jeudi 23 janvier 2020

Création d'un fonds de l'Etat français pour les écoles chrétiennes francophones au Moyen-Orient.

Communiqué de L’Œuvre d’Orient :


À l’occasion de son séjour en Terre Sainte, le président de la République française a annoncé, aujourd’hui, la création d’un fonds de soutien pour les écoles chrétiennes au Moyen-Orient à la suite du rapport de M. Charles Personnaz, commandé par le chef de l’État sur le renforcement de l’action de la France dans la protection du patrimoine du Moyen-Orient et le soutien au réseau éducatif des communautés chrétiennes de la région.

Plus de 400 000 élèves reçoivent un enseignement en français au Moyen-Orient dans les écoles chrétiennes. Le français est un facteur de cohésion et d’ouverture entre les élèves chrétiens et musulmans qui se côtoient dans ces écoles.

Depuis 2011, les convulsions du Moyen-Orient ont un effet dévastateur sur les peuples de la région, en particulier sur ceux qui témoignent de longue date de sa diversité, de son pluralisme culturel et religieux (dont 15 millions de chrétiens qui vivent sur ces territoires). Au-delà de l’aide d’urgence qui leur est apportée, ces populations ont besoin d’un appui de plus long terme pour préserver leur patrimoine culturel bimillénaire, qui a été la cible de la fureur totalitaire de Daech.

→ Elles ont également besoin, s’agissant particulièrement des chrétiens d’Orient, d’un soutien à leur réseau éducatif.

La culture française apparaît comme un vecteur de réconciliation, mais également d’esprit critique. Elle est en effet porteuse de valeurs de liberté, de fraternité, d’égalité comme également d’une certaine idée de la laïcité.

L’Œuvre d’Orient se réjouit de la création du fonds pour les écoles chrétiennes francophones au Moyen-Orient et aura à cœur de continuer à soutenir ces établissements.

Retrouvez en exclusivité le rapport M. Charles Personnaz, Directeur à l’Institut national du Patrimoine et chargé de mission bénévole à l’Œuvre d’Orient.


Source

Suppression de la culture générale — constance dans l'erreur bourdieusienne des « élites »

Éric Zemmour sur la fin des épreuves de culture générale à l’École nationale d’administration (ENA) et à Sciences Po.



Zemmour reprend le même sujet dans sa chronique du Figaro Magazine :

C’était écrit d’avance. L’ENA n’est pas encore morte qu’on annonce la suppression de sa célèbre épreuve de culture générale ! On peut dire ce qu’on veut de nos élites, mais pas qu’elles manquent de constance. Depuis des années, elles nous rabâchent que la culture générale est « discriminante », « stigmatisante ». Chacun va récitant son Bourdieu : la culture générale est synonyme de ce que les marxistes appelaient naguère la culture bourgeoise. Et voilà pourquoi les enfants des classes populaires, et surtout ces malheureux enfants d’immigrés, ne parviennent pas à intégrer les grandes écoles. De droite ou de gauche, nos politiques ont retenu la leçon : c’est Sarkozy qui se moque de la Princesse de Clèves ou Hollande qui avoue son mépris pour les romans.

À Sciences-Po, il y a belle lurette que les dirigeants ont éradiqué cette maudite, cette pelée, cette galeuse. On n’a pas constaté une transformation radicale de l’origine sociale des élèves. Les émules de Bourdieu n’avaient pas remarqué que les enfants de la bourgeoisie ne lisaient désormais guère plus que leurs homologues des classes populaires. De guerre lasse, la direction de l’école a carrément supprimé le concours. Ce qui lui permettra de modeler à sa guise les promotions d’étudiants. Nos élites ont de la constance et une obsession : les enfants d’immigrés. Quand les banlieues flambent, ils prennent aussitôt des mesures « inclusives », quitte à tordre les principes de la méritocratie. Quand elles ne flambent pas, dédaignant ostensiblement la révolte « franchouillarde » des « gilets jaunes », cela finit quand même par des mesures « inclusives » !

Les « gilets jaunes », depuis leurs ronds-points, n’avaient jamais réclamé la suppression de l’ENA, encore moins celle de l’épreuve de culture générale. On nous explique que cela permettra aux enfants d’immigrés d’entrer à l’ENA ; et ainsi, comme dit le président Macron, les élites ressembleront à la France d’aujourd’hui. Mais est-ce leur rôle ? Doivent-elles représenter la France ou la diriger ? La culture générale est ouverte à tous, quelle que soit son origine ou sa condition sociale. Encore faut-il le vouloir et s’en donner la peine. Rien de plus aisé que d’ouvrir un livre de Chateaubriand, Hugo ou Balzac. C’est ainsi qu’on acquiert une meilleure expression écrite et orale. C’est ainsi qu’on affine sa manière de penser et de raisonner. Lire un grand écrivain, c’est converser avec les esprits les plus subtils des siècles passés. C’est se confronter à ce que la France a produit de meilleur. C’est devenir français.

