jeudi 10 octobre 2013

La sieste, amélioration des résultats scolaires des enfants

Les scientifiques ont comparé les capacités de mémorisation de 40 élèves de maternelle âgés de 3 à 5 ans, au cours d’une journée d’école entrecoupée ou non d’une heure de sieste. Pendant la matinée, les enfants ont joué avec une grille contenant des images positionnées à différents endroits. Les auteurs ont ensuite testé ce que les petits avaient retenu de ce jeu éducatif. Leurs résultats montrent que les enfants faisant la sieste retiennent 10 % d’informations en plus.

Suite.

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dimanche 6 octobre 2013

La DPJ recule après plus 3 ans d'interrogatoires, de tests et de procès : une famille recouvre sa liberté

Tiré et légèrement modifié du Court Report de la HSLDA, une association de défense des parents qui instruisent leurs enfants à la maison :

Après 3½ ans de litiges et après avoir franchi tous les niveaux du système judiciaire, la Direction de la « protection » de la jeunesse (DPJ) a finalement fermé le dossier d'une famille instruisant à la maison. Bien qu’il n’y ait eu aucune décision prise formellement par un tribunal, cet abandon de toute poursuite par la DPJ représente une avancée importante, pour la HSLDA, dans le domaine de l'instruction à la maison au Québec. Cette cessation des poursuites en rase campagne de la part de la DPJ renforce également la crédibilité de la HSLDA.

Contexte

Il convient de se rappeler que l'on avait refusé à cette famille le droit de faire entendre un témoin expert médical. La HSLDA dit aussi avoir constaté des conflits d’intérêts au sein de l'appareil judiciaire en lien avec l’éducation à la maison et les enjeux de la « protection » de la jeunesse. Pour l'association, la DPJ a clairement outrepassé son mandat dans le cas de cette famille. Après avoir épuisé tous les recours légaux au Québec, l'avocat de la HSLDA a présenté une requête à la Cour suprême du Canada (CSC) où seulement 10 % des demandes sont acceptées. Cette requête a été refusée, mais selon Carole Cardinal de la HSLDA, la DPJ et les tribunaux du Québec se sont rendu compte que ses membres étaient très bien représentés et déterminés. Pour Mme Cardinal, au fil du temps, « nous avons constaté que la DPJ cherchait des moyens de se dégager du dossier sans perdre la face, surtout lorsque l’école a complètement bâclé la session d’évaluation avec les enfants en décembre 2012 ». Le point culminant a été la dernière rencontre entre la DPJ et les parents, accompagnés de la HSLDA.

Abandon par la DPJ,  les parents éducateurs renforcés

Lors de cette rencontre en mai dernier, il était clair que les services sociaux avaient perdu la maîtrise de la situation. Ils ont tenté de justifier leurs interventions, pleinement conscients que, trois ans auparavant lors de leur première intervention, l’aînée des enfants était la seule d’âge scolaire et qu'elle avait bien réussi les épreuves normalisées. De plus, lorsque les besoins particuliers d’un enfant plus jeune étaient apparus, les parents avaient entrepris les démarches nécessaires pour les combler, et l’auraient de toute façon fait sans l’intervention et les menaces déplacées de la DPJ.

Le travailleur social a établi que « … la Loi sur la protection de la jeunesse ne nous donne aucun mandat pour intervenir auprès de la commission scolaire sur des enjeux relatifs à l’école-maison… », et que « la DPJ n’a aucun rôle à jouer dans l’éducation à la maison ». Il a tenté de justifier les actions de la DPJ en affirmant que, finalement, il recommanderait la fermeture du dossier. Cette famille a non seulement recouvré sa liberté d'instruire ses enfants à la maison, mais aussi le droit de choisir son matériel pédagogique et les moyens d’évaluation qui leur conviennent.

Pour Carole Cardinale, « Nous savons que nos membres sont tout aussi reconnaissants que nous envers cette famille. Au fur et à mesure de ces procédures, il semblait y avoir des répercussions ailleurs au Québec. Là où des commissions scolaires faisaient appel aux services sociaux pour contraindre les parents à se plier à leurs exigences, la DPJ semble maintenant fermer des dossiers plus rapidement. »

Entretien avec les parents menacés pendant plus de trois ans par la DPJ

Cette entrevue permet de mieux comprendre ce que ces parents ont vécu. Au moment de l’intervention de la DPJ, ils avaient quatre enfants. Un cinquième enfant s’est récemment ajouté à leur famille.

HSLDA — Quels âges avaient vos enfants au moment de l’intervention de la DPJ ?

Parents — 1 an, 3 ans, 4 ½ ans et 6 ½ ans. Seule l’aînée était d’âge scolaire et elle avait bien réussi dans les tests normalisés.

Est-ce que cela a été une surprise pour vous ?

— Carole (de la HSLDA) nous avait avertis que la DPJ devenait active dans les dossiers d’école-maison dans notre région et qu’un huissier devait se pointer sous peu. Il y avait déjà une salle de classe préparée à l’école du village pour les jeunes de l’école-maison. La DPJ a concentré ses efforts sur nous; cela aurait pu être n’importe qui d’autre. Les autres familles ont décidé de déménager, d’envoyer leurs enfants à l’école, ou de se plier aux exigences de la commission scolaire.

