mercredi 1 décembre 2021

Démographie — le nombre de naissances se rétablit au Québec

Le rétablissement de la natalité post-confinement (ou post-panique) se poursuit. Le Québec devrait renouer avec un nombre de naissances proche de celui de 2016 en 2021. Le troisième trimestre de 2021 concentre le rattrapage. Voir le graphique ci-dessous établi sur la base des chiffres des 9 premiers mois de chaque année. Ce rétablissement est relatif, car depuis 2016 la population du Québec a crû et la natalité en 2016 était déjà très basse. 


 


 

Billet du 3 novembre 2021

Après une chute importante de la natalité au début de la pandémie de la Covid-19, le nombre de naissances au Québec s’est rétabli. Ce nombre demeure, toutefois, bien inférieur à celui nécessaire pour atteindre le taux de renouvellement de la population.

Si le nombre de naissances était tombé à 55 350 pour les 8 premiers mois de 2020, il est désormais de 56 350 pour les mêmes mois de 2021. Les derniers mois de 2021 (mai à août) concentrent les augmentations les plus fortes. Le Québec retrouve ainsi quasiment le nombre de naissances de 2019 pour les 8 premiers mois de l’année : 56 031. C’est cependant près de 3000 naissances de moins qu’en 2011 (59 003). 

Voir aussi  

Le nombre de mariages célébrés au Québec au plus bas depuis 1903

Québec — Indice de fécondité pour 2020 est tombé à 1,52 enfant/femme, il était de 1,57 en 2019 

Sondage — 67 % des Français s’inquiètent du « grand remplacement » ethnique 

Recensement 2020 aux États-Unis — 5 millions de blancs en moins par rapport à 2010

Disparaître ? de Jacques Houle

La démographie, c’est le destin (le débat, vidéo)  

Canada — Faire passer l’immigration de 300 000 personnes par an à un million 

L’initiative du Siècle (dont un des cofondateurs est Dominic Barton, actuellement ambassadeur du Canada en Chine populaire). En anglais uniquement.

Implosion démographique : y remédier en renouant avec des valeurs qui privilégient descendance et transmission 

Les Canadiens français deviendraient minoritaires au Québec en 2042 (long billet, graphiques)

Espérance de vie baisse chez les hommes en Ontario, en Colombie-Britannique et chez les blancs aux États-Unis 

Suicide : déclin mondial mais augmentation chez les blancs américains

Canada — un pays non blanc vers le milieu de ce siècle ?

Pourquoi le patriarcat a de l’avenir

Le nouvel exode blanc

Éric Kaufmann — Les plus religieux hériteront-ils de la Terre ?   

Le déclin des blancs : rejeter, réprimer, fuir ou métisser ? 

« La planète va se vider de sa population, changeons nos idées reçues » 

Plus de travail, moins de bébés ? Carriérisme contre familisme (c’est une question de priorités, de « valeurs »)

Un pays à très faible fécondité peut-il jamais renouer avec le taux de renouvellement des générations ? (l’exemple de la Géorgie dans le Caucase)

 
 

Disparaître ? de Jacques Houle : Regard franc sur l’immigration

Thilo Sarrazin : pour les médias le changement climatique est plus important que la démographie, pourtant dans un siècle…

Composition de la population belge 2000 à 2021 

La Chine veut réduire le nombre d’avortements réalisés « sans motifs médicaux » 

La population en âge de travailler a déjà baissé dans un quart des pays du monde 

Fécondité et foi — Révolution démographique et transformation des religions dans le monde 

Indice de fécondité dans le monde (2010, 2015, 2020 et début 2021) 

Plus de frères et sœurs ? Plus de chance de se marier et moins de risque de divorcer !

Vaccination des jeunes : faits et « communication gouvernementale »

Faits

Une étude asiatique confirme le risque de myocardite/péricardite aiguë chez les adolescents après la seconde injection Pfizer. 1 garçon sur 2680.

Ceci pour un gain incertain (probablement nul étant donné le caractère bénin de la Covid-19 chez les adolescents). Rappelons que la maladie est très peu dangereuse pour les enfants et ados. Des médecins-scientifiques allemands ont rapporté ce lundi 29 novembre qu'aucun enfant en bonne santé âgé de 5 à 18 ans n'était mort de la Covid en Allemagne au cours des 15 premiers mois de l'épidémie. Pas un. Même en incluant les enfants et les adolescents souffrant de maladies préexistantes, seuls six de cette tranche d'âge sont décédés. L'Allemagne est le plus grand pays d'Europe, avec plus de 80 millions d'habitants, dont environ 10 millions d'enfants et d'adolescents d'âge scolaire. Environ 1,5 million d'enfants ou d'adolescents allemands ont été infectés par Sars-Cov-2 entre mars 2020 et mai 2021.

S’il semble que la Covid-19 induit plus de myocardites/péricardites dans la population infectée (environ 10 fois plus que chez les vaccinés), ce sont des valeurs pour la population en général. Il faudrait voir les valeurs pour les jeunes gens. 

En outre, avec l’augmentation des rappels vaccinaux, ce moindre risque lié à la vaccination peut diminuer d’autant que les injections se multiplient. Une campagne de vaccination touche la grande majorité des jeunes, alors que l’infection en touche nettement moins chaque année (15 % des 5 à 18 ans en 15 mois pour l'Allemagne).

