mercredi 23 janvier 2013

Dix ans d'euthanasie en Belgique, rencontre avec Dr Catherine Dopchie


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En Belgique, ça fait dix ans que l'euthanasie a été dépénalisée. Dans certaines circonstances précises, une personne souffrant d'une maladie incurable peut demander une aide médicale pour mettre fin à ses jours. Cette année, plus de mille personnes l'ont demandé. Certains vous diront qu'en Belgique, tout est maîtrisé. Pour d'autres, le bilan est catastrophique. Rencontre avec la spécialiste belge des soins palliatifs, Dr Catherine Dopchie, oncologue.

« La fin de vie humainement assistée : un contrepoids argumentaire dans le débat sur l’euthanasie et le suicide assisté » (allocution de 50 minutes)


   À l'occasion de son passage au Québec, Dr Catherine Dopchie, cancérologue et responsable d’une unité hospitalière de soins palliatifs en Belgique, parle des enjeux actuels sur la question de l'euthanasie.




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Le rapport Ménard – Une conception dangereuse du droit et une ignorance de la réalité médicale


Le Collectif des médecins du refus médical de l'euthanasie (CMRME) déplore la conception dangereuse du droit et l'ignorance de la réalité médicale qui se reflètent dans le rapport Ménard.

 Le CMRME, appuyé par plus de 300 médecins qui ont signé son manifeste, exhorte tous les Québécois à prendre conscience des dangers posés par ce rapport pour notre bien-être collectif et à demander à l'opposition (majoritaire à l'Assemblée nationale) de le condamner. « Ce rapport a été rédigé par des avocats soigneusement sélectionnés, qui présentent l'acte des médecins qui tuent leurs patients comme s'ils faisaient partie intégrante des soins appropriés en fin de vie », dit le docteur Catherine Ferrier, porte-parole du CMRME. « Ces avocats et les politiciens qui les ont nommés introduisent aussi l'expression “aide médicale à mourir”, comme s'il s'agissait d'autre chose que d'un homicide délibéré. Cet acte nous répugne, à nous les médecins, et devrait consterner les Québécois qui sont en faveur de la justice sociale et de communautés prenant soin des personnes les plus vulnérables. »



Le CMRME a été créé à l'automne 2012 par un groupe initial de 24 médecins québécois, incluant les docteurs Patrick Vinay, ancien doyen de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, Abraham Fuks, ancien doyen de la Faculté de médecine de l'Université McGill, Pierre Durand, ancien doyen de la Faculté de médecine de l'Université Laval, Gerald Batist, Mark Basik et Caroline Girouard (tous trois oncologues de Montréal), Balfour Mount (pionnier des soins palliatifs), et beaucoup d'autres spécialistes des soins palliatifs, de la pédiatrie, de la médecine interne et de la médecine familiale. Depuis sa création, plus de 300 médecins et plus de 1 000 citoyens ont signé le manifeste du CMRME, dans lequel il s'oppose aux tentatives gouvernementales d'imposer l'euthanasie et le suicide assisté à la population en dépit des objections clairement exprimées d'une majorité de Québécois. « Ces pratiques ne sont absolument pas nécessaires. Les connaissances et moyens techniques permettant d'assurer la dignité et le confort de tous les patients, jusqu'au terme de leur vie, existent déjà », affirme le docteur Ferrier. « Les médecins fournissent une aide médicale aux mourants jour après jour, depuis longtemps. Nous ne voulons pas d'un pouvoir légal de tuer nos patients, et nous n'en avons pas besoin. »