Comment avez-vous vécu cela émotionnellement ?

Nous avons été très surpris et fâchés que nos enfants aient eu à subir un examen pour abus sexuel. Il y avait aussi de la confusion concernant les besoins de nos enfants au niveau de la santé, alors que nous avions toujours suivi les recommandations de notre médecin.

 Qu’est-ce qui a été le plus stressant ?

—  L’inconnu. La DPJ insinuait que nos enfants pouvaient nous être enlevés. Au cours de quatre jours à la cour, la juge a affirmé que nous étions de bons parents et qu’ils n’étaient pas là pour nous enlever nos enfants. Le stress est tombé.

Le plus comique ?
 
—  De voir le travailleur social en cour, toujours frustré et énervé. Aussi le fait que, pendant toutes ces interventions — une intervenante sociale venait chez nous chaque semaine — personne n’avait remarqué que nous attendions notre cinquième enfant. Ensuite, le travailleur social et ses avocats en ont fait tout un plat : comment était-ce possible de faire l’école-maison avec un bébé ?!
 
Le plus inattendu?
 
—  Notre enfant de 4 ans qui a reconnu le travailleur social dans un magasin deux ans après l’avoir vu et qui refusait catégoriquement de lui parler. Aussi, le fait que la DPJ ait fermé notre dossier alors que notre fils était toujours sur une liste d'attente pour services orthophoniques; c’était pourtant l’objet initial du signalement retenu...
 
Quel a été l’impact de cette expérience sur vos enfants?
 
—  Nous avons été très discrets avec nos enfants, ne voulant leur faire peur d’aucune façon. Ils ne comprenaient pas pourquoi nous avions dû rester avec des gardes de sécurité alors qu’ils devaient aller derrière des portes closes pour une première enquête. On nous avait refusé leur droit à ce qu’ils soient accompagnés (ce qui va à l’encontre de la loi). Cela s’est produit également à l’hôpital où on a fait un examen pour abus sexuel. Nos enfants (un garçon et une fille) étaient étonnés de voir qu’ils devaient se dévêtir l’un devant l’autre, sans parler de ce qui a suivi et dont nous avons été témoins de l’autre côté d’un miroir. Pendant plusieurs mois, nous avons dû expliquer à notre aînée que parfois, les médecins doivent faire de telles choses. Les enfants avaient été préparés pour toutes les questions possibles, mais jamais pour une telle expérience. Peu de temps après, le travailleur social, et non l’intervenante qui venait nous voir régulièrement, est venu chez nous pour voir comment nous nous portions après cet incident. Il était très nerveux.
 
Notre aînée n’a pas apprécié être placée dans une « classe d’accueil » à l’école, conçue pour les enfants de l’école-maison. L’école refusait de la mettre dans une classe normale alors qu’elle n’éprouvait aucune difficulté d’apprentissage. Elle a pris du retard et a même perdu certaines des habiletés qu’elle avait déjà acquises à la maison, en plus de sa motivation à apprendre.
 
Et votre dynamique familiale?
 
—  En tant que couple, nous étions plus nerveux, moins patients. Les enfants pouvaient le ressentir. Nous étions plus permissifs avec les enfants pour pallier les  choses désagréables qui se passaient.
 
D’autres familles dans votre région ont déménagé, ont envoyé leurs enfants à l’école ou continuent de faire l’école-maison, mais avec beaucoup de contraintes. Comment cela a-t-il affecté vos relations avec celles-ci?
 
—  Certains ne nous parlent pas du tout. D’autres voudraient voir nos enfants à l’école avec les leurs. Pour le reste, il y a beaucoup de non-dits.
 
Est-ce que vous recommenceriez ?
 
—  Absolument. Nous voulions faire l’école-maison, c’est tout.
 
Qu’est-ce que vous changeriez ?
 
—  Nous aurions insisté pour que nos enfants soient accompagnés pendant les interrogatoires menés par la DPJ.  Nous étions mal pris. D'une part, on nous intimait de « collaborer » avec les autorités et, d'autre part, les enfants ont le droit d'être accompagnés.
 
Des regrets ?
 
—  De ne pas nous être rendus à la Cour suprême du Canada.
 
Les leçons apprises ?
 
—  La DPJ devrait s’occuper de ceux qui en ont vraiment besoin. Selon l’État, c’est comme si nous ne sommes que les tuteurs de « leurs enfants ». Les parents n'ont plus grand-chose à dire.
 
Avez-vous des conseils pour les autres parents éducateurs ?
 
—  Assurez-vous que vos enfants soient régulièrement suivis par un pédiatre, même s’ils ne sont pas malades. En dépit de nos nombreux rendez-vous médicaux et que nous étions en attente de certains services, cela n’a pas été assez. Aussi, si vous avez des doutes au niveau des besoins particuliers, faites évaluer vos enfants. Maintenez à jour votre adhésion à la HSLDA. La HSLDA a été capable de nous conseiller tout au long de ces interventions et en mesure de rapidement retenir les services d’un avocat.

Voir aussi

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Davantage de petites commissions scolaires par principe de subsidiarité ?

