Entretien avec Anne Coffinier présidente de l’association Créer son École, cofondatrice de l’Institut libre de formation des maîtres. Les écoles libres hors contrat représentent la véritable liberté scolaire.
« Ce n'est pas par hasard que Napoléon Bonaparte a créé le Monopole de la presse à trois ans d'écart du Monopole de l'éducation. »
« Le corolaire de tout état de droit est la liberté d'enseignement comprise dans deux dimensions : la liberté de choisir l'école de ses enfants et la liberté d'enseigner dans sa classe, dans son école selon les conceptions qui sont les siennes. »
Anne Coffinier revient sur les expériences des chèques-éducation (« bons scolaires ») aux États-Unis et la liberté scolaire en Suède, etc.
La liberté complète est nécessaire à un bon enseignement. Anne Coffinier en quoi le système des contrats impose des contraintes aux écoles qui en dépendent : comment les écoles catholiques sous contratspeuvent-elles être catholiques alors que leurs professeurs, imposés par l'État dans les faits, ne sont même pas catholiques ? Elle dénonce l’arbitraire administratif imposé aux écoles libres, y compris celles relatives aux innombrables « règles de sécurité ».
Elle décrit l’Institut libre de formation des maîtres, la manière de compléter, de mettre en contexte l'enseignement de l'État en matière de philosophie ou d'histoire.
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
dimanche 15 août 2010
Éloge de la vie en solo et sans enfant
Le bihebdomadaire L'Actualité, le parent pauvre et progressiste du Maclean's, publie dans son numéro de septembre (déjà en kiosque) un dossier sur « Vivre en solo », une « tendance québécoise [en réalité occidentale] très XXIe siècle ».
Extraits :
Trois remarques :Extraits :
« L'enfer, c'est les autres. Et le paradis, alors? Il se trouve au Québec, si l'on se fie aux données du dernier recensement de Statistique Canada. Menez votre propre enquête et allez cogner aux portes. Vous verrez que dans la Belle Province, près d'un ménage sur trois est composé d'une seule personne. Pas de coloc qui vide le carton de lait sans le remplacer. Pas de conjoint pour faire la morale quand on rentre passés les 12 coups de minuit. Pas d'adolescents [en réalité aucun enfant] pour transformer la salle de bains en zone sinistrée. Le bonheur !
Partout en Occident, de plus en plus de gens optent pour la vie en solo. Surtout dans les grandes villes. Et Montréal se classe parmi les capitales canadiennes du genre, avec 40 % des ménages qui ne comptent qu'une seule personne — surtout dans les quartiers centraux. Le Plateau-Mont-Royal [très bobo] fait figure de Mecque (53 % des ménages), talonné par Rosemont-La Petite-Patrie (47 %).
Québec (37 % de ménages solos), Trois-Rivières (35 %) et Rimouski (35 %) ont leur place au palmarès. À Toronto, seulement 30 % des logements sont habités par une seule personne. À Halifax, c'est 28 %, et à Calgary, 26 %. En fait, seule Vancouver rivalise avec Montréal, avec 38 % de ménages solos... »
- Cette valorisation du ménage stérile — le bonheur ! — ne va pas arranger la démographie anémique du Québec (il est vrai que pour le PLQ, il suffit d'importer des immigrants, de futurs électeurs, même si cela n'est pas sans problème [1], [2], [3]).
- L'autonomie excessive n'est pas seulement valorisée dans un magazine comme L'Actualité, mais dès l'école et en première année du primaire avec des programmes comme ECR.
- Il faut se demander dans quelle mesure l'État-Providence n'est pas responsable de ces comportements peu féconds au niveau de la démographie : plus besoin de penser à avoir des enfants pour être assuré d'avoir quelqu'un qui prendra soin de nous, il vaut mieux s'amuser et laisser les enfants des autres (des naïfs !) payer plus tard en partie pour nos retraites, payer tous les frais de santé mutualisés durant notre vieillesse (ils sont payés par les contribuables et pas du tout capitalisés) pour ne rien dire des impôts et taxes qui permettront aux infrastructures d'être entretenues lors de notre retraite.
Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)
Québec — C'est la déconfiture post-réforme chez les éditeurs scolaires !
Nous en avions déjà parlé il y a quelques semaines, Fides, l'une des plus importantes maisons d'édition au Québec, s'est placée en juillet sous la protection de la Loi sur la faillite. La raison ? Le fiasco financier engendré par la production du matériel nécessaire pour le cours d'éthique et de culture religieuse.
Le Devoir nous apprend, dans son édition de cette fin de semaine, que chez Hurtubise, on a cessé de concevoir des manuels scolaires obligatoires peu de temps après l'implantation de la réforme pour se consacrer au profit des livres de références ou d'approfondissement et des ouvrages parascolaires.
