mercredi 1 septembre 2010

Mardi 7 septembre — réunion pour les parents éducateurs à la maison

La HSLDA qui représente et défend les parents qui instruisent leurs enfants à la maison nous a fait parvenir cette invitation ouverte à tous à la suite de difficultés causées par certaines commissions scolaires.
Nous continuons de recevoir des appels au sujet des interventions de certaines commissions scolaires, plus particulièrement dans la région des Cantons-de-l'Est. Puisqu'il y a vraisemblablement un réel besoin de clarifier les droits et obligations légales des familles, nous avons prévu une rencontre d'information afin de répondre à vos questionnements, et vous faire part de nos interventions dans ce dossier. Nous vous expliquerons également notre rôle auprès des familles et comment nous pouvons intervenir en faveur des membres de la HSLDA.

Nous traiterons, entre autres, des sujets suivants:
  • Les interprétations variées de l'article 15(4) de la Loi sur l'instruction publique ;
  • l'approche de la HSLDA et de l'ACPEQ ;
  • les nouvelles orientations du ministère de l'Éducation et l'impact de celles-ci ;
  • un bref aperçu de la situation avec les commissions scolaires dont celle du Val-des-Cerfs.
Cette rencontre est ouverte à tous. Il n'y a aucuns frais d'entrée pour cette soirée bien qu'un don volontaire serait grandement apprécié pour nous aider à couvrir les frais encourus. Une période de questions est également prévue. C'est donc un rendez-vous:

Le mardi 7 septembre à 19 h

Hôtel le Granbyen
700, rue Principale à Granby
Salle ouest au 2e étage


Au plaisir,

Carole Cardinal
Assistante juridique / Law Clerk
HSLDA (Association juridique canadienne pour l'école-maison / Home School Legal Defence Association of Canada)
 



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Jeu de l'été — de quoi s'agit-il ?

Mise à jour

Réponse  aujourd'hui 1er septembre 2010 sur le site http://www.liberte-quebec.ca.

Réseau Liberté-Québec (RLQ) dévoilent aujourd’hui les détails sur cette nouvelle organisation vouée à promouvoir des idéaux de liberté et de responsabilité individuelle au Québec.

Six personnes se cachent actuellement derrière cette initiative et plusieurs autres qui s’ajouteront. Il s’agit de Joanne Marcotte (auteur du documentaire L'Illusion tranquille), Roy Eappen, Gérard Laliberté et bien sûr, les analystes (et journalistes) Éric Duhaime, Guillaume S. Leduc et Ian Sénéchal.

Bon point : Le Devoir a déjà critiqué ce mouvement alors qu'il n'a pas encore tenu sa première conférence.

Moins bon point : pas de mention de l'éducation sur le site de ce réseau, or l'éducation assure la reproduction des « élites » en place comme aurait dit Bourdieu.

Un événement de lancement est prévu le 23 octobre 2010.

Le nom du premier conférencier a été annoncé : il s’agit de Kory Teneycke, vice-président au développement de Quebecor et directeur de la nouvelle chaîne SUN TV News. Les autres conférenciers seront dévoilés au cours des prochaines semaines. Il faut s'inscrire   : le coût d’inscription passera de 25 $ à 35 $ après le 23 septembre 2010.

Pour s'inscrire, aller sur la page suivante.




Cette vidéo fait-le tour de l'internet québécois, nous l'avons relevée car par deux fois on y parle de l'école québécoise.

Selon vous, qui se cache derrière ce mouvement ?









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dimanche 29 août 2010

Détournement et effets pervers du Marché du carbone

Le « marché » du carbone n’a aucun sens, on l’a créé artificiellement à partir du néant, on y manipule des choses qui n’ont aucune valeur intrinsèque, et les sommes engagées sont pharaoniques, à la hauteur de cet « enjeu » qui manifeste un orgueil grotesque tellement il est démesuré : « sauver la planète ».



Une ONG nommée, CDM Watch, vient de mettre au jour un nouveau scandale impliquant à la fois, d’une manière particulièrement perverse, le mécanisme du CDM (Clean Development Mechanism) - mis en place par l’Union européenne pour satisfaire les engagements pris à Kyoto - et celui du MLF (Multi Lateral Fund), mis en place par l’ONU pour protéger la couche d’ozone (protocole de Montréal).

CDM Watch avait, dès le 2 juillet dernier, soulevé un coin du voile dans un communiqué de presse : « CDM Panel Calls for Investigation over Carbon Market Scandal » (« Le groupement CDM demande une enquête sur un scandale du marché carbone »).

