lundi 23 novembre 2020

En Suède, éviter à tout prix la « catastrophe » migratoire de 2015

Rinkeby-Kista, un quartier à forte population immigrée, à Stockholm.

À 21 ans, Sharif Omari ne rêve plus. Le jeune Afghan n’en a plus la force. S’il ne trouve pas un emploi avant décembre, son permis de séjour ne sera pas renouvelé. Il risque d’être renvoyé à Kaboul, où sa mère lui a fait promettre de ne jamais revenir, quand elle l’a fait partir en Iran, après la mort de son père. C’était en 2015. Il avait 16 ans. […]

Cette année-là, 163 000 demandeurs d’asile ont passé les frontières du royaume — un record en Europe, pour ce petit pays de 10 millions d’habitants. Près d’un tiers des nouveaux arrivants sont syriens. Un quart vient d’Afghanistan. Parmi eux, de nombreux mineurs isolés, comme Sharif : 35 000 au total, dont deux sur trois sont d’origine afghane.

En écho au « wir schaffen das » (« nous y arriverons »), lancé par la chancelière allemande, Angela Merkel, le 31 août 2015, le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, insiste, à Stockholm : « Mon Europe ne construit pas des murs. » Des mots qui viennent le hanter aujourd’hui.

Car si, cinq ans plus tard, la chancelière allemande assure qu’elle prendrait « les mêmes décisions essentielles », Stefan Löfven veut tout faire « pour ne pas revenir à la situation de l’automne 2015 », comme il ne cesse de le répéter. Pour la première fois, le 9 septembre, le leader social-démocrate a même fait le lien entre l’« importance de l’immigration » et les « tensions » au sein de la société suédoise.

Ségrégation sociale

Dans le débat public, il n’est plus question que de l’échec de l’intégration : la ségrégation sociale, accentuée par le manque criant de logements ; le chômage des personnes nées à l’étranger trois fois supérieur à celui des Suédois d’origine ; la violence des gangs, implantés dans les quartiers à forte population immigrée…

Un des sujets politiques les plus sensibles du moment porte sur la réforme de la politique d’asile. Elle devrait pérenniser les mesures adoptées dans l’urgence, en 2016. Les titres de séjour permanents avaient alors été supprimés, l’asile humanitaire restreint et le regroupement familial limité. La droite conservatrice et l’extrême droite veulent aller encore plus loin et imposer des quotas.

« La Suède, qui était bien plus généreuse que la moyenne européenne avant 2015, est en train de s’aligner sur le niveau minimum, au point que nous soyons contents qu’il existe une législation européenne qui empêche de faire moins », constate Anna Lindblad, juriste auprès de l’ONG Asylrättscentrum. Elle dénonce une rhétorique qui « présente 2015 comme une catastrophe » et « diabolise les réfugiés ». 

[…]

Source (extraits) : Le Monde

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La Suède, auparavant l’un des pays les plus sûrs du monde, est maintenant aux prises avec une forte hausse de la violence et des agressions sexuelles dans certaines de ses banlieues. En 2017, outre 110 meurtres et 7226 viols, on y a recensé 320 fusillades et des dizaines d’attaques à la bombe. Le Premier ministre social-démocrate suédois, Stefan Lofven, a déclaré la semaine dernière qu’il était prêt à déployer l’armée pour lutter contre le crime organisé.

Une grande partie de ces faits de violence émane des « zones d’exclusion sociale », des banlieues à majorité peuplées par des immigrés. Le Times précise qu’étant donné la qualité des infrastructures et des services qui sont offerts dans ces banlieues, on ne peut pas vraiment les qualifier de ghettos. Pour autant, elles sont confrontées à une forte criminalité est à des taux de chômage élevés.

Dans la ville de Malmö, l’âge moyen des membres de gangs est de 22 ans. Mais on voit aussi des jeunes de 14 ans armés de kalachnikovs et de gilets pare-balles dans les rues.
(L’Express Business)

Deux garçons qui ont été torturés, violés et enterrés vivants dans un cimetière ont déclaré qu’ils avaient l’air d’avoir « pris une douche de sang » après avoir échappé à leur calvaire. Ils ont dit à la police qu’ils avaient été enlevés, frappés à coups de pied, de poing, brûlés, poignardés et qu’on leur avait ordonné de se déshabiller.

En creusant leur tombe, les victimes ont révélé qu’ils étaient continuellement battus par leurs agresseurs. L’un des garçons a dit qu’il était « difficile de savoir combien » de coups de poing et de pied ils ont reçus. Ils étaient bâillonnés avec leurs propres chaussettes. Leurs ceintures ont servi à attacher leurs mains, tandis que leurs jambes étaient attachées avec des morceaux de tissus. Ils ont été également violés, torturés et brûlés avec des briquets.

Les deux suspects, un Tunisien de 18 ans et un Kurde de 21 ans ont été inculpés. Ils ont la nationalité suédoise.

Les témoignages des garçons indiquent que le Tuniso-Suédois de 18 ans a joué un rôle moteur. « C’est lui qui contrôlait tout », dit l’une des victimes.
(Nyheter Idag et The Sun)

« La moitié des enfants de six ans parlent un mauvais suédois »

Un enfant de six ans sur deux dans les écoles primaires de la région de Järva à Stockholm parle trop mal le suédois. Les enfants risquent de ne pas atteindre les objectifs de connaissance, prévient le directeur de l’école primaire Happy Hilmarsdottir-Arenvall.

— Il faut essayer d’y faire face, dit-elle. Le directeur de l’école primaire de la région de Järva est responsable de treize écoles primaires municipales à Rinkeby, Kista et Tensta au nord-ouest de Stockholm. Quartiers à forte immigration extraeuropéenne. Les écoles donnent la priorité au développement du langage dans toutes les matières et dès que les élèves commencent en classe préscolaire, leurs compétences linguistiques sont recensées afin d’intervenir de façon précoce pour que les enfants répondent aux exigences en matière de connaissances. Mais le directeur de l’école primaire est inquiet.

— Environ 50 pour cent des élèves ont de très faibles compétences linguistiques en suédois, dit Happy Hilmarsdottir-Arenvall. Les enfants ont deux à trois ans de retard en termes de langue, par rapport aux enfants qui ont le suédois comme langue maternelle, selon le directeur de l’école primaire. À l’école Askeby à Rinkeby, sept enfants de six ans sur dix n’ont pas atteint le niveau de suédois auquel ils étaient attendus à l’automne dernier.

