lundi 7 février 2011

Inconduites sexuelles répétées dans les Centres jeunesse avec des jeunes garçons dangereux

Dans notre série on n'arrête pas le progrès...

La Presse de Montréal publie une série de reportages sur les centres de jeunesse pour garçons dangereux qui laisse pantois devant la naïveté ou la bêtise de certaines jeunes « éducatrices », la jeunesse de celles-ci et la forte féminisation du personnel dans un tel environnement.


Extraits :

Il faut avoir le coeur solide pour travailler au pavillon de Cité-des-Prairies, où sont enfermés les délinquants les plus dangereux du Centre jeunesse de Montréal. Adolescents, ils ont forcé des filles à se prostituer, commis des agressions sauvages, des viols, et parfois même des meurtres.

Cela n'empêche pas certaines éducatrices de s'en amouracher. En 2007, l'un de ces garçons, membre bien connu d'un gang de rue, a séduit une intervenante de 21 ans. Dès qu'il a retrouvé sa liberté, elle a démissionné pour partir vivre avec lui.

La réforme pédagogique, une étude trace un portrait négatif

En 2007, le Ministère a confié à l'équipe du professeur-chercheur Simon Larose, de l'Université Laval, le mandat d'évaluer les retombées de la réforme scolaire, après avoir essuyé plusieurs critiques pour son absence de suivi depuis la mise en œuvre du renouveau pédagogique au tournant des années 2000. Cette vaste enquête baptisée projet ERES — pour « Évaluation du renouveau à l'enseignement secondaire » — prendra fin en 2012.

Moindre motivation, moindre attachement envers l'école

L'opération n'en est qu'à ses débuts, mais les résultats obtenus jusqu'à maintenant sont « assez clairs », selon M. Larose. « La perception envers l'école des jeunes de la réforme et de leurs parents est moins positive. Sur le plan de la motivation, le portrait n'est pas favorable », affirme-t-il en entrevue au Soleil de Québec. « On aurait souhaité l'inverse », ajoute-t-il ne s'embarrassant pas d'une distance scientifique envers le sujet étudié. Un des objectifs de la réforme était de créer une école plus attrayante et « signifiante » pour les élèves afin de réduire le décrochage scolaire.

Son étude permet de conclure que les jeunes de la réforme se jugent de façon moins positive que ceux appartenant à la cohorte pré-réforme. La motivation, l'estime de soi et l'attachement envers leur école sont plus faibles chez les élèves à risque, tout comme le rendement en mathématiques des garçons et leur motivation à l'égard de l'histoire.

Plus besoin d'aide,  de rattrapage

Les élèves de la réforme ont par ailleurs consulté davantage les services d'aide professionnelle et ont été plus nombreux à avoir un plan d'intervention. Selon leurs parents, ces mêmes jeunes ont échoué davantage de cours au secondaire et ont été plus nombreux à s'inscrire à des cours d'été.

Moins bons ?

Il est cependant trop tôt pour conclure qu'ils sont moins bons que les générations précédentes, prévient M. Larose. Un autre volet de l'enquête consistera à évaluer les connaissances des élèves avant et après la mise en œuvre de la réforme, à l'aide des résultats à différents examens. Le Soleil ne nous apprend pas de quels examens il s'agit, s'ils sont resté inchangés depuis la réforme par exemple.

« Mais si les parents sont justes dans leurs réponses, on peut supposer qu'il y a plus d'échecs », laisse-t-il tomber.






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dimanche 6 février 2011

Menaces de mort contre une chroniqueuse opposée à la promotion de l'homosexualité dans les programmes scolaires

Une chroniqueuse du Daily Mail de Londres a révélé qu'elle avait reçu des menaces de mort après avoir critiqué le fait que des textes et documents défendant l'homosexualité seraient ajoutés dans tous les programmes scolaires britanniques. Melanie Phillips précise dans le Daily Mail cette semaine qu'elle s'attendait après avoir publié sa chronique opposée à cette imposition de textes tendancieux en faveur de l'homosexualité à une réaction « qui démontrait la véracité de mes propos ».