CDM Watch a, le 14 juillet dernier, publié une note de synthèse « HFC-23 Offsets in the context of the EU Emissions Trading Scheme » (« Les compensations HFC-23 dans le contexte du marché européen des droits d’émission »). Plusieurs carnets qui se sont saisis de l’affaire, WattsUpWithThat bien sûr, mais à mon avis, le plus percutant est celui de Joanne Nova dont une partie est traduite ci-dessous.

Dans le monde entier, des milliers d’économistes verts recommandent une « solution de libre marché » pour ce que nous appelons un problème de pollution. Mais, je ne cesse de le dire, ce « marché libre » n’est pas gratuit. C’est une pâle et lamentable imitation d’un « marché organisé ».

En Europe, si une entreprise produit du CO2 — et quelle entreprise ne le fait pas ? — elle peut payer des gens, en Chine et en Inde, pour ne pas produire une quantité équivalente de CO2. Cela paraît bien à première vue, sauf que payer quelqu’un pour ne pas faire quelque chose qu’il allait faire nécessite de connaître l'avenir (et  plus de nous rappeller un procédé nommé l'extorsion). C'est la première faille. Officiellement, cela s’appelle « l’additionalité », ce qui est une façon sophistiquée de dire que des gens n’auraient pas fait quelque chose de particulier pour réduire leurs émissions, à moins qu'on ne les paie en crédits carbone.

Les Chinois et Indiens, qui ne sont pas idiots, ont immédiatement détourné le système. Pourquoi ne l’auraient-ils d'ailleurs pas fait ?

Les effets pervers du système :
  1. Le trifluorométhane (HFC-23) est le « grand-père » des gaz à effet de serre. Il est 11 000 fois plus réchauffant que le CO2.
  2. Les industriels de la chimie sont payés, en crédits carbone, 100 000 dollars pour chaque tonne de HFC-23 détruite.
  3. Tout à coup, fabriquer pour détruire le HFC-23 devient une activité très lucrative, les gens se précipitent donc pour satisfaire cette « demande ».
  4. Le trifluorométhane (HFC-23) est un sous-produit de la production du chlorodifluorométhane (HCFC-22), un gaz réfrigérant également connu sous le nom de fréon 22 qui est fabriqué, comme par hasard, pour satisfaire le traité ONU de réduction de l’ozone. Puisque le HC-23 est maintenant beaucoup plus rémunérateur, c’est le HCFC-22 qui devient le sous-produit, et qui est maintenant en surproduction.
  5. Et maintenant le comble : le HCFC-22 est lui-même un gaz à effet de serre… L’effet réchauffant global de la production de HCFC-22… est cinq fois plus élevé que celui du HFC-23 du fait des grands volumes de HCFC-22.

[Ce que JoNova ne dit pas explicitement, mais qui est parfaitement clair dans l’article de WattsUpWithThat, c’est que ceux qui sont ainsi payés par l’Union européenne (mécanisme CDM) pour détruire le HHC-23 – pour sauver la planète du réchauffement - sont également payés par l’ONU pour produire le HCFC-22 – afin de sauver la planète de la destruction de sa couche d’ozone...!

lls mangent donc aux deux râteliers avec une seule machine à faire des dollars particulièrement efficace, machine qui, au mieux, ne fait rien. Elle n'est pas belle ma subvention ?]
Pour mettre les choses en perspective : en 2009, les industriels européens ont acheté 46 millions de crédits HFC-23, pour une valeur évaluée à 550 millions d’euros [« évaluée », car les « certificats » sont cotés en bourse, leur prix varie]. Ces crédits (HFC-23) représentent la majorité des crédits carbones achetés par les industries européennes (59 % en 2009).

Sur la base des prix actuels du marché européen (autour de 12 €), les quantités de HFC-23 qui seront produites en 2012 vaudront approximativement 6 milliards d’euros.

Donc, lorsque les classes dirigeantes « inventent » un marché à partir de rien, il est possible que les honnêtes travailleurs européens payent plus pour l’avantage d’aider une industrie de banquiers-avocats-auditeurs-comptables qui empirent le problème qu’ils étaient supposés régler.

Source: Traduction du Post (écourtée ici et à l'orthographe corrigée).

Lire aussi : Les compensations carbone: indulgences, assignats, ou nouvelle devise ?





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Pourquoi le patriarcat a de l’avenir

Malgré la dénatalité, l’espèce humaine ne va pas s’éteindre. Mais les rejetons de familles conservatrices et religieuses seront surreprésentés dans les prochaines générations, prévient le démographe américain Phillip Longman.