Né en Suède, mais ne parlant pas suédois

Certains des enfants sont de nouveaux arrivants, mais beaucoup sont nés en Suède et ne parlent toujours pas suédois. Parmi les explications données : les enfants n’entrent pas en contact avec le suédois de manière naturelle, peut-être même pas à l’école maternelle, s’ils vont dans une école maternelle où le personnel ne parle pas non plus le suédois. Une autre raison est que moins d’enfants dans les zones socio-économiquement faibles vont à l’école maternelle.

— Cela signifie qu’au lieu de nous concentrer sur les objectifs de connaissance du programme, nous devons nous concentrer sur l’amélioration du niveau de langue. Il est donc clair que cela retarde le développement des enfants et pour atteindre les exigences en matière de connaissances, dit Happy Hilmarsdottir-Arenvall qui espère que davantage d’enfants commenceront l’école maternelle pour avoir une longueur d’avance au niveau de la langue.

Les zones vulnérables de Stockholm, de Malmö et de Göteborg ont généralement un secteur préscolaire déficient. À la fin de l’année, seuls 84 % des enfants âgés de 2 à 5 ans étaient inscrits à l’école maternelle de Rinkeby-Kista. C’est le plus bas taux de tout Stockholm. Le gouvernement a publié ce jour même une enquête sur la manière dont davantage d’enfants des « zones socio-économiquement faibles » (comprendre à fortes populations immigrées) pourraient participer à l’école maternelle pour mieux apprendre le suédois.

(SVT.se)

États-Unis — district scolaire exclut élèves asiatiques des personnes de couleur et les classe avec les Blancs

Un district scolaire de l’État de Washington a décidé que les Asiatiques ne seront plus considérés comme des personnes de couleur.

Dans leur dernier rapport sur « l’équité », les administrateurs des écoles publiques de North Thurston, qui supervisent quelque 16 000 élèves, ont mis les Asiatiques dans la même catégorie que les Blancs et ont mesuré leurs résultats scolaires par rapport aux « élèves de couleur », une catégorie qui comprend les « élèves noirs, latinos, amérindiens, des îles du Pacifique et multiraciaux » aux prises avec des «  carences persistantes en matière de chances ».

La plupart des indicateurs du rapport montrent que l’écart entre les résultats des étudiants blancs/asiatiques et ceux des « étudiants de couleur » sont assez minces et s’améliorent avec le temps. Il seraient probablement encore plus réduits si les étudiants asiatiques étaient classés dans la catégorie des « élèves de couleur ». En fait, certains indicateurs pourraient même démontrer que les étudiants blancs sont à la traîne par rapport à ce groupe fourre-tout de « minorités ». Peut-être que les Asiatiques ont été inclus avec les blancs afin d’éviter de révéler ce résultat. Le directeur du district n’a pas répondu à une demande de commentaires.

Ce que le rapport sur l’équité met en évidence, c’est l’absurdité qui résulte d’une dépendance excessive à des catégories semi-arbitraires basées sur la race. Le rapport a également mesuré les résultats des « étudiants pauvres » — ceux qui ont droit à des repas gratuits ou à prix réduit à la cantine scolaire — par rapport aux étudiants plus nantis. Sans surprise, on a constaté un écart de réussite beaucoup plus important entre ces deux catégories qu’entre les deux catégories ethniques. Les élèves pauvres obtiennent des résultats inférieurs de 28 % aux tests de mathématiques, par exemple. Cette catégorie socio-économique reflète quelque chose de réel et de significatif, bien plus que les catégories ethniques trafiquées.

En dehors des bureaucraties des écoles publiques, ces types de classifications fondées sur la race semblent moins populaires que jamais. Lors des élections de 2020, les électeurs californiens ont rejeté de manière décisive la proposition [référendum] 16, qui aurait permis aux employés du secteur public de considérer la race comme un facteur d’admission à l’université, à l’emploi, à l’octroi de contrats et à d’autres décisions. Les admissions fondées sur la race ont été interdites dans l’État depuis 1996, lorsque les électeurs les ont interdites par le biais d’un scrutin par une marge de 54 % à 45 %. La proposition 16, qui aurait infirmé cette décision si elle était passée, a perdu par une marge encore plus grande, malgré les appuis enthousiastes des principaux démocrates de l’État.

Comme le note Conor Friedersdorf dans l’Atlantic :

Les élites politiques et médiatiques de la Californie ont majoritairement voulu mettre la fin à la neutralité raciale en soutenant la Proposition 16. Elle a été approuvée par les sénateurs Kamala Harris et Dianne Feinstein ; l’ancienne sénatrice Barbara Boxer ; au moins 30 membres démocrates de la Chambre des États-Unis, dont Nancy Pelosi ; et le gouverneur Gavin Newsom, le lieutenant-gouverneur Eleni Kounalakis, le secrétaire d’État Alex Padilla, le contrôleur d’État Betty Yee, la trésorière d’État Fiona Ma, le surintendant d’État à l’instruction publique Tony Thurmond, le président de l’Assemblée Anthony Rendon, le maire de Los Angeles Eric Garcetti, le maire de San Francisco London Breed et des centaines d’autres fonctionnaires locaux. Il a également été soutenu par de nombreux journaux de l’État, notamment le Los Angeles Times, le Mercury News, la San Francisco Chronicle, la San Diego Union-Tribune, La Opinión, l’East Bay Times, la Sacramento Bee, la Fresno Bee et la Modesto Bee. Et les partisans du Proposition 16 ont recueilli près de 20 fois plus d’argent que leurs opposants.
La Californie est parmi les plus démocrates des États démocrates et pourtant les électeurs y ont rejeté de manière décisive les politiques fondées sur la race chères aux progressistes. Alors que les progressistes sont aux prises avec un résultat électoral moins favorable en cet automne 2020 que prévu pour les démocrates, ils devraient garder ces choses à l’esprit. La proposition 16 était l’initiative la plus proche philosophiquement du mouvement « woke » présentée aux électeurs cette année et elle perdu lourdement.

Source : Reason

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« Nos héritiers nous reprocheront notre irresponsabilité »

Alexandra Laignel-Lavastine vient de publier « La Déraison sanitaire. Le Covid-19 et le culte de la vie par-dessus tout » aux Éditions Le Bord de l’Eau. Un essai aussi brillant que dérangeant dans lequel la philosophe interroge notre « sanitairement correct ». Entretien d’Alexandre de Vecchio avec Alexandra Laignel-Lavastine.

