jeudi 21 octobre 2010

Catholic Civil Rights League supports SCC appeal in Quebec schools’ question

We have received the following press release from the Catholic Civil Rights League.

League supports SCC appeal in Quebec schools’ question

MONTREAL, QC, October 21, 2010 – The Catholic Civil Rights League is pleased to learn that the Supreme Court of Canada has allowed the appeal of families from Drummondville, Quebec seeking an exemption from the province’s ethics and religious culture (ECR) course.

“This case is about the principle of parental authority in the religious education of their children,” said League President Phil Horgan. “The appeal is a significant opportunity to affirm these rights in the public forum, and encourage parental rights in the implementation of moral and religious instruction in Quebec’s public schools.”

The League supports Quebec’s Catholic parents, and those of other faiths, in their insistence that parents are the first educators of their children, and have the right to choose their religious education. The League is among the educational and religious organizations that supported the application for appeal, in recognition of the rights of parents to direct their children’s religious education.

The League hopes to participate in an intervention in the appeal with the support of its members.

The Quebec Court of Appeal refused Feb. 24 to hear an appeal of the lower court’s decision, claiming that the family’s request was no longer meaningful since it had no children in the system. Since then, the court ruled on an application from Loyola High School, a private school that had applied to cover the ECR content from a Catholic perspective. The decision – currently under appeal by the province – exempted the school from the ECR course.

“It is quite simply unacceptable that most families are denied a right, allowed in theory by the Law on Public Education (LIP), but denied to them in practice,” said Jean-Morse-Chevrier, League director and President of the Association of Catholic Parents of Quebec (APCQ). “According to the APCQ, the ministry has to amend the instructions it sends to school boards so that public schools grant the same right of exemption from the ERC course as the court has just recognized for private schools.”

The new course was introduced in September, 2009 to replace older courses in Catholic or Protestant religion, or non-religious ethics courses. More than 70 per cent of families had been choosing courses with religious content. Criticism of the new course includes lack of doctrinal content, an emphasis on moral relativism and an over-broad definition of religion, as well as the course’s compulsory nature. Most school boards refused requests for exemption, leading the Drummondville parents to start the court case. Their application for the right to an exemption was refused by the court in September, 2009.

About CCRL

Catholic Civil Rights League (www.ccrl.ca) assists in creating conditions within which Catholic teachings can be better understood, cooperates with other organizations in defending civil rights in Canada, and opposes defamation and discrimination against Catholics on the basis of their beliefs. CCRL was founded in 1985 as an independent lay organization and has chapters across Canada. The Catholic Civil Rights League is a Canadian non-profit organization entirely supported by the generosity of its members.


Further information: CCRL national office : Joanne McGarry, Executive Director, joanne.mcgarry@ccrl.ca or 416-466-8244



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ECR à la Cour suprême : « Espoir pour le droit parental en éducation »


Nous avons reçu ce communiqué émanant de l'Association des parents catholiques du Québec.

Espoir pour le droit parental en éducation

Montréal, le 21 octobre 2010. La Cour Suprême du Canada a accepté  d’entendre la requête des parents de Drummondville qui demandent l’exemption pour leurs enfants du cours d’éthique et culture religieuse (ÉCR). Ces parents contestent l’obligation pour leurs enfants de suivre un programme qui met en cause leurs convictions morales et religieuses.

L’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) se réjouit de cette bonne nouvelle. Jean Morse-Chevrier, présidente de l’APCQ affirme que cette cause est cruciale pour le respect du  droit parental en éducation.

L’APCQ fait partie des groupes préoccupés par l’éducation et la liberté religieuse qui ont appuyé la requête de la famille de Drummondville. L’Association espère intervenir en faveur des parents, avec l’appui de ses membres.

L’APCQ demeure optimiste quant à l’issue de cette revendication en Cour Suprême se référant au récent jugement en Cour Supérieure du Québec qui reconnait au Collège Loyola de Montréal le droit à un programme équivalent à celui contesté (ÉCR). De plus, ce jugement souligne l’incompatibilité du programme ÉCR avec un projet éducatif catholique et le non respect, à travers le caractère obligatoire de ce programme, des droits fondamentaux de liberté de conscience et de religion. Il reconnaît aussi le droit des parents de choisir des enseignements religieux et  moraux selon leurs convictions.