Enfin, vacciner les jeunes contre la Covid-19 c’est ne pas consacrer ces ressources à faire autre chose : s’occuper des vieux, investir dans les hôpitaux, vacciner contre d’autres maladies. « [Dans le monde], plus de 22 millions de nourrissons ont raté leur première dose de vaccin contre la rougeole en 2020, 3 millions de plus qu'en 2019. L'augmentation [...] a été la plus importante en 20 ans,  créant des conditions dangereuses pour que des épidémies se produisent », ont noté le CDC et l'OMS. 

 

Le PDG de Pfizer parle de piqûres de rappel annuelles.

La peur que suscite la COVID-19 chez certaines personnes diminuerait leurs capacités cognitives et leur faculté de raisonnement, a conclu une équipe de chercheurs du Neuro de l’Université McGill dans une étude dévoilée mercredi. Les gens inquiets ont aussi affiché une moins bonne capacité à évaluer les risques, ont noté les chercheurs. «De tels résultats incitent à penser que l’inquiétude provoquée par la COVID-19 semble avoir affecté leurs capacités décisionnelles. Il s’agit d’un élément crucial, susceptible d’influencer les décisions en matière de vaccination», a fait valoir le Neuro. L’étude a été publiée en novembre dans la revue scientifique Plos One.

« Communication gouvernementale »

On imagine qu’elle est axée sur les parents sceptiques, lesquels penseraient que la vaccination transforme leurs enfants en monstre ? N’assiste-t-on pas à l’infantilisation des parents considérés comme des demeurés ?

Il faut sans doute occuper les esprits, donner l’impression de faire quelque chose, détourner l’attention du scandale des CHSLD. Rappelons que 5700 aînés sont décédés lors de la première vague de la Covid-19 dans des institutions de soins gérées par le gouvernement. « Les “copies de secours” des rapports d’inspection de CHSLD retrouvées par le gouvernement ne ressemblent pas aux versions originales », selon Radio-Canada.

Les placements publicitaires liés à la Covid-19 de la CAQ de François Legault ont atteint les 200 M$ en septembre dernier, dépassant de loin toutes les autres administrations provinciales ou même le fédéral.

Voir aussi

États-Unis — Les Démocrates exagèrent nettement plus les effets de la Covid-19 que les Républicains 

Vaccins : jouons-nous aux apprentis sorciers ? 

Dernières nouvelles sur la Covid-19 

La Presse élimine un texte du docteur René Lavigueur contre la vaccination des enfants publié la veille (m à j)

 

mardi 30 novembre 2021

Les étudiants internationaux: nouveau vecteur d’anglicisation du Québec

En l’espace de quelques années, Frédéric Lacroix s’est imposé comme un des chercheurs les plus perspicaces et les plus écoutés quand vient le temps d’analyser la situation du français au Québec. Et depuis quelque temps, il nous met en garde contre le rôle des institutions d’enseignement supérieur dans l’anglicisation du Québec. Le problème est bien plus grave qu’il n’y paraît, comme il nous l’explique dans ce grand entretien qui analyse dans toutes ses dimensions le problème.

Mathieu Bock-Côté. — Que se passe-t-il avec les étudiants étrangers au Québec ? Car à vous entendre depuis quelque temps, la situation semble alarmante.

Frédéric Lacroix. — Le Devoir révélait, dans un article du 19 novembre dernier, qu’Ottawa refusait de plus en plus d’accorder des permis d’études temporaires à des étudiants francophones pourtant dûment acceptés par des institutions d’enseignement québécoises. Ces refus semblent cibler surtout les étudiants originaires d’Afrique, malgré des dossiers répondant à toutes les exigences. Ainsi, en moins de deux ans, Ottawa a refusé des permis à 35 642 étudiants originaires d’Afrique. Le taux de refus de permis au Québec par Ottawa oscille entre 61 et 52 % dans les dernières années, soit de 15 à 20 points de plus que le taux moyen de refus ailleurs au Canada. Encore mieux : le taux de refus au Québec est plus élevé que celui qui est hors Québec pour des étudiants originaires des mêmes pays d’Afrique. Il est difficile d’éviter d’en arriver à la conclusion que ce que les services d’immigration canadiens n’aiment pas, c’est le fait que ces étudiants se destinent à des études en français au Québec.

A contrario, les étudiants anglophones, dont le nombre augmente exponentiellement au Québec depuis des années, sont accueillis à bras ouverts par Ottawa. En 2020, par exemple, 24 042 permis ont été décernés à des étudiants originaires de l’Inde, ce qui constitue 69 % de tous les permis d’études au Québec cette année-là. Où vont étudier ces Indiens ? Massivement, dans le réseau collégial privé de langue anglaise. Tout porte donc à croire qu’Ottawa exerce une discrimination flagrante envers les étudiants qui souhaitent venir étudier en français au Québec.

Dans les dernières années, il y a eu un revirement spectaculaire dans la fréquentation des institutions d’enseignement québécoises par les étudiants étrangers. Alors qu’auparavant, la majorité des étudiants étrangers au collégial, par exemple, étaient inscrits dans les cégeps de langue française, c’est maintenant l’inverse : la majorité des étudiants étrangers sont inscrits dans les institutions de langue anglaise. Ce revirement majeur s’est produit en douce, sans faire de vagues, presque en cachette.

La figure suivante illustre l’évolution dans le temps de la proportion des étudiants internationaux qui sont inscrits dans un cégep de langue anglaise au Québec (source).

