mardi 6 avril 2010

Espagne — des centaines d'étudiants manifestent contre la mixité

À Madrid, plusieurs centaines d'étudiants espagnols d'universités privées non-mixtes ont manifesté bruyamment dans la rue mardi 23 mars, nous apprend le journal de gauche El Pais. Pour réclamer la mixité ? Non, pour la rejeter ! Le recteur de la prestigieuse université madrilène de Complutense a annoncé que trois collèges publics qui séparent encore les sexes allaient devenir mixtes, provoquant une révolte conservatrice des étudiants.

Les étudiants scandaient des slogans comme « Nous payons, nous décidons ! ». Quand le recteur de Complutense est sorti, il fut accueilli sous les cris de « démission, démission ! »



Les étudiants ne se plaignaient pas uniquement de la mixité, mais également de l'état lamentable des résidences universitaires (voir la vidéo ci-dessous en espagnol). Plusieurs étudiants se plaignent aussi du manque de consultation dans cette décision d'imposer la mixité.




La plupart des des universités espagnoles sont devenues mixtes dans les années 1960, avec une seconde vague dans les années 1970-1980, sans problème particulier. Aujourd'hui, certains sont incrédules devant cette rebellion inattendue. « J'y ai réfléchi toute la journée et je ne comprends toujours pas ! », a déclaré le président de l'Association des facultés et résidences universitaires publiques.

« Cela prend racine dans une vieille tradition, présente sur tous les continents chez les adolescents et post-adolescents », selon le sociologue Mariano Fernandez Enguita. « Il s'agit d'espèces de rites initiatiques en bande de même sexe qui marquent les débuts de la jeunesse. »

Interrogée par le journal de gauche, El Pais, Anne-Marie Reboul, directrice du collège Teresa de Jesus, l'une des facultés concernées, explique : « Leur argument principal est qu'avec la mixité, ils perdraient leur identité. Mais si on leur pose la question de ce qu'est cette identité, ils ont du mal à la définir. »

Cela n'exclut pourtant pas l'existence d'une telle identité. On sait ainsi que les gens sentent mieux qu'ils ne peuvent définir. La beauté est difficilement définissable en termes précis par le commun des mortels n'existe-t-elle pas pour autant ?

Le recteur de la Complutense, Carlos Berzosa, trouve cette opposition « horrible ». Pour lui, c'est incompréhensible, mai 1968 a commencé parce que les garçons n'avaient pas accès aux dortoirs des filles. En 2010, à Madrid on fait l'inverse, on « retourne en arrière » a-t-il déclaré à l'antenne d'Europapress.

Éric Zemmour revient sur ces mêmes incidents de 1968 et les protestations madrilènes :











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lundi 5 avril 2010

Nigéria — la religion est-elle responsable des massacres ?




L'africaniste Bernard Lugan commente les derniers événements au Nigéria






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Supplément éthique — Inviter les médias à un traitement plus déontologique sur la pédophilie et l'Église catholique

Texte intéressant sur Rue 89 (site assez à gauche) au sujet de l'affaire de la pédophilie et de l'Église catholique. Affaire qui semble être montée en épingle par certains journalistes et journaux comme le New York Times et fidèlement relayée par d'autres.

Les révélations en cascades sur les affaires de pédophilie un peu partout dans le monde, et cette semaine encore en France, donnent lieu à un certain traitement par la presse -ou une partie de la presse.

De multiples affaires, en des lieux différents, à des dates diverses, à divers degrés de gravité, deviennent, sur le mode journalistique du feuilleton, UNE affaire : celle de la pédophilie dans l'Église catholique.

Ce traitement est-il mesuré ? Prend-il en compte l'ensemble des données ? Fait-il justice à une réalité multiple ? Ecoute-t-on de la même oreille tous les protagonistes ? Assurément non.

À partir de ces affaires, beaucoup de commentateurs, relayés par des caricaturistes, ont-ils émis des jugements outrageants et péremptoires ? En ont-ils tiré des conclusions définitivement négatives sur l'Eglise catholique et sur son chef, le pape ? Assurément oui.

Il ne s'agit pas de pointer les manquements ou les fautes de la presse en général : ce serait faire, en miroir, la même chose qu'elle : UNE affaire.

