mercredi 14 novembre 2012

Des programmes scolaires au service de l’idéologie dominante, l'étatisme, l'anticatholicisme ? (vidéo)



Émission Ce Soir ou jamais du 25 septembre 2012.

Invités :
- Vincent Badré (Enseignant)
- François Taddéi (Généticien)
- Judith Bernard (Enseignante, metteur en scène)
- Philippe Nemo (Philosophe)
- Claire Berest (Écrivain)
- Ruwen Ogien (Philosophe)




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Tronc commun philosophique, religieux et citoyen pour tous en Belgique ?

La ministre de l'enseignement obligatoire de la communauté française de Belgique (fédération Wallonie-Bruxelles) désire organiser un tronc commun aux cours de religions et de morale au sein duquel il y aurait « le dialogue entre les religions » (pas la connaissance nécessairement...), une éducation « à la citoyenneté » et le questionnement philosophique

La ministre indique qu'elle ne peut supprimer les cours de religion parce la constitution belge prévoit des cours de religion obligatoires. Le changement de la constitution est dangereuse, selon elle, dans un contexte où les nationalistes en profiteraient pour remettre sur la table de nombreux autres aspects de la constitution.






« Remplacer les cours de religion, ce n'est pas possible »


« Les cours de religion islamique ne sont pas bien définis »





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mardi 13 novembre 2012

Québec — Scolarisés mais analphabètes


1,3 million de Québécois de 16 ans et plus éprouvent de graves difficultés à lire et écrire.

36 % des jeunes de 16 à 25 ans sont analphabètes.

Le taux de décrochage au Québec oscille entre 20 et 30 % depuis 20 ans.

Source Le Devoir avec article sur le sujet





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L'Histoire du Québec pour les nuls


L'historien et professeur montréalais Éric Bédard raconte la grande aventure du Québec dans L’Histoire du Québec pour les nuls, nouveau tome de cette collection à succès, à couverture jaune, reconnue pour le caractère à la fois intelligent et ludique de ses ouvrages.

Dans cet ouvrage préfacé par Jacques Lacoursière, Éric Bédard a vulgarisé toute l’histoire du Québec, des origines à nos jours, faisant redécouvrir les événements et les personnages marquants de la Belle Province. Chapitre après chapitre, il raconte, en termes clairs, les débuts de la colonie, la conquête, la répression des Patriotes, la Confédération, la Crise, la Deuxième Guerre mondiale, la Révolution tranquille, l’accord du lac Meech, les années Bouchard... terminant avec l’arrivée au pouvoir de Pauline Marois.

Ce travail colossal, très fouillé, ponctué d’anecdotes vraiment intéressantes, représente l’ouvrage parfait pour rafraîchir ses connaissances et en acquérir d’autres.

Éric Bédard a pensé aux nouveaux arrivants, mais aussi aux Québécois qui trouvent que les notions de leurs cours d’histoire du Québec sont bien loin... « Ils vont voir avec ce livre les grandes lignes, les grandes dates, les grands repères. L’index à la fin est bien pratique... », dit-il en entrevue.

« Je m’adresse à la fois aux Québécois qui veulent avoir une synthèse digeste, simple, compréhensible, abordable. Écrire des chroniques dans le Journal m’oblige à être le plus clair possible, en 600 mots, tandis qu’à l’université, parfois, on se parle entre nous... on a notre langage, nos concepts. L’exercice du Journal m’a amené à cette clarté, j’espère. J’ai voulu faire un récit clair, simple, factuel, collé sur la chronologie, qui va du début jusqu’à aujourd’hui. »

Être à jour

Son défi ? Faire le trait d’union entre le grand public, qui veut aller à l’essentiel, et les recherches les plus à jour en histoire, sans que cela paraisse et que ce soit fastidieux. « C’est mon métier. Je suis au courant des dernières parutions. J’ai essayé d’avoir un livre le plus à jour possible sur ce que les chercheurs savent de l’histoire du Québec, en 2012, et rendre ça digeste pour le grand public. L’état actuel du Québec est aussi dans ce livre. C’est pour cela que les éditions First voulaient un historien. J’ai été très honoré que Jacques Lacoursière accepte de préfacer le livre. »

Il a adoré prendre part à l’aventure. « Je sors de cette expérience en ayant enfin l’impression que j’ai parcouru toute l’histoire de mon pays. Quand on fait un doctorat, on nous demande de se spécialiser. Le livre m’a obligé à ramasser, en 400 pages, toute l’histoire du Québec. Ça a été pour moi un exercice de synthèse extraordinaire. Une grande chance. »

