mercredi 27 février 2019

Très faible impact du dédoublement très coûteux des classes en « banlieues difficiles »

Extrait d’une chronique de Laurent Alexandre dans l’Express de ce jour :


[E]n 2019, il n’existe toujours aucune technologie éducative pour réduire significativement les inégalités intellectuelles. Jean-Michel Blanquer a courageusement testé une baisse importante des effectifs d’écoliers pour permettre un enseignement plus personnalisé. Le dédoublement des classes de CP [1re année du primaire, 6 ans] en zones difficiles dites REP+ a bénéficié à 60.000 enfants au cours de l’année 2017-2018.

L’évaluation a porté sur 15 000 élèves répartis dans 408 écoles, avec l’aide de chercheurs internationalement reconnus. On a comparé des écoliers de REP+ appartenant à des classes dédoublées [13 enfants par classe plutôt que 26 en moyenne] avec d’autres élèves de REP+ qui n’ont pas bénéficié du dédoublement, au début et à la fin de l’année 2017-2018, en français et en mathématiques.

Sur les 60 000 enfants scolarisés en CP REP+, 40 % étaient en très grande difficulté en mathématiques et en français. Le dédoublement des classes de CP a permis de baisser la proportion d’élèves REP+ en très grande difficulté de 40 à 34 % en mathématiques et de 40 à 37 % pour le français. Sur les 24 000 écoliers en très grande difficulté, il y en a 3 000 de moins en mathématiques et 2000 en français.

L’impact du dédoublement n’est pas nul, mais est bien faible et inférieur à celui des expériences internationales. On observe un gain de 0,08 écart-type en français et de 0,13 écart-type en mathématiques, en faveur des élèves de REP+ dédoublés, par rapport au groupe témoin : il faudrait gagner 10 fois plus pour réduire de façon significative les inégalités cognitives.

Les études étrangères obtiennent un gain moyen supérieur, mais qui reste limité. Il est essentiel de comprendre pourquoi cette mesure marche moins bien en France qu’à l’étranger. Les élèves français en difficulté sont-ils culturellement, sociologiquement ou neurogénétiquement différents ? Les blocages syndicaux à l’Éducation nationale ont-ils freiné les améliorations pédagogiques ? Est-ce juste lié à la jeunesse du dispositif ?

Pour faire progresser plus manifestement les élèves, le dédoublement doit s’accompagner d’améliorations pédagogiques. Cela ne sera pas facile : l’étude américaine « The Mirage » a montré que la formation continue des maîtres donne des résultats franchement médiocres sur le niveau des élèves… Le dédoublement des classes — dont le coût est énorme — a rendu la situation un tout petit peu moins dramatique, mais ses bénéficiaires ne sont toujours pas armés pour s’intégrer dans l’économie de demain. N’oublions pas que ces enfants seront encore sur le marché du travail en 2070 !

Même pour les 10 % d’élèves qui ont progressé, passer de « très grande difficulté » à « grande difficulté », est-ce la promesse d’une compétitivité face aux intelligences artificielles de 2070 ? Non !

Le tableau périodique des éléments fête ses 150 ans

Le tableau périodique des éléments, également appelé tableau ou table de Mendeleïev [1834-1907], représente tous les éléments chimiques et il fête cette année ses 150 ans.


Le fameux tableau périodique des éléments fête ses 150 ans. En 1869, Mendeleïev a rassemblé dans un tableau tous les éléments chimiques – par exemple, le carbone, le cuivre, l’or et l’oxygène – connus à son époque en leur attachant leur masse atomique et quelques propriétés. Pour les classer de manière cohérente, il a décidé de les ordonner par masse atomique croissante, mais en les groupant par familles d’éléments ayant des propriétés communes. Convaincu que la science avait encore de nombreux éléments à découvrir, le génie russe a laissé quelques cases libres dans son tableau pour y placer un jour ceux qui n’étaient pas encore découverts. Au total, 118 éléments chimiques ont été observés à ce jour, de numéro atomique 1 à 118.