Selon Hervé Foulon, président-directeur général des Éditions Hurtubise, outre la révision de tout le contenu de leurs manuels et l'obligation de passer à travers tout le processus d'approbation (voir conférence du Bureau d'approbation du matériel didactique), la réforme pédagogique a forcé les différents éditeurs à traverser une période d'expérimentation prolongée et fort coûteuse.
« Le problème, c'est que nous nous retrouvions peut-être trois ou quatre éditeurs avec des manuels approuvés par matière et par niveau. Les écoles nous disaient que les professeurs voulaient tester les livres pendant une année, donc nous les leur prêtions gratuitement. Et on ne faisait pas ça dans deux ou trois écoles, mais à la grandeur du Québec. »
À la fin de la période d'expérimentation, les professeurs pouvaient renvoyer les livres à l'éditeur en leur disant que les manuels ne les satisfaisaient pas. Les livres usagés n'avaient plus alors aucune valeur commerciale. Cette phase d'expérimentation a duré quelques années avec l'introduction de la réforme, alors qu'avant celle-ci, les nouveaux manuels n'étaient envoyés qu'à quelques écoles pour sonder le marché.
Éthique et culture religieuse, un cas à part
Le cas du programme ECR est un peu particulier : d'une part, cette nouvelle matière a été introduite dans toutes les écoles pour toutes les années à la rentrée de 2008 alors que l'introduction de la réforme pour les autres matières avait été échelonnée sur près de 10 ans, d'autre part, le programme est fortement contesté devant les tribunaux et dans la population et plusieurs écoles sont réticentes à acheter des manuels pour un programme qui pourrait bien ne plus être obligatoire d'ici quelques années (il ne l'est plus au collège Loyola).
La maison d'édition Fides a affirmé avoir investi 1,5 million de dollars dans la production de manuels et de guides pour les enseignants ECR. La concurrence, les programmes d'expérimentation, les retards de production et d'approbation, et les nombreuses critiques ont nui aux ventes dans les écoles et l'ont empêchée de récupérer sa mise. Lors de l'annonce de la faillite de ce vénérable éditeur en juillet, son directeur, Michel Maillé, a déclaré que « beaucoup d'écoles hésitent à faire des achats sans trop savoir ce qu'il va advenir du programme. »
Période d'implantation de la réforme extrêmement difficile
L'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) confirme que la période d'implantation de la réforme « Marois » a été extrêmement difficile pour les éditeurs scolaires.
« Au début, il n'y avait aucun budget dédié à l'achat de manuels scolaires. Pire encore, il y avait de la promotion qui se faisait pour l'implantation de la réforme sans manuels scolaires ! Comme les éditeurs avaient répondu aux demandes du monde scolaire en concevant de nouveaux manuels, on n'a pas eu d'autres choix que d'accepter de les prêter gratuitement. Ils étaient faits de toute façon » d'expliquer Jacques Rocher, conseiller au conseil d'administration de l'ANEL.
Faillite de plus de la moitié des éditeurs scolaires
Plusieurs éditeurs scolaires ont fait faillite depuis l'introduction de la réforme : « La preuve, c'est qu'en 2000 nous étions une quinzaine d'éditeurs scolaires qui faisaient des manuels, alors que maintenant il en reste cinq ou six » affirme Hervé Foulon.
Information confirmée par Jacques Rochefort : « Les temps ont été si difficiles que plusieurs éditeurs ont été obligés de fermer leurs portes, de vendre ou de réduire le nombre de livres qu'ils éditent chaque année. »
352 millions pour l'achat de manuels jusqu'à 2011
Jacques Rochefort affirme toutefois que la situation s'est grandement améliorée ces dernières années grâce à une subvention de 352 millions de dollars promise dès 2003 par le Monopole de l'Éducation afin d'acheter un manuel par élève et par matière : « Le problème, toutefois, c'est qu'on avait fixé la date limite d'achat pour tous les niveaux à 2011, soit l'année de l'implantation de la réforme. Le bal a donc continué ! Pas pressées, les écoles ont continué à évaluer les manuels ».
À la suite d'une levée de boucliers dans le milieu de l'édition, le MELS a établi en 2007 une date butoir pour l'achat de manuels par niveau. Le 30 juin 2010 était la date limite pour la 4e secondaire, et le 30 juin 2011, le sera pour la 5e secondaire.
Le Devoir nous apprend, dans son édition de cette fin de semaine, que chez Hurtubise, on a cessé de concevoir des manuels scolaires obligatoires peu de temps après l'implantation de la réforme pour se consacrer au profit des livres de références ou d'approfondissement et des ouvrages parascolaires.