Nos élites dirigeantes, qui évoquent de Gaulle pour un oui ou pour un non, devraient se souvenir de ces mots du Fil de l’épée : « La véritable école du commandement est celle de la culture générale […] Pas un illustre capitaine qui n’eût le goût et le sentiment du patrimoine et de l’esprit humain. Au fond des victoires d’Alexandre, on retrouve toujours Aristote… »

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mercredi 22 janvier 2020

États-Unis : projet de loi pour décourager de faire concourir des transgenres chez les femmes

Le représentant républicain de Floride, Greg Steube, a présenté un projet de loi qui vise à garantir que les femmes et les jeunes filles pratiquent équitablement le sport en interdisant l’utilisation de fonds fédéraux pour soutenir toute manifestation sportive où un homme biologique s’identifiant comme une femme tente de concourir contre des athlètes féminines biologiques.

Le sportif australien qui se fait appeler Hannah Mouncey (1 m 90, 100 kg), anciennement joueur de la sélection masculine de handball, dans une compétition de handball féminine.

Techniquement, ce projet de loi, s’il devient loi, interdit « aux écoles [et universités] d’utiliser les fonds fédéraux du titre IX [à l’amendement de 1972 à la Loi sur l’Éducation] pour soutenir les sports féminins si des hommes biologiques sont autorisés à rivaliser avec des femmes biologiques ». Le projet de loi exige que le sexe au sens du titre IX corresponde à celui « établi par un médecin à la naissance » plutôt que par l’opinion de la personne qui « s’identifie » à ce sexe quand elle s’inscrit à une compétition sportive.

Greg Steube a récemment fustigé les démocrates pour avoir refusé de soutenir le projet de loi. « C’est fascinant que notre pays en soit arrivé au point où nous devons déposer des projets de loi pour affirmer clairement que les femmes doivent concourir avec des femmes  dans les catégories sportives féminines », a déclaré Greg Steube à l’animateur de Fox News, Tucker Carlson, la semaine dernière (voir la vidéo ci-dessous).

Le membre du Congrès républicain de Floride, Greg Steube, a déclaré à Fox News être dégoûté qu’aucun démocrate n’eût voté en faveur d’un projet de loi qui protégerait le sport féminin des hommes biologiques qui prétendent être des femmes transgenres pour dominer les disciplines féminines.



« Avec l’adoption par la Chambre de la résolution HR 5, les femmes et les filles qui participent à des sports de compétition à travers le pays risquent de perdre l’égalité des chances qui leur étaient garanties par les amendements à la Loi sur l’éducation de 1972 », a déclaré le membre du Congrès Steube dans un communiqué de presse daté du 14 janvier. « Nous devons nous opposer à ce que nos athlètes féminines soient forcées d’affronter des athlètes masculins biologiques [trans] dans des sports de compétition. »

La représentante républicaine Debbie Lesko (Arizona) a salué le projet de loi pour son action en faveur des droits des femmes.

Andraya Yearwood (né garçon) remporte le 200 mètres lors de sa première compétition sur piste en tant que « femme » transgenre en 2017 (à 15 ans) à l'école secondaire Cromwell. Yearwood a remporté le 200 mètres en 26,34 secondes loin devant ses concurrentes. Le record scolaire dans un petit État comme le Nebraska est de 21,31 secondes pour les garçons et de 24,11 secondes pour les filles.

« Nous avons entendu ces histoires déchirantes de jeunes femmes et de jeunes filles partout au pays qui participent à des sports, mais perdent des compétitions ainsi que des bourses d’études face à des hommes biologiques qui se disent être des femmes ou des filles », a déclaré Lesko. « Ces compétitions devraient être réservées aux femmes et aux filles qui travaillent dur et s’entraînent à cette fin, pas aux hommes. J’invite mes collègues à soutenir ce projet de loi pour aider à protéger l’avenir des sports féminins. »

Le trans né homme Gabrielle Ludwig, 52 ans et 2 m, joue dans l'équipe universitaire féminine à Santa Clara (Californie)


Le représentant Jim Hagedorn (Minnesota) a qualifié le projet de loi de « bon sens ».

« Le bon sens veut que les garçons et les hommes biologiques ne soient pas autorisés à concurrencer les filles et les femmes dans les sports de compétition. Autoriser cela porterait gravement atteinte à l’intégrité des sports féminins et, dans certains cas, mettrait en danger la sécurité des athlètes féminines », a déclaré Hagedorn.