L’alphabet des chimistes : L’hydrogène, le carbone, l’azote, l’oxygène, le fer, le cuivre, l’argent, l’or, etc. sont des éléments chimiques, dont le numéro atomique est respectivement 1, 6, 7, 8, 26, 29, 47, 79, etc. Chacun est conventionnellement désigné par un symbole chimique : H, C, N, O, Fe, Cu, Ag, Au, et ces éléments sont dans le fameux tableau de Mendeleïev.

Émission la LA TÊTE AU CARRÉ (55 minutes) sur l'histoire de ce tableau :

Lien direct vers l'audio


Mathieu Bock-Côté : « Il faut abolir l’ECR »

Chronique de ce mercredi 27 février de Mathieu Bock-Coté :

Alors qu’il est objectivement coincé dans une situation politique désavantageuse, le PQ vient de rappeler qu’il peut contribuer au débat public, en ramenant sur la place publique la question de l’abolition du cours d’éthique et culture religieuse (ECR).

Pascal Bérubé invite ainsi le gouvernement à être cohérent dans sa quête de laïcité. Il a tout à fait raison alors que le gouvernement caquiste a annoncé en décembre dernier qu’il ne s’aventurerait pas sur ce terrain.

PQ

Encore doit-on avoir une bonne idée de ce que représente ce cours pour savoir pourquoi il est nécessaire de l’abolir.

Officiellement, pour ceux qui suivent les choses de loin sans trop s’intéresser aux détails, l’ECR est un cours censé renseigner les élèves qui y passent sur les grandes religions du monde. Si c’est vrai, pourquoi s’y opposer ?

Sauf que c’est faux. Et en plus d’être mensonger, c’est cynique.

L’ECR, dans les faits, instrumentalise la culture religieuse pour faire la promotion active du multiculturalisme au nom de la « diversité ». Il entend pousser les jeunes Québécois vers une forme de relativisme extrême, où ils devront accepter tous les symboles religieux et identitaires, et au premier rang, le voile islamique, du simple hidjab jusqu’au niqab. En fait, ils doivent embrasser tous les symboles qui contredisent leur culture sans mettre en valeur les leurs.

Si on me permet la formule, on dira même qu’il s’agit d’un relativisme fanatique. Fanatique, car il se montrera impitoyable envers ceux qui ne s’y soumettent pas.

Derrière cela, il y a un programme antidémocratique. Les concepteurs de l’ECR l’ont souvent dit : leur cours vise à modifier la mentalité québécoise. Ils constatent une chose : les Québécois, et plus particulièrement, les Québécois francophones, s’opposent aux accommodements raisonnables et au multiculturalisme. On a beau tout faire pour les amener à s’y rallier, ils résistent. Ils n’acceptent pas de devenir des étrangers chez eux.

Alors les concepteurs du cours, qui sont des idéologues aussi militants que bornés, ont décidé de convertir les enfants à leur doctrine. Un des principaux théoriciens de l’ECR l’avait dit comme tel : après avoir constaté qu’une immense majorité de la population adulte s’opposait au kirpan à l’école, il expliquait qu’une fois passés par l’ECR, les jeunes y seraient favorables.

C’est un détournement de démocratie. L’école, ici, ne sert plus à transmettre un savoir et des connaissances. Elle sert à endoctriner la jeunesse. Elle ne devrait pourtant pas promouvoir une idéologie particulière.

Dans le cadre de l’ECR, d’ailleurs, l’élève est moins évalué à partir de ses connaissances acquises que par sa capacité à se conformer aux attitudes attendues devant le multiculturalisme. On devine que celui qui s’opposera néanmoins aux accommodements raisonnables sera jugé mauvais élève, à la manière d’un cancre idéologique.

