mercredi 1 novembre 2023

Pauline Marois inquiète pour la neutralité de l'école trop soumise aux modes idéologiques

Voir aussi 

Enseignement des langues : affligeant correctivisme politique de Pauline Marois

Mario Dumont : pour Pauline Marois, l'État comme parent du berceau à l’université ?

Mme Marois exigeait en 2009 une révision du cours d’éthique et de culture religieuse, l’ADQ un moratoire. En 2008, Pauline Marois soutenait le cours ECR…

Pauline Marois : « L'école doit uniquement transmettre des connaissances ». Chiche ! [C'est contraire aux missions de l'école québécoise :  « instruire, socialiser, stimuler et qualifier ». Pour ce qui est du volet socialiser, il s'agit de « développer des attitudes »(et non acquérir de simples connaissances)... Attitudes qui sont sujettes à des modes comme le fameux « vivre ensemble » inter/multiculturel.]

Les petites commissions scolaires étaient mieux [Pauline Marois a doublé leur taille]

Pauline Marois à Pierre Curzi au sujet d'ECR : « Toé, tais-toé. »

Comment Pauline Marois modifie une constitution... et une charte

Pauline Marois, la famille et la déconfessionnalisation des écoles

Pauline Marois embobine Guy A. Lepage sur le dossier des CPE  

Pauline Marois, l'éthique et culture religieuse et ses promesses faites aux écoles évangéliques

Pauline Marois : Il faut en appeler d'un jugement qui permet d'offrir un cours dans une perspective catholique dans une école catholique

Pauline « le-libre-choix-continuera-d'être-offert » Marois contestée au Saguenay pour ses promesses trahies

Pauline Marois et l'école obligatoire

Perseverare diabolicum est... [Madame Pauline Marois, contestée dans sa défense du Renouveau pédagogique lancé alors qu'elle était ministre de l'Éducation, elle interdit aux autres ténors péquistes d'exprimer leur désarroi quant à cette réforme] 

L'ex-ministre Jacques Brassard sur Pauline Marois et ses réformes scolaires

Jean-François Lisée salue la distanciation de Pauline Marois par rapport au cours ECR

 « Réforme de l'éducation [lancée par Maurois] : une supercherie ! » selon Régine Pierre

Union politique pour l'endoctrinement (PQ/PLQ même combat ?)

 

 

 

 

 

 

 

Québec : la guerre contre l'école privée est une guerre injuste

Ci-dessous un texte de Mathieu Bock-Côté qui rappelle quelques principes de base. Pour ce carnet, il est regrettable que le Parti québécois ait encore cédé à sa volonté étatiste populiste de gauche en cherchant à « conventionner » (nationaliser dans les faits) les écoles dites privées. Notons que les écoles privées, au Québec, le sont en fait très peu : elles doivent notamment enseigner le programme du public, y compris dans leur pédagogie, c’est ce qui a opposé le collège Loyola au Monopole de l’Éducation. La sélection qu'on leur reproche peut-être une excellente chose: s'imagine-t-on une école de musique qui accepte le tout venant ? Enfin, il existera toujours un écrémage ne fût-ce que géographique, les écoles des quartiers cossus regrouperont des enfants de parents nantis. Le public ferait mieux de relever son niveau, ses exigences et sa discipline de manière interne sans vouloir aspirer le privé qui parvient à mieux s’en sortir.

On a reparlé de l’école privée ces derniers jours, dans le cadre du Conseil national du Parti Québécois.  

Et chaque fois, on en parle de la même manière, comme s’il s’agissait d’une institution problème, fondamentalement illégitime, qu’il faudrait mater et faire rentrer dans le rang.

C’est une erreur, et une grave erreur, et cela, encore plus quand l’école publique s’effondre à grande vitesse, et ne parvient plus à transmettre les savoirs élémentaires, et ne sait pas non plus transmettre la culture.

L’école privée se présente alors à la manière d’une bouée de sauvetage.

Comportement

On reproche à l’école privée de sélectionner selon le comportement des élèves et selon leur profil scolaire — autrement dit, selon leurs notes. 

C’est pourtant sa plus grande vertu.

D’abord pour le comportement. Brisons ce tabou : l’école paie cher le prix de l’inclusion à tout prix des élèves à problèmes dans les classes. 

Les élèves turbulents condamnent les professeurs à faire de la discipline à temps plein — une discipline qu’ils n’ont même pas le droit de faire, car s’ils faisaient preuve de la moindre manifestation d’autorité, on les accuserait de brutaliser les élèves.

Dans un monde normal, on mettrait les élèves à problèmes dans une classe à part et on cesserait de les transformer en fardeau pour tous ceux qui veulent enseigner et apprendre calmement.

De même, il est normal que l’école privée sélectionne selon les notes. Elle cherche ainsi à créer un environnement d’excellence.

Bouée de sauvetage

Je précise qu’elle n’est pas parfaite.

