Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
jeudi 8 novembre 2007
Cours d'éthique et de culture religieuse : On peut comprendre les réticences des parents
Lors de son passage à RDI mardi soir, après les témoignages entendus à Drummondville dans le cadre de la commission Bouchard-Taylor, celle-ci a maintenu son soutien au cours d'éthique et de culture religieuse, mais elle a également dit comprendre les réticences des parents qui ne veulent pas que ce cours d'éthique et de culture religieuse soit donné au primaire.
mercredi 7 novembre 2007
Les électeurs de l’Utah ont rejeté le premier programme de bons scolaires universel à l’échelle d’un État fédéré
L’Utah et son électorat conservateur, un gouverneur républicain et une assemblée législative républicaine paraissait être un État idéal pour sonder les électeurs sur les chèques-éducation. Toutefois, les adversaires de ce programme, soutenus par les millions de dollars dépensés par un syndicat national américain des enseignants, ont réussi à convaincre les électeurs de voter dans une large majorité contre les bons scolaires. En effet, c’est par plus de 60 pour cent des suffrages exprimés que ce projet, déjà approuvé par l’Assemblée législative de l’État, a été défait.
Les sondages effectués avant le référendum indiquaient une forte opposition aux bons scolaires, plus particulièrement dans les zones rurales où il n’existe souvent aucun choix d’école à des centaines de kilomètres à la ronde.
Des programmes de bons scolaires existent dans une douzaine d’États américains. La plupart sont, toutefois, souvent réservés à des enfants de familles pauvres ou qui fréquentent des écoles dans des quartiers difficiles.
Andrew J. Coulson de l’Institut Cato, laboratoire de pensée conservateur, en faveur du programme des chèques-éducation, a déclaré : « Il est triste que la plupart des familles en Utah ne pourront bénéficier dans un avenir proche d’un choix en matière scolaire, mais cette défaite lors de ce référendum ne ralentira pas la marche de la liberté scolaire. » M. Coulson justifie son optimisme par le fait que les pressions qui poussent à plus de libertés scolaires ne font que s’intensifier. « Notre système scolaire hérité du XIXe siècle ne tient pas ses promesses d’éducation publique et ne correspond pas aux attentes des Américains. Nos écoles devraient promouvoir la cohésion sociale, au lieu de quoi elles suscitent des heurts ethniques et sociaux. Elles devraient dispenser connaissance et compétences, mais nous sommes à la traîne des pays industrialisés quant aux résultats scolaires en fin du secondaire. En outre, d’ajouter M. Colson, étant donné nos ressources financières limitées, il est impératif que chaque dollar soit utilisé au mieux. Mais le secteur public est devenu de plus en plus coûteux au cours de ces dernières décennies. Les élèves qui quittent nos écoles n’ont pas de meilleurs résultats que ceux d’il y a trente ou quarante ans, alors que nous dépensons aujourd’hui deux fois plus par élève en dollars constants. »
Cet optimisme n’est cependant pas unanime et beaucoup pensent que le rejet de ce programme de bons scolaires aura un impact ailleurs aux États-Unis et limitera les chances de voir apparaître des programmes similaires de choix scolaire subvention par les États dans les années à venir.
John Stossel, journaliste à ABC, semble trouver que ces raisins étaient de toute façon trop verts. Il rappelle que les subsides gouvernementaux s’accompagnent habituellement d’une mainmise plus grande de la part de l’État (suivre le programme établi par celui-ci, engager du personnel diplômé auprès de ses écoles normales). Stossel se demande alors que faire pour aider les enfants prisonniers d’écoles publiques médiocres. Selon lui, une meilleure solution consisterait à accorder un crédit d’impôt à tout parent qui n’envoie pas ses enfants à une école publique. On peut craindre cependant que l’État n’accepte d’accorder ce crédit d’impôt qu’aux les parents envoyant leurs enfants aux écoles « approuvées ».
lundi 5 novembre 2007
Pour la privatisation de l'Éducation
Il est certain que l'éducation devrait être privatisée, le mammouth n’étant pas réformable par nature. L’éducation, dans le droit naturel, ne devrait nullement relever de la responsabilité de l'État mais, uniquement, de celle des parents ; ces derniers peuvent, certes, organiser chez eux ou en groupe « l'école à la maison » qui se développe beaucoup aux États-Unis par exemple ainsi qu'un peu dans d'autres pays, comme la France. Mais, dans le cas général, les parents pourraient confier leurs enfants aux écoles de leur choix qui devraient être très nombreuses et en concurrence dans un pays où l'économie de marché règnerait. Les avantages qu’offrirait une privatisation de l'éducation sont nombreux. Un avantage important, parmi d’autres, d’une éducation privatisée est la possibilité de se livrer à des innovations ; dans une éducation nationalisée l’innovation est très difficile.