Cece Telfer (au centre) a d'abord concouru comme homme en 2016 et 2017

« Vérification des faits » par JdM : l’avortement est (et devrait continuer d'être ?) un soin de santé…

Amusante cette tendance des débusqueurs de fausses nouvelles qui semblent surtout vouloir utiliser leur tribune réputée factuelle et impartiale pour faire passer leurs propres préjugés politiquement corrects sans comprendre le fond de la critique (avorter, ce n'est pas vraiment soigner) et sans gratter un peu pour vérifier si la réponse reçue est complète (le fédéral rembourse-t-il vraiment tous les frais de santé aux provinces sans droit de regard et sans considérer la classification de ces frais de santé par les provinces en question ?)

Campagne Québec-Vie relève ainsi [avec quelques corrections éditoriales] :


Répondant aux questions partisanes de Dutrizac sur les ondes de QUB radio, Richard Décarie, qui songe à se lancer dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada (PCC), avait simplement déclaré, parlant de la façon dont il agirait par rapport à la question de l’avortement en tant que potentiel chef du parti et éventuel Premier ministre, selon Le Journal de Montréal (JdM) :

Au niveau fédéral, la loi, elle est au niveau du financement des soins de santé à travers tout le pays. [...] Au niveau des soins de santé, un soin doit être qualifié comme étant un soin de santé avant d’être financé, et je vous annonce que l’avortement, ce n’est pas un soin de santé, et pourtant c’est financé à 100 %. 

Le petit passage « l’avortement ce n’est pas un soin de santé » n’a pas échappé aux traqueuses de « fausses nouvelles », Sarah Daoust-Braun et Marie-Christine Trottier, qui font profession au JdM de dénicher, entre autres, les déclarations (qu’elles croient) fallacieuses des politiciens.

Ayant déniché ce qu’elles s’imaginent sans doute être une perle en son genre, Mmes Daoust-Braun et Trottier, déclarant que l'avortement est un « soin de santé », révèlent que le Collège des médecins du Québec considère que « l’avortement est bel et bien considéré comme un soin de santé dans la province et est financé par le régime public québécois. L’interruption volontaire de grossesse est assurée en vertu de la Loi québécoise sur l’assurance maladie ». Elles ont manqué l’occasion de ne pas tomber dans les « fausses nouvelles ».

Car quand même la loi ou le Collège des médecins lui-même déclarerait que l’avortement est un « soin de santé » cela n’en ferait pas un pour autant. Un soin de santé vise à rendre ses saines facultés au corps malade ou a une partie de celui-ci si l’on ne peut sauver le reste, mais non à tuer volontairement, directement ou indirectement (comme quoi l’« aide médicale à mourir », ou euthanasie, n’est pas un soin de santé).

L’avortement, lui, est un acte dont le but est de tuer volontairement, directement ou indirectement, l’enfant à naître (ou produit vivant de la conception : œuf fécondé, zygote, embryon, fœtus) présent dans le ventre de sa mère. Lorsqu’un médecin administre à une mère enceinte de la chimiothérapie pouvant éventuellement tuer son enfant à naître, et que la mort de celui-ci survient, ce n’est pas un avortement, car le but du médecin en appliquant cette médication était d’éliminer la maladie et non de tuer le bébé – au fait, pourquoi ne parlons-nous pas d’« interruption de maladie » ?

Quand Mmes Daoust-Braun et Trottier proclament que l’avortement est un « soin de santé », il faudrait au moins qu’elles expliquent en quoi il en est un.

Ces dames assurent aussi qu’au fédéral, selon la Loi canadienne sur la santé, le gouvernement détermine comment il finance les systèmes de santé des provinces, mais non qu’un « soin médical est assurable ou non assurable, et nécessaire ou non nécessaire. Ce sont les provinces qui déterminent quels sont les services médicaux qu’elles couvrent ». Peut-être ont-elles raison sur ce point.

N’empêche que le fait que le gouvernement fédéral n’ait pas son mot à dire sur ce qui est soin de santé ou pas, si celui-ci est financé ou non, cela n’a pas empêché Justin Trudeau d’imposer l’avortement à l’Île-du-Prince-Édouard [en 2016, voir Global TV], notamment en menaçant cette province de suspendre les fonds fédéraux pour son système de santé… 

Quod erat demonstrandum.

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Québec — nouvelles mesures pour faciliter le recrutement du personnel enseignant

Face au manque d’enseignants dans les écoles primaires et secondaires du Québec, principalement à Montréal qui connaît un afflux important d’immigrants, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge met en place de nouvelles mesures pour faciliter le recrutement du personnel.

Le gouvernement souhaite profiter de la période d’inscription dans les universités pour lancer un site Internet destiné à ceux qui songent à faire carrière dans l’enseignement.

