vendredi 30 octobre 2009

Le Monopole de l'Éducation au service des lobbies dits progressistes avec vos sous

Nous avions déjà parlé de cette dernière priorité du Monopole de l'Éducation : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État. Peu d'écoles se sont intéressées à ces formations de promotion de l'homoparentalité. Les lobbies en faveur de celle-ci se tournent vers les universités « afin d'informer » les futurs enseignants et lutter contre une prétendue « homophobie » alors qu'il s'agit d'offrir aux enfants la chance d'avoir un père et une mère.

Gary Sutherland, Antonio Ortega et leur fils Raphaël. Photo fournie par la coalition des familles homoparentales.

Nous reprenons ici les extraits et commentaires de Carl Bergeron :


S. Galipeau. EN FINIR AVEC L’HOMOPHOBIE, La Presse, 30/10/2009.

Nous sommes un vendredi matin, dans un cours de sociologie, école et société, offert aux étudiants du bac en éducation, à l’UQAM. Au programme: une toute nouvelle formation, financée par le ministère de l’Éducation, développée et offerte par la Coalition des familles homoparentales : Regard sur les familles homoparentales.

[…]

D’après les chiffres du recensement de 2006 de Statistique Canada, plus de 4000 couples de même sexe vivent avec des enfants au pays. Au Québec, on estime que plusieurs milliers d’enfants vivent dans des familles homoparentales [4000 couples dans le Canada tout entier, mais des milliers d'enfants au Québec : l'incongruité statistique est quelque peu gênante — NDLR]. Un enfant par école, environ. Ce chiffre ne peut être appelé qu’à augmenter avec les années. Depuis 2002, la loi permet aux couples de même sexe d’adopter. D’où l’intérêt d’une telle formation, qui vise à briser une foule de tabous, visiblement persistants. [Quels « tabous » ? « L'homoparentalité » est abordée régulièrement dans les médias de masse, en plus de bénéficier d'un soutien financier, légal et institutionnel de l'État. — NDLR]

« L’idée, c’est d’ouvrir la réalité enseignante à toute cette diversité, explique Hélène Belley, l’enseignante, qui a eu l’idée d’inviter la Coalition dans le cadre de son cours. L’école n’est pas isolée. Elle est inscrite dans une société plurielle, dit-elle. Un enseignant qui laisserait passer des commentaires homophobes, par exemple, je pense que malheureusement, ce serait un enseignant qui raterait son coup. »

D’abord, la théorie : pendant toute la première moitié du cours, les formateurs se sont efforcés, études scientifiques à l’appui, de déboulonner une foule de mythes. Qu’on se le dise, ce n’est pas l’orientation sexuelle qui fait, ou non, un bon parent. [L'enjeu soulevé par « l'homoparentalité » n'est pas d'abord l'orientation sexuelle, mais la différence sexuelle. On est soit père, soit mère, et non seul « parent ». La différence sexuelle est précisément ce qui fonde la « famille », d'où le non-sens des « familles homoparentales ». — NDLR]

[...]

La formation a été développée par la Coalition des familles homoparentales, approuvée par des chercheurs des universités McGill et UQAM, et financée par le ministère de l’Éducation, à raison d’une subvention de 80 000 $. Elle comprend un cours, et surtout une trousse, avec témoignages vidéo, dépliants, et cahiers d’activités, à faire en classe avec les élèves. Offerte gratuitement à tous les intervenants qui travaillent de près ou de loin avec les enfants, à Montréal comme à Québec. Jusqu’à maintenant, ce sont surtout les universités, les cégeps et les syndicats qui se sont montrés intéressés. Seules trois écoles ont à ce jour reçu la formation.
Voir aussi le commentaire de Brigitte Bédard :
De quoi j'me MELS?

Vous connaissez la dernière trouvaille du MELS (Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) ? Si non, vos enfants ou vos petits-enfants, eux, l’apprendront cet automne. Dès la première année du primaire, on leur présentera la « Trousse homoparentale », concoctée spécialement pour eux. Ils sauront tout ! Du « mariage » jusqu’à la « conception ». [Note du carnet : nous pensons qu'ils sauront tout ce que ces lobbies veulent bien écrire dans ces trousses.]

Le MELS veut faire « tomber les tabous ». Les journaux l’ont répété béatement. Un tabou ? S’cusez mais… faudrait relire ce que le mot “ tabou ” veut dire. Un “ tabou ” est ce sur quoi on fait silence, par crainte ou par pudeur. En ce qui concerne “ l’homoparentalité ” et tout ce qui se rattache à l’homosexualité, on trouve de tout, sauf du silence, de la crainte ou de la pudeur !

Suite ici.






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jeudi 29 octobre 2009

La tentation autoritaire, par Mathieu Bock-Côté

Lettre ouverte envoyée à la Presse par Mathieu Bock-Côté et publiée ce jeudi :
Dans un article proposant une mise à jour du débat sur le multiculturalisme, La Presse (27 octobre) nous apprend que les Québécois demeurent très majoritairement opposés aux accommodements raisonnables. Cet article aligne aussi une série de déclarations de représentants d'une certaine intelligentsia multiculturaliste manifestant leur exaspération devant une telle réalité. Pour une fois, la langue de bois cède sa place à une franchise qui permet d'apercevoir le caractère radical d'une idéologie en mauvais terme avec la démocratie libérale.

Dès les premières lignes de l'article, la table est mise : « Même s'ils admettent n'être que rarement ou même jamais exposés dans la vraie vie à un réel accommodement raisonnable basé sur la religion, 68 % des Québécois estiment qu'il y en a trop. » On connait la thèse : la critique du multiculturalisme reposerait d'abord sur l'ignorance et aurait plus à voir avec un délire fantasmatique qu'avec un constat de l'échec de l'intégration à la société d'accueil. Exiger des immigrés qu'ils prennent le pli identitaire de la majorité serait symptomatique d'une vision anachronique de l'intégration.

