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Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
vendredi 25 décembre 2009
Google célèbre... euh... quoi au fait ?
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Joyeux Noël ou Joyeux décembre, monsieur Orwell ?
Mathieu Bock-Côté profite des dernières curiosités en provenance du Plateau-Mont-Royal pour revenir sur la volonté de « javellisation » identitaire que le parti multiculturel veut imposer au Québec.Georges Orwell (1903-1950) est passé à l’histoire comme un analyste particulièrement perspicace de la mentalité totalitaire. Son grand roman d’anticipation, 1984, est devenu un classique de la littérature politique. Il aura été parmi les premiers à décrypter la mécanique idéologique de la censure propre à une certaine variété de progressisme qui déréalise les sociétés en les idéologisant radicalement. Surtout, il nous aura appris à reconnaître la corruption idéologique du langage politique lorsqu’il ne cherche plus à nommer la réalité mais à la voiler, ce qui est une constante dans l’histoire des utopies malfaisantes, qu’il s’agisse du marxisme ou du multiculturalisme qui en a hérité. Ce n’est pas sans raison que les défenseurs de la démocratie libérale se sont tournés vers lui à partir des années 1980 lorsqu’elle fut mise en procès par l’idéologie multiculturaliste. Car tout comme le socialisme, le multiculturalisme s’impose par une forme particulière de terreur idéologique, la rectitude politique, dont Orwell aura probablement été le premier théoricien.
Et la rectitude politique étend sans cesse son empire dans nos sociétés soumises au multiculturalisme d’État. La chose est particulièrement visible dans la controverse qui entoure désormais à chaque année les fêtes de Noël. Le terme vient des États-Unis, on parle de la War on Christmas. À chaque année, Noël devient pour un mois le principal objet de la guerre culturelle qui divise la majorité silencieuse et l’intelligentsia multiculturaliste. Cette « guerre de Noël » qui traverse désormais toutes les sociétés occidentales s’est imposée au Québec depuis quelques années. En décembre, la querelle s’ouvre fatalement : doit-on souhaiter Joyeux Noël ou Joyeuses Fêtes ? Les hommes politiques sont prévenus et la plupart d’entre eux n’utilisent plus la première formule, apparemment discriminatoire, pour se tourner vers la seconde, plus « ouverte sur le monde ». On apprenait même ces derniers jours qu’une étape de plus avait été franchie dans la rectitude politique : nous en sommes rendus sur le Plateau Mont-Royal à se souhaiter Joyeux décembre !
Il n’est pas nécessaire d’accumuler les exemples pour entrer dans le cœur de notre controverse dont on connait l’enjeu : c’est la querelle du multiculturalisme qui cherche à neutraliser l’héritage fondateur des sociétés occidentales et qui mène une guerre perpétuelle contre leur identité nationale. Au nom de la diversité à respecter, il faudrait vider les institutions publiques de l’expérience historique de la majorité. Le statut particulier de Noël dans le calendrier serait symptomatique d’une discrimination généralisée contre les populations immigrantes. Et l’État québécois joue un rôle central dans cette déconstruction, comme on l’a vu cette année avec le Ministère de l’éducation qui a fait parvenir aux écoles un nouveau « calendrier interculturel » où Noël était noyé parmi une série d’autres fêtes religieuses. D’ailleurs, dans certaines écoles, la chose est connue, il n’est plus permis de faire des chants de Noël et le sapin de Noël n’est plus qu’un sapin des fêtes ou un arbre des festivités. On sait maintenant que le cours ECR vise à radicaliser cette vision des choses en construisant une nouvelle société québécoise reconnaissant dans l’occultation de son héritage fondateur le signe d’un progrès dans la poursuite du pluralisme. Les entreprises ne se gênent pas non plus pour faire du zèle et on ne compte plus les confessions des scribes qui ne sont plus autorisés, dans les cartes de souhait, à mentionner ni Noël, ni les symboles qui y étaient traditionnellement associés.