Il s'agit simplement, par la parole, une parole claire et mesurée, forte au milieu des invectives et des amalgames, d'en appeler à la vérité. C'est le sens de ce texte volontairement bref [l'« Appel à la vérité », ndlr] qui ne glose pas, qui dit en peu de mots, non pas l'appartenance à un parti, à une corporation, mais une confiance dans la foi et l'amour.

Ce ne sont pas les victimes qui crient le plus fort

Ce n'est pas à une institution que nous adhérons. De celle-là et de ses prêtres, nous savons bien la faillibilité, le péché. C'est à la foi et à l'amour dont l'Église, à nos yeux, est et demeure, par le Christ, la dépositaire.

Dire cette foi et cet amour à l'instant même ou s'affirme le scandale de la pédophilie -du non-amour absolu- et l'indignité de certains ecclésiastiques, est le défi que nous devons, dans la douleur, dans la compassion, mais pas dans le doute, relever.

Remarquons-le : ce ne sont pas les victimes qui crient le plus fort. Elles, elles demandent légitimement justice et réparation. Les cris et les invectives viennent d'ailleurs, de ceux qui s'improvisent accusateurs publics et rêvent de faire eux-mêmes justice.

Qualifier le procès d'expéditif est un euphémisme : on décrète une culpabilité forcément collective, conséquence directe de l'organisation hiérarchique de l'institution ecclésiale.

Mais dénoncer ces amalgames et cette négativité ne suffit pas.

Il faut encore donner de la voix, ne pas la laisser recouvrir par la rumeur, la malveillance systématique, la brutale moquerie, l'appel au lynchage. Et en même temps, il faut refuser de se retrancher, loin de la plainte et de la souffrance des victimes, derrière les hauts murs d'une forteresse assiégée…

Car quoi qu'on dise, quoi qu'on répète à l'envi, l'Eglise est ouverte sur le monde, elle est à son écoute, plus qu'aucune autre institution humaine. Ses règles et ses lois, sa tradition, ne visent pas au maintien de quelque hégémonie ou pouvoir qui s'exercerait en sa propre faveur.

Conformément à l'enseignement de saint Paul, c'est sa faiblesse même qui est sa force. De même, elle ne prétend pas, sur le plan humain, à un savoir absolu, mais en revanche, elle sait que sa vocation est entièrement tournée vers le Bien, pas le sien mais celui de l'homme.

La comparaison avec l'antisémitisme n'est pas la position de l'Église

Elle sait sur quelle pierre elle est bâtie, selon quelle Révélation et selon quelle parole de vérité elle vit et agit.<

Cette vie et cette action ne sont pas à l'abri du Mal, sous toutes ses formes.

Pas non plus à l'abri des paroles hâtives, comme celle de ce prédicateur de la Maison pontificale, établissant un désolant parallèle entre les attaques contre l'Église dans les affaires de pédophilie et l'antisémitisme, dans son homélie lors de la messe de la Passion.

Depuis, le Vatican a précisé que ces paroles ne pouvaient en aucun cas définir la position de l'Eglise et l'auteur de ces paroles, le père Catalamessa, s'est excusé. Mais les lois de l'emballement médiatique sont rudes, intangibles : on retiendra à charge le faux-pas et on oubliera les mises au point…

Ce qu'on nomme la « sainteté » de l'Église se manifeste, comme le soulignait le père Varillon, en ceci qu'elle ne redoute pas d'être souillée par le contact des pécheurs.
« Si elle les fuyait, si elle tendait à se constituer, loin d'eux, en communauté des prédestinés, elle ressemblerait plus aux Pharisiens qu'à Celui qui, pour cela même, les fustigea. »
L'Église n'est ni aveugle, ni naïve

Appartenir à l'Église du Christ, c'est savoir (apprendre) que cette Eglise n'est pas une communauté de « parfaits ». Et que d'ailleurs, elle ne s'est jamais prétendue telle.

L'Église est donc cet espace où le mal, en tous ses visages, en tous ses masques, est repéré, connu, reconnu, condamné. Le silence qui a pu prévaloir, en certains lieux, à certains moments, ce silence qui est si violemment et si clairement récusé par le pape (et par les évêques de France), contredit cette connaissance.