– Vous écrivez : « Jamais l’humanité n’avait été mieux armée médicalement face à une épidémie ; jamais elle ne se sera montrée aussi désarmée moralement. » Pourquoi ?

– Vu l’amplitude de la catastrophe qui s’annonce, nous serions en effet bien inspirés d’y réfléchir, car nos descendants, qui sont notre conscience, nous réclameront assurément des comptes. Je vois plusieurs raisons à cette déconfiture. D’abord, notre basculement, depuis quatre décennies, dans un « nouvel humanisme » (Luc Ferry) tel que jamais, dans l’Histoire, nous n’avions accordé une aussi grande valeur à la vie humaine. Il n’est donc plus question de consentir, en 2020, aux scènes d’épouvante que nos parents ou grands-parents, qui avaient connu la guerre, étaient encore capables d’endurer lors des grandes épidémies de grippe asiatique de 1957 ou de 1968.

Ensuite, il y a ce calamiteux désaveu du tragique, à l’œuvre et même à la manœuvre à chaque étape de cette pandémie, comme si nous étions partis de l’idée folle selon laquelle, pour en finir avec les tragédies du XXe siècle, il suffirait d’en finir avec le tragique même. La fatalité, la finitude et la mort feraient ainsi insulte à notre condition. Trancher ? Nos technocrates optent pour l’antistratégie du moindre risque en se défaussant de leur responsabilité sur les médecins. D’où un bilan churchillien : on a confiné puis reconfiné afin d’éviter l’effondrement (des services de réa[nimation]) ; à la fin, on aura eu et le confinement, et l’effondrement (du pays). Mais la question de notre désarmement moral en soulève encore une troisième, qui constitue le surprenant angle mort de notre sanitairement correct : dans quelle mesure le fait de ravaler l’homme à la vie et d’élever la vie biologique au rang de valeur suprême est-il hautement périlleux et déraisonnable sur le plan civilisationnel ?

– Mais n’est-ce pas justement un immense progrès de civilisation que de tout faire pour protéger les plus fragiles ?

– Mobiliser de gigantesques moyens pour sauver des vies fait évidemment l’honneur des sociétés modernes. Mais à quel prix ? Au prix même de ce qui leur confère leur dimension humaine ? Ce remède a quelque chose de diabolique. Voyez la fermeture des librairies : on vient de décréter officiellement que « la vie de l’esprit » n’entre plus dans notre vision d’une vie pleinement humaine. La raison technocratique ne connaît que le processus vital et ce qui va avec, le règne de l’utilitaire. Bricoler sera licite ; se cultiver pour accéder à une forme de vie plus haute, non. Mesure-t-on bien les implications colossales de ces décisions ?

Pour en revenir aux plus âgés, nombre d’entre eux sont les premiers à s’insurger contre un despotisme sanitaire invoqué en leur nom. « Mais enfin, laissez-nous vivre ! La solitude va nous tuer, ce n’est pas une vie ! » protestait une dame. Sous-entendu : ce n’est pas une vie humaine. Et ces sages de nous faire remarquer qu’ils avaient 100 % de chances de passer l’arme à gauche, et comparativement très peu d’attraper le coronavirus. Un homme affirmait préférer voir ses petits-enfants tous les jours, quitte à perdre une année ou deux de vie. Cette révolte des anciens est venue nous rappeler l’imbécillité du slogan selon lequel « la vie n’a pas de prix », car la vie peut justement être un prix. C’est même pour cette raison, et dans cet horizon, qu’elle mérite d’être vécue.

Je suis également un peu agacée par ce certificat d’humanisme à bon compte qu’on se délivre au nom de la sollicitude envers les plus fragiles, qui vient un peu trop opportunément éclipser notre part honteuse, soit la propension de nos sociétés individualistes à se débarrasser de leurs « vieux » en les plaçant dans des établissements spéciaux, une attitude impensable dans d’autres cultures. En plus, il faut dire « Ehpad » [CHSLD français, hospices médicalisés], dans cette langue métallique, laide, déshumanisante et symboliquement muette qui ne cesse d’étendre son empire sur les esprits. On aimerait connaître les technocrates de génie — car du génie, il en faut — à qui l’on doit cette trouvaille qui relève quand même du crime contre l’esprit d’humanité.

– Vous évoquez à cet égard les ambiguïtés de l’idée d’humanité universelle ou encore le « paradoxal triomphe de l’humanitaire ». En quoi se distingue-t-il d’un véritable humanisme ?

– Je discerne ici plusieurs écueils. Première contradiction : si l’on ôte à l’existence ses facultés spécifiquement humaines pour s’enfermer dans une vision hygiéniste et archipauvre de la vie — et c’est ce que nous tendons à faire depuis le début de cette crise, où l’argument sanitaire a prévalu d’emblée —, on peut se demander pourquoi il faudrait s’escrimer à la sauver à tout prix… Tocqueville avait déjà pointé cet effet pervers de l’égalisation des conditions à l’ère démocratique : il montrait que l’idée d’humanité universelle s’est certes imposée en devenant sensible (les individus sont captés par l’évidence de leur commune humanité, tous naissent, travaillent, consomment), mais pour finalement désigner des hommes définis par le cercle vital et rien d’autre.

Deuxième incohérence majeure, elle aussi passée inaperçue : nous nous félicitons de choisir la vie, d’où notre « humanisme », quand notre civilisation s’est au contraire bâtie sur l’idée que la préservation du bios ne saurait résumer le tout de l’existence humaine. La vie organique est l’alpha, elle n’est pas l’oméga, et le monde libre procède de cette conviction. Elle n’est pas l’oméga, car il existe justement des principes plus essentiels que la vie brute. À moins que nous estimions ne plus avoir le moindre compte à rendre ni aux générations qui nous ont précédés ni aux suivantes ? Nos héritiers, plus ou moins sacrifiés, nous reprocheront à coup sûr cette formidable irresponsabilité collective : « Vous vous contentiez de jouir d’une liberté que vos ancêtres avaient arrachée au prix du sang, en montant sur des barricades. Et voilà que vous vous êtes barricadés face à l’offensive d’un simple virus, piétinant ainsi un principe pour lequel tant de personnes avaient donné leur vie avant vous. Au risque d’hypothéquer notre avenir et de nous priver d’un héritage dont vous n’étiez que les dépositaires. » Qu’allons-nous leur répondre ? De fait, il faut une bonne dose de désinvolture prométhéenne pour briser un monde qu’on n’est pas sûr de pouvoir réparer. L’impératif « sauvons des vies ! » nous aurait-il collectivement hébétés ?