À travers la lutte contre les derniers signes du christianisme, ce qu’on conteste, c’est l’identité québécoise et son enracinement dans la civilisation occidentale. Le multiculturalisme soutient ainsi que le Québec n’est pas une histoire mais une page blanche et que toutes les traditions culturelles devraient disposer du même traitement dans l’espace public. Mais nous le savons, au Québec comme ailleurs, cette entreprise de javellisation identitaire est très mal perçue et génère un malaise profond qui a souvent l’allure d’un sentiment de dépossession. Mais justement, ce malaise, on ne peut plus le nommer, en bonne partie parce que le multiculturalisme s’accompagne de la rectitude politique. Contrairement à ce qu’on croit, la rectitude politique va beaucoup plus loin que la langue de bois. Il s’agit plutôt du système de censure idéologique propre au multiculturalisme qui criminalise sa contestation en l’assimilant à une pathologie identitaire.
La rectitude politique est là pour rendre radicalement impensable la critique du multiculturalisme d’État. On ne parlera plus de défense de l’identité nationale mais de « dérive réactionnaire », de « crispation identitaire », de « frilosité culturelle » ou même de « xénophobie » et de « racisme ». La rectitude politique ne cherche pas à convaincre les dissidents mais à les soigner, pour les guérir de leur pathologie morale qui les empêche de contempler les splendeurs du monde nouveau. Elle cherche aussi à les diaboliser en les présentant comme des ennemis de l’émancipation humaine, dans des séances de lynchage médiatique ou académique qui reviennent en boucle et qui entretiennent le mythe d’une société se déprenant d’un passé détestable dont on devrait déconstruire tous les héritages. L’histoire sera aussi mobilisée dans une légende noire vidée de tout caractère édifiant et reprogrammée dans une matrice victimaire visant à culpabiliser la majorité et à dissuader ceux qui souhaiteraient en ressaisir l’héritage. Orwell avait d’ailleurs reconnu dans la transformation du dissident en ennemi public un dispositif fondamental dans le mécanisme de la terreur idéologique.
La rectitude politique prend ainsi la forme d’une inversion du langage, qui ne doit plus nommer les choses, mais les masquer ou les déformer. Orwell l’avait deviné : « La Révolution ne sera complète que le jour où le langage sera parfait ». La révolution multiculturaliste sera achevée quand il ne sera plus même possible de l’évoquer autrement qu’en adhérant à son dogme. Et il reste toujours beaucoup de chemin à faire pour s’éloigner définitivement du vieux monde. On connait les grands slogans de Big Brother dans 1984. La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force ». La rectitude politique brouille ainsi l’espace public et le multiculturalisme avance sans se nommer en se réclamant du dialogue justement pour faire taire ceux qui le contestent. Certes, l’inversion du langage politique est aujourd’hui plus subtile. Elle n’en est pas moins perverse. Ainsi, on nous dira que la « culture publique commune », c’est le multiculturalisme et que « l’intégration des nouveaux arrivants », c’est justement de leur concéder systématiquement des accommodements. On dira que la création d’une véritable « culture commune » ou d’un authentique « vivre-ensemble » implique non pas l’intégration des immigrants à la société d’accueil mais bien l’intégration de la majorité d’accueil à une identité forgée dans la seule matrice de la Charte des droits. C’est un même raisonnement qu’on a constaté dans la définition de la « laïcité ouverte » qui ne consiste pas seulement à reléguer dans l’arrière-fond de l’espace public l’héritage religieux de la société d’accueil mais bien à déconstruire cet arrière-fond. Appliquons ce raisonnement à notre problème : c’est en évacuant Noël de l’espace public qu’on pourra le mieux y intégrer les nouveaux arrivants dans la mesure où les signes religieux majoritaires ne feront plus obstacle à leur désir de participer au vivre-ensemble.