Selon Hervé Foulon, président-directeur général des Éditions Hurtubise, outre la révision de tout le contenu de leurs manuels et l'obligation de passer à travers tout le processus d'approbation (voir conférence du Bureau d'approbation du matériel didactique), la réforme pédagogique a forcé les différents éditeurs à traverser une période d'expérimentation prolongée et fort coûteuse.
« Le problème, c'est que nous nous retrouvions peut-être trois ou quatre éditeurs avec des manuels approuvés par matière et par niveau. Les écoles nous disaient que les professeurs voulaient tester les livres pendant une année, donc nous les leur prêtions gratuitement. Et on ne faisait pas ça dans deux ou trois écoles, mais à la grandeur du Québec. »
À la fin de la période d'expérimentation, les professeurs pouvaient renvoyer les livres à l'éditeur en leur disant que les manuels ne les satisfaisaient pas. Les livres usagés n'avaient plus alors aucune valeur commerciale. Cette phase d'expérimentation a duré quelques années avec l'introduction de la réforme, alors qu'avant celle-ci, les nouveaux manuels n'étaient envoyés qu'à quelques écoles pour sonder le marché.
Éthique et culture religieuse, un cas à part
Le cas du programme ECR est un peu particulier : d'une part, cette nouvelle matière a été introduite dans toutes les écoles pour toutes les années à la rentrée de 2008 alors que l'introduction de la réforme pour les autres matières avait été échelonnée sur près de 10 ans, d'autre part, le programme est fortement contesté devant les tribunaux et dans la population et plusieurs écoles sont réticentes à acheter des manuels pour un programme qui pourrait bien ne plus être obligatoire d'ici quelques années (il ne l'est plus au collège Loyola).
La maison d'édition Fides a affirmé avoir investi 1,5 million de dollars dans la production de manuels et de guides pour les enseignants ECR. La concurrence, les programmes d'expérimentation, les retards de production et d'approbation, et les nombreuses critiques ont nui aux ventes dans les écoles et l'ont empêchée de récupérer sa mise. Lors de l'annonce de la faillite de ce vénérable éditeur en juillet, son directeur, Michel Maillé, a déclaré que « beaucoup d'écoles hésitent à faire des achats sans trop savoir ce qu'il va advenir du programme. »
Période d'implantation de la réforme extrêmement difficile
L'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) confirme que la période d'implantation de la réforme « Marois » a été extrêmement difficile pour les éditeurs scolaires.
« Au début, il n'y avait aucun budget dédié à l'achat de manuels scolaires. Pire encore, il y avait de la promotion qui se faisait pour l'implantation de la réforme sans manuels scolaires ! Comme les éditeurs avaient répondu aux demandes du monde scolaire en concevant de nouveaux manuels, on n'a pas eu d'autres choix que d'accepter de les prêter gratuitement. Ils étaient faits de toute façon » d'expliquer Jacques Rocher, conseiller au conseil d'administration de l'ANEL.
Faillite de plus de la moitié des éditeurs scolaires
Plusieurs éditeurs scolaires ont fait faillite depuis l'introduction de la réforme : « La preuve, c'est qu'en 2000 nous étions une quinzaine d'éditeurs scolaires qui faisaient des manuels, alors que maintenant il en reste cinq ou six » affirme Hervé Foulon.
Information confirmée par Jacques Rochefort : « Les temps ont été si difficiles que plusieurs éditeurs ont été obligés de fermer leurs portes, de vendre ou de réduire le nombre de livres qu'ils éditent chaque année. »
352 millions pour l'achat de manuels jusqu'à 2011
Jacques Rochefort affirme toutefois que la situation s'est grandement améliorée ces dernières années grâce à une subvention de 352 millions de dollars promise dès 2003 par le Monopole de l'Éducation afin d'acheter un manuel par élève et par matière : « Le problème, toutefois, c'est qu'on avait fixé la date limite d'achat pour tous les niveaux à 2011, soit l'année de l'implantation de la réforme. Le bal a donc continué ! Pas pressées, les écoles ont continué à évaluer les manuels ».
À la suite d'une levée de boucliers dans le milieu de l'édition, le MELS a établi en 2007 une date butoir pour l'achat de manuels par niveau. Le 30 juin 2010 était la date limite pour la 4e secondaire, et le 30 juin 2011, le sera pour la 5e secondaire.
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vendredi 13 août 2010
France — la « gratuité » de l'école laïque visait à assécher les écoles privées
Lu en marge d'une étude sur Les instituteurs avant Jules Ferry.
« En réalité la mise en place de la gratuité fut tout sauf un acte gratuit.
Autorisée par une augmentation massive des impôts, elle eut surtout pour but d’assécher financièrement les écoles catholiques en dissuadant les parents d’y inscrire leurs enfants.
