jeudi 18 octobre 2018

Maternelle: les enfants plus en retard sur leur développement qu’il y a cinq ans

Le nombre d’enfants à la maternelle qui sont «vulnérables» dans au moins un aspect de leur développement a augmenté depuis cinq ans, passant de 25,6 % en 2012 à 27,7 % en 2017, révèle une étude de l’Institut de la statistique du Québec, publiée jeudi.

La proportion d'enfants vulnérables a augmenté dans quatre des cinq domaines de développement entre 2012 et 2017, soit la santé physique et le bien-être (9,5 % contre 10,6 %); les compétences sociales (9,0 % contre 10,2 %); la maturité affective (9,7 % contre 11,5 %); ainsi que le développement cognitif et langagier (10,0 % contre 11,1 %).

Seul le domaine «habiletés de communication et connaissances générales» ne présente aucune différence significative entre 2012 et 2017.

De plus, les garçons (35 %) sont surreprésentés par rapport aux filles (20,2 %) parmi les enfants qui sont vulnérables dans au moins un domaine de développement.

Sans surprise, les enfants vivant dans un milieu très défavorisé sur le plan matériel (33,7 %) ou social (33,2 %) sont également plus susceptibles d'être vulnérables.

Pour arriver à ce constat, l’Institut de la statistique du Québec a recueilli de l'information sur plus de 83 000 enfants qui fréquentaient la maternelle 5 ans durant l'année scolaire 2016-2017.

lundi 15 octobre 2018

Le Ministère de l’Éducation de l'Alberta (NPD) veut couper le financement d’écoles chrétiennes

Le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles (JCCF.ca) a publié aujourd’hui la récente correspondance entre le Ministère de l’Éducation de l’Alberta et des écoles confessionnelles indépendantes.

L'ordre du jour LGBTQ primerait-il ?
En septembre 2018, le sous-ministre, Curtis Clark (NPD, socialiste, ci-contre), a menacé les écoles religieuses de leur couper les vivres et de leur retirer leur accréditation si elles ne retiraient pas le contenu religieux de leurs règlements des écoles « sûres et bienveillantes ».

Au cours de la semaine du 1er au 5 octobre, plusieurs écoles dont les règlements « sûrs et bienveillants » avaient été déclarés non conformes par le Ministère de l’Éducation de l’Alberta ont demandé au ministère de préciser en quoi le point de vue religieux de leurs règlements s’opposait à la diversité ou étaient « peu accueillants, insensibles ou irrespectueux ». La correspondance d’octobre démontre que le Ministère de l’Éducation albertain justifie l’interdiction des références religieuses dans les politiques scolaires sur la seule base de « l’opinion du ministre ».

« Certes, la Loi sur l’Instruction (School Act) permet au ministre de décider si, selon lui, les politiques d’une école sont conformes ou non à la Loi », a déclaré l’avocat et président du Centre de justice, John Carpay.

Mais « David Eggen refuse d’expliquer en quoi la diversité est menacée lorsque les écoles religieuses considèrent que la Torah ou la Bible sont vraies. Ce refus d’expliquer une opinion n’est pas fondé en droit par la loi qui régit les écoles. Celle-ci oblige le ministre à prendre des décisions raisonnables. Une décision raisonnable s’explique facilement », a poursuivi Me Carpay.

« Le fait que le ministre de l’Éducation puisse faire fermer une école qui ne respecte pas la Loi sur l’instruction n’autorise pas le ministre à se comporter de façon irrationnelle en refusant de fournir une explication à sa décision », a conclu Carpay.

Le Centre de justice représente des parents et des dizaines d’écoles dans le cadre d’un recours d’inconstitutionnalité de plusieurs dispositions du projet de loi 24, notamment des dispositions de secret qui interdisent aux enseignants et aux directeurs d’école d’informer les parents sur ce qu’ils enseignent à leurs propres enfants et ceci dès l’âge de cinq ans.

Le ministère de l’Éducation albertain ordonne que ces passages soient supprimés des règlements scolaires de ces écoles :

  • « Nous pensons que les hommes et les femmes ont été créés à l’image de Dieu, et ont donc une valeur intrinsèque transcendante » (violerait prétendument la Loi sur l’Instruction parce que : « peu accueillant, insensible ou irrespectueux »).
  • « Développer une attitude pieuse envers le mariage et la famille, ainsi que la compréhension et les compétences nécessaires pour établir un foyer honorant Dieu. »
  • « … Les parents ont la responsabilité d’élever leurs enfants et sont les principaux éducateurs de leurs enfants. Par conséquent, l’école impliquera les parents de manière appropriée et nécessaire en ce qui concerne la participation de leurs enfants aux groupes d’élèves conformément aux pratiques habituelles de notification. » (violerait la Loi sur l’Instruction)
  • « La vérité immuable et infaillible de la Parole de Dieu » (censé enfreindre l’exigence de la Loi selon laquelle la « diversité » doit être « respectée »).
  • « Dès réception d’une demande pour la création d’un cercle ou la tenue d’une activité, le directeur d’école déterminera si ledit cercle ou ladite activité créerait un environnement sûr, attentionné, accueillant et respectueux compatible avec la vision et la mission de l’école. »
  • « Dieu a créé l’homme et la femme, égaux en dignité et en valeur, mais avec des rôles distincts et complémentaires » (violerait l’exigence de la Loi sur l’Instruction relative à « un environnement d’apprentissage accueillant, attentionné, respectueux et sûr »).
  • « L’institution du mariage de Dieu, une relation d’alliance entre un homme et une femme, constitue le seul environnement dans lequel les activités sexuelles sont autorisées et constitue le contexte dans lequel les enfants doivent être élevés. »
  • « Les enseignants et le personnel de l’école ne peuvent être obligés d’enseigner une morale ou des doctrines religieuses contraires aux engagements de la communauté scolaire en matière de foi ou de valeurs de telle sorte que ces doctrines ou cette morale soient aussi dignes de foi. »