 Pour Jérémie :

« Je connais bien les commissions scolaires, je suis mêlé à l'éducation de près ou de loin depuis une vingtaine d'années. C'est selon moi l'exemple parfait d'un corps intermédiaire, proche du citoyen (je connais mes commissaires et la Directrice générale, ils sont proches, faciles d’approches et peuvent saisir les subtilités de mes demandes en fonction de notre situation particulière à l'intérieur de notre système d'éducation.) Trop grosses les commissions scolaires? You bet! Mais qui les a grossi ainsi en les fusionnant pour que leurs territoires soient semblables à ceux des MRC? Pauline Marois!!

Encore elle!

S’il y a un problème avec les commissions scolaires, c'est qu'elles sont trop grosses depuis la fusion, et on devrait non seulement les conserver, mais les multiplier pour les rapprocher encore plus des écoles et des parents. Gary Caldwell, philosophe fermier et spécialiste de l'éducation proposait lui une commission scolaire par école secondaire et les écoles primaires qui l'alimentent (ce qui ressemble pas mal à ce qu'on avait avant que Pauline s'en mêle non?)


Gary Caldwell, lui y'a des bonnes idées!

Tout ce débat est odieux. On veut juste plus de mainmise de l'état central et du MELS sur les enfants, comme s’il n'en avait pas déjà suffisamment. On se dirige vers un totalitarisme larvé... Réveillez-vous bon sang! et résistez!

Les commissions scolaires sont un des bastions du maintien d'un minimum de subsidiarité effective au Québec. Elles valent la peine qu'on se tienne debout pour elles, pour ultimement nous défendre nous-mêmes dans nos droits.

Alors, écrivez à vos députés, réagissez, ruez un peu dans les brancards.

Faites ravaler à madame Charabi-Charabia, comme l'appelait un animateur de radio, ses accusations insensées qui en bout de ligne viennent nuire au bon fonctionnement de la société, à la société dans son ensemble, au bien commun »




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vendredi 4 octobre 2013

ÉCR pour « explorer plusieurs sujets chauds au Québec »

On nous disait que le cours d'éthique et culture religieuse (ECR) était objectif, neutre, inoffensif en quelque sorte. Circulez parents timorés et rétrogrades, laissez l'État éduquer vos enfants, « ouvrir » leur esprit.

Il semble que les producteurs de feuilletons télévisés pensent que le programme ECR soit nettement plus « chaud », qu'il permette d'aborder les controverses politiques et sociales.

C'est ainsi qu'on apprend que Benoît Brière jouera un enseignant d’éthique et culture religieuse cet hiver dans 30 Vies.

L’auteure et productrice du téléroman quotidien a confirmé la nouvelle hier sur Facebook.



Le champ d’expertise du professeur campé par Brière permettra à l'auteur et productrice Fabienne Larouche d’explorer plusieurs sujets chauds au Québec, dont le fameux projet de charte des valeurs du gouvernement Marois, qui fait couler beaucoup d’encre depuis quelque temps.

En entrevue téléphonique au Journal de Montréal, l’auteure annonce qu’elle ajoutera son grain de sel au débat entourant la laïcité.  Comment ? Un prof d'ECR qui laissera paraître ses opinions et orienterait la discussion. Nous n'y croyons pas ! « Regardez-moi ben aller! lance-t-elle en riant. On va avoir du plaisir. On va voir des voiles et ben d’autres affaires… »

Étonnamment, Fabienne Larouche a choisi le champ d’expertise du nouveau professeur de 30 Vies l’automne dernier, alors qu’on parlait peu de laïcité dans les médias. Un an avant que l’expression « signe ostentatoire » soit sur toutes les lèvres, elle en discutait avec l’acteur en buvant du thé chez elle.

« C’est un sujet qui allait de soi avec Benoît Brière, dit-elle. Ça s’est imposé de façon naturelle. »




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jeudi 3 octobre 2013

Belgique — euthanasie pour les mineurs, même sans leur consentement ?

Sur la scène internationale, la Belgique a l’image d’un pays où l’on donne facilement la mort à ceux qui le demandent.

L’euthanasie d’un transsexuel ne supportant pas son corps vient de défrayer la chronique. C’est dans ce contexte qu’est tombée hier une enquête montrant que les Belges sont massivement pour étendre le droit à l’euthanasie aux mineurs. Y compris sans leur consentement.

Selon ce sondage commandé par la radio-télévision pu­blique fran­co­phone RTBF près de 90% des Belges sont « favorables » ou « plutôt favorables » à autoriser l’euthanasie pour les personnes souffrant de démences comme l’alzheimer. Et 75% pour les « mineurs incapables de donner leur consentement ». Par exemple des enfants ou ados plongés dans un coma prolongé ou un état végétatif.

Le résultat a surpris y compris en Belgique. Car le pays s’apprête à « compléter » sa loi sur l’euthanasie datant de 2002. Les élus envisageaient d’inclure les mineurs « capables de discernement » et soutenus par leurs « représentants légaux » dans la loi. En envisageant les cas d’enfants atteints de cancers en phase terminale ou de très grands prématurés n’ayant plus aucune chance de survie. Mais ils n’avaient pas imaginé entrer en matière sur des mineurs dans l’incapacité de s’exprimer. D’autant que la loi belge est déjà une des plus libérales de la planète.