Mais elle offre, redisons-le, une bouée de sauvetage alors que le système scolaire public coule devant nous. Il serait immoral de lui compliquer la vie.

J’ajouterais même qu’elle devrait servir d’exemple au public, où tant de professeurs se démènent admirablement, malgré un système éducatif qui les empêche de faire leur métier.

Nous en sommes loin. 

Voir aussi

Effet d’écrémage lié à la liberté scolaire : faible ou déjà présent

Réaction à « Près de 75 % des Québécois contre le financement public des écoles privées »

QS et le PQ s’uniraient contre la « ségrégation scolaire »

« Ségrégation scolaire » : harcèlement scolaire des bons élèves 

Nombre d’élèves en difficulté a près de doubler en 10 ans, coût : 2,3 milliards par an

L’école privée ferait épargner 4452 $ par élève au Trésor public québécois

Éducation : les variables non significatives (notamment les dépenses par élève) et la variable pertinente (la qualité)

 « Les écoles privées, c’est pour les riches »

mardi 31 octobre 2023

Démographie — Le Japon perd son titre de troisième plus grande économie mondiale

Paralysé par son déclin démographique et les pénuries de main-d'oeuvre, le pays ne peut pas profiter de l'avantage compétitif du yen faible et voit sa croissance stagner. Son économie va tomber cette année au quatrième rang mondial derrière l'Allemagne, avant d'être prochainement débordée par l'Inde.

Ce vendredi, tous les tracteurs qui sortent de la chaîne d'assemblage de l'usine de Kubota à Sakai, au sud d'Osaka, sont équipés de petites roues usagées. « La quasi-totalité de notre production part à l'étranger et donc nous montons les véritables roues neuves sur chaque modèle à leur arrivée dans les pays où ils sont vendus », explique Shigeki Murata, le directeur de la production sur le site. Ses tracteurs, pelleteuses et engins professionnels de couleur orange partent pour les Etats-Unis, l'Europe ou les grandes fermes de Thaïlande et d'Inde.

Confronté à l'effondrement du nombre d'agriculteurs au Japon, le géant japonais a progressivement tourné son organisation vers l'international. « Désormais, 78 % des ventes de notre groupe se font à l'étranger », insiste Junji Takeda, le manager de l'usine de Sakai.
 

  Pas d'effet yen faible

Avec la chute du yen face aux autres grandes devises - la monnaie nippone a perdu 30 % depuis début 2021 face au dollar -, Kubota voit la compétitivité de ses lignes d'assemblage nippones s'envoler. Pourtant, il ne dope pas ses capacités de production locales. Le PDG du groupe, Yuichi Kitao, a même annoncé qu'il voulait réduire sa dépendance à ses usines japonaises. Actuellement, elles fabriquent 70 % des engins du groupe. Il espère faire tomber prochainement ce ratio à 50 %. « L'idée est toujours de se protéger des variations de taux de change pour produire au plus près de la demande », détaille Junji Takeda. « Et il est de plus en plus difficile de trouver des travailleurs au Japon », lâche-t-il.

Le pays, qui perd plus de 800.000 habitants par an, ne trouve plus de serveurs, de maçons, d'infirmiers, de codeurs ou d'ouvriers et ne peut donc pas profiter de l'avantage théorique d'un yen faible. Ses entreprises n'ont plus les moyens humains de produire plus. En 2022, Toyota a exporté 5 % de voitures de moins qu'en 2021.

Inexorablement, le Japon voit son produit intérieur brut (PIB) s'engluer. Cette année, il va ainsi perdre, malgré ses 125 millions d'habitants, son titre de troisième plus grande économie de la planète au profit de l'Allemagne, qui ne compte que 83 millions d'habitants. La Banque du Japon doit annoncer mardi ses prévisions macro-économiques et une décision de politique monétaire que la majorité des économistes attendent inchangée.

Un recul inexorable
 
PIB/habitant en parité de pouvoir d'achat de l'Allemagne et du Japon (en rouge).

Selon les dernières projections du FMI, le PIB japonais va légèrement reculer cette année, pour atteindre 4.230 milliards de dollars quand le PIB allemand va, lui, encore progresser pour atteindre 4.430 milliards de dollars. Les Etats-Unis et la Chine occupant respectivement la première et deuxième place de ce classement symbolique.

Au Japon, les élites politiques ont peu commenté ce recul. « Il est vrai que le potentiel de croissance du Japon a pris du retard et reste faible », a concédé le ministre japonais de l'économie, Yasutoshi Nishimura, avant de promettre d'essayer de rattraper ce retard dans le cadre de l'énième plan de relance que l'exécutif conservateur va dévoiler début novembre.