Face à ce revirement, l’absence de réaction du gouvernement du Québec est frappante. On se rappellera qu’à la suite des arrestations de certains dirigeants de collèges privés ou d’agences de recrutement d’étudiants étrangers indiens par l’UPAC en 2020, pour allégations de « stratagèmes de fraude » face au système d’immigration, la ministre responsable de l’Enseignement supérieur (MES), Danielle McCann, fut forcée de s’intéresser à la question. En juin 2021, elle a réagi au rapport d’enquête (qui est toujours en grande partie confidentiel) en mettant en place une série de « mesures » ciblant les collèges privés, mesures qu’il serait charitable de qualifier de « minimalistes ». Par exemple, Mme McCann songeait, « possiblement », à intégrer des « notions » de français dans les parcours d’études des étudiants étrangers. Les timides solutions retenues par la ministre sont sans commune mesure avec l’ampleur des problèmes.

Le gouvernement serbe prêt à tout pour dynamiser la natalité

Devant la baisse de population, le gouvernement serbe a décidé de stimuler la natalité par des mesures financières. Prime de naissance triplée, aide à l’achat d’un logement, traitement privilégié des parents étudiants… Les idées ne manquent pas, constate la presse serbe.

« Pour la première fois depuis cinquante-deux ans, la population de la Serbie tombe au-dessous de 7 millions. D’ici trente ans, le pays pourrait perdre encore 2 millions d’habitants », s’alarme le quotidien Blic. Ces quinze dernières années, 1 million de Serbes, pour la plupart des jeunes, ont quitté le pays pour aller travailler à l’étranger. Mais le solde naturel est également en cause, alerte Novosti : « En neuf mois cette année, le pays a enregistré 100 000 morts pour 50 000 naissances. »

Devant le « danger de la disparition de la nation » lié au déclin démographique, le président serbe, le populiste Alexandre Vucic, a décidé ce 24 novembre de lancer un programme nataliste. Son objectif est de faire passer le taux de natalité à 2,1 enfants par femme, contre 1,5 actuellement.

Primes à la pelle

À partir du 1er janvier, la prime à la naissance du premier enfant va passer de 100 000 à 300 000 dinars serbes (soit au maximum environ 3 660 dollars canadiens et 2 500 euros), la valorisation sera encore plus importante pour les deuxième et troisième enfants, annonce le quotidien Danas.

« Nous essaierons de motiver les jeunes et étudiants, femmes et hommes, à ne pas fuir le mariage et à avoir des enfants », a déclaré Alexandre Vucic, ajoutant que les personnes devenant pères ou mères pendant leurs études bénéficieraient d’aménagements de leur scolarité avec un « délai de grâce » et une date de fin d’études repoussée.

« Vucic n’oblige pas les étudiants à suivre le calendrier des examens s’ils mettent au monde un enfant, promettant de plus un cadeau de 20 000 euros (29 000 $ canadiens) s’ils quittent le foyer de leurs parents », écrit le site Noizz. En effet, le gouvernement serbe a annoncé vouloir subventionner les crédits de logement pour les jeunes couples de 10 000 à 20 000 euros. « C’est la femme mère qui sera bénéficiaire du droit de propriété, cela pour éviter les abus », souligne Politika. Le quotidien, plutôt favorable au gouvernement, ne précise toutefois pas où le pouvoir serbe trouvera l’argent pour sa politique nataliste.

lundi 29 novembre 2021

Que faudrait-il faire pour sauver le français au Québec?

Selon Frédéric Lacroix,

L’actuel projet de loi 96 proposé par le gouvernement s’attaque, et bien faiblement, à un seul des quatre mécanismes de recul du français, soit le bilinguisme de l’état québécois. Il tente de restreindre celui-ci aux seuls « ayants-droits », soit à ceux qui ont accès à l’école anglaise publique selon les termes de la Charte de la langue française. Cette intention est louable, mais il reste à voir comment cela pourra se faire en réalité alors que le bilinguisme anglais-français est en train de s’universaliser chez les jeunes québécois et que ceux-ci, qui n’ont nullement connus les luttes linguistiques des années 60 et 70, sont souvent ravis de « pratiquer » leur anglais en toutes circonstances. Pour vraiment restreindre l’offre de services en anglais, il faudrait procéder comme le gouvernement fédéral et la territorialiser. Il est clair cependant, que l’actuel projet de loi ne va nullement renverser le déclin du français au Québec. Il en faudra beaucoup plus.

[...]

Une offensive qui devra avoir lieu sur plusieurs fronts à la fois. Pour arrêter et renverser le recul du français au Québec, il faudrait s’attaquer à chaque ressort ou mécanisme de ce recul. Ceux-ci sont : 1) un volume d’immigration excessif, 2) de faibles capacités d’intégration, 3) une cassure culturelle entre les « vieux » et les « jeunes » et 4) une faible fécondité.

L’immigration

La question des seuils ou du volume d’immigration est incontournable. La vitalité d’une langue, c’est-à-dira sa capacité à conserver ses locuteurs ou à en recruter de nouveaux, tient à la fréquence des interactions qu’elle impose dans un endroit donné. Toute dilution de la proportion des locuteurs dans cet endroit, telle que celle causée par une présence accrue de locuteurs d’une langue tierce due à l’immigration, risque donc d’entrainer une baisse de la fréquence d’interaction et une baisse de la vitalité de cette langue. Ceci est particulièrement vrai dans une situation de bilinguisme compétitif telle qu’elle se présente dans la région de Montréal où le français a un statut et un prestige inférieur à celui de l’anglais. Toute immigration en excès de la « capacité d’intégration » entraine donc à la baisse la vitalité du français.

