dimanche 23 juillet 2023

Pourquoi les écoles vietnamiennes sont-elles parmi les meilleures ? (selon The Economist)

Le Vietnam n’est pas un pays riche. Son produit intérieur brut est inférieur à celui de la Malaisie et de la Thaïlande, et pourtant les petits Vietnamiens bénéficient de ce que The Economist qualifie d’« un des meilleurs systèmes scolaires du monde ». Comment expliquer cet apparent paradoxe ? s’est demandé l’hebdomadaire britannique.

Le constat d’abord : les élèves vietnamiens excellents dans toutes les évaluations internationales en lecture, en mathématiques et en sciences. Selon la Banque mondiale, leur niveau est supérieur à celui de leurs homologues au Royaume-Uni et au Canada, deux pays pourtant six fois plus riches. Et au niveau national, le Vietnam ne connaît pas de disparités régionales ou d’écarts filles-garçons aussi importants que dans d’autres pays.

The Economist avance doctement qu’il faut « bien sûr » [???] se garder des explications culturalistes qui essentialiseraient le mode de vie et la famille vietnamienne pour expliquer ce phénomène.  Mais il ne s’agit pas de « culturalisme essentialisé », mais des rapports culturels qu’entretient le Vietnam avec l’éducation, l’autorité, le respect des érudits, la discipline et qui favorisent l’apprentissage scolaire des enfants. L’idée d’éliminer les facteurs culturels nous semble très audacieuse, cela ne peut mener qu’à une réflexion hémiplégique.
 
Abhijeet Singh, chercheur à la Stockholm School of Economics, a comparé en 2020 les données des écoles au Vietnam, en Éthiopie, en Inde et au Pérou, tous des pays en voie de développement. Partout sauf au Vietnam, la qualité de l’éducation s’est détériorée depuis les années 1960. 
 

Si le Vietnam a résisté à cette tendance, c’est grâce au « calibre de ses professeurs », explique The Economist : « Non pas que les enseignants soient nécessairement plus qualifiés ; ils sont simplement plus efficaces dans leur métier. »

D’une part, les enseignants « reçoivent une formation continue et ont la liberté de rendre les cours plus attrayants ». D’autre part, ceux qui sont affectés dans des régions éloignées sont mieux payés. Par ailleurs, leur évaluation est basée sur les résultats de leurs élèves. « Ceux dont les élèves réussissent sont récompensés par des titres prestigieux », titres ensuite recherchés par les parents quand ils choisissent une école pour leur progéniture. Enfin, les provinces sont contraintes par le Parti communiste, au pouvoir, de consacrer 20 % de leur budget à l’éducation [l’éducation et la culture représentaient 23,7 % du budget 2020 au Québec], ce qui a contribué à maintenir un bon niveau sur tout le territoire. Déplaire au parti est aussi un risque que les enseignants ne veulent pas courir.

Logiquement, « au fur et à mesure que les écoles se sont améliorées, l’économie du Vietnam s’est également améliorée ». Mais cela a entraîné un exode rural qui engorge les écoles urbaines, le départ de nombreux professeurs vers des postes plus lucratifs dans le privé et des critères de sélection dans les entreprises qui ne correspondent pas toujours aux diplômes proposés dans le pays. Autant de défis pour un pays pas riche, mais certainement ambitieux.


La SRC et les lucioles... menacées d'extinction, mais cependant particulièrement plus abondantes

Radio-Canada nous informe : 

 Les changements climatiques, qui perturbent le régime de précipitations en provoquant des phénomènes météorologiques extrêmes, menacent aussi ces insectes. Une sécheresse importante ou même des précipitations menant à des inondations peuvent nuire à leur survie.