Elle permet l’euthanasie active tandis que la Suisse n’autorise « que » le suicide assisté. Et admet que, si elle est «constante, insupportable et inapaisable» la « souffrance psychologique » est une raison suffisante pour une injection létale.

Une réalité dans les hôpitaux

En Belgique, des voix s’élèvent. «Comment de jeunes enfants peuvent-ils comprendre ce qu’est la mort», plaident des élus de partis d’inspiration chrétienne. Dans une lettre ouverte publiée par La Libre Belgique, quatre médecins mettent en garde contre une «pente glissante». Soulignant que l’euthanasie, d’abord imaginée pour des cas exceptionnels, ne cesse de s’élargir. Les chiffres leur donnent raison. En 2012, plus de 1400 personnes ont eu recours à une fin de vie anticipée dans le pays. Un record.

Reste que dans le Plat Pays un large consensus se dégage en faveur de la prise en compte des volontés des patients et de l’extension du droit à l’euthanasie aux mineurs. La majorité se dit pragmatique et estime qu’il faut prendre en compte ce qui est déjà une réalité dans les hôpitaux. Une étude de 2009 montre qu’il y a eu « 76 décisions de fin de vie de mineurs » en deux ans. Dont 25 « impliquaient l’administration de drogues létales ».

Les euthanasies pour « souffrance psychique » qui ont défrayé la chronique

NATHAN VERHELST ● Il était né Nancy, puis était devenu Nathan à 42 ans. Mais il estimait que ses séries d’opération pour changer de sexe avaient été un désastre. Il se sentait emprisonné dans un corps de « monstre » et disait endurer des souffrances psychiques « insupportables ». Il a obtenu le droit d’être euthanasié et s’est éteint lundi, à 44 ans, dans un hôpital bruxellois.

LES FRÈRES VERBESSEM ● Ces jumeaux sont nés muets. Fusionnels, ils avaient développé leur propre langage des signes. Puis ont appris qu’ils allaient devenir aveugles. Ils ont alors craint de perdre toute indépendance et de ne plus pouvoir communiquer. Marc et Eddy ont été euthanasiés ensemble en décembre dernier, à 45 ans. « Ils estimaient n’avoir plus de raison de vivre », a expliqué leur frère.
 
ANN G. ● Fin 2012, Ann G., 44 ans, a obtenu l’injec­tion létale qu’elle récla­mait depuis longtemps. La Belge souffrait d’anorexie depuis plus de 25 ans et les méde­cins ont déclaré que sa souffrance psychique était insupportable. Quelques mois aupara­vant, sous couvert d’anonymat, elle avait raconté avoir été abusée par son psychiatre. Dès 2007 elle avait dit vouloir écrire un livre sur sa vie puis se suicider.
 

« L'euthanasie, jusqu'où ? » est un documentaire inédit sur les dérives de l'euthanasie en Belgique et aux Pays-Bas, réalisé entre 2011 et 2013. Les grandes chaînes de télévision l'ont refusé bien que réalisé par des journalistes chevronnés. Il est donc diffusé gratuitement sur Internet (59 min).
Voir aussi



















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mardi 1 octobre 2013

Belgique — euthanasie d'un trans-genre pour souffrance psychique

Une personne de 44 ans a été euthanasiée après une opération de changement de sexe qui a raté. « Il souffrait physiquement autant que psychiquement », explique le Docteur Wim Distelmans (Université libre de Bruxelles flamande, VUB), qui estime que toutes les conditions étaient réunies pour procéder à l’euthanasie.

Nathan (44 ans) était né en tant que Nancy, avec un sexe de femme. Depuis toujours, elle ne se sentait pas bien dans sa peau et souhaitait plutôt devenir un homme, partiellement sous pression de sa propre famille. En 2012, Nancy subissait une opération de changement de sexe et prenait le prénom de Nathan.

Mais le résultat de l’opération ne correspondait pas à ce qu’avait espéré la jeune femme. « Lorsque je me suis regardé pour la première fois dans un miroir après l’opération chirurgicale, j’ai éprouvé une aversion envers moi-même », racontait Nathan dans une interview d’adieu accordée au quotidien flamand Het Laatste Nieuws.



Tant à la suite de l’opération de la poitrine que celle pour former un pénis, des complications étaient intervenues. La poitrine avait été « mutilée » et la greffe du pénis semblait rejetée par le corps. « Au lieu de pouvoir enfin commencer à vivre, je me sentais emprisonné dans un corps dont je ne voulais pas », expliquait Nathan. « J’étais mal née en tant que fillette, mais comme homme j’ai obtenu un corps dont je ne voulais pas ».

Nathan a finalement été euthanasié ce lundi, à Bruxelles. L’euthanasie a été effectuée sous la supervision du médecin Wim Distelmans, attaché à l’Université Libre néerlandophone de Bruxelles (VUB). Selon lui, toutes les conditions étaient réunies pour procéder à l’euthanasie.