Or, quelle est cette « capacité d’intégration » du français au Québec? Aussi incroyable que cela puisse paraitre, nous n’en avons absolument aucune idée. Toute la politique d’immigration du Québec, pour ce qui est des seuils, est fondée sur l’arbitraire. Aucune étude n’a jamais cherché à déterminer, de manière rigoureuse, combien d’immigrants le Québec pouvait accepter sans remettre en cause son caractère français. Le chiffre de 50 000, qui constitue la cible actuelle du gouvernement, a été sorti, comme un lapin lors d’un tour de magie, d’un chapeau. Ou plutôt : il est le résultat de « consultations » où des lobbyistes de l’industrie de l’immigration et des chambres de commerce sont venus expliquer au gouvernement qu’il devait accepter plus d’immigrants, toujours plus, afin de maximiser les profits (à court terme) de certains secteurs de l’industrie (privée). Au diable le bien commun, le fait français et la capacité d’intégration.

Bref, dans le débat sur l’immigration, la question des seuils est centrale. Quel est le nombre approprié d’immigrants que le Québec français peut accueillir? On ne le sait pas. On sait seulement que le nombre actuel, qui entraine l’anglicisation de toute la région de Montréal, est tout à fait excessif. Dans l’état actuel des choses, il faut donc couper. Et de beaucoup.

L’intégration

La « capacité d’intégration » se réfère à la contrainte exercée par une langue pour générer des interactions dans un endroit donné. Cette capacité d’intégration sera élevée dans un lieu où règne la « loi du sol » c’est-à-dire si une seule langue sert de « langue commune » et de langue des institutions. Ceci est loin d’être le cas au Québec, surtout dans la région de Montréal, où règne plutôt le « bilinguisme compétitif », c’est-à-dire la compétition entre deux langues d’intégration.

Dans la région de Montréal, la capacité d’intégration du Québec français est faible. Elle est même inférieure à celle du Québec anglais. Pourquoi? Parce que l’anglais règne en maitre dans le secteur privé et dans une large partie du réseau institutionnel (hôpitaux, cégeps, universités). Il est donc impératif, si l’on souhaite augmenter la capacité d’intégration, d’augmenter la part relative occupée par le réseau institutionnel de langue française.

En clair, cela signifie qu’il faut restreindre le plus possible le bilinguisme de l’État québécois (ce qui est l’axe principal de l’actuel projet de loi 96), imposer la loi 101 au cégep (incluant les collèges privés) et au premier cycle universitaire, revoir les politiques de financement de la recherche pour favoriser la recherche en français, etc. Un Québec indépendant, débarrassé de la toxique Loi sur les langues officielles d’Ottawa, serait bien sûr un atout incontestable pour augmenter notre capacité d’intégration.

La culture

Les dernières données dont nous disposons (OQLF 2016) indiquent qu’un effondrement de la consommation culturelle en langue française est en cours chez les jeunes francophones. Ceux-ci « consomment » beaucoup moins de chansons, films, séries, etc. en français comparé à leurs ainés. Le profil de consommation culturel des jeunes est de plus en plus anglo-américain. Cela ne manquera pas d’avoir des conséquences titanesques à l’avenir.

L’acculturation est en effet la première étape dans la voie menant à l’assimilation linguistique. Pour redresser la barre, il faudra absolument diminuer la place énorme accordée à l’anglais à l’école primaire et secondaire, offrir le choix entre plusieurs « langues secondes », valoriser la culture québécoise à l’école (et partout), rendre notre culture accessible sur les plateformes numériques, etc.

La fécondité

La politique familiale du Québec (CPE, congés parentaux) a déjà permis au Québec d’augmenter légèrement son indice synthétique de fécondité. Il faudrait maintenant aller plus loin et mettre en place une politique nataliste explicite. Il est temps d’aborder cet enjeu. Cette politique devrait avoir pour but de tenter de combler l’écart important qui existe entre le nombre d’enfants moyens désirés par les femmes (2,0) et celui qu’elles ont réellement (environ 1,6).


dimanche 28 novembre 2021

Défendre le français c'est comme suspendre les droits des Noirs ou des Juifs...

Tous les pays privilégient leurs langues nationales ou officielles, ne fût-ce pour des raisons pratiques et économiques : ils ne peuvent communiquer dans de très nombreuses langues. Ce serait irréaliste. 

Même des pays qui prétendent avoir de nombreuses langues officielles, comme l’Afrique du Sud, n’utilisent qu’une ou deux langues dans l’administration, lors des réunions administratives, dans leur armée, etc. Ceci indépendamment de toute politique d’affirmation identitaire.

Incidemment, en Afrique du Sud, l’ANC a promu 11 langues officielles pour éliminer l’afrikaans, langue officielle majoritaire sous l’apartheid, la ramener au même niveau que les langues bantoues devenues récemment officielles, et privilégier le seul anglais que maîtrisaient les cadres expatriés de l’ANC (regardez les sites officiels de l’administration sud-africaine pour vous en convaincre, voir ici, ici et ).

Il n’y a donc rien de rare à ce que des lois ou des pratiques administratives privilégient une langue du pays.

Mais pour Pearl Eliadis, avocate de renom et professeure de droit à l’Université McGill de Montréal (soupirs), le projet de loi 96 sur la défense du français reviendrait à faire quelque chose de commun à suspendre les droits des Noirs ou des Juifs… C’est ce qu’elle a affirmé en septembre dernier, lors de consultations organisées par le Quebec Community Groups Network. Extrait pertinent ci-dessous, sous-titré en français. Vidéo complète en anglais (près de 4 heures) ici.


samedi 27 novembre 2021

Contradiction : la CAQ veut imposer un cours de culture québécoise, mais pas le cégep en français...