Miracle

Éric Bédard a réalisé que rien n’était acquis pour le Québec. « C’est quasiment un miracle qu’on soit encore là. Quand vous regardez les débuts... mon dieu que ça a été chaotique, compliqué... », observe-t-il en faisant référence à l’arrivée des Français, à la fondation de la colonie, à la menace iroquoise, à la Conquête, à la Rébellion. [Note du carnet : recette de la survie : une natalité très importante pendant près de trois siècles ainsi qu'une cohésion culturelle et géographique]

« Je pense que l’histoire devrait nous rassembler. Ça ne devrait pas être une chicane partisane. Qu’on soit libéral ou péquiste ou autre, on est tous des Québécois. On a tous cette histoire commune, qui est à bien des égards impressionnante, admirable. On devrait travailler à mieux la transmettre – dans la famille, à l’école, dans les livres. Ça devrait nous rassembler, pas nous diviser. »

Source




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lundi 12 novembre 2012

Poursuite de la nationalisation coûteuse de la garde d'enfants au Québec

L'État, mère des tout-petits
Le gouvernement Marois annonce la création de 28 000 places de services de garde à contribution réduite d'ici la fin 2016, dont 13 000 étaient déjà prévues.

Par cette annonce, le gouvernement affirme qu'il complétera le réseau en « rendant disponibles 250 000 places à contribution réduite ».

Les nouvelles places se traduiront par une augmentation annuelle de 261 millions de dollars des coûts de fonctionnement du réseau, lorsqu'il sera complété.

La porte-parole de l'opposition libérale en matière de Famille, Danielle St-Amand, se questionne sur le financement du projet évalué à 260 millions de dollars en quatre ans. Elle estime que le gouvernement du Parti québécois n'aura d'autres choix que d'augmenter les impôts ou de couper dans d'autres services publics afin de financer ce programme.

Sans surprise, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) — toutes parties prenantes dans la fonctionnarisation croissante de la garde des enfants du Québec — se réjouissent pour leur part de l'annonce.

Voir aussi

Garderies : pour une répartition juste de la subvention

« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

Étude sur les garderies qui se paieraient d'elles-mêmes : la multiplication des pains

« Le système de garderies à 7 $ est-il payant pour le Québec ? Non. »

Étude Fortin, Godbout sur les garderies : « étude loufoque », système injuste, Ottawa premier gagnant

« Le système de garderie universel en Suède forme des enfants moins instruits »

Lien avéré entre les femmes qui travaillent hors du foyer et l'obésité de leurs enfants

Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école

Les enfants de mères au foyer sont en meilleure santé

The Child care debate 

Le nombre d'enseignants « non qualifiés » continue d'augmenter dans les écoles québécoises

La Presse de Montréal indique que « le nombre d'enseignants non qualifiés continue d'augmenter dans les écoles, et ceux qui choisissent de retourner aux études pour obtenir leur brevet tout en enseignant à temps plein se butent à un véritable chemin de croix ».

Il ne s'agit pas à proprement parler de gens incompétents, mais d'enseignants qui ne sont pas qualifiés pour la bureaucratie du Monopole de l'Éducation.

On se rappelera l'histoire du professeur de latin qui, après onze années d'enseignement au secondaire, avait décidé de remettre ma démission. L'enseignant était détenteur d'un baccalauréat ainsi que d'une maîtrise en histoire avec spécialisation en études anciennes (latin, grec ancien, histoire, archéologie, mythologie, littérature gréco-romaines). Mais j'avais aussi une grande expérience auprès des jeunes, ayant travaillé durant plusieurs années dans des camps d'été.

Ce latiniste avait ainsi perdu un emploi lorsqu'un syndicat avait exigé d'un directeur qu'il trouve une personne légalement qualifiée. La tâche d'enseigner le latin avait échu à un enseignant qui avait appris cette langue durant son enfance. Le fait qu'il n'avait pas retouché à cette matière durant plus de 25 ans n'était d'aucune importance. À une autre occasion, un poste que le latiniste découragé est revenu à un jeune diplômé en enseignement. Le candidat désigné n'avait jamais fait de latin, mais il s'était engagé à suivre des cours à l'université: il est devenu mon étudiant, car je suis chargé de cours en latin à l'Université de Montréal !

Confronté au principe de réalité et faire face à la pénurie d'enseignants dans plusieurs matières, le ministère de l'Éducation délivre chaque année des centaines de « tolérances d'engagement ». Il s'agit de permis exceptionnels délivrés à des titulaires de classe, souvent spécialisés dans un domaine (anglais, mathématiques, espagnol), mais qui n'ont pas suivi la formation assommante et obligatoire en pédagogisme imposée par l'État.