Bémol

Les éditorialistes pointent, avec pertinence, que la performance du Japon est mathématiquement sous-estimée dans les calculs du FMI effectués en dollars. La devise nippone reculant inexorablement face au billet vert, du fait du différentiel des taux d'intérêt entre le Japon et les Etats-Unis, la performance réalisée au Japon, en yens, apparaît beaucoup plus faible dans tous les palmarès en dollars. « Des comparaisons en produit national brut [PNB] seraient plus favorables au Japon », remarque Alicia Garcia Herrero, l'économiste en chef de Natixis en Asie Pacifique.

Le PNB intègre les valeurs ajoutées générées par les entreprises nationales à l'étranger, et pas seulement les valeurs ajoutées créées sur le territoire. Ce mode de calcul rend ainsi mieux compte du gigantesque réseau productif déployé, depuis des décennies, par les multinationales nippones en Asie et en Occident. « Il ne faut donc pas trop surestimer les classements par PIB surtout dans une comparaison entre le Japon, qui a beaucoup investi à l'étranger mais n'a, en revanche, jamais reçu beaucoup d'investissements étrangers, et une Allemagne qui, elle, a aussi beaucoup investi à l'international tout en recevant des investissements étrangers », précise l'experte.

« La productivité s'est affaiblie »

S'ils reconnaissent tous ces distorsions statistiques, les analystes expliquent que l'économie japonaise reste condamnée à perdre de son importance à l'échelle mondiale du fait de son effondrement démographique. « Avec le vieillissement de la population, la productivité au Japon s'est affaiblie. [L'inventivité aussi, le Japon a râté toutes les révolutions techniques récentes. Alfred Sauvy avait déjà indiqué il y a plus de 50 ans que le vieillissement de la France, son manque d'enfants, l'avait condamnée à moins inventer que l'Allemagne ou les États-Unis.] Les créations d'emplois ont maintenant surtout lieu dans le secteur des services et particulièrement sur des segments à faible valeur ajoutée comme la distribution. Les services financiers, qui sont forts en valeur ajoutée, ne progressent plus dans le pays. Et le secteur manufacturier ne cesse, lui, de perdre de son importance. Tout cela impacte directement le niveau de croissance », note Alicia Garcia Herrero.

Dans ses projections, le FMI affirme que le PIB japonais va d'ailleurs se faire doubler dès 2026 par le PIB indien qui va continuer de progresser, lui, de plus de 6 % par an. « Il devrait passer de 3.500 milliards de dollars en 2022 à 7.300 milliards de dollars en 2030 », assure Rajiv Biswas, économiste en chef de S&P Global Market Intelligence, qui pointe l'entrée dans le pays d'un flux énorme d'investissements étrangers et la poussée de la consommation intérieure. L'expert prédit que l'Inde dépassera aussi l'Allemagne pour s'emparer à son tour du titre de troisième plus grande économie du monde avant la fin de la décennie. Le FMI estime que ce bouleversement du classement pourrait se produire dès 2027.

 
Source : Les Échos

France — C'était comment l'école en 1900 ?

Extraits du documentaire Les enfants de la République 1900-1914 réalisé en 1978 par Hubert Knapp. Des anciens élèves essentiellement d'origine paysanne racontent leurs souvenirs des premiers temps de l'école laïque, gratuite et obligatoire du début du XXe siècle. Dans leurs témoignages transparaît l'importance de l'enseignement du patriotisme, de la morale, du civisme.


L'immigrant n'est plus essentiellement un travailleur pour le patronat mais un consommateur importé


Canada — L’appui à l'’immigration actuelle est en chute libre (selon un sondage pour une organisation pro-immigration)

L’appui aux cibles d’immigration actuelles est en chute libre. Entre 2022 et 2023, la proportion de Canadiens susceptibles de dire qu’il y a trop d’immigrants dans le pays a bondi de 17 points de pourcentage, ce qui vient renverser radicalement une tendance qui remonte à des décennies.

Quelque 27 % des Canadiens considéraient l’an dernier que « le Canada accueille trop d’immigrants ». Cette année, ils sont 44 % à affirmer une telle chose, une croissance record de 17 points.

Ces données sont tirées d’un sondage probabiliste en partie réalisé et financé par l’organisme Initiative du siècle, qui promeut l’idée d’une population de 100 millions d’habitants d’ici 2100.

 


« On a déjà vu des périodes où l’opinion restait en mouvement, mais là, c’est un saut. On peut dire que c’est du jamais vu », explique Andrew Parkin, l’un des chercheurs de cette étude. Il faut remonter au début des années 2000 pour observer une telle frilosité à l’égard des seuils d’immigration.

Ce changement d’opinion touche autant les Canadiens les plus fortunés (+20 %) que les immigrants de première génération (+20 %). Il touche aussi les partisans libéraux (+11 %), néodémocrates (+9 %) ou encore conservateurs (+21 %).

Ces chiffres sont sujets à caution, un sondage du début octobre trouvait que
75 % des Québecois étaient pour réduire l'immigration jusqu'à ce que la pénurie de logements se résorbe... alors qu'un autre en septembre indiquait que 53 % des Canadiens souhaitent moins d'immigrants que prévus pour 2023...