Pour Normand Baillargeon dans les colonnes du Devoir

Comment expliquer dès lors que le gouvernement en place refuse de rendre obligatoire la fréquentation du cégep français pour les allophones et les francophones ? Si la défense et la promotion de la culture, dans les deux sens du mot, sont une des tâches de l’école, cette inaction devant l’état du français chez nous est entièrement inexplicable. Pour ne pas dire plus…

Culte écologiste et terrorisme vert

RAF : ces trois lettres ne parlent peut-être pas aux plus jeunes d’entre nous. Mais dans les années 1970, la Rote Armee Fraktion (Fraction armée rouge) a plongé l’Allemagne dans l’effroi, multipliant les attentats sanglants contre les symboles de l’impérialisme américain et du capitalisme bourgeois. Cinquante ans plus tard, une certaine frange écologiste radicale s’en revendique pour légitimer des actions violentes qui pourraient être menées au nom du climat.

Pour Tadzio Müller, incendier des voitures n'est qu'un des moyens que les écologistes militants veulent utiliser à l'avenir
 
C’est en substance ce qu’affirme Tadzio Müller, l’un des militants écologistes les plus célèbres d’Allemagne. Dans une interview au Welt, le cofondateur du groupe d’action «Ende Gelände» (Stop au 4x4) prophétise une radicalisation rapide de ce mouvement. «Empêcher la protection du climat, c’est pousser à la création d’une RAF verte», dit-il. L'activiste prédit des actions violentes contre les véhicules tout-terrain, les chantiers d’autoroute ou les centrales au gaz.

Cette radicalisation du mouvement écolo était assez logique, note le journal allemand, dès lors que le «sauvetage du climat» devient l’objectif politique suprême. Fanatiques, les militants se sentent autorisés d'imposer leurs exigences par la force.

Un mode d’action légitime, puisque c’est pour le bien des générations futures. En réalité, les débordements de Friday for the future ou les prises de parole offensives de Greta Thunberg puisent dans la même dialectique : si vous, la majorité, ne répondez pas à nos exigences, vous sortez du champ du débat et devenez des ennemis avec lesquels on ne transige pas.

Source Die Welt


Vaccins : jouons-nous aux apprentis sorciers ?

Vaccins : jouons-nous aux apprentis sorciers ? C’est la question que se pose l’hebdomadaire français Valeurs actuelles ci-dessous. Si un grand nombre d’effets indésirables des vaccins remontent du terrain et des centres de pharmacovigilance, la balance bénéfices-risques penche inexorablement en faveur des injections, selon le gouvernement. Chaque voix scientifique et médicale dissidente est sommée de se taire. Tandis que la France connaît une cinquième vague.

C’est sur la tombe de Maxime que la famille Beltra s’est recueillie pour fêter son 23e anniversaire, fin octobre. Il voulait pouvoir mener la vie normale d’un jeune homme de 22 ans et prévoyait de s’envoler pour la Grèce avec sa petite amie. Mais le 26 juillet dernier, Maxime est mort subitement quelques heures après avoir reçu sa première dose du vaccin Pfizer. Les pompiers n’ont rien pu faire pour le réanimer.

Juste après que son fils s’est éteint, dans une salle à manger transformée en bloc opératoire, Frédéric Beltra, écorché vif par la douleur, publie une vidéo dans laquelle il crie sa rage. À l’encontre des « criminels » et des « élites corrompues » qui ont « mis sur le marché des vaccins qui ne sont pas certifiés et qui tuent des jeunes de 22 ans en pleine forme ». À l’encontre des médias de « propagande », « vils serviteurs des élites », étouffant la moindre parole dissidente sur les vaccins. La vidéo devient virale et fera le tour des réseaux sociaux, alimentant les certitudes de la sphère « antivax », s’empressant d’ériger Maxime en martyr de la politique vaccinale.

En parallèle, avant même que les résultats de l’autopsie soient connus, les médias de masse, drapés dans leur cape de « fact-checkers », tout à leur mission de chasser l’« infox » pullulant sur les sites alternatifs, annoncent un choc anaphylactique provoqué par une allergie à l’arachide, minimisant par là tout « possible » lien avec le vaccin. L’ancien député socialiste converti au macronisme Jean-Louis Gagnaire va même encore plus loin, en dénonçant, d’un tweet aujourd’hui supprimé, « une histoire inventée de toutes pièces par les antivax et destinée à effrayer les Français »…

« Mon fils avait un terrain allergique et l’a signalé au centre de vaccination qui l’a malgré tout piqué comme un poulet en batterie ! Il n’a jamais mangé ce soir-là de cacahuètes. L’autopsie a révélé une myocardite. Rien n’explique à ce jour les raisons exactes de son décès, mais le vaccin n’est en aucun cas écarté ! », s’insurge Frédéric Beltra, déterminé à ce qu’éclate la vérité. Une enquête est ouverte après que son avocat a porté plainte au parquet de Montpellier pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la vie d’autrui ».