« La réponse a, toutefois, dépassé mes attentes. »

Cette semaine, ajoutait la chroniqueuse, « j'ai été soumis un torrent de haine et d'incitation à la violence » que ce soit par l'entremise de courriels, de l'Internet ou des médias traditionnels.

« Si le lobby gay avait voulu démontrer que j'ai raison, il n'aurait pas pu faire un meilleur boulot. »

Phillips avait affirmé dans son article que les homosexualistes tentent désormais d'étouffer ton opposition publique à leurs buts politiques. La réaction suscitée par cette affirmation révèlerait, selon elle, l'« esprit foncièrement totalitaire » qui sous-tend l'ordre du jour homosexualiste.

« En effet, le fait que ceux qui m'ont insultée et menacée sont incapables de se rendre compte qu'ils déversent eux-mêmes des flots de haine, d'intolérance et qu'ils incitent à la violence alors qu'ils en accusent les autres serait hilarant si ces menaces n'étaient pas si terrifiantes. »

Dans sa chronique du 24 janvier intitulée « Les nouveaux maccarthystes britanniques », Phillips écrivait que le projet d'inclure comme objet d'étude les relations homosexuelles dans le programme scolaire n'est rien d'autre qu'« un effort soutenu par l'État destiné à promouvoir l'ordre du jour gay. »

Son article énumérait les nombreux cas dans lesquels l'opposition de chrétiens ou d'autres personnes conservatrices pour ce qui est des mœurs sexuelles a été écartée par des poursuites devant les tribunaux. « Ce qui devait à une époque permettre de mettre fin à des attitudes mesquines et déplaisantes à l'encontre d'une petite minorité sexuelle est devenue un fanatisme à rebours » d'écrire Melanie Phillips.

« La simple expression de ce qui était la norme morale de la civilisation occidentale est désormais non seulement socialement inacceptable, mais transforme des gens honorables en délinquants. »


Phillips d'ajouter : « Quelle fut la réponse à ma mise en garde contre cette tentative du lobby gay à faire taire la dissidence ? Une explosion de 'gazouillis' sur Twitter qui suggéraient qu'on devrait me tuer. »

Elle fournit quelques exemples : « Quelqu'un pourrait-il simplement tuer Melanie Phillips ? », « Votre diatribe homophobe ressemble à ce qui sort du rectum d'un chien. Tuez-vous, vous **** » et « Jetez-la dans la Tamise ! ».

Les courriels qu'elle a reçus n'étaient pas plus courtois, on la qualifiait de « vile, toxique et horrible vieille » et « des gens comme toi devraient être réduits au silence, car tu pouce [sic][1] à la peur et au fanatisme. Va sucer un tuyau d'échappement, attrape le cancer, qu'un train T'ÉCRASE. J'espère que ta **** maison brûle. »

Phillips est une libertarienne juive conservatrice, elle tient une chronique politique au Spectator et écrit souvent sur Israël, le fondamentalisme musulman et plus généralement sur les questions culturelles. Dans son dernier livre paru, « Le Monde à l'envers » Phillips déplore la perte et le dénigrement de la foi et des repères moraux judéo-chrétiens. Perte et dénigrement « qui se sont traduits en Occident par le remplacement de la raison et de la vérité par une idéologie et des préjugés que l'on impose à la manière d'une inquisition laïque. »

« Il en résulte une sorte d'aliénation de masse alors que la vérité, le mensonge, le bien et le mal, la victime et l'agresseur se trouvent inversés. »

Hôteliers chrétiens condamnés en justice, insultés à profusion

Ce climat de haine contre ceux qui refusent de considérer l'homosexualité comme d'égale «  légitimité » comme on dit à l'école québécoise à l'hétérosexualité ne se limite pas aux journalistes conservateurs.

C'est également le cas de deux hôteliers chrétiens fervents qui avaient refusé une chambre à un couple « gay » parce que les deux hommes n'étaient pas mariés. Un tribunal de Bristol a estimé que cette décision s’apparentait à de la discrimination.