Économie et crise du logement
 

Selon ce sondage, ce n’est pas le malaise culturel que peuvent susciter les néo-Canadiens qui cause cette volte-face dans l’opinion publique, souligne le rapport. C’est plutôt le contexte économique difficile et la pénurie de logements qui fondent cette nouvelle réticence.

« Ça ne veut pas dire que les immigrants sont la cause de la crise du logement ou du manque de logements abordables, soutient Andrew Parkin. C’est plus : “Est-ce que c’est le bon moment pour avoir plus d’immigration étant donné qu’il y a une crise du logement ?” C’est une nuance. […] Le contexte économique touche tout le monde également. Ça touche aussi les immigrants, qui cherchent aussi à acheter une maison. »

Malgré tout, une majorité (51 %) de Canadiens rejettent encore l’idée que les niveaux d’immigration seraient trop élevés. Et ils sont très peu nombreux à voir l’immigrant comme un problème en soi.

« Certains disent qu’on utilise la crise du logement comme excuse pour se tourner contre les immigrants. Ce n’est pas ça. Le nombre de Canadiens qui disent que l’immigration empire leur communauté, c’est juste 9 %. Au Québec, c’est 4 %. »

Le Québec plus ouvert
 
Le Québec suit la tendance canadienne, mais demeure le territoire où le sentiment général reste le plus ouvert aux nouveaux arrivants. Environ un tiers (37 %) des Québécois considèrent que les immigrants sont trop nombreux, contre 50 % en Ontario et 46 % dans le reste du Canada.


La vision du Québec sur cette question a grandement évolué depuis les années 1990. Pas moins de 57 % des Québécois considéraient en 1993 que les immigrants « menaçaient la culture du Québec » ; ils ne sont plus que 38 % à avoir cette opinion aujourd’hui. [La proportion des Québécois pure laine a aussi baissé entretemps...]

Le Canada a franchi cette année le cap des 40 millions d’habitants, en raison notamment d’un flux migratoire toujours plus important.


lundi 30 octobre 2023

« Les changements climatiques » sont la troisième plus grande source de stress des Québécois

Merci les médias ? Merci l’école ?

Les changements climatiques sont la troisième plus grande source de stress des Québécois, après l’argent, selon un sondage du Journal de Québec (qui valorise le militantisme pour gérer cette écoanxiété, alors que cela risque d’empirer cette angoisse dans la société et ne pas changer grand-chose aux équilibres climatiques…)


 

Pourtant, objectivement, le Québec n’a pas grand-chose à craindre du réchauffement climatique. La hausse des températures pourrait même y être globalement positive. Celle du niveau de la mer y est très modérée, car la plaque continentale se soulève lentement au nord de l’Amérique du Nord, contrecarrant en grande partie la petite hausse du niveau de la mer. Le catastrophisme écologisme ambiant dans les médias ignore totalement les aspects positifs d’un réchauffement climatique ou de la faculté d’adaptation de l’homme : 26 % du territoire habité des Pays-Bas sont sous le niveau de la mer.

Il faut moins militer dès l’école et plus instruire.


Lire à ce sujet

Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète… Est-ce grave ?

Idéologie — « Le cours Culture et citoyenneté québécoise va faire une place aux enjeux climatiques »

Éducation — Des symptômes d’écoanxiété présents chez près d’un jeune adulte québécois sur deux

Peter Taalas, responsable du climat à l’ONU : « Arrêtez de vous inquiéter, faites des bébés ! »

Cérémonie, prière, danse sacrées dans une école laïque publique

Critique de la secte écocondriaque : le fanatisme de l’Apocalypse

Bjorn Lomborg : Le changement climatique N’est PAS la fin du monde (vidéo sous-titrée)

La Norvège défend le pétrole et l’environnement… avec l’argent du pétrole et du gaz  

Climat : pourquoi l’apocalypse n’aura pas lieu

Facebook censure Bjorn Lomborg pour avoir écrit que la hausse des températures sauve 166 000 vies/an   

Sixième rapport du GIEC : et si l’on passait à autre chose, l’adaptation  

Écologie — Non, le ciel ne nous tombera pas sur la tête ! 

Les « changements climatiques », une des causes de la guerre en Syrie… Vraiment ?