Le docteur Ferrier dit que l'impossibilité, pour certains patients en fin de vie, d'avoir accès à des soins de confort éprouvés constitue une défaillance honteuse du système politico-médical du Québec. Elle ajoute que le Québec fut le berceau des soins palliatifs en Amérique du Nord mais est maintenant à la traîne de beaucoup d'autres provinces en ce qui concerne l'offre de ces soins aux mourants. Le docteur Ferrier considère aussi comme « extrêmement naïve » la recommandation du rapport Ménard d'instaurer des mesures de sauvegarde bureaucratiques pour encadrer l'homicide médical légalisé. Elle ajoute qu'il n'est pas nécessaire de promulguer des lois (comme le recommande le rapport Ménard) pour que soient respectés les droits des patients à donner un consentement éclairé et à refuser des traitements. En effet, de telles lois existent déjà. « Il est naïf de penser que la lourde procédure bureaucratique proposée par le rapport Ménard pour encadrer l'euthanasie légale serait respectée, alors qu'on nous dit que les lois en vigueur actuellement ne le sont pas. Il est naïf de croire qu'elle suffira à protéger les patients vulnérables d'une coercition (plus ou moins subtile) visant à leur faire choisir la mort. Le simple fait que la mort soit une option reconnue par la loi envoie aux patients âgés ou en fin de vie le message que la vie qu'il leur reste à vivre est un fardeau inutile pour leurs proches et le système de santé. Dans ce contexte, on ne peut ignorer la pénurie aiguë de lits dans nos hôpitaux, qui peut être observée chaque jour. » Le docteur Ferrier voit le rapport Ménard comme une tentative supplémentaire (et néfaste) de créer un faux consensus en faveur de la légalisation de l'euthanasie. Il n'y a pas de tel consensus au sein de la profession médicale ou de la société québécoise, dit le docteur Ferrier. La Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (CSQMD) a recommandé la légalisation de l'euthanasie malgré le fait qu'au moins 60 % des mémoires présentés à la commission s'opposaient à l'euthanasie et au suicide assisté. « Nous ne pouvons que faire des hypothèses sur les motifs des politiciens, mais il ne semble pas que ces motifs incluent le désir d'améliorer la pratique médicale ou d'augmenter le bien-être de nos patients. Le CMRME exhorte tous les Québécois à faire des pressions sur les politiciens et à étouffer cette menace dans l'œuf. »


Qui est Le Collectif de médecins du refus médical de l'euthanasie – CMRME ?

Il s'agit de médecins qui considèrent que toute loi permettant aux médecins de mettre fin à la vie de leurs patients intentionnellement est contraire aux buts de la médecine et à l'intérêt des patients et met en péril des patients, surtout les personnes faibles, démunies ou qui ne peuvent pas élever la voix pour se défendre.

Renseignements : Dre Catherine Ferrier, tél. : 514-623-5737 infosoignertoujours.com catherine.ferriersympatico.ca 

Leur site.

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Un Américain élevé par deux lesbiennes demande à rencontrer le gouvernement français

Dans une vidéo postée dimanche sur YouTube, cet internaute nord-américain met en cause le nombre, le sérieux et la neutralité des études citées par Najat Vallaud-Belkacem à l’appui de l’« homoparentalité » ou de l’« homoéducation » sur le plateau de « Mots croisés » le 14 janvier dernier. Il témoigne de la difficulté d’être élevé par deux lesbiennes, comme il le fut entre deux ans et dix-neuf ans. « Une décision injuste », dénonce-t-il aujourd’hui. « Il faut avoir plus de précautions », juge l’internaute au regard de la décision grave que s’apprêtent à prendre les pouvoirs législatif et exécutif français. Se rendant dans notre pays en mars 2013, il se dit prêt à rencontrer la ministre française des Droits des femmes pour examiner ensemble des études qu’il semble bien connaître et discuter du « mariage » homosexuel.



On trouvera également son témoignage personnel ci-dessous, nous n'avons pas corrigé le style de l'original.

« Pendant 17 ans, ma mère biologique et son amante m’ont élevé à Buffalo dans l’État de New York ici aux USA.

Deux étudiants en justice pour mettre fin au « monopole » des associations étudiantes

Le premier étudiant à avoir obtenu une injonction pour assister à ses cours pendant la grève étudiante revient à la charge. Laurent Proulx déposera une requête afin de mettre fin au « monopole » des associations étudiantes.