Mais voilà, même si ce sentiment de dépossession est censuré, et même si on distille de manière technocratique un sentiment de culpabilité qui sert de dispositif inhibiteur pour contenir son expression publique, il s’enracine dans une réalité profonde qu’Orwell nommait la common decency, qui est certainement l’autre grand volet de la pensée d’Orwell. Il y a dans la majorité silencieuse une résistance naturelle à l’idéologie qui s’incarne dans la défense des repères culturels et identitaires qui balisent la société. Orwell disait ainsi, en parlant des « Anglais ordinaires », que leur liberté s’incarnait dans « le pub, le match de football, le jardinet derrière la maison, le coin de la cheminée et une charmante tasse de thé ». On pourrait dire la même chose du mode de vie des Québécois et on comprend surtout que l’attachement à Noël et l’indignation que provoque la volonté de le relativiser ou de l’occulter n’a rien à voir avec une forme de discrimination religieuse mais correspond plutôt à la défense de l’épaisseur historique de leur pays. Les « Québécois ordinaires » défendent plus qu’une fête à laquelle ils sont habitués : ils défendent leur droit d’habiter leur pays de manière décomplexée où leur identité s’imposera naturellement, même à ceux qui ont librement décidés de bénéficier de leur hospitalité. Une hospitalité bien d’accord pour s’ouvrir à de nouveaux apports, pourvu qu’on respecte ses lois, qui sont tout autant juridiques que culturelles.
Cet attachement à un monde porteur de traditions, Orwell remarquait qu’il n’était pas souvent le fait de l’intelligentsia, dont il a proposé une psychologie très fine. On le sait, les intellectuels envisagent normalement avec un certain dégoût le fait de vivre dans un monde qu’ils n’ont pas d’abord refondé. Orwell en rendait compte avec humour. « C’est un fait étrange mais incontestablement vrai que n’importe quel intellectuel anglais ressentirait plus de honte à écouter l’hymne national au garde-à-vous qu’à piller dans le tronc d’une église ». Il n’y a pas de sentiment plus incompréhensible pour l’intelligentsia que l’adhésion à un héritage culturel particulier, à un mode de vie, et la volonté de le préserver. D’ailleurs, ceux qui déconstruisent toutes les certitudes historiques et culturelles en conservent normalement au moins une : celle de leur propre supériorité sur le commun des mortels.
Alors on peut reprendre la question d’abord posée : que dirait Orwell de l’évacuation de Noël de l’espace public ? Lui qui se portait spontanément à la défense des milieux populaires rappellerait probablement que la question du multiculturalisme recoupe une nouvelle lutte des classes. Alors que l’espace public est gardé par un parti multiculturaliste qui traduit le malaise populaire dans le langage de l’intolérance, les classes populaires cherchent de bien des manières à exprimer leur dissidence. Mais cette opposition, comme l’a noté Jean-Claude Michéa, est souvent neutralisée par ceux qui croient possible d’exprimer leur critique à l’intérieur même du système idéologique dominant, dans une opposition feutrée et rusée, sans voir que leur dissidence est souvent instrumentalisée pour créer l’illusion d’un débat et tenir éloignés ceux qui contestent dans ses fondements même le multiculturalisme d’État.
Mais Orwell laissait entendre que le désespoir n’était pas à l’ordre du jour pour celui qui se reposerait sur les « prolétaires », on dirait aujourd’hui, sur la majorité silencieuse. Si le multiculturalisme parvient à s’imposer, ce n’est pas par ses vertus propres, mais parce qu’il repose sur une forme particulière de terreur idéologique et d’intimidation médiatique. C’est cette terreur qu’il faudra braver en transgressant ses interdits et en réintroduisant dans l’espace public la culture censurée par le multiculturalisme d’État. Le langage politique devra s’irriguer d’une identité qui ne veut pas disparaître. Il y a infiniment plus de vérité dans le bon sens de la majorité silencieuse que dans les passions idéologiques de l’intelligentsia. Ceux qui voudront parler à ces nouveaux « prolétaires » que sont les dépossédés de la parole publique devront rompre avec la rectitude politique et assumer pleinement l’expérience historique de leur société en refusant la censure qui pèse sur elle. Ils devront nommer le pays historique qui est masqué par les utopies malfaisantes et assumer les héritages particuliers qui l’irriguent et sans lesquels le monde commun ne sera jamais plus qu’une fiction technocratique. Et ce 25 décembre, ils pourraient commencer à souhaiter au peuple de ce pays, non pas de joyeuses fêtes et encore moins un joyeux mois de décembre mais simplement Joyeux Noël.
