentes suggèrent que l’incendie faisait probablement partie d’un vaste incendie qui couvrit environ 7,5 millions d’acres (environ 3 millions d’hectares ou 30,350 km², soit environ la superficie de la Belgique) et s’étendait de Boyle à Prince Albert, en Saskatchewan. La cause de l’incendie est inconnue. Après son passage à Lac La Biche le lundi après-midi du 19 mai 1919, le village fut complètement rasé à l’exception de quelques bâtiments.

Anthony Watts sur l’hystérie médiatique (et la récupération politique) au sujet des feux de forêt au Canada (10 juin 2023)

Tucker Carlson multiplie par plus de 30 sa cote d'écoute (114 millions de vues) en allant sur Twitter

Tucker Carlson était jusqu’à peu un animateur vedette de la télévision relativement conservatrice Fox News. Renvoyé de la chaîne le 24 avril 2023, il a lancé sa propre émission sur le réseau social Twitter et sa première vidéo cumule plus de 110 millions de vues (114 au moment de publier ce billet). 


Version sous-titrée en français du premier épisode.

Prochain épisode de Tucker sur Twitter mardi 13 juin : La réponse de Tucker à l’inculpation de l’ancien président Donald Trump. 

Voir aussi

Fox News—l’ancien créneau de Tucker Carlson perd plus de la moitié de ses téléspectateurs (màj réaction Biden)

 

 

samedi 10 juin 2023

Parents issus des minorités immigrées contre militants LGBTQ

Au Canada aussi, des enfants « arabes » foulent au pied les drapeaux de la fierté LGBTQ2SAI+ :
 
Cette semaine, des enfants musulmans ont piétiné le drapeau de la Fierté le 9 juin 2023. Les parents musulmans d’Ottawa ont envoyé un message à Justin Trudeau et aux militants radicaux de l’idéologie du genre qui le soutiennent.

Autre angle, les parents affrontent les militants LGBTQ2SAI+ en leur criant : « Laissez nos enfants tranquilles ! »
Lors de la même manifestation à Ottawa, pancarte menaçante avec logo antifa (extrême gauche violente) : « Les pédés contre-attaquent ! » ou « Pédés contre-attaquez ! »

Par ailleurs, une enseignante canadienne reproche à une classe d’enfants musulmans d’éviter la LGBT Pride.

Elle se lance dans une tirade en leur disant que s’ils ne veulent pas être haïs pour leur couleur de peau et leur religion, ils doivent accepter les LGBT, sinon ils « n’ont pas leur place ici ». C’est donnant-donnant.


Billet du 7 juin (États-Unis)
 
« Protégeons nos enfants ! » Hier, une coalition dirigée par des musulmans s’est rassemblée devant le conseil scolaire du comté de Montgomery, dans le Maryland, pour protester contre la suppression de la possibilité de « retirer » leurs enfants lors de certaines leçons d’éducation à la sexualité humaine.

Quelques militants pro-LGBT (très blancs) ont contre-manifesté en scandant « écoles laïques » et « protégez les enfants transgenres ».




Glendale (Californie). Violente bagarre entre parents d’élèves issus de l’immigration (hispaniques, arméniens) et militants LGBTQ2SAI+ d’extrême gauche : « Laissez nos enfants tranquilles ». Hier, 6 juin 2023.

Autre reportage :

Glendale, ville située dans la vallée de San Fernando, fait partie du comté de Los Angeles, en Californie. Son système scolaire compte 32 écoles et 25 000 élèves.

L’école primaire de Glenoaks avait annoncé organiser une « journée de la fierté » vendredi dernier (2 juin) afin que les écoliers puissent rencontrer des militants LGBTQ2SAI+ et signent des « cartes d’engagement » LGBTQ2SAI+.

Suite aux protestations de parents, appartenant notamment aux communautés arméniennes et hispaniques, traditionnellement conservatrices, contre cet événement, la section Antifa de la Californie du Sud a appelé les progressistes du secteur à se réunir et s’opposer à de tels « groupes de haine ».

En réaction, des dizaines de parents ont gardé leurs enfants à la maison vendredi dernier. Un enseignant de l’école primaire de Glenoaks a déclaré à l’Epoch Times que plus de 60 % des élèves étaient absents.