Dans la cause présente qui sera entendue par la Cour Suprême, c’est le projet éducatif des parents eux-mêmes qui est en mis en cause, dans ce qu’il a de plus fondamental, c’est-à-dire l’éducation à la religion et aux valeurs morales et éthiques.

En toute justice, selon l’APCQ, le choix et droit des parents doivent être respectés autant au secteur de l’enseignement publique que privé. 

L’APCQ espère que la Cour Suprême reconnaîtra le droit des parents d’exempter leurs enfants d’enseignements qui vont à l’encontre de leurs convictions.

De plus, l’APCQ espère que la Cour Suprême réaffirmera le rôle subsidiaire de l’école vis-à vis des parents de même que la liberté du choix parental en éducation, un droit fondamental inscrit dans le préambule même de la  Loi sur le ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport :

« Attendu que les parents ont le droit de choisir les établissements qui, selon leur conviction, assurent le mieux le respect des droits de leurs enfants.»

L’APCQ invite tous les parents du Québec à s’informer et prendre conscience de la perte grave de leur droit parental par l’amendement apporté à l’article 41 de la Charte des droits et libertés du Québec, et surtout par l’imposition obligatoire du programme ÉCR à tous les enfants mineurs du Québec durant toute leur scolarité. Selon l’APCQ, l’État doit offrir aux parents des parcours et des options qui respectent l’éducation familiale religieuse et morale, selon la volonté des parents.


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Erreur dans un article de Radio-Canada au sujet du cours ECR devant la Cour suprême


Une erreur s'est glissée dans l'article paru aujourd'hui sur le site de Radio-Canada, localisé au lien suivant: http://www.radio-canada.ca/regions/mauricie/2010/10/21/001-cours-ecr-cour-supreme.shtml

L'article dit :

« La Cour supérieure et la Cour d'appel du Québec ont toutes les deux conclu que le cours d'ECR ne contrevient pas à la Charte ».

C'est inexact. Seul un juge de la Cour supérieure a conclu en ce sens: l'honorable Jean-Guy Dubois, dans le cadre du procès de Drummondville, concernant les écoles PUBLIQUES.

Un autre juge, également de la Cour supérieure, n'est pas du même avis: Gérard Dugré, dans le cadre du procès impliquant le collège PRIVÉ Loyola, de Montréal.


La Cour d'appel a refusé d'entendre le dossier: elle a accueilli la requête en rejet présentée par le Procureur général du Québec. Par conséquent, la Cour d'appel ne s'est pas prononcée sur le fond du dossier, ayant refusé de s'en saisir.

Cette note a été envoyée à Radio-Canada afin que la société d'État fournisse une information précise et complète à ses lecteurs.

Addendum, le 21 octobre à 20 h 30


Radio-Canada a corrigé l'erreur relevée ci-dessus, le texte se lit désormais ainsi :

« Rappelons que le juge Jean-Guy Dubois de la Cour supérieure a statué en août 2009 que le cours d'ECR ne contrevient pas à la Charte des droits et libertés de la personne, puisqu'il fait une présentation globale des diverses religions, sans obliger les élèves à y adhérer.

Dans une autre affaire, celle du collège privé montréalais Loyola High School, le juge Gérard Dugré, de la Cour supérieure du Québec, a statué que l'établissement privé catholique de l'ouest de Montréal est exempté de dispenser le cours d'éthique et de culture religieuse dans une perspective laïque, tel que requis par le ministère de l'Éducation.

La Cour d'appel du Québec a quant à elle refusé d'entendre la cause. »




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La Cour suprême du Canada entendra la cause des parents de Drummondville

On se souviendra que les parents de Drummondville qui avaient intenté un procès à leur commission scolaire parce que celle-ci avait refusé d'exempter leurs enfants mineurs du cours ECR avaient demandé à la Cour suprême du Canada le droit d'en appeler de la décision de la Cour d'appel qui leur avait été défavorable.

La Cour suprême du Canada vient de leur accorder le droit d'être entendu devant le plus haut tribunal de la confédération.