Non loin des Saintes-Maries-de-la-Mer où vivent les Beltra, deux autres familles ont vécu un drame similaire cet été. Celle de Mélanie à Béziers, victime d’une crise cardiaque deux jours après la première injection de Pfizer, alors qu’elle dressait la table pour son 16e anniversaire qu’elle devait fêter entourée de ses copains. Plongée dans un coma artificiel, elle succombera un mois plus tard. Celle de Sofia à Gardanne, 17 ans, morte d’une « embolie pulmonaire massive inexpliquée », une dizaine de jours après s’être vu injecter le sérum. Les trois familles éplorées se sont rencontrées et viennent de lancer l’association Verity, afin que toute la lumière soit faite sur la mort de leurs enfants comme sur celle d’autres victimes.

Entretemps, au Québec le gouvernement continue de mobiliser l'attention autour de la vaccination des jeunes enfants. Pour ne pas parler du scandale des CHLSD, établissement de soins pour personnes âgées, qui ont concentré les décès liés à la Covid-19 en 2020 ?

 « Il y a des effets indésirables graves voire mortels, où l’imputabilité du vaccin n’est pas discutée. Il en va des chocs anaphylactiques, entre deux et quatre fois plus nombreux avec ces vaccins à ARN qu’avec tout autre, provoqués par l’excipient présent dans la capsule lipidique qui entoure l’ARN, comme des affections cardio-vasculaires de type thrombose, myocardite et péricardite, présentes effectivement chez les jeunes entre 18 et 30 ans. Mais ces dernières sont la plupart du temps rares et bénignes. La balance bénéfices-risques est bien évidemment en faveur du vaccin, les jeunes étant la population ayant le plus de liens sociaux », assure le Pr Daniel Floret, vice-président de la commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de santé. Six mois après le début de la campagne de vaccination des 18 ans et plus, cette même HAS vient de déconseiller les injections de Moderna pour les jeunes de moins de 30 ans après la publication début novembre d’une étude Epi-Phare confirmant ces risques… Tandis que plusieurs pays scandinaves les ont tout bonnement interdites pour cette même tranche d’âge. Et que l’Islande les a totalement suspendues pour toute la population.

Stratégie de la peur éhontée d’un médecin abonné aux plateaux de télé

La vaccination de 5-11 ans est au cœur de nombreuses controverses depuis que le laboratoire Pfizer a obtenu une autorisation provisoire de mise sur le marché de son vaccin contre le Covid-19 aux États-Unis, au Canada et en Israël. Le 17 novembre, l’Académie française de médecine préconisait de ne pas vacciner la totalité des enfants de cette tranche d’âge, mais seulement ceux qui souffrent de comorbidités, et les enfants vivants dans leur environnement immédiat. Alors que les complications neurologiques du COVID-19 chez les enfants sont rares, contrairement aux adultes, un examen d’experts internationaux des résultats positifs de la neuroimagerie chez les enfants atteints de COVID-19 aigu et post-infectieux a révélé que les anomalies les plus courantes ressemblaient à des schémas de maladie à médiation immunitaire impliquant le cerveau, la colonne vertébrale et les nerfs. Les accidents vasculaires cérébraux, qui sont plus fréquemment signalés chez les adultes atteints de COVID-19, ont été beaucoup moins fréquemment rencontrés chez les enfants. L’étude de 38 enfants, publiée dans la revue Lancet, était la plus grande à ce jour des manifestations d’imagerie du système nerveux central de COVID-19 chez les enfants.

Deray déraille sur les chiffres de la vaccination pédiatrique et du nombre d’enfants en réanimation à cause de la Covid-19

1 233 décès « suspectés » en France

Auditionné mi-octobre par la commission des lois de l’Assemblée nationale à l’occasion de la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, Olivier Véran l’assure : « Il n’y a pas, à ce stade, de cas de décès avéré imputable à la vaccination. » Que disent les chiffres officiels ? L’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM), qui recense pour la France tous les effets indésirables des vaccins remontés par les centres de pharmacovigilance, fait état de 1 233 décès « suspectés » d’être en lien avec les vaccins. Son pendant américain, le VAERS comptabilise plus de 18 000 morts aux États-Unis quand en moyenne depuis trente ans, tous vaccins confondus, 150 sont à déplorer chaque année. Quant à EudraVigilance, chargé de la même évaluation pour l’ensemble des pays européens, l’organisme dénombre plus de 26 000 décès.

« Des chiffres largement sous-évalués tant il est fastidieux de remplir un dossier de pharmacovigilance », explique le Dr Olivier Soulier, membre du Conseil scientifique indépendant et de Réinfo-Covid, listant les embûches à leurs remontées : l’obtention du dossier médical complet, le numéro des lots de doses injectées, sa validation par le centre de pharmacovigilance avant d’être recensé, le temps manquant aux médecins débordés pour recueillir cette paperasse, sans compter la culpabilité de certains rechignant à voir un lien entre l’acte réalisé et un probable décès d’un de leurs patients.

Chasse aux sorcières

La pharmacienne qui a piqué Stéphanie n’a pas hésité à remonter son cas à la pharmacovigilance. Menacée par son employeur de perdre son diplôme d’aide à domicile pour personnes âgées, Stéphanie se résigne à recevoir ses deux injections de Moderna cet été. Après trois mois de règles hémorragiques la laissant anémiée, le diagnostic de sa gynécologue tombe : la jeune femme de 26 ans est désormais ménopausée. Maman de deux enfants, elle pleure sur son rêve d’un troisième bébé. « Les désordres menstruels font partie des effets indésirables de ces injections au point qu’ils sont étudiés par plusieurs universités américaines. La protéine Spike s’accumulant dans plusieurs organes comme les ovaires », explique le Dr Alexandra Henrion-Caude.