« Si on pouvait vivre sans femme, citoyens de Rome, chacun vivrait sans une pareille gêne ». C'est ce que proclamait Quintus Caecilius Metellus Macedonicus, général, consul et censeur, en 131 av. J.-C. Il concluait cependant que la baisse de la fécondité forçait les Romains à accomplir leur devoir de procréation, malgré l'irritation que représentaient les Romaines de l'époque : « Mais comme la nature a prévu qu'on ne peut pas vivre bien avec elles ni non plus sans elles, il est préférable de juger en fonction d'une durable préservation de notre espèce plutôt que pour un plaisir passager. »

La population mondiale a été multipliée par six en deux siècles. L'esprit moderne suppose simplement que les hommes et les femmes, malgré leurs différends, feront toujours assez d'enfants pour que la population continue de croître, à moins qu'une plaie, un fléau moderne, n'éclate. C'est non seulement une hypothèse conforme à notre expérience d'un monde de plus en plus peuplé, mais elle bénéficie également de la caution intellectuelle de penseurs comme Thomas Malthus et de ses nombreux acolytes contemporains.

Depuis maintenant plus d’une génération, des populations bien nourries, en bonne santé et pacifiques font trop peu d’enfants pour éviter un déclin démographique. Et ce malgré le recul spectaculaire de la mortalité néonatale et infantile, qui signifie qu’il faut beaucoup moins d’enfants aujourd’hui pour assurer le remplacement de la population (2,1 enfants par femme seulement dans les sociétés modernes). Les taux de natalité sont en train de dégringoler bien en deçà de ce seuil dans de nombreux pays – en Chine, au Japon, à Singapour, en Corée du Sud, au Canada, dans l’ensemble de l’Europe, en Russie et même dans certaines parties du Moyen-Orient .

Craignant un avenir où les vieux seront plus nombreux que les jeunes, beaucoup d’États font tout ce qu’ils peuvent pour inciter les gens à procréer. Singapour organise des manifestations de « séances de rencontres éclairs », espérant ainsi permettre à des professionnels débordés de se rencontrer, de se marier et de faire des enfants. La France offre de généreuses incitations fiscales à ceux qui désirent fonder une famille. La Suède finance des crèches pour permettre aux parents de concilier vie professionnelle et vie familiale. Si ces politiques résolument natalistes peuvent pousser les individus à avoir des enfants plus tôt, rien ne prouve qu’elles les encouragent à en avoir davantage. [La fécondité au Québec plafonne d'ailleurs malgré un programme ruineux et inéquitable de retour au travail des jeunes mères]. Car, comme l’ont compris les pouvoirs publics, lorsque les conditions économiques et culturelles sont défavorables à la procréation, rien ni personne, pas même un dictateur, ne peut obliger les gens à croître et se multiplier.

La baisse de la fécondité est une tendance récurrente de la civilisation humaine. Comment se fait-il, dès lors, que notre espèce n’ait pas disparu depuis longtemps ? La réponse tient en un mot : le patriarcat. Le patriarcat ne se résume pas au pouvoir des hommes. Il s’agit d’un système de valeurs particulier, qui impose aux hommes non seulement de se marier, mais aussi d’épouser une femme d’un rang qui leur corresponde. En cela, il se heurte à d’autres conceptions masculines de la belle vie, ce qui explique qu’il tende à être cyclique. C’est pourtant un régime culturel qui, avant de dégénérer, permet de maintenir des taux de natalité élevés chez les riches, tout en optimisant l’investissement parental. Aucune civilisation avancée n’a encore appris à se perpétuer sans lui.

La menace n’est pas la surpopulation, mais le sous-peuplement

Un Québec de plus en plus divers, est-ce vraiment une bonne chose ?

Madame Courchesne nous répète à l'envi que le nouveau cours d'Éthique et de culture religieuse (et on soupçonne le nouveau cours d'histoire tout aussi empreint d'un affligeant correctivisme politique) est nécessaire dans un Québec de plus en plus divers.

Mais cette diversité grandissante à vue d'œil dont l'État québécois se fait le promoteur — rappelons l'augmentation prévue du nombre annuel d'immigrants de plus en plus divers — est-elle une bonne chose ?