Une information intéressante et tout à fait récente nous offre l'occasion de le montrer.
En France, où l'éducation est étroitement nationalisée et surveillée par l’État, il existe tout de même des marges de liberté que certaines écoles, bien qu'étant soumises à l'Education Nationale par l'intermédiaire des contrats, arrivent à exercer.
C'est le cas des écoles organisées et dirigées par les évangélistes. Ce que nous allons décrire ne veut pas, évidemment, indiquer que nous nous rallions aux églises évangélistes, mais simplement que nous citons leur exemple à propos de sa signification pour l'éducation.
Dans certaines de ces écoles, les évangélistes sont arrivés, grâce aux moyens modernes et à une organisation adéquate à monter des écoles qui réalisent dans la même classe une sorte de préceptorat. Chaque élève devant sa machine dispose d'un précepteur à sa mesure et s'entraîne individuellement selon son rythme ; quand il a une difficulté, c’est la machine qui répond. Dans la classe, il y a un professeur qui aide les élèves à progresser et à comprendre lorsque survient une difficulté non résolue par la machine. Le système permet de faire coexister dans la même classe des élèves de niveau différent.
La description que nous donnons n’est probablement pas parfaite et il est probable que le système n’a été mis au point qu'après beaucoup d'essais. Il est intéressant de relever cette possibilité d'un enseignement sur mesure ; il existait jadis très souvent et très longtemps dans les milieux fortunés dont les enfants n'allaient pas à l'école publique ou privée mais bénéficiaient des services d'un précepteur. C’est donc devenu possible aujourd'hui ; le système a du nécessiter le dégagement de certains capitaux et est peut-être encore assez coûteux. Ce n'est nullement un inconvénient, car, dans le système capitaliste, les innovations font rapidement tache d'huile et les coûts s'écrasent rapidement.
La mise au point de cette innovation la place au niveau de tout le monde puisque que tous les parents, indépendamment de l'option évangéliste, peuvent en faire bénéficier leurs enfants.
Il est clair qu'une telle innovation est d’importance majeure et absolument impossible dans une organisation nationalisée de l'éducation, où d'innombrables obstacles existent contre toute innovation.
D'abord la chimère de l'égalité qui règne et qui oblige à faire bénéficier tout le monde tout de suite des innovations, ce qui est impossible : une innovation doit être mise au point et expérimentée avant sa généralisation. Ensuite, se trouve l'obligation de chacun, enseignants et parents, de se soumettre au même système ; avec un tel état d'esprit les innovations ont peu de chances d'émerger, le poids des habitudes les tuant par avance. Et puis, il faut signaler la lourdeur administrative, les caciques qui règnent au sommet n'acceptant pas le plus souvent qu'on leur présente des idées nouvelles.
Si les écoles étaient privatisées, les innovations naîtraient d’elles-mêmes avec les investissements voulus et, dès qu’elles fonctionneraient d'une façon satisfaisante, ne tarderaient pas à se répandre, ne serait-ce que par l'exemple qu'elles donneraient et par le souci des firmes concurrentes d'offrir les mêmes avantages. Par suite de la généralisation, les coûts diminueraient inévitablement comme il se produit toujours dans le système capitaliste par la généralisation des progrès.
vendredi 2 novembre 2007
Reportage belge qui compare l'école belge à l'école finlandaise
Enseignement belge francophone :
— Plus de la moitié des élèves belges dans le réseau francophone redoublent au moins une fois avant la fin du secondaire.
— Le fossé entre les écoles d'élite et les écoles dites difficiles s'accroît.
— Mauvais résultats dans les quartiers à forte immigration.
— Coût par élève en Belgique relativement égal à celui de la Finlande
Le modèle finlandais :
Résultats PISA (évaluation internationale sur 43 pays de l'OCDE et autres pays associés)
— en 2000 : la Finlande est première en lecture, 4ème en maths et 3ème en sciences
— en 2003 : la Finlande est première en lecture, en maths et en sciences.
— Les différences entre établissements, entre filles et garçons et entre catégories sociales sont les plus faibles de tous les pays évalués.