La généticienne, spécialiste de l’ARN et ancienne directrice de recherche à l’Inserm, reste privée de contact avec certains de ses anciens collègues, comme le monsieur vaccin Alain Fischer. Elle se voit taxée de « complotiste » depuis qu’elle a osé s’interroger sur la politique sanitaire. Henrion-Caude reconnaît avoir cherché dans le dictionnaire la signification de cet attribut dont on l’affuble quasi systématiquement désormais. À chacune de ses sorties, les loupes des « fact-checkers » sont brandies pour « discréditer ou travestir mes propos », se défend-elle. Sans relâche, elle dénonce un médicament génique expérimental toujours en phase trois des essais cliniques, qui, outre son inefficacité sur la transmission, comme semble le confirmer la flambée des cas ces derniers jours, pourrait même se révéler dangereux.

« La vérité, c’est que nous n’avons aucun recul sur cet ARN messager : nous ignorons la durée de sa persistance dans l’organisme, tout comme l’ensemble des modifications génétiques qu’il engendre ainsi que leurs possibles transmissions à la descendance. Ces effets sur le système immunitaire sont suffisamment mal connus pour qu’on improvise une multiplication des doses », insiste celle qui en comptabilise au minimum sept par Français d’après le nombre commandé par le gouvernement.

Une chasse aux sorcières est menée par le Conseil de l’ordre à l’encontre des médecins prudents à l’égard des vaccins, et dont les pratiques ou les propos vont à l’encontre de la doxa sanitaire. L’instance médicale ne fait qu’appliquer le décret du 22 décembre 2020 du code de déontologie des médecins, limitant leur liberté d’expression aux données scientifiques « confirmées ou étayées ». Autrement dit, si ces communications proviennent du gouvernement.

« Antivax » et « complotiste »

Après avoir été convoqué par le Conseil de l’ordre, Stéphane Gayet, docteur en infectiologie au CHU de Strasbourg, doit prochainement comparaître devant la chambre disciplinaire du Grand-Est. Il doit sa convocation à la dénonciation de ses confrères l’accusant de rédiger des ordonnances dangereuses en soignant à base d’Ivermectine des patients atteints d’un Covid long.

« Pour que les laboratoires puissent obtenir une autorisation de mise sur le marché conditionnelle des vaccins, les autorités sanitaires ont tué les possibles traitements à base d’Ivermectine et d’hydroxychloroquine. Cette absence de traitements étant une des conditions de cette autorisation », dénonce le Pr Christian Perronne déplorant l’impossibilité d’un débat contradictoire essentiel en médecine depuis le début de la pandémie. Malgré la reconnaissance de ses pairs et un CV long comme le bras dans les plus hautes instances médicales publiques et notamment à la présidence du Comité technique de la vaccination, il se voit lui aussi taxé de « complotisme » et de « position antivax » notoire. Ses critiques sur la gestion de la crise par l’État français et ses propos tenus sur les bienfaits de l’hydroxychloroquine lui ont coûté la chefferie du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Garches.

Sur les plateaux de télévision, seuls les spécialistes « provax » ont désormais voix au chapitre. Ils louent la sûreté de la technologie à ARN, l’efficacité des vaccins pour lutter contre les formes graves, l’importance d’une troisième dose pour maintenir à niveau les anticorps… Privés de débats contradictoires et accusés d’être à l’origine de cette cinquième vague, les « antivax » piochent çà et là dans les méandres du Net des informations la plupart du temps non vérifiées sur des sites alternatifs qu’ils se partagent compulsivement sur des boucles Telegram, comme pour extérioriser leur défiance à l’égard des élites.

« Si j’avais eu connaissance du moindre risque, jamais je ne l’aurais fait prendre à ma femme », nous confie Marc Doyer attendant la mort de son épouse Mauricette, qui a développé une forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob quinze jours après l’injection de Pfizer. Si la maladie est extrêmement rare et touche un cas sur un million, Marc Doyer a recueilli en quelques jours six témoignages de cas similaires. « Qui seront les responsables ? », interroge-t-il. « Les États membres », répond l’eurodéputée EELV Michèle Rivasi. Cette dernière, membre de la commission du contrôle budgétaire, s’est battue de longs mois avant d’avoir accès aux contrats qui lient les laboratoires pharmaceutiques et la Commission européenne. Des contrats illisibles car entièrement biffés pour cause de secret des affaires lui ont finalement été présentés. « Un journaliste italien est parvenu à mettre la main dessus », nous raconte-t-elle. Les laboratoires sont exonérés de toute responsabilité en cas d’effets indésirables graves, la charge revenant aux États membres de financer les frais d’avocats des firmes pharmaceutiques et les indemnités possibles à verser.