Là où les congrégations offraient gratuitement un enseignement aux pauvres et compensaient ce don gracieux par un surcoût d’inscription acquitté par les familles riches, la gratuité officielle de l’enseignement aboutit paradoxalement à charger davantage les familles pauvres et modestes en les contraignant à payer par l’impôt une prestation dont elles bénéficiaient auparavant gratuitement et qui leur était offerte gracieusement par les membres des congrégations. Mgr Freppel fut le premier à dénoncer, dans ses célèbres discours à la Chambre des députés, le mensonge politique et institutionnel que constituait la prétendue gratuité de l’enseignement.
Sur toutes ces questions, on consultera avec profit Frère Pascal du saint-sacrement, Mgr Freppel, t. II, un évêque de combat, éditions CRC, 2002 ainsi que Jacques Jammet, Mgr Freppel de A à Z, éditions de Paris, 2006. »
« En réalité la mise en place de la gratuité fut tout sauf un acte gratuit.
Autorisée par une augmentation massive des impôts, elle eut surtout pour but d’assécher financièrement les écoles catholiques en dissuadant les parents d’y inscrire leurs enfants.
Là où les congrégations offraient gratuitement un enseignement aux pauvres et compensaient ce don gracieux par un surcoût d’inscription acquitté par les familles riches, la gratuité officielle de l’enseignement aboutit paradoxalement à charger davantage les familles pauvres et modestes en les contraignant à payer par l’impôt une prestation dont elles bénéficiaient auparavant gratuitement et qui leur était offerte gracieusement par les membres des congrégations. Mgr Freppel fut le premier à dénoncer, dans ses célèbres discours à la Chambre des députés, le mensonge politique et institutionnel que constituait la prétendue gratuité de l’enseignement.
Sur toutes ces questions, on consultera avec profit Frère Pascal du saint-sacrement, Mgr Freppel, t. II, un évêque de combat, éditions CRC, 2002 ainsi que Jacques Jammet, Mgr Freppel de A à Z, éditions de Paris, 2006. »
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L’école contre le savoir
Violence à l’école et recul du niveau de connaissance des jeunes générations sont souvent considérés comme la conséquence de problèmes de société, que l’Éducation nationale française essaierait en vain de combattre.
Éclatement des familles, télévision, chômage, immigration et laxisme des parents, les causes sociales possibles de l’échec scolaire semblent ne pas manquer, en effet. Victime de restrictions budgétaires et de suppressions de postes chaque année renouvelées, le système éducatif n’aurait pas les moyens de compenser et assisterait, impuissant, à son propre naufrage.
Isabelle Stal, professeur à l’IUFM de Nice (l’école des professeurs), et grande connaisseuse de l’Éducation nationale qu’elle pratique depuis 35 ans, conteste cette vision naïve des problèmes scolaires. Selon elle, l’Éducation nationale n’est pas victime, mais responsable de la violence et de l’ignorance des élèves. En effet, l’Éducation nationale a adopté une nouvelle doctrine éducative à partir des années 70 : le néo-pédagogisme.
Le néo-pédagogisme consiste à faire autre chose avec les enfants que ce que faisait l’école traditionnelle.
Lire son étude « L’école contre le savoir ».
Éclatement des familles, télévision, chômage, immigration et laxisme des parents, les causes sociales possibles de l’échec scolaire semblent ne pas manquer, en effet. Victime de restrictions budgétaires et de suppressions de postes chaque année renouvelées, le système éducatif n’aurait pas les moyens de compenser et assisterait, impuissant, à son propre naufrage.
Isabelle Stal, professeur à l’IUFM de Nice (l’école des professeurs), et grande connaisseuse de l’Éducation nationale qu’elle pratique depuis 35 ans, conteste cette vision naïve des problèmes scolaires. Selon elle, l’Éducation nationale n’est pas victime, mais responsable de la violence et de l’ignorance des élèves. En effet, l’Éducation nationale a adopté une nouvelle doctrine éducative à partir des années 70 : le néo-pédagogisme.
Le néo-pédagogisme consiste à faire autre chose avec les enfants que ce que faisait l’école traditionnelle.
Lire son étude « L’école contre le savoir ».
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Langue de bois « interculturelle » et participative
Un extrait de la « conférence gesticulée » de Franck Lepage : Inculture(s).
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jeudi 12 août 2010
Calendrier interculturel : éviter d'organiser des examens lors des différentes fêtes
Le Journal de Québec nous apprend aujourd'hui que le ministère de l’Éducation a mandaté un expert pour dresser une liste de 35 fêtes religieuses qui ont lieu durant l’année scolaire. Pour une école libre avait déjà parlé de ce calendrier il y un an. Ce « calendrier interculturel » est censé aider les écoles à «V planifier des activités », mais dans les faits, il vise aussi à déterminer des dates d’examen sans froisser les minorités religieuses, affirme le Mouvement laïque québécois.