Car être vivant au sens fort du terme, c’est aussi se montrer capable de se demander pour quoi, au nom de quel bien commun supérieur, on serait prêt à risquer un peu sa santé de façon à ce qu’un fléau n’ait pas entièrement raison de notre monde. Seule cette disponibilité peut donner à une société démocratique son « sacré ». C’est cela, l’humanisme. Mais cette attitude présuppose justement une résistance scrupuleuse à l’obnubilation du « vivre-avant-tout ». À moins, nous sommes déjà perdus. Il s’ensuit que si la vie est tout, elle n’est plus rien. C’est donc nécessairement la peur qui l’emporte, car celle-ci, affirmaient les dissidents de l’Est, a prise sur les corps, pas sur les âmes.

– Justement, vous vous réclamez, dans votre réflexion, de l’héritage intellectuel de la dissidence. En quoi reste-t-il pertinent, à vos yeux, par temps de coronavirus ?

– Nos contemporains devraient méditer d’urgence le message que l’ancien dissident tchèque Vaclav Havel avait adressé en 1985 aux pacifistes de l’Ouest pour les mettre en garde contre l’ambiguïté de leur slogan, « Plutôt Rouges que morts ! ». Il leur dit cette chose capitale : « Par ici, on serait plutôt d’avis qu’en cas de catastrophe (allusion à 1938, Munich), l’incapacité à risquer sa vie pour en sauver le sens et la dimension humaine mène non seulement à la perte de son sens, mais aussi, en fin de compte, à la perte de la vie tout court — et, en général, de milliers ou de millions de vies. »

En répliquant au Covid-19 par un quasi unanime « la-vie-quoi-qu’il-en-coûte », on oublie donc un point capital : la vie est un bien infiniment précieux, mais si elle était le premier d’entre eux, nous n’aurions eu ni appel du 18 Juin, ni dissidents sous le communisme, ni Dr Li à Wuhan pour nous alerter sur la gravité de la pandémie, ni médecins sous le Covid-19 pour nous sauver…

– C’est en cela que vouloir fonder une politique de civilisation sur l’idéal de la vie, au sens de la survie, relève à vos yeux de l’incongru ?

– Oui, forcément, puisqu’une civilisation se fonde sur une culture, une histoire, des règles de civilité, des lois ou des œuvres, toutes choses qui transcendent le bref passage sur terre de ses représentants. Mais là encore, il semblerait que notre sensibilité post-tragique ne parvienne plus à comprendre que seule une société ayant abdiqué tout idéal peut en arriver à ériger le maintien de la « vie nue » (Walter Benjamin) au rang de souverain bien. Est-ce le cas ? On doit le craindre à observer l’incompréhension relative rencontrée par ceux qui suggèrent qu’il pourrait y avoir des choses plus importantes, comme la liberté, le courage ou encore l’esprit de la démocratie et le désir de continuer à œuvrer avec d’autres à la sauvegarde d’un monde commun.



La Déraison sanitaire :

Le Covid-19 et le culte de la vie par-dessus tout
de Alexandra Laignel-Lavastine
paru le 6 novembre 2020
aux Éditions du Bord de l'eau
à Lormont en Gironde (France) 107 pages
ISBN-10 : 2356877460

« Complotisme », ce mot des « élites » pour disqualifier toute critique

Chronique d'Éric Zemmour dans le Figaro Magazine du 20 novembre 2020. Nous partageons son avis sur le documentaire Hold Up, original et instructif  par moments, mais bien trop long (2 h 38), très inégal, beaucoup trop « ambitieux » car il va bien au-delà de la Covid-19 et même étrange parfois.. Que signifie ainsi ce recours en générique de fin à une « profileuse » pour se moquer de Laurent Alexandre sur la base de sa photo ?

Complotisme. C’est le mot qui fâche, qui délégitime, qui tue. Enfin, qui veut tuer. Qui doit tuer. Complotisme est le mot des élites, le mot des bien-pensants, l’arme suprême du politiquement correct lorsqu’il est attaqué, contesté, déconstruit. Le mot qui interdit toute analyse iconoclaste, qui regarde ce qu’il y a derrière le rideau du discours dominant. La frénésie autour du documentaire Hold-Up en est la dernière preuve. Ce documentaire, pourtant, ne mérite ni cet excès d’honneur ni cet excès d’indignité. Trop long, interminable même, il mêle des analyses fouillées, des informations inédites, des témoignages percutants, pour l’englober dans une théorie finaliste : le virus de la Covid-19, fabriqué dans les laboratoires de l’Institut Pasteur, avant d’être livré aux Chinois, serait utilisé par les partisans affichés d’un gouvernement mondial (Bill Gates, Jacques Attali, etc.) pour imposer à des populations apeurées la cryptomonnaie, arme suprême du Big Brother de demain.

La thèse ne convainc guère, mais permet à tous les défenseurs de l’ordre sanitaire, à tous les ennemis du docteur Raoult, à tous les thuriféraires du confinement d’occulter les critiques acerbes et fondées de la réaction du gouvernement français à cette épidémie. Le passé du réalisateur – journaliste passionné par la Vierge, mystique lui-même – permet de clouer son cercueil sans rémission : mystique, donc, fou, donc complotiste. Circulez, il n’y a rien à voir. On connaît la rengaine : le sage montre la lune, l’idiot voit le doigt. Mais l’idiot n’est pas idiot. L’idiot est notre maître et ne veut surtout pas qu’on regarde la lune. L’idiot s’est auto-intronisé il y a longtemps « cercle de la raison » et n’entend pas abdiquer son pouvoir ni sa légitimité. Il y a une vérité, elle est officielle, et il est interdit de la contester.

Pourtant, ce sont ces mêmes élites qui nous ont appris, depuis les campus américains des années 1960, que la vérité était toute subjective, qu’on disait ce qu’on était, et qu’on était d’où on venait, classes sociales naguère et désormais race ou genre. Que la langue ne pouvait être crédible car elle était elle-même un enjeu de combat, que les mots étaient biaisés, qu’ils étaient le produit de la domination de la bourgeoisie, de l’homme blanc, de l’hétérosexuel. Qu’il fallait les retourner, les effacer, les remplacer. Que l’histoire qu’on nous avait apprise était un tissu d’erreurs à ridiculiser ou à délégitimer. Qu’il n’y avait pas de nation, de peuple, de famille, rien que des individus, nomades hors-sol avec des vérités changeantes et subjectives, liquides et floues, comme leur identité et même leur « genre » sexuel.