Comme le cycle de vie de la plupart des lucioles est réparti sur deux ans, elles pourraient toutefois encore offrir un joli spectacle lumineux en 2024. « S’il y en a beaucoup cette année, on peut penser que la reproduction va être bonne pour l’an prochain, mais il est encore trop tôt pour le prédire. Tout dépend de la météo », conclut M. Drapeau Picard.
En moins d’une semaine, Radio-Canada nous dit, d’une part, que les activités humaines et les changements climatiques (les fameux et vagues phénomènes extrêmes en augmentation) menacent les lucioles et, d’autre part, que les pluies exceptionnelles récentes sont la raison de leur abondance cette année tant à la campagne qu’en ville malgré ses activités humaines :



samedi 22 juillet 2023

Élèves réfugiés ukrainiens « s'intègreront » dans une école anglaise à Québec

On apprenait hier que six membres de la formation ukrainienne qui avait soulevé les foules au dernier Tournoi international de hockey pee-wee déménageront à Québec le mois prochain.

Ils porteraient les couleurs des Fighting Irish, club de hockey de l'école secondaire anglophone Saint-Patrick, à Québec.

Sean Bérubé, l'homme qui a orchestré leur participation au tournoi de 2023, a travaillé d'arrache-pied au cours des derniers mois afin que ces joueurs puissent revenir au pays. "Ils sont tombés en amour avec Québec", relate-t-il.



vendredi 21 juillet 2023

Les batailles pour « déconstruire » les normes se livrent dans tous les domaines, y compris à l’école

Un slogan déployé pendant la Pride radicale, à Paris, le 19 juin 2022.

En France comme dans le reste du monde occidental, la notion d’identité de genre concurrence peu à peu la définition biologique des sexes. Les associations militantes « exigent » de nombreuses modifications, dont la suppression de la mention du sexe à l’état civil et sur tous les documents administratifs. La « transparentalité » émerge et franchit même une nouvelle étape avec la naissance, dans le Cher, d’un enfant conçu par un homme né femme et une femme née homme. « Mégenrage », transphobie… Les plaintes pour discrimination apparaissent, passibles de 45 000 euros d’amende et 3 ans d’emprisonnement.

La plus belle femme des Pays-Bas est née homme. Le 8 juillet, Rikkie Valerie Kolle, mannequin transgenre de 22 ans, a été élu Miss Pays-Bas. Il représentera dans quelques mois son pays à l’élection de Miss Univers, un concours justement racheté l’an dernier par… un homme d’affaires thaïlandais qui se dit femme. En Belgique, il sera bientôt possible de changer plusieurs fois de sexe et de prénom, sans aucune restriction. En Espagne, la loi dite « d’égalité réelle et effective des personnes trans », entrée en vigueur en mars, permet l’autodétermination du genre sur simple demande dès l’âge de 16 ans, et avec autorisation parentale à partir de 12 ans. Une première dans l’Union européenne.

En France, de l’affiche de la Planification familiale représentant un « homme enceint » au récent amendement LFI pour permettre aux détenus d’être incarcérés dans une prison « correspondant à leur genre vécu », les polémiques sur la question trans montent en puissance. Obsession de l’époque, la notion d’identité de genre concurrence peu à peu la définition biologique des sexes. Des compétitions sportives aux toilettes des collèges, les batailles pour cette « déconstruction » se livrent en première ligne dans les espaces publics et les activités non mixtes.

jeudi 20 juillet 2023

« Les lycéens sont mauvais en orthographe parce qu’on ne leur a jamais appris »

Quelques jours après la publication des résultats au bac 2023, l’histoire se répète : les enseignants déplorent des copies truffées de fautes d’orthographe. Un constat sur lequel le ministère de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, est rapidement revenu. « À partir d’un certain niveau de langue trop problématique », des points pourraient désormais être retirés aux copies mal orthographiées, a-t-il indiqué samedi 8 juillet au micro de Radio J. Une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir les syndicats et qui interroge les spécialistes comme Jean-Paul Brighelli, auteur du succès en librairie La fabrique du crétin , qui alarmait dès 2005 sur la faillite de l’école.  Entretien publié par le Figaro Étudiant.

Que pensez-vous de la proposition de Pap Ndiaye ?