 La requête en question, qui sera déposée ce matin en Cour supérieure, vise à faire cesser l’adhésion ainsi que la cotisation obligatoire à une association étudiante.

 « Actuellement, chaque étudiant inscrit dans un cégep ou une université est obligé d’être membre de l’association étudiante et de verser une cotisation. S’il ne le fait pas, il n’est pas considéré comme étant inscrit à l’établissement. Bref, l’étudiant est pris en otage. C’est ridicule », dénonce Miguel Bergeron, qui cosigne la requête avec Laurent Proulx.

Les deux étudiants plaident que cette obligation d’être membre d’une association étudiante est une atteinte directe à la liberté d’association ainsi qu’à la liberté de pensée, tels que stipulés dans la Charte canadienne des droits et libertés.


 « Il est grand temps que les étudiants modérés aient voix au chapitre. L’hiver dernier, j’étais étudiant en anthropologie et mon département était affilié à l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) qui ne me représente pas du tout », affirme Laurent Proulx, qui est aussi porte-parole de la Fondation 1625.

Proulx et Bergeron souhaitent que le système québécois imite la façon de faire française, « où chaque étudiant a la liberté d’adhérer à l’association étudiante de son choix. »

« Si ça se fait ailleurs, ça peut se faire ici aussi. Les intérêts des associations étudiantes ne sont pas ceux de tous les étudiants », explique M. Bergeron.





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Étude : Les directeurs d'école passent trop de temps aux tâches administratives, très peu à l'aide pédagogique

Les directeurs d'école passent trop de temps à remplir des rapports administratifs, rédiger des courriels, répondre à des appels téléphoniques ou gérer des conflits. Ils manquent donc de temps pour épauler les enseignants.

C'est ce que confirme une recherche universitaire qui sera dévoilée ce soir, à Montréal, devant les membres de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE).

 Michel St-Germain, professeur émérite à la faculté d'éducation de l'Université d'Ottawa, a mené une recherche auprès de 500 directions d'écoles francophones dans les autres provinces canadiennes, il y a quelques années. Il a voulu voir ce qu'il en était des directions d'écoles québécoises.

 Les quelque 400 directeurs d'école ont répondu à un long questionnaire en précisant le temps qu'ils accordent à différentes tâches. Ils devaient aussi dire s'ils souhaiteraient consacrer plus ou moins de temps à chacune des tâches.

Résultat: un fossé existe entre le travail quotidien des directeurs d'école et la vision idéale qu'ils ont de leur travail.

C'est une tendance qui se dessine partout dans le monde, constate M. St-Germain. «Nous avons assisté chez les directions d'école à un transfert de la dimension pédagogique vers la dimension administrative au sens large.»

Tant au primaire qu'au secondaire, les directeurs d'école consacrent une partie importante de leurs journées à répondre aux courriels, rappeler les gens qui ont laissé des messages téléphoniques et remplir des rapports ou des formulaires à la demande du ministère de l'Éducation et des commissions scolaires.

Source





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mardi 22 janvier 2013

Nouvel Obs — les opposants aux mariages homos ont raison d'avoir peur, c'est la fin de leurs idéaux familiaux

Pour le magazine de la gauche bobo français, le Nouvel Obs, qui ouvre ses colonnes à un militant LGBT, le mariage et de l'adoption homo, « c’est la grande mort symbolique du modèle hétéro-patriarcal dans lequel ils ont grandi. En 2013, l'État va enterrer les dichotomies archaïques homme/femme, fort/faible, travail/foyer. Structure/sentiments. Bleu/rose. »

Thomas entre Pauline Moreno et Debra Lobel, ses deux « mères », qui affirment qu'il n'a pas subi de pressions dans sa décision de devenir une fille. Ce garçon gardé par ce couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté.