De grâce, que l'on fasse crédit à l'Église de n'être ni sotte ni naïve, ni aveugle !

Patrick Kéchichian a signé cet « appel à la vérité », un texte « d'intellectuels, journalistes, artistes et personnalités de la société civile, chrétiens ou non chrétiens » invitant les médias à un traitement plus déontologique des affaires de pédophilie au sein de l'Eglise catholique.






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Pour Richard Martineau, « Tout est relatif » dans le cours ECR

Richard Martineau revient dans sa dernière chronique sur le controversé cours d'éthique et de culture religieuse imposé par le gouvernement à tous les élèves québécois.


Avez-vous déjà ouvert un cahier d'exercices du cours d'éthique et de culture religieuse ?

On y trouve de jolies perles.

Par exemple, dans le Fascicule B du cahier d'exercices destiné aux étudiants de secondaire 2, on propose une série de sujets de recherche à effectuer.

Je vous en transmets quelques-uns, vous allez voir, c'est assez croustillant...

LA FÊTE DES COULEURS AUTOMNALES

« Dans votre école, quel aspect du vécu scolaire devrait-on adopter pour que chacun et chacune se sente respecté dans ses droits ? (Exemple : avoir un local aménagé pour la réflexion ou la prière pour ceux et celles qui le désirent...) »

« Y a-t-il des modifications concernant les congés fériés que l'on pourrait faire et qui permettraient à tout le monde de se sentir intégré? (Exemple : renommer la fête de l'Action de grâces en octobre  fête des couleurs automnales ...) »

« Dans votre école, quel aspect du règlement scolaire ou du code de vie devrait-on inclure concernant l'habillement et qui respecterait la diversité culturelle et le pluralisme religieux ? (Exemple: on permet le port du voile musulman pour les filles et on tolère la casquette pour les garçons, mais en restreignant leur usage à des endroits particuliers dans l'école...) »

Ce dernier sujet est particulièrement révélateur du relativisme dans lequel baigne ce cours controversé. En effet, on met un pied d'égalité le voile islamique (signe de soumission) et la casquette !

Vous en connaissez beaucoup, vous, des pays où les hommes sont fouettés et lapidés parce qu'ils ne portent pas de casquette des Expos?

Il faut vraiment être crétin pour établir une équivalence entre ces deux signes vestimentaires !

Mais, bon, ça va dans le sens du programme: tout est égal, tout s'équivaut, il faut tout comprendre et tout accepter...






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samedi 3 avril 2010

C'était bien la peine d'être le témoin gouvernemental pour imposer le cours ECR !

On se rappellera que Gilles Routhier est ce témoin gouvernemental embauché par les avocats du Monopole de l'Éducation pour empêcher deux parents catholiques d'obtenir une exemption au cours d'éthique et de culture religion.

Il a également défendu publiquement le point de vue selon lequel l'Église doit vivre sa Pâques et sa mort en quelque sorte. Il est professeur d'université et enseignerait sa théologie à l'Université Laval. Le juge Dubois s'est longuement appuyé sur le témoignage Gilles Routhier, témoignage qui frisait la malhonnêteté intellectuelle selon le théologien et éthicien Guy Durand, pour débouter en première instance les parents de Drummondville qui demandaient que leurs enfants soient exemptés du cours d'éthique et culture religieuse.

Voilà maintenant que la Presse nous apprend qu'il ne pense pas que le nouveau cours ECR éveillera les élèves à la spiritualité. C'était bien la peine d'empêcher — en se portant volontaire à titre de témoin gouvernemental — des parents catholiques d'en soustraire leurs enfants puisqu'eux pensaient au contraire que le nouveau cours était néfaste à la transmission de la foi ! Il y a des examens de conscience qui se perdent...