Climat — contrairement aux prévisions, aucune accélération à la hausse du niveau de la mer

Écologisme — la revue Nature reconnaît l’échec des modèles prédictifs informatiques

Climat — Le point de rupture à nouveau reporté ? (liste de prédictions apocalyptiques passées [et divergentes] en matière de climat)

Quarante-neuf prédictions écoapocalyptiques qui ne se sont jamais réalisées 

Hippopotames dans la Tamise, fermes vikings au Groenland : ces réchauffements climatiques qui ont déjà marqué l’Histoire

 Climat : on a cueilli des fraises mûres à Noël à Liège au Moyen-âge (en 1116)

Le 18 juin 1429, dans une chaleur accablante, la victoire décisive de Patay

En 1839, on se félicitait, on se vantait même du réchauffement des climats froids

Complément ECR et les questions éthiques liées au climat : L’intox autour des glaciers himalayens

Crise climatique — Le Sahel reverdit

Allemagne — Penser différemment le réchauffement climatique

Écologie — Augmentation de la biomasse et des surfaces boisées à l’échelle planétaire

Ponte du GIEC : grâce à la politique climatique, nous redistribuons de facto la richesse planétaire

Les écologistes auraient « exagéré » la menace que fait peser le réchauffement sur les forêts tropicales

Les incendies de forêt exacerbés par une mauvaise gestion des forêts, selon des professeurs

Le climat change, mais ce n’est pas la fin du monde, ni même le principal problème écologique

La santé est sous-financée au Québec : poste de conseiller à lutte contre les changements climatiques (→ 102 k$/an) 

Écologie — Le Reich était vert-de-gris.

Panique morale sur l’environnement : ces idées fausses qui polluent de plus en plus le débat politique
 

dimanche 29 octobre 2023

Cardinal Gerhard Müller : Toute tentative de transformer l'Église catholique en une ONG mondaine sera contrecarrée

« L’Église n’est pas une démocratie » texte par le cardinal Gerhard Müller, ci-contre. Le cardinal Gerhard Müller est l’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, paru le 27 octobre 2023 dans First Things.

Le Synode des évêques se réunit actuellement à Rome pour une réunion de quatre semaines du Synode sur la synodalité. Une deuxième session suivra en octobre 2024. Le thème de la « synodalité » est une notion abstraite du mot grec désignant un rassemblement ou une assemblée. Les délibérations du Synode 2023 ne portent donc pas sur le contenu de la foi, mais sur les structures de la vie ecclésiale — et sur l’attitude ecclésiale ou l’état d’esprit qui sous-tend ces structures.

De nombreux observateurs pensent que le pape François veut corriger ce que l’on pourrait appeler l’élément hiérarchique, ou « primauté », de la direction de l’Église en faisant appel à l’élément synodal de la responsabilité qui aurait été préservé en Orient. Depuis Vatican I, les théologiens dits « critiques de Rome » ont qualifié d’excessive l’importance accordée par l’Église à la primauté. Il serait bon, ici, de se laisser guider par le prédécesseur du pape François, Léon le Grand. Son pontificat montre que, théologiquement et pastoralement, les principes de primauté et de synodalité ne s’opposent pas, mais se conditionnent et se soutiennent mutuellement.

Léon réunissait souvent les évêques et les prêtres romains pour des consultations communes. La convocation d’un tel synode n’avait pas pour but de distiller une opinion majoritaire ou d’établir une ligne de parti. À l’époque de Léon, un synode servait à orienter tout le monde vers la Tradition Apostolique normative, les évêques exerçant leur coresponsabilité pour veiller à ce que l’Église demeure dans la vérité du Christ.

Comme on le sait, la réflexion théorique sur les principes de l’être, de la connaissance et de l’action est considérablement plus difficile que de parler de choses concrètes. Il y a donc un risque qu’une assemblée de près de 400 personnes d’origines, d’éducation et de compétences différentes, engagées dans des discussions non structurées, ne produise que des résultats vagues et flous. La foi peut facilement être instrumentalisée à des fins politiques, ou se confondre avec une religion universelle de la fraternité humaine qui ignore le Dieu révélé en Jésus-Christ. À la place du Christ, les technocrates peuvent se présenter comme les sauveurs de l’humanité. Si le Synode doit garder la foi catholique comme guide, il ne doit pas devenir une réunion pour les idéologues post-chrétiens et leur agenda anti-catholique.

Toute tentative de transformer l’Église fondée par Dieu en une ONG mondaine sera contrecarrée par des millions de catholiques. Ils résisteront jusqu’à la mort à la transformation de la maison de Dieu en un marché de l’esprit du temps, car l’ensemble des fidèles, oints comme ils le sont par le Seul Saint, ne peuvent se tromper dans les « questions de foi » (Lumen Gentium). Nous sommes confrontés à un programme mondialiste d’un monde sans Dieu, dans lequel une élite au pouvoir se proclame créatrice d’un monde nouveau et souveraine des masses privées de leurs droits. Ce programme et cette élite ne peuvent être contrés par une « église sans Christ », qui abandonne la Parole de Dieu dans l’Écriture et la Tradition comme principe directeur de l’action, de la pensée et de la prière chrétiennes (Dei Verbum).