Le constat est néanmoins incontournable, on se trouve devant une opposition « de principe » au multiculturalisme, comme le reconnaît Marie McAndrew, qui n'y voit pourtant pas une raison d'en finir avec son application. « Heureusement que les droits sont protégés par les chartes et qu'ils ne sont pas soumis à la volonté de la majorité. » [Note du carnet : Parlez-en aux parents qui ne veulent pas du cours ECR et qui demandent que leur foi sincère soit respectée comme celle de la famille Multani et son poignard sikh.] Il s'agit d'une inversion de la démocratie qui repose non plus sur l'expression de la souveraineté populaire, mais sur sa neutralisation. Malgré l'opposition démocratique au multiculturalisme, ce dernier, sacralisé, prend désormais l'allure d'une nouvelle religion d'État et d'un nouveau régime politique qui assimile sa contestation à une manifestation d'intolérance.

On le devine, l'intelligentsia multiculturaliste est encore traumatisée par la crise des accommodements raisonnables. Le nouveau cours Éthique et culture religieuse, de l'aveu même de ses théoriciens, s'inscrit dans cette perspective, et devrait convaincre les Québécois des vertus du pluralisme identitaire. Pour ses défenseurs [Note du carnet: notamment Gérard Bouchard au procès de Drummondville], si ce cours avait été appliqué auparavant, il n'y aurait jamais eu de crise des accommodements raisonnables, car la conscience collective aurait correctement intériorisé les vertus de la « diversité ».

Il faut donc fabriquer un nouveau peuple, en misant sur les mouvements migratoires pour transformer les Québécois francophones en une communauté parmi d'autres dans une société mosaïque, comme le souhaite Daniel Weinstock. « Quand Montréal comptera un aussi haut pourcentage d'immigrants que Toronto, ces questions ne se poseront plus avec autant d'acuité. »

Une fois accomplie, cette transformation identitaire cessera de contraster à son désavantage l'identité québécoise par rapport à l'identité canadienne, car la première exprimerait encore un héritage historique particulier alors que la seconde aurait été intégralement reprogrammée dans la valorisation de la diversité. « Manifestement, la préoccupation identitaire des Québécois est plus forte que dans le reste du Canada. Le Canadien anglais, c'est déjà un 'post-ethnique', une personne qui peut aussi bien être de souche écossaise que polonaise ou sud-américaine. Les Québécois, eux, ont toujours cette idée qu'ils ont un 'nous' à protéger. » Tant que les Québécois se considéreront comme porteurs d'un héritage historique distinctif et qu'ils demanderont aux immigrés de se l'approprier pour s'intégrer pleinement à la collectivité, il faut en comprendre qu'ils seront en retard sur le plan de l'évolution identitaire. L'identité nationale est ainsi reléguée à la préhistoire de la modernité.

On doit tirer de cette vision des choses deux grandes conclusions. D'abord, l'intelligentsia pluraliste est de plus en plus isolée dans sa promotion du multiculturalisme et fait le choix de radicaliser son application. À défaut de convaincre le peuple, elle veut le censurer le temps d'en fabriquer un nouveau [Note du carnet : grâce à l'école et l'immigration de masse]. Son dérapage idéologique est porteur d'une tentation autoritaire.

Ensuite, elle n'hésitera pas à diaboliser l'immense majorité qui s'entête à définir la société à partir de son héritage fondateur. Le multiculturalisme n'entre plus seulement en contradiction avec l'identité nationale. Il est désormais clairement contradictoire avec la démocratie libérale.






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mercredi 28 octobre 2009

La nationalisation des enfants, parents pédophiles jusqu'à preuve du contraire...

Le Daily Mail d'Angleterre rapporte qu'une administration locale a interdit à des parents de surveiller leurs enfants sur une aire de jeux jusqu'à ce que leurs dossiers criminels aient pu être vérifiés.

On a appris aujourd'hui que des parents ont été exclus de deux aires de jeux à Watford. Leurs enfants seront surveillés par des « guides des jeux » approuvés par l'administration locale. C'est derrière la clôture qui délimite le périmètre de la zone de jeux que les parents devront regarder leurs enfants.

Le conseil d'arrondissement de Watford prétend simplement suivre les directives du gouvernement et ne peut permettre à des adultes de se déplacer sur les aires de récréation sans que leur dossier criminel n'ait été consulté.

Les parents, pour leur part, sont furieux de se voir considérés comme des « pédophiles potentiels » et considèrent cette interdiction comme une « plaisanterie ».

Marcella Bergin, 35 ans, mère de cinq enfants, s'est dite dégoûtée quand on lui a appris qu'elle ne pourrait accompagner ses enfants dans le parc.

La mairesse d'arrondissement, Dorothy Thornhill, a déclaré que l'arrondissement ne faisait que mettre en oeuvre les politiques gouvernementales dans les aires de jeux à Vicarage Road et Leggatts Way.

Elle a affirmé : « Malheureusement, à notre époque, il est impossible de laisser des adultes déambuler, sans contrôle préalable, avec des enfants dans un parc pour enfants. Cette aire de jeux n'est pas un lieu de rencontre pour adultes.

« Nous avons passé en revue nos façons de faire, et même si, auparavant, les surveillants de parc laissaient des parents accompagner leurs enfants, cela n'est désormais plus possible. »






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Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école

Une étude de l’Université de Cambridge portant sur l’éducation à l’école primaire recommande que la scolarisation formelle des enfants ne commence qu’à l’âge de six ans, c’est-à-dire un an plus tard que la norme actuelle au Royaume-Uni.

Cette étude de 608 pages, la « Cambridge Primary Review », basée sur 28 enquêtes et 1052 observations écrites par 14 auteurs, 66 consultants en recherche et un conseil consultatif, dit qu’il n’y a aucune preuve que l’enseignement formel ait bénéficié aux jeunes enfants, et que d’introduire des enfants à l’âge de cinq dans la structure et la discipline d’une salle de classe pourrait même être nocif.