Legault


Le gouvernement Legault verse trop souvent dans l’amateurisme, mais globalement, il est sur la bonne voie. Il voit le Québec comme une nation et non comme une province annexée au Canada multiculturaliste. Il devrait aller au bout de son raisonnement et abolir ce cours toxique. Pourquoi les jeunes Québécois apprendraient-ils à l’école à détester leur peuple ?


mardi 26 février 2019

Cours d’éthique religieuse : enseignement ou endoctrinement?

Le Parti québécois propose, mardi, d’abolir le cours d’éthique et culture religieuse, une initiative que salue Mario Dumont dans son éditorial du jour, reprochant au programme de n’enseigner qu’une seule façon de penser aux enfants.

Cette façon de penser, c’est celle du multiculturalisme, explique Mario Dumont. En matière d’accommodements raisonnables, par exemple, ce qui est présenté aux enfants, c’est que tout accommodement doit être permis. Le matériel scolaire lui-même n’est pas irréprochable, note-t-il. Les femmes musulmanes sont par exemple toujours montrées portant le voile dans les manuels alors qu’une forte majorité d’entre elles choisissent de s’en passer.

« C’est véritablement un cours qui est basé sur une approche profonde de multiculturalisme. Enseigner le multiculturalisme, ce n’est pas enseigner le mal, c’est enseigner une doctrine politique qui existe et que le Canada, depuis Pierre Elliott Trudeau, a fortement implantée », soulève Mario Dumont.

Au Québec, en matière d’immigration, les gouvernements ont traditionnellement opté pour l’interculturalisme, c’est-à-dire une approche qui comprend une notion d’intégration des différentes communautés, rappelle le commentateur politique. Autrement dit, les immigrants des différentes communautés religieuses doivent s’adapter à leur nouveau territoire, où des lois, des traditions et des coutumes existent déjà, sans compter le facteur de la langue qui s’applique au Québec.


Mario Dumont plaide donc en faveur d’une abolition du cours, à l’image de ce que propose le PQ, ou d’une réforme en profondeur.

« Quand on dit qu’un cours est biaisé politiquement, on est à la marge de dire que c’est un endoctrinement des jeunes, souligne-t-il. On est devant un cours qui soulève des critiques pour des raisons. »

dimanche 24 février 2019

Étude : bambins de 2 ans regardent davantage télévision qu’ils ne jouent au ballon

Première du genre en France, une étude menée par la Direction Générale de la Santé (DGS) avec l’unité Ined-Inserm-EFS Elfe auprès de 10 000 enfants, a étudié la fréquence et le temps passé par des enfants de 2 ans à pratiquer une activité physique ou à être devant un écran.

Elle montre des signes extrêmement inquiétants : non seulement 84 % des enfants regardent la télévision au moins une fois par semaine, et 68 % tous les jours ou presque — à seulement 2 ans —, mais aussi 44 % ne font jamais ou seulement occasionnellement des jeux ou activités physiques (ballon, piscine, etc.) avec leur mère !

Ces chiffres ne sont que des moyennes, et nombre de facteurs — comme le niveau d’étude des parents ou leur âge influencent les résultats. Ainsi, plus la mère est jeune, plus l’enfant sera en contact avec un téléphone dit intelligent ou une télévision, surtout s’il habite en ville et que sa mère travaille.

Souhaitons que cette étude puisse alerter non seulement les parents, mais aussi l’ensemble de la communauté éducative, notamment dans le contexte de la prochaine scolarisation obligatoire à 3 ans et de l’arrivée massive du numérique à l’école.

Ces nouveaux profils de jeunes enfants, dont la motricité doit sans doute être stimulée et la relation aux écrans assainie, devront nécessairement être pris en compte par les enseignants de maternelle : espérons qu’ils aient tous la liberté pédagogique de le faire.

Pour voir l’ensemble des résultats de cette étude, sa méthodologie et ses principales conclusions, cliquez ici.