Pour plus d’informations :

John Carpay, avocat et président du Centre de justice : jcarpay@jccf.ca ou 403-619-8014

dimanche 14 octobre 2018

France — 157 nouvelles écoles libres ont ouvert

En France, 157 nouvelles écoles libres (non subventionnées par l'État) se sont ouvertes en 2018 !


Un total de 1462 établissements en France,
de la maternelle à la terminale,
très diversifiés et à la pointe de l’innovation pédagogique…


… qui donnent à tous les enfants la possibilité
de trouver un type d’école et d’éducation qui leur réussisse,
y compris au secondaire.

Les écoles religieuses sont très minoritaires.

samedi 13 octobre 2018

Carence de crimes haineux, il faut les inventer ?

L’offre de crimes motivés par la haine ne répond visiblement pas à la demande provenant de la gauche universitaire radicale.

En raison de cette imperfection du marché capitaliste (à bas le patriarcat capitaliste !), les victimes en manque sont désormais obligées de s’inventer des crimes haineux.

Anna Ayers membre du Sénat étudiant s’arrête pour souffler lentement
alors qu’elle s’adresse au Sénat étudiant le 3 octobre.


Lundi, Anna Ayers a été arrêtée et accusée de trois fausses alertes. Une enquête du service de police de l’Université de l’Ohio a révélé qu’Ayers avait placé elle-même les trois notes de menace avant de les signaler à la police.

Plus tôt, le même journal rapportait qu’un membre LGBTQ du Sénat étudiant de l’Université de l’Ohio avait reçu des menaces de mort. La direction du Sénat étudiant estimait alors que la menace émanait probablement d’un autre membre du Sénat.

Anna Ayers, commissaire de la Commission des crédits du Sénat, avait dit avoir trouvé deux notes dans le tiroir de son bureau au bureau du Sénat des étudiants. Le 27 septembre, elle a trouvé une note « haineuse et harcelante » faisant référence à son identité LGBTQ et l’appelant d’un terme péjoratif. Lundi, Ayers avait trouvé sur son bureau une autre note, une menace de mort.

La protestation radicale dans les universités, un acte religieux ?

Incidents à Middlebury College (une université huppée au Vermont) en 2017 lors de la venue de Charles Murray. Credo, psalmodies, slogans, rites, danses et rejet du rationalisme.

Il faut les entendre ânonner collectivement que « La science a toujours été utilisée pour légitimer le racisme, le fascisme, la transphobie, le capacitisme et l’homophobie. Tous se présentent comme rationnels et factuels, et soutenus par le gouvernement et l’État. Dans le monde d’aujourd’hui, il n’y a pas grand-chose qui soit un “fait” vrai. »

Quand une professeur, Allison Stanger, qui devait porter la contradiction à Charles Murray demande aux manifestants si on pourrait l’écouter, elle, une minute. Des voix fusent immédiatement dans la foule ardente : « Non ! »

Les protestataires ne semblent pas tant vouloir un « lieu sûr » (safe space) mais purger l’université d’un hérétique. La foule scande « Faites-le taire ! » puis quand la réunion est annulée et que l’organisateur annonce qu’elle sera déplacée. Les manifestants surexcités demandent qu’elle le soit « Hors du campus ! », hors du lieu consacré, le Saint des Saints qui ne peut être souillé par la présence d’un tel hérétique.

L’interview avec Charles Murray s'est fait par vidéo-conférence ailleurs sur le campus. Alors que les universitaires sortaient du studio, les manifestants ont violemment pris à partie Charles Murray, le vice-président chargé des communications, Bill Burger, et la professeur Allison Stanger. Cette dernière a été traitée pour une blessure au cou et une commotion cérébrale...

Le coût d’une année à Middlebury College pour l’année universitaire 2018-2019, Frais de scolarité : 54 032 $, chambre et pension : 15 530 $, ajouter quelques milliers de dollars pour l’argent de poche, les livres, les vêtements, etc.



Sur Charles Murray :

Charles Alan Murray, né à Newton (Iowa) le 8 janvier 1943, est un politologue, essayiste et chroniqueur libertarien américain. Il est coauteur, avec Richard Herrnstein, de The Bell Curve. Intelligence and Class Structure in American Life, un livre paru en 1994, qui développe la thèse que les études sur la société américaine ne prennent pas suffisamment en compte le facteur intelligence. Ce livre a provoqué de vives polémiques.