Jean-Paul BRIGHELLI. -- Elle me semble complètement inutile. Les élèves qui sont aujourd’hui au lycée sont mauvais en orthographe pour la bonne et simple raison que l’école ne leur a jamais appris l’orthographe avant. Sanctionner les copies mal orthographiées au lycée reviendrait à punir quelqu’un qui ne sait pas courir alors qu’on ne lui a pas appris à marcher. Je n’y vois que de la communication politique.

— Il est donc inutile d’agir pour faire progresser les lycéens ?

Disons que ce sont des générations malheureusement perdues. Même une réforme du collège n’y changerait rien : il a été prouvé qu’il est très difficile d’apprendre un mécanisme, une structure, après ses 12 ans. Si le ministre souhaite malgré tout imposer une sévérité face aux fautes d’orthographe, il faut en tout cas qu’il transmette un vrai barème aux enseignants puisqu’aujourd’hui les professeurs peuvent retirer seulement deux points aux élèves qui font des fautes d’orthographe.

Quelle serait la réforme idéale selon vous ?

La priorité doit être l’entrée des élèves en primaire : c’est là que tout se joue et que les bases de la langue française peuvent être intégrées. Ces années clés doivent être l’occasion d’insister sur l’orthographe, mais en utilisant les bonnes méthodes, c’est-à-dire l’inverse de celles qui sont utilisées aujourd’hui. Dans le cas où l’école primaire serait ainsi réformée, il faudrait surtout être patient, puisque les effets d’une progression ne s’observent qu’après une quinzaine d’années.

Que reprochez-vous aux méthodes aujourd’hui utilisées ?

Nous assistons depuis 1989 au naufrage de nos méthodes d’apprentissage de lecture et de l’écriture. La loi dite « Jospin » a intronisé ce qu’on appelle le constructivisme, un courant de pensée selon lequel l’élève construit lui-même ses propres savoirs. L’idée était de placer l’enfant au « centre du système », sans le contraindre à intégrer des savoirs qui lui seraient étrangers. Ce qui explique les graves lacunes en orthographe des enfants depuis le milieu des années 90. À mon sens, la seule méthode qui permette vraiment aux élèves d’apprendre à lire et écrire correctement est la méthode syllabique : celle qui permet d’apprendre les mots en identifiant chaque lettre présente afin d’en faire des syllabes.

France — Qui veut la place de Pap Ndiaye ?
(Aïe, Ndiaye renvoyé, Attal le remplace)

 
Remaniement : Gabriel Attal va succéder à Pap Ndiaye au ministère de l’Éducation nationale
 
Attal (à gauche), Ndiaye (à droite)
Ancien porte-parole du gouvernement et désormais ex-ministre des Comptes publics, le trentenaire a été secrétaire d’État rue de Grenelle, auprès de Jean-Michel Blanquer, durant le premier quinquennat.

Exit Pap Ndiaye. Nommé en mai 2022 ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, succédant à Jean-Michel Blanquer qui avait passé Rue de Grenelle l’intégralité du premier mandat d’Emmanuel Macron, l’historien fait partie des sortants du gouvernement. Un départ qui n’est pas une surprise, tant son année à la tête du «mammouth» a été difficile.

À sa place, Emmanuel Macron et Élisabeth Borne, confirmée à Matignon, ont choisi Gabriel Attal. A 34 ans, il devient le plus jeune ministre de l’Éducation nationale, détrônant Najat Vallaud-Belkacem qui était de trois années plus âgée lorsqu’elle avait été nommée à 37 ans.

Le benjamin du gouvernement, connaît bien la rue de Grenelle. C’est en devenant secrétaire d’État auprès du ministre de l'Éducation de l'époque, Jean-Michel Blanquer, qu’il a débuté son ascension gouvernementale. Chargé de mettre sur pied le Service national universel (SNU) d’octobre 2018 à juillet 2020, il y a gagné ses premiers galons.

Il retrouve les lieux, après trois ans d’une progression politique fulgurante. Quatrième ministre le plus populaire du gouvernement selon le dernier baromètre Ipsos-Le Point (26%), il quitte le très stratégique maroquin des Comptes publics avant un examen parlementaire du budget 2024 qui s’annonce très compliqué à l’automne. Auparavant, il s’était fait connaître des Français en occupant la très exposée fonction de porte-parole du gouvernement.