Pour ce militant,  l’État s’apprêterait à montrer qu’une famille n’a pas besoin d’un père pour y amener ordre, valeurs et structure. Le prochain code civil entérinera l'absence de besoin, selon ces idéologues, d’une mère pour prodiguer amour, tendresse et éducation sentimentale à un enfant.

En bref, le mariage prétendu pour tous « consacre la théorie du genre » dans les termes de ce militant. Cette théorie prétend que l'orientation et l'identité sexuelles sont affaire de culture uniquement, pas de nature, de biologie.

Pour le Nouvel Obs, « c’est pour protéger leurs idéaux familiaux et sociétaux qui s’écroulent un peu plus » que près d'un million de gens ont manifesté il y a un peu plus d'une semaine à Paris.

« Le combat est loin d’être fini : PMA [procréation médicalement assistée] pour toutes, droits des trans, asile pour les étrangers persécutés pour leur orientation sexuelle… tout cela restera à faire. »

Pour ce militant et assistant au Parlement européen, Bruno Selun, les opposants au mariage homosexuel seront « les marginaux, dès la prochaine génération». Après une bonne rééducation contre l'hétérosexisme sans doute assurée par l'État ? Comme c'est désormais le cas au Québec...



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Raz-de-marée contre le prétendu « mariage pour tous »

France — Perte des appuis au mariage civil homo, valeurs de la gauche sociale et étatiste en baisse

Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l'hétérosexisme en classe de français, d'anglais, d'histoire et de mathématiques

Ontario — Les parents se rebiffent contre le nouveau programme de lutte contre l'« homophobie »

Étude révèle que les enfants vivant avec des homosexuels accusent un retard scolaire

Après les drogues et le SIDA, le tabou des violences dans les couples homosexuels

Autre étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels (Étude de Mark Regnerus)

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État

Sondages : Les États-Uniens surestiment grandement le nombre d'homosexuels

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre

Deux lesbiennes « trahies » par le père homosexuel qui veut voir son fils après un mariage de complaisance

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois





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Comment les enfants seraient devenus des tyrans

Didier Pleux, docteur en psychologie du développement et psychologue clinicien, il a publié il y a peu De l'adulte roi à l'adulte tyran.

Alors que la part du budget familial consacrée en France aux jouets a doublé en cinquante ans et que les parents ont dépensé 185 dollars  par chérubin pour Noël (25 % de plus qu'en 2011), les spécialistes de la petite enfance sont formels. Dans leurs cabinets, ils voient de plus en plus défiler des gamins hauts comme trois pommes mais déjà drogués au plaisir immédiat... Comment la jeunesse d'aujourd'hui s'est muée en despote ? Comment leurs parents ont fait d'eux des pachas ? Comment résister au « moi, moi, moi » ?

Dans une société de plus en plus matérialiste, Didier Pieux attire l'attention sur l'émergence d'individus incivils, égoïstes et mal élevés. II s'interroge sur le processus qui engendre un tel comportement et les conséquences qu'il entraîne. L'auteur précise que ce type de comportement ne se limite pas à la sphère sociale, mais influence la vie amoureuse, l'amitié et les relations professionnelles. Il y voit l'émergence d'une nouvelle pathologie caractérisée par une hypertrophie de l'égo. Leur intolérance aux frustrations et leur refus du sentiment de l'autre participent au délitement du lien social. Après avoir étudié le phénomène d'enfant tyran, Didier Pieux examine celui d'adulte roi qui risque de basculer vers le profil d'adulte tyran. II délivre une méthodologie, à l'échelon individuel, pour faire face à certaines situations et pour ne pas souffrir du comportement de ces individus.