Gillian Pugh, présidente de l’étude, a déclaré : « Les enfants âgés de quatre ou cinq ans (…) commencent tout juste à « s’ouvrir » à l’apprentissage et ils peuvent « se fermer » si on les oblige trop tôt à suivre un programme rigide. »

« Si vous présentez à un enfant un programme trop formel avant qu’il n’y soit prêt, a poursuivi Mme Pugh, alors vous ne tenez pas compte de son niveau de connaissances ni de sa capacité de développement. »

« Lorsque des enfants subissent déjà des échecs à l’âge de quatre ans et demi, il est très difficile de leur faire réintégrer le système. Ils ne vont pas apprendre à lire, écrire et compter, si vous les avez éloignés » de déclarer Mme Pugh.

Le rapport recommande que jusqu’à l’âge de six ans les enfants continuent plutôt à apprendre de façon informelle, en s’amusant, ainsi qu’on le fait à la garderie.

En Finlande, aussi bien qu’en Allemagne et en Suède, les enfants commencent l’école l’année de leurs sept ans. En France, les enfants commencent leurs études à l’âge de six ans. Or, la Finlande est considérée comme le pays d’Europe ayant le meilleur système d’éducation, les élèves du pays remportant régulièrement les meilleures notes pour l’alphabétisation et les sciences aux examens du Programme d’évaluation international des étudiants PISA.

La coutume en Angleterre est de commencer l’école à cinq ans, de même qu’au pays de Galles, en Écosse et aux Pays-Bas, mais ce sont les seuls pays d’Europe à faire cela. L’étude rapporte que cette coutume provient des exigences des propriétaires d’usine de l’époque victorienne et met en garde contre la connotation stalinienne d’une « théorie étatique de l’apprentissage » imposée par une « machine de surveillance et de responsabilité ».

Le gouvernement a refusé de prendre l’étude en considération, la qualifiant de décevante et périmée. Le ministre des Écoles, Vernon Coaker, a dit qu’en fait les recommandations de l’étude désavantageraient les écoliers britanniques.

« Il est vraiment décevant qu’une étude qui se prétend exhaustive ne soit absolument pas au courant de plusieurs changements majeurs survenus à l’école primaire », a-t-il dit. « Le monde a progressé depuis que l’étude a commencé. Nous voulons nous assurer que les enfants jouent et apprennent dès la petite enfance et donner aux parents le choix que leur enfant commence l’école au mois de septembre qui suit leur quatrième anniversaire. »

Les syndicats de professeurs ont entériné l’étude et critiquent la réponse du gouvernement.

« Il est absolument extraordinaire que le gouvernement ait décidé d’ignorer les recommandations de l’étude de Cambridge » a déclaré Christine Blower, secrétaire générale du Syndicat national des enseignants (NUT).

« Tout gouvernement digne de ce nom, plus particulièrement à la veille d'une élection générale, se serait inspiré de cette étude immensément riche pour nourrir sa réflexion politique. »

le rapport de l’Université Cambridge corrobore une étude précédente, rendue publique en 2007 par le Curriculum, Evaluation and Management Center (CEM) de l’Université Durham, et présentée à la conférence de l’Association européenne pour l’apprentissage et l’Instruction (EARLI).

L’étude Durham avait trouvé qu’en dépit des grands changements advenus ces dix dernières années dans l'éducation préscolaire au Royaume-Uni, le développement et les compétences des enfants au début de leur scolarisation ne diffèrent pas aujourd'hui de ce qu'ils étaient avant l'introduction du programme de la petite enfance.

« L'objectif de cette étude est de fournir une perspective unique sur l'évolution des profils des enfants qui commencent l'école en Angleterre pendant une période de changement rapide », a déclaré le Dr Christine Merrell de la Durham University.

« On aurait pu s'attendre à ce que les programmes importants du gouvernement donnent lieu à quelques changements mesurables dans notre échantillon de près de 35.000 enfants », même si aucun avantage n’était évident au départ.

Ces deux études confirment l’évaluation du programme SureStart effectuée en 2005; celle-ci n’avait également trouvé aucune amélioration globale chez les enfants des milieux défavorisés qui constituaient les cibles de ce programme à son origine. Depuis 2004, tous les enfants de 3 et 4 ans peuvent s’inscrire dans ce programme d’éducation gratuite destinée à la petite enfance.

Rappelons que des études antérieures ont démontré des désavantages notables liés à une garde trop précoce des enfants d'âge préscolaire. C'est ainsi que le Bureau national de recherche économique, un organisme renommé de recherche des États-Unis, a récemment publié ce qui est l'étude la plus complète et la plus récente sur le système de garderie du Québec. Dans leur résumé, les professeurs d'économie Michael Baker, Jonathan Gruber et Kevin Milligan écrivent que l'introduction de ce programme a eu des conséquences négatives autant sur les parents que sur les enfants:
« [N]ous avons découvert des preuves frappantes que les enfants ont subi des détériorations dans un éventail d'aspects comportementaux et liés à la santé, allant de l'agression aux aptitudes motrices et sociales en passant par la maladie. Notre analyse suggère aussi que le nouveau programme de garderie a mené à des pratiques parentales plus hostiles et moins cohérentes ainsi qu'à une détérioration de la santé parentale et des relations parentales. »






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mardi 27 octobre 2009

Témoignage d'une mère sur la « neutralité » des profs d'ECR

Témoignage intéressant de Sophie Bouchard dans le dernier numéro du NIC :
« J’aimerais qu’on le reconnaisse enfin : même avec la meilleure formation du monde, on ne me fera pas avaler que les professeurs ne laisseront pas passer des
opinions personnelles de temps en temps. Ce qui équivaudrait à se fermer les yeux pour ne pas voir.