Voici la description du cas faite par la Cour Suprême :

33678 S.L., D.J. c. Commission scolaire des Chênes et Procureur général du Québec (Qc) (Civile) (Autorisation)

Charte canadienne - Liberté de conscience et de religion - Cours obligatoire d’Éthique et culture religieuse exposant aux enfants du primaire et du secondaire les contenus de diverses croyances - Parents de confession catholique invoquant leur liberté de conscience à l’appui d’une demande d’exemption - Refus d’exemption par une lettre identique à celles reçues par des parents de plusieurs autres localités du Québec - Le caractère obligatoire du cours de culture religieuse entre-t-il en conflit avec la liberté de conscience et de religion de ces parents et de leurs enfants? - Le conseil des commissaires a-t-il abdiqué sa juridiction en affirmant qu’il devait appliquer le programme et que l’argumentation juridique des parents n’était pas de son ressort? - La commission scolaire a-t-elle pris sa décision sous la dictée de la ministre de l’Éducation, celle-ci ayant déclaré publiquement qu’il n’y aurait aucune exemption et les faits indiquant qu’il n’y en eut aucune? - La Cour d’appel a-t-elle erré en droit en ne redressant pas la décision judiciaire ayant refusé de déclarer l’atteinte à des droits fondamentaux et de réviser la décision administrative? - La Cour d’appel a-t-elle erré en droit en prétendant que l’appel était devenu théorique selon ce qu’elle estimait être la situation scolaire des enfants au moment de sa décision? - Loi constitutionnelle de 1982, art. 2 - Charte des droits et libertés de la personne, L.R.Q. ch. C-12, art. 3 et 41 - Loi sur l’instruction publique, L.R.Q. ch. I-13.1, art. 222.

En mai 2008, le programme d’Éthique et culture religieuse devient obligatoire au Québec. Les demandeurs ont alors un enfant en première année au primaire et l’autre en secondaire IV, ce dernier ayant eu l’occasion de suivre le cours. Ils écrivent aux deux directions d’école pour demander que leurs enfants soient exemptés. Le motif invoqué est le préjudice grave, au sens de l’art. 222 de la Loi sur l’instruction publique, soit une perturbation due au contact forcé et prématuré avec une série de croyances dont la plupart ne sont pas compatibles avec celles de la famille, ainsi que l’atteinte à la foi religieuse des membres de cette famille. La commission scolaire refuse l’exemption, dans les mêmes termes que ceux d’autres commissions saisies de demandes semblables. La ministre de l’Éducation avait annoncé publiquement qu’il n’y aurait pas d’exemption.

Rappel : les motifs de la demande d’autorisation de pourvoi.





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mardi 19 octobre 2010

Pour Québec solidaire, les cours ECR posent problème

Dans un communiqué publié aujourd'hui, Québec solidaire (QS) mentionne les cours ECR comme un problème à résoudre...

En effet, tout en critiquant le projet de loi 94 sur les demandes d'accommodements dans les institutions publiques, QS mentionne ces autres priorités « laïques » : « Bien d'autres questions doivent être discutées : le financement des écoles privées, religieuses ou non, la place des symboles religieux dans les institutions publiques, les cours d'éthique et culture religieuse, le port de signes religieux dans la fonction publique ».

Il s'agit d'une mention laconique, mais qui tranche avec l'appui passé de Québec solidaire. Le 11 novembre 2008, lors de la campagne électorale, le Journal de Sherbrooke nous avait appris que Québec Solidaire était en faveur du maintien du cours d’éthique et de culture religieuse.

Le candidat de QS dans Sherbrooke, Christian Bibeau, avait alors affirmé que QS contrairement à l'ADQ était pour le maintien du cours programme ECR : « Le parti de M. Dumont cherche à mettre l'accent sur la confrontation plutôt que sur la compréhension et l'ouverture. Nous vivons dans un monde où les frontières tombent. Il faut donc que nous soyons tous rassemblés dans un esprit de cohésion ».




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jeudi 14 octobre 2010

La déséducation


La bande-annonce ci-dessus circule sur Internet depuis quelques jours. « Un jeune enseignant lèvera le masque d'une des plus grandes supercheries de l'histoire », promet-on. La série Web La Déséducation sera lancée fin octobre, elle tire à bout portant sur le système scolaire et ses ratés. On y retrouve des professeurs comme Émile Robichaud (opposé aux nouveaux programmes d'histoire et d'éthique et culture religieuse) et Georges Leroux (ardent défenseur de l'imposition cours d'éthique et de culture religieuse introduit par la réforme pédagogique, cours ECR au contenu prescrit pourtant très pauvre).