Des documents obtenus par le Journal en vertu de la Loi sur l’accès à l’information révèlent que le ministère de l’Éducation mandate depuis deux ans le religiologue Frédéric Castel pour s’assurer que son « calendrier interculturel » ne brime aucune religion.
L’expert doit « évaluer la pertinence » des fêtes qui y figurent en « vérifiant qu’il n’y a pas d’inexactitudes [...], des oublis majeurs et des déséquilibres compromettant l’équité entre les diverses religions. »
On y trouve au moins 35 fêtes chrétiennes, musulmanes, sikhes, hindoues et juives, en plus d'une série de journées internationales très politiquement internationales, voir l'illustration ci-dessous.
« L’objectif est de ne pas prêter flanc à la critique », avoue le Ministère, dans le contrat de M. Castel.
« Ils sont tombés sur la tête »
Même si ce calendrier interculturel « ne vise pas à déterminer les journées fériées pour le personnel scolaire », le document est « mis à la disposition » des écoles « pour la planification d’activités scolaires », ce qui fait bondir la présidente du Mouvement laïque québécois, Marie-Michelle Poisson.
« Ils sont un peu tombés sur la tête », lance celle qui enseigne la philosophie au Cégep Ahuntsic.
Mme Poisson affirme que des représentants du Service interculturel collégial ont présenté un modèle de ce fameux calendrier à des professeurs, l’an dernier, en leur suggérant de tenir compte des fêtes religieuses qui s’y trouvaient pour déterminer les dates des examens.
La suggestion aurait été « reçue assez durement » par les enseignants, raconte Marie-Michelle Poisson.
La première version de ce calendrier interculturel est apparue il y a quatre ans, au plus fort de la crise des accommodements raisonnables.
Pratiques religieuses imposées
« Ce qu’ils font, c’est qu’ils vont au-devant des demandes ou des critiques, dit me Poisson. Il n’y a jamais personne qui leur a demandé d’élaborer ce calendrier. »
« C’est dommageable de présumer que les gens [qui immigrent au Québec] ne sont pas adaptables, estime-t-elle. Les demandes de congés pour des motifs religieux sont pourtant très peu nombreuses. »
L’Association des parents catholiques du Québec n’est « pas d’accord » avec l’existence de ce calendrier. « Ça va tout à fait dans le sens du discours du cours d’éthique et de culture religieuses et des appréhensions que nous avions lors de l’apparition de ce cours », dit la présidente de l’organisme, Jean Morse-Chevrier.
« On n’impose pas seulement des contenus, on impose jusqu’à un certain point des pratiques religieuses, déplore Mme Chevrier. Quand on souligne l’existence d’une fête religieuse à l’école, on fait la promotion d’une religion. Si on commence à célébrer des fêtes hindoues ou islamiques qui sont vraiment en contradiction avec le christianisme, c’est dangereux pour le parent, parce que ça détourne l’enfant de sa propre religion et de la vision du monde qui va avec. »
Jean-Morse Chevrier croit que le ministère de l’Éducation n’est pas laïque, contrairement à ce qu’il laisse entendre.
« La définition de laïque que s’est donnée le Ministère fait en sorte qu’il croit pouvoir promulguer toutes les religions, alors qu’une autre définition ferait en sorte qu’il ne parle d’aucune religion. Cela serait sûrement moins offensant pour les parents », affirme-t-elle.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Ou version PDF (8½″ x 11″) pour vos classes d'interculturalisme.
Lire aussi
Louis O'Neill sur le calendriermultiinterculturel
Des documents obtenus par le Journal en vertu de la Loi sur l’accès à l’information révèlent que le ministère de l’Éducation mandate depuis deux ans le religiologue Frédéric Castel pour s’assurer que son « calendrier interculturel » ne brime aucune religion.
L’expert doit « évaluer la pertinence » des fêtes qui y figurent en « vérifiant qu’il n’y a pas d’inexactitudes [...], des oublis majeurs et des déséquilibres compromettant l’équité entre les diverses religions. »
On y trouve au moins 35 fêtes chrétiennes, musulmanes, sikhes, hindoues et juives, en plus d'une série de journées internationales très politiquement internationales, voir l'illustration ci-dessous.
« L’objectif est de ne pas prêter flanc à la critique », avoue le Ministère, dans le contrat de M. Castel.