Rapport entre le QI et des aspects économiques et sociaux
(chez les blancs non hispaniques)
QI <  75 75–90 90–110 110–125 > 125
Distribution dans la population des É.-U. 5 20 50 20 5
Marié à 30 ans 72 81 81 72 67
Inactif plus d'un mois par an (hommes) 22 19 15 14 10
Au chômage plus d'un mois par an (hommes) 12 10 7 7 2
Divorcé après 5 ans 21 22 23 15 9
% d'enfants avec QI dans le décile inférieur (mères) 39 17 6 7
Ont eu un enfant hors mariage (mères) 32 17 8 4 2
Vit dans la pauvreté 30 16 6 3 2
Déjà emprisonné (hommes) 7 7 3 1 0
Bénéficiaire chronique de l'assistance sociale (mères) 31 17 8 2 0
Décrocheur à l'école 55 35 6 0,4 0
Identifié comme partageant les « Valeurs de la classe moyenne » 16 30 50 67 74

Ces polémiques concernaient surtout les parties du livre qui traitaient des différences de QI en fonction des groupes raciaux et de leurs conséquences. Différences avérées depuis des décennies. La grande presse a rendu compte de cet aspect du livre en faisant valoir que ces différences de QI seraient d’origine strictement génétique. Or le livre leur attribue une origine génétique et culturelle, comme les auteurs l’écrivent au chapitre 13 : « Il nous semble hautement probable que les gènes et l’environnement aient un lien avec les différences raciales » [de QI observées]. L’introduction à ce même chapitre dit plus prudemment : « Le débat sur la question de savoir si et dans quelle mesure les gènes et l’environnement ont un lien avec les différences ethniques n’a pas été résolu. »

Idées reçues sur les blancs américains, écart moral et culturel croissant des classes sociales

La tragédie de l’État-providence aux États-Unis par Charles Murray (1 sur 5)

Des universités politiquement correctes qui doivent « protéger » leurs étudiants

Radio-Canada : parler de l'explosion des inscriptions à l'école sans parler de l'immigration

Radio-Canada (1 milliard de $ de subventions par an) titrait aujourd’hui :


La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys pourrait cesser d’admettre de nouveaux élèves
Publié le vendredi 12 octobre 2018 à 17 h 12 Mis à jour le 12 octobre 2018 à 23 h 38



Suit l’article qui ne mentionne jamais l’origine de ces nouveaux élèves, ni d’ailleurs de réflexion sur qui paie (certainement pas les parents des « réfugiés ») :

Les écoles de l’ouest de l’île de Montréal débordent, déplore la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), si bien qu’il ne sera bientôt plus possible, pour les enfants des nouvelles familles qui arriveront dans la région au cours des prochains mois, de trouver une place.

En poste depuis 2005, la présidente de la CSMB, Diane Lamarche-Venne, est peu présente dans les médias – beaucoup moins, en tout cas, que son homologue de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Catherine Harel Bourdon. Mais cette fois, la situation est exceptionnelle.

« C’est du jamais vu », soupire-t-elle. « C’est une situation qui est très difficile à vivre, et pour les élèves, et pour le personnel. »

Car la CSMB est aux premières loges d’un important problème : celui de la surpopulation dans les écoles. Depuis la rentrée, 2700 élèves de plus que prévu y ont été admis.

« Dans nos bâtiments, il n’y a plus d’espace », avertit Mme Lamarche-Venne. « On a agrandi tout ce qu’on pouvait de l’intérieur ; on a ajouté des classes modulaires cette année ; on construit, on fait des demandes de construction, d’agrandissement ; et malgré tout ça, on reçoit plus d’élèves que prévu. »

Les écoles de l’ouest de l’île de Montréal débordent, déplore la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), si bien qu’il ne sera bientôt plus possible, pour les enfants des nouvelles familles qui arriveront dans la région au cours des prochains mois, de trouver une place.

En poste depuis 2005, la présidente de la CSMB, Diane Lamarche-Venne, est peu présente dans les médias – beaucoup moins, en tout cas, que son homologue de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Catherine Harel Bourdon. Mais cette fois, la situation est exceptionnelle.

« C’est du jamais vu », soupire-t-elle. « C’est une situation qui est très difficile à vivre, et pour les élèves, et pour le personnel. »

Car la CSMB est aux premières loges d’un important problème : celui de la surpopulation dans les écoles. Depuis la rentrée, 2700 élèves de plus que prévu y ont été admis.

« Dans nos bâtiments, il n’y a plus d’espace », avertit Mme Lamarche-Venne. « On a agrandi tout ce qu’on pouvait de l’intérieur ; on a ajouté des classes modulaires cette année ; on construit, on fait des demandes de construction, d’agrandissement ; et malgré tout ça, on reçoit plus d’élèves que prévu. »

On reçoit plus d’élèves que les prévisions du ministère et, en ce moment, on n’est plus capable de trouver des locaux pour accueillir des groupes.
Diane Lamarche-Venne, présidente de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys

Depuis la rentrée, la CSMB accueille pas moins de 50 nouveaux élèves par semaine dans ses écoles primaires et secondaires, une situation inédite, selon sa présidente, qui parle d’une « année record ».

Mme Lamarche-Venne demande une rencontre d’urgence avec le futur ministre de l’Éducation [note du carnet : elle devrait aussi parler aux ministres québécois et fédéral responsables de l’immigration et des réfugiés...], qui devrait être connu jeudi prochain. Elle aimerait notamment le convaincre de simplifier le processus réglementaire pour construire de nouvelles écoles.

L’année scolaire vient à peine de commencer que déjà 12 des 14 écoles secondaires de la CSMB ont excédé leur capacité d’accueil fonctionnelle.