Un parent d’élève de cette école, qui souhaite rester anonyme, a déclaré au Daily Signal :

« La situation a atteint un point d’ébullition. Les parents soulèvent des objections depuis longtemps. Nous leur disons : “Nous voulons savoir ce que vous enseignez, nous voulons de la transparence”. Cela fait très longtemps que nous ne l’obtenons pas. Les parents sont allés aux réunions du conseil scolaire pour essayer d’obtenir des réponses, mais ils ne les ont pas eues. Ce que nous avons obtenu, c’est un tas d’opposants qui nous ont collé des étiquettes.

    Le président du comité DEI [diversité, équité et inclusion] de Glendale nous a dit, lors d’une réunion du conseil, qu’ils allaient organiser une “journée de l’amour” pour célébrer les LGBTQ+, et beaucoup de parents ont eu l’impression que leurs préoccupations et leurs voix étaient ignorées.

    Si vous organisez cette journée le 2 juin, nous la boycotterons et nous garderons nos enfants à la maison le 2 juin, parce que les préoccupations des parents ne doivent pas être ignorées, les parents doivent être entendus, et parce que je ne veux pas que mes enfants soient exposés à ce genre de choses. »

Dans des publications sur les réseaux sociaux, les Antifa se revendiquent soutenir George Pudlo, candidat démocrate au Congrès, alias « Maebe A. Girl » quand il se transforme en travelo, pour qualifier les protestations des parents d’efforts de « groupes de haine essayant de faire taire les voix LGBTQ2SAI+ ».

jeudi 8 juin 2023

France : descentes de nombreux inspecteurs dans les écoles privées hors contrat

Le controversé ministre de l'Éducation Pap Ndiaye

Communiqué de presse de la FPEEI sur les inspections académiques de l’Éducation nationale dans les écoles hors contrat [c’est-à-dire non subventionnée] : contrôle de l’école ou contrôle des familles ?

La Fédération des parents d’élèves des écoles indépendantes enregistre de nombreuses plaintes de ses adhérents à la suite d’inspections pratiquées par les services académiques de l’Éducation nationale dans l’école de leurs enfants.

Plusieurs de ces inspections ont donné lieu à des pratiques scandaleuses.

Arrivée par une porte dérobée, fouille des cartables des élèves, intimidations… Plusieurs plaintes de parents font état d’inspecteurs en surnombre : 10 pour une école de 90 élèves par exemple !

Il arrive également de plus en plus souvent que les inspecteurs imposent de se retrouver seuls avec les élèves pour pouvoir s’entretenir avec eux et refusent parfois la présence de toute personne de l’école pour assister aux entretiens.

Récemment, une directrice qui a tenté de s’y opposer s’est même vue menacée de voir son école fermée. 

Les questions qui leur sont posées sont vécues par les élèves eux-mêmes comme une intrusion dans la vie privée des familles.

Soit elles constituent une réelle immixtion dans leur vie privée, soit elles remettent tendancieusement en cause le projet pédagogique et le caractère propre de l’école où sont scolarisés les enfants.

Est-ce vraiment l’école qui est inspectée ? Ne sont-ce pas plutôt les familles qui y scolarisent leurs enfants ? Jugez-en vous-même au travers d’exemples des questions posées aux élèves :

  • Avez-vous des problèmes familiaux ? Avez-vous accès à internet à la maison ? À la télévision ? 
  • Parlez-vous de la sexualité à la maison en famille ? En parlez-vous beaucoup ? 
  • Que lisez-vous chez vous ? 
  • Dans quelles écoles sont vos frères et sœurs ?
  • Avez-vous des amis en dehors de l’école ? 
  • En avez-vous assez d’être cloitrés toute la journée sans votre téléphone ? 
  • Supportez-vous l’uniforme ? 
  • Cela ne vous dérange-t-il pas de ne jamais changer d’aspect ?
  • Quelle est la chose qu’il faut changer à l’école ? 
  • Pourquoi ne lisez-vous pas des mangas ?

Pour rappel, toutes les écoles hors contrat sont déclarées légalement et connues des services de l’Éducation nationale. Les inspections devraient être des moments d’échanges permettant aux établissements de progresser et de délivrer un enseignement toujours plus qualitatif aux élèves. 