Rapport sur la Présentation sur l'éducation sexuelle au Québec à Gatineau par Uni-T

Ce 23 février 2019, notre correspondant a assisté à la présentation sur l’éducation sexuelle au Québec présentée à Gatineau à l’église Le Sentier. Il y avait près de 100 personnes, dont le pasteur Éric Lanthier qui est sur le conseil national (québécois) de l’organisateur de cette rencontre, Uni-T Voix pour les Valeurs Chrétiennes, UVVC/Uni-T. Les présentations ont été faites par Jude Marie Guillaume et par Me Nathalie Michaud, avocate spécialisée en droit familial, conseil juridique de l’UVVC et membre du Barreau depuis 1992. Elle est aussi membre de Mission chrétienne internationale (MCI). Monsieur Raymond Ayas et Mme Solange Pageau-Lefebvre n’étaient pas présents.



Mme Guillaume est directrice adjointe dans une école, après avoir été enseignante. Elle a donné un survol du programme de la maternelle à la fin du secondaire en dénonçant les contenus qui sont contraires aux valeurs des parents chrétiens ; selon notre correspondant, ces contenus rejoignent pour la maternelle à la 3e année ceux qui sont dénoncés dans le livre de Dr Ayas et l’abbé Gendreau. Elle a expliqué que le programme n’est pas en vigueur dans beaucoup d’écoles faute de personnel formé. Elle a donné des chiffres : le ministère de l'Éducation (MEES) a investi 3 millions de dollars dans ce programme ; chaque Commission scolaire reçoit 250 000 $ pour l’implanter et chaque école reçoit 1000 $ pour la formation du personnel, le remplacement des enseignants pour un jour de formation ($200 par enseignant) ou le paiement d’experts ou autres personnes venus de l’extérieur de l’école pour transmettre les contenus du programme. Aucun enseignant n’est tenu de donner le programme.

Les thèmes à couvrir sont divisés entre les matières scolaires et la date, l’heure et la matière (français, mathématiques ou autre) où aura lieu la transmission des contenus sont prévues à l’avance. Au primaire 5 heures sont prévues pour cette matière et au secondaire, quinze heures. Le MEES fournit aux enseignants des « Canevas pédagogiques » avec des questions et réponses, qui sont optionnels. Il y a des « Capsules vidéos » fournies par la Commission scolaire de Montréal (CSDM), aussi optionnelles. Il y a du matériel pédagogique fourni par le MEES qui est accessible à ceux qui enseignent le programme, mais non aux parents. Les parents ont accès seulement au programme sur le site du MEES. Elle a encouragé les parents à lire le programme. En plus des objections équivalentes à celles énoncées dans le livre de Ayas et Gendreau, elle a dénoncé l’incitation à la masturbation, à la pornographie, la remise en question de l’orientation et l’identité sexuelles, l’incitation aux relations sexuelles adolescentes, et à des relations sexuelles de toute sorte, selon les niveaux scolaires plus élevés que la 3e année.

Me Michaud a renvoyé les parents aux articles du Code civil et de la Loi sur l’Instruction publique sur lesquels les parents peuvent s’appuyer pour revendiquer des droits. Elle a noté que cette matière n’est pas évaluée, car il ne s’agit pas d’un cours. Elle a nommé 4 droits parentaux :

1- Être informés

Le MEES prévoit que l’information sur les contenus à venir doit être donnée par l’école (ou le directeur) dans un « délai raisonnable », mais n’indique pas par qui, ni comment. Donc, les parents doivent aller au-devant et demander l’information.

2- Préparer leur enfant à recevoir la matière

Pour la préparation de l’enfant elle a dit qu’avec les informations sur les contenus à venir le parent peut prémunir son enfant. Elle a recommandé comme une ressource utile le livre écrit par Dr Raouf Ayas et l’Abbé Robert Gendreau.

3- L’enseignement à la maison

Pour l’enseignement à la maison elle pense que cela devrait pouvoir être accordé pour une matière donnée, soit l’éducation sexuelle, mais que le parent aurait à faire un rapport à l’école sur la transmission des contenus faits à la maison. Cette matière n’est pas notée, car ce n’est pas un cours, mais une « activité » selon la loi.