« Ils sont tombés sur la tête »
Même si ce calendrier interculturel « ne vise pas à déterminer les journées fériées pour le personnel scolaire », le document est « mis à la disposition » des écoles « pour la planification d’activités scolaires », ce qui fait bondir la présidente du Mouvement laïque québécois, Marie-Michelle Poisson.
« Ils sont un peu tombés sur la tête », lance celle qui enseigne la philosophie au Cégep Ahuntsic.
Mme Poisson affirme que des représentants du Service interculturel collégial ont présenté un modèle de ce fameux calendrier à des professeurs, l’an dernier, en leur suggérant de tenir compte des fêtes religieuses qui s’y trouvaient pour déterminer les dates des examens.
La suggestion aurait été « reçue assez durement » par les enseignants, raconte Marie-Michelle Poisson.
La première version de ce calendrier interculturel est apparue il y a quatre ans, au plus fort de la crise des accommodements raisonnables.
Pratiques religieuses imposées
« Ce qu’ils font, c’est qu’ils vont au-devant des demandes ou des critiques, dit me Poisson. Il n’y a jamais personne qui leur a demandé d’élaborer ce calendrier. »
« C’est dommageable de présumer que les gens [qui immigrent au Québec] ne sont pas adaptables, estime-t-elle. Les demandes de congés pour des motifs religieux sont pourtant très peu nombreuses. »
L’Association des parents catholiques du Québec n’est « pas d’accord » avec l’existence de ce calendrier. « Ça va tout à fait dans le sens du discours du cours d’éthique et de culture religieuses et des appréhensions que nous avions lors de l’apparition de ce cours », dit la présidente de l’organisme, Jean Morse-Chevrier.
« On n’impose pas seulement des contenus, on impose jusqu’à un certain point des pratiques religieuses, déplore Mme Chevrier. Quand on souligne l’existence d’une fête religieuse à l’école, on fait la promotion d’une religion. Si on commence à célébrer des fêtes hindoues ou islamiques qui sont vraiment en contradiction avec le christianisme, c’est dangereux pour le parent, parce que ça détourne l’enfant de sa propre religion et de la vision du monde qui va avec. »
Jean-Morse Chevrier croit que le ministère de l’Éducation n’est pas laïque, contrairement à ce qu’il laisse entendre.
« La définition de laïque que s’est donnée le Ministère fait en sorte qu’il croit pouvoir promulguer toutes les religions, alors qu’une autre définition ferait en sorte qu’il ne parle d’aucune religion. Cela serait sûrement moins offensant pour les parents », affirme-t-elle.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
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Lire aussi
Louis O'Neill sur le calendrier
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mercredi 11 août 2010
Pour que le PQ ait un avenir, il lui faudrait revenir à ses fondamentaux : la défense de l'identité québécoise, pas les manies bobos
Bonne chronique de Matthieu Bock-Côté publiée dans le journal gratuit 24 Heures de Montréal.
Jonathan Valois, le président du Parti Québécois, disait récemment craindre la « folklorisation » de la souveraineté. Il n’a pas tort : l’idée d’indépendance est mal en point. Pour corriger la situation, Valois recommande au PQ de s’aligner à gauche. Ce remède risque de faire plus de mal que de bien. Car quoi qu’en pense Valois, la vocation des souverainistes n’est pas de faire la promotion d’un programme « progressiste » mais d’assurer la défense de l’identité québécoise, sans quoi l’indépendance ne veut rien dire.
Mais la crédibilité des souverainistes est à refaire. De peur de subir les insultes des curés du politiquement correct, le PQ a souvent renoncé à défendre l’identité québécoise. Il s’est même vautré dans le conformisme des bien-pensants qui justifient l’effacement des nations au nom de « l’ouverture à l’autre ». Si le PQ veut envoyer le bon signal aux Québécois, il aurait avantage à rompre clairement avec l’inter/multiculturalisme qui s’impose aujourd’hui comme religion d’État.
Il faut en finir une fois pour toutes avec la philosophie des accommodements raisonnables, par exemple, en abolissant le cours Éthique et culture religieuse. Un principe clair doit aussi être rappelé : c’est aux nouveaux arrivants à s’intégrer au Québec, pas l’inverse. Et pour s’intégrer, mieux vaut prendre le pli culturel de la majorité que de s’enfermer dans sa différence. Ceux qui se joignent à nous doivent accepter d’évoluer dans une société occidentale moderne où les signes religieux ostentatoires comme le voile ou le kirpan n’ont pas leur place. On ne saurait tout tolérer au nom de la « diversité ».
Au cœur de notre identité, on trouve évidemment la langue française. Mais il suffit de se promener à Montréal pour savoir qu’elle y est de plus en plus malmenée. Pour en faire la promotion, il faudrait étendre la loi 101 au niveau collégial et aux écoles privées non subventionnées, et franciser les services publics. Pour l’instant, nous finançons notre marginalisation à même les fonds publics. Tout cela demande du courage : le PQ en a-t-il encore ?