Pour Didier Pleux, les narcissiques sont de purs produits de notre société de consommation qui, cultivant le plaisir immédiat, favorise l'émergence de personnalités entièrement concernées par leur propre intérêt. Dans la psychologie classique, influencée par la psychanalyse, on explique de tels comportement par une carence affective et narcissique vécue dans la prime enfance. C'était la théorie pour expliquer le comportement d'Adolf Hitler, alors que « toutes les têtes » nazies ont plutôt eu une enfance gâtée, ils furent des enfants adulés (voir la douzième minute de son entretien à RTL). La thèse de Pleux est à mi-chemin: nous sommes tous d'une certaine manière des « petits rois » branchés sur notre plaisir immédiat, nous visons tous en effet à l'épanouissement de notre moi. Mais à un moment, certains refusent carrément le principe de réalité et, faisant le choix conscient de ne penser qu'à eux, deviennent ce que j'appelle des « adultes tyrans ». Il y a alors inflation de leur ego.

La sociologue Marie-Dominique de Surmain et le psychologue Didier Pleux analysent la violence des bandes de jeunes.


Pour le psychologue, nous devons poser des limites à tous ces gens que nous croisons chaque jour et qui font preuve d'incivilités: celui qui, parlant fort sur son cellulaire, dérange tout la voiture de métro, celle qui avec sa voiture mal garée bouche toute une voie d'accès… Pour le Didier Pleux, ces actes d'égoïsme pur ont l'air de rien. En réalité, ils prouvent que ces personnes n'ont pas conscience de l'autre, ils l'ont « chosifié ». Leur capacité de lien s'est délitée. Et en effet, ils n'ont probablement jamais été arrêtés dans leurs comportements. Même si cela vient de leur éducation, qui a favorisé une personnalité rebelle et égocentrique, c'est à chacun de nous aujourd'hui de les arrêter. Il faut oser être en conflit avec eux et leur dire « SVP, éteignez votre portable, vous me dérangez… » Sinon, qui le fera ?

À l'époque de Freud, l'individu souffrait parce qu'il y avait trop « d'autres » en lui (normes familiales, sociales, etc.). Aujourd'hui, il y a « trop de moi et pas assez d'autres » dans ces personnalités sociopathes. Avec ces patients si narcissiques (les rares qui nous consultent), il faut oser la relation conflictuelle et leur dire que ce qu'ils font subir à leur entourage est destructeur. Les écouter avec empathie, en essayant de réparer leurs carences affectives, n'a que peu d'effet.

Pour le psychologue, entre ces petits tyrans ordinaires et des sociopathes comme James Holmes, auteur de la tuerie d'Aurora, ou un Breivik, il n'est qu'une question de gradation et d'exacerbation de la tendance égocentrique. Si l'on ne fait rien, celui qui a l'habitude d'être entièrement centré sur ses propres besoins, celui qui a tendance à ne pas se soumettre aux lois et à nier les conséquences de ses actes ira toujours de plus en plus loin…

Selon le psychologue, chez ces enfants devenus tyrans l'intolérance à la frustration est une souffrance. Dès que l'enfant n'a pas ce qu'il veut, dès que cela ne se passe plus comme il souhaite, que les autres ne se comportent pas comme il l'entend, il ne va pas bien. Il est souvent plus facile de « soigner » un enfant victime de l'autoritarisme qu'un enfant en refus d'autorité, un enfant mal dans sa peau qu'un enfant sûr de lui, qui ne débarrasse jamais la table, se lave quand il en a envie, veut que l'école soit « marrante », arrête le foot parce que « c'est nul », veut jouer de la guitare, mais pas apprendre le solfège...


Émission de radio avec Didier Pleux (30 minutes)

De l'adulte roi à l'adulte tyran
par Didier Pleux
publié par Odile Jacob
à Paris
le 13 septembre 2012

235 pages
ISBN-10: 2738126995
ISBN-13: 978-2738126993

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Les étudiants universitaires américains de plus en plus nombreux à se croire au-dessus de la moyenne




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lundi 21 janvier 2013

États-Unis — 40 ans après sa légalisation, l'avortement soulève de plus en plus de contestations

Voilà quarante ans qu'un droit à l'avortement a été garanti par des juges de la Cour suprême des États-Unis.