— La proportion d’élèves en difficulté est très faible (6% contre 21% en moyenne)
— Si l’école obligatoire commence effectivement à 7 ans, 96 % des familles choisissent de faire suivre un CP (1ère année) optionnel dès 6 ans à leur enfant. Les autres apprennent la lecture dans leurs familles. Les méthodes de lecture utilisées sont syllabiques.
— Peu d’immigration.
— Population socialement homogène.
— Cours de remédiation individualisé.
Vidéo sur la marche de la Coalition pour la Liberté en Éducation
Courte vidéo au sujet de la marche que la Coalition pour la Liberté en Éducation a organisée le 20 octobre 2007 à Québec pour s'opposer à la volonté du gouvernement québécois d'imposer son programme d'« Éthique et de culture religieuse » à tous les enfants du primaire ou du secondaire, qu'ils fréquentent une école publique ou une école prétendue privée au Québec, qu'elle soit confessionnelle ou non.Les écoles privées du Québec raflent les premières places
| Rang | Cote globale | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2005- 2006 | 2002- 2006 | Région | Nom de l’établissement | Secteur et langue | 2005- 2006 | 2002- 2006 |
| 1 | 1 | Montréal | Collège Jean-de-Brébeuf | privé francophone | 10,0 | 10,0 |
| 1 | 1 | Montréal | Collège Jean-Eudes | privé francophone | 10,0 | 10,0 |
| 1 | nd | Montréal | Herzliah High School — Snowdon | privé anglophone | 10,0 | nd |
| 4 | 4 | Montérégie | Collège Jean de la Mennais | privé francophone | 9,9 | 9,9 |
| 4 | 17 | Montréal | Collège Sainte-Anne de Lachine | privé francophone | 9,9 | 9,5 |
| 6 | 1 | Montréal | Collège Régina Assumptal | privé francophone | 9,8 | 10,0 |
| 6 | 12 | Montréal | Villa Sainte-Marcelline | privé francophone | 9,8 | 9,6 |
| 8 | 6 | Montérégie | École d’éducation internationale | public francophone | 9,7 | 9,8 |
| 8 | 12 | Outaouais | Collège Saint-Alexandre | privé francophone | 9,7 | 9,6 |
| 10 | 4 | Montréal | Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie | privé francophone | 9,6 | 9,9 |
| 10 | 6 | Montréal | Collège Notre-Dame du Sacré-Coeur | privé francophone | 9,6 | 9,8 |
| 10 | 6 | Lanaudière | Collège Saint-Sacrement | privé francophone | 9,6 | 9,8 |
| 10 | 11 | Montérégie | Collège Saint-Hilaire | privé francophone | 9,6 | 9,7 |
Notes importantes à propos des classements:
Dans ce tableau, les écoles sont classées (du côté gauche de la page) en ordre décroissant (de 1 à 463) selon leur rendement scolaire tel que mesuré d’après la cote globale sur 10 (figurant du côté droit du tableau) pour l’année scolaire 2005-2006. Sont également énumérées les statistiques moyennes de classement et de cote globale de l’école pour l’ensemble des cinq dernières années. Plus la cote globale sur 10 d’une école est élevée, plus elle se rapproche des premiers rangs. Les écoles qui ont obtenu des cotes globales identiques ont reçu le même rang. La mention «nd » figure au tableau dans les cas où l’on n’a pas pu obtenir des données historiques pour toutes les années visées. Les écoles secondaires de la province ne figurent pas toutes aux tableaux ni au classement. En sont exclues les écoles où l’on comptait moins de 15 élèves de 5e secondaire. Les séries de données disponibles sur ces écoles n’étaient pas suffisantes pour que l’on puisse en faire une analyse juste et raisonnable. Sont également exclus les centres d’éducation pour adultes, les services d’éducation permanente, les institutions qui reçoivent essentiellement des élèves étrangers non-résidents, les écoles dont les données étaient insuffisantes et les établissements alternatifs. L’exclusion d’une école du Bulletin ne devrait nullement être considérée comme l’expression d’un jugement sur l’efficacité de cet établissement.
La ministre Courchesne songe à réintroduire la dictée dans toutes les écoles
Un peu plus tôt dimanche, le premier ministre Jean Charest a indiqué, lors de son allocution radiophonique hebdomadaire sur les ondes de Corus, que son gouvernement « va agir dès cet automne pour qu'il y ait un retour en force de la dictée dans les écoles du Québec ». Selon lui, « on a un peu délaissé la dictée dans les dernières années [...] alors qu'à son avis, ça demeure un des meilleurs moyens pour apprendre à écrire sans faute ».