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mardi 22 décembre 2009
Des classes unisexes pour lutter contre le décrochage
Un article du journal de Montréal de ce matin nous apprend qu'une polyvalente de Montréal est en train de prouver qu'on peut lutter efficacement contre le décrochage scolaire chez les garçons en les séparant des filles et en misant sur la techno.
L'École Monseigneur-Richard, dans l'arrondissement Verdun, a mis sur pied cette année une seconde classe réservée uniquement aux garçons. En plus d'être offert en 3e secondaire, le programme « Garçons branchés » est désormais implanté en 2e secondaire. Ce projet, lancé en septembre 2008, accorde une grande place aux nouvelles technologies de l'information : chaque gars possède son propre ordinateur portable et les cours sont enseignés à l'aide d'un tableau numérique, dans un local disposant d'un réseau Internet sans fil. Des jeux vidéo sont utilisés pour enseigner certaines matières et, dès janvier, des manettes permettant de participer à des quiz serviront à vérifier les apprentissages des jeunes. Puisque les garçons sont toujours ensemble, ils changent rarement de classe, ce qui est plutôt inhabituel au secondaire. « Ils sont comme une équipe de hockey, confie le directeur adjoint de l'établissement, Marc-André Viens. Ils se tiennent et ils démontrent une belle solidarité. » Autre caractéristique du programme : les profs s'efforcent de modifier leurs méthodes d'enseignement pour garder l'attention de la classe. « Ça bouge beaucoup », avoue Sarah Laprise, qui enseigne la science aux garçons de 2e secondaire.
Cinq fois moins d'absences
Ce programme, qui vise à lutter contre le décrochage scolaire chez les garçons, serait en train de prouver son efficacité. Parmi les 29 adolescents qui ont complété leur 3e secondaire dans le groupe de gars l'an dernier, 28 poursuivent des études cette année, ce qui constitue un véritable exploit, selon la directrice de l'école, Nathalie Provost. « C'est énorme », lance-t-elle. Les absences sont aussi cinq fois moins fréquentes qu'en temps normal, a-t-on indiqué au Journal. Il faut dire que le décrochage scolaire est un défi de taille dans cet établissement, où 40 % des élèves vivent dans des familles monoparentales et côtoient la pauvreté. En 2006-2007, plus de la moitié des jeunes qui amorçaient leur secondaire à Monseigneur-Richard quittaient les bancs d'école sans aucun diplôme en poche. « À l'origine, quand on a implanté le programme en secondaire III, c'était pour éviter le décrochage. Maintenant, en secondaire II, c'est pour le prévenir », dit Marc-André Viens.
Moins gênés
Même si certaines études remettent en question la pertinence de séparer les garçons des filles à l'école, M. Viens croit que cela permet de rendre les jeunes hommes plus à l'aise en classe. « Les gars se sentent moins gênés entre eux autres », dit-il.
L'École Monseigneur-Richard, dans l'arrondissement Verdun, a mis sur pied cette année une seconde classe réservée uniquement aux garçons. En plus d'être offert en 3e secondaire, le programme « Garçons branchés » est désormais implanté en 2e secondaire. Ce projet, lancé en septembre 2008, accorde une grande place aux nouvelles technologies de l'information : chaque gars possède son propre ordinateur portable et les cours sont enseignés à l'aide d'un tableau numérique, dans un local disposant d'un réseau Internet sans fil. Des jeux vidéo sont utilisés pour enseigner certaines matières et, dès janvier, des manettes permettant de participer à des quiz serviront à vérifier les apprentissages des jeunes. Puisque les garçons sont toujours ensemble, ils changent rarement de classe, ce qui est plutôt inhabituel au secondaire. « Ils sont comme une équipe de hockey, confie le directeur adjoint de l'établissement, Marc-André Viens. Ils se tiennent et ils démontrent une belle solidarité. » Autre caractéristique du programme : les profs s'efforcent de modifier leurs méthodes d'enseignement pour garder l'attention de la classe. « Ça bouge beaucoup », avoue Sarah Laprise, qui enseigne la science aux garçons de 2e secondaire.