Pas selon Pierre-André Taguieff dans son dernier ouvrage qui sera publié chez Odile Jacob en août 2008. Nous publions ci-dessous quelques paragraphes de ce livre.
« La Grande-Bretagne, les Pays-Bas et le Canada sont parmi les pays occidentaux les plus touchés par une islamisation fondamentaliste intense. Le multiculturalisme modéré existant en Grande-Bretagne a été défini en 1966, non sans un certain angélisme, par Roy Jenkins, alors secrétaire du Home Office, comme « la diversité culturelle, couplée à l'égalité des chances, dans une atmosphère de tolérance mutuelle ». Après les attentats islamistes de Londres (juillet 2005), les Britanniques ont à leur tour pris conscience des dangers présentés par le multiculturalisme à l'époque du terrorisme djihadiste planétaire. L'angélisme différentialiste ne devrait plus être à l'ordre du jour en Grande-Bretagne. Dans une étude d'une exceptionnelle lucidité, « Atmosphère suffocante dans le Londonistan », publiée en juin 2006, le politologue Ernst Hillebrand montre non seulement que le multiculturalisme britannique a totalement échoué, mais encore qu'il a favorisé l'emprise islamiste sur les musulmans vivant en Grande-Bretagne. Le constat est saisissant :

« 40 % des musulmans vivant en Grande-Bretagne souhaitent l'application de la Chari'a dans certaines parties du pays. 32 % pensent que les musulmans devraient s'engager pour mettre fin à la civilisation occidentale, “décadente et amorale”. 20 % disent comprendre les motivations des responsables des attentats du métro de Londres le 7 juillet 2005. Dans le même temps, seuls 17 % des non-musulmans pensent que musulmans et non-musulmans peuvent vivrent ensemble pacifiquement de façon durable. Et un quart de l'électorat peut s'imaginer votant un jour pour un parti d'extrême droite ; bienvenue en Grande-Bretagne, dans une société qualifiée par le British Council de “riche d'une grande diversité, ouverte, multiculturelle”. Alors que les autorités persistent à diffuser des messages glorieux, les attentats de Londres ont crûment révélé une réalité qui n'avait pu échapper, auparavant déjà, à tout observateur attentif : le vaste échec du multiculturalisme britannique, du moins en ce qui concerne l'intégration des musulmans. »



Le thème de la courtepointe est récurrent dans les manuels CEC du primaire. Selon les auteurs, « des morceaux de courtepointe [parsemés dans le texte des manuels] nous rappellent que la diversité permet de faire un tout harmonieux »

Les défenseurs d'un multiculturalisme institutionnel, lorsqu'ils professent un relativisme culturel radical, sont le plus souvent des ennemis déclarés de l'Occident, dénoncé comme incarnation d'un judéo-christianisme qui, par son intolérance et son « impérialisme », serait une machine à détruire les « cultures ». Comme l'a justement remarqué Élie Barnavi, « le multiculturalisme est un leurre », qui continue cependant de séduire nombre d'intellectuels et d'homme politiques en Europe.

[...]

Dès lors, toute critique du projet multicommunautariste est soupçonnée d'exprimer une vision raciste, alors même que le multiculturalisme, quelles que soient les bonnes intentions de ses partisans, ressemble fort à ce monstre que serait un « multiracisme ». Les illusions pseudo-antiracistes suscitées par cette absolutisation de la différence culturelle et ce culte de la diversité culturelle en dissimulent mal les effets pervers : la fragmentation conflictuelle de l'espace public, l'ethno-racialisation des rapports sociaux, l'individualisation négative, la généralisation normative des ségrégations, l'accroissement de la défiance entre les groupes séparés et, pour finir, la destruction de la vie civique, mettant en danger le régime démocratique.

Cette pathologie sociale peut être analysée sur la base du modèle d'intelligibilité construit par Robert Putnam dans les années 1990 et mis à l'épreuve au cours des années 2000, selon lequel le « capital social », soit « les réseaux qui relient entre eux les membres d'une société et les normes de réciprocité et de confiance qui en découlent » , tend à décliner lorsque s'accroît la diversité ethnique et culturelle. Putnam a étudié ce qu'il appelle la « diversité ethnique  » aux États-Unis en référence aux quatre groupes retenus par le recensement nord-américain : les Hispaniques, les Blancs non-hispaniques, les Noirs non-hispaniques et les Asiatiques. Ces catégories dites « ethniques » ou « raciales » sont en fait tout autant culturelles. Dans un article retentissant publié en juin 2007, le sociologue et politiste en arrive à formuler un certain nombre de conclusions inattendues de la part d'un « progressiste », et qu'on peut réduire à quatre thèses :
  1. Plus la diversité ethnique grandit, plus la confiance entre les individus s'affaiblit ;
  2. dans les communautés les plus diversifiées, les individus ont moins confiance en leurs voisins ;
  3. dans ces mêmes communautés, non seulement la confiance inter-ethnique est plus faible qu'ailleurs, mais la confiance intra-ethnique l'est aussi ;
  4. la diversité ethnique conduit à l'anomie et à l'isolement social.
Il va de soi que de telles conclusions, établies à partir d'une enquête conduite d'une manière exemplairement scientifique sur un échantillon d'environ 30 000 individus, ne peuvent qu'affoler les adeptes du « politiquement correct » en matière d'immigration (célébrée comme une « richesse ») et les partisans du multiculturalisme (présentée comme la voie unique vers le nouvel avenir radieux).