Voici donc l'extrait de l'article de La Presse :
Selon Gilles Routhier, théologien à l'Université de Montréal, ce chiffre indique que les institutions ne sont plus les lieux où la population apprend à être catholique. « C'est beaucoup plus dans la culture qu'à l'école ou à l'église, dit M. Routhier. Je ne mets donc pas trop le salut dans le nouveau cours. Là où on apprend les choses, c'est à travers les produits culturels, la dissémination dans la culture. Il y a 30 ou 40 ans, c'était à travers l'église, l'école et la famille. Ce qui m'apparaît de plus en plus manifeste, c'est que les institutions ne contrôlent plus le message. On est presque rendu comme au moment du ministère public de Jésus. Les gens s'interrogent. Jésus demandait parfois à ses disciples comment les gens le percevaient. On revient dans cette position, au débat. »
Notons que le même Gilles Routhier s'était déjà demandé — après le procès où il servit le gouvernement — si le programme ECR n'était pas relativiste, le débat était ouvert selon lui.

Quant au très controversé Raymond Gravel, il fonde ses espoirs sur le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse : «C'est un élément fondamental du dogme catholique», déplore Raymond Gravel, prêtre du diocèse de Joliette. «Je fais parfois des séances de discussion avec des groupes catholiques et ça me renverse toujours de voir combien les gens sont mal informés. Plusieurs personnes croient aussi en la réincarnation! J'espère que le nouveau cours d'éthique et culture religieuse informera mieux les jeunes.»

On se demande si Raymond Gravel a lu les manuels et vu à quel point il y a peu de contenu doctrinal chrétien ou même d'extraits des évangiles... Rappelons que les professeurs doivent plutôt se concentrer sur le « phénomène religieux » (les rites, les interdits alimentaires, les objets, l'architecture) et que le reste est vraiment optionnel et partagé entre plusieurs courants religieux et même l'athéisme à la fin du secondaire. Enfin, la culture religieuse n'est qu'un volet du cours ECR, l'autre étant l'éthique (qui n'enseigne pas de morale sauf l'ouverture et le dialogue tolérant).

On apprend aussi dans l'article que les jeunes se disent de plus en plus athées, agnostiques et sans religion. On se demande bien si l'école québécoise laïque et ses professeurs y seraient pour quelque chose...

Pour un point de vue plus orthodoxe, lire Claude Ryan contre le Rapport Proulx.






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États-Unis — pédophilie et sévices sexuels dans les écoles américaines

Extrait d'un article de la Gazette de Colorado Springs qui aborde un sujet peu commun dans la presse francophone ces jours-ci.

« On pelote les élèves dans les écoles américaines. On les viole. On leur court après, on les séduit et ils pensent être amoureux, » indiquait un communiqué de presse d'Associated Press en 2007 au sujet d'une enquête que l'agence de presse avait menée pendant un an. L'agence dévoilait également que les administrateurs des écoles publiques transféraient systématiquement les professeurs responsables de ces sévices d'un district scolaire à l'autre.

Selon Carol Shakeshaft, auteur d'une étude pour le ministère de l'Éducation américain et commandé par le Congrès en 2002, « les atteintes et sévices sexuels perpétrés sur les élèves dans les écoles sont probablement 100 fois plus fréquents que ceux commis par des prêtres. »

Sherryll Kraizer, directrice générale du programme Child Safe dont le siège est à Denver, a déclaré à la rédaction de la Gazette qu'il est courant pour les directeurs d'école et les enseignants de ne pas respecter les lois qui les obligent à signaler les atteintes sexuelles.

« Je le vois fréquemment », a déclaré Mme Kraizer, une experte souvent utilisée par les procureurs et les avocats de la défense dans des affaires de pédophilie. « Il y a des lois contre le défaut de déclaration de sévices sexuels, mais la loi n'est presque jamais appliquée. Presque jamais. »


Voir aussi France — Enseignants pédophiles, on n'en parle que depuis récemment.






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vendredi 2 avril 2010

La science climatique à l'école

Article intéressant d'un ancien professeur de l'Université du Québec à Chicoutimi, Reynald Du Berger.

Quand j’étais professeur à l’UQAC, je visitais régulièrement les écoles secondaires de la région du Saguenay Lac-St-Jean car des professeurs de sciences m’invitaient à parler à leurs élèves des tremblements de terre ou des carrières en sciences de la Terre.

Récemment, par l’entremise du programme « Innovateurs à l’école » des enseignantes en sciences d’une école polyvalente de la région de Québec m’invitaient à faire 4 présentations de 75 minutes sur le changement climatique devant leurs élèves de secondaire IV et V.