Des faits : j’ai osé demander à un de mes enfants de rapporter le manuel ÉCR. Eh bien! Devoir de réserve ou pas, le professeur ne s’est pas gêné pour répondre À MON ENFANT qu’il me reprochait mon opposition au cours qui risquait de « coincer » mon enfant entre le discours de l’école et celui de la
maison! Superbe, non ! C’est moi qui coince mon enfant parce que je veux savoir ce qu’on lui enseigne ? Le professeur a assuré mon enfant que tout ce qu’il y avait dans le manuel était « parfaitement correct » et que si elle-même n’y voyait pas de problèmes, c’est qu’il n’y avait pas de problèmes ! Cependant, je pouvais quand même venir consulter le livre dans la classe, si j’y tenais.

Ça, c’est tout un devoir de réserve, chers lecteurs ! J’ai parfois l’impression que certains enseignants ne savent pas que cette réserve, c’est celle de garder pour soi son opinion personnelle! Et on n’a même pas encore parlé du contenu du cours…

[...]

Je cite en exemple ce professeur d’histoire qui a affirmé dans la classe de ma fille (13 ans, 2e secondaire) que l’enfer n’existait pas, que c’était une invention de l’Église catholique et qu’il n’en était pas question
dans la Bible (tout comme ce qu’il affirmait ne se trouvait pas dans le manuel scolaire…). Ma fille l’avait cru ! Elle que nous catéchisons avec soin tous les dimanches et qui de plus participe sérieusement à la solide formation des catéchèses bibliques symboliques de la paroisse ! C’est pour dire l’emprise
des profs ! »
Pour en savoir plus, abonnez-vous au NIC.






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lundi 26 octobre 2009

Meeting écolo devant Ottawa : « Nous voulons que le gouvernement change nos vies »

Appel étatiste d'écolos réunis devant le parlement à Ottawa dimanche 25 octobre apparemment fortement applaudi par les manifestants : « Nous ne voulons pas que le gouvernement changent nos ampoules. Nous voulons que le gouvernement change nos vies. »



Ah, les charmes de l'État Nounou qui permet d'imposer ses obsessions aux autres et même de changer leur vie ! Rappelons que, non seulement, ce genre d'appels peut mener à des décisions liberticides, mais que lorsqu'un gouvernement force les gens à adopter des comportements qui seraient généreux, il risque de chasser la vertu et la charité de ces domaines.






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TIMMS : faiblesse de l'enseignement des pays arabes

Traduction partielle d'un article de l'Economist du 15 octobre 2009 :
Jusqu'à des réformes récentes, les écoles primaires publiques en Arabie saoudite consacraient 31 % des heures de classe à la religion, contre à peine 20 % pour les mathématiques et les sciences. Un quart des étudiants des universités du Royaume consacrent la majeure partie de leur cursus universitaire aux études islamiques, plus que tous les étudiants ne consacrent au génie, à la médecine et à la science réunis. Et malgré des changements aux programmes scolaires saoudiens, l'étude religieuse demeure obligatoire tous les ans de l'école primaire jusqu'à l'université.

[...]

Les pays arabes dépensent désormais autant ou plus sur l'éducation, en termes de parts de PIB que la moyenne mondiale. Ils ont grandement réduit l'analphabétisme, fortement augmenter les inscriptions universitaires et réduire les écarts en matière d'éducation entre les sexes.

Il existe un écart considérable entre le niveau d’instruction du monde arabe et celui des pays au développement économique comparable. C’est l’une des causes principales du chômage anormalement haut des jeunes dans les pays arabes. Selon une étude récente menée par une équipe d'économistes égyptiens, le manque de compétences dans la population active explique en grande partie le fait qu'une décennie de croissance économique rapide n'ait pas réussi à élever le niveau de vie de plus de leurs concitoyens.

L'étude comparative des systèmes d'instructif la plus rigoureuse, une enquête dénommée Tendances selon l’enquête internationale sur les mathématiques et les sciences ou TIMMS selon son acronyme anglais, publiée tous les quatre ans et donc le dernier rapport date de 2008, a mené une enquête auprès de 48 pays. Douze pays arabes y ont participé, tous pays arabes se situent sous la moyennes. Plus inquiétant, moins de 1 % des élèves agés de 12-13 ans de 10 pays arabes sur les 12 atteignent le niveau requis en sciences, contre 32 % à Singapour et 10 % aux États-Unis. Seul, un pays arabe, la Jordanie avait de meilleurs résultats que la moyenne internationale avec 5 % des jeunes de 13 ans qui atteignaient la catégorie avancée.

D'autres indicateurs viennent renforcer ces résultats alarmants. Un palmarès des 500 meilleures universités au monde, publié chaque année par l'Université Jiao Tong de Changhaï, comprend trois universités sud-africaines et six israéliennes, mais pas une seule arabe.

Le Forum économique mondial, dont le siège est en Suisse, classe l'Égypte à la 70e place sur 133 sur le plan de la concurrence économique, mais à la 124e quant à la qualité de son système d'instruction primaire et dans l'enseignement de la science et des mathématiques. Le niveau d’instruction en Lybie, malgré un revenu moyen annuel de 16 000 dollars par habitant, sombre à la 128e place, au-dessous de celui du Burkina Faso, pays d’extrême pauvreté dont le revenu moyen annuel est de 577 dollars par habitant.

Conscients que leur systèmes scolaires sont de mauvais élèves, les gouvernements arabes pressent le pas pour les améliorer. Afin de contourner la lenteur associée aux réformes des programmes officiels et de la formation des enseignants des écoles publiques, beaucoup de pays arabes ont décidé d'encourager la fondation d'écoles et universités privées. Au Qatar, par exemple, le nombre d'étudiants inscrit dans le secteur privé est passé de 30 % en 1999 à 60 % en 2006, selon l'UNESCO.