Voir aussi

  • Le risque de développer le syndrome coronarien aigu (SCA) a considérablement augmenté chez les patients après avoir reçu les vaccins COVID-19 à ARNm, selon un rapport présenté aux sessions scientifiques 2021 de l’American Heart Association (AHA). « l’ARNm [vaccins] augmente considérablement l’inflammation de l’endothélium et l’infiltration de lymphocytes T du muscle cardiaque et peut expliquer les observations d’une thrombose accrue, de cardiomyopathie et d’autres événements vasculaires après la vaccination ».
  • Docteur en Angleterre explique l'inquiétude justifiée suscitée par cette étude :

  • Les quatre cas du variant omicron découverts au Bostwana, lors d'un contrôle de routine avant voyage, étaient tous complètement vaccinés. (communiqué du gouvernement botswanais) Ceci semble démontrer que les passeports vaccinaux sont inutiles et confèrent un sentiment de sécurité et d'immunité mal placé.
  • L'association médicale sud-africaine affirme que la variante Omicron cause une maladie bénigne dans les cas recensés en Afrique du Sud (publié le 27 novembre 2021
  • La doctoresse sud-africaine, Angélique Coetzee (prononcé Coûte-si-eu), qui a découvert la variante Omicron dit qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter, elle n'a vu que des symptômes très légers (plutôt des hommes, vers 40 ans, extrême fatigue, pas de toux, pas de fièvre). (Il se pourrait cependant qu'il n'en aille pas de même dans d'autres villes que Prétoria.)
  • Discussions sur la vaccination des enfants sur Radio-Sud (France) avec le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l’hôpital Hôtel-Dieu et directeur médical du site de santé Doctissimo. La balance bénéfices-risques est négative quant à la vaccination des enfants, il ne faut pas imposer la vaccination à tous les enfants. Il faut se concentrer sur les personnes à risques. Les IRM sur les cerveaux atteints de la Covid-19 indiquent des accidents vasculaires sans rapport avec l’Alzheimer, le Dr Deray est un néphrologue, un spécialiste des reins:

  • Ex-star de l'AFL (47 ans) en soins intensifs après une réaction à la dose de rappel du vaccin contre la Covid (Australie, The Herald Sun, via news.com.au)

vendredi 26 novembre 2021

Émeute anti-Chine aux îles Salomon, l'Australie envoie des troupes

Canberra envoie des troupes aux Îles Salomon. Il s’agit d’aider au maintien de la sécurité alors que des émeutes ont éclaté dans la capitale. Les manifestants remettent en cause la rupture de leur pays avec Taïwan au profit de la Chine.

C’est bien à la demande du gouvernement local que l’Australie déploie une force de maintien de la paix à Honiara, la capitale des Îles Salomon. Sur place, des émeutiers réclamaient la démission du Premier ministre et ont envahi le quartier chinois. Plusieurs bâtiments ont été incendiés.

Une intervention aux contours bordés

Le rôle des troupes australiennes est limité comme le détaille Scott Morrison, le Premier ministre australien : « Notre objectif ici est d’assurer la stabilité et la sécurité, de permettre aux processus constitutionnels normaux au sein des Îles Salomon de traiter les divers problèmes qui se sont posés et que cela se fasse dans un climat de paix, de stabilité et de sécurité. Ce n’est pas l’intention du gouvernement australien d’intervenir de quelque manière que ce soit dans les affaires intérieures des Îles Salomon, c’est à elles de les résoudre. »

L’Australie est déjà intervenue aux Salomon

Scott Morrisson a aussi rappelé les liens qui unissent les deux pays et les divers domaines d’action de l’Australie aux Salomon : « Lorsqu’elles ont besoin de notre aide, elles la recevront, que ce soit en rapport avec des catastrophes naturelles, lorsqu’elles ont besoin de notre aide ou en rapport avec le Covid, lorsqu’elles ont eu besoin de vaccins et autres soutiens dans le déploiement de leur programme de vaccination. Et malheureusement dans une situation comme celle-ci, quand il y a à nouveau des troubles civils, nous sommes là pour les aider car elles nous sont très chères, en tant que membres de notre famille du Pacifique. » Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des troupes de Canberra interviennent aux Salomon. Notamment lors d’émeutes mettant en cause la présence chinoise.

A l’origine des émeutes, la rupture avec Taïwan mal digérée dans l’île de Malaita

Cette fois de nombreux manifestants viennent de l’île de Malaita. Ils protestent contre la rupture des relations avec Taïwan en 2019 au profit de Pékin (qui considère Taïwan comme une province chinoise et exige la rupture des relations avec Taipei pour l’établissement de relations diplomatiques avec d’autres pays). En effet, beaucoup d’habitants de Malaita avaient de fortes relations avec Taipei. Des liens ont d’ailleurs été maintenus. Les Taïwanais, comme les Américains continuent d’envoyer des aides à Malaita.

Les autorités chinoises « préoccupées »

Le gouvernement chinois observe la situation avec beaucoup d’attention à en croire Zhao Lijian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l’Empire du Milieu : « Nous pensons que sous la direction du Premier ministre (Manasseh) Sogavare, le gouvernement des Îles Salomon peut rétablir l’ordre social et la stabilité dès que possible. Nous sommes sérieusement préoccupés par les attaques contre certains citoyens et institutions chinois, et avons demandé au gouvernement local de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la sécurité des citoyens et des institutions chinois là-bas. Nos relations se sont bien développées au cours des deux dernières années depuis l’établissement de relations diplomatiques avec une coopération fructueuse dans les domaines économique et commercial, les infrastructures, l’éducation, la santé et d’autres domaines, apportant des avantages tangibles et le bien-être aux peuples des deux pays. Toute tentative de saper le développement normal des relations sino-salomonaises est futile. »

Rivalité Pékin versus Canberra et Washington autour des Salomon

Pas un mot donc, semble-t-il, à Pékin, sur l’aide australienne au gouvernement d’Honiara. Il est vrai que paradoxalement, Canberra (comme Washington) voit d’un mauvais œil le développement de la présence chinoise aux Salomon, redoutant notamment à terme l’implantation d’une base militaire. Une inquiétude qui concerne d’autres pays du Pacifique.

Source : la 1 (Nouvelle-Calédonie)