Le site web doit regrouper à un seul endroit l’ensemble des informations relatives à la profession, qu’un candidat potentiel peut consulter au Québec ou à l’étranger.

Parmi les renseignements disponibles sur le site se trouvent les qualifications requises, le cheminement universitaire, les conditions de travail et les offres d’emploi dans le réseau scolaire.

La recherche de talents

Québec souhaite par ailleurs augmenter la présence du ministère dans les activités de recrutement, comme dans les salons d’emploi ou les journées portes ouvertes des différentes universités.

Qui plus est, le ministre espère redoubler ses efforts de recrutement à l’étranger. Les missions de Toulouse et de Paris ont permis aux commissions scolaires d’offrir 340 promesses d’embauche, selon son ministère.

Une autre mission est prévue à Marseille en février, en partenariat avec la Commission scolaire de Montréal, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île et la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

Maîtrises qualifiantes pour les détenteurs d’un baccalauréat dans une autre discipline

Enfin, le gouvernement compte sur un parcours universitaire plus souple pour convaincre les futurs enseignants, avec la mise en place de maîtrises qualifiantes pour les détenteurs d’un baccalauréat dans une discipline autre que l’enseignement.


Terminée, l’intégration à tout prix des élèves à troubles d’apprentissage

Pour trouver des candidats, le ministre Roberge admet qu’il faut aussi rendre la profession plus attrayante, en améliorant notamment les conditions de travail.

Si l’augmentation des salaires, en particulier pour les nouveaux enseignants, fait partie des solutions, le ministre propose aussi un changement de philosophie en matière d’intégration des élèves qui ont des troubles d’apprentissage.

« Y’a une espèce de philosophie que tout le monde, partout, tout le temps, tous ensemble pis par magie ça va fonctionner : c’est pas vrai », de dire le ministre dans son style familier.

Il souhaite poursuivre le processus qui a permis au gouvernement d’ouvrir 150 classes d’adaptation durant la dernière année.

De nombreuses écoles doivent toujours composer avec un manque criant de personnel enseignant, en particulier dans la région de Montréal.

Le ministre de l’Éducation reconnaît qu’il s’agit d’un des principaux défis du réseau scolaire. Environ 350 enseignants à temps plein manquaient à l’appel à la dernière rentrée scolaire, dit-il, dont 80 % dans la région de Montréal.

Il est convaincu que les mesures annoncées par son gouvernement permettront d’attirer plusieurs centaines d’enseignants.

lundi 20 janvier 2020

France — réforme Blanquer du CAPES, connaissances sacrifiées

Anne Coffinier, directrice de Créer son école et fondatrice de Educfrance revient sur une réforme inquiétante du certificat d’aptitude à l’enseignement dans le second degré (CAPES) préparée par le ministère de l’Éducation.

Vers une réforme qui déforme ?

Un document interne à la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire (DGESCO) révèle les projets du Ministère pour le Certificat d’aptitude à l’enseignement dans le second degré (CAPES). Et les nouvelles ne sont pas bonnes ! D’après les informations d’Educ’France, connaissances scientifiques et capacité des professeurs à réagir aux questions de culture générale inhérentes à la discipline enseignée se voient sacrifiées… sur l’autel des aptitudes pédagogiques. Autrement dit, la réforme annoncée prétend former des professeurs qui sachent enseigner, sans nécessairement savoir quoi ni comment.

Jean-Michel Blanquer nous a délivrés des délires pédagogistes du dernier quinquennat. Mais gardons-nous de crier victoire. Ils pourraient revenir par le truchement d’une réforme qui, loin de se soucier du contenu, semble tout miser sur le contenant. Ceux qui soutiennent le CAPES 2.0 louent en effet son côté « professionnalisant ». Au diable les « sachants » ! L’Éducation nationale veut désormais des professeurs capables d’enseigner loin de l’abominable « verticalité », ou logique « top down » trop susceptible d’autorité. De nouveau, cette réforme se place sous le signe de l’antagonisme supposé du fond et de la forme : connaissances contre transmission, culture contre pédagogie, bref. Ceux qui raisonnent en termes binaires ne rendront pas service à notre pays, qui mérite que l’on redécouvre la richesse du plus beau métier du monde.

Le fil rouge d’une réforme du concours devrait être la recherche d’une conciliation, constante, de deux impératifs catégoriques : connaissance et transmission. S’il faut tirer les leçons des échecs de la formation des enseignants, faisons-le sans concessions.

Rétablissons l’exigence d’un haut niveau de connaissances aux épreuves d’admissibilité. L’entrée de plain-pied dans l’école du XXIe siècle ne doit pas se faire au détriment du savoir, a fortiori quand l’accès au savoir dématérialisé entretient l’illusion de la vanité du par cœur. Il est scientifiquement prouvé que, seule l’appropriation personnelle, régulière et réitérée des connaissances est capable de forger une culture à même d’être développée puis transmise.