J’avais omis de signaler aux enseignantes mon « orientation climatique », ce qui n’est pas dans mon habitude, et contre mes principes, car le plus souvent, je présente d’abord mon exposé aux enseignants avant de le livrer à leurs élèves, d’abord question de respect et aussi afin de ne pas les heurter ni aller à l’encontre de leur enseignement. Cette fois, j’avais pris un risque.

Mon exposé s’intitule « La science défaillante et la religion florissante du changement climatique ». Ça peut donc se présenter aussi bien dans le cadre d’un cours de sciences que dans celui du nouveau cours d’éthique et culture religieuse. D’entrée de jeu, je leur dis que je ne prétends pas leur révéler la vérité sur les changements climatiques, je veux seulement semer le doute dans leur esprit, sur une question qui était scientifique à l’origine et qui a dérivé vers le politique pour devenir enfin dogmatique.

Je leur expose et explique des faits et données scientifiques dont la plupart découlent de mesures ou d’analyses récentes, qui jettent de sérieux doutes sur les affirmations et conclusions du Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans son rapport le plus récent de 2007. Je leur présente par exemple la «  crosse de hockey » de Mann (graphique partiellement reproduit dans leur manuel à la page 488) et qui prétend montrer l’évolution de la température moyenne du Globe au cours de 1000 dernières années. Je mets en relief la faiblesse des données dendrochronologiques sur lesquelles elle repose, les abus et erreurs de traitements statistiques qu’on leur a fait subir (rigoureusement et habilement mises au jour récemment par deux chercheurs statisticiens canadiens) et les importants et pourtant bien documentés épisodes du Réchauffement [Optimum] médiéval et du Petit âge glaciaire qu’on a sournoisement occultés afin que le « manche » de la crosse demeure suffisamment droit pour que la « palette » de l’influence humaine demeure en relief donc alarmante.



Cette crosse est une vraie crosse en effet, au sens propre français comme au sens figuré québécois. J’expose ensuite les donnés sur lesquelles les modèles du GIEC sont basés en attirant l’attention sur les lacunes, les faiblesses et les sources d’erreurs. Je leur montre enfin les données du satellite ERBE (Earth Radiation Budget Experiment), lesquelles analysées en 2009 par Lindzen du MIT, contredisent totalement les résultats issus des modèles climatiques du GIEC.



Vidéo du professeur Richard Lindzen du MIT, 26 octobre 2009


Je leur montre des photos illustrant la désinformation dans les médias (banquises se disloquant avec fracas issues des spectaculaires films antarctiques de Lemire et des émissions pathétiques commentées par Charles Tisseyre) puis ensuite à leur propre école et c’est alors que je leur demande d’ouvrir leur manuel de sciences à la page 488 où la « palette » de la crosse de hockey est reproduite puis à la page 490 où on leur présente un nounours polaire en larmes, seul et triste sur son petit glaçon à la dérive (c’est la photo qui illustre ce billet), tandis que tout fond autour de lui avec la légende « La fonte de la banquise menace la vie de l’ours polaire…. le glacier qui repose sur le Groenland est aussi en voie de se liquéfier ce qui risque de faire augmenter le niveau de la mer et d’engloutir les zones côtières ».

Je leur présente alors les dernières données sur le Groenland qui montrent que la calotte glaciaire s’y épaissit présentement au rythme « alarmant » de 5,4 cm par année, que la population d’ours polaires telle qu’évaluée par les images satellites est en nette croissance, et que dans certaines régions, on craint même la surpopulation!

On me demande alors d’où viennent ces diagrammes. Sûrement pas de Sélection du Reader’s Digest, ni du magazine l’Actualité, encore moins des délires environnementaux aussi pathétiques que pseudo-scientifiques de Charles « cet-équilibre-fragile » Tisseyre. Elles proviennent de Journal of Geophysical Research ou Geophysical Research Letters ou Nature ou Climate Research, bref des quelques revues scientifiques avec comités de lecture dans lesquelles la majorité des recherches en sciences du climat sont publiées. Et je n’aborde même pas la question de la crédibilité scientifique de Steven Guilbeault, le conseiller officiel de la Ministre de l’environnement, pas plus que celle du Climategate.