Au lieu de cela, ces inspections abusives sont vécues par les enfants et les équipes pédagogiques comme une épreuve traumatisante et ternissent l’image des inspecteurs et de l’Éducation nationale.

Source

Voir aussi

France — Pap Ndiaye, « le ministre de la déconstruction nationale »

Le Macron nouveau : Ndiaye militant communauriste noir à l'Éducation nationale française 

France — « Ils ont accusé les enfants d'être transphobes » à l'École alsacienne, où le ministre de l'Éducation a placé ses enfants...

Bock-Côté sur Pap Ndiaye, le controversé nouveau ministre de l'Éducation en France    

Éric Zemmour sur BFMTV : Pap Ndiaye tombe enfin le masque

France — Demain, la classe moyenne n’aura-t-elle plus aucun moyen de protéger ses enfants de l’effondrement de l’école publique ?

France — Le ministre de l'Éducation, Pap Ndiaye, a placé ses enfants dans une école privée élitiste pour avoir une « scolarité sereine »

France — Malgré un budget de l'éducation publique en hausse constante, l’enseignement privé remporte la mise

 

mercredi 7 juin 2023

Les nationalistes flamands s'opposent au projet des libéraux flamands de renforcer l'anglais à Bruxelles

Il faut « upgrader » vers l’anglais
 
Le sujet a longtemps été une source de division politique en Belgique, où les différences linguistiques entre les communautés néerlandophone et francophone — les deux principales langues du pays — se sont parfois transformées en un conflit politique amer.

Aujourd’hui, une proposition des libéraux flamands (Open VLD) visant à faire de l’anglais la troisième langue administrative dans la capitale du pays suscite des critiques de la part du parti nationaliste de la région nord de la Flandre, l’Alliance néo-flamande (N-VA).

« L’anglais à Bruxelles peut être une langue initiale pour accueillir les expatriés », a déclaré Cieltje Van Achter, le chef du groupe de la N-VA au parlement régional de Bruxelles, à POLITICO.

Mais, a-t-elle ajouté, « il est important que les personnes qui décident de passer leur vie ici apprennent également le français et le néerlandais », afin de faciliter leur intégration.

Le débat — récurrent dans la politique bruxelloise — sur l’importance accordée à l’anglais dans la capitale européenne a été relancé en début de semaine après que le parti flamand de centre droit Open VLD a proposé que l’anglais soit utilisé dans les procédures administratives.

La proposition, qui fait partie du programme électoral de l’Open VLD en vue des élections fédérales belges de 2024, vise à donner à l’anglais « les mêmes droits que le néerlandais et le français dans les services administratifs régionaux et communaux, sans en faire une troisième langue officielle », a déclaré le parti dans un communiqué de presse.

« Les contacts oraux avec les citoyens doivent être autorisés en anglais. Nous devrions être polis et accueillants envers les personnes qui ne parlent ni le néerlandais ni le français », a déclaré mardi le ministre bruxellois du multilinguisme, Sven Gatz, qui a proposé cette mesure avec la secrétaire d’État au budget, Alexia Bertrand, à la radio flamande Radio 1.

L’idée ne s’appliquerait qu’aux actes administratifs de base.

« Les citoyens auraient le droit d’utiliser l’anglais pour leurs interactions de base avec les services de la commune », a déclaré Nele Matthys, porte-parole de Mme Bertrand, tout en précisant que les documents officiels ne seraient pas rédigés en anglais.

Dans la région de Bruxelles, les fonctionnaires de l’administration sont tenus, en vertu d’une loi de 1966, de parler soit le français, soit le néerlandais, les deux langues officielles de la seule région bilingue de Belgique.

Parler anglais est devenu de plus en plus courant dans certains quartiers de la capitale européenne, qui accueille des dizaines de milliers de diplomates et où plus d’un tiers de la population n’est pas belge (mais souvent issue de pays francophones africains).

À Bruxelles, on a parfois l’impression que les Flamands font la promotion de l’anglais pour que la lingua franca ne soit pas le français.
 