À l'heure actuelle, la dictée à l'école est facultative comme outil pédagogique. Toutefois, plusieurs professeurs l'utilisent régulièrement avec leurs étudiants. À la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), on précise que la dictée, comme outil d'enseignement, n'a jamais disparu du milieu de l'éducation.
Quant à savoir si la dictée deviendra obligatoire dans les écoles ou son utilisation plus fréquente, la réponse devrait venir directement du Monopole de l'Éducation. Mais si on se fie à ce qu'a annoncé le premier ministre Charest dimanche, « la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne va faire des propositions aux parents du Québec dans les prochaines semaines ».
On se demande bien comment ces parents vont s'exprimer. Le plus simple ne serait-il pas la liberté d'enseignement et le chèque d'éducation afin de permettre à tous les parents de choisir l'école de leur choix et le meilleur enseignement pour leurs enfants sans que l'État n'intervienne dans les moindres détails pédagogiques des écoles québécoises (privées comme publiques) ?
Compétence en lecture et en écriture, la France derrière la Bulgarie
Se pourrait-il que l'introduction de méthodes de lecture sujettes à controverses, l'ajout de nombreuses matières accessoires comme l'anglais dès le primaire (hé, oui!) et la réduction du temps imparti à l'étude du français — alors qu'il s'agit d'une langue au code orthographique et au vocabulaire complexes de par son recours aux racines scientifiques pour les mots les plus simples (semaine/hebdomadaire, jour/diurne) — aient un rapport avec ce mauvais classement ?
Quel est également l'impact de l'immigration non francophone sur ces résultats désolants ? Xavier Darcos et Claude Allègre ont maintenu que son rôle n'était pas négligeable.
Quand même la Ministre du Monopole a des craintes sur la réforme imposée d'office à tous...
La ministre se dit « très préoccupée » par l'acquisition des connaissances de base dans une école reformatée ces dernières années autour des « compétences ». « C'est prouvé que les enfants qui ont de solides connaissances de base abordent le secondaire de manière plus assurée. Et c'est là, sur le plan des matières de base, que le bât blesse avec le renouveau [pédagogique, la réforme] », a-t-elle affirmé. Pour illustrer son inquiétude, Mme Courchesne s'est elle-même interrogée comme suit: « Si vous me posez la question: est-ce que j'ai la totale conviction qu'actuellement ils ont acquis ces connaissances ? Je vais vous répondre qu'en français, c'est évident que non, lorsqu'on regarde les résultats de nos enfants, notamment leur capacité à écrire. Ça suscite beaucoup d'interrogations chez moi. Et c'est là-dessus que je travaille actuellement pour essayer de voir ce qui ne marche pas et comment on peut corriger le tir. »
Quand Mme Courchesne parle de rectifier le tir, rien n'est exclu: « Si ça veut dire corriger le tir au niveau du renouveau... bien s'il faut le faire, on va le faire. Je ne me mets pas de barrière! » Tout cela, ajoute-t-elle, « ne se fait pas en 24 heures». Cette position constitue une rupture avec celle de son prédécesseur libéral de février 2005 à avril 2007, Jean-Marc Fournier, qui s'était fait un défenseur passionné de la réforme. Mme Courchesne, sans enthousiasme, concède elle-même qu'il y a «certains objectifs et certains fondements qui sont bons» dans la réforme. Mais elle insiste sur ses nombreuses réserves. À ses yeux, avec le renouveau pédagogique, le pendule a été poussée trop loin vers la notion de « compétence ». « On est dans le tout ou rien », a-t-elle déploré avant de dire qu'il fallait rééquilibrer les choses. L'imposition d'un bulletin chiffré unique au Québec où les énoncés de compétences ont été simplifiés est un premier pas, a-t-elle soutenu.
[...]
Selon nos informations, un groupe de travail formé de chercheurs issus de l'Université Laval a été mis sur pied et commencera son travail sous peu pour évaluer l'effet du renouveau pédagogique au secondaire.
Rappelons que dans la grande tradition québécoise, ces réformes et ce renouveau pédagogique ont été imposés à toutes les écoles publiques et prétendument privées du Québec par le Monopole de l'Éducation.
On apprend par ailleurs que les « cégeps se désolent de constater que malgré la refonte du régime pédagogique, les conditions de diplomation du secondaire demeurent toujours en deçà des exigences d'entrée au collégial, les mathémathiques n'étant pas suffisamment relevées à leur goût. »
Les dispositions de la loi 95 inquiètent la HSLDA
POURQUOI LES DISPOSITIONS DE LA LOI 95 ET LE RALLIEMENT DU 20 OCTOBRE ORGANISÉ PAR LA CLÉ DEVRAIENT CONCERNER TOUS LES PARENTS-ÉDUCATEURS (CHRÉTIENS OU NON)?Fin du communiqué.