À l’aide de l’exemple de la bouteille de Perrier, je leur démontre comment l’augmentation de température fait augmenter le CO2 atmosphérique et non l’inverse.

Je termine sur une leçon d’éthique en recherche scientifique qui rejoint en partie mes propos dans mon premier billet sur ce blogue, dans lequel je dénonçais des collègues biologistes de l’UQAC à qui l’attitude alarmiste et culpabilisante en matière climatique profite lucrativement. Je leur dis que s’il y a une question dans l’examen final du Ministère sur ce sujet, il faut répondre ce qui est dans le manuel et non pas ce que je leur dis, s’ils ne veulent pas avoir zéro… tout comme Galilée a admis devant le tribunal de l’Inquisition que la Terre était immobile et que le soleil tournait autour, pour ne pas avoir zéro lui non plus (ce qui à cette époque correspondait à avoir la tête tranchée) … ils ont éclaté de rire. [Note du carnet : Galilée a surtout perdu son procès parce qu'il ne pouvait prouver sa théorie. Galilée annonçait ainsi qu'il n'y avait qu'une seule marée à Venise, or on savait qu'il y avait deux marées aux pieds des édifices de la Sérénissime ! Au passage, Saint Augustin (354-430) attribuait déjà les marées à la Lune. Voir Galilée et son raisonnement circulaire et ses procès.]

La journaliste et écrivain Véronique Anger vient de publier un article intéressant sur l’Inquisition climatique.

En quittant la classe, je dis à un élève « tu sais, ce manuel, c’est pas la Bible ». Il me répond candidement « je lis pas la Bible non plus »… à quand une vraie réforme ?


Articles connexes :

Gare à l'hystérie climatique, par Richard S. Lindzen du MIT

Phil Jones à la BBC : pas de réchauffement depuis 1995

La police verte

L'unamisme grégaire en sciences

Complément ECR et les questions éthiques liées au climat : L'intox autour des glaciers himalayens






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On a nationalisé nos enfants !

Article de Nathalie Elgrably-Lévy publié hier le 1er avril 2010 dans le Journal de Montréal (p. 23).

L’enseignement religieux dans les écoles indispose. Après l’avoir supprimé dans les écoles publiques, on s’attaque maintenant aux écoles privées subventionnées.

Or, pourquoi pareil acharnement ? À l’instar du réseau public, les écoles privées acceptent de se faire imposer les programmes, l’approche pédagogique, les bulletins et autres directives ministérielles. Elles font l’objet d’inspections et doivent prouver qu’elles se conforment à toutes les exigences.

Certes, les écoles privées sont financées à 60 % par l’État. Toutefois, si l’on considère le degré élevé de standardisation et les rares prérogatives dont jouissent ces établissements, il serait plus honnête de dire que les écoles privées n’existent pas ! On a plutôt l’impression qu’il s’agit d’écoles publiques financées à 40 % par les parents.

Or, pourquoi les parents défraieraient-ils plusieurs milliers de dollars sinon parce que ces établissements répondent à des besoins que écoles publiques laïques négligent ? Certains mettent l’accent sur les sports, ou les langues ; d’autres garantissent un milieu de vie sain ou préparent au baccalauréat français. Évidemment, certains dispensent un enseignement religieux. Pourquoi est-il donc acceptable que des écoles offrent des cours de tout acabit, exception faite des cours de religion ?

On dit que la religion est un choix privé qui ne devrait pas être financé par l’État. La formule, certes ronflante, repose sur une logique boiteuse. Dans notre système étatique, l’argent de nos impôts sert à financer une multitude de programmes et de services que nous n’approuvons pas nécessairement. Les pacifistes paient pour l’armée. Les végétariens subventionnent l’industrie porcine. Des militants pro-vie supportent financièrement les avortements tandis que les impôts de citoyens sans enfants sont destinés à la publication d’un guide sur les devoirs.

À chaque instant, les uns financent les désirs des autres, et on trouve cela normal. Dans le vocabulaire néosocialiste, c’est ce qu’on appelle la « solidarité » ! Or, si la solidarité justifie qu’on finance, par exemple, le festival du cowboy, pourquoi tant d’indignation face à l’enseignement religieux ?