C’est le cas par exemple de l’École secondaire Saint-Laurent, fréquentée cette année par 700 élèves. Les cours de théâtre doivent être donnés au café étudiant, lui-même construit dans une ancienne garderie que l’école a dû annexer. Dehors, des classes modulaires ont aussi été ajoutées.

Enseignante de français et d’entrepreneuriat, Nathalie Dubois estime que la surpopulation de cette école de l’arrondissement Saint-Laurent compromet la qualité de l’enseignement.

C’est comme de dire : « On a une douzaine d’œufs et on va essayer d’ajouter des œufs dans la douzaine d’œufs ». À un moment donné, ça craque, ça casse. Ça ne fonctionne pas.
Nathalie Dubois, enseignante à l’École secondaire Saint-Laurent

Mais la situation n’est pas qu’inconfortable : elle est même dangereuse, selon elle.

« Ce n’est pas sécuritaire du tout », prévient l’enseignante. « Le nombre de conflits, on le voit, augmente. »

Pour éviter tout débordement, le conseil des commissaires a adopté une résolution pour faire en sorte que plus aucun nouveau groupe ne soit formé dans les écoles de son territoire.

C’est donc dire qu’à partir de maintenant, les élèves seront ajoutés au compte-gouttes, dans des groupes déjà existants.

« Il y a quand même des places-élèves disponibles sur le territoire de Marguerite-Bouregoys », admet Diane Lamarche-Venne. Mais « probablement que d’ici le mois de janvier, on va frapper un mur », prévient-elle.

Il faut se tourner vers une autre dépêche plus ancienne (avril 2018) diffusée par un autre média pour savoir qui sont tous ces enfants et l’origine de cette surpopulation alors que les Québécois font si peu d’enfants (1,5 enfant/femme)... Rappel graphique ci-dessous de la diversité linguistique grandissante (de la perte de vitesse du français) à Montréal.

Langues maternelles à Montréal (2006), chaque point représente 100 personnes


Des écoles débordent de jeunes immigrants et d’enfants de demandeurs d’asile

Les écoles de la région de Montréal ne voient pas comment elles pourront trouver l’espace et les profs pour accueillir le double d’élèves migrants l’an prochain. La vague d’entrée à la frontière de cet été s’annonce encore plus grosse que celle de l’an passé.

« Ça suffit », soupire Maryse Maheux-Dion, directrice de l’école primaire Saint-Noël-Chabanel, dans l’arrondissement de Saint-Léonard à Montréal.

L’an passé, elle avait cinq groupes de jeunes qui ne parlent pas encore français. En quelques mois à l’automne, ce nombre a presque triplé.

Son école de plus de 1000 élèves compte maintenant 14 classes d’accueil [d'immigrants].

Heureusement, le bâtiment avait été agrandi il y a trois ans. Mais il ne lui reste maintenant plus que quelques locaux vacants.

Or, le gouvernement du Québec s’attend à ce que le nombre de passages irréguliers à la frontière cet été soit deux fois plus grand que l’an dernier.

Quatre ministres provinciaux sont d’ailleurs sortis cette semaine pour demander une meilleure contribution d’Ottawa dans l’accueil des migrants.
Vague redoutée

Cinq commissions scolaires lancent à leur tour un cri d’alarme.

« On ne peut pas avoir une vague plus importante que l’an passé », prévient Catherine Harel Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

Elle s’attend à ouvrir pas moins de 90 nouvelles classes d’accueil l’automne prochain alors que les écoles débordent déjà. Une centaine d’unités préfabriquées ont été commandées pour ajouter des locaux.

« Il n’y en a juste plus, de places », abonde Gina Guillemette de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, où il manque actuellement une centaine de locaux.

Pour eux, la vague n’a jamais cessé. Chaque semaine, une soixantaine d’élèves continuent de s’y inscrire.

Dans l’ensemble du Québec, 2500 enfants sont venus s’ajouter au réseau scolaire l’été dernier, a estimé le premier ministre Philippe Couillard hier.

« Ça, c’est comme cinq écoles de plus d’un coup. Ce n’est pas vrai que tu peux ajouter cinq écoles chaque été. »

Au-delà des locaux, il faut aussi trouver plus de profs spécialisés en francisation alors qu’une pénurie de personnel sévit. « On se les arrache tous », dit Mme Guillemette.

Énorme pression

Dans les cinq commissions scolaires, on souligne que l’immigration régulière et le développement résidentiel sont aussi des causes de la surpopulation.

Reste qu’à elles seules, les vagues de migrants entraînent une pression énorme. Surtout lorsque les enfants arrivent traumatisés ou sous-scolarisés.

À l’école Saint-Noël-Chabanel, il est impossible de marcher en compagnie de la directrice sans que les élèves lui sautent au cou.

« Ils sont tellement attachants [...] On est toujours heureux de les recevoir et on est fier de ce qu’on fait. Mais on est vraiment essoufflé », conclut Maryse Maheux-Dion.



Post-scriptum : la vidéo qui accompagne l'article écrit de Radio-Canada (votre journal hyper-subventionné) parle bien de l'immigration et de l'arrivée des « réfugiés » (en fait de gens qui se disent réfugiés), mais cette partie a sauté dans l'article écrit... Il faut dire que, même si les visages des élèves sont floutés, dans la vidéo, on aperçoit de façon très claire (si l'on peut dire) que les élèves font surtout partie des « minorités visibles ».




jeudi 11 octobre 2018

L'intellectuel vedette de la société diversitaire et fluide

Chronique d’Éric Zemmour sur l’auteur israélien à succès de cet été, Harari. Bill Gates , Zuckerberg et Obama l’ont conseillé... Quand l’auteur de « Sapiens » délivre son ordonnance pour les temps qui viennent : médecine politiquement correcte qui allie mondialisme et culte des minorités.