4- L’exemption

Pour l’exemption elle a rapporté que le MEES avait rédigé une directive de 10 pages environ avec les conditions à remplir. Deux motifs seulement autorisent l’exemption : 1) le contenu pourrait causer un dommage psychologique à l’enfant et 2) porter atteinte à la liberté garantie dans les chartes. De plus le parent doit a) d’abord rencontrer le directeur, b) soumettre une lettre assermentée pour faire sa demande chaque année, c) nommer chaque thème du programme dont il veut que l’enfant soit exempté, d) expliquer en quoi ce thème portera atteinte aux droits de l’enfant. C’est à l’école d’accorder ou non l’exemption. Cependant le parent peut aussi faire appel à la Commission scolaire.

Le parent peut par la suite faire appel à la Cour supérieure du Québec. En Ontario, un père est allé en cour, mais a perdu à la Cour supérieure. La raison : le père n’a donné « aucune preuve objective » et le père n’a pas démontré qu’il « ne pouvait pas présenter son point de vue » à l’enfant. Il a ensuite perdu à la Cour d’appel, car, selon le tribunal, le programme « ne nuit pas au pouvoir du père de transmettre ce qu’il veut à son enfant. »

L’avocate a dit que selon elle, le programme du Québec est une copie du programme de l’Ontario, mais certains contenus sont donnés à un âge plus jeune au Québec.

Elle a mis à la disposition des parents un « guide » pour parents rédigé par UVVC, avec des liens internet utiles. Comme il n’y avait pas assez de copies pour tous, notre correspondant attend de recevoir ce guide par courriel.

Elle encourage les parents à prendre les moyens pour recevoir les informations de l’école, de faire des demandes pour l’enseignement à la maison et de faire la demande d’exemption. Elle demande que les parents tiennent l’UVVC au courant de leurs démarches et résultats et qu’ils deviennent membres de l’UVVC qui est un Organisme sans but lucratif (OSBL) qui regroupe des individus d’une cinquantaine d’églises et organisations.

Lors de la période de questions l’un des parents (Ky Lee) a encouragé tous à s’informer sur le programme PEACE (recommandé par elle) et sur le Comprehensive Sex Education (USA) qui vient de l’UNESCO et dont elle dit que le programme du Québec relève. Elle a fondé un groupe pour réunir les parents de l’Outaouais, Ottawa/Gatineau Sexual Integrity Project. Le courriel de Ky est : peacegatineauoutlook.com Le site web est : https://peaceontario.com

L’un des parents présents, après avoir passé à travers les exigences de la demande d’exemption depuis septembre 2018, sans succès, a finalement dit à ses enfants de sortir de la classe lorsque cette matière est donnée. Les enfants le font et personne ne les arrête. L’avocate a noté que l’enfant ne peut pas être absent à plus de 20 % de la scolarité, soit 36 jours par an, sans risquer une dénonciation à la DPJ. Selon elle, il n’y a pas un droit légal d’absenter son enfant et qu’elle ne peut donc pas le recommander.

Certains parents sont en voie de faire la demande du matériel pédagogique du MEES par l’Accès à l’information.

Un dépliant a été distribué venant de www.sexeducationquebec.org

Et un dépliant de www.uvvc.ca





Prochaine réunion

Dimanche le 14 avril 2019 à 13H30
Église La Bible parle
790, 18e Avenue, Laval QC H7R 4P3
S’inscrire ICI.

mercredi 20 février 2019

Novlangue — « au centre d’une confrontation »

Tiré d’un article de Radio-Canada.