On apprend maintenant que ces propriétaires, Peter et Hazelmary Bull, sont soumis à des insultes téléphoniques fréquentes de la part de militant et des courriels blasphématoires et des réservations faites sur le site internet de ce type : « Nom: Jésus Christ; Adresse: Ciel; Besoins diététiques particuliers : Vous me dégoûtez, moi et tous les honnêtes gens, vous êtes des infectes personnes. J'espère que vous ferez faillite à la suite de ceci. Vous êtes deux vils spécimens de l'humanité et irez en enfer. » Et c'est là l'une des missives plus douces selon le Daily Telegraph de Londres.

Source : The calls for me to be killed this week prove the bedrock values of our society are in grave danger, Daily Mail, 1er février 2011.

[1] « insight » plutôt que « incite » dans l'original.




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samedi 5 février 2011

Sondage — 81 % des Québécois craignent que, si l’euthanasie est légalisée, on ne mette fin à la vie des malades sans leur consentement

Les partisans de l'euthanasie aiment bien ressortir un sondage, celui parmi les sondages qui indiquent le plus fort appui pour ce suicide assisté.

La Chambre des notaires du Québec l'a récemment réutilisé et Radio-Canada l'a mis en grand sur son site (en n'insistant pas trop sur le monopole de nouveaux actes notariés qui accompagnerait ce droit à l'euthanasie que recommandent ces notaires) :

« Les sondages révèlent, grosso modo, que 77 % des citoyens du Québec sont en faveur de l'euthanasie. Nous, on le constate dans nos bureaux. »
— Jean Lambert [président de la Chambre des notaires]

L'ennui c'est qu'il existe plein d'autres sondages sur le sujet dont on n'entend jamais parler. Cette question éthique fait l'objet de discussions dans les cours d'éthique et de culture religieuse. Nous croyons donc important de fournir des faits dans cette discussion où l'on entend un peu trop un seul son de cloche.

Voici donc, à titre d'exemple, quelques résultats du sondage Environics Canada réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 2 025 adultes canadiens entre le 15 et le 22 septembre 2010. La marge d’erreur pour un échantillon de 2 025 est de 2,2 % 19 fois sur 20. La marge d’erreur pour de plus petits échantillons est plus grande : elle est ainsi, dans ce sondage, pour le Québec de 4,4 % 19 fois sur 20.
  • Lorsqu’on dit aux Canadiens que l’euthanasie est contraire à la loi au Canada et qu’on leur demande s’ils sont pour ou contre la légalisation de l’euthanasie, plus de la moitié est fortement (21 %) ou plutôt (36 %) favorable à sa légalisation alors que le tiers y est fortement (20 %) ou plutôt (13 %) opposé.
  • Le soutien au début du questionnaire pour la légalisation de l’euthanasie est le plus élevé au Québec (69 %) et le plus faible dans les Prairies (47 %).
  • Après avoir entendu une définition de l’euthanasie, une majorité de Canadiens est en faveur d’autoriser légalement un médecin ou un donneur de soins à euthanasier une personne avec son consentement, mais le soutien ferme est légèrement en baisse depuis l’an dernier. Six sur dix sont fortement (22 %) ou plutôt (37 %) en faveur d’autoriser un médecin ou un donneur de soins à euthanasier une personne avec son consentement et un tiers y est fortement (20 %) ou plutôt (15 %) opposé.
  • Depuis 2009, il y a eu une baisse de trois points de la proportion de personnes fortement en faveur de permettre à un médecin ou à un donneur de soins d’euthanasier une personne avec son consentement.
  • Le soutien reste le plus élevé au Québec (69 %). Il est le plus faible au Manitoba et en Saskatchewan (49 %). Depuis 2009, le soutien général est en baisse au Québec (de 6 points). 
  • Le soutien fermement exprimé est considérablement en baisse à Montréal (de 15 points).
  • Lorsqu’on a demandé aux Canadiens s’ils craignaient que des personnes âgées se sentent contraintes d’accepter l’euthanasie pour diminuer les frais des soins de santé si l’euthanasie était légalisée au Canada, une majorité d’un peu moins des deux tiers se dit très (33 %) ou plutôt (30 %) inquiète que cela se produise et un tiers se dit pas très (16 %) ou pas du tout (19 %) inquiet.
  • Depuis 2009, cette inquiétude est en hausse de sept points et la proportion de ceux qui ne s’inquiètent pas est en baisse de cinq points.