Tirons parti des ressources des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle pour enrichir le savoir comme ses modalités de transmission, sans jamais renoncer à ce qui fait notre identité. À commencer par nos traditions académiques, et notamment l’attachement qui doit être le nôtre à la philosophie, durement éprouvée par ce que devrait être la réforme.

Gardons-nous enfin de tout angélisme. Derrière les velléités d’élargissement du concours à des catégories socio-professionnelles qui en seraient exclues, c’est l’égalitarisme qui s’agite. Trop de démocratie tue la démocratie.

Anne Coffinier

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Québec — Le nombre d’enfants instruits à la maison augmente encore

Depuis septembre 2018, les parents dont les enfants reçoivent une éducation à la maison doivent en aviser le ministre de l’Éducation. Pour 2019-2020, 5518 de ces avis ont été reçus, contre 4968 l’année dernière, une augmentation d’environ 10 %.

Depuis septembre 2018, les parents dont les enfants sont instruits à la maison doivent en aviser le ministre de l’Éducation. Pour 2019-2020, 5518 de ces avis ont été reçus, contre 4968 l’année dernière.

Cette augmentation s’est faite en dépit de restrictions supplémentaires imposées l’an dernier par la CAQ dans le règlement encadrant l’enseignement à la maison, restrictions critiquées par des parents qui les jugeaient « inutiles », « injustes », « contreproductives » ou « prématurées ».

Québec demande maintenant aux parents qui font l’école à domicile de se soumettre davantage au programme qui est donné dans les écoles. Il est obligatoire d’enseigner les matières de base comme la langue maternelle, la langue seconde et les mathématiques, mais aussi les sciences et l’histoire.

Dès juin 2021, les enfants scolarisés à domicile devront se soumettre aux examens ministériels qui sont donnés dès la quatrième année du primaire. Il s’agit donc de limiter la liberté pédagogique des parents. D’autres voies étaient envisageables, mais apparemment inconcevables au Monopole de l’Éducation du Québec, notamment admettre un ensemble de programmes équivalents (par exemple le CNED en France) dont les examens et devoirs voudraient équivalence.

Le ministère de l’Éducation n’a pas fourni de réponse quant à la cause de cette augmentation de jeunes scolarisés à la maison, mais l’inscription d’enfants des communautés juives hassidiques l’expliquerait en partie. Selon l’Association éducative juive pour l’enseignement à la maison, ils seraient près de 1900 enfants à être inscrits auprès du gouvernement.

C’est aussi une hypothèse qu’avance Christine Brabant, professeure à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal.

« Les communautés juives hassidiques sont de plus en plus nombreuses à se joindre à l’école à la maison. Ce sont des jeunes qui étaient dans des écoles qu’on appelle [faussement] illégales, qui étaient dans un flou juridique. [Le juge Dugré a plutôt dit qu’on pourrait les considérer comme des séminaires et donc non assujetties à la loi sur l’instruction publique ou celle sur l’école privée] Étant inscrits, ils apparaissent dans les effectifs du Ministère et vont être suivis individuellement », dit Christine Brabant.

Dans le cadre de ses recherches, elle suit certains enfants de la communauté juive hassidique et leurs parents. « Les parents sont beaucoup plus impliqués dans l’éducation des enfants, ils ne peuvent plus seulement confier l’éducation à l’école ou au centre, il y a beaucoup de choses qui se font à la maison et qui sont ajoutées pour rejoindre le programme [gouvernemental] », explique Christine Brabant. Dans certains centres, toutefois, « c’est plus difficile », dit-elle.

« Beaucoup de mécontentement chez les familles » à la suite du tour de vis de Roberge


Le nouveau règlement de Québec ayant causé beaucoup de mécontentement chez les familles qui font l’école à la maison, « il aurait pu y avoir un recul », poursuit la professeure. Des familles auraient pu choisir de ne pas s’inscrire auprès du gouvernement ou de déménager pour changer de commission scolaire et ainsi laisser moins de traces.

La directrice de l’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED) estime que des parents se sont « résignés ». « Il y a un peu plus de parents qui ont peur de ne pas s’inscrire, parce qu’on ne sait pas quelles seront les conséquences de ne pas communiquer qu’on fait l’école à la maison. Je pense que les parents ont décidé d’être patients et d’acheter la paix à court terme », dit Noémi Berlus, directrice de l’AQED.