Cinq fois moins d'absences
Ce programme, qui vise à lutter contre le décrochage scolaire chez les garçons, serait en train de prouver son efficacité. Parmi les 29 adolescents qui ont complété leur 3e secondaire dans le groupe de gars l'an dernier, 28 poursuivent des études cette année, ce qui constitue un véritable exploit, selon la directrice de l'école, Nathalie Provost. « C'est énorme », lance-t-elle. Les absences sont aussi cinq fois moins fréquentes qu'en temps normal, a-t-on indiqué au Journal. Il faut dire que le décrochage scolaire est un défi de taille dans cet établissement, où 40 % des élèves vivent dans des familles monoparentales et côtoient la pauvreté. En 2006-2007, plus de la moitié des jeunes qui amorçaient leur secondaire à Monseigneur-Richard quittaient les bancs d'école sans aucun diplôme en poche. « À l'origine, quand on a implanté le programme en secondaire III, c'était pour éviter le décrochage. Maintenant, en secondaire II, c'est pour le prévenir », dit Marc-André Viens.
Moins gênés
Même si certaines études remettent en question la pertinence de séparer les garçons des filles à l'école, M. Viens croit que cela permet de rendre les jeunes hommes plus à l'aise en classe. « Les gars se sentent moins gênés entre eux autres », dit-il.
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lundi 21 décembre 2009
Zürich — pas de chant de Noël religieux dans les écoles publiques

Juste avant Noël, le Département de l’Instruction publique du canton de Zürich a diffusé des lignes directrices dans lesquelles il déconseille « les participations actives à des activités et chants à contenu religieux » dans les écoles publiques.
De tels chants pourraient porter atteinte aux sentiments religieux des enfants avec d’autres croyances. L’information est relatée le 18 décembre sur le site internet du journal Landbote. Selon la directrice de l’Instruction publique Regine Äppli (socialiste) les lignes directrices ne signifient pas que les écoles doivent fêter Noël sans Jésus : « Il s’agit simplement d’un avis visant à faire respecter la liberté religieuse ancrée dans la Constitution » a-t-elle déclaré au journal.
« Voilà longtemps que nous ne chantons plus de chants de Noël dans lesquels Jésus est appelé fils de Dieu », souligne pour sa part Veronika Wyder, directrice de l’école primaire Gutenberg/Zelgi à Winterthour. « Nous transmettons ce message : c’est la fête de la paix sur Terre. Il faut se rencontrer et se soutenir les uns les autres ». Pour elle, les lignes directrices entrent parfaitement dans le cadre de sa pratique.
Source
Ihr Kinderlein kommet
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Jeter les souches au feu de la Saint-Jean
Lettre d'un lecteur publiée dans Le Devoir de ce jour :
Voir aussi : Gérard Bouchard voudrait-il voir disparaître les Québécois de souche ? (avec extrait de l'article de Gérard Bouchard auquel fait allusion M. Randon)
Benoît XVI a déjà dit, en parlant du refus de l'Union européenne de reconnaître ses racines chrétiennes, qu'il s'agissait au fond d'une haine de soi inconsciente.
N'est-ce pas cette haine de soi qui anime les promoteurs du cours d'éthique et de culture religieuse ? Ce sont les mêmes qui détruisent l'enseignement de notre histoire et qui abrutissent les jeunes avec leur déconcertante réforme de l'éducation. Ils n'endoctrinent pas, ils « construisent une culture commune ». Comme si l'un n'empêchait pas l'autre
Les sophismes de Georges Leroux et compagnie masquent mal ce qu'Alain Finkielkraut a nommé « L'ingratitude », cette espèce de refus global généralisé qui se cache ici derrière un optimisme insignifiant et des vœux pieux sur le « vivre ensemble ».