Euphémisme (version SRC)Signification

« au centre d’une confrontation » comme dans « Adolescent au centre d’une confrontation avec un Autochtone »
Ne pas dire victime en restant flou, parce que la victime est du mauvais groupe social ou ethnique. Ici, élève catholique blanc victime d’un montage malveillant et partial. Attendant son bus, il aurait mal souri à un faux ancien combattant au Viêt-nam qui s’était approché et s’était planté devant lui en lui jouant du tambour sous le nez. Le faux vet du Viêt-nam aurait aussi prétendu qu’il avait entendu les élèves chanter « Construisez le mur ! » ou que ces élèves s’étaient interposés l’empêchant de sortir. Les vidéos publiées ont contredit ces affirmations : aucun cri politique, c’est lui qui s’est approché des élèves alors qu’un passage libre s’offrait devant lui à droite. Le militant autochtone s’est également fait remarquer par la suite à la cathédrale où il a créé un esclandre.
Photo SRCPhoto moins antipathique

Version SRCRéalité
« Était aussi présent un groupe de cinq hommes noirs s’appelant les Black Hebrew Israelites (Hébreux noirs israélites), qui protestaient contre des siècles d’oppression. »En réalité, ces Noirs invectivaient les gens de tous les noms (pédés, enfants incestueux, oncles Tomahawk) et protestaient tellement contre les « siècles d’oppression » qu’ils criaient aux Autochtones présents que Dieu les avait punis d’avoir vénéré de faux dieux (des animaux totémiques) en permettant la colonisation européenne (et donc la venue de ces « Hébreux noirs israélites »).


lundi 18 février 2019

Exodus de Paul Collier, comment l'immigration et le multiculturalisme changent le monde


Exodus: l’immigration et le multiculturalisme au XXIe siècle est un livre de 2013 de l’économiste Paul Collier sur la manière dont la migration affecte autant les migrants que les pays d’origine et de destination de ces migrants. L’ouvrage se penche sur les effets économiques de l’immigration internationale et la lutte contre la pauvreté. Le livre de Collier affirme également que l’exode des cerveaux est l’un des inconvénients, souvent négligés, de la migration. Selon Colin Kidd, Collier soutient que la politique d’immigration occidentale a été guidée non par la raison, mais par des réactions émotionnelles face à la culpabilité postcoloniale occidentale « tout en étouffant la prise en compte de problèmes plus vastes de pauvreté dans le monde ».

L’ouvrage qui vient d’être traduit en français est déjà considéré comme un classique dans le monde anglo-saxon. Sans céder à l’émotion, le professeur à Oxford y décrypte les conséquences de l’immigration, aussi bien pour les pays d’accueil que de départ. Loin d’être une chance, celle-ci fragilise l’Europe et appauvrit l’Afrique.

Pour Collier, si l’immigration ne frappe pas les nations d’obsolescence, son accélération continue, conjuguée à une politique de multiculturalisme assumé, pourrait menacer leur viabilité. L’absorption s’est révélée plus difficile que prévu. Tout indiquerait que l’accroissement continu de la diversité pourrait, à un moment ou à un autre, mettre en péril les accomplissements fondamentaux des sociétés modernes.

Si beaucoup d’économistes vantent les bienfaits de l’immigration, pour Collier c’est en grande partie une position incantatoire. Ces économistes répondent à la mauvaise question : « L’immigration est-elle une bonne chose ? » plutôt que « Quel est le meilleur niveau d’immigration ». Nous ajouterions une question sur le type d’immigration, toutes les immigrations à même effectif ne se valant pas. Deuxièmement, ces économistes mettent généralement en avant les effets à court terme sur le PIB, alors que les effets à long terme importent davantage. Troisièmement, les recherches les plus fiables sur l’effet de l’immigration sur les salaires moyens ont montré qu’il est nul, ou très proche de zéro. Quatrièmement, cela a un coût social, notamment en matière de logement. Cinquièmement, les effets économiques sont probablement moins importants que les effets sociaux, qui n’ont pas fait l’objet de suffisamment de recherches.

L’un des messages que ce livre tente de véhiculer, c’est que les cultures, ça compte. La culture, c’est ce qui sépare les diasporas des autochtones, et certaines cultures sont plus que d’autres éloignées de celle de la population indigène.