[...]

Il reste à étudier d'une façon comparative d'autres sociétés démocratiques travaillées par les effets négatifs d'un excès de diversité interne, qu'il s'agisse des Pays-Bas, de la Belgique, des pays scandinaves, de l'Allemagne ou de la Grande-Bretagne, sans oublier certains pays d'Europe méditerranéenne. L'horizon ainsi dessiné est plutôt sombre : si les thèses de Putnam sont fondées, universalisables et ainsi dotées d'une valeur prévisionnelle, alors le surgissement de sociétés multi-raciales et multiculturelles que favorise l'ouverture démocratique aura pour conséquences majeures le déclin de l'engagement civique et le délitement du lien social, remplacé par la défiance ou l'indifférence. Trop de diversité, en provoquant l'érosion de la confiance, tuerait la tolérance et ruinerait la solidarité sociale comme l'esprit civique. Dès lors, l'offre islamiste, centrée sur l'identité et la solidarité de groupe, deviendrait particulièrement attractive aux yeux des « communautés » diverses de culture musulmane. C'est dans ce contexte convulsif qui s'annonce, à l'heure du Djihad mondial, que les réseaux islamistes risquent de prendre leur essor en tout territoire situé hors de la « demeure de l'islam » (dar al-islam). »

Ces paragraphes sont extraits du livre de Pierre-André Taguieff, La Judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial, Paris, Odile Jacob, 2008.

samedi 28 août 2010

Le décrochage massif des garçons, une particularité québécoise

L'échec scolaire a un sexe. Les garçons sont beaucoup plus nombreux à décrocher. Ils représentent une majorité d'élèves en difficulté. Pourtant, même si l'hécatombe se poursuit depuis des années, l'école, le Monopole de l'éducation, les enseignants, tous semblent  faire la sourde oreille.


Le réseau scolaire, frileux, ne tient pas suffisamment compte des difficultés des garçons, affirme Égide Royer, spécialiste en adaptation scolaire à l'Université Laval. Le Soleil fait le point sur la question.

Année après année, les chiffres du monopole de l'Éducation rappellent l'implacable réalité : au Québec, 26  % des filles et 35 % des garçons quittent l'école sans diplôme secondaire, secteurs privé et public confondus. Ce sont aussi les garçons qui gonflent les rangs des élèves en difficulté, où on les trouve à 69 %.

Pourtant, dans d'autres pays, les garçons réussissent aussi bien ou même parfois mieux que les filles. En Suisse et au Japon, par exemple, l'écart entre le taux de garçons diplômés et de filles diplômées est quasi inexistant. Parmi les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Québec fait presque figure d'exception : il s'agit d'un des endroits où les écarts de diplomation entre garçons et filles sont les plus importants (voir ci-dessous).


Selon M. Royer, « Il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas réaliser que les écoles sont souvent bien mal adaptées à l'énergie et aux centres d'intérêt des garçons. Au primaire, elles semblent plus conviviales pour les filles ». Les jeux très actifs et plus agressifs ne sont souvent plus tolérés dans les cours d'école, ajoute le psychologue scolaire. « Faire de l'éducation, ce n'est pas nécessairement tenter de contrôler la motricité excessive des garçons. Des garçons qui se donnent des jambettes, c'est parfois identifié comme des comportements violents, alors que c'est une tout autre affaire », explique-t-il.

Les bibliothèques scolaires sont aussi remplies de livres et de magazines qui intéressent davantage les filles, ajoute M. Royer. Pourtant, les habiletés en lecture — perçue comme une activité « de filles » par les garçons — jouent un rôle-clé dans le parcours scolaire.