Tandis que les « pro-vie », opposants à l'avortement, marqueront cet anniversaire en défilant devant la Cour Suprême le 25 janvier, les pro-avortement, organiseront réunions, dîners et conférences à l'échelle locale.

C'est par la décision Roe [nom fictif] contre Wade du 22 janvier 1973, que « la Cour suprême des États-Unis décidait que le droit à l'avortement était, selon elle, un droit fondamental garanti par la Constitution. À l'origine de cette décision, Jane Roe, « une mère célibataire enceinte pour la troisième fois, [qui] avait attaqué la constitutionnalité de la législation texane qui faisait de l'avortement un crime ». La décision, prise à sept voix contre deux et qui « a fait jurisprudence dans une majorité d'États américains où des lois similaires étaient en vigueur », précisait ainsi que « le droit au respect de la vie privée, présent dans le 14e amendement de la Constitution [...] est suffisamment vaste pour s'appliquer à la décision d'une femme de mettre fin ou non à sa grossesse ». Alors que la haute juridiction donnait raison à la plaignante, celle-ci est depuis, devenue une militante opposée à l'avortement.

Aujourd'hui, le « droit à l'avortement&nbsp:» est de plus en plus contesté. En mai 2012,Gallup affirmait qu'il n'y avait jamais eu aussi peu de pro-avortement, puisque ce soutien était tombé de 56 % en 1995 à 41 % aujourd'hui. Alors que ceux s'affirmant pro-vie sont passés de 33 % il y a 18 ans à 50 % de la population aujourd'hui.

Cela se perçoit notamment par le nombre de lois relatives à l'avortement passées au niveau des États fédérés et soutenues le groupe de pression pro-vie. On en compte 92 en 2011, et 43 en 2012. Elles concernent la limitation des avortements tardifs, l'interdiction de remboursement de l'opération par l'assurance-santé, l'obligation de pratiquer une échographie, ou encore, l'allongement du délai de réflexion.

Jeanne Monahan, présidente de la Marche pour la vie américaine explique qu'ils ne peuvent « amender la décision Roe c. Wade dans un avenir immédiat », ils travaillent donc « à l'échelle des États pour faire promulguer des lois assurant un consentement éclairé ». Seuls quatre médecins pratiquent encore aujourd'hui des avortements tardifs pendant les trois derniers mois de la grossesse. Chassés de plusieurs États, et exerçant aujourd'hui dans le Maryland, le Colorado, ou le Nouveau-Mexique, ils font l'objet d'un documentaire « After Tiller », salué au festival des films indépendants Sundance.


Mme Roe, de son vrai nom Norma McCorvey, est maintenant une militante anti-avortement

Ils dénoncent des « barrières institutionnelles » et une « profession très stigmatisée » : « si vous pratiquez les avortements, il est très difficile de travailler dans un hôpital, car ces derniers n'aiment pas les docteurs qui procèdent aux avortements, qui sont presque tous réalisés en cliniques privées » observe le docteur Susan Robinson. Pour l'instant une seule femme s'est présentée pour être formée par eux, et prendre leur relève, sinon « personne n'est candidat ».

Toujours sur le continent américain, le Brésil interdit fermement l'avortement sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Une célèbre chanteuse portugaise, Maria Adelaide Mengas Matafome Ferreira, « a été inculpée au Brésil pour avoir aidé sa fille de quinze ans, à avorter » alors qu'elle se trouvait au Brésil. Le petit ami de cette adolescente et sa mère sont, eux aussi, inculpés par la police brésilienne. La jeune fille avait été hospitalisée en raison d'une forte hémorragie, après avoir pris des médicaments importés au Brésil via une organisation néerlandaise, pour mettre fin à se grossesse.





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jeudi 17 janvier 2013

Le non-dit pour mieux tromper sur l'euthanasie ?