Très proche d’Emmanuel Macron, il était à ses côtés dès la campagne présidentielle de 2017 après avoir milité au Mouvement des Jeunes socialistes (MJS). Membre du cabinet de Marisol Touraine (Santé et Affaires sociales) pendant le quinquennat Hollande, il en avait profité pour faire ses armes dans les Hauts-de-Seine. Natif de Clamart, ce diplômé de Sciences Po Paris est ainsi conseiller municipal de Vanves depuis neuf ans.

À la recherche d’un «pilote»

Désormais à la tête du ministère de l’Éducation nationale, réputé difficile, Gabriel Attal devra gérer une administration dense et plus d’un million de personnels. Avide de joutes politiques, il devra faire cohabiter ses nouvelles fonctions avec une éventuelle candidature à la mairie de Paris, en 2026.

Sur son futur bureau de l’hôtel de Rochechouart l’attendent un certain nombre de dossiers cruciaux : l’éternelle question du niveau des élèves, la gestion de la crise du recrutement des enseignants, la mise en place du «pacte» pour ces mêmes professeurs, les sujets brûlants des vacances scolaires et de la laïcité... Mais aussi le suivi de la réforme du baccalauréat ou encore l’instauration du SNU en classe de seconde dans certains lycées volontaires.

Le tout sous le regard plus qu’attentif d’Emmanuel Macron, qui a fait de l’école une des priorités de son second mandat et n’a pas hésité, durant l’année passée, à s’emparer directement des sujets éducatifs, reléguant Pap Ndiaye au second plan. Ce qui avait le don d’agacer les syndicats enseignants, désireux de voir un vrai «pilote» aux manettes Rue de Grenelle.

Pour autant, ces syndicats ne se montrent pas ravis du choix d’Emmanuel Macron et Élisabeth Borne. «Il va être difficile de faire confiance en celui qui incarne très fidèlement une politique macronienne ayant mis l'École en grande difficulté ces dernières années», a tweeté Élisabeth Alain-Moreno, la secrétaire générale du SE-Unsa. «Comme un air de déjà vu... Gabriel Attal sera là pour appliquer la politique de Macron, une politique contre les enseignants et contre l'école publique», a de son côté écrit Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire.


Billet du 18 juillet

Plus que jamais fragilisé, le ministre de l’Éducation nationale pourrait sortir en cas de remaniement. Mais le choix de son successeur vire déjà au casse-tête pour Emmanuel Macron.

« La gauche s’est levée avant nous pour l’applaudir. Alors on s’est sentis contraint de le faire aussi », commente après coup un député Renaissance, pour trahir l’embarras des siens quand Pap Ndiaye a reçu ce mardi une ovation debout d’une partie de l’hémicycle. Quelques instants plus tôt, le ministre de l’Éducation nationale venait d’enfoncer le clou après ses propos tenus dimanche dernier sur Radio J contre le milliardaire Vincent Bolloré, sa chaîne CNews et sa radio Europe 1, devenues selon lui « clairement d’extrême droite ». Un pavé dans la mare qui a fait polémique jusque dans les rangs de la majorité et qui pourrait finir de sceller le sort d’un ministre déjà fragilisé depuis quelques semaines.

« Il a profondément déçu »

C’est un secret de polichinelle, Emmanuel Macron songe sérieusement à remplacer le locataire de la rue de Grenelle en cas de remaniement. « Il a profondément déçu, il n’est jamais parvenu à imprimer sa patte dans un ministère qui a pourtant besoin d’une incarnation très forte », tranche l’entourage du chef de l’État. Même si autour du ministre, on fait comme si de rien n’était : « Il est mobilisé sur la rentrée prochaine. Il ne se réveille pas chaque matin en pensant au remaniement, mais à ce qu’il peut faire pour les professeurs et les élèves. »

Lucide, Pap Ndiaye sait pourtant que cette année au gouvernement aurait pu être différente. « En arrivant ici, je pensais que la posture de l’intellectuel suffirait pour réussir, que je n’avais qu’à me concentrer sur mes propres dossiers pour avancer. Mais c’était une erreur. J’aurais aussi dû faire de la politique, c’est évident. J’ai trop négligé cet aspect », a-t-il récemment confié en privé.