Elle dit connaître personnellement « au moins cinq familles » qui ont décidé de déménager en Ontario après l’adoption du règlement. « En Ontario, le gouvernement dit que si tu ne délègues pas la responsabilité de l’éducation de ton enfant à l’école et qu’il n’y a pas de signalement qu’il y a un problème, on assume que le parent est de bonne foi et qu’il fait ce qu’il faut pour son enfant », dit Noémi Berlus.

En apportant des restrictions au règlement encadrant l’enseignement à la maison, le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et ancien instituteur du primaire, Jean-François Roberge, avait utilisé le prétexte de prévenir « plus efficacement le recours aux “écoles” dites illégales ou clandestines ».

Pour l’AQED, il a plutôt changé l’essence de l’éducation à la maison en demandant aux parents de se coller à ce qui se fait à l’école.

« Ce qu’on trouve triste, c’est que la raison pour laquelle beaucoup de nos membres ont quitté l’école, c’est que les enfants n’entraient pas dans le moule », dit Noémi Berlus.

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Québec — Le bas âge des décrocheurs inquiète

Près de la moitié des élèves qui abandonnent l’école ont 15 ans et moins au Québec.

Selon ces données provenant des 72 commissions scolaires, 4474 jeunes de 15 ans et moins étaient absents du réseau scolaire québécois durant l’année scolaire 2017-2018, alors qu’ils y étaient l’année précédente, ce qui représente 47 % de l’ensemble des décrocheurs au Québec.

Élèves qui ont abandonné le réseau scolaire québécois selon l’âge (2017-2018)

* Ces chiffres comprennent des décrocheurs, mais aussi des élèves qui ont quitté l’école pour d’autres raisons (déménagement hors province, scolarisation à la maison non déclarée, maladie, décès, etc.).

**Sur le nombre total de jeunes qui ont abandonné le réseau scolaire.


Il s’agit du « nombre de sortants sans diplôme ni qualification », une mesure que Québec utilise pour déterminer le taux de décrochage.

Cet indicateur comprend les jeunes qui ont décroché, mais aussi ceux qui ne fréquentent plus le réseau scolaire québécois pour d’autres raisons (déménagement à l’extérieur de la province, scolarisation à la maison non déclarée, maladie grave ou décès). Leur nombre exact est toutefois impossible à déterminer, selon le ministère de l’Éducation.

Ces chiffres incluent aussi les élèves autochtones des trois commissions scolaires à statut particulier, où le taux de décrochage atteint des sommets.

Même si ces données doivent être utilisées « avec prudence », Michel Perron, professeur retraité de l’Université du Québec à Chicoutimi et du cégep de Jonquière, affirme, de son côté, que la situation est « questionnable » puisque l’école demeure légalement obligatoire jusqu’à 16 ans au Québec.

Alors que le taux de décrochage global est en baisse constante depuis dix ans au Québec, ces chiffres permettent de constater que la diminution s’est surtout fait sentir dans les rangs des élèves plus âgés, souligne-t-il.

Selon la Loi sur l’instruction publique, les directions d’écoles sont tenues de signaler à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) tout élève de 15 ans et moins qui arrête d’aller à l’école pour des motifs non valables.


Le taux de décrochage global est toutefois en baisse constante au Québec depuis une dizaine d’années, étant passé d’environ 20 % à 13 % pendant cette période.

Source : ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Journal de Québec


dimanche 19 janvier 2020

La parité : nouveau dogme néoféminisme (quand cela arrange) ?

Texte de Nathalie Elgrably-Lévy sur un « Délire de néoféministes ».

L’auteure Marcia Pilote a récemment écrit un texte à l’emporte-pièce pour dénoncer l’absence de femmes parmi les créateurs du Bye bye. Puis, depuis lundi, c’est l’hystérie collective parce que la liste des finalistes pour l’Oscar du meilleur réalisateur est exclusivement masculine.

La parité étant devenue un dogme quasi religieux exigeant une obéissance docile, il est tendance de s’indigner bruyamment chaque fois que les femmes sont sous-représentées dans un domaine.

Avantage

Dommage que les apôtres de la parité fassent l’économie d’une réflexion élémentaire, car ils s’apercevraient que l’absence de parité avantage les femmes dans une multitude de circonstances. Des statistiques américaines, mais qui peuvent aisément refléter la réalité canadienne, ont montré que pour 100 femmes qui...

– s’inscrivent à l’université, on compte 73 hommes ;

– obtiennent un diplôme de médecine, on compte 90 hommes ;

– sont itinérantes, on compte 154 hommes ;

– sont alcooliques, on compte 200 hommes ;

– décèdent entre 25 et 34 ans, on compte 232 hommes ;

– décèdent d’un accident de travail, on compte 1294 hommes ;

– se trouvent en prison, on compte 1333 hommes.

La parité démographique n’existe nulle part ! D’ailleurs, au nom de quel impératif sibyllin faudrait-il que les femmes et les hommes soient toujours numériquement égaux ?