« Harari se gausse des “récits” nationaux et religieux, sans se rendre compte qu’il nous sert un autre “récit”, celui des minorités, ethniques, LGBT » religieuses, féministes et Il est partout.

Célébré à New York, consacré à Berlin, glorifié à Paris. Il est l’auteur à succès mondial, l’homme aux millions d’exemplaires vendus, le penseur le plus important du XXIe siècle ! Il s’appelle Yuval Noah Harari mais son nom, trop exotique sans doute, est bien moins connu que le titre du livre qui l’a révélé : Sapiens. Avec cette plongée dans le passé de l’humanité, notre auteur vulgarisait et popularisait les études savantes de l’historiographie contemporaine qui privilégie les « histoires mondiales », au détriment des anciens « romans nationaux. »

Cette mode intellectuelle n’est pas tombée par hasard : elle est le produit d’une idéologie partie des campus californiens et qui a conquis les universités occidentales, de Paris à Berlin, d’Ottawa à Tel-Aviv. Le marché mondial, unifié par le consensus libéral de Washington, et par la technologie d’Internet (partie aussi de Californie !), avait besoin d’un récit mondial, comme l’unification des marchés nationaux au XIXe siècle par le chemin de fer et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes avait eu comme corollaire les grands récits nationaux de Michelet à Mommsen : les historiographes du roi marché mondial ne se sont pas fait prier. Proudhon nous avait pourtant avertis il y a longtemps : « Qui dit humanité, veut tromper. » Notre Harari n’est pas le meilleur ni le seul ; seulement le plus connu.

Proust disait déjà qu’on écrivait toujours le même livre. Dans son dernier ouvrage, Harari reprend donc sa thématique « humanitariste », mais, cette fois, pour traiter des « grands défis contemporains ». Il le fait sans surprise ni talent. On croit souvent lire un article du Point (libéral de droite) ou un éditorial du Monde (libéral de gauche). Les problématiques de notre époque, réchauffement climatique ou intelligence artificielle, sont mondiales ; elles ne peuvent donc être appréhendées qu’au niveau mondial. On connaît la ritournelle. Jacques Attali nous la serine depuis trente ans. Elle baigne les discours d’Obama, de Macron ou de Merkel. Il n’y a qu’une seule humanité et qu’une seule civilisation. Nos prophètes humanitaristes n’en démordent pas : la guerre des civilisations est un mythe.

Tous les hommes d’aujourd’hui ont les mêmes médecins et le même dollar. Il est amusant de voir les
progressistes de notre temps reprendre la vieille thématique de La Civilisation, graal unique et sacré, qui avait servi de fondement aux colonisateurs européens pour conquérir les terres des « sauvages » afin de « conduire tous ces peuples dans l’obscurité à la Lumière », comme disait avec lyrisme Victor Hugo.

Mais alors qu’à l’époque cette Civilisation unique et admirable était dérivée de l’universalisme chrétien, et portée par « le fardeau de l’homme blanc », sa version contemporaine se moque des religions, et dénonce l’homme blanc comme un persécuteur de minorités éternellement opprimées. Harari agit comme tout étudiant d’aujourd’hui dans les campus californiens ou canadiens : il nous délivre son « identité » ; il ne nous cache rien de sa judaïté ni de son homosexualité. Il est vrai que cela donne le chapitre le plus réussi du livre, lorsqu’il couvre de sarcasmes le complexe de supériorité du « peuple élu » et tourne en dérision une orthopraxie juive qui pousse parfois son respect des rituels jusqu’au grotesque. Pour une fois, l’auteur sait manifestement de quoi il parle et ne se contente pas de réciter son bréviaire politiquement correct. Une désacralisation salubre qui démolit autant le chauvinisme juif que l’antisémitisme qui continue de croire que les Juifs contrôlent le monde — les deux se soutenant l’un l’autre. Cela fait songer à Voltaire brocardant le catholicisme et donne la tonalité générale de l’ouvrage : pour ce qu’il a de mieux, c’est du Voltaire sans le talent littéraire ; pour ce qu’il a de pire, c’est du Attali sans l’arrogance.

Comme Voltaire, il considère que les religions sont des superstitions ridicules, des « intox » crues depuis mille ans. Comme Attali, il juge les nations aussi dépassées que les tribus d’antan. Pour lui, comme pour toutes nos élites mondialisées, les peuples doivent se fondre dans un grand magma mondial. Comme eux, Harari ne tolère pas la résurgence des nations et des attachements religieux, qu’il couvre de mépris. Il met dans le même sac Louis XIV, Napoléon, et Hitler et Staline. Poutine, Orban et tous les autres tenants de la « démocratie illibérale » sont couverts d’opprobre.

Harari se gausse des « récits » nationaux et religieux, sans se rendre compte qu’il nous sert un autre « récit », celui des minorités, ethniques, religieuses, féministes et LGBT, qui tyrannisent depuis des années les peuples occidentaux.