Au fond, les promoteurs de ce cours bidon et malsain n'ont-ils pas tout simplement décidé, avec Gérard Bouchard, de « jeter les souches au feu de la Saint-Jean »?
*****
Yves Randon - Cap-Rouge
Voir aussi : Gérard Bouchard voudrait-il voir disparaître les Québécois de souche ? (avec extrait de l'article de Gérard Bouchard auquel fait allusion M. Randon)
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La marche des Rois
Minuit chrétien
Es ist ein Ros' entsprungen de Praetorius
Puer natus in Bethlehem. Unde gaudet Ierusalem.
Gloria in excelsis Deo de Vivaldi.
Kommet ihr Hirten
O beautiful Star of Bethlehem
Noël roumain
Hristos se naşte (Christ est né), canon roumain
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Supplément ECR, pour contrer l'unanimisme écologiste des manuels et cahiers
Quelques vidéos de la chaîne franco-allemande d'Arte datant de quelques années (on y parle encore de forte activité solaire, alors que le soleil connaît actuellement une activité ralentie et peu de taches depuis quelques années).
Enfin, ça change de Radio Canada et du matériel pédagogique des écoles québécoises.
Enfin, ça change de Radio Canada et du matériel pédagogique des écoles québécoises.
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dimanche 20 décembre 2009
Joyeux Noël !
Quatorze collégiens américains déguisés en moines qui ont fait vœu de silence donne une interprétation très personnelle, particulièrement créative du célébrissime « Alleluia » du Messie de Haendel.
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L'école thérapeutique : faire de parfaits petits chartistes accommodants
Carl Bergeron consacre un éditorial à la mission idéologique de l'école québécoise. Extrait.

(Photo : Ivanoh Demers, La Presse)
Suite ici

(Photo : Ivanoh Demers, La Presse)
« La popularité de ces “Caravanes de la tolérance” dans les écoles secondaires de la province a sans aucun doute été stimulée par l’introduction du cours d’Éthique et culture religieuse, il y a moins de deux ans. »Frédéric Nicoloff,
Désautels, Radio-Canada, 16 novembre 2009
« On a vu, avec la polémique révélatrice qui a entouré l’étude de Joëlle Quérin sur le cours d’Éthique et culture religieuse, combien le ministère de l’Éducation se laissait facilement détourner par des idéologues qui ont moins à cœur la transmission des connaissances et de la culture que l’inculcation de “normes et de comportements” à visées idéologiques. Bien sûr, nous étions plusieurs à le savoir, mais il était savoureux, pour une fois, de voir la critique du multiculturalisme sortir des marges pour entrer sérieusement dans l’espace public officiel. Nous avons pu voir, dans les quelques réactions des concepteurs du cours ECR, une défense concentrée sur des intérêts de caste, lesquels sont visiblement des intérêts multiculturalistes, mais aussi des intérêts socioconstructivistes. Le cours ECR, dans l’esprit du programme de l’école québécoise, passe par le multiculturalisme pour servir une idéologie de la rééducation perpétuelle et de la déstructuration identitaire — qui est aussi celle de l’État thérapeutique.
Sous le joug de l’État thérapeutique, les “apprenants” sont soumis à des exercices et à des “ateliers” mis au point par des “experts” en tous genres (les “sachants”, pour reprendre la formule mordante de Mario Roy). Dans le cadre de ces exercices, qui se déroulent toujours en commun, et donc dans un cadre qui décourage l’autonomie et l’intériorité critique, les “apprenants” sont amenés à confesser leurs péchés, réels ou imaginés, au confessionnal de la “différence” : tel jeune avouera qu’il “stigmatise” les petits gros, tel autre dira qu’il a des préjugés envers les Noirs, tandis que le sportif arrogant admettra détester les “fifs”. Les uns après les autres, ils adopteront les “normes et comportements” que leur auront inculqués les “sachants”. [Note du carnet : en classe, il existe aussi des « évaluants » : l'élève lui-même, des groupes d'élèves ou le gentil professeur-animateur.]