« Il s’agissait clairement de souffrances autant physiques que psychiques insupportables dans le cas de cet homme. Il avait d’ailleurs été suivi pendant plus de 6 mois à propos de son problème personnel » et son souhait de mettre fin à sa vie de façon douce, expliquait le médecin dans l’émission radio matinale De Ochtend de la VRT (la télévision néerlandophone publique belge).

Voir aussi

L'affaire Bruce/Brenda/David Reimer c. la théorie du genre

Euthanasie — Et il faudrait faire confiance aux services médicaux débordés ?

Euthanasie — Et il faudrait faire confiance aux services médicaux débordés ?

Dix ans d'euthanasie en Belgique, rencontre avec Dr Catherine Dopchie

Euthanasie au Québec — Quid de l'autonomie des médecins ? Consensus fondé sur la confusion des termes(sondage Ipsos).

Le rapport Ménard – Une conception dangereuse du droit et une ignorance de la réalité médicale

Le non-dit pour mieux tromper sur l'euthanasie ?

De l'acharnement politique et juridique... en faveur de l'euthanasie plutôt que les soins palliatifs

Des médecins contre « l'assistance à mourir » par euthanasie

« Même si code criminel canadien interdit formellement l'euthanasie...»

Sondage — 81 % des Québécois craignent que, si l’euthanasie est légalisée, on ne mette fin à la vie des malades sans leur consentement

Grande Bretagne — proches non informés que leur parent est sur le chemin de l'euthanasie








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Mario Dumont, Mme Marois et Mme Nathalie Roy sur les hausses des taxes scolaires



Pour Marie Grégoire, un rappel s'impose :

« Le 13 février dernier, le journal Le Soleil rapportait les propos de la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy : «Si vous payez actuellement 0,21 $ [pour chaque] 100 $ d’évaluation pour votre propriété et que la loi permet [un maximum de] 0,35 $, on dit aux commissions scolaires “Vous pourriez choisir d’augmenter de quelques sous et vous iriez chercher de l’argent neuf.” Il n’y a pas de raison que ce soit tout le Québec qui paie pour que vous gardiez un taux de taxation plus bas que ce que la loi permet.»

À cette époque pas si lointaine, elle mentionnait que la taxation était une alternative aux coupes de 200 millions de dollars. Elle invitait tout de même les commissions scolaires à réduire leurs dépenses.

N’en déplaise aujourd’hui à Mme Marois, les hausses de taxe ont toujours été une avenue préconisée par la ministre. Encore en août dernier, elle récidivait, suscitant l’ire des partis d’opposition, particulièrement de la CAQ. Dans Le Devoir du 5 août,

Mme Malvoy disait : «Dans ce que j’ai vu, personne n’a grimpé le compte de taxe scolaire au-dessus de ce que la loi permet, soit 35 sous du cent dollars d’évaluation. Dans la plupart des cas, ça tourne autour de 23 ou 25 sous du cent dollars d’évaluation.»

Il faut aussi se rappeler que le PQ n’avait pas donné carte blanche aux commissions scolaires lors de la dernière campagne électorale. Si le porte-parole de l’époque, Sylvain Gaudreault, mentionnait l’importance de la structure, il mentionnait clairement que cela ne signifiait pas le statu quo. Sa plateforme mentionnait, entre autres, que le PQ visait à alléger les structures afin d’accroître les ressources dédiées aux enfants et l’autonomie des écoles.

Dans ce dossier, il est clair que le PQ souffle le chaud et le froid. Il peut à juste titre être accusé de manœuvre électoraliste et de manque de cohérence. Les stratèges péquistes pensent peut-être que séduire une partie des électeurs de la CAQ pourrait bien faire la différence entre un gouvernement minoritaire et un gouvernement majoritaire.

Au lieu de se braquer contre un gouvernement difficile à suivre, les commissions scolaires devraient saisir l’occasion pour prouver leurs dires et démontrer leur utilité. De cette façon, elles éviteraient de devenir une cible électorale de choix. »




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dimanche 29 septembre 2013

Euthanasie au Québec — Quid de l'autonomie des médecins ? Consensus fondé sur la confusion des termes.

Audition de Me Racicot et du Dr Beauchamp, de l’organisme Vivre dans la Dignité, lors des auditions publiques de la Commission de la santé et des services sociaux de l’Assemblée nationale du Québec, sur le Projet de loi n° 52, Loi concernant les soins de fin de vie, le mercredi 25 septembre 2013.


Liens directs vers le vidéo : Vimeo | Assemblée nationale.
 
Afin d’alléger le visionnement, nous vous suggérons de porter particulièrement attention aux interventions suivantes :
  • Dr Beauchamp de 06:25 à puis de 23:00 à 26:00.
  • Me Racicot de 26:00 à 27:30, de 31:00 à 36:30, de 40:00 à 41:00, et de 50:25 à 50:55.
  • Dr Beauchamp de 53:40 à 56:00.
  • Me Racicot de 57:13 à 58:10, et de 01:01:18 à 01:02:35.
  • Dr Beauchamp de 01:04:55 à 01:07:08.

Le mémoire de Vivre dans la Dignité déposé à cette occasion renferme une excellente critique juridique et médicale du projet de loi débattu. La résolution de l’Association médicale mondiale contre l’euthanasie à laquelle font référence les intervenants est accessible ici.