L’Église proclame le Christ comme « la vraie lumière qui éclaire tout homme » (Jean 1,9). Et dans le même Christ, l’Église se comprend comme le sacrement du salut du monde. Être ministres de la Parole, ministres du Logos divin qui, en Jésus-Christ, a pris notre chair mortelle : telle est la vocation des évêques dans la succession apostolique. Ils doivent garder cette vocation à l’esprit, tant lors des Journées Mondiales de la Jeunesse que lors des synodes des évêques.

Contrairement aux synodes précédents, le Synode sur la synodalité n’abordera pas le contenu spécifique de la foi. Le thème concerne plutôt le principe formel qui sous-tend la théorie et la pratique des synodes, c’est-à-dire la responsabilité de l’ensemble de l’épiscopat pour la doctrine et l’ordre de l’Église Universelle. S’appuyant sur la tradition ecclésiale des conciles et des synodes, Vatican II souligne l’importance de s’acquitter de cette responsabilité de manière conciliaire :

Dès les premiers siècles de l’Église, les évêques, en tant que responsables d’Églises particulières, ont été profondément concernés par la communion de la charité fraternelle et le zèle pour la mission universelle confiée aux Apôtres. Ils ont donc mis en commun leurs capacités et leurs volontés pour le bien commun et le bien-être des différentes Églises. C’est ainsi que naquirent les synodes, les conciles provinciaux et les conciles pléniers, au cours desquels les évêques fixaient pour les différentes Églises la voie à suivre pour enseigner les vérités de la foi et ordonner la discipline ecclésiastique.

Ce saint synode œcuménique souhaite vivement que la vénérable institution des synodes et des conciles s’épanouisse avec une vigueur nouvelle. De cette manière, la foi sera approfondie et la discipline sera préservée de manière plus appropriée et plus efficace dans les diverses Églises, selon les besoins des temps

(Christus Dominus 36).

Le terme « synode » (et son équivalent latin, « concile ») est devenu un terme ecclésiastique lorsque les évêques se sont réunis à Antioche en 268 pour condamner Paul de Samosate en tant qu’hérétique. Afin de contrer le faux enseignant Arius, le premier concile œcuménique (ou synode) de Nicée a formulé la déclaration dogmatique selon laquelle Jésus-Christ est le Fils du Père, de même substance que Lui dans la Très Sainte Trinité avant son Incarnation, et est le seul et vrai Dieu avec le Père et le Saint-Esprit. Ce fut le premier des vingt-et-un grands conciles de l’Église catholique reconnus comme œcuméniques. Il y a également eu de nombreux autres conciles et synodes, dont certains ont une signification ecclésiastique universelle grâce à la reconnaissance papale, tandis que d’autres ont été déclarés hérétiques et invalides.

En 1965, à la suggestion de Vatican II, le pape Paul VI a institutionnalisé un nouveau type de synode, le « synode des évêques ». Il s’agissait de rendre plus visible la collégialité des évêques. Le pape est le principe pérenne et le fondement de l’unité de l’Église. Mais l’Église n’est pas centralisée en lui, comme s’il était le chef suprême d’un parti totalitaire. Les Églises locales, par leur doctrine et leur liturgie, leur vie et leur constitution, rendent présente localement toute l’Église du Christ. Le centralisme papal et le particularisme épiscopal sont également contraires à la vérité de l’unique Église de Dieu, qui se trouve dans la communion des nombreuses Églises locales qui reconnaissent dans l’évêque de Rome le principe perpétuel et le fondement de l’unité visible de l’Église.

C’est pourquoi un échange constant entre les évêques et avec le Pontife Romain est de la plus haute importance pour le témoignage de l’Église du salut de Dieu dans le Christ pour le monde entier et pour chaque individu. Dans cet échange permanent, le Synode des évêques est une assemblée consultative. Il n’a pas compétence en matière de doctrine et de constitution de l’Église, qui sont réservées à l’assemblée plénière d’un concile œcuménique ou d’un synode particulier dont les décisions sont reconnues par le pape comme une expression valide de la vérité de la Révélation.

Bien que le pape ait maintenant accordé le « droit de vote » à certains laïcs lors du Synode sur la synodalité, ni eux ni les évêques ne sont en mesure de « voter » sur la foi. Dans un État qui se consacre uniquement au bien commun temporel de tous ses citoyens et qui est régi par une constitution démocratique, le peuple est appelé à juste titre le souverain. Dans l’Église, qui est fondée par Dieu pour le salut éternel de l’humanité, c’est Dieu lui-même qui est le souverain. Formulé théologiquement : Le Fils incarné de Dieu, le Bon Berger qui donne sa vie pour le troupeau de Dieu, est le chef de toute l’Église. Il guide et gouverne par l’intermédiaire des bergers et des enseignants qu’il a choisis. Cela ne se fait pas, comme en politique, par des hommes exerçant un pouvoir sur les hommes, mais par la prédication de la Parole et les sacrements que le Christ a confiés à ses apôtres et à leurs successeurs pour qu’ils les administrent (2 Co 5.18-20). Dans l’Église, les évêques et les prêtres ne sont donc pas les représentants du peuple qu’ils gouvernent, mais les représentants de Dieu. Ils servent le peuple de Dieu en tant que bergers et enseignants sous l’autorité du Christ, unique Sauveur de toute l’humanité et Grand Prêtre de l’Alliance Nouvelle et Éternelle.