Nos élites peuvent être contentes d’elles. Elles nous ont bien éduquées. Nous savons déconstruire leur discours. Parfois, on leur prête même des intentions machiavéliennes alors qu’elles ne sont que stupides et dépassées. On les surestime. C’est notre dernière révérence, trace ultime de notre respect disparu.


mercredi 18 novembre 2020

Corona — Les écoles publiques de la ville de New York referment

Les écoles publiques de la ville de New York, qui avaient rouvert après beaucoup d’hésitations fin septembre, vont refermer à partir de ce jeudi, alors le taux de positivité à la COVID-19 dans la population générale a atteint les 3 %.

« Nous avons atteint le seuil des 3 % » de cas positifs parmi les New-Yorkais testés, a gazouillé mercredi le maire de Bill de Blasio. « Malheureusement, cela signifie que les établissements scolaires seront fermés à compter de jeudi 19 novembre par mesure de précaution. »

L’édile a indiqué que les écoles resteraient fermées au moins jusqu’à la semaine suivant la fête de l’Action de grâce américaine (26 novembre), soit la première du mois de décembre.

Cette fermeture, présentée comme temporaire par le maire, est sans doute le prélude à d’autres mesures visant à endiguer la résurgence du coronavirus à New York, a prévenu l’élu démocrate.

La plupart seront prises, a-t-il annoncé, par le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, qui a autorité sur les conditions d’ouverture des commerces, des restaurants, des bars ou des lieux de culte.

Bien que le taux de cas positif ait sensiblement augmenté ces dernières semaines dans l’État de New York, il figure parmi les plus faibles du pays, et très loin des 50 % de cas positifs vus lors du premier pic de la pandémie, en avril.

La fermeture des écoles était attendue depuis plusieurs jours

Le maire de la première métropole américaine s’était engagé, lors de la réouverture, fin septembre, notamment auprès d’un puissant syndicat d’enseignants, à fermer les établissements scolaires dès ce seuil atteint.

Taux de positivité beaucoup plus bas dans les écoles

Mais la décision est controversée. Des tests réalisés au hasard dans les écoles ont montré que le taux de positivité (0,19 %) était très inférieur à celui de la ville tout entière, a rappelé Richard Carranza, chef du district scolaire de la ville dans un courriel adressé aux chefs d’établissements mercredi.

Et beaucoup citent l’exemple de l’Europe, où de nombreux pays ont maintenu les écoles ouvertes tout en reconfinant le reste de la population.

De nouvelles mesures restrictives attendues

Bill de Blasio a expliqué mercredi que la ville présenterait, cette semaine, de nouvelles mesures nécessaires à la réouverture.

« Nous pouvons le faire, mais nous devons mettre en place des conditions plus strictes », a déclaré le maire. « Les tests vont devenir davantage la norme », a-t-il notamment indiqué.

Jusqu’ici, le plan de rentrée prévoyait un test par mois dans chaque établissement.

Quelque 1,1 million d’élèves sont scolarisés dans les écoles publiques new-yorkaises, plus gros district scolaire du pays.

Mais moins du tiers d’entre eux — environ 300 000 — ont repris l’école en personne en septembre, nombre de parents choisissant l’option 100 % en ligne par peur du virus.

La plupart des établissements ayant scindé les élèves en trois groupes, chacun se succédant dans les locaux tour à tour pour respecter la distanciation nécessaire, seuls 100 000 enfants environ étaient dans les murs chaque jour.

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New York reporte encore la rentrée en personne dans les écoles publiques

 

 

mardi 17 novembre 2020

La dimension démographique de la défaite de l'Arménie face à l'Azerbaïdjan

Le président et le directeur général de SOS Chrétiens d’Orient s’inquiètent pour l’avenir de la population chrétienne sommée de quitter la région arménienne du Haut-Karabakh/Artsakh à la suite de l’accord de cessez-le-feu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Quarante-cinq jours. C’est le temps qu’ont résisté les Arméniens, face aux assauts répétés de l’Azerbaïdjan, de la Turquie, des mercenaires djihadistes basés avant en Syrie et transférés par la Turquie et des drones israéliens.

La perspective d’un retour des Azerbaïdjanais a provoqué un exode de la population arménienne du district de Kelbadjar. Dans un ultime signe de désespoir, de nombreux paysans ont préféré incendier leur maison ou détruire les jardins et les vergers, plutôt que les laisser à l’ennemi.

La perspective d’un retour des Azerbaïdjanais a provoqué un exode de la population arménienne du district de Kelbadjar. Dans un ultime signe de désespoir, de nombreux paysans ont préféré incendier leur maison ou détruire les jardins et les vergers, plutôt que les laisser à l’ennemi.

L’accord de cessez-le-feu du 10 novembre prévoit le passage à l’Azerbaïdjan des territoires entourant l’Artsakh de même que le contrôle par l’Azerbaïdjan des territoires qu’il a envahis en Artsakh peuplée à plus de 95 % d’Arméniens.

 

L’Arménie et l’Artsakh ne peuvent compter que sur leurs propres forces. Aucun pays occidental n’est venu à leur secours.

Cela a aussi montré l’importance de la démographie pour l’avenir d’une nation, l’Arménie ayant souffert de son déclin démographique en passant de 3,6 millions d’habitants en 1990 à 3 millions d’habitants en 2015 comparés à l’Azerbaïdjan passé de 7 à 10 millions d’habitants entre 1990 et 2015. L'Arménie est devenue un pays moins peuplé et plus vieux, cela ne fait pas beaucoup de soldats, ni une économie dynamique.

Source : Évolution de la démographie entre 1960 et 2015 (chiffres de l’ONU, 2017). Population en milliers d’habitants.

Voir aussi

Démographie : la population de la Turquie rejoint celle de l'Allemagne (2018)

Élections américaines — Propagande, chaos, fraudes, urnes et tradition... (m à j)

Résumé (en 20 minutes) sur la fraude potentielle aux élections américaines de la part d’un professeur d’université en histoire contemporaine. Le travail que devraient effectuer les centaines de journalistes des médias subventionnés…



S’il y a un complotisme populiste, unanimement conspué, il y a aussi une post-vérité des élites, moins souvent dénoncée. Avec quelles armes convaincre ceux qui voient de la fraude dans l’élection de Biden, lorsqu’on a passé soi-même 4 ans à voir la main russe dans celle de Trump ?