Et puis, rappelons que, dans les faits, l’État ne paie rien. Ce sont les contribuables qui financent tout. Les parents croyants qui souhaitent un enseignement religieux paient aussi leur juste part d’impôt. En vertu de quel principe n’auraient-ils donc pas également droit au service éducatif de leur choix ?

Certes, il est légitime de soumettre tous les élèves de la province à des examens uniformes pour l’enseignement séculaire. C’est un moyen efficace de s’assurer que les objectifs pédagogiques sont atteints. Si les résultats sont probants, en quoi un enseignement religieux additionnel constitue-t-il un problème ?

Mais nos bureaucrates semblent malheureusement plus préoccupés par la méthode que par le résultat. En plus de décider des objectifs communs à respecter, ils veulent imposer leur conception de l’école ainsi que le type d’enseignement qu’ils jugent moralement acceptable. Dans les faits, l’État a volé aux parents la liberté de choisir l’éducation de leurs enfants. La classe politique, convaincue de sa supériorité morale, agit comme si les jeunes Québécois étaient la propriété de l’État et veut imposer sa volonté. C’est la dictature dans l’enseignement !

Or, pourquoi un modèle étatique universel serait-il supérieur à un système où les écoles laïques côtoieraient les écoles confessionnelles ? Une société qui respecte les principes, les convictions et les choix de chacun, sans nuire à personne, serait incontestablement préférable à une société où un groupe impose par la force sa volonté à l’ensemble de la population. Mais nos dirigeants semblent insensibles au gros bon sens. À l’insu des parents, ils ont « nationalisés » la jeunesse québécoise pour assurer le règne de l’école publique laïque. C’est du néosocialisme, et c’est carrément sauvage !

Voir aussi Priorité du PQ : restreindre le choix en éducation ?






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lundi 29 mars 2010

Deux poids, deux mesures ?


Patrice Lagacé revient aussi sur ce silence complice, sur cette minimisation de l'élite médiatique pour protéger un des leurs :

«Imaginez la biographie d'un ancien ministre important. Et là, à la page 151, disons, l'ex-politicien confie ceci à propos d'un garçon de son quartier: «On a parlé un peu, lui et moi, et rapidement, d'une certaine façon, il est devenu mon chum. Il avait 14 ans, mais il n'avait pas 14 ans. Je veux dire qu'il savait ce qu'il faisait.»

Combien de temps, avant l'opprobre?

Ou imaginez une ancienne gloire du hockey publiant sa bio. Et la légende raconterait qu'une fille du voisinage, une fille de 14 ans, lui a fait de l'oeil, qu'elle est devenue, «d'une certaine façon», sa blonde!


Combien de temps avant les mises en échec?

Pas longtemps. Garanti.

C'est pourtant ce que relate André Brassard, metteur en scène de génie, qui a donné vie aux textes de Michel Tremblay, dans sa biographie, Brassard, publiée tout récemment chez Libre Expression.

Et l'aveu est passé totalement sous le radar. Au-delà de l'anecdote, c'est ça qui est consternant. Le silence.

Personne, absolument personne, depuis la publication de la biographie du dramaturge des Belles-soeurs, n'a relevé cet aveu troublant qui le place dangereusement en banlieue de la pédophilie. Malgré ce que Brassard peut en dire, dans le paragraphe suivant.

Pourtant, l'ouvrage a fait l'objet de recensions dans la plupart des grands médias. Pas un mot là-dessus. On astique plutôt la statue du grand homme, sans fausse note.

Pas un mot? Pardon, la bande de Six dans la cité, à Radio-Canada, évoquant la biographie d'André Brassard, en a parlé. Nathalie Petrowski (ma collègue de La Presse) parle de «sa vie très rock and roll», note son arrestation pour détournement de mineurs et souligne la «franchise brutale» du metteur en scène.

«À un moment donné, lance Nathalie, il dit une phrase, je n'en reviens pas, à un moment donné, il a un chum de 14 ans, alors il dit: «Il avait 14 ans. Mais il n'avait pas 14 ans. Il savait ce qu'il faisait.»»

L'anecdote relatée par Nathalie est accueillie par une sorte de haussement d'épaules par ses camarades.