Ce jeune enseignant affirme avoir été désillusionné dès son premier cours à l'Université du Québec à Rimouski, alors qu'il venait de s'inscrire au baccalauréat en enseignement. « Dès les premières heures, j'ai compris que quelque chose ne tournait pas rond », lance-t-il à la journaliste du Soleil qui l,a contacté.

Des cours qui n'étaient pas à la hauteur, des étudiants peu motivés, beaucoup de nivellement par le bas... Le choc est brutal, raconte cet enseignant qui se décrit comme un passionné. « Ces quatre années d'université ont été comme 20 ans de pénitencier », dit-il.

Il persévère néanmoins et fait ses premières armes comme prof dans une école primaire. « C'est à ce moment que j'ai vraiment commencé à me questionner. Il y avait beaucoup de laisser-aller autour de moi, des enseignants envers les élèves. Je voyais beaucoup d'inertie et c'est venu me chercher profondément. Ç'a été le déclencheur principal », raconte-t-il.

Le jeune enseignant, qui avait déjà touché à la caméra au cégep, commence alors à rêver d'un documentaire qui dénoncerait la « déséducation » qui ronge le réseau scolaire. Un mal qu'il définit comme «la propagation d'une ignorance programmée et structurée pour tenir les personnes en état d'inconscience».

Trois ans plus tard, le documentaire est devenu une série Web de 16 épisodes, d'une quinzaine de minutes chacun. Les premières capsules traceront un portrait sombre du réseau de l'éducation, à commencer par la formation des enseignants, alors que les derniers épisodes présenteront des pistes de solution. Une centaine de personnes - enseignants, parents et intervenants du préscolaire à l'université - ont été interrogées.




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Le Réseau Liberté-Québec et l'Éducation ?



Ci-dessus, Johanne Marcotte chez Mario Dumont au sujet de la conférence que le Réseau Liberté Québec organise le 23 octobre 2010 à Québec. Ezra Levant sera l'orateur d'honneur. Pour en savoir plus sur Ezra Levant et Mark Steyn et leurs déboires avec les Commissions des droits de la personne au Canada, lire « Extirper l'hérésie et le blasphème » ?

Malheureusement, l'éducation ne semble pas être une des priorités du RLQ. Nous nous rendrons à la conférence du RLQ pour en apprendre plus sur sa vision en matière d'enseignement.




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mercredi 13 octobre 2010

Bock-Côté sur l'approche comptable en éducation

Texte intéressant de Mathieu Bock-Côté paru dans le journal 24h. Cette semaine, il analyse une tentation qui pourrait rapidement s'emparer du « nouveau parti » dont parle la rumeur publique : la tentation des « vraies affaires ».

« La rumeur concernant la création d’un nouveau parti sous la direction de François Legault s’est emparée des médias. Jusqu’ici, on en sait peu de choses, sinon qu’il évacuera la question nationale pour s’occuper des « vraies affaires », comme les finances publiques, l’éducation et la santé.
Pour plusieurs, il y a là la possibilité d’un déblocage attendu de la politique québécoise. Et c’est un fait que prédomine actuellement au Québec une morosité sans précédent dont l’impuissance politique est la cause et le cynisme la conséquence la plus visible.
Mais ce nouveau parti errera s’il se contente d’une approche étroitement comptable, comme si la politique était une entreprise strictement gestionnaire. Le renouveau dont a besoin le Québec est bien plus considérable.
Prenons l’exemple de l’éducation. Selon le discours officiel, le seul problème serait celui d’un financement insuffisant. Quelques milliards de plus, et tout irait mieux. C’est la solution des syndicats et des bureaucrates du ministère.
Cela est évidemment insensé. Le problème en est plutôt un de philosophie. C’est la conception dominante de l’école qu’il faut remettre en question, où l’autorité est bafouée, où les connaissances sont dévaluées, où la pédagogie égalitaire de l’estime de soi domine tout.
On pourrait généraliser ce constat. Notre société dévalorise le bon sens et survalorise une technocratie supposément éclairée pour résoudre les problèmes qu’elle a elle-même créés. À ce niveau, que les technocrates soient au centre-gauche ou au centre-droit change peu de choses.
Il nous faut moins nous convertir aux solutions comptables que réhabiliter des valeurs comme l’excellence, le mérite, l’effort, la responsabilité individuelle et l’enracinement national sans lesquelles les meilleures des politiques ne valent rien. Bien gérer importe. Mais bien gérer ne suffit pas.
Cela nous amène à la question nationale. La rumeur dit que ce parti n’entend pas inscrire la souveraineté à son agenda. Fort bien. Mais il y a une différence entre opérer un repli stratégique et oblitérer une question vitale au cœur de l’expérience historique québécoise.
D’ailleurs, la question nationale se transforme. Elle ne pose plus seulement la place du Québec dans le Canada mais aussi des Québécois francophones au Québec, pour assurer la défense de leur identité contre la religion des chartes et de l’accommodement. La question nationale n’est pas une « fausse affaire ».
La chose est claire : si ce nouveau parti réduit les « vraies affaires » aux seules affaires comptables, il ne parviendra pas à prendre son envol. Il échouera. »