Lire « Pourquoi la lutte contre les bobards est inefficace » par Eugénie Bastié.  L’échec des grands médias à déconstruire efficacement le discours conspirationniste à grand coup de « fact-checking », doit nous interroger sur l’impuissance du postmoderne à contrer ce relativisme. Un relativisme qu’il a contribué à produire et qui est présent à tous les étages de la société.

Électeur du Tennessee témoigne à Fox News qu’un bulletin de vote vérifié grâce à « sa » signature a été déposé dans le comté de Maricopa, en Arizona, en son nom ! Le hic : il a quitté l’Arizona il y a 16 mois et a voté au Tennessee. Qui a donc voté en son nom en Arizona ? Vidéo Fox News du 13 novembre 2020, sous-titrée en français.

Fraude électorale : un athlète américain déclare qu’on a voté en son nom dans un autre État (sous-titré)




Pas vu sur Radio-Canada ni sur France 2.
Entretien avec François-Henri Briard, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, membre de la Société historique de la Cour suprême des États-Unis et président de l’Institut Vergennes.




Billet du 7 novembre
 

D’abord, honneur à Ocatarinetabellatchitchix, chef de clan corse, qui rentre chez lui à temps pour les élections :

« Les bulletins de vote par correspondance restent la principale source de fraude électorale potentielle. » Cette citation n’émane pas du président Trump, qui a critiqué le vote par correspondance au début d’avril 2020 après que les démocrates du Wisconsin aient tenté et échoué de transformer une élection locale à la dernière minute en une élection exclusivement décidée par correspondance. C’est la conclusion du rapport bipartite de 2005 de la Commission sur la réforme électorale fédérale, présidée par l’ancien président Jimmy Carter et par l’ancien secrétaire d’État James Baker III.

En outre, le vote par correspondance met fin au scrutin secret, car le nom de l’électeur et sa signature accompagne le bulletin de vote, à des fins de vérification. Notons que le fait que la signature n’est pas la bonne ne devrait pas permettre de rejeter le bulletin en question selon un tribunal de Pennsylvanie (constitué de juges démocrates élus)… Ce qui est pour le moins troublant.  Lors d’une récente élection syndicale dans l’Illinois, les travailleurs ont voté par correspondance à cause de la pandémie. La date limite a été reportée parce qu’environ la moitié des bulletins de vote avaient été perdus par la poste… Finalement, le syndicat a perdu par une voix. Le syndicat a tenté de disqualifier les bulletins de vote de deux travailleurs, dont les noms ont été révélés au cours du processus, en contradiction avec le principe démocratique d’un scrutin anonyme afin d’éliminer toute pression sur les électeurs.

Nous mentionnerons ici les craintes traditionnelles liées à la fraude électorale. Mais il faut noter que, pour certains auteurs comme Allum Bokhari, le rôle des géants des réseaux sociaux et de l’informatique est nettement plus important que cette fraude classique. Bokhari est l’auteur de #DELETED : Big Tech’s Battle to Erase the Trump Movement and Steal the Election (#SUPPRIMÉ : La bataille de Big Tech pour effacer le mouvement Trump et voler les élections). Pour Bohari, les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) occultent à dessein les articles qui expriment un point de vue conservateur. En ce sens, les géants de l’informatique influencent massivement les électeurs. Où un indécis trouve-t-il de l’information qui ne critique pas le point de vue conservateur, si les GAFAM ne lui présentent pas des articles provenant d’auteurs conservateurs ? Bohari indique que les liens Breitbart News semblent masqués dans les recherches Google, même lorsque les utilisateurs saisissent mot à mot le titre original de l’article recherché. Lorsque des liens vers des articles de Breitbart apparaissent, c’est souvent sur des sites Web obscurs qui plagient le contenu de Breitbart. Le classement fourni par le moteur de recherche Google est essentiel pour engendrer du trafic Web. Des études sur les résultats de recherches ont constaté que les trois premiers résultats d’une recherche sur Google génèrent plus de 70 % des clics.

 

En Pennsylvanie, un « lot » de 23 277 scrutins ne contenait aucun scrutin en faveur de Trump. Est-ce vraiment crédible et statistiquement possible ? La source est 538, un sondeur plutôt centriste :

Depuis lors, 538 explique cette « bizarrerie » par une manière de communiquer les résultats en le faisant candidat par candidat. Peut-être. Mais alors, comment expliquer que dans cette même ville de Philadelphie, en 2012, Mitt Romney avait obtenu zéro voix parmi 59 bureaux de vote alors qu’Obama en avait eu 19 605 comme résultat final consolidé. Une extraordinaire unanimité qui défie la statistique ou une fraude déjà ancienne et systémique ?

« Philadelphie a une tradition de fraude sur plus d’un siècle. Et cette année, le leader de la majorité au sénat de Pennsylvanie a été jeté en prison pour fraude électorale. Il y a un manque d’intégrité dans cet État », de déclarer Ken Star, avocat et ancien procureur.

 


Certains disent que la preuve qu’il n’y a pas de fraude c’est que les républicains n’ont pas perdu autant que Trump au Sénat (ce qui reste à déterminer, car certains sièges sont encore indécis). Mais c’est mal comprendre le système électoral du Sénat : seul un tiers des sièges du Sénat était en jeu en 2020. Or deux tiers de ces sièges étaient déjà républicains. C’est ainsi qu’il n’y avait pas de siège de sénateur en jeu en Pennsylvanie (où l’on soupçonne de la fraude) mais qu’au Michigan (également suspecté par la campagne Trump) le siège est bien revenu à un démocrate. Les résultats au Sénat ne prouvent pas l’absence de fraude, fraude qui pourrait de toute façon se combiner à d’autres éléments (un sénateur local plus populaire que Trump par exemple). 
 