Harari considère que les hommes sont uniquement guidés par leurs sentiments, et non par la raison ; manière de délégitimer le suffrage universel, surtout quand les électeurs osent voter pour le Brexit ou Trump. Il exprime un existentialisme radical : aucune « essence “ne trouve grâce à ses yeux, ni nationale, ni religieuse, ni sexuelle. Il est l’intellectuel organique — un parmi beaucoup d’autres — de cette société ‘fluide’ que nos élites mondialisées veulent imposer à des peuples qui s’accrochent à leurs identités et à leurs essences.

C’est un historien qui s’enferme dans une vision économiste du monde : ‘Après l’anéantissement de leurs armées et l’effondrement de leurs empires, Allemands, Italiens et Japonais jouissaient de niveaux d’abondance sans précédent. Dès lors, pourquoi sont-ils entrés en guerre ?’, s’interroge-t-il benoîtement. Il ne comprend pas les mots d’indépendance nationale, de liberté des peuples, de grandeur, petit esprit étriqué enfermé dans un matérialisme hédoniste. Pourtant, même lui a besoin de spiritualité et de transcendance. Alors, il va la chercher dans les méditations des cultes orientaux.

À lire ses dernières pages, on se croit revenu dans les années 60, lorsque les Beatles, alors au faîte de leur gloire, se laissaient entraîner par quelque gourou dans des exercices de méditation transcendantale. Au moins, ils avaient l’excuse de la jeunesse et du talent.





Nous vous proposons aussi cette note de lecture en format vidéo sur les deux derniers ouvrages de Hariri (1000 pages de prose résumée et analysée en deux heures) :






Sapiens : une brève histoire de l’humanité,
de Yuval Noah Harari,
paru en octobre 2015,
chez Albin Michel,
à Paris,
501 pages
ISBN-13 : 978-2226257017





Homo deus : une brève histoire de l’avenir,
de Yuval Noah Harari,
paru en septembre 2017,
chez Albin Michel,
à Paris
464 pages
ISBN-13 : 978-2226393876

France — Valoriser le latin et le grec, auprès de tous

Robert Delord, enseignant en lettres classiques, rappelle l’importance de connaître la langue de nos ancêtres alors que le ministre de l’Éducation nationale français,, Jean-Michel Blanquer, a indiqué vouloir « revitaliser le latin et le grec » dans le Journal du Dimanche.


Emmanuel Macron, Beyoncé, Bocelli, Penelope Cruz... Ils parlent le français, l’anglais, l’italien ou l’espagnol et ont pour mère la même langue : le latin. À l’origine de 85 % de notre vocabulaire, le parler de Virgile fait partie intégrante de notre quotidien. De la politique, à l’économie en passant par la culture ou le sport, il est aussi inévitable qu’indispensable. Une nécessité que défend Robert Delord. Selon le professeur de latin, président de l’association et administrateur du site « Arrête ton char ! », l’apprentissage des langues anciennes permet d’éclairer l’actualité. Mais pas seulement.

LE FIGARO. – Ce week-end le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a déclaré au JDD : « Le latin et le grec sont la sève de notre langue. Nous devons les cultiver, et les considérer non pas comme des langues mortes, mais comme l’essence vitale de notre langue. » Pensez-vous que le latin et le grec soient des langues vivantes ?

Robert DELORD. – Oui. Une langue morte par exemple, c’est la langue des tribus amérindiennes qui ont disparu dans l’incendie du musée de Rio de Janeiro. Cela signifie que vous n’avez ni des locuteurs capables de la parler, ni des personnes capables de la comprendre. Aujourd’hui, plus d’un milliard d’individus parlent une langue issue du latin.

Le latin permet de mieux apprendre et comprendre l’italien, l’espagnol et l’anglais. On l’oublie trop souvent, mais il y a 60 % des mots anglais qui viennent du latin. La langue de Virgile n’est pas seulement une façon de mieux apprendre les langues romanes, mais une manière d’être « connectés » linguistiquement à un milliard et demi de personnes sur la planète.

Ce discours va-t-il en contradiction ou dans la continuité de ceux de l’ancienne ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem ?

Le changement est total. Il y avait un mépris affiché, des mensonges... La vision des langues anciennes de Najat Vallaud-Belkacem était complètement erronée. Aujourd’hui, certains se complaisent à la reproduire en expliquant que le latin est élitiste. Mais j’invite tous les détracteurs au latin à venir dans nos classes. Ils verront qu’elles comptent autant de Farès et de Fatima, que de Jean-Edouard et de Léontine.

Les accusations d’élitisme, de conservatisme, de passéisme, de corporatisme sont du passé. On ne doute pas de l’attachement de Jean-Michel Blanquer aux langues anciennes. Il a fait du droit romain, il connaît l’importance du latin. Il l’a prouvé avec des circulaires. Mais le problème, c’est que ces circulaires n’ont aucune valeur légale. Ce ne sont pas des arrêtés.

Pourquoi l’enseignement du latin fait-il débat ?


Ses détracteurs sont persuadés que le latin est une question de classe. Ils pensent que l’enseignement du latin est resté le même que celui dans les années 1950-1960. Or, c’est complètement faux. Le latin a certes été élitiste. Dans la Rome antique, si vous parliez latin, vous étiez Romain, si vous ne le parliez pas, vous étiez un barbare. Dans les années 1960, la filière d’excellence était celle intitulée « latin-mathématiques ». Aujourd’hui, il est vrai que 60 % des élèves qui passent le latin au bac, viennent d’une filière S. Mais le latin et le grec ancien sont ouverts à tous.