Toutefois, compte tenu des sensibilités linguistiques dans la capitale d’un pays linguistiquement divisé, il n’est pas certain que cette idée passe la rampe. 
 
Français parlé par près de 95 % de la population

En 2006, plus de 60 % des Bruxellois parlaient uniquement le français à la maison, mais en 2013 ils n’étaient plus que 38 %. Par contre, plus de 88 % des Bruxellois estiment bien ou très bien parler le français, contre 95,5 % il y a six ans. En 2013, ils sont 23 % à considérer avoir une bonne ou très bonne connaissance du néerlandais, contre 28 % il y a cinq ans, et 33 % en 2000.

Selon le professeur Rudi Janssens, les cinq langues les plus parlées en 2006 à Bruxelles-Capitale étaient le français (95,5 %), l’anglais (35,4 %), le néerlandais (28,2 %), l’espagnol (7,3 %) et l’arabe (6,3 %). Il s’agit bien ici de « langues véhiculaires », c’est-à-dire des langues utilisées en société pour communiquer entre deux ou plusieurs individus.

Mais l’étude est intéressante à plus d’un titre, car elle révèle quelles seraient les langues parlées à la maison : 83,7 % utiliseraient l’une des deux langues officielles de la région en 2006, soit les deux : le français (56,8 %), le néerlandais et le français (8,6 %), le néerlandais (7,0 %), le français avec une autre langue que le néerlandais (11,3 %), ou toute autre langue étrangère (16 %).


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Ne dites plus « Journées du Patrimoine », mais « Heritage Days » : « Un nouveau nom pour une dynamique plus inclusive »

Fonctionnaire de l’Union européenne : « Le français est une langue de merde qui doit disparaître »

Seul un quart des habitants de Bruxelles sont des Belges d’origine belge, ils sont encore 66 % en Wallonie, mais ils sont vieillissants (article de 2021 portant sur la population au 1er janvier 2020) 

À Bruxelles, 22,5 % de la population est belge d’origine belge

Qu'est-ce qu'une femme ?
(vidéo sous-titrée en français) [179 millions de vues sur Twitter...]

Qu’est-ce qu’une femme ? dépasse les 179,5 millions de vues depuis sa mise en ligne sur Twitter le 1er juin 2023. Ce documentaire censuré par les médias sociaux et boudé par les médias traditionnels est aujourd’hui l’un des documentaires les plus populaires et les plus influents de tous les temps.

Un an après sa sortie, le documentaire Qu’est-ce qu’une femme ? du Daily Wire a atteint de nouveaux sommets grâce à une diffusion en avant-première sur Twitter qui a permis un triomphe spectaculaire contre la censure des médias sociaux.

Le tweet du film de 90 minutes, qui met en scène Matt Walsh, l’animateur du Daily Wire, posant des questions difficiles sur le mouvement de l’idéologie du genre, a été vu plus de 170 millions de fois depuis qu’il a été posté par le compte Twitter du Daily Wire jeudi, le premier jour du mois des fiertés, ce qui en fait l’un des documentaires les plus appréciés de tous les temps.

À titre de comparaison, on estime que 19,3 millions de téléspectateurs ont regardé le dernier épisode de la série « Game of Thrones » de HBO lors de sa première en 2019, et que le dernier discours sur l’état de l’Union du président Joe Biden a attiré 27,3 millions de personnes.

Extrait YouTube

Au départ, un tel résultat semblait impossible à atteindre.

Lorsque le documentaire Qu’est-ce qu’une femme ? a été mis en ligne gratuitement pour les utilisateurs de Twitter jeudi, Twitter l’a qualifié de « contenu haineux » et en a limité la visibilité en raison de deux cas de « mauvaise définition du genre » supposés. En réponse à un fil de discussion viral du codirecteur général du Daily Wire, Jeremy Boreing, sur cette affaire, le propriétaire de Twitter, Elon Musk, a insisté sur le fait que les sanctions étaient une erreur commise par « de nombreuses personnes » au sein de l’entreprise. Néanmoins, les utilisateurs ont été limités dans leur capacité à retweeter, « aimer » ou même commenter le message tout au long de la nuit.