Selon Mark Steyn (audio ci-dessous), de nombreux bulletins de vote n’auraient été remplis que pour Biden avec aucun choix pour tous les autres postes soumis à élection et qui se trouvaient pourtant sur le même bulletin. Pas de croix à côté du nom du candidat démocrate au sénat, à côté du nom du candidat démocrate à la chambre des représentants, etc. Cette absence de choix pour les autres postes serait, selon Steyn, plutôt l’indice de bulletins suspects. Voir cet exemple en Virginie (résultats officiels tirés d’ici, deux onglets séparés) :
Pour Ben Braddock qui dit avoir travaillé sur des campagnes électorales depuis plus d'une décennie, le partage des bulletins de vote (vote pour un parti à la présidentielle, pour un autre à un autre parti à un autre niveau le même jour de scrutin)est devenu de moins en moins courant ces dernières années. Mais il ne s'agit même pas d'avoir voté pour un pari à un niveau et l'autre parti à un autre niveau. Mais n'avoir voté qu'au niveau de la présidentielle pour Biden et blanc pour tous les autres postes. Ces résultats sont donc très suspects. Lire la suite sur son fil Tweeter. Évidemment, le problème pour les Républicains sera de prouver la fraude après coup et à temps pour que ces preuves jouent en leur faveur.



 
Un homme mort depuis 1984 (William Bradley) a voté par correspondance en 2020 à Détroit (ville démocrate)



Notez sous les gazouillis qui dénoncent ces exemples de morts qui votent le petit pointeur qu’introduit Twitter (pro-Biden comme tous les GAFAM) qui affirme en rouge « Découvrez comment voter par courrier est sûr et sécurisé. »

Terry Mathis, 120 ans (né en 1900), a apparemment également voté par correspondance dans le comté de Wayne, Michigan (Détroit, démocrate). Cette personne aurait demandé un vote par correspondance le 02/11/20, le bulletin a ensuite été envoyé ET renvoyé le jour même… (2/11/20, la veille du scrutin).

Apparemment, Donna Brydges (née en 1901) a voté par correspondance dans le comté de Mason, Michigan. Cela lui ferait 119 ans ! C’est aussi le cas apparemment de June Aiken (née en 1900). Cela lui ferait 120 ans !

Puisqu’on parle d’urnes et d’électeurs centenaires :


La carte des États où l’on peut voter avec ou sans pièce d’identité. À comparer avec la carte des États remportés par les Démocrates ou les Républicains.



Selon un lanceur d’alerte qui a contacté le projet Veritas, il a reçu l’ordre d’antidater d’un jour les votes par correspondance reçus le 4 novembre avec un cachet du 3 novembre pour qu’ils puissent être comptés au Michigan.

Le vote postal en France a donné lieu à de nombreuses irrégularités. « Les affaires qui arrivent devant les tribunaux, aussi révélatrices qu’elles puissent être, ne sont en réalité que l’émergence d’une gigantesque fraude qui n’est pas vraiment sanctionnée, et peut-être même non soumise à sanction. » Le législateur a supprimé le vote postal pour les élections politiques en 1975. Début d’un article du Monde du 13 novembre 1975. 



Rappelons que la corruption électorale aux États-Unis serait une tradition en quelque sorte. Écoutez Mark Steyn sur la corruption du parti démocrate à Philadelphie et New York à fin du XIXe siècle. (En anglais à partir de la 22e minute).

Steyn y lit des extraits du livre publié en 1901 par Gustavus Meyers, un auteur socialiste, intitulé The History of Tammany Hall. Tammany Hall était, jusqu’en 1960, une organisation new-yorkaise associée au Parti démocrate accusée de corruption électorale, clientélisme et patronage, pardon « d’aider à la réélection du parti démocrate et à la promotion des immigrés ». 
 
Steyn poursuit (à partir de la 27e minute) avec des extraits d’un livre de Lincoln Steffens publié en 1904 sur la corruption municipale : The Shame of the cities. Steffens se penchait sur le cas de New York, Chicago, Minneapolis, Philadelphie et Pittsburgh… Déjà. L’article sur « Philadelphie : corrompue et satisfaite » se trouve ici (à partir de la page 269).

La corruption n’a pas pris fin au XXe siècle. En effet, selon Seymour Hersh dans son succès de librairie La Face cachée du clan Kennedy, toute la carrière de Kennedy s’est déroulée sous le signe de la corruption. La fortune de son père (gagnée, entre autres, à trafiquer l’alcool avec la Mafia sous la prohibition) a contribué de façon décisive à son élection, en permettant d’acheter des voix dans certaines circonscriptions clés. Pour cela, un rôle éminent est revenu à la Mafia de Chicago, et notamment à son chef Sam Giancana. Une des maîtresses de Kennedy servait d’intermédiaire entre lui et ce chef mafieux (également son amant), en convoyant des valises de billets. Il faut noter au passage que la même jeune femme apportait à la Maison-Blanche, toujours en espèces, les généreuses contributions d’industriels californiens qui devaient bénéficier d’un énorme contrat militaire, en fait un des plus vertigineux gouffres financiers de l’histoire américaine (6,6 milliards de dollars des années 60 pour un avion pratiquement sans usage).

Pourquoi Kennedy payait-il Giancana ? Pour faire assassiner Castro. Kennedy, après l’échec de l’invasion de Cuba sous l’égide de la CIA, aurait, selon Hersh, nourri une haine singulière contre Castro, jusqu’à mener contre lui une guerre privée qui l’empêchait de se contenter des tentatives, baroques mais vaines, des services officiels. Car l’assassinat politique entrait aussi dans la palette kennedienne : il est, plus au moins directement, lié à l’assassinat de Lumumba, de Trujillo et de Diêm » On est loin de l’icône.

Le livre de Hersh est suffisamment sérieux pour avoir résisté à la puissance persistante de la famille Kennedy. Or celle-ci est à sa manière le véritable héros du livre : JFK y apparaît comme le joueur vedette d’une équipe exceptionnellement soudée autour de sa réussite commune. Le portrait que Hersh donne de Bob Kennedy, ministre de la Justice de son frère, son actif paravent contre les curiosités mal placées et peu ou prou son homme des basses œuvres, n’est pas moins sévère que celui de JFK. Le charisme en moins.