Le député Sacha Houlié, un des rares à venir à son secours, résume l’affaire autrement : « Il a mené énormément de chantiers, comme la revalorisation des enseignants et la lutte contre les atteintes à la laïcité. En gros, on lui reproche de ne pas avoir communiqué sur ce qu’il a bien fait… c’est tout. » Alors que va faire Emmanuel Macron ? « Si le président change, il sera fortement tenté de faire entrer une personnalité politique, et pas issue de la société civile. L’école a besoin d’un retour à l’ordre, à l’autorité. C’est une priorité régalienne, qui plus est après les récentes émeutes », décrypte un soutien du président. « On a aussi un défi politique puisqu’on avait l’électorat enseignant en 2017… et on l’a perdu en 2022 », embraye une figure de la majorité.

Plusieurs noms dans la liste des prétendants

Ces derniers jours, plusieurs noms sont revenus dans la liste des possibles prétendants. Édouard Philippe, mais il a fermement récusé cette hypothèse. Bruno Le Maire également. En petit comité, le patron de Bercy n’arrête pas de réciter sa méthode « pour redresser l’Éducation nationale ». Sauf que, quand on lui demande s’il accepterait de relever le défi, la réponse est limpide : « Je n’en ai ni l’envie ni la vocation ! » Gabriel Attal figure aussi parmi les scénarios, « mais je ne suis pas sûr qu’il en ait envie », relève un homologue, en citant plus volontiers le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, ou la patronne du groupe Renaissance à l’Assemblée, Aurore Bergé.

À moins qu’une autre personnalité, dont le nom circule en coulisses ces derniers jours, ne retienne l’attention du président : Richard Ferrand, l’ancien patron de l’Assemblée nationale. « C’est un lettré, il vient de la gauche, et c’est un habile négociateur. Bref, il coche toutes les cases », relève un proche d’Emmanuel Macron. « Le côté costume trois-pièces avec montre de gousset qui rappelle le prof de CM 2 il y a quarante ans, ça peut plaire aussi », y va un autre. « Mais il n’y a aucune évidence, pour personne. C’est tout le problème », résume un Marcheur. Le casse-tête continue.
 
 
Source : Le Parisien

Voir aussi

 France — Le sort de Pap Ndiaye comme ministre de l’Éducation est-il scellé ? (m à j)

mercredi 19 juillet 2023

Radio-Canada : « Record historique de chaleur à Rome  ». Vraiment ?

Hier, Radio-Canada titrait que Rome avait connu une chaleur historique et que cela devait perdurer jusqu’à la fin du mois.

Le site officiel de l’Institut météorologique italien affichait les valeurs ci-dessous pour mardi (maximum de 40 °C) pour la station Urbe (centre). D’autres stations romaines donnent des valeurs maximales inférieures ou égales (Latina : 37 °C, Vigna di Valle : 37 °C, aéroport de Ciampino : 40 °C, aéroport de Fiumicino : 33 °C).

Observations à Rome (station Urbe) pour dimanche, lundi et mardi (avec un fond un peu plus clair)

Quant aux températures prévues, elles sont en baisse : 

Prévisions maximales : 38° C pour jeudi, 36° C vendredi, 34° C samedi, 36° C dimanche.

Il semble que certains quartiers de Rome auraient enregistré des températures de près de 43 °C, mais il ne s’agit pas à notre connaissance de mesures officielles dans des conditions précises (à l’ombre, entre 1,50 mètre et 2 mètres du sol, avec une sonde éloignée de surfaces artificielles qui risquent de réchauffer l’air comme celle de la façade de la pharmacie ci-dessus à Rome, etc.)