Paul Collier
Exodus
Immigration et multiculturalisme au XXIe siècle
aux éditions L’ARTILLEUR,
en février 2019,
411 pages


Extrait de la recension de la démographe Michèle Tribalat :


[...] [D] ans la première partie de son ouvrage intitulée « Les questions et le processus », Paul Collier aborde frontalement la question idéologique qui a fait de l’immigration un tabou dans nombre de pays d’accueil, tout en soulignant la nécessité d’en sortir. Il y explicite aussi pourquoi, laissée à elle-même, l’immigration va s’accélérer.

À gauche, l’immigration est vue comme un sujet tabou, la seule opinion permise étant la déploration de l’antipathie des classes populaires à son égard et un discours positif vantant ses mérites économiques. À droite, l’opposition reste vague afin de ne pas être taxée de raciste. La culpabilité liée aux actions passées des nations européennes a fait de l’identité nationale une menace et façonné la perception actuelle des immigrants. La façon la plus sûre d’exprimer son antiracisme a été d’affirmer son soutien à l’ouverture des frontières. Si toute demande de limitation de l’immigration est vue comme l’expression d’un racisme, alors un débat ouvert sur l’immigration est impossible. Paul Collier pense qu’il est possible d’envisager la question migratoire en la débarrassant des « associations toxiques » qui mobilisent l’émotion, mais peu de connaissances établies.

Pour cela, il commence par expliquer pourquoi les flux migratoires s’accélèrent.

Les départs des pays pauvres sont motivés par les écarts de revenus, mais il faut disposer des moyens de partir. C’est un investissement qui se voit réduit par les diasporas déjà présentes dans les pays d’accueil. L’amélioration du niveau de vie dans les pays d’origine favorise la migration tant que les écarts de revenus entre pays riches et pauvres restent conséquents. Les migrations produisent des diasporas qui engendrent d’autres migrations. Ce qui compte pour définir une diaspora, ce n’est pas le pays de naissance, mais le nombre de personnes qui ont gardé des liens au pays d’origine avec des migrants potentiels et qui sont prêtes à les aider. Le taux d’absorption dans le pays d’accueil régule la taille de la diaspora. Laissés à eux-mêmes, ces mécanismes risquent de se traduire par une accélération des flux migratoires. Le seul frein qu’ils peuvent rencontrer réside dans la politique migratoire conduite par les pays d’accueil. Or, jusque-là, les décisions prises en la matière ont été « furtives et embarrassées » (p. 80). Un cercle vicieux s’est mis en place dans lequel les partis traditionnels, en désertant leurs responsabilités, ont ouvert un espace à des « brochettes d’hurluberlus : racistes, xénophobes et psychopathes [qui] ont attiré à eux des citoyens ordinaires de plus en plus inquiets du silence des partis traditionnels » (p. 81). Ce qui a renforcé la crainte de ces partis traditionnels de traiter la question. Si toutes les restrictions sont déclarées a priori illégitimes, alors les taux d’immigration à venir seront bien plus élevés que ceux connus au cours des dernières décennies.

Trans — Médecins inquiets que des enfants s'exposent à des "dégâts à long terme" en raison de groupes de pression et de parents agressifs

Les médecins de la seule clinique publique d’identité sexuelle s’inquiètent de ce que les jeunes patients de celle-ci pourraient être exposés à des « dégâts à long terme » en raison de groupes de pression et de parents agressifs.

L’hôpital « de développement de l’identité de genre » de Tavistock, située dans le nord de Londres, est « incapable de résister aux pressions » des militants et des parents qui exigent des transitions de genre rapides, ont déclaré plusieurs médecins.

L’hôpital fournirait également des soins « terriblement inadéquats », certains membres du personnel ont évoqué des « préoccupations éthiques très sérieuses » concernant leur lieu de travail, selon un rapport récent.