Trente ans après le martyre des apôtres Pierre et Paul à Rome, l’Église Romaine écrivit aux Corinthiens qui avaient déposé certains de leurs prêtres :

Ces choses étant manifestes pour nous, et après nous être penchés sur les profondeurs de la connaissance divine, il nous incombe de faire toutes les choses dans l’ordre, que le Seigneur nous a ordonné d’accomplir à des moments déterminés. Il nous a ordonné de lui présenter des offrandes et de lui rendre des services, et cela non pas de manière irréfléchie ou irrégulière, mais aux moments et aux heures fixés. Il a fixé lui-même, par sa volonté suprême, où et par qui ces choses doivent être faites, afin que tout ce qui est fait pieusement selon son bon plaisir lui soit agréable. C’est pourquoi ceux qui présentent leurs offrandes aux temps fixés sont acceptés et bénis, car, en suivant les lois du Seigneur, ils ne pèchent pas. En effet, le Grand Prêtre est chargé de ses propres services, les prêtres ont leur place assignée, et les Lévites sont chargés de leurs fonctions particulières. Le laïc est lié par les lois qui s’appliquent aux laïcs.

(Première lettre de Clément 40, 1-5).

Le fait que l’Église ne soit pas et ne puisse pas devenir une démocratie n’est pas le résultat d’une mentalité autocratique persistante. Il est dû au fait que l’Église n’est pas du tout un État ou une organisation créée par l’homme. L’essence de l’Église ne peut être saisie par les catégories sociologiques de la raison naturelle, mais seulement à la lumière de la foi que l’Esprit Saint opère en nous. L’Église, en tant que communauté de foi, d’espérance et de charité, doit son existence à la volonté salvatrice de Dieu, qui appelle les hommes et en fait son peuple, au milieu duquel il habite lui-même (Col. 2:9). La souveraineté de Dieu repose sur sa toute-puissance et son amour, qu’il offre sans avoir à craindre ses créatures comme concurrentes (contrairement au mythe païen de Prométhée). En tant que créatures, nous n’avons pas besoin d’insister sur une autonomie absolue ou de nous émanciper de notre Créateur pour lutter pour notre liberté. Car la plénitude de son amour est la source de notre être. Cet amour nous rend libres pour la vie spirituelle, dont le but est l’unité avec Dieu dans l’amour.

Un Synode des évêques devrait délibérer sur la manière de relever les défis de la foi dans le monde d’aujourd’hui afin que le Christ soit porté à l’attention des gens d’aujourd’hui comme la lumière de leur vie. En revanche, certains activistes, en particulier ceux qui se sont engagés dans la « voie synodale » allemande, considèrent le prochain Synode sur la synodalité comme une sorte de congrès des fidèles autorisé à donner à l’Église de Dieu une nouvelle constitution et de nouvelles doctrines conformes à l’esprit du temps. Soyez assurés que même si une majorité des délégués devait « décider » de la « bénédiction » (blasphématoire et contraire à l’Écriture elle-même) des « couples » homosexuels, ou de l’ordination des femmes comme diacres ou prêtres, même l’autorité du pape ne serait pas suffisante pour introduire ou tolérer de tels enseignements hérétiques, ou tout autre enseignement qui contredit la Parole de Dieu dans l’Écriture Sainte, la Tradition Apostolique, et le dogme de l’Église. Le Christ a chargé Pierre d’affermir ses frères dans leur foi en lui, le Fils de Dieu, et non d’introduire des doctrines et des pratiques contraires à la révélation. Un enseignement contraire à la foi apostolique priverait automatiquement le pape de sa fonction. Nous devons tous prier et travailler courageusement pour épargner à l’Église une telle épreuve.

Dieu n’a pas besoin que nous mettions à jour sa Parole ou que nous améliorions l’Église. Au lieu d’écouter « les préceptes et les doctrines humaines » (Col. 2 h 22), nous devons adhérer « aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à l’enseignement qui s’accorde avec la piété » (1 Tim. 6:3). Abandonnons le vain projet d’utiliser notre logique humaine limitée pour « réformer » la parole de Dieu en fonction de prétendus changements de paradigme. C’est nous qui devons nous réformer et nous conformer à Dieu.

Certes, la Parole éternelle et définitive de Dieu a pris une expression terminologique de plus en plus précise dans les doctrines de l’Église, souvent dans le but de clarifier la vérité de la révélation contre les hérétiques et les schismatiques. Cependant, ce processus de définition n’est pas la même chose qu’ajouter à la Parole de Dieu. La Révélation dans toute sa plénitude a été transmise aux apôtres, à l’enseignement desquels l’Église adhère fidèlement jusqu’au retour de son Seigneur et Tête.