La réaction à la censure a été féroce, menée par de petits comptes comme par des personnalités éminentes qui se sont demandé si le « Twitter 2.0 » de M. Musk était vraiment la plateforme de liberté d’expression qu’on leur avait promise. L’indignation a grandi jusqu’à ce que les restrictions soient levées tôt vendredi matin, lorsque Musk lui-même a fait la promotion du film en retweetant le message.

« Chaque parent devrait regarder ce film », a déclaré M. Musk dans son tweet, qu’il a ensuite épinglé en haut de sa page.

Le lancement en fanfare du film Qu’est-ce qu’une femme ? sur Twitter, ponctué par le départ brutal d’Ella Irwin, responsable du département « confiance et sécurité » de Twitter, a fait des vagues au cours du week-end. Non seulement l’histoire a eu la cote sur Twitter dans tous les pays du monde, mais elle a également été couverte par un éventail éclectique de publications, dont The Daily Beast, Variety, NBC News, CNN et National Review.

« Le champion du monde de l’effet Streisand ! Ce film est couvert presque partout sur Terre », a observé M. Musk alors que le nombre de téléspectateurs augmentait rapidement.

Dimanche, le documentaire de 90 minutes figurait en tête de la section « Les plus populaires » de la liste des « Meilleurs films à la maison » sur Rotten Tomatoes pour le mois de juin, devançant des monstres hollywoodiens tels que « Spider-Man : Into the Spider-Verse » et « The Super Mario Bros Movie ». Le documentaire a également obtenu un score positif de 96 % auprès du public,

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Billet du 16 mai 2022

Qu’est-ce qu’une femme ? est un documentaire produit par The Daily Wire, un site d’information conservateur sur lequel Matt Walsh héberge une émission.

Dans ce documentaire, Walsh s’entretient avec « des experts », tels que des thérapeutes « affirmant le genre », des chirurgiens du changement de sexe et des professeurs d’idéologie du genre (dont la plupart sont eux-mêmes transgenres ou membres de la communauté LGBTQ2SAI+). Il leur pose une question simple : « Qu’est-ce qu’une femme ? »

La majorité des répondants disent qu’ils n’ont aucune idée de la façon de définir la féminité ou refusent de répondre à la question, la qualifiant de sectaire et inutile. Non seulement ils sont incapables de fournir une définition simple d’une femme, mais ils trouvent ce concept offensant et transphobe.

Le documentaire commence sur une note humoristique, alors que Walsh demande à une thérapeute familiale : « Comment savoir si je suis une femme ? Je veux dire, j’aime les bougies parfumées et je regarde “Sexe à New York” [Sex and the City à Paris] ».

« Quelle bonne question ! » dit la thérapeute (qui arbore tous les dehors d’une femme) en hochant la tête et en souriant de manière encourageante.

« Alors, qu’est-ce qu’une femme ? » demande Walsh. Quelque peu déconcertée la conseillère répond : « Excellente question ! Mais comme je ne suis pas une femme, je ne peux pas vraiment répondre à ça. »


Québec — le meilleur candidat à un poste de professeur à McGill écarté car issu de la « majorité »

L’Université anglophone de McGill à Montréal est poursuivie pour 300 000 $ par un enseignant.  Extraits d'un article du Journal de Montréal.
 

Jonathan Dagenais a postulé pour un poste de professeur adjoint à l’École de musique Schulich de l’Université McGill, l’automne dernier. La direction de l’établissement lui a préféré une femme issue d’une nation autochtone du Manitoba, alors que la candidature de M. Dagenais avait été recommandée par le comité de sélection pour le poste.

Un chargé de cours de l’Université McGill estime avoir été écarté injustement d’un poste de professeur parce qu’il « ne fait pas partie de la diversité » et poursuit l’Université pour 300 000 $.

Dans une poursuite qui doit être déposée aujourd’hui au palais de justice de Montréal, l’enseignant Jonathan Dagenais se dit victime de « discrimination à l’embauche », essentiellement parce qu’il est un homme blanc.

Le chargé de cours soutient que l’Université n’avait « aucune intention » de lui accorder un poste de professeur. Le comité de sélection avait pourtant jugé que sa candidature était la meilleure. M. Dagenais est même soutenu par une trentaine d’étudiants, qui ont demandé à McGill de revenir sur sa décision.