Notons que les villes sont des îlots de chaleur (elles sont plus chaudes que les campagnes environnantes) et qu’elles tendent à le devenir de plus en plus fortes avec l’urbanisation croissante (le béton, l'asphalte, les bâtiments vitrés captent la chaleur solaire) la densification et l’utilisation de la climatisation qui s'accroît. Or, Rome est une ville très « minéralisée » avec peu despaces verts. Il faut donc prendre les valeurs « historiques » du centre-ville de Rome — et de toute autre grande ville — avec un certain scepticisme.

Et puis quelle est la température maximale enregistrée à Rome ? Prenons une source (au-dessus de tout soupçon) comme Wikipédia.

On trouve en français :

« La plus haute température à Rome fut de 44,6 °C le

En italien, Wikipédia donne ces valeurs (pour la station « Urbe »). Le maximum enregistré est de 40,7 °C l’année passée. Pas de record battu apparemment.


Quant à Wikipédia en anglais, la page consacrée spécifiquement au climat de Rome (3 stations) ne note aucun record battu cette année. Mais la page plus générale sur Rome donne (sans préciser de station…) un nouveau record sur la foi d’un article de presse : « The highest temperature ever recorded in Rome was 41.8 °C (107,2 °F) on 18 July 2023. ». L’article en question ne donne aucune source, ne mentionne aucune station météorologique : « Temperatures in Rome hit 41.8 C on Tuesday ». Où ? Dans quelles conditions ? Pourquoi le site officiel de l’Institut météorologique n’indique-t-il que 40 °C pour la station « Urbe » à 15 h et 16 h le 18 juillet 2023 ?


Et qu’en est-il du 43 °C mentionné par la SRC pour mardi ? 

Voir aussi

Wall Street Journal : « Les journées les plus chaudes jamais enregistrées ? N’en croyez rien »

Éducation — Des symptômes d’écoanxiété présents chez près d’un jeune adulte québécois sur deux

(Le titreur de Radio-Canada — vos impôts à l’œuvre — a écrit  ILÔTS plutôt que ÎLOTS)

La société progressiste nous rend-elle malades ?

Hippopotames dans la Tamise, fermes vikings au Groenland : ces réchauffements climatiques qui ont déjà marqué l’Histoire

Climat — Désormais notre sort est scellé (Greta Thunberg 5 ans plus tard)

Crise climatique — Le Sahel reverdit

 

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Facebook censure Bjorn Lomborg pour avoir écrit que la hausse des températures sauve 166 000 vies/an

 

mardi 18 juillet 2023

La dérive immigrationniste de l'Église catholique

À rebours de la récente théologie du migrant qui salue les migrations de masse comme un levier pour édifier l'unité politique du genre humain, la tradition de l’Église catholique nous enseigne que "l’histoire de toutes les nations est appelée à entrer dans l’histoire du Salut" (Jean-Paul II)


Émission entière:

Rédacteur en chef culture à VA, critique cinéma et spécialiste de l’Église catholique, Laurent Dandrieu signe "Rome ou Babel, pour un christianisme universaliste et enraciné". Un essai qui remet le chrétien au centre du village. Laurent Dandrieu démontre, à l'appui de la doctrine de l'Église et d'auteurs chrétiens, que l'universalisme catholique est aujourd'hui largement dévoyé en un cosmopolitisme qui voudrait voir le genre humain unifié et les peuples mélangés tout en culpabilisant ceux qui s'accrocheraient à leur identité.

Voir aussi

L'Église catholique — pour qui sonne le glas ? (M-à-j)

Rome ou Babel : pour un christianisme universel et enraciné

L’idée banale selon laquelle il suffirait d’oublier ce qui sépare ne mène à rien…

 Le danger d'une morale hypertrophiée (selon Arnold Gehlen)

 « Un Dieu, trois religions »

Islam et christianisme : les impasses du dialogue interreligieux actuel

Rémi Brague : Y a-t-il un islam des Lumières ?