L’égalité des droits entre tous les êtres humains est un objectif noble. Fort heureusement, elle a été atteinte dans les sociétés occidentales. Ce que réclament aujourd’hui les néoféministes, c’est la parité, et donc l’égalité des résultats, de gré ou de force.

Différent


Toutefois, la parité suppose que les deux sexes sont parfaitement identiques, qu’ils ont les mêmes intérêts et les mêmes ambitions. Or, cette hypothèse est d’une absurdité incommensurable vu qu’il est impossible de trouver ne serait-ce que deux hommes (ou deux femmes) identiques. Méfions-nous donc du credo de la parité. Il s’agit d’un délire de néoféministes à la recherche d’un prétexte pour se victimiser.

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Violence entre partenaires intimes : les hommes plus souvent victimes

« Guerre contre les femmes » ? Plutôt, une guerre contre les enfants

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Histoire — l’ex­clusion des femmes du suffrage fut davantage le fait de l’idéologie progressiste que de la pensée réactionnaire.

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Les propos complètement inconscients de la psychanalyste Françoise Dolto

C'ÉTAIT il y a à peine trois semaines, avant l'affaire Matzneff : France 2 diffusait une remarquable émission consacrée à Françoise Dolto, la célèbre pédiatre et psychanalyste. Titré « Au nom de l'enfant », ce documentaire soulignait le rôle qu'avait joué cette disciple de Jacques Lacan dans l'évolution du regard porté par les psychothérapeutes sur l'enfant, son éducation et ses éventuels traumatismes.Mais « Au nom de l'enfant » a ignoré les propos, pour le moins stupéfiants, que la même Françoise Dolto, dans un long entretien et dans un livre, a tenu sur les femmes battues, la pédophilie et l'inceste. En outre, la réalisatrice a oublié d'évoquer la pétition que Dolto avait signée le 23 mai 1977, réclamant, en compagnie de Gabriel Matzneff, Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Main Robbe-Grillet et autres, un assouplissement du Code pénal sur les détournements de mineurs. À l'époque, Françoise Dolto jouait les mamies gâteaux au micro de France Inter ou d'Europe 1...


Lorsque, en 2010, des journaux sont revenus sur cette pétition et sur cette prise de position, la fille de Françoise Dolto, Catherine Dolto, l'a défendue avec cet argument : « Tout cela se passait dans les suites à l'époque du suicide de Gabrielle Russier, professeure qui avait entretenu une relation avec un de ses élèves. » Point final. Quant aux écrits de sa mère, tels qu'ils sont reproduits ci-dessous, Catherine Dolto a affirmé qu'il s'agissait de « citations tirées de leur contexte, dans lesquelles Françoise Dolto parlait] de l'inconscient et non du registre conscient. Cela dénature totalement ses propos, bien évidemment. » A les lire dans « leur contexte », l'inconscient a vraiment bon dos.

LE FLORILÈGE qui suit est extrait d'une interview parue en novembre 1979 dans le numéro 44 du journal féministe de Gisèle Halimi « Choisir la cause des femmes ». Pour une bonne part, les « thèses » développées dans cet entretien ont été reprises dans l'ouvrage « L'Enfant, le Juge et la Psychanalyste », publié chez Gallimard en 1999, accompagnées de cet exergue : « Ce livre est le dialogue intense, exemplaire, d'un juge d'enfants et d'une psychanalyste... »

Les femmes battues

Question : Pour l'enfant et les femmes battues, le problème est le même.
Dolto [En] attendant que les mentalités changent, les maisons pour femmes battues sont utiles. Mais à mon avis, cela ne résout rien. (...) J'ai vu une de ces femmes, absolument perdue, incapable de trouver à s'occuper, même de ses enfants qui sont avec elle, complètement soumise à une assistante sociale du lieu [une maison pour femmes que Françoise Dolto a visitée]. On comprend qu'un homme marié à une telle femme qui attendait d'elle qu'elle fasse ce qu'elle avait à faire en vienne à lui taper dessus, en espérant la faire changer. Or, elle est incapable de changer, c'est une infirme. Et il y en a d'autres dans son cas.

Q.: [Vous] semblez justifier le fait que l'enfant et la femme soient battus par quelqu'un de plus fort.
R. : Je ne justifie rien ! Mais je dis que c'est le mari qui doit être aidé et non la femme battue. Il faut dire au mari « Vous ne pouvez pas vivre avec cette femme. » Elles sont incapables d'entreprendre quoi que ce soit. Elles « poissent » leur mari mais ne font rien pour eux.