Lettre ouverte du Dr Marc Beauchamp, chirurgien orthopédiste.

Après avoir regardé la conférence de presse sur les moyens légaux d'appliquer les recommandations de la commission «Mourir dans la dignité», plusieurs constats surprennent sur ce qui a été dit, mais bien plus encore plus sur ce qui n'a pas été dit. À commencer par certains mots tabous qui ont été judicieusement maintenus sous silence.

Étrangement, ce dont il était question était bien l'euthanasie. Or ce mot n'a pas été prononcé une seule fois pour définir leur projet. Politiciens et avocats connaissent très bien la valeur des mots. On dira «aide médicale à mourir» plutôt qu'euthanasie ou suicide. Ou encore mieux «aide médicale à la fin de vie». C'est plus vendeur. On ne dira pas homicide non plus, même si c'en est un techniquement. Ce n'est pas vendeur. Un médecin tient une seringue dans ses mains, il appuie sur le piston, le cœur cesse de battre, le patient est mort.

La ministre Véronique Hivon et l'avocat Jean-Pierre Ménard considèrent qu'il s'agit de « médecine ». Or, ce n'est pas vrai, ça n'en est pas. Techniquement, c'est un homicide. Justifié ? Peut-être. Acceptable ? Charitable ? Humanitaire ? On peut débattre. On peut avoir son opinion. Mais on ne peut pas mentir.

Faisons une analogie. Ceux qui ont dit à l'époque des référendums que les questions volontairement ambiguës dans des consultations populaires sont des fraudes avaient raison. On ne peut pas fonder un nouveau pays sur une fraude, tout le monde en convient. Ceux qui évitaient de prononcer le mot indépendance (les protagonistes du Parti québécois) alors que c'était ce qu'ils voulaient faire, évitant ainsi le terme qui faisait peur, ont été accusés de chercher de façon trompeuse une adhésion à leur projet.

[...]

Mme Hivon et Me Ménard n'ont pas dit «euthanasie», ils ont dit « aide médicale à la fin de vie », et « aide médicale à mourir ». Ne soyons pas dupes, leur but est de forcer l'adhésion à leur projet et de mettre la table pour un geste unilatéral face au gouvernement fédéral, qui a autorité sur le droit criminel, et donc sur la légalité de l'homicide ou l'euthanasie. Homicide, c'est criminel, mais « aide médicale à la fin de vie », c'est médical, n'est-ce pas ?

Il faut mesurer les impacts d'un tel raccourci de politicien, et ils sont beaucoup plus profonds qu'il n'y paraît. Le plus important, pour moi qui suis médecin, est que ces deux avocats, avec leurs jeux de mots subtils, sont en train de placer une jolie bombe sur la médecine elle-même. Leur redéfinition de ce qu'est la médecine, de ce qu'on peut appeler médecine, serait dictée par l'opinion générale, l'évolution des mentalités. Or, ce n'est pas vrai. Vrai que les connaissances médicales évoluent, tout comme le droit. Mais d'aucune façon, la définition même de la médecine ne peut être définie par le pouvoir, leur pouvoir.

Aussi, Mme Hivon, outre son utilisation de termes trompeurs, a décrété dans son allocution aujourd'hui que le débat sur « l'euthanasie » (excusez le terme, il est de moi) était terminé au Québec et qu'il y avait consensus depuis le dépôt de son rapport de la commission « Mourir dans la dignité » [Note du carnet: toujours les mêmes ficelles, consensus auprès de qui ?]. Et elle affirme qu'elle veut aller vite. Pour elle et son parti, fini les discussions, fini le débat, pas question de négociation (surtout pas avec le fédéral).

Une attitude finalement déplorable et, disons-le, idéologique sur un enjeu sensible et complexe qui mérite beaucoup mieux qu'un tel traitement « bulldozer ».