Manuel d’histoire (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l’islam tolérant pour sa part

« L’arrivée de Muhammad [Mahomet], au VIIe siècle, améliore la situation de la femme », mais « Les femmes [dans le catholicisme] ont une place importante, mais ne peuvent devenir prêtres. » in Le rôle des femmes dans les religions selon le livre ECR d’ERPI pour la 2e secondaire

Raad Salam Naaman : « España es el objetivo primordial del islam y de los musulmanes » (l’Espagne est un objectif primordial de l’islam et des musulmans

lundi 17 juillet 2023

L'Ukraine se vide, le taux de fécondité y serait à 0,7 enfant/femme (la moitié du russe)

Extrait d’un article du Corriere della Sera de Milan de ce dimanche 16 juillet.


L’Ukraine se vide : moins d’enfants et d’habitants « Beaucoup ne reviennent pas, c’est une catastrophe ».

De 52 millions à moins de 30 : l’avenir est en danger

Ligne de front Un artilleur ukrainien accroupi sur la ligne de front près de Bakhmout, dans le Donbass.

Au cours de ces 16 mois de guerre, de nombreuses villes, en particulier dans l’est du pays, ont perdu beaucoup d’habitants. Les cas de séparation se sont également multipliés : des soldats abandonnés par leur compagne ou vice-versa.

Des villes et surtout des villages vides, des familles éclatées, des soldats seuls au front avec femmes et enfants à l’étranger qui ne reviennent pas, un taux de natalité au plus bas : l’Ukraine traverse une crise démographique d’une ampleur catastrophique. 

« L’effondrement de la population entraînera bientôt de très graves problèmes économiques et sociaux. […]

On en parle peu en public, le problème est brûlant, mais personne ne sait comment l’aborder, et l’urgence de la lutte contre l’invasion russe oblige à repousser toutes les autres questions. Lorsque la maison brûle, il faut d’abord éteindre le feu et ce n’est que plus tard que l’on pensera aux meubles à acheter », se défendent les fonctionnaires du gouvernement Zelensky.

Pourtant, la question semble trop urgente pour être remise. Il suffit de regarder les chiffres : au moment de l’indépendance en 1991, après l’implosion de l’Union soviétique, l’Ukraine comptait environ 52 millions d’habitants. Le recensement national de 2001 faisait état de 48,5 millions, chiffre qui aurait chuté à 42 dans les mois précédant l’invasion ordonnée par Poutine le 24 février 2022. Ces chiffres coïncident avec le déclin de la population dans toutes les anciennes républiques soviétiques [européennes]. Mais le coup le plus dur a été porté dans les premières semaines des 16 derniers mois de guerre, qui ont provoqué la fuite massive des femmes et des enfants à l’étranger, le gouvernement ayant immédiatement interdit le départ des hommes âgés de 18 à 65 ans.

Et aujourd’hui, la population résidente est estimée entre 28 et 31 millions.

De 52 millions à moins de 30 millions en trois décennies : une perte très grave pour le pays, qui compromet ses chances de reconstruction après la fin de la guerre, pénalise la normalisation économique et sape le système de retraite », explique Alexander Démentchouk, recteur de la faculté de sciences politiques de Kiev : « Il n’y a pas d’enfants, donc pas d’avenir ». Les jeunes femmes issues des classes moyennes supérieures et ayant un excellent niveau de scolarité s’en vont. Et ce qui est encore plus grave, c’est que plus de la moitié d’entre elles n’ont pas l’intention de revenir en Ukraine. Les enfants étudient dans des écoles allemandes, polonaises, autrichiennes, françaises ou néerlandaises. Les mères ont immédiatement trouvé du travail.

La politique européenne d’accueil nous a d’abord semblé un miracle de générosité, mais elle se révèle aujourd’hui une malédiction ». Selon Ella Libanova, démographe réputée de l’Académie nationale des sciences, tout cela affecte le taux de fécondité, qui a chuté à 0,7 %, l’un des plus bas du monde.

Ce sont des faits que nous, journalistes, vérifions tous les jours. Tous les centres urbains autour du Donbass sont semi-déserts : il ne reste que les personnes âgées, les malades et les pauvres. Mais le problème est national. La plupart de mes meilleurs employés ont rapidement trouvé du travail en Pologne et en France. Nos industries ne fonctionnent pas, il n’y a pas de marché.