Les intervenants réfèrent aussi fréquemment à « hier soir », il s’agit de l’audition du Regroupement québécois contre l’euthanasie, qui s’est déroulée le mardi 24 septembre 2013. Le livre qui sera remis à chacun des 125 députés de l’Assemblée nationale est Plaidoyer pour une mort digne (Presses de l’Université Laval, 2011). La méthodologie et les détails du très récent sondage (mené du 18 au 20 septembre par Ipsos Marketing) auquel renvoie Me Racicot à la 33e minute sont accessibles ici.


SondageEuthanasie1

SondageEuthanasie2

Nous voyons que 67 % des Québécois interrogés ne connaissent pas la véritable signification de l’euphémisme « aide médicale à mourir », et ne peuvent par conséquent même pas comprendre la portée concrète du Projet de loi n° 52, alors que cela les concerne très sérieusement. Par ailleurs, un autre récent sondage (mi-septembre 2013) mené auprès de 1200 médecins de la province révèle que 59 % d’entre eux refuseraient d’administrer une euthanasie.

De la liberté de choix des médecins

Les adeptes de l'euthanasie usent souvent de l'argument de la liberté de choix des gens qui veulent se faire euthanasier (« mourir dignement » selon la terminologie gouvernementale). Ils omettent de parler de la liberté de choix des médecins qui, même si en leur âme et conscience s'opposent à une mise à mort assistée, devront référer leur patient à un confrère qui serait prêt à commettre ce qu'ils considèrent moralement répréhensible, précipité ou indigne.

On peut aussi s'interroger sur le bien-fondé que l'État facilite ces mises à mort et les subventionne.

Confusion et apparence de consensus

Comme le rapporte Le Soleil, les Québécois, bien qu'ils semblent largement favorables à l'« aide médicale à mourir », sont perplexes sur cette forme d'euthanasie, selon un sondage Ipsos rendu public jeudi. Le tiers des personnes interrogées interprète l'« aide médicale à mourir » comme étant la demande par le patient d'une injection entraînant la mort. Trois personnes sur 10 [30 %] croient plutôt qu'il s'agit de soulager des symptômes par les soins palliatifs. Le troisième groupe, soit près de 40 % des sondés, associe l'« aide médicale à mourir » à « l'interruption de l'acharnement thérapeutique ou au suicide assisté ». « Cette forte dispersion des réponses démontre l'ambiguïté qui entoure l'expression "aide médicale à mourir" », selon la firme de sondage.
 
À l'inverse, le terme « euthanasie » est plus clair pour les Québécois. En effet, 60 % des personnes interrogées sont d'avis qu'il s'agit pour un médecin de pratiquer une injection mortelle à la demande du patient. L'autre 40 % des personnes sondées comprennent que l'euthanasie est l'arrêt, à la demande du patient, des moyens artificiels (respirateur) pour prolonger la vie, ou le fait de permettre à une personne qui le désire de s'administrer une substance provoquant la mort, ou de soulager la douleur sans prolonger la vie ni l'abréger. La notion d'« aide médicale à mourir » avait été proposée, de l'aveu même du gouvernement (voir la vidéo), à la place du terme euthanasie  parce qu'elle a une charge émotive moins grande dans la population.

Acte criminel, recours aux tribunaux à prévoir

Par ailleurs, si le projet de loi 52 sur l'« aide médicale à mourir » est adopté par l'Assemblée nationale, une contestation devant les tribunaux est à prévoir. « L'“aide médicale à mourir” est de l'euthanasie, un homicide selon le Code criminel canadien. Il faudra chercher longtemps pour trouver suffisamment de médecins québécois prêts à franchir cet interdit historique. En fait, plusieurs d'entre nous sommes prêts à nous tourner vers les tribunaux si la loi 52 devient réalité », a affirmé, vendredi, le président de Vivre dans la dignité, le Dr Marc Beauchamp, en compagnie de la Dr Catherine Ferrier du Collectif de médecins du refus médical de l'euthanasie. Les mémoires des deux groupes ont été présentés à la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 52. Selon la Dr Ferrier, l'application de l'« aide médicale à mourir » va créer une grave crise de confiance entre la population et les médecins. «  Ça va tout gâcher dans le système de santé. Il n'y aura plus de confiance envers les médecins », a-t-elle prédit.



Via Monarchomaque et Le Soleil.



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Écologisme — Pas de réchauffement climatique depuis 16 ans ? (m à j, réactions prof Lindzen)

Selon le Spectator britannique, la semaine prochaine, ceux qui ont fait des prédictions catastrophistes sur un changement climatique désastreux seront confrontés à une vérité qui dérange. Le résumé du cinquième rapport d'évaluation du Groupe d'experts inter­gou­ver­ne­mental sur l'évolution du climat (GIEC) sera alors publié. Il démontrera que les températures mondiales mesurées refusent de suivre les prévisions haussières pressenties par la quasi-totalité des modèles clima­tiques. Depuis son premier rapport en 1990, le GIEC prédisait que les températures mondiales augmenteraient en moyenne de 0,2° Celsius par décennie. Mais voilà que le GIEC reconnaît qu'il n'y a eu aucune augmentation statistiquement significative des températures mondiales tout au long des 16 dernières années.