La Syrie a accordé des permis d'enseignement à 20 universités privées depuis 2001; quatorze sont en place et fonctionnent. Pourtant, leur effectif total est minuscule par rapport aux 200.000 étudiants inscrits à la seule Université d'État de Damas.






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Le Nouveau NIC est sorti : un article sur le cours ECR et un autre sur la CLÉ

Le nouveau NIC est paru (16 numéros pour 24 $ en version électronique).

On y trouve deux articles originaux sur le rapport inquiet des évêques catholiques du Québec au sujet de l'implantation du cours ECR et un portrait de la grande diversité des parents qui composent la CLÉ, souvent des parents de plusieurs jeunes enfants.

Nous reproduisons quelques extraits du premier article (de 4 pages riches d'informations originales) tout en vous encourageant à lire le numéro au complet :
« Dans le cadre de la plénière de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AÉCQ), nos pasteurs ont fait une intervention remarquée, le 23 septembre dernier, concernant le cours d’Éthique et de culture religieuse (ÉCR). J’y ai trouvé du bon et du moins bon. Cependant, il semble difficile de saisir la véritable position de l’AÉCQ. Nos évêques sont-ils favorables ou non au cours en lui-même ? Ce n’est pas clair… Se pourrait-il qu’ils ne soient pas tous d’accord ? De là, peut-être, l’ambigüité !

[...]

Mgr André Gaumond tient cependant à affirmer que « nous n’avons pas demandé ce cours-ci, ça s’est fait complètement en dehors de nous. Il est normal que nous soyons intéressés et vigilants. Il en va de notre responsabilité globale comme Église au Québec. »


[...]

Mgr Raymond St-Gelais [déclara] aux journalistes, le « problème du programme lui-même, c’est qu’on se limite davantage à regarder l’aspect du phénomène religieux plutôt que de l’expérience religieuse. Et d’ailleurs, nous-mêmes, nous nous étions présentés à la Commission parlementaire sur ce programme-là en disant qu’il y avait un défi presque insurmontable dans le programme lui-même. »

[...]

Lorsqu’on a demandé aux évêques leurs réactions face au danger du relativisme, Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke, a répondu qu’« il faudra toujours être très conscients du danger qu’il peut y avoir, s’adressant à de jeunes enfants, d’aborder des problèmes, des situations, des enjeux qui les dépassent. Il faudra toujours être attentifs à cela ». »






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vendredi 23 octobre 2009

Islamiste controversée comme personne-ressource pour évaluer le programme éthique et culture religieuse ?

Mme Najat Boughaba est très fière de sa participation dans le programme d'éthique et de culture religieuse. Dans une de ses chroniques de L'Écho du Levant, un journal communautaire montréalais, le 6 novembre 2007, elle déclare avoir été invitée à présenter une conférence sur le programme d'éthique et culture religieuse (ECR). C'est le cas comme le relate le rapport annuel de la Chaire de recherche du Canada sur l’Éducation et les rapports ethniques de l'Université de Montréal. Madame Najat Boughaba y représentait le Congrès islamique canadien et sa communi­cation portait sur « L’éducation inter­cul­turelle, paix sociale et épanouis­sement des citoyens ».

Remarquons au passage que les deux autres intervenantes, aucun homme, sont bien connues pour être partisanes du programme ECR : Stéphanie Tremblay de l'UQAM (dont on annonce un livre aux éditions Fides, maison ex-catholique, en faveur du cours ECR et de la « transformation du citoyen ») et Mireille Estivalèzes de l'Université de Montréal qui s'est cependant inquiétée du manque de formation des maîtres et de la difficulté à adopter la nouvelle « posture professionnelle » neutre vis-à-vis des religions.

Dans la même chronique, Mme Najat Boughaba apprenait à ses lecteurs qu'on lui avait également donné l'occasion de répondre à un questionnaire pour évaluer trois manuels du cours d'éthique et de culture religieuse et qu'elle a remis au ministère de l'Éducation une série de recommandations « en tant que pédagogue » !


Cliquez sur l'image pour une version plus grande de celle-ci
Il ne s'agit pas de fanfaronnades lancées en l'air. En effet, Mme Boughaba a bien été une personne-ressource dans le processus d'évaluation du programme d'éthique et culture religieuse. Le rédacteur en chef de Point de bascule a communiqué avec le Monopole de l'Éducation. Un échange téléphonique avec un représentant du gouvernement du Québec confirme que Mme Boughaba a participé à des tables rondes traitant, entre autres, des questions religieuses.

Le rapport du Comité sur les affaires religieuses prend la peine de mentionner l'affiliation de Mme Boughaba en précisant qu'elle est liée à L'Écho de L'Orient (ou du Levant) dont elle était la rédactrice en chef. La date du rapport, mai 2007, est importante comme on le verra ci-dessous.


Najat Boughaba a non seulement fait partie du Comité d’évaluation du Programme ECR à titre de personne-ressource, mais elle participait aussi à la Table de réflexion sur le fait religieux auprès du Monopole de l'Éducation (MELS), « celle-ci agit à titre de groupe-conseil sur la réalité socioreligieuse au Québec ».

Qui est Mme Boughaba ?

Cette personne-ressource du Comité sur les affaires religieuses brigue actuellement un poste de conseiller municipal pour Vision Montréal dans la circonscription de Saint-Léonard-Ouest. Barbara Kay du National Post a rencontré Boughaba il y a deux ans, à un dîner bénéfice qu'elle organisait pour le Congrès islamique canadien (CIC), où la conférencière d'honneur, l'apologiste tristement célèbre des talibans, la journaliste Yvonne Ridley, a parlé avec enthousiasme du Hezbollah (« Je voudrais avoir le drapeau [du Hezbollah] avec moi ce soir »), une organisation officiellement désignée au Canada comme terroriste. Yvonne Ridley a également déclaré que le leader tchétchène Chamil Bassaïev, responsable des attentats meurtriers au théâtre de Moscou et à l'école de Beslan, est un martyr assuré d'une place au paradis.