La “discrimination” existe partout dans le monde et porterait la menace constante de “génocides”, l’Holocauste — pour ne pas le nommer — n’ayant été rien d’autre qu’une “discrimination” qui aurait dégénéré à l’extrême. Exposés à des images en série de la cruauté humaine, qu’on leur met sous les yeux sans d’autre explication que la plainte vertueuse du “plus jamais ça”, les “apprenants” subissent dans l’indifférence de la société un terrorisme émotionnel qui les éloigne chaque fois un peu plus de l’aventure de la culture et de l’histoire. Nous sommes loin de l’école traditionnelle, souhaitée de la majorité des Québécois, qui ferait de la transmission de la culture et des connaissances le fondement de sa mission d’éducation. L’école dont on parle ici est un “camp de formation”, où les jeunes sont appelés à “participer” à des scénarios édifiants et interactifs dont la dynamique fondamentale exclut toute forme d’expérience intellectuelle. La plupart de ces jeunes, qui sont encore des enfants et ne savent rien de la vie, sortent des “camps de formation” de l’État avec le même slogan dans la bouche : “Il est urgent d’agir et de dénoncer“. Voilà un signe qui ne trompe pas sur la nature de l’enseignement reçu. L’école québécoise est au sens premier un lieu d’endoctrinement (et non, le mot n’est pas trop fort). Les mots ne sont jamais trop forts lorsqu’ils sont justes.
Le cours ECR n’est qu’une partie du tout, mais une partie capitale. C’est aussi un instrument de légitimation de pratiques parallèles de rééducation, qui tournent pour l’essentiel autour de l’idéologie anti-discrimination. Ces pratiques, qui sont nées avec la montée en puissance du politiquement correct, ainsi que, il faut bien le dire, avec l’augmentation des subventions gouvernementales aux associations militantes, viennent empiéter année après année sur le temps alloué à l’enseignement des connaissances. Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas le volet religieux qui est le plus dangereux dans le cours ECR, mais son volet “éthique”. Dans le volet “éthique” vous retrouverez l’expression philosophique de la réforme scolaire, notamment par le biais de la “compétence du dialogue”, qui vise explicitement, comme l’a montré Quérin, la “transformation sociale” — autre nom du “socioconstructivisme”. »
Suite ici
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« Joyeux mois de décembre ! » et « Joyeux Hannoël ! »
Montréal — Les habitants et les badauds ont découvert avec surprise la banderole de la Société des commerçants de l’avenue du Mont-Royal. Le slogan « Joyeux décembre !» remplace le « Joyeux Noël ! » traditionnel trop québécois.
La Société des commerçants de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR) explique que cette nouvelle formule est notamment l’occasion d’inclure toutes les traditions et ainsi de souligner l’aspect communautaire.
Joyeux mois de décembre ! et Joyeux Hannoël !
Denise Bombardier s'insurge à la 9e minute de l'émission radio ci-dessous contre l'effacement de la culture québécoise et de Noël qui poussent certains à imprimer des sacs sur le Plateau-Mont-Royal qui souhaitent un « Joyeux mois de décembre ! », ce n'est même plus « Joyeux Fêtes ! ». Plateau-Mont-Royal où tous les candidats de M. Bergeron, converti à la religion musulmane, ont été élus selon Mme Bombardier.
Par ailleurs, Mme Bombardier note l'hypocrisie de ceux qui oublient un peu vite que les sables bitumineux de l'Alberta permettent au Canada de mieux résister à la crise et que, par la péréquation, le Québec en profite. La chroniqueuse ne mentionne pas de chiffres. Rappelons alors que le Québec reçoit 8,34 milliards de dollars en paiements de péréquation du gouvernement fédéral. C’est 13,2 % du budget du Québec. Si l’on tient compte de l’assiette fiscale de l’Alberta, cette province envoie donc tous les ans 1,3 milliard de dollars au Québec.
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