Aucun d’entre eux ne reviendra », déclare Sergueï, un entrepreneur en informatique qui possède des bureaux dans tout le pays. Il lui arrive de rencontrer des soldats et des officiers qui racontent qu’ils sont restés seuls. « Ma femme et nos deux enfants de cinq et sept ans sont partis pour l’Allemagne dès les premiers jours de la guerre. 

Depuis, nous sommes de moins en moins en contact. Et voilà que j’apprends qu’elle s’est trouvé un nouveau compagnon », raconte Alexei, un capitaine de 40 ans cantonné près de Bakhmout (Artemyovsk). Le conflit va accroître le nombre de divorces. Les femmes quittent les hommes, mais même les soldats trouvent parfois de nouvelles compagnes », explique Ioulia Komar, une psychologue qui s’occupe des difficultés familiales. Le débat est ouvert sur la question des retours possibles. Une étude récente du HCR estime que 76 % des réfugiés ont l’intention de rentrer. Mais les experts ukrainiens restent très sceptiques. Dans les deux prochains mois, notre gouvernement élaborera un programme de soutien aux retours, en essayant d’impliquer les partenaires européens », déclare le professeur Démentchouk. Il espère que cela se fera « le plus tôt possible ».

Voir aussi

 Ukraine — sa population est tombée à 29 millions (elle était de 37,6 au début 2022)

« Le déclin démographique de l’Ukraine risque d’amenuiser ses capacités de résistance à la Russie »

Population allemande : -1,5 million d’Allemands, + 4,3 millions d’immigrants en 8 ans

Vers l’interdiction du russe en Ukraine ?

Pologne — Des classes pour élèves ukrainiens en russe  

L’Algérie mène la chasse à la langue française (pour le remplacer par l’anglais)

Marioupol, les élèves retournent en classe [en mai] (vidéos), heureux de pouvoir étudier en russe

Moldavie — 88 % des réfugiés ukrainiens choisissent le russe comme langue d’enseignement, 6 % l’ukrainien

Lettonie — Vers l’élimination de l’enseignement en russe en 2025 

Ukraine — Sites internet, réseaux sociaux, interfaces de logiciel devront être traduits en ukrainien et cette version doit être présentée en premier

Budapest bloque adhésion de l’Ukraine à l’OTAN en raison des lois linguistiques de l’Ukraine (2017)  

Des élèves réfugiés ukrainiens étudieraient en anglais au Québec malgré la loi 101 (et la loi 96) 

Rentrée scolaire à Marioupol, lent retour à la normalité

 

Près de 40 % des étudiants de l'université Brown s'identifieraient comme LGBTQ+, soit deux fois plus qu'en 2010

Le campus de Brown

L’université Brown est une université privée américaine fondée en 1764 et située à Providence, dans l’État du Rhode Island. Elle fait partie de la Ivy League, un groupe d’universités américaines regroupant les plus anciennes et les plus prestigieuses du pays. Elle est généralement considérée comme très progressiste.

Les frais de scolarité pour le premier cycle universitaire s’élèvent à 65 656 $ américains pour l’année 2023/24. Le coût annuel moyen pour les étudiants bénéficiant d’une aide fédérale est de 26 308 $ américains en 2021. À ces frais d’inscription, il faut ajouter des frais comme ceux d’assurances, de logements, des livres, etc. La somme totale pour une année d’étude de premier cycle, sans subvention, est estimée à 88 948 $ par l’université.

Le nombre d’étudiants de l’université Brown s’identifiant comme LGBTQ+ aurait doublé depuis 2010, selon un nouveau sondage réalisé par le journal étudiant de l’université.

Environ 38 % des étudiants de Brown s’identifient comme homosexuels, bisexuels, queers, asexuels, pansexuels, en questionnement ou autres, soit plus de cinq fois le taux national d’adultes ne s’identifiant pas comme hétérosexuels.

Un sondage similaire réalisé à l’université il y a un peu plus de dix ans avait révélé que 14 % des étudiants s’identifiaient comme faisant partie de la communauté LGBTQ+.