Boughaba ne nie pas son rôle important au CIC, organisation ouvertement islamiste dont elle tente maintenant de s'éloigner discrètement. Le CIC, le lecteur s'en souviendra, a été au premier plan dans les poursuites liberticides auprès de la Commission des droits de la personne contre les journalistes Ezra Levant, Mark Steyn et le plus grand magazine d'actualité canadien, Maclean's. (Voir notre dossier sur le sujet : « Extirper l'hérésie et le blasphème » ?)

« Adhésion de pure forme aux valeurs démocratiques »

Sur son site internet pour les élections municipales, Boughaba prétend adhérer aux valeurs du Québec de « paix, liberté et égalité » mais, pour Barbara Kay, sa participation, mentionnée dans son curriculum vitae, à de nombreuses associations contredit cette adhésion de pure forme aux valeurs démocratiques. C'est ainsi que Mme Boughaba a été une membre active du Centre communautaire musulman de Montréal (CCMM). En 2006, après l'arrestation de 17 terroristes présumés à Toronto (parmi lesquels certains ont déjà été condamnés), Najat Boughaba, sous le nom de Najad Moustapha, a pris part à une conférence de presse organisée par le CCMM, pendant laquelle les organisateurs une fatwa écrite par leur guide spirituel, l'ayatollah irakien Ali al-Sistani, appelant les médias à diffuser le message de paix de l'islam. Ce dernier, quelques mois avant cette conférence, avait annoncé sur son site internet que tous les homosexuels, hommes et femmes, devraient être exécutés « de la pire manière possible ».

En outre, selon l'organisme de surveillance de l'islamisme www.pointdebasculecanada.ca, le CCMM a publié sur son propre site internet un avertissement à l'effet que les filles qui ne portent pas le hijab courent le risque d'être violées et avoir des « enfants illégitimes ». Boughaba a également été la rédactrice en chef d'un journal de Montréal, L'Écho de l'Orient (ou du Levant). Ce journal fait l'éloge des enseignements du théocrate totalitaire, l'ayatollah Khomeiny, père de la révolution islamiste iranienne, et publie régulièrement des hymnes à Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah. Selon pointdebasculecanada.ca, un texte publié sous l'égide éditoriale de Boughaba a accusé le député du Parti libéral, Fatima Houda-Pépin, une musulmane démocrate, d'encourager la haine des musulmans.

Comme le rapportait le journaliste Brian Myles dans Le Devoir du samedi 17 octobre 2009, page a4, Mme Boughaba a également partagé une tribune médiatique avec Mohammed Elmasry (le même qui a attaqué et perdu contre Maclean's et Mark Steyn) au journal L'Écho de l'Orient, où elle a occupé le poste de rédactrice en chef jusqu'à la fin 2007. Sous le pseudonyme de Najat Mustapha, Mme Boughaba signait des chroniques sur les accommodements raisonnables, la montée en force du Hezbollah au Liban et l'ascendant exercé par son secrétaire général, Hassan Nasrallah.

Les femmes québécoises de souche « non voilées » des « putains » ?

Le plus préoccupant cependant est que dans son journal, sur la page éditoriale même de Najat Boughaba, elle a fait publier un poème qui attaque le principe de liberté d'expression et qui qualifie les femmes de souche « non voilées » du Québec de « putains ». Voici le texte incriminant :


Lettre à toi

À qui de droit ou à la personne
Qui se sent visé

Qui t'a demandé de t'exprimer
Qui t'a donné le droit de parole
Pour japper comme les chiens des rues
Pour enfin insulter
Juger et dire des choses insensées et maudites
Ce n'est la liberté d'expression
Alors cesse de parler de démocratie
Si tu te comportes comme un tyran


Cesse de parler de dignité
Si tes paroles sont irrespectueuses
Mon voile n'est pas un mouchoir
C'est ma peau
Ma pudeur Ma dignité Mon respect

Et si toi immigrante de souche
Tu n'as ni foi ni loi
Et tu as passée ta jeunesse soule
D'un mâle à un autre
Ce n'est pas mon cas
Nul besoin d'être un critique littéraire pour percevoir le mépris envers les Québécois de souche qui suinte à travers ce poème. Et pourtant, la rédactrice en chef qui l'a publié - Boughaba - a été choisie pour aller à Hérouxville peu de temps après pour parler de valeurs islamiques et expliquer aux Québécois censément xénophobes comment s'entendre avec les « autres ». Pourtant, cette rédactrice a été sélectionnée pour participer à des tables rondes sur le cours d'éthique et de culture religieuse, on lui a présenté des manuels et sollicité son avis sur ceux-ci, elle a été une personne-ressource reconnue au Comité sur les affaires religieuses lors de l'élaboration de ce programme. Comité qui conseille la ministre de l'Éducation dans le domaine.

Ironiquement, ce poème a été publié quelques jours avant le fameux code de vie d'Hérouxville de 2007, mais le « poète », Haydar Moussa, a plusieurs fois prétendu publiquement que le poème avait été écrit « en réaction » à ce code, une impossibilité manifeste.

Le correctivisme politique et le multiculturalisme béat aveuglent

Dire que le Monopole de l'Éducation du Québec (MELS) n'a pas fait d'enquête préalable au sujet de Mme Boughaba ou, on ne sait si c'est pire, en aurait fait une, mais était si désireux d'attirer une musulmane voilée emblématique dans son équipe pour exhiber ses lettres de créance multiculturelles qu'elle ne s'est pas souciée de ses antécédents est la litote de l'année. Ceci démontre une fois de plus que lorsqu'un hidjab apparaît sur la tête d'une politicienne ou d'une personnalité, l'objectivité, le bon sens et les principes démocratiques disparaissent rapidement.