Les latinistes font-ils de meilleurs scientifiques, comme le disait Marcel Pagnol ?

On est à une époque où tout doit être fait rapidement. Un élève non-latiniste ne supporterait pas de passer une heure pour essayer de décortiquer trois ou quatre phrases. Le cours de latin est une parenthèse dans la semaine où les élèves prennent le temps d’avoir une réflexion poussée sur la langue. Les langues anciennes apprennent la rigueur. Les mathématiques elles aussi sont un langage qu’il faut décrypter pour résoudre un problème ou utiliser pour rédiger une démonstration de façon rigoureuse. On ne fait pas ce qu’on veut avec la syntaxe latine ou mathématique ! Il y a la même nécessité de rigueur dans la démonstration, dans la résolution d’un problème que dans la traduction latine.

À quel âge faudrait-il commencer le latin ?

Je distinguerais l’apprentissage des langues et des cultures de l’Antiquité. L’année dernière, notre association a été reçue par Jean-Michel Blanquer. La première chose que nous avons évoquée et l’appauvrissement du vocabulaire des élèves. Car, c’est à cet âge que les enfants sont curieux quant aux mécanismes et au fonctionnement de leur langue. Nous lui avons proposé de faire découvrir le vocabulaire à partir de l’étymologie et des racines latines et grecques dès la classe de CM1 ou CM2. Jean-Michel Blanquer nous a suivis. Il a donné son feu vert. Cette proposition a été mise en œuvre dès la rentrée 2017.

En quoi est-il utile ?

Se poser la question de l’utilité du latin revient à poser la question de l’utilité de la culture générale. Même les opposants au latin ne nient pas cette utilité qui n’est pas directe. Le problème aujourd’hui, c’est qu’on est dans une société de l’utilitarisme, de la rentabilité, du profit immédiat pour filer la métaphore financière. On ne poserait jamais cette question aux professeurs de mathématiques de français ou d’Histoire-géographie. L’enseignement des Langues Anciennes est interdisciplinaire par nature et touche en plus à l’humain ; en cela il est très anthropologique.

Le latin est-il une langue d’avenir ?

Le latin est tout à la fois le passé, le présent et l’avenir. Il permet d’embrasser la culture à travers les siècles. Son apprentissage donne des clés et permet d’éclairer l’actualité. Il y a un mois, par exemple, l’UEFA a dévoilé un hymne de la champion league en latin, langue à la fois internationale et aux accents épiques. Regardez de plus la culture d’aujourd’hui. Les clips de Beyoncé, d’Ariana Grande font de plus en plus souvent référence à l’Antiquité.

Le latin n’est plus celui de papis et de mamies. C’est un enseignement moderne qui a su se renouveler et s’adapter à son époque. Vous pouvez prendre la trilogie Hunger Games, Harry Potter, Game of Thrones... Le latin est partout. Il faut l’expliquer aux élèves. Il faut en finir avec l’image d’épinal du prof de latin, vieux, avec son dictionnaire Gaffiot poussiéreux. Apprendre le latin à tous les élèves est un véritable enjeu culturel.

Assiste-t-on depuis la réforme des collèges à une recrudescence des latinistes ?

Il y a eu 18 000 latinistes de plus à la rentrée 2017. C’est très positif, mais il faut se rappeler qu’il y avait eu un net recul à la rentrée 2016 lié à la crainte des familles quant à une potentielle disparition du latin au lendemain de la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem.

Aujourd’hui, force est de constater que le latin n’a pas disparu, mais les heures de latin n’ont pas toutes été rétablies.

Avant la réforme, il y avait 2 h de latin en 5e, 3 h en 4e et 3 h en 3e. Après la réforme, les collèges sont passés à 1 h de latin en 5e, 2 h en 4e et 2 h en 3e. Ces horaires sont de plus devenus ce que l’on appelle des horaires plafonds. C’est-à-dire, « dans la limite de ». Du jour au lendemain, les chefs d’établissement ont eu toute liberté de tailler les horaires des langues anciennes réduites au statut de variable d’ajustement dans chaque collège. Cela se constate encore aujourd’hui. Les horaires Blanquer ont seulement donné la possibilité aux chefs d’établissements de revenir à 7 h de latin sur tout le collège, mais pas les moyens financiers de le faire.

Que faut-il faire selon vous ?

Les déclarations du ministre sont positives et témoignent une véritable volonté d’aller de l’avant pour le développement des Langues Anciennes. Il faut maintenant que la Direction générale de l’enseignement scolaire publie non pas des circulaires, mais des arrêtés officiels qui garantissent un financement des heures de latin et de grec et imposent aux chefs d’établissement de suivre les directives ministérielles.

Remettons les choses en perspective : Les élèves latinistes et hellénistes et leurs professeurs sont aujourd’hui les seuls auxquels on impose des horaires variables d’une année sur l’autre, des regroupements de plusieurs niveaux, et des horaires très contraignants. Cela doit changer.






Les latinistes noteront que le locatif de domus est domi (à la maison, chez soi), mais qu’il ne s’applique pas ici puisqu’il y a mouvement et que l’accusatif domum s’impose donc. La phrase corrigée par le généreux et convaincant pédagogue nocturne est donc correcte : Romani ite domum.