Il s’agit là de recommandations élémentaires pour redonner un contenu minimal au projet souverainiste. Pourtant, si le PQ se les approprie, il mécontentera les idéologues radio-canadiens qui sont persuadés d’avoir le monopole de la vertu. Mais il se réconciliera avec une majorité de Québécois, de gauche comme de droite, souhaitant la revalorisation de leur identité. Faut-il rappeler au PQ que ce sont eux qui font gagner les élections?
Jonathan Valois, le président du Parti Québécois, disait récemment craindre la « folklorisation » de la souveraineté. Il n’a pas tort : l’idée d’indépendance est mal en point. Pour corriger la situation, Valois recommande au PQ de s’aligner à gauche. Ce remède risque de faire plus de mal que de bien. Car quoi qu’en pense Valois, la vocation des souverainistes n’est pas de faire la promotion d’un programme « progressiste » mais d’assurer la défense de l’identité québécoise, sans quoi l’indépendance ne veut rien dire.
Mais la crédibilité des souverainistes est à refaire. De peur de subir les insultes des curés du politiquement correct, le PQ a souvent renoncé à défendre l’identité québécoise. Il s’est même vautré dans le conformisme des bien-pensants qui justifient l’effacement des nations au nom de « l’ouverture à l’autre ». Si le PQ veut envoyer le bon signal aux Québécois, il aurait avantage à rompre clairement avec l’inter/multiculturalisme qui s’impose aujourd’hui comme religion d’État.
Il faut en finir une fois pour toutes avec la philosophie des accommodements raisonnables, par exemple, en abolissant le cours Éthique et culture religieuse. Un principe clair doit aussi être rappelé : c’est aux nouveaux arrivants à s’intégrer au Québec, pas l’inverse. Et pour s’intégrer, mieux vaut prendre le pli culturel de la majorité que de s’enfermer dans sa différence. Ceux qui se joignent à nous doivent accepter d’évoluer dans une société occidentale moderne où les signes religieux ostentatoires comme le voile ou le kirpan n’ont pas leur place. On ne saurait tout tolérer au nom de la « diversité ».
Au cœur de notre identité, on trouve évidemment la langue française. Mais il suffit de se promener à Montréal pour savoir qu’elle y est de plus en plus malmenée. Pour en faire la promotion, il faudrait étendre la loi 101 au niveau collégial et aux écoles privées non subventionnées, et franciser les services publics. Pour l’instant, nous finançons notre marginalisation à même les fonds publics. Tout cela demande du courage : le PQ en a-t-il encore ?
Il s’agit là de recommandations élémentaires pour redonner un contenu minimal au projet souverainiste. Pourtant, si le PQ se les approprie, il mécontentera les idéologues radio-canadiens qui sont persuadés d’avoir le monopole de la vertu. Mais il se réconciliera avec une majorité de Québécois, de gauche comme de droite, souhaitant la revalorisation de leur identité. Faut-il rappeler au PQ que ce sont eux qui font gagner les élections?
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La nomination de l'ancien ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, à la Justice est inquiétante
Selon le chef de l'Action démocratique du Québec,Gérard Deltell, la nomination de M. Fournier à la Justice n'est pas un bon signal pour calmer les inquiétudes de la population au sujet du système québécois. Le chef de l'ADQ a aussi rappelé qu'à titre d'ancien ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier avait une part de responsabilité dans le fiasco du projet de l'îlot Voyageur, à Montréal, qui a coûté quelque 380 millions de dollars aux contribuables.
Le chef de l'ADQ estime que le premier ministre Charest avait la chance d'envoyer le signal d'un nouveau départ, et qu'il ne l'a pas fait. Il a qualifié le remaniement de « jeu de chaises musicales où on brasse les mêmes vieilles cartes ».
Le chef de l'ADQ estime que le premier ministre Charest avait la chance d'envoyer le signal d'un nouveau départ, et qu'il ne l'a pas fait. Il a qualifié le remaniement de « jeu de chaises musicales où on brasse les mêmes vieilles cartes ».
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Courchesne s'en va, bilan de plus de trois années très médiocres
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| Mme Courchesne dans une « colère noire » à l'Assemblée nationale du Québec, le 7 mai 2009 |
Michelle Courchesne passe de l'Éducation au Conseil du Trésor. Elle obtient aussi la responsabilité des Services gouvernementaux. Son poste à l'Éducation est confié à Line Beauchamp, qui cède ses responsabilités à l'Environnement à Pierre Arcand.