En octobre 2022, l’École de musique Schulich de McGill affiche un poste de professeur adjoint de direction instrumentale, spécialisé en instruments à vent.

M. Dagenais, qui est chargé de cours à l’École depuis 2021, fait partie des trois finalistes pour le poste. En février dernier, il participe donc à l’audition finale, qui implique notamment une performance comme chef d’orchestre et une démonstration d’enseignement.

RECOMMANDATION

Quelques semaines plus tard, le comité de sélection, composé de sept professeurs et étudiants, recommande au doyen de choisir M. Dagenais pour occuper ce poste.

Mais le doyen de l’École, Sean Ferguson, décide d’aller à l’encontre de cette recommandation, « doutant de la justesse des conclusions » formulées par le comité de sélection, peut-on lire dans une lettre de McGill obtenue par notre Bureau d’enquête.

Il jette alors son dévolu sur la deuxième candidate en lice, une femme issue d’une nation autochtone, native du Manitoba, qui a passé les dix dernières années à enseigner aux États-Unis. La candidature est ensuite avalisée par le vice-principal exécutif de l’Université.


PLUS QUALIFIÉE ?

Pour le doyen Ferguson, cette candidate était « hautement plus qualifiée » que M. Dagenais, écrit McGill dans sa lettre.

[...]

Un argument que rejette M. Dagenais, qui allègue dans sa poursuite que McGill espérait plutôt toucher des subventions par l’emploi d’une personne issue de la diversité.

« Comment M. Ferguson peut-il conclure que l’autre candidate était supérieure, alors qu’il n’a pas assisté à ma performance comme chef d’orchestre ni à ma démonstration d’enseignement ? » s’interroge-t-il, en entrevue.

LES ÉTUDIANTS SE MOBILISENT

Dans la foulée de cette nomination, une trentaine d’élèves de l’École de musique Schulich ont fait parvenir une lettre au doyen Ferguson, lui demandant de revoir sa décision en faveur du chef d’orchestre Jonathan Dagenais.

« Nous apprécions quand les décisions sont prises en se basant sur le mérite, le talent et les qualifications, sans égard à l’origine, le genre, l’orientation sexuelle [et] la classe sociale [...] », ont écrit les cosignataires, qui ont d’ailleurs souligné la sensibilité de M. Dagenais aux enjeux de diversité. [...]

Angleterre — La chirurgie transgenre a endommagé mon corps pour toujours - « ce n'est pas une chirurgie sûre »

Un patient autiste qui a « détransitionné » intente une action en justice concernant les traitements administrés aux jeunes souffrant de dysphorie de genre.

Ritchie Herron, 35 ans, qui a subi une opération de changement de sexe, ne s’identifie plus comme transgenre.

Lorsque Ritchie Herron s’est réveillé après avoir subi une opération de changement de sexe, il a eu le sentiment d’avoir commis une terrible erreur.

Cinq ans plus tard, ses cicatrices suintent encore parfois et il ne peut ni marcher sur de longues distances ni faire du vélo. « Je me suis réveillé après ce qui était une crise de santé mentale, avec un corps qui sera à jamais changé et endommagé », a-t-il déclaré. Il ne s’identifie plus comme transgenre et vit en tant qu’homosexuel « du mieux que je peux, compte tenu de ce qui s’est passé ».

Aujourd’hui, ce fonctionnaire de Newcastle, âgé de 36 ans, a entamé une action en justice contre le NHS England (Santé publique anglaise), aux côtés du père « au cœur brisé » dont le fils de 21 ans devrait sous peu subir une opération d’ablation des organes génitaux dans une clinique pour adultes. Les deux hommes réclament un contrôle judiciaire comprenant une enquête indépendante sur l’innocuité des traitements proposés par le NHS aux jeunes de moins de 25 ans souffrant de dysphorie de genre.

 
Herron à 3 ans

Steve Barclay, secrétaire d’État à la santé, et Kemi Badenoch, ministre de l’Égalité, ainsi que le Dr Hilary Cass, qui a récemment procédé à un examen du service de développement de l’identité sexuelle de Tavistock (Gids), ont également fait l’objet d’une assignation en justice. Le père espère empêcher l’opération de se dérouler.