Bock Coté est revenu plus longuement sur la question dans la revue L'Action nationale. Il y montre comment le créneau que pourrait occuper un nouveau parti est moins celui du « centre-droit gestionnaire » que d'un conservatisme authentiquement québécois. Extraits :

« la révolte électorale de 2002 dévoilait la disponibilité de l’électorat nationaliste pour une nouvelle offre politique, moins marquée à gauche, et favorablement disposé envers la critique de l’héritage de la Révolution tranquille. Les partielles de 2002 ont surtout révélé une première fissure dans l’espace politique associé à la culture politique post-référendaire, de plus en plus décroché des préoccupations populaires ne se retrouvant plus dans les termes habituels du débat public.
Ce malaise populaire n’était pourtant pas réductible à la remise en question du modèle québécois. D’ailleurs, il n’est parvenu à prendre forme électoralement qu’au moment de la crise des accommodements raisonnables. À la différence d’un PQ versé dans le souverainisme hypermoderne, l’ADQ de 2006-2007 a su investir le nationalisme d’une charge culturellement conservatrice, moins porté sur une critique aseptisée du fédéralisme que sur celle d’un multiculturalisme relayé par les élites québécoises.
La crise des accommodements raisonnables mettait en scène la fracture profonde entre l’espace public et la mutation conservatrice des préférences populaires. En fait, elle représentait l’expression la plus radicale d’un malaise culturel et politique plus profond, d’une révolte du sens commun, qui n’est pas sans lien avec les ratés de la modernisation québécoise et le progressisme culturel obligatoire qui domine médiatiquement. Elle annonçait la possibilité d’une recomposition à grande échelle de la politique québécoise.
Malgré le retour à un bipartisme de façade en 2008, le malaise québécois ne s’est pas résorbé : il a plutôt pris la forme de l’abstention. L’offre électorale ne correspond plus à la demande politique. L’espace public inhibe le débat politique davantage qu’il ne le met en scène. On comprend pourquoi se développe alors un sentiment d’impuissance politique dont le cynisme actuel est la conséquence bien davantage que la cause.
[...]
De ce point de vue, on peut comprendre l’exaspération de plusieurs envers le Parti Québécois. À sa fondation, ce parti s’est constitué à la manière d’une coalition. Il ne l’est plus depuis longtemps. Prisonnier d’alliances syndicales, communautaires et bureaucratiques, il se laisse aussi intimider par la rectitude politique dominante qui l’empêche de s’aventurer sérieusement sur la question identitaire, sinon de manière strictement rhétorique. Il ne parvient plus à coaliser les nationalistes et plusieurs d’entre eux n’y voient plus un véhicule approprié pour rassembler la grande famille du Québec d’abord.
[...]
D’ailleurs, le « centre-droit » fait souvent concurrence à la gauche dans le modernisme social et culturel. Le centre-droit tel qu’on se l’imagine dans les médias est une forme de désaccord poli mais tolérable avec le système idéologique dominant, qu’on se propose d’amender discrètement sans le congédier. Mais si le social-libéralisme a beaucoup de chroniqueurs, il a peu d’électeurs. S’il s’agit seulement de flexibiliser le modèle québécois sans remettre en question son progressisme culturel dont le désastre de l’éducation est probablement le meilleur exemple, on se demande bien pourquoi les néolucides ne vont pas simplement s’investir au PLQ.
[Note du carnet : ou à l'ADQ dont des rumeurs persistantes veulent que des nouveaux venus du PLQ peu contents des derniers scandales qui affecte le PLQ veulent refonder l'ADQ en un parti de « centre-droit » moderne, bref un PLQ sans les scandales.]
[...]  »