En entrevue avec une journaliste du Soleil de Québec, M. Royer reconnaît qu'aucune étude ne prouve qu'une meilleure répartition homme-femme en enseignement permet d'améliorer les habiletés en lecture des garçons. Mais il existe des études qui indiquent que les garçons sont plus souvent expulsés des classes où  une grande majorité de femmes enseigne, souligne-t-il.


Taux d'obtention de diplômes au Québec (2009)


 Garçons     Filles      Écart  
Diplôme secondaire avant 20 ans 66 % 78 % 12 %
Diplôme d'études collégiales (DEC) préuniversitaires 19 % 32 % 13 %
Diplôme d'études collégiales (DEC) techniques 10 % 18 % 8 %
Baccalauréat 25 % 40 % 15 %
Maîtrise 9 % 10 % 1 %
Doctorat 1,4 % 1,2 % -0,2 %

69 % des « élèves handicappés ou en difficultés d'adaptation et apprentissage» au Québec sont des garçons.

Source : Indicateurs de l'éducation, 2009, Monopole de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELS)


Taux d'obtention du diplôme secondaire dans le monde
(dans la population générale, peu importe l'âge)


Le Québec est l'une des juridictions où les écarts d'obtention de diplôme entre garçons et filles sont les plus importants parmi les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)


Pays  Hommes   Femmes   Écart  
Suisse 90 % 89 % -1 %
Allemagne100 % 100 % 0 %
Japon 92 % 93 % 1 %
Israël 88 % 92 % 4 %
États-Unis 75 % 79 % 4 %
Italie 84 % 88 % 4 %
Canada 77 % 84 % 7 %
Royaume-Uni 85 % 92 % 7 %
Finlande 91 % 100 % 9 %
Québec81 % 96 % 15 %
Moyenne de l'OCDE 79 % 87 % 8 %

Sur une trentaine de pays, seuls le Danemark, l'Espagne, l'Islande, la Norvège et la Nouvelle-Zélande ont des écarts plus importants que ceux du Québec.

Source : Regards sur l'éducation 2008, OCDE.

Lire aussi :

« L’école des filles »

Les classes séparées pour les garçons et les filles de plus en plus à la mode aux États-Unis

Les garçons, sexe faible à l'école






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vendredi 27 août 2010

Les futurs enseignants utilisent Facebook pour se passer les questions aux tests de français

La Presse rapporte que « Exaspérés par le Test de certification en français écrit pour l'enseignement (TECFEE), qu'ils jugent trop difficile, de futurs enseignants québécois ont créé une page Facebook où ils divulguent plusieurs questions de cette épreuve censée être secrète.

À peine 25 % des étudiants au baccalauréat en enseignement réussissent du premier coup le TECFEE. Pour obtenir un brevet d'enseignement, il faut avoir au moins 70 % à cet examen. Avec la page Facebook, les étudiants espèrent « créer une banque de mots pour avoir une bonne note dans la partie vocabulaire » du test. Cette initiative est une épine au pied du ministère de l'Éducation, qui protégeait jusqu'ici jalousement le contenu de cette épreuve. »

Obligatoire depuis l'automne dernier, le TECFEE est composé de deux parties: l'une demande la rédaction d'un texte de 350 mots, et l'autre comprend 60 questions portant sur la syntaxe, la ponctuation, la grammaire et le vocabulaire. C'est cette dernière partie qui fait particulièrement rager les étudiants.

Sébastien étudie pour enseigner au secondaire. Il n'a réussi le TECFEE qu'à sa troisième tentative, après avoir échoué chaque fois à la section « vocabulaire ». « Cet examen, c'est n'importe quoi. On n'évalue pas les compétences en français des futurs profs, dit-il. Dans un de mes examens, on m'a demandé de définir épater le bourgeois et les chiens aboient, la caravane passe. On n'utilisera jamais ces expressions dans notre pratique !» C'est peut-être cette pauvreté de vocabulaire dans la pratique qui est le plus inquiétant...

L'adresse du groupe Facebook :

http://www.facebook.com/group.php?gid=120693951285015&ref=search#!/group.php?gid=120693951285015&v=wall

Extraits du babillard :
Valérie L.  Je viens de faire le TECFEE et voici quelques mots et expressions qu'il y avait: Exubérant, Tenir le cap, paradoxe, "logie" de technologie et géologie, "èdre" de polyèdre.
C'est ce dont je me souviens pour le moment.

Lydia L. Merci beaucoup pour toutes les informations, tous les mots se retrouvant dans mon examen ce matin avaient été mentionnés dans ce groupe! On retrouvait entres autres les mots darne et idiome, mettre les points sur les i, etc. Même les préfixes et les suffixes étaient les mêmes, c'est-à-dire géo, logie et ée. Merci à tous!