Bras ouverts pour une islamiste, portes fermées pour de simples parents pacifiques

Entretemps, les parents modérés de la CLÉ qui ne s'expriment que pour demander que leur droit de premiers éducateurs soit respecté n'ont toujours pas été reçus par le MELS. Au contraire, les personnes responsables dans ce dossier (MM. Jacques Pettigrew et Pierre Bergevin) ont recommandé à leur hiérarchie de ne plus organiser de rencontres publiques au sujet du cours ECR, comme on l'a appris de la bouche de M. Pettigrew lors du procès de Drummondville et de se taire.

Voir aussi

Québec — Radicalisation d'enfants d'immigrés éduqués à l'école du « dialogue » et du « vivre ensemble »

Radio-Canada aurait embauché une militante musulmane favorable au cours ECR

L'école (controversée) Dar el Iman enseigne le cours d'éthique et de culture religieuse

Islamiste controversée comme personne-ressource pour évaluer le programme éthique et culture religieuse ? (suite)

Lutte contre les stéréotypes, vraiment ? (Rencontre avec le bureau d'approbation du matériel didactique).

jeudi 22 octobre 2009

Mgr Schooyans : Barack Obama, Tony Blair et le messianisme réinterprété

Extrait d'un discours de Mgr Michel Schooyans [prononcé Skô-yann-se], membre de trois académies pontificales : celle pour la vie, celle des sciences sociales et l'Académie Saint-Thomas d'Aquin. Ce discours prononcé au Vatican en français, lors de la séance plénière de l'Académie pontificale pour les sciences sociales le 1er mai 2009, permet sans doute de mieux appréhender, pour les catholiques, l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse dans un contexte planétaire.
«Refaire les religions ? Refaire le christianisme ?

Dans ces programmes, le Président Obama pourra compter sur l’appui du couple Tony Blair et Cherie Booth. Le think-tank fondé par l’ex-premier ministre britannique sous le nom de Tony Blair Faith Foundation aura, parmi ses attributions, de reconstruire les grandes religions comme son collègue Barack Obama reconstruira la société mondiale. Dans ce but, la fondation en question devra répandre les "nouveaux droits", en utilisant à cette fin les religions du monde et en adaptant celles-ci à leurs nouvelles tâches. Ces religions devront être réduites au même commun dénominateur, c’est-à-dire vidées de leur identité. Cela ne pourra se faire que moyennant l’instauration d’un droit international inspiré de Hans Kelsen (1881-1973) et appelé à valider tous les droits propres aux nations souveraines. Ce droit devra aussi s’imposer aux religions du monde de telle façon que la "foi" nouvelle soit le principe unificateur de la société mondiale. Cette "foi" nouvelle, ce principe unificateur, devra permettre de faire avancer les Millenium Development Goals. Parmi ceux-ci figurent sous le n° 3: "Promote gender equality and empower women"; sous le n° 5: "Improve maternal health". Nous savons ce que recouvrent et ce qu’impliquent ces expressions. Pour faire démarrer le programme de la Foundation, une campagne anti-malaria est annoncée. Elle fait partie de l’objectif n° 6: "Combat HIV/AIDS, malaria and other diseases". Cette annonce est faite de façon à ce que, en souscrivant à cette campagne, on souscrive à l’ensemble des objectifs du Millénaire.

En fait, le projet de Tony Blair prolonge et amplifie l'Initiative des Religions Unies, apparue il y a plusieurs années. Il prolonge également la Déclaration pour une éthique planétaire, dont Hans Küng est l’un des principaux inspirateurs. Ce plan ne pourra se réaliser qu'au prix du sacrifice de la liberté religieuse, de l'imposition d'une lecture "politiquement correcte" des Écritures et du sabotage des fondements naturels du droit. Déjà Machiavel recommandait l'utilisation de la religion à des fins politiques…

La "conversion" très médiatisée de l’ancien premier ministre au catholicisme ainsi que son interview en avril 2009 à la revue gay "Attitude" permettent d’encore mieux comprendre les intentions de Tony Blair concernant les religions, à commencer par la religion catholique. Le discours du Saint-Père, notamment sur le préservatif, serait d’une autre génération. Le récent "converti" n’hésite pas à expliquer au pape non seulement ce que celui-ci doit dire, mais aussi ce qu’il doit croire ! Est-il catholique? Mr Blair ne croit pas à l’autorité du pape.

Nous voici revenus au temps de Hobbes, sinon à Cromwell: c’est le pouvoir civil qui définit ce qu’il faut croire. La religion est vidée de son contenu propre, de sa doctrine; n’en reste qu’un résidu de morale, défini par le Léviathan. On ne dit pas qu’il faille nier Dieu, mais dorénavant Dieu n’a plus rien à faire dans l’histoire des hommes et de leurs droits: nous revenons au déisme. Dieu est remplacé par le Léviathan. A celui-ci de définir, s’il le veut, une religion civile. A lui d’interpréter, s’il le veut et comme il le veut, les textes religieux. La question de la vérité de la religion n’a plus de pertinence. Les textes religieux, et en particulier bibliques, doivent être compris dans leur sens purement "métaphorique"; c’est ce que recommande Hobbes (III, XXXVI). A la limite, seul le Léviathan peut interpréter les Écritures. Il faut en outre réformer les institutions religieuses pour les adapter au changement. Il faut même prendre en otages quelques personnalités religieuses, appelées à cautionner la nouvelle "foi" sécularisée, celle du "civil partnership".

Les droits de l’homme tels qu’ils sont conçus dans la tradition réaliste sont passés ici au fil de rasoir. Tout est relatif. Il ne reste de droits que ceux définis par le Léviathan. Comme l’écrit Hobbes, "La loi de nature et la loi civile se contiennent l’une l’autre, et sont d’égale étendue." (I, XXVI, 4). Il ne reste de vérité que celle énoncée par le même Léviathan. Seul celui-ci décide comment le changement doit être conduit.