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mardi 12 octobre 2010

Échec massif des futurs enseignants au test de français

Les futurs enseignants formés dans les facultés d'éducation du Québec continuent d'échouer massivement au test de français donnant accès à la profession, une situation qui révèle de sérieuses lacunes dans les notions qu'on leur a inculquées à l'école secondaire et au cégep, estiment plusieurs observateurs.

À l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), pas moins de 71 % des étudiants qui se sont présentés au Test de certification en français écrit pour l'enseignement (TECFÉE), en mai dernier, y ont échoué.

C'était la première fois que ces étudiants passaient ce fameux test, qui a été implanté en 2008 dans toutes les universités de la province. Le taux de réussite s'améliore cependant au fur et à mesure que les futurs enseignants bénéficient de cours d'appoint et repassent le même examen.

Taux de passage au TECFÉE

Voici les taux de réussite observés au TECFÉE dans quelques universités, lors de la plus récente passation du test :
Des programmes moins forts que d'autres

L'été 2010, l'Université Laval a détaillé les résultats pour chacun de ses programmes d'enseignement. Voici ceux pour lesquels les résultats sont les plus faibles.

Musique : 33 % de réussite.

Éducation physique : 38,1 % de réussite.

Arts plastiques : 50 % de réussite.

Sciences et technologie : 56,3 %.

Enseignement préscolaire et primaire : 60,3 %.


Source 

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Témoignage sur la réforme de l’enseignement des sciences

Témoignage intéressant de Reynald Du Berger, un ancien professeur de Université du Québec à Chicoutimi où il a enseigné la géologie pendant trente ans.

« Dans le cadre d’une journée pédagogique organisée à leur intention par leur commission scolaire, j’enseignais les sciences de la Terre vendredi dernier à des enseignants en sciences au secondaire. Sur 18 enseignants, il y avait 14 femmes, ratio qui m’a étonné. Se pourrait-il que les garçons soient moins attirés que les filles par cette profession d’enseignant en sciences au secondaire ? C’était pourtant l’inverse autrefois.

La plupart d’entre elles avaient une formation de base en biologie ou en enseignement de la biologie. Certaines m’ont exprimé leur désarroi et même leur angoisse face à la réforme scolaire qui leur est imposée. Les notions de géologie qu’elles devront enseigner sont saupoudrées sur plusieurs niveaux ou cycles de formation et distribuées à travers différentes matières. Autrement dit, il n’y a pas de cours de géologie comme tel mais plutôt des « enseignements » en géologie. De plus, cet enseignement sera confié à des enseignants dont la vaste majorité n’ont pas de formation ou encore ont une formation déficiente en géologie. Les sciences sont donc morcelées en modules qui s’interpénètrent et dont l’enseignement est confié à des enseignants qui n’en ont pas nécessairement la maîtrise. Si cette fragmentation et dispersion se poursuivent, on peut entrevoir que bientôt, le principe d’Archimède sera une « notion » qui sera enseignée en piscine par une biologiste dans le cours d’éducation physique qui lui aura été imposé comme partie de sa charge d’enseignement pour des raisons syndicales ! Je caricature à peine les aberrations où nous mènent notre système d’éducation québécois et sa réforme.

Il y a quatre ans, la Suisse, par référendum, rejetait massivement cette réforme qu’elle avait engendrée quelques années auparavant et qui servait pourtant de modèle à plusieurs pays. Les Suisses ont donc exprimé leur ras-le-bol de ces acrobaties pédagogiques qu’on leur impose, tout comme ici, depuis les années 1970. Ils ont voté pour « retourner en arrière » , pour retrouver les bonnes vieilles matières de base d’autrefois, comme aussi les bulletins de notes chiffrés, les moyennes de classe, la promotion annuelle. »

Suite ici




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