En outre, ire se conjugue eo, is, it à l'indicatif présent et non io, is, it (à 1 min 17).


mardi 9 octobre 2018

Militant pro-avortement brutalise une militante pro-vie, silence radio (m à j)

L’homme filmé à Toronto alors qu’il donnait un coup de pied circulaire à une femme pro-vie a été libéré samedi par la police sous caution de 500 $.

Jordan Hunt, coiffeur de 26 ans, s’est rendu à la police cette fin de semaine et a été inculpé de huit chefs d’agression et de sept chefs d’accusation de méfait de moins de 5 000 $ lors d’une manifestation pro-vie à Toronto le 30 septembre.

La mise en liberté sous caution de Hunt lui interdit de se trouver à moins de 500 mètres de toute « manifestation pro-vie organisée », de contacter ou d’être à moins de 200 mètres de dix personnes, la plupart d’entre elles étant impliquées dans l’incident pro-vie.

Entretemps, une autre dame pro-vie, Gabriela (Gabby) Skwarko, a été brutalisée à l'université Ryerson (Toronto), le 1er octobre. Voir la vidéo ci-dessous.




Billet originel du 6 octobre

Alors qu’elle manifestait contre l’avortement sur un coin des rues Bloor et Keele à Toronto le 30 septembre dernier, Marie-Claire Bissonnette, coordinatrice de la jeunesse de la Campaign Life Coalition, a reçu un violent coup de pied circulaire décoché par un homme.



Soixante-seize manifestants pro-vie étaient présents sur ce coin de rue de 14 h à 15 h. Une femme proavortement, dans la vingtaine avancée, se tenait parmi ces manifestants avec une pancarte clamant « Mon corps, mon choix, mon droit ». Elle était la seule à s’être opposée à la manifestation. Son opposition était pacifique.

Vers 14 h 30, un homme entre 20 et 30 ans s’est approché des manifestants pro-vie. À l’aide de deux crayons-feutres, un rouge et un bleu, il a réussi à dégrader deux pancartes pro-vie. Il s’est ensuite mis à courir derrière cinq des manifestants pro-vie (y compris une fillette de dix ans) en gribouillant leurs vêtements à l’aide de ses feutres.

À ce stade, Marie-Claire Bissonnette a sorti son téléphone portable et a commencé à le filmer en lui disant qu’il s’adonnait à de la dégradation de biens privés et qu'il enfreignait la loi. L’homme s’est alors tourné vers Mlle Bissonnette et lui a demandé ce qu’elle dirait à une fille de seize ans qui tomberait enceinte après avoir été violée. Devrait-elle garder son bébé ? La manifestante pro-vie a tenté d’expliquer que son bébé ne devrait pas être traité différemment d’un enfant de trois ans qui aurait pu être conçu à la suite d’un viol. C’est alors que, sans hésitation, l’homme a décoché son violent coup de savate. Le cellulaire de Mlle Bissonnette s’est écrasé à terre.


(Vidéo vue près de deux millions de fois... Radio-Canada en a-t-elle parlé ?
 Apparemment pas. Un homme agresse une jeune femme et les féministes se taisent ?)

Après avoir reçu un coup de pied, Mlle Bissonnette (ci-contre) a ressenti une douleur à l’épaule, mais elle a déclaré qu’elle se sentait bien aujourd’hui et qu’elle coopère pleinement avec la police.

« Je lui pardonne personnellement », a déclaré la jeune fille de 26 ans, qui a exhorté les gens à prier pour son agresseur. « Mais je me suis plainte à la police et ils enquêtent. »

La police de Toronto a confirmé que l’homme qui avait décoché ce coup de pied circulaire dimanche dernier était Jordan Hunt, coiffeur de son état, et qu’ils le cherchaient pour l’inculper.

« Nous porterons de nombreuses accusations contre lui », a déclaré le porte-parole de la police, Gary Long, dans un courriel.

« Nous sollicitons l’aide du public pour retrouver cet homme. »

La police n’a pas encore publié de description physique de Hunt, qui, selon Long, est disponible « à partir de ses photos et de sa vidéo ».

« Aucun mandat d’arrêt n’a été lancé contre lui, mais ça ne saurait tarder », a ajouté M. Long.

Hunt, coiffeur torontois, a été identifié sur Internet 24 heures après qu’une vidéo de son assaut contre la coordinatrice jeunesse de Campaign Life, Marie-Claire Bissonnette, a été mise en ligne et est devenue virale. Fox News aux États-Unis a également diffusé une version de cet incident à destination de son public (voir ici).

Jordan Hunt aurait déjà agressé à Toronto une autre dame pro-vie plus tôt cette année, pendant l’été. Voir la vidéo ci-dessous. Mais où sont donc les féministes pour protester contre ces violences contre des femmes ?




La semaine prochaine sort aux États-Unis le film Gosnell dans 600 cinémas. Ce film relate l’histoire du Dr Gosnell qui s’adonnait à des avortements tardifs à plus de 24 semaines (parfaitement légaux au Québec et remboursés par les contribuables). Pour les militants pro-vie, ses plus de 30 000 avortements lui valent le titre de plus grand tueur en série des États-Unis. Voir la bande-annonce en anglais ci-dessous.

Sur l’affaire Gosnell lire : Affaire Gosnell : l’absence des médias. Pourtant quand ça saigne, ça baigne, non ?