Dans un numéro de septembre 2013 de la prestigieuse revue scientifique Science, une équipe canadienne se penche également sur la surestimation du réchauffement de la planète au cours des 20 dernières années par les modèles informatiques. Pour ces chercheurs, « le réchauffement climatique observé récemment est nettement inférieur à celui prévu par les modèles climatiques. Cette différence pourrait s'expliquer par une combinaison d'erreurs dans le forçage externe, la réponse des modèles à ce forçage et de la variabilité interne du climat. » Sur 117 modèles (regroupés en barres grises dans les diagrammes ci-dessous), seuls 3 prévoyaient des valeurs dans l’intervalle des températures observées. Tous les autres surestimaient grandement le réchauffement.


Pour le Spectator, il est difficile de surestimer l'importance de ce rapport. Le GIEC n'est pas uniquement un organisme de recherche qui rédige des rapports le plus souvent ignorés dans le brouhaha médiatique et politique. Sa parole est d'évangile pour les journalistes, les enseignants et les politiques. Ses rapports servent à justifier toute une série de programmes gouvernementaux coûteux et contraignants qui visent à rendre l'énergie à base de carbone plus cher tout en subventionnant les énergies renouvelables. Les écoles « sensibilisent » dès le plus jeune âge les enfants captifs qui leur sont envoyés à cette préoccupation planétaire qui dépasserait les clivages ethniques et religieux. Même le Jardin botanique de Montréal donne dans ce thème.

Les fortes surestimations des prédictions minent la confiance dans les fondements scientifiques de la « science » du changement climatique. Pour le Spectator, avec ce nouveau rapport du GIEC, il devient clair que cette discipline n’est pas assez mûre pour faire des prédictions utiles sur la future hausse des températures mondiales. Banquise précoce de l’Arctique et passages du Nord-Ouest annulés Le 4 juin Radio-Canada annonçait que « Quatre aventuriers se proposent de traverser l’Arctique à la rame cet été. Deux Canadiens et deux Irlandais se lancent dans cette aventure, au départ d’Inuvik dans les Territoires du Nord-Ouest pour tenter d’atteindre Pond Inlet au Nunavut. » Selon le Vancouver Sun, il s’agissait de souligner les « changements » dans l’arctique provoqués par « le réchauffement climatique ».

Parcours prévu, interrompu pour cause de glace et bourrasques de neige
Curieusement, nous n’avons pas trouvé de nouvelles sur Radio-Canada relatant l’annulation de cette tentative pour cause de mauvais temps, de bourrasques de neige estivales tardives (ou hivernales précoces) et de la glace qui bloquait leur chemin… Évidemment, dans le Globe and Mail, les participants à cette traversée prétendent avoir réussi, car ils auraient pu attirer, selon eux, l’attention du public sur « les conditions météorologiques extrêmes qui accompagnent le changement climatique »… Conditions météorologiques extrêmes qui expliquent l'échec depuis des siècles de l'exploitation du passage du Nord-Ouest. Mais cela le Globe and Mail ne le fait pas remarquer à ces militants ou à ses lecteurs.

La même déconvenue a frappé le Français Charles Hedrich qui tentait de traverser le passage du Nord-Ouest à la rame. Le Français a perdu son contre-la-montre face aux glaces et « le gel prématuré de l'océan Arctique » l'a contraint mi-septembre à interrompre sa tentative de première mondiale, la traversée du mythique passage à la rame.


Masquer la bonne nouvelle ?

  Que faire de cette bonne nouvelle ? Enfin, pour ceux qui craignaient une hausse des températures. (Certains Boréaliens seront peut-être déçus que le climat québécois se réchauffe nettement moins vite que prévu). L’Associated Press a mis la main sur un exemplaire de ce rapport du GIEC et les commentaires reçus des nombreux gouvernements à son sujet. (Il faut se rappeler que le GIEC est d’abord une instance politique avant d’être scientifique, comme toutes les créatures de l’ONU.)

On y apprend que des politiciens belges, allemands, hongrois et américains se sont dits préoccupés par la version finale dudit rapport.

L’Allemagne a demandé à ce que toute mention au ralentissement du réchauffement soit supprimée, en argüant que 10 ou 15 ans étaient un échelle de temps « trompeuse » et qu’il ne fallait mentionner que des tendances portant sur des décennies ou des siècles.

 La Belgique s'est opposée à l'utilisation de 1998 comme année de départ des statistiques, car cette année avait été exceptionnellement chaude et donne aux graphiques une apparence plate. Elle a suggéré de plutôt utiliser 1999 ou 2000 comme point de départ pour que la courbe haussière soit plus visible.

La délégation américaine, quant à elle, a fait pression en exhortant les auteurs du rapport d'expliquer l'absence de réchauffement en utilisant « l'hypothèse dominante » parmi les scientifiques qui voudrait que le réchauffement soit inférieur à celui escompté parce que la chaleur serait absorbée par les océans qui eux se réchaufferaient.

Effet de serre saturé ?