Crainte qu’un nombre significatif de personnes malades, handicapées ou âgées 
soient euthanasiées sans leur consentement
2009
  2010
%
%
Très inquiet
41
46
Plutôt inquiet
29
32
Pas très inquiet
14
12
Pas inquiet du tout   
11
8
  • Une majorité dans toutes les régions dit craindre que des personnes âgées se sentent contraintes d’accepter l’euthanasie pour diminuer les frais des soins de santé si l’euthanasie était légalisée au Canada. Cette crainte continue d’être la plus élevée au Québec (75 %) et la plus faible en Colombie-Britannique (52 %). Depuis 2009, l’inquiétude a augmenté en Alberta (de 17 points), en Ontario (de 8 points) et au Québec (de 10 points), particulièrement à Montréal (75 %, en hausse de 17 points).
  • Lorsqu’on a demandé aux Canadiens dans quelle mesure ils s’inquiétaient que la légalisation de l’euthanasie conduise à l’euthanasie d’un nombre important de personnes malades, handicapées ou âgées sans leur consentement, Une forte majorité de huit sur dix se dit très (46 %) ou plutôt (32 %) inquiète de cette possibilité et deux sur dix se disent pas très (12 %) ou pas du tout (8 %) inquiets.
  • Depuis 2009, cette inquiétude est en hausse de huit points et la proportion de ceux qui ne s’inquiètent pas est en baisse de cinq points.
  • Une majorité dans toutes les régions dit s’inquiéter que la légalisation de l’euthanasie conduise à l’euthanasie d’un nombre important de personnes malades, handicapées ou âgées sans leur consentement. Cette inquiétude continue d’être la plus faible en Colombie-Britannique (71 %).
  • Depuis 2009, l’inquiétude a augmenté en Colombie-Britannique (de 14 points), les Prairies (de 6 points) et au Québec (de 8 points), particulièrement à Montréal (de 15 points). La proportion de ceux qui s’inquiètent fortement a augmenté en Ontario (50 %, en hausse de 10 points).
  • Les Canadiens interrogés ont été informés que les soins palliatifs peuvent offrir des solutions de rechange à l’euthanasie pour les patients en phase terminale en gérant la douleur, en prodiguant des soins de réconfort et en soulageant la souffrance jusqu’à la mort naturelle. Lorsqu’on leur a demandé ensuite laquelle des deux options devrait être la priorité du gouvernement, les Canadiens, par une marge de plus de trois à un, choisissent d’investir davantage dans les soins palliatifs (71 %) avant de légaliser l’euthanasie (19 %).
Légaliser l’euthanasie ou investir dans les soins palliatifs ?
2009   2010
%%
Investir davantage dans les soins palliatifs    6971
Légaliser l’euthanasie1819
Les deux également55
Ni l’un ni l’autre21
Ne sait pas/aucune réponse63
  • Ces chiffres sont essentiellement inchangés depuis 2009.
  • Une majorité dans toutes les régions du pays choisit d’investir davantage dans les soins palliatifs, mais cette opinion est plus répandue que la moyenne dans les Prairies (78 %) et moins répandue que la moyenne au Québec (60 %). Depuis 2009, le soutien pour cette option a augmenté en Colombie-Britannique (75 %, en hausse de 11 points) et au Québec (en hausse de 5 points).
  • Les Québécois, par une marge de deux à un, croient que le gouvernement devrait donner priorité aux investissements dans les soins palliatifs (60 %) plutôt que de légaliser l’euthanasie (29 %).
  Con   Lib   NPD   BQParti vert  Indécis
%%%%%%
Investir davantage dans les soins palliatifs  757473517073
Légaliser l’euthanasie161819402216
Les deux également345856
Ni l’un ni l’autre111-*2
Ne sait pas/aucune réponse532134
  • Les opinions sont partagées sur la question de la légalisation de l’euthanasie des nouveau-nés en phase terminale ou gravement handicapés à la demande des parents et avec leur consentement. Moins de la moitié des sondés est fortement (15 %) ou plutôt (30 %) en faveur et la moitié y est fortement (29 %) ou plutôt (20 %) opposée.
  • Les opinions sur l’euthanasie des nouveau-nés en phase terminale ou gravement handicapés à la demande des parents et avec leur consentement varient selon les régions. De nettes majorités s’y opposent au Canada Atlantique (58 %), au Manitoba et en Saskatchewan (57 %), en Alberta (53 %) et en Ontario (51 %). Les opinions sont partagées en Colombie-Britannique (50 % contre, 45 % pour). Une nette majorité y est favorable (55 %) au Québec.
  • Après les avoir renseignés sur l’euthanasie dans les questions précédentes, on a de nouveau demandé aux sondés s’ils étaient pour ou contre la légalisation de l’euthanasie au Canada. Un peu moins de six sur dix étaient fortement (19 %) ou plutôt (38 %) en faveur de sa légalisation et quatre sur dix étaient fortement (23 %) ou plutôt (15 %) contre.
  • À la fin du questionnaire, le soutien pour la légalisation de l’euthanasie est le plus élevé au Québec (69 %) et le plus faible dans les Prairies (48 %).
  • Quoique le soutien global ne diffère pas après information du soutien global au début du questionnaire, l’inquiétude globale augmente parce que ceux qui n’avaient pas d’opinion au premier cité passent dans le camp de l’opposition après avoir été renseignés sur l’euthanasie. L’opposition gagne cinq points et passe de 33 % (premier cité) à 38 % (après information). La proportion de ceux qui n’ont pas d’opinion chute de 8 % (premier cité en début de questionnaire) à 3 % (après information). L’augmentation de l’opposition globale provient surtout de hausses au Canada Atlantique (de 8 points) et en Ontario (de 6 points).