PRÉAMBULE
La Loi 95 est la Loi modifiant diverses dispositions de nature confessionnelle dans le domaine de l’éducation. Elle a été adoptée en juin 2005 mais entrera pleinement en vigueur le 1er juillet 2008.
L’article 13 de cette Loi 95 modifie la Charte des droits et libertés de la personne (L.R.Q., chapitre C-12) :QUESTIONS ET RÉPONSES
13. L’article 41 de la Charte des droits et libertés de la personne est remplacé par l’article suivant :
« 41. Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d’assurer l’éducation religieuse et moral de leurs enfants conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l’intérêt de ceux-ci. »
Que disait l’article 41 (maintenant abrogé) de la Charte des droits et libertés de la personne ?Que signifie « … dans le respect des droits de leurs enfants et de l’intérêt de ceux-ci ? »« 41. Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d’exiger que, dans les établissements d’enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre des programmes prévus par la loi. »
(ABROGÉ)
Le nouveau texte, contrairement au précédent, dépasse le contexte institutionnel (à savoir les établissements d’enseignement) pour s’étendre à l’ensemble de la société québécoise.
Par conséquent, il serait possible d’invoquer cet article de la Charte pour imposer aux familles qui font l’école-maison le nouveau cours « Éthique et culture religieuse » en justifiant que c’est dans l’intérêt de leurs enfants et pour respecter leurs droits.*
*Cette Charte s’appuie sur la Convention relative aux droits des enfants des Nations-Unies :Article 14(1) : Les états partis reconnaissent les droits de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion.
Quelle pensée, quelle conscience et quelle religion ? Celles transmises par les parents ou celles inculquées par un programme quelconque sanctionné par l’État ?
Pourquoi devrais-je me sentir concerné en tant que parent faisant l’école-maison ?
Si vous ne souhaitez pas vous voir imposer un programme particulier de la part du gouvernement pour l’éducation de vos enfants, cette situation doit vous interpeler. La Loi 95 implique clairement que le gouvernement sait mieux que les parents ce qui est bien pour l’éducation des enfants.
Est-ce que cela signifie que nous sommes contre le fait d’exposer nos enfants à d’autres valeurs et croyances?
NON ! Pas du tout ! Compte tenu de l’actualité, il serait difficile de ne pas aborder ces questions avec nos enfants. Toutefois, nous sommes contre le fait qu’on puisse nous imposer un programme, et surtout un programme qui nous impose sa perspective; un programme qui relativise les valeurs et les croyances n’est pas neutre.
Pourquoi le gouvernement voudrait nous imposer le cours « Éthique et culture religieuse » ?
De prime abord, ce cours veut inculquer chez les jeunes la tolérance envers les autres religions et croyances, et possiblement vis-à-vis des styles de vie alternatifs. On peut ajouter aussi qu’il s’agit de créer un « déséquilibre cognitif » chez les jeunes; dans le jargon éducatif, ce terme signifie simplement « semer le doute » dans l’esprit des jeunes quant aux valeurs ou croyances déjà reçues (en l’occurrence, celles transmises par les parents).
Rappelons que ce cours sera en vigueur dans toutes les écoles (privées et publiques) du Québec pendant tout le primaire et le secondaire (11 ans).
Pourquoi ne devrait-on pas simplement accepter ce cours et en faire ce que nous voulons ?
Si on donne le droit aux instances scolaires de s’ingérer de cette façon dans l’éducation des enfants scolarisés à la maison, jusqu’où cela ira-t-il ?
Quel est l’intérêt des parents qui ont des enfants dans le système scolaire et qui seront présents au rassemblement du 20 octobre ?
Ces parents ne veulent pas se voir imposer le cours « Éthique et culture religieuse », alors qu’ils avaient le choix jusqu’ici d’opter pour le cours d’enseignement moral et religieux catholique ou protestant, ou encore l’enseignement moral. Ils croient qu’en tant que parents, ils sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et qu’ils devraient avoir la possibilité de choisir entre différentes options pour ce type de cours offert à l’école.
Est-ce que ma participation au rassemblement en vaut le temps et l’effort ?
À la lumière des réponses aux questions ci-dessus, à vous d’en juger !
LIENS UTILES :
Loi 95
Charte québécoise
Convention relative aux droits des enfants
Cours « Éthique et culture religieuse »