Lundi matin sur la radio française RTL, François Gervais, physicien, spécialiste de thermodynamique, remet en cause l’une de nos grandes peurs contemporaines. Le CO2 a certes augmenté depuis le XIXe siècle, passant de 300 ppm à 400 ppm mais l’effet de serre dû au CO2 est maintenant saturé, explique-t-il. « Concrètement, l’effet de serre du CO2 est une réalité, mais une réalité tellement forte qu’à l’heure actuelle, il est presque saturé, c’est-à-dire qu’on peut en envoyer [dans l’atmosphère] davantage mais ça n’aura pas d’incidence notable, mesurable sur la température de la planète. J’en veux pour preuve une observation que tout un chacun fait, y compris le GIEC, à savoir : au niveau du sol, depuis dix-sept ans, les températures n’ont pas augmenté alors que dans cette période-là, on a envoyé un tiers de tout le CO2 émis dans l’atmosphère depuis le début de l’ère industrielle au XIXe siècle. »

François Gervais constate également que les partisans du réchauffement climatique d’origine anthropique ont pris une conséquence pour une cause : en effet, les fluctuations de température précèdent celles du CO2… Cette inversion avait déjà été soulevée dans le documentaire L'Escroquerie du réchauffement climatique.




François Gervais est physicien, spécialiste de thermodynamique. Professeur émérite à l’Université François Rabelais de Tours, médaillé du CNRS et primé par l’Académie des Sciences, il a récemment été choisi comme rapporteur critique par le GIEC. Il vient de publier L'Innocence du Carbone aux éditions Albin Michel.

Réaction de Richard Lindzen du MIT

Prof. R. Lindzen
Pour le climatologue du Massachusetts Institute of Technology Richard Lindzen, le plus récent rapport du GIEC a vraiment sombré dans l'incohérence hilarante. Les rapporteurs proclament haut et fort une confiance accrue dans leurs modèles climatiques alors que l’écart entre les prédictions des modèles et les observations augmentent.

Pour le professeur Lindzen, l’excuse du GIEC qui expliquerait l'absence de réchauffement au cours des dix-sept dernières années consiste à dire que la chaleur se cache dans les profondeurs des océans. Ce n’est tout simplement que l’aveu que ces modèles ne parviennent pas à simuler les échanges de chaleur entre les couches de surface et les profondeurs océaniques. Or, cet échange de chaleur joue un rôle primordial dans la variabilité naturelle interne du climat et l’affirmation du GIEC selon laquelle le réchauffement observé peut être attribué à l'homme dépend essentiellement de l’exactitude des simulations de ces modèles quant à la variabilité naturelle interne du climat. Ainsi, le GIEC admet de façon controuvée, selon le climatologue du MIT, que leur cruciale hypothèse est totalement injustifiée.

Enfin, tout en attribuant le réchauffement climatique à l'homme, Richard Lindzen souligne que le GIEC omet de préciser que ce réchauffement a été faible et totalement compatible avec une situation en rien alarmante. Il est assez étonnant de voir les contorsions que le GIEC s’impose pour poursuivre la promotion du programme politique sur le climat.


Voir aussi

Écologisme — la revue Nature reconnaît l'échec des modèles prédictifs informatiques

CERN : des modèles climatiques à corriger ?

Prof. Henri Masson, Université d’Anvers, déclare les modèles du GIEC « aberration statistique »

Jacques Brassard : nouvelles embarrassantes pour les réchauffistes

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne

Manipulations de données par des chercheurs du GIEC ? (« Cacher la baisse »)


Chiffres et graphe interactif compilés par le Financial Times.

mardi 24 septembre 2013

Les garderies privées renaclent devant la charte des valeurs imposée

L'Association des garderies privées du Québec (AGPQ) a dressé une longue liste de doléances et de protestations, mardi, à l'occasion d'une assemblée de ses membres à Montréal. Compressions budgétaires, Charte des valeurs et autres décisions gouvernementales ont notamment été la cible des quelque 400 propriétaires de garderie et membres présents.

L'AGPQ prend les grands moyens pour s'opposer au projet du gouvernement Marois d'interdire le port de signes religieux visibles aux éducatrices et éducateurs.

Au terme d'une assemblée, mardi, à Montréal, les propriétaires de garderie ont adopté une résolution afin d'exiger un droit de retrait pour que la charte ne s'applique pas à leurs employées. Ils entendent également la boycotter.


Le projet de charte des valeurs québécoises présenté par le ministre Bernard Drainville prévoit l'interdiction du port de signes religieux visibles au personnel de l'État, dont celui des garderies privées subventionnées.

Le président de l'AGPQ, Sylvain Lévesque, affirme que la ministre de la Famille, Nicole Léger, a soutenu que, si le projet de charte devient loi, ses membres seront dans l'obligation de congédier les éducatrices qui n'accepteront pas de retirer leur voile.

Selon lui, la charte ne devrait pas s'appliquer aux travailleuses des garderies privées, qui ne sont pas des employées du gouvernement, d'autant plus qu'il y a déjà une pénurie de main-d'œuvre qualifiée dans le secteur.

Il soutient que c'est aux gestionnaires de s'occuper du code vestimentaire de leurs employées et non à l'État.

L'AGPQ accuse le gouvernement de créer un « problème virtuel ». Selon son président, aucun parent ne s'est jamais plaint du fait que certaines éducatrices portent le foulard.




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