Jean-Michel L. Hey !! J'ai fais [sic] mon TECFÉE ce matin, c'était ma première reprise du code linguistique. Nous avons eu les mêmes versions que lors de notre première passation [???]. Alors, tout ce que les gens ont écris [sic] sur ce mur m'a été d'une grande utilité. Toutes les expressions et tous les mots de vocabulaires que j'avais dans mon examens [sic] avaient été mentionnés sur ce mur !! Merci à tous !

Joannie CHaha je vois que je ne suis pas la seul [sic] à être faché[sic] contre ce TECFÉ..... Ce qui me fâche le plus c'est que[sic] le fait que nous avons coulé à 68% Ne fait pas de nous de moins bonne[sic] enseignante[sic].. Dans la vie on n'[sic]a le dictionnaire et jamais on [sic : ne] va utiliser ces expressions et mots !! Bref ce qu'il[sic] nous dise[sic] c'est si tu à[sic] de 70 à 100% et que tu est[sic] un enseignant dans la pédagogie vraiment nul à chier !! Bien tu es engagé avant celle qui peut être la meilleur[sic] dans la pédagogie mais qui à[ic] eu 2 points de moins au tecfé...tsss common [sic]!!

La même Joannie C. juste après l'examen : Merci à tout le monde pour vos réponses ici !! Un gros merci a [sic] jessica également !! LEs mots de vocabulaires[sic] !! IL[sic] y était toute[sic] !!! ENFIN TERMINER[sic] CE FOUTU EXAM xxxxx

Toujours Joannie C. quand elle apprend qu'elle a réussi brillamment son test : ‎;) hihi c'est plus que réussi 56 / 60 !! Bravo à tout le monde et merci également !!!!»

Reportage de Radio-Canada sur la question avec la présidente de l'Association québécoise des professeurs de français, Suzanne Richard.

Entrevue de Mme Pascale Lefrançois, professeure agrégée au département de didactique de l'Université de Montréal, par Michel Desautels.



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Photos en couleurs de l'Empire russe au début du XXe siècle

Les incendies géants de tourbe et de forêt en Russie centrale ont remis cette partie du monde à l'actualité.

Enfants russes sur le flanc d'une colline près d'une église orthodoxe dans les environs du Lac Blanc, Nord de la Russie, 1909.

Il est sans doute intéressant de rapprocher ces images avec celles en couleurs prises entre 1909 et 1912 par le photographe Sergueï Mikhaïlovitch Prokoudine-Gorskii (1863-1944). Pour obtenir ces photographies en couleurs, il utilisa un appareil spécialisé qui prenait trois images en noir et blanc en succession rapide, à l'aide de filtres rouge, vert et bleu, pour ensuite les recombiner.


Femme sarte dans une pourdah à Samarcande en Ouzbékie, environ 1910. Jusqu'à la Révolution de 1917, on nommait Sartes les Ouzbèkes qui vivaient au Kazakhstan.


Vue générale de la cathédrale Nikolaevskii au sud-ouest de Mojaïsk en 1911.

Libéralisation complète ou école de « la République » ?

Ces deux femmes se battent pour l’école. Armelle Nouis (auteur du Collège à bras-le-corps, éditions Des îlots de résistance, 2009) est proviseur dans un lycée professionnel public à Paris (XIIIe), Anne Coffinier est à la tête de la Fondation pour l’école, mouvement qui soutient les établissements hors contrat. Pour elles, un même constat s’impose : le système scolaire, trop uniforme, peine à intéresser les élèves, et à les faire réussir. Mais, lorsqu’il s’agit ensuite de trouver des solutions, tout les oppose.

Pour Armelle Nouis, réformer le système de l’intérieur est possible, et même indispensable, si l’on veut que l’école reste « ce dernier bastion des valeurs de vivre ensemble, de l’effort, du respect de l’autorité ». Anne Coffinier pense, au contraire, qu’il est inutile de chercher à sauver cette lourde machine. Celle qui a pourtant été formée à l’École normale supérieure et à l’Ena, estime qu’il faut « sortir du système, encourager la création de petites structures libres, et oser la diversité des projets pédagogiques ». Nous les avons réunies à la rédaction de La Vie pour un débat sans démagogie, ni langue de bois, en les invitant à répondre aux parents, nombreux à se poser cette question : entre la réussite de ses enfants et le vivre ensemble, faut-il choisir ?