Le Ministère veut réduire le nombre de tolérances d'engagement accordées. Il y en avait 2878 en 2007-2008. On en comptait 2010 en 2011-2012.

Pour enrayer le problème des enseignants non qualifiés, le Ministère oblige un certain nombre d'entre eux à retourner sur les bancs d'école pour suivre des cours en pédagogie et en formation des maîtres afin d'obtenir leur brevet d'enseignement.

Ces enseignants, souvent titulaires de classe et permanents depuis plusieurs années dans les écoles, doivent étudier tout en travaillant. Le ministère leur délivre une « autorisation provisoire d'enseigner » le temps qu'ils terminent des études.

C'est ce type de permis qui a explosé au cours des dernières années. En cinq ans, le nombre de nouveaux détenteurs est passé de 507 à 771 - un chiffre qui ne tient pas compte des renouvellements.

Environ 11 % des enseignants qui détenaient une autorisation provisoire d'enseigner en 2010-2011 bénéficiaient, l'année précédente, d'une tolérance d'engagement.

Pour ces enseignants, le chemin vers l'obtention d'un brevet est long et semé d'embûches.

Mélanie Tremblay en sait quelque chose. Détentrice d'un baccalauréat en études hispaniques, elle enseigne l'espagnol depuis 2001 dans une école secondaire de la région de Québec. Elle a même obtenu sa permanence en 2008. Les écoles peinent à trouver des enseignants d'espagnol, souligne l'enseignante.

Mais pour le Ministère, elle n'est pas qualifiée. «Je n'avais pas fait mon baccalauréat avec l'intention de devenir enseignante. Une école cherchait un professeur d'espagnol, et j'ai adoré la profession», raconte-t-elle.

En 2003, Mme Tremblay est retournée aux études pour obtenir un certificat en pédagogie. En 2005, le Ministère l'a informée que ce n'était plus suffisant et qu'elle devait faire un deuxième baccalauréat.

Sept ans plus tard, Mme Tremblay est toujours aux études. « Les cours se donnent presque toujours le jour et moi, je travaille. J'ai ma classe », explique-t-elle.

« Pour l'instant, je profite de mon congé de maternité pour essayer de compléter les cours qui se donnent seulement le jour », explique Mme Tremblay, mère d'un bébé de cinq mois.

Même si elle a reçu et supervisé des stagiaires dans sa classe au fil des ans, Mme Tremblay devra aussi faire des stages. L'hiver prochain, elle devra prendre un congé sans solde pour faire un stage de cinq semaines dans une école primaire. Elle a toutefois obtenu l'autorisation de faire son dernier stage, qui dure 12 semaines, dans sa classe. Mais elle devra être évaluée par ses collègues.

Mélanie Tremblay déplore la rigidité du Ministère. La problématique perdure depuis des années et touche bon nombre d'enseignants, rappelle-t-elle. Plusieurs se découragent. « C'est dommage que notre expérience ne soit pas reconnue. On nous engage, on fait un bon travail. Les élèves, les parents et mes collègues m'apprécient, mais personne n'en tient compte. »

Bien que le ministère de l'Éducation soit conscient de ces difficultés, ce sont les universités qui sont responsables des modalités de la formation, affirme Esther Chouinard, porte-parole du Ministère.

Pourquoi se cacher derrière les universités, il suffirait simplement de supprimer l'obligation d'avoir à suivre cette longue formation en pédagogisme qui est une particularité québécoise pour résoudre ce problème.






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Un homme dans le vestiaire des filles ? Ne soyez pas transphobe !

Colleen Francis
Cette histoire de non-discrimination se passe dans une université publique de l'État de Washington. Les responsables ont décidé de ne pas empêcher un étudiant de 45 ans d'utiliser le vestiaire des filles, ni même de l'y empêcher de se prélasser nu… parce qu'il est « transgenre ». Eh oui, celui qui se désigne comme « Colleen Francis » se perçoit comme une femme. Et ce serait de la «  transphobie » que de le renvoyer chez les messieurs.. Dans son plan de lutte contre l'homophobie, le gouvernement du Québec rappelle que celle-ci inclut la transphobie.

Le vestiaire est partagé par plusieurs écoles et équipes sportives locales et accueille notamment des fillettes et des jeunes filles de 6 à 18 ans faisant partie d'équipes de natation. Le 26 septembre dernier, ce sont elles qui ont aperçu le… personnage entièrement nu derrière la vitre d'un sauna, ne cachant rien de ses attributs malgré tout masculins.