Rapport complet ici








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Le chèque-éducation promet de faire fonctionner le système éducatif

Numéro spécial des Cahiers de l'Éducation [de France] sur le chèque-éducation.

Résumé.

Le chèque-éducation promet de faire fonctionner le système éducatif éducatif de façon plus efficace et plus respectueuse de la liberté des parents et des établissements. Il favorise les bonnes méthodes pédagogiques.

Les familles n'ont aucune envie de confier leurs enfants à de mauvaises écoles. La liberté de gestion des écoles, dans le cadre du chèque-éducation, ne serait limitée que par le contrôle qualité, qui détecterait les pratiques efficaces et informerait le public. La rentabilité financière des établissements dépendrait directement de la satisfaction des familles. Lors d'une création d'établissement un examen préalable d'éligibilité au chèque-éducation permettrait de limiter les risques pour les élèves.

Contrairement à notre système scolaire, sclérosé par l'invulnérabilité de son administration, le chèque-éducation bénéficie d'abord aux moins avorisés.

Sa mise en place demandera qu'une formation politique de premier plan le soutienne dans son programme présidentiel et ose affronter les tenants du monopole public et les syndicats.

Sans une action de sensibilisation persévérante, le chèque-éducation ne restera qu'une belle idée.

Il faudra sans doute commencer par des réalisations partielles.

Lire le cahier (30 pages)



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Histoire récente de l'Afrique — « Carnages » de Pierre Péan

Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle ? Qui s’intéresse à ces « carnages incompréhensibles » ? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour… Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d’interprétation ; et l’on ne peut pas se contenter de regarder l’Afrique sous le seul angle des Droits de l’homme ou de la Françafrique.

Étonnamment, ces conflits majeurs n’ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres ? Quels intérêts ont-elles servis ? À contre-courant de tout ce qui s’écrit sur l’Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l’Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d’une ampleur inédite et tragique.

Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d’Israël, ont décidé d’étendre leurs aires d’influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L’instauration du nouvel ordre mondial y a été d’autant plus profonde que l’Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l’Est africain dans l’espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n’ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l’Iran : il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d’Afrique.

Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l’on tire au clair les responsabilités des uns et des autres.

(Brève discussion sur l'abolition des notes à l'école primaire à la fin)


Grandes puissances: quelles influences sur les Grands Lacs ?



Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française : François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003) ; Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).

Carnages.
Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique
par Pierre Péan
572 pages
Fayard, Paris, 2010
ISBN : 978-2213638065


vendredi 4 février 2011

Écoles primaires libres en France

Écoles associatives en Auvergne libres tant au niveau des matières que de la pédagogie, elles ne sont pas subventionnées. Une laïque de type Montessori, l'autre catholique liée à l'évêché de Clermont-Ferrand.


Au Québec, les écoles non subventionnées ne sont pas libres au niveau des matières (imposition de cours idéologiques comme ECR), ni vraiment au niveau de la pédagogie : les inspecteurs veulent les faire « évoluer » et le renouvellement du permis est toujours lié à une bonne volonté de la part de l'école de se rapprocher de la pédagogie à la mode auprès du Monopole de l'Éducation du Québec.





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Mutations de la famille






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jeudi 3 février 2011

Cours à la sexualité — parent catholique obtient une exemption

Nous avons reçu ce compte-rendu d'un parent très préoccupé du contenu du Cours de sexualité proposé aux élèves de secondaire IV après qu'il ait reçu cette lettre plus tôt dans la semaine :
Madame, Monsieur,

Votre enfant assistera dans la semaine, à son premier cours d'éducation à la sexualité dispensé au collège                        pour l’année scolaire 2010-2011.


Vous trouverez ci-dessous les thèmes qui seront abordés durant les cours.


- Le désir de plaire, l'attraction et la séduction. Les éléments à privilégier pour vivre l'intimité affective et sexuelle.

- Les différentes orientations sexuelles et la violence sexuelle.

- Négociation pilule/condom.



Sincères salutations.
Le Directeur du collège accepte d’exempter mon fils du « Cours d’éducation à la sexualité ».

Également, il accepte que mon fils soit dispensé, dans son cours de français, de faire la lecture obligatoire du roman « Philippe avec un grand H » [1]. Il s'agit d'un livre dont les objectifs sont de contrer l'homophobie, d'une part, et d'aborder le tabou entourant le haut taux de suicide chez les jeunes hommes homosexuels, d'autre part. Il m'apparaît inapproprié d'imposer la lecture de ce roman à des étudiants de secondaire IV âgés de 15 ans, et de retirer du programme de français la lecture de grandes œuvres de la littérature française pour faire place à de tels romans qui poursuivent des objectifs de rectitude politique.

J'ai par ailleurs fait valoir au directeur qu'il ne faut pas confondre la lutte contre l'homophobie, objectif sans doute louable (voir paragraphe 2358 du CEC), et la promotion de l'homosexualité.

Je lui ai également fait part de ma surprise de devoir faire de telles démarches dans une école qui s'affiche comme étant catholique. Il m'a dit que son école était catholique, en invoquant 3 motifs :
1) elle a été fondée par une communauté religieuse;
2) elle dispense un cours de catéchèse une fois par semaine;
3) elle offre un service de pastorale.
Je lui ai répondu qu'à mes yeux, un projet éducatif de nature confessionnelle est plus englobant que cela: il doit toucher à tous les aspects du projet éducatif, incluant le choix du matériel pédagogique. C'est ce qui a été plaidé par le Collège Loyola, dans LOYOLA HIGH SCHOOL C. COURCHESNE, à propos du cours ECR. Voir paragraphe 266 du jugement :
[266] Le témoignage du principal de Loyola, Monsieur Donovan, est sans équivoque. Les dix principes qui sont exposés dans le livret « What makes a Jesuit High School Jesuit? » sont présents dans toutes les activités de l’école et dans l’enseignement de tous les cours et non pas seulement dans l’enseignement du cours de religion. Les préceptes de la religion catholique sont omniprésents au sein de Loyola.
Je lui ai ensuite demandé qui était le garant, aux yeux du parent, du caractère « catholique » de l'école. Il a paru embêté, puis m'a dit que ça relevait du Conseil d'administration du Collège.