On se rappellera le ministère de Mme Courchesne pour
- Avoir obstinément refusé toute exemption au cours ECR et avoir déclaré qu'« On ne négocie pas un virage aussi important sans écraser d'orteils » (le 18 avril 2008 au Soleil), balayant toutes les objections en affirmant que les « enfants sont intelligents, ils comprennent souvent plus que nous [les adultes] » (Gazette de Montréal, 12 décembre 2007). Son obstination a soulevé l'ire de nombreux parents et le gouvernement est désormais engagé dans une bataille juridique coûteuse dont l'issue ne lui sera pas nécessairement favorable. Le gouvernement a, en effet, subi une cuisante défaite en première instance contre le collège Loyola.
- Son caractère soupe au lait, sa nature émotive et ses intimidations envers les journalistes qui osent la critiquer. C'est ainsi qu'en août 2008, Mme Courchesne a débarqué dans le bureau d'une journaliste à la tribune de La Presse, à Québec, pour l'engueuler sur le choix d'un mot dans un article. Elle la montrait du doigt et parlait fort. Du jamais vu. Les journalistes de la tribune ont envoyé une lettre officielle au bureau du premier ministre Jean Charest pour se plaindre de Mme Courchesne. Intimidation, ont-ils dit. »
- Ses affinités électives avec certains cercles : elle n'a jamais rencontré les parents opposés au cours ECR, mais se précipite pour rencontrer les parents de l'Académie lavalloise ou accueille avec empressement les lobbies gays qui veulent un nouveau plan pour lutter contre ce qu'il nomme l'homophobie à l'école, visiblement une grande priorité.
- L'échec de sa politique de lutte au décrochage (échec qu'elle partage avec ses prédécesseurs, le décrochage augmentant même ces dernières années malgré plusieurs centaines de millions de dollars dépensés pour lutter contre celui-ci).
- La faiblesse des correctifs apportés à la réforme pédagogique « Marois » (elle a bien réformé en partie le bulletin que les parents ne comprenaient pas, tout en imposant ce bulletin par compétences aux écoles privées qui n'en demandaient pas, cf. l'Académie lavalloise). Mme Couchesne a peut-être manqué de temps pour revenir à un enseignement fondé non plus seulement sur les compétences « transversales », mais aussi sur leurs connaissances et leurs évaluations.
- Le cafouillage de la réforme du calendrier scolaire imposée sous de faux prétextes. C'est en effet en février 2010, qu'on apprenait à la surprise de nombreux intervenants que l'article 19 du Régime pédagogique du Québec était abrogé, permettant ainsi les écoles de donner cours les fins de semaine et tous les jours fériés y compris à Noël ou le 24 juin. Madame Courchesne a d'abord déclaré que cette souplesse devait permettre de lutter contre le décrochage scolaire. On apprenait peu après par Mme Courchesne que cette modification avait été concédée aux écoles orthodoxes pour leur permettre de respecter ledit régime pédagogique. Plusieurs ont critiqué ces modifications effectuées « en catimini » et le fait qu'il existait d'autres moyens de s'assurer que les écoles orthodoxes juives respectent le calendrier scolaire : la dérogation et l'enseignement des cours religieux en fin de semaine.
- Sa volonté de vouloir absolument faire rentrer les écoles juives orthodoxes dans le rang, de les normaliser. Ce fut une des priorités de Mme Courchesne dès 2007. Elles ont fait le dos rond et plusieurs s'apprêtent à affronter le gouvernement devant les tribunaux.
- L'imposition d'un nouveau programme d'histoire critiqué par plusieurs professeurs d'histoire qui dénoncent la nature « post-nationaliste » de ce programme désormais rebaptisé « Histoire et éducation à la citoyenneté », citoyenneté déracinée, post-nationale et pluraliste.
- Toujours dans le registre du dogmatisme, le MELS a récemment décidé de serrer la vis aux parents qui enseignent à la maison. À nouveau, plusieurs affaires sont devant les tribunaux.
- Aspect positif : sa création de passerelles pour permettre l'embauche de diplômés issus d'autres disciplines et plus uniquement de ceux pourvus du controversé bac en enseignement.
- Des refus de subventions pour des collèges privés qui paraissent injustifiés, ce qui amène la direction d'un de ces collèges, le Collège Boisbriand, a dénoncé un moratoire arbitraire envers les nouveaux établissements privés afin de limiter la croissance de ce secteur.
- Les dépenses par élève continuent d'augmenter plus rapidement que le taux d'inflation. Les dernières ententes avec les syndicats d'enseignants ne jugulant en rien cette tendance.
Bref, aucune amélioration qualitative, mais l'extension du Monopole de l'Éducation. Aucune efficacité supplémentaire, mais nettement plus d'impositions.
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