Des parents portèrent plainte avec le coach de l'équipe, des témoignages furent recueillis, mais, la direction d'Evergreen State College ayant indiqué qu'elle ne tiendrait pas compte de « l'identité biologique » de « Colleen Francis », l'affaire s'arrêta là. L'équivalent du ministère public de l'État de Washington a indiqué qu'il ne poursuivra pas pour exhibitionnisme.

L'université s'est contentée d'installer des rideaux afin que les jeunes filles puissent se changer sans être vues de l'intéressé. Ce qui ne garantit en rien qu'elles ne le verront pas, elles…




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En Belgique, les élèves musulmans aiment l'école catholique

L’Europe se déchristianise, l’islam avance.

Dans certaines écoles catholiques de Belgique, les élèves de confession musulmane sont aujourd’hui majoritaires. Il y a des crucifix dans les salles de classe et pourtant les élèves musulmans s’y sentent plus libres que dans les écoles publiques — explique le correspondant à Bruxelles du quotidien italien Corriere della sera.

Selon les sociologues et les instituts de sondage, les parents musulmans préfèrent les institutions catholiques parce qu’ils les considèrent comme de meilleure qualité ; parce qu’on y vénère un seul Dieu, loin du scepticisme laïc qui caractérise le secteur public et parce que la diversité des sensibilités et des opinions y est respectée, selon la meilleure tradition chrétienne. De plus, sous la protection du crucifix, on y ferme souvent un œil quant à l’interdiction pour les filles de porter le voile islamique à l’école.

Des cours de Coran dans les écoles catholiques ? Risques d'ambiguïté

Pourtant sur la toile, le directeur du Secrétariat général de l’enseignement catholique de Belgique, Etienne Michel, a été qualifié de traître quand il a lancé l’idée de permettre aux élèves musulmans des écoles catholiques de suivre un cours de religion islamique, même si le cadre légal l’exclut actuellement. Le corps enseignant et les parents d’élèves sont globalement d’accord ; en revanche l’archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr Leonard, y voit un risque d’ambigüité et souligne que dans les pays musulmans, on n’organise pas de cours de catholicisme pour les chrétiens à l’école.

Selon Étienne Michel, la relégation du religieux dans la sphère privée [note du carnet : qui n'inclut même plus l'école!] n’offre aucune solution aux risques de dérives fondamentalistes. Certains de ses détracteurs craignent, au contraire,que la présence religieuse dans la sphère scolaire n’accentue les différences et les identités.

Source : Radio-Vatican




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Les États-Unis bientôt premier producteur de pétrole grâce aux schistes... Que fait le Québec ?

D'ici 2020, les États-Unis devraient dépasser l'Arabie saoudite et la Russie pour devenir le plus important producteur de pétrole du monde, prédit un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

L'an passé, l'organisation prévoyait que l'Arabie saoudite resterait le premier producteur de brut au moins jusqu'en 2035. L'AIE s'attend maintenant à ce que les États-Unis atteignent l'autosuffisance énergétique d'ici cinq ans en raison de la forte croissance de la production de pétrole et de gaz de schiste. Au Québec, la ministre des Ressources naturelles, la militante écologiste Martine Ouellet, a décidé que l'exploitation des gaz de schiste ne sera jamais assez sûre.


« Les développements de l'énergie aux États-Unis sont de grande ampleur, et leurs effets pourraient être ressentis par-delà l'Amérique du Nord et le secteur énergétique », indique le rapport. Graduellement, les États-Unis diminueront leurs importations de pétrole et d'ici 2030, l'Amérique du Nord deviendra un exportateur net de brut, d'après l'AIE.

L'AIE s'attend à ce que la production au Canada continue à grimper pour passer de 3,5 millions de barils par jour, en 2011, à 6,3 millions de barils en 2035.

D'ici 2035, la demande mondiale devrait augmenter de 14 %, à 99,7 millions de barils par jour. Le prix du baril de brut devrait être d'environ 125 $ comparativement à 107 $ cette année.

« La croissance de la consommation de pétrole dans les pays émergents, particulièrement celle liée aux transports en Chine, en Inde et au Moyen-Orient, va plus que compenser la réduction de la demande dans l'OCDE », précise l'AIE.

Les conséquences géostratégiques pour la politique américaine pourraient être immenses : moins dépendants des ressources pétrolières arabes, les États-Unis pourraient se désintéresser militairement de la région, alors que l'intérêt géostratégique des Chinois et des Indiens pourraient y croître.

Sur le plan de la politique climatique, ce regain américain pourrait bien signifier un désintérêt croissant pour toute lutte contraignante contre les gaz à effets de serre. L'Europe elle continuera sans doute à militer sur ce terrain puisqu'elle a tendance à se désindustrialiser et connaît une très faible croissance démographique, voire un déclin.