Q. : Vous ne pensez pas qu'il y a des enfants battus qui souhaitent ne pas l'être, de même qu'il y a des femmes battues qui aimeraient d'autres relations ?
R. : La preuve que non c'est que lorsque l'on sépare un enfant de ses parents maltraitants, celui-ci se meurt de chagrin. De même, la femme battue, réfugiée dans ces maisons d'accueil, veut revoir son mari. Encore une fois, les coups ne veulent pas dire absence d'amour [...].
 

Q. : Alors concrètement, si un enfant nous dit « je suis battu », que faut-il faire ?
R. : Il faut lui dire : « Ne le cherches-tu pas ? Ne veux-tu pas faire des histoires avec tes parents ? » C'est l'enfant qui trouve la solution [...].

L'inceste, le viol

Dolto : Dans l'inceste père-fille, la fille adore son père et est très contente de pouvoir narguer sa mère !

Q.: Et la responsabilité du père ?
R. : C'est sa fille, elle est à lui. Il ne fait aucune différence entre sa femme et sa fille, ou même entre être l'enfant de sa femme ou bien le père de sa femme. La plupart des hommes sont de petits enfants. Il y a tellement d'hommes qui recherchent dans leur femme une «nounou ». Et des femmes qui les confortent dans cette idée-là ! Alors la responsabilité du père à ce niveau (...) 

Q. Donc, la petite tille est toujours consentante ?
R.: Tout à fait.

Q.: Mais enfin, il y a bien des cas de viol ?
R. n'y a pas de mal du tout. Elles sont consentantes.

Q. : Quand une fille vient vous voir et qu'elle vous raconte que dans son enfance, son père a coïté avec elle, et qu'elle l'a ressenti comme un viol, que lui répondez-vous ?
R.: Elle ne l'a pas ressenti comme un viol. Elle a simplement compris que son père l'aimait et qu'il se consolait avec elle, parce que sa femme ne voulait pas faire l'amour avec lui.

Q. : Comment expliquez-vous alors le traumatisme de la fille si elle est consentante ?
R.: Je vous l'ai dit, ce traumatisme vient du fait que sa sexualité ne peut pas se développer normalement, puisque la sexualité se développe à partir de l'interdit de l'inceste. C'est l'interdit de l'inceste qui valorise la sexualité. Cet interdit intervient quand l'enfant désire l'inceste, c'est-à-dire à partir de 3 ans jusqu'à 13 ans environ. Quand tout se passe bien, la sexualité se déplace et ne se fixe plus sur le père ou sur la mère. Le fait qu'un enfant doit faire plaisir à ses parents est déjà une forme d'inceste. Or, toute notre éducation est basée justement sur cette notion de plaisir. « Fais-moi plaisir, mange ta soupe ». C'est pervers. C'est vicieux ! Bien des filles en arrivent à coucher avec leur père pour faire plaisir à leur mère. « Va dans le lit de ton père, il aime les caresses, et toi aussi, moi j'en ai assez ! » 

Q. : D'après vous, il n'y a pas de père vicieux et pervers ?
R. Il suffit que la fille refuse de coucher avec lui, en disant que cela ne se fait pas, pour qu'il la laisse tranquille. 

Q. : Nous insistons peut-être beaucoup, mais enfin nous savons qu'il y a des petites filles violées par leur père et qui ne sont pas du tout consentantes.
R. : Dans ce cas-là, elles tombent malades. La somatisation dérobe l'enfant au père. C'est une manière inconsciente de se soustraire à l'acte incestueux... 

Ce dialogue est d'autant plus incroyable que, deux ans auparavant, Dolto avait clairement condamné la pédophilie. Ainsi, dans une lettre ouverte, en 1977, elle écrit que » l'initiation sexuelle des adolescents et des enfants par un adulte ( ...), en admettant que ce partenaire ne soit pas incestueux, encore plus si cet adulte est confirmé en âge ou en prestance, est toujours un traumatisme psychologique profond ». C'est sûrement à cette « autre Dolto » que pensaient tant de maires et d'élus locaux qui ont donné son nom à des rues ou à plus de 150 établissements scolaires...

Enfants battus

DANS son interview à « Choisir », Françoise Dolto applique aux enfants la célèbre théorie infligée par certains aux femmes abusées : « Elles l'ont bien cherché... »
« Il conviendrait d'expliquer à l'enfant que, très souvent, e est lui qui s'arrange pour être battu. C'est sa manière de capter l'attention parentale. II faudrait donc lui apprendre à ne pas se laisser battre, mais aussi à ne pas se laisser tripoter par sa mère. Certaines sont écœurantes, dégoûtantes avec leurs enfants. Leur soi-disant amour est de l'inceste. Il y a des mères qui laissent leur enfant suçoter leurs nichons toute la journée ! Des enfants de vingt-deux mois ! »

Source : Le Canard enchaîné, janvier 2020