Le retour de l’aigle à deux têtes

Le projet Blair ne peut se réaliser sans remettre en question la distinction et les rapports entre l'Église et l'État. Ce projet risque de nous faire régresser à une époque où le pouvoir politique s'attribuait la mission de promouvoir une confession religieuse ou d’en changer. Dans le cas de la Tony Blair Faith Foundation, il s'agirait même de promouvoir une et une seule confession religieuse, qu'un pouvoir politique universel, global, imposerait à l'ensemble du monde. Rappelons que le projet Blair, imprégné de New Age, a été préparé idéologiquement par l'Initiative pour les Religions Unies ainsi que par la Déclaration pour une éthique planétaire (déjà citées) et est appuyé par de nombreuses fondations similaires.

Ce projet rappelle évidemment l'histoire de l'anglicanisme et de sa fondation par le "défenseur de la foi", Henri VIII. Le projet des religions unies et réduites à un commun dénominateur est toutefois plus discutable encore que ne l'était le projet d'Henri VIII. En effet, la réalisation de ce projet postule la mise sur pied d'un gouvernement mondial et d’une police globale des idées. Ainsi qu'on l'a vu à propos de Barack Obama, les artisans de la gouvernance mondiale s'appliquent à imposer un système de positivisme juridique faisant procéder le droit de la volonté suprême, de laquelle dépend la validation des droits particuliers. Désormais, si toutefois devait se réaliser le projet de M. Blair, les agents de la gouvernance mondiale imposeront, par un nouvel Acte de Suprématie, une religion unique, validée par les interprètes de la volonté suprême, dont le Vicaire général est peut-être déjà trouvé (Hobbes, III, XXXVI).

Ce que révèle l'analyse des décisions de Barack Obama et du projet de Tony Blair, c'est que se profile une Alliance de deux volontés convergentes, visant, l'une, à subjuguer le droit, l'autre, à subjuguer la religion. Telle est la nouvelle version de l’aigle à deux têtes. Droit et religion sont instrumentalisés pour "légitimer" n'importe quoi.

Cette double instrumentalisation est mortelle pour la communauté humaine. C'est ce qui ressort de diverses expériences réalisées dans le cadre de l'État-Providence. Celui-ci, à force de vouloir plaire aux individus, a multiplié les "droits" subjectifs de complaisance, par exemple en matière de divorce, de sexualité, de familles, de population, etc. Mais ce faisant, cet État-Providence a créé d'innombrables problèmes qu'il est incapable de résoudre. Avec l'extension de ces "droits" de complaisance à l'échelle mondiale, les problèmes de précarisation/marginalisation vont se multiplier à tel point qu'aucune gouvernance mondiale ne pourra les résoudre.

De même pour la religion. Depuis qu'est acquise la séparation de l'Église et de l'État, il est inadmissible que l'État se serve de la religion pour renforcer son emprise sur les cœurs, les corps et les consciences. Comme le dit Mgr Roland Minnerath, l'État ne peut pas enchaîner la vérité religieuse et doit même en garantir la libre recherche.


Vers un terrorisme politico-juridique

Par ces canaux, et avec l’appui du couple Blair, le juriste-président Obama est en train de lancer un nouveau messianisme nord-américain, totalement sécularisé. Il bénéficie en cela de l'appui de son fidèle partenaire, candidat présumé à la présidence de l'Union Européenne. La volonté suprême du Président des USA validera le droit des nations et le droit des relations entre les nations. Dans la foulée, les "Trente-Neuf Articles" de la nouvelle religion devront être promulgués par son collègue britannique.

A partir du sommet de cette pyramide, la volonté du Prince est destinée à circuler par les canaux internationaux de l’ONU et à atteindre les canaux nationaux particuliers. A terme, ce processus, comme on le remarque, éteint l’autorité des parlements nationaux, abolit l’autorité des exécutifs et ruine l’indépendance du pouvoir judiciaire. C’est pour ces raisons que, dans la logique de M. Obama, le rôle d'un tribunal pénal international est appelé à s’étendre et qu’il doit être armé pour réprimer les récalcitrants – par exemple, les catholiques – qui refusent cette vision du pouvoir et du droit, d'un droit vassalisé par le pouvoir. Comment ne pas voir cette vérité aveuglante: nous assistons à l’émergence d’un terrorisme politico-juridique sans précédent dans l’histoire?

Pour finir, empressons-nous de rappeler que l’Église n’a pas le monopole du respect du droit humain à la vie. Ce respect est proclamé par les plus grandes traditions morales et religieuses de l’humanité, souvent antérieures au christianisme. L’Église reconnaît pleinement la valeur des arguments fournis par la raison en faveur de la vie humaine. Comme Mgr Minnerath l’a admirablement montré, l’Église complète et consolide cette argumentation en se prévalant de l’apport de la théologie: respect de la création; l’homme, image de Dieu; amour du prochain: nouveau commandement; etc. Ces arguments sont fréquemment exposés dans les déclarations de l’Église et les nombreux documents chrétiens sur la question.

Mais quand les plus hautes autorités des nations, et même de la première puissance mondiale, vacillent face au respect du droit humain fondamental, c’est un devoir pour l’Église d’appeler tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté à s’unir afin de constituer un front unique pour défendre la vie de tout être humain. La première attitude qui s’impose à tous, selon les responsabilités de chacun, est l’objection de conscience, que d’ailleurs M. Obama veut circonscrire. Mais cette objection doit être complétée par un engagement à agir dans la sphère politique, dans les médias et dans les universités. La mobilisation doit être générale et se donner pour but l’objectif central de toute morale, et spécialement de toute la morale catholique: reconnaître et aimer le prochain, à commencer par le prochain le plus ténu et le plus vulnérable.
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Liens vers des sites de référence

Tony Blair Faith Foundation
Objectifs du millénaire pour le développement
United Religions Initiative
Fondation éthique planétaire
Attitude


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