Entre-temps, le Daily Telegraph de Londres se lamente de la réticence de l'Europe devant la manne que représente les gaz et pétrole de schiste. Royal Dutch Shell envisage ainsi de construire une usine d'éthane dans une vallée sidérurgique en plein déclin du comté de Beaver, près de Pittsburgh (Pennsylvanie).

Dow Chemical suspend ses opérations en Belgique, en Hollande, en Espagne, au Royaume-Uni et au Japon, mais déverse de grandes sommes d'argent dans une entreprise de propylène au Texas, où les prix du gaz naturel sont à une fraction des prix  mondiaux  (il n'existe pas de marché mondial du gaz, car les prix de transport transcontinental sont trop hauts) et devraient le rester pendant tout le cycle de vie des investissements de Dow au Texas. En 2012, à son niveau le plus bas, le gaz naturel était vendu aux États‐Unis à près d'un cinquième des prix d'importation pratiqués en Europe et à un huitième de ceux pratiqués au Japon.

Une cinquantaine de nouveaux projets a été dévoilée dans l'industrie pétrochimique américaine. Trente milliards de dollars ont récemment été investis dans les seules usines d'éthylène et de fertilisants.


Voir aussi

Le résumé (10 pages) en français du rapport de l'AIE Perspectives énergétiques mondiales.

L'ex-ministre Jacques Brassard horrifié — « Les verts au pouvoir » : « stupéfiant », « aberrant »

Truthland répond à la vidéo Gasland (m-à-j)

The Guardian : nous avions tort au sujet du pic pétrolier

Pour une véritable culture historique et religieuse...

Encore vu un reportage superficiel et convenu à la télévision (France 2, 20 heures) sur la merveilleuse opposition syrienne qui se serait unie sous l'égide de pétro-monarchies arabes pour choisir un chef modéré et lutter contre le méchant régime dictatorial de Damas. Le cheikh Ahmad Moaz el-Khatib a, en effet, été élu hier soir à Doha président de la nouvelle Coalition nationale regroupant la plupart des composantes de l’opposition syrienne.

Aucune distance.

Aucun commentaire pour rappeler le fait que ces monarchies sunnites sont loin d'être des parangons de vertus (voir la sanglante répression des chiites largement majoritaires à Bahrein, voir ici, ici et ). Au centre des tractations qui ont abouti à cette union des principales factions de l'opposition syrienne : le Qatar. Le même richissime et minuscule pays qui a soutenu l'attaque militaire contre la Libye avec le résultat que l'on connaît : persécution des tribus alliées à l'ancien dictateur libyen, règne des milices désormais surarmées, partition effective du pays, charia imposée (voir ici).

Personne pour rappeler que les alaouites et les laïcs du parti Baas au pouvoir à Damas (avec le concours plus ou moins actif d'autres minorités comme les chrétiens encore nombreux) ont été persécutés pendant longtemps et qu'ils sont même encore considérés comme des hérétiques par de nombreux sunnites (voir ici, ici et ).

Rien pour mettre en doute le caractère très relatif de la modération du nouveau chef de l'opposition syrienne. Seul le quotidien libanais L'Orient-Le Jour use de force guillemets, de « paraît-il » ou de « selon ses proches ».

Parmi ses propos modérés, on remarquera néanmoins celui-ci :

Ce sera sous le protectorat français
que les alaouites relèveront la tête
Parmi les propos modérés du cheikh el-Khatib on relèvera : « Le régime arrogant n’a pas laissé d’autre choix que de prendre les armes, et les Syriens ont été obligés de le faire afin de défendre leur religion, leurs familles et leurs propriétés. La révolution syrienne n’est pas violente, les révolutionnaires syriens sont pacifiques. » Sic. On remarquera surtout que « leur religion » est au singulier alors que leurs familles est bien au pluriel. Il n'existe qu'une seule vraie religion...?

On remarquera aussi cette autre phrase :

« L’oumma a mis en lumière de nouvelles forces dirigeantes politiques et savantes, qui n’étaient pas connues auparavant. »

L’oumma, c'est-à-dire la communauté des croyants, pas la révolution. Pour ce qui est de « savantes », il s'agit des oulémas,  les « savants » de l’islam. Bref, une résurgence de l'islam et de la communauté des croyants de la religion.

Ah, si les journalistes avaient une véritable culture historique et religieuse au lieu des mièvreries irénistes et multiculturalistes inculquées dès le plus jeune âge dans les écoles occidentales.





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