René Homier-Roy utilise une pirouette pour passer à un autre aspect de la biographie d'André Brassard: «Ce qu'il veut dire, c'est que c'était probablement une vieille âme!»

Catherine Perrin: «Il le dit: «Soyons clairs, je ne suis pas pédophile.» Il aime les jeunes garçons. Mais les jeunes garçons qui sont des adultes, dans un sens.»

C'est vrai: dans le paragraphe suivant, Brassard dit qu'il n'est pas intéressé par les enfants. «Je ne suis pas pédophile. Mais disons que les p'tits gars en haut de 16 ans m'ont toujours plu. Tant qu'ils ont du poil.»

Il le dit, Catherine, mais désolé, c'est de l'aveuglement volontaire de prendre ça pour du cash. Seul un psychiatre pourrait nous dire si, cliniquement, Brassard est un pédophile. Votre crédulité ressemble à celle de ces pauvres internautes qui reçoivent des courriels d'appels à l'aide de princesses africaines... et qui leur envoient du fric.

Disons que l'explication de Brassard - «Il savait ce qu'il faisait» - ressemble à s'y méprendre aux explications débiles d'autres pédophiles qui ont dû témoigner dans des causes impliquant des mineurs.

Le seul qui a pourfendu l'aveu de Brassard, c'est Sylvain Bouchard, animateur du FM 93, à Québec. Il a passé un savon, cette semaine, à Six dans la cité, pour délit de complaisance. Je ne peux que constater qu'il a raison.

Mais cette complaisance s'étend à tout le monde, ou presque, dans les médias. Ce n'est pas banal, même si on savait le penchant de Brassard pour les jeunes prostitués: il avoue que les petits gars en haut de 16 ans lui ont toujours plu, sans vergogne. Et la chose passe comme une lettre à la poste!»











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L'Espagne poursuivie par des parents devant la Cour européenne

Trois cents objecteurs de conscience traînent l'Espagne devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour s'opposer à l'imposition par le gouvernement socialiste espagnol de cours obligatoires qu'ils considèrent comme « antichrétiens ».

Les opposants, parmi lesquels on trouve 105 jeunes, ont déclaré que le cours obligatoire d'éducation à la citoyenneté introduit par le gouvernement socialiste espagnol en 2007 viole les droits fondamentaux des parents et de leurs enfants en obligeant les élèves à suivre un cours qui promeut une vision de la sexualité et de l'avortement qui s'oppose à leurs convictions religieuses.

Les opposants se sont tournés vers la CEDH après que 54 000 parents ont porté devant les tribunaux espagnols contre le gouvernement à propos de ces leçons, obligatoires pour les enfants de 10 à 16 ans.

Les familles espagnoles ont été contraintes de faire appel à la CEDH en réponse au manque évident de bonne volonté de la part de l'État espagnol dans un conflit qui duré depuis plusieurs années, a déclaré José Louis Bazan de l'organisme Profesionales por la ética.

La défense des droits fondamentaux des personnes devrait prendre le pas sur l'idéologie soutenue par un gouvernement a affirmé M Bazan.

Pedro Zerolo, figure de proue du mouvement homosexuel en Espagne, et membre du conseil exécutif du parti socialiste au pouvoir a déclaré que le gouvernement continuerait à soutenir une éducation qui promeut « la diversité sexuelle ».

Les plaignants se sont opposés à ce que l'État enseigne que l'homosexualité est une chose normale. Un manuel de 3e année du primaire (8 ans) utilisé en Andalousie dit par exemple que la nature nous a donné un sexe et que nous pouvons l'utiliser avec une autre fille, un autre garçon ou un animal.

Le recours à la CEDH a pour but de forcer l'État espagnol à respecter la neutralité idéologique dans le système éducatif public afin d'éviter toute atteinte aux droits fondamentaux. Les plaignants demandent également une compensation pour préjudice moral.

Les plaignants dans leur requête estiment que les écoles doivent travailler dans un climat serein, consensuel et respectueux de la liberté de tous. Le programme d'Éducation à la citoyenneté a créé une grave fracture dans l'éducation espagnole en raison du manque total de dialogue de la part du gouvernement.

Voir aussi Espagne — les tribunaux régionaux continuent d'accorder le droit d'exemption.






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