Tout le monde veut le bien, l'absence de souffrance, la justice, la liberté. Le cœur humain tend vers ça, et nous, médecins, donnons tout ce que nous pouvons pour traiter et soulager nos semblables. Mais nous ne pouvons accepter l'usage des mensonges pour progresser, et encore moins l'abus des gens de bonne volonté qui forment encore la grande majorité de notre peuple.

Rappel sur le « consensus » : L'association Vivre dans la dignité a mené une analyse indépendante exhaustive des quelque 427 mémoires et présentations orales à la Commission sur mourir dans la dignité. « Les chiffres sont clairs. Parmi les mémoires et présentations faites devant la CSQMD, 99 % considèrent que les soins palliatifs constituent le choix digne pour les Québécois en fin de vie. De plus, 60 % sont totalement opposés à l’euthanasie et au suicide assisté. « Seulement un tiers (34 %) des personnes qui ont participé aux auditions étaient favorables à l’euthanasie. »


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« Même si code criminel canadien interdit formellement l'euthanasie...»

Sondage — 81 % des Québécois craignent que, si l’euthanasie est légalisée, on ne mette fin à la vie des malades sans leur consentement

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De l'acharnement politique et juridique... en faveur de l'euthanasie plutôt que les soins palliatifs

Réaction de Vivre dans la Dignité face au rapport du comité Ménard :

La complexité de la fin de vie ne peut pas se réduire à ses aspects juridiques et politiques. Le gouvernement en place doit faire porter tous ses efforts sur l'amélioration des soins palliatifs et les rendre accessibles à tous les citoyens qui en ont besoin. Les soins palliatifs sont LA SEULE SOLUTION HUMAINE. Travaillons à renforcer ce qui fait consensus (les soins palliatifs) plutôt qu'à instaurer des pratiques qui nous divisent (l'euthanasie et le suicide assisté déguisés en « aide médicale à mourir »).

La protection des personnes n'est pas négociable! Rappelons aux citoyens et citoyennes du Québec que l'euthanasie et le suicide assisté sont des gestes relevant du code criminel, passibles d'emprisonnement et qui le resteront à moins d'un changement constitutionnel majeur. Comment penser qu'on modifie les actes eux-mêmes en remplaçant les termes euthanasie et suicide assisté par « aide médicale à mourir »? La nature criminelle de ces actes peut-elle être modifiée en jouant sur les mots?

Le code criminel est clair: quiconque cause la mort d'un être humain, directement ou indirectement, commet un homicide (article 222). En entérinant le rapport de Me Ménard, qui propose de permettre aux médecins de provoquer la mort de leurs patients (par injection létale ou d'autres moyens) dans certaines circonstances sans qu'ils soient poursuivis, le Barreau du Québec et le Collège des médecins cautionneraient la transgression d'un interdit et le viol de la loi. Est-il nécessaire de rappeler à la population québécoise que le Barreau du Québec et le Collège des médecins ont le mandat et le devoir de PROTÉGER la population ? Ils sont soumis, comme tous les individus et associations, aux lois protégeant la population de l'euthanasie et du suicide assisté.

Dans un contexte de coupures budgétaires et de pénurie de médecins et de personnel dans le système de santé, comment peut-on espérer que les patients aient une alternative véritable entre soins palliatifs et euthanasie (impliquant que les soins palliatifs soient disponibles pour tous les Québécois)? Combien coûteraient des mesures de sauvegarde dites sécuritaires? Voici quelques questions pour faire réfléchir nos concitoyens...

http://www.vivredignite.com/docs/40question.pdf
http://www.vivredignite.com/docs/ppt_faits_risques.pdf

Comment éviter de penser que l'introduction de l'euthanasie dans le système de santé serait une façon de pallier l'insuffisance des ressources du système de santé et de mettre fin à des vies considérées comme inutiles (avec ou sans consentement du patient)? De telles inquiétudes ont été exprimées maintes fois durant les audiences de la Commission sur la question de mourir dans la dignité.





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