Le mot « catholique », accolé à une école, est comparable à une marque de commerce. Si je décide de fabriquer du vin mousseux, je ne pourrai le commercialiser sous le nom « champagne », puisque je risque des poursuites:
a) de la part des consommateurs, au motif de fausses représentations;
b) des propriétaires légitimes de la marque "champagne", au motif de contrefaçon de leur marque.
Dans l'Église catholique, c'est l'évêque qui est le gardien et le garant de la "catholicité" des écoles de son diocèse. (voir dispositions du droit canon, canons 807 à 821 qui précisent explicitement que ni la fondation par des frères, ni leur présence ne suffise à garantir le caractère catholique d'une école.)

À notre connaissance, très peu d'évêques francophones exercent de façon active ce contrôle qui leur incombe pourtant. L'évêque d'Avignon constitue une exception : « Mgr Jean-Pierre Cattenoz, l'archevêque d'Avignon, vient d'élaborer une charte de l'enseignement catholique pour son diocèse » :


[1] « H » pour homosexualité

Note du carnet : la réaction de ce parent n'est pas sans rappeler la remarque faite le 10 janvier dernier par Benoit XVI sur les cours d’éducation sexuelle obligatoires :
« Je ne puis passer sous silence une autre atteinte à la liberté religieuse des familles dans certains pays européens, là où est imposée la participation à des cours d’éducation sexuelle ou civique véhiculant des conceptions de la personne et de la vie prétendument neutres, mais qui en réalité reflètent une anthropologie contraire à la foi et à la juste raison. »
Voir aussi

Classique en anglais remplacé par une bande dessinée et un film émouvants et pro-gays

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois

Cours d'ECR : les enseignants « marchent sur des œufs » (projection du film CRAZY suscite de vives réactions dans les classes multiethniques).




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lundi 31 janvier 2011

France — Haut Conseil à l'intégration et « Les défis de l'intégration à l'école »

Pour l'éditorialiste du Figaro de Paris, Ivan Rioufol, « l'immigration au cœur du désastre scolaire » français :
À ceux qui persistent à penser, à gauche, que l'intégration fonctionne et que l'immigration extra-européenne ne pose pas de problèmes, sinon à la marge, je conseille le rapport du Haut Conseil à l'intégration sur « Les défis de l'intégration à l'école », dont la version définitive vient d'être publiée. Si l'on admet que l'école est le révélateur de la société, le « malaise global » qui est décrit dans ce document, prudent, en dit beaucoup sur la faillite du vivre ensemble et sur les perspectives qu'ouvre cette réalité. Le plus affligeant est de constater, une fois de plus, le refus des évidences chez ceux qui défendent mordicus une constante ouverture sur l'immigration « qui enrichit la France » alors que cette donnée est au cœur du désastre scolaire. [...]

« Le bien commun est en danger », constate (page 91) le Haut conseil qui estime : « L'Éducation nationale est dans une situation d'urgence ». Il note : « Ces dernières années sont marquées par une affirmation de l'appartenance religieuse dans les comportements des élèves (...) Depuis plusieurs années, dans un nombre croissant d'établissements, les cours d'histoire sont le lieu de contestations et d'affrontements, de mise en concurrence de mémoires particulières qui témoignent du refus de partager une histoire commune ». Parmi les observations, celle-ci (page 94) : « L'antisémitisme est souvent exprimé anonymement (...) Les tensions viennent souvent d'élèves qui s'affirment musulmans. L'antiaméricanisme est souvent lié à l'antisémitisme. La vision du monde qui semble s'opérer est binaire : d'un côté les opprimés, victimes de l'impérialisme des Occidentaux (...) et de l'autre, les oppresseurs, les Européens et Américains blancs, pilleurs des pays du Tiers-monde ».




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