Armelle Nouis et Anne Coffinier lors de leur débat dans les bureaux de La Vie / Photo: Bruno Lévy pour La Vie.


Les réformes de ces dix dernières années n’ont pas résolu les problèmes d’échec scolaire ou d’absentéisme. Est-il encore possible de redresser la barre ?

Armelle Nouis. Tout le monde connaît les solutions, encore faut-il pouvoir les mettre en place. Selon moi, tout ce qui va dans le sens d’une plus grande autonomie des établissements, et d’une prise en charge plus individualisée des élèves, est positif. C’est ce que propose la réforme du lycée...

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États-Unis — une étudiante menacée d'expulsion en raison de ses convictions chrétiennes sur la sexualité et le genre

L’organisation Public Advocate of the United States  signale le cas de cette étudiante de maîtrise en consultation psychosociale à l’Université d’État d’Augusta (UEA) en Géorgie.



Jennifer Keeton, 24 ans, n'a pas l'intention de renier ses convictions chrétiennes.

Il est reproché à Jennifer Keeton, 24 ans, de croire que le comportement homosexuel est immoral, comme le dit la Bible. La demoiselle refuse d’adhérer à la théorie du genre qui prétend que l'identité sexuelle est une construction sociale et personnelle.

Si Jennifer Keeton ne change pas ses « convictions religieuses sur la nature et les comportements humains », elle sera renvoyée de sa formation à l’UEA. Sans diplôme.

Elle a d’ailleurs reçu en mai dernier l’ordre de suivre un véritable programme de rééducation qui requiert son assistance à une « formation de sensibilisation à la diversité » et d’écrire des rapports décrivant les effets de ce programme sur ses croyances.

Toujours dans le cadre de cette rééducation, il lui sera aussi demandé de « travailler à l’augmentation de la visibilité des populations homosexuelles et de leur interaction » avec la société. Assister au défilé de la « gay pride » d’Augusta serait également requis.

Jennifer Keeton a refusé de céder. La jeune femme a obtenu l’aide de l’Alliance Defense Fund, une organisation qui défend la liberté religieuse. Cette dernière a annoncé le 22 juillet dernier qu’elle attaquait en justice l’UEA.

David French, le directeur juridique de l’Alliance Defense Fund juge qu’« il est difficile d’imaginer plus flagrante violation du droit de Jennifer Keeton à la liberté d’expression et de sa liberté de conscience ». Il prévient : « Une étudiante à l’université publique ne devrait pas être menacée d’expulsion parce qu’elle est chrétienne et qu’elle refuse de renoncer publiquement à sa foi. Or, c’est exactement ce qui se passe en l’espèce […] Renoncer à ses croyances religieuses ne doit pas être une condition requise par l’université publique pour obtenir un diplôme. Cette tolérance zéro gauchiste est en vigueur dans beaucoup trop d’universités et cela doit cesser. Le seul crime de Jennifer est d’avoir les convictions qui sont les siennes. »

« En fait, depuis que le Thought Control a été voté par le Congrès en 2009, nous avons constaté une hausse des pratiques discriminatoires à l’encontre des étudiants pro-famille ». James Dobson, le fondateur de la puissante organisation chrétienne évangélique Focus on the family ne craignait-il pas que la mal nommée Loi pour la prévention des crimes haineux (encore connue sous le nom de Loi Matthew Shepard) ne « musèle les croyants qui osent exprimer leurs préoccupations morales et bibliques sur l’homosexualité » ?

Plus tôt dans l’année, à l’Université d’État du Missouri, un professeur tentait de forcer un étudiant à écrire une lettre en faveur de l’adoption par les homosexuels à la législature du Missouri.

L’étudiant se trouvait menacé d’expulsion s’il ne se conformait pas aux vues de son professeur, l’université a reculé lorsque l’Alliance Defense Fund lui a intenté un procès.

L’UEA semble malheureusement déterminée à forcer Jennifer Keeton à se conformer, au nom sans doute de la « sensibilisation à la diversité ». Tous les mêmes au nom de la diversité !

Public Advocate a également lancé une pétition dont les signatures sont adressées au gouverneur de Géorgie, le Républicain Sonny Perdue, lui-même ancien étudiant de l’UEA.

La pétition demande au gouverneur de menacer de cesser de financer l’UEA lors du vote du prochain budget de l’Etat si elle ne permet pas à une étudiante qualifiée de continuer sa formation.

Rencontre avec Jennifer Keeton :




La plainte de Jennifer Keeton (fichier au format .pdf)







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