Le Synode sur la synodalité sera une bénédiction pour l’Église si, et seulement si, tous ses participants, du pape aux évêques en passant par les prêtres, les religieux et les laïcs, se laissent éclairer par Jésus-Christ, « la Lumière des nations… une lumière bien visible sur le visage de l’Église » (Lumen Gentium).

Les participants doivent se garder d’utiliser la « synodalité » comme un mot magique, comme si elle pouvait produire de nouvelles réalités. La synodalité ne doit pas être interprétée de manière idéologique. Le gouvernement de l’Église ne peut être réduit aux termes de la politique de puissance. Les sujets de discussion appropriés sont les méthodes et les structures pour une meilleure communication et coordination des laïcs, des religieux et du clergé, sur la base d’une compréhension de l’Église en tant que communion sacramentellement.

Je prie pour que le Synode sur la synodalité soit guidé par la foi authentique formulée par les Pères de Vatican II :

Et si, par la volonté du Christ, les uns sont faits enseignants, pasteurs et dispensateurs de mystères au bénéfice des autres, tous cependant partagent une véritable égalité en ce qui concerne la dignité et l’activité commune à tous les fidèles pour l’édification du Corps du Christ. En effet, la distinction que le Seigneur a établie entre les ministres sacrés et le reste du Peuple de Dieu porte en elle une certaine union, puisque les pasteurs et les autres fidèles sont liés les uns aux autres par une nécessité réciproque. Les pasteurs de l’Église, à l’exemple du Seigneur, doivent exercer leur ministère les uns envers les autres et envers les autres fidèles. Ceux-ci, à leur tour, doivent prêter avec enthousiasme leur concours à leurs pasteurs et à leurs enseignants. Ainsi, dans leur diversité, tous témoignent de la merveilleuse unité du Corps du Christ. Cette même diversité de grâces, de ministères et d’œuvres rassemble les enfants de Dieu en un seul, car « toutes ces choses sont l’œuvre d’un seul et même Esprit » (1 Cor. 12 h 11) 

(Lumen Gentium 32).



samedi 28 octobre 2023

Infox de la Presse ? Le Parti québécois proposerait de nationaliser les écoles privées...

Selon La Presse de Montréal, « un gouvernement péquiste interdirait à toutes les écoles financées par l’État, publiques ou privées, de sélectionner en fonction des notes ou du comportement les élèves des programmes particuliers. [...] En outre, le PQ, qui s’était déjà positionné pour la fin des subventions aux écoles privées, nuance cette fois sa position en proposant de les « nationaliser » ». 
 

Bobard ? Le chef du Parti québécois a émis une démenti ce matin à ce sujet :

Euthanasie — Québec, champion du monde

Le Québec répond désormais à plus de demandes d'euthanasie, nommée du doux euphémisme d'aide médicale à mourir (AMM), que la Belgique et les Pays-Bas.

Hausse fulgurante

Plus largement, la tendance à la hausse depuis l’adoption de la loi sur les soins de fin de vie en 2014 ne fléchit pas encore cette année, alors que le nombre de cas a bondi de 42 % entre le 1er avril 2022 et le 31 mars 2023.

La ministre Bélanger compte mandater une équipe de recherche afin de se pencher sur la situation et obtenir un avis scientifique détaillé. 

Champion du monde

L’euthanasie est devenue la cause de décès de 6,6% de la population québécoise en 2022, un taux inégalé dans les autres provinces. La moyenne canadienne s’établit plutôt à 4,1% des décès attribuables à l’euthanasie.

À titre de comparaison, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), moins de Québécois ont succombé à une maladie du système nerveux comme l’alzheimer ou le Parkinson (4031) qu’il y a eu d’AMM pratiquées dans la province. Pris individuellement, aucun cancer ne s’approche non plus du nombre d’AMM pratiquées, exception faite de celui des poumons qui a tué plus de 6000 patients l’an dernier.

La Belle Province représente, à elle seule, un peu plus de 36% des 13 241 euthanasies qui ont été pratiquées au Canada en 2022, même si les Québécois ne forment que 22% de la population canadienne.

Si, en 2022, 6,6 % des décès dans la province ont découlé de la procédure légalisée en 2015, aux Pays-Bas, elle représente 4,8 % des décès alors qu'en Belgique, c'est 2,3 %.

D’autres augmentations à prévoir ?

La ministre responsable des Aînés convient que l’élargissement de l’AMM plus tôt cette année pourrait avoir des impacts importants sur le nombre de demandes. Aucune analyse précise n’a été effectuée à ce sujet. « Clairement, on s’attendait à ce qu’en élargissant les critères, il y ait [une augmentation] », a-t-elle convenu.