Le rapport, rédigé par l’ancien directeur du personnel, David Bell, a déclaré que certains enfants « adoptent l’identité trans comme une solution » à « de nombreux problèmes, tels que la maltraitance des enfants dans la famille, le deuil, l’homophobie et une incidence très importante de troubles du spectre autistique. »



Selon des membres de l’établissement, l’hôpital de développement de l’identité de genre Tavistock, dans le nord de Londres, est « incapable de résister aux pressions »  des militants et des parents qui exigent des transitions de genre rapides.

Selon le Sunday Times, les enfants pourraient avoir été « encadrés » par des groupes de pression et que l’historique de patients « extrêmement perturbés ou complexes » n’avait pas fait l’objet d’une enquête approfondie.

Le rapport Bell déclare que de nombreux enfants qui s’interrogent sur leur identité ont peut-être « appris grâce aux ressources en ligne [ou] aux conseils de leurs parents ou de leurs pairs, exactement ce qu’il faut dire pour obtenir les résultats souhaités » à la clinique.

Un membre du personnel a déclaré : « Vous voyez soudainement des groupes d’enfants qui, lors de l’entretien initial, récitent exactement la version des détails de la transition, des raisons qui les poussent à venir, etc. que j’ai entendu leurs parents souffler dans le couloir leurs enfants juste avant l’entretien tout en les grondant. »

« J’ai l’impression d’avoir laissé tomber un grand nombre d’enfants ».

Le rapport de Bell a également indiqué que, dans certains cas, des sentiments assez typiques chez des jeunes avaient été renommés « désir de changer de sexe ».

L’établissement, qui est le plus grand fournisseur de services d’identité sexuelle pour enfants au Royaume-Uni, aurait également recommandé aux patients des hormones bloquant la puberté après une seule séance. La clinique nie que ce soit le cas.

L’administration de l’hôpital a émis un long communiqué en réponse au rapport, elle y accepte certaines des accusations du rapport Bell et y formule un certain nombre de recommandations.


Source : Times de Londres

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samedi 16 février 2019

Étude — École non mixte n'augmente ni résultats ni intérêt des filles pour les sciences, mais bien pour les garçons

Dans de nombreux pays, les résultats scolaires des garçons sont inférieurs à celui des filles, mais celles-ci sont toujours sous-représentées dans les sciences, les techniques, l’ingénierie (génie) et les mathématiques (STIM).

Cette tendance a suscité un regain d’intérêt pour la mise en place d’écoles non mixtes pour améliorer les résultats des filles en STIM.

Des chercheurs coréens ont utilisé le cadre unique de Séoul, où les enfants sont affectés aléatoirement à une école secondaire, pour les uns, mixtes ou, pour les autres, non mixtes. Grâce à des données administratives pluriannuelles provenant des examens nationaux d’entrée au collège et une enquête longitudinale auprès des élèves de dernière année, les auteurs de l’étude ont évalué les résultats des élèves et leurs intérêts dans les STIM selon la mixité ou non de leur école. Les résultats sont publiés dans le numéro de février d’Economics of Education Review.

Cette étude n’a révélé aucun effet de la fréquentation d’une école non mixte sur les résultats ou l’intérêt des filles pour les sciences, les techniques, l’ingénierie (génie) et les mathématiques (STIM). Les chercheurs constatent que les écoles pour garçons ont des effets significatifs positifs pour les garçons dans ce domaine.

Ces résultats ne concordent pas avec l’idée reçue chez certaines féministes selon laquelle, pour diverses raisons, la présence de garçons nuit aux résultats et à l’intérêt des filles pour les STIM. L’étude étaye plutôt la thèse de Christina Sommers selon laquelle le système éducatif pourrait faire plus pour les garçons, notamment grâce à des écoles ou des classes pour garçons. Christina Sommers est l’auteur de La Guerre contre les garçons : comment des politiques malavisées nuisent à nos jeunes hommes (The War Against Boys: How Misguided Policies are Harming Our Young Men).

Voir aussi

Étude de 2018 (n=2064) : pas d'effet de menace du stéréotype sur résultats en maths des filles

Les gars, l’école et le Conseil du statut de la femme

Québec : le problème grave de réussite des garçons francophones