Comme le signalait Libération (de la gauche progressiste) en 1998, « un des mérites du livre de Hersh de reconnaître aussi l’aspect solaire de la personnalité de JFK, son intelligence, sa rapidité d’esprit, son communicatif appétit de vivre. »



Voir aussi


Aux États-Unis, les confessions d’un « fraudeur électoral » démocrate alimentent les soupçons (Le Figaro, septembre 2020)

États-Unis. Vote par correspondance, voie royale de la fraude

La liste des fraudes démocrates selon un site pro-Trump français (125 cas de fraudes recensés selon eux)




Plusieurs recours en justice ont été déposés par l’équipe de Donald Trump. Ils ciblent plusieurs États clés, où le scénario d’une invalidation de bulletins de vote pourrait profiter au candidat républicain. « Quels bulletins de vote a-t-on le droit de compter en fonction de la loi de chaque État ? C’est cela qui est en jeu », explique à France 24 Olivier Piton, avocat spécialisé en droit public. « Cela pourrait changer complètement le résultat (de l’élection) »




L’ancien sénateur du Michigan, Patrick Colbeck, explique comment il a assisté à des violations flagrantes de la loi et de la procédure électorales à chaque étape du processus. Selon lui, les responsables devraient être jugés pour sédition. Son site Letsfixstuff.org énumère ces violations. Il a assisté, en tant que « contestateur de scrutin » (poll challenger), au dépouillement à Détroit.


Entretien de l’ancien vice-premier ministre australien John Anderson avec l’historien américain Victor Davis Hanson sur l’élection 2020 (1 h 5 min, en anglais, enregistré le 7 novembre)

Il y aurait au moins 21 000 morts sur les listes électorales de l'État de Pennsylvanie, selon une plainte déposée jeudi 5 novembre 2020.

Entretemps dans le camp des tolérants, effigie de Trump décapitée en pleine rue devant une foule approbatrice (plusieurs sans masque tout à coup) :

Selon que la fraude soupçonnée frappe le candidat du Bien ou du Mal, elle est recevable ou condamnable selon les grands médias de gauche.


La commission électorale russe met en doute la légitimité du scrutin. Le système de vote par courrier aux États-Unis permet « les votes multiples, les pertes des bulletins “indésirables”, l’essor du vote des morts », relevant d’une « absence d’un contrôle systématique sur le processus électoral par voie postale dans son ensemble », de déclarer Ella Pamfilova.

Selon une étude de septembre 2020, 353 comtés américains comptaient 1,8 million d'électeurs de plus que les citoyens en âge de voter...  (Judicial Watch)

Délation, censure, obsession de l'identité… « Pourquoi j'ai quitté le New York Times »

Délation, censure, obsession de l’identité… Bari Weiss (ci-contre), ex-collaboratrice des pages opinion du grand journal américain, raconte la dérive sectaire de cette institution du journalisme.

En juin, au plus fort des manifestations provoquées par la mort de George Floyd aux États-Unis, le sénateur républicain de l’Arkansas, Tom Cotton, publiait une tribune dans le New York Times appelant au déploiement des troupes fédérales dans les grandes villes américaines. Fait extrêmement rare, plus de 1 000 salariés du journal s’élevèrent contre l’article, inquiets, disaient-ils, de la dangerosité du propos. Penaud, le Times répondit que le processus de publication avait été hâtif, poussant le rédacteur en chef des pages opinion, James Bennet, à la démission. Un mois plus tard, sa subordonnée, Bari Weiss, dont les idées allaient souvent à l’encontre du consensus prévalent au sein du quotidien, quittait celui-ci, la nouvelle rencontrant un écho mondial. Une tempête dans un verre d’eau ? Pas si l’on considère que l’épisode est révélateur de la polarisation croissante de l’opinion américaine et de l’inquiétant enfermement des médias progressistes dans une orthodoxie identitaire. Depuis, la jeune et brillante journaliste, autrice du remarqué How to Fight Anti-Semitism (« Comment combattre l’antisémitisme »), lauréat d’un National Jewish Book Award 2019, est devenue le symbole des méfaits de cette étroitesse d’esprit, mais aussi de l’espoir de voir émerger une nouvelle garde soucieuse de pluralisme. Elle s’est confiée en exclusivité au Point depuis Los Angeles, où elle vit désormais.


Le point s’entretient avec Bari Weiss.

Le Point. — Ce n’est pas tous les jours qu’un journaliste démissionne du New York Times. Pourquoi avez-vous pris cette décision ?

Bari Weiss. — Il faut revenir plusieurs années en arrière. Pendant plus de quatre ans, j’ai travaillé au Wall Street Journal pour les pages opinion. Je me trouvais un peu à part, car j’étais la plus à gauche du service. J’étais très opposée à Trump, et, après son élection, il m’a semblé que le journal avait beaucoup de choses à dire sur les projets politiques du président, mais peu sur les implications morales de son investiture. À ce moment-là, comme beaucoup de Never Trumpers, j’ai cherché du travail ailleurs. Dans le même temps, le New York Times, comme d’autres organes de presse qui avaient manqué le phénomène Trump, se livrait à un examen de conscience. Il comprenait qu’il n’avait pas fait assez pour s’exposer et exposer ses lecteurs à des idées, à des personnes et à des politiciens qu’ils ne pouvaient pas rencontrer à Brooklyn ni dans l’Upper West Side. Ce qui s’est avéré une excellente occasion pour moi. Mais, soudain, de progressiste au Wall Street Journal, je suis devenue conservatrice au New York Times. Je m’y attendais ! Certains de mes collègues ne me parlaient pas, mais c’était supportable, c’était le prix à payer pour travailler dans le journal le plus puissant du monde. J’avais un travail passionnant, qui consistait essentiellement, au-delà de la publication épisodique d’articles, à commander des articles d’analyse et d’opinion [ce qu’on appelle en anglais un staff editor, NDLR] à des personnes qui n’auraient pas spontanément écrit dans le New York Times. Cela a duré un certain temps.

— Qu’est-ce qui a changé ?

« Pour une majorité de Français, le pays ne peut plus accueillir de nouveaux arrivants »

LES CONCLUSIONS de l’enquête exclusive de l’IFOP, que commente Jérôme Fourquet, sont claires. Seuls 32 % des Français considèrent que les pouvoirs publics luttent efficacement contre l’immigration clandestine. Une large majorité d’entre eux sont favorables à des mesures vigoureuses pour limiter les flux ; 78 % pensent qu’il faut une immigration choisie et non pas subie ; 55 % sont favorables à la suppression du regroupement familial. Et 58 % souhaitent l’instauration du droit du sang. Nous publions ici quelques extraits de cet entretien dont vous pourrez retrouver l’intégralité dans Le Figaro Enquêtes.

LE FIGARO. — Votre enquête montre que la perception des Français de l’immigration a évolué de manière de plus en plus négative. En 2007, ils sont encore 49 % à penser que l’immigration est « une chance pour la France », contre 37 % aujourd’hui. Comment l’expliquer ? 

Jérôme FOURQUET. — Il faut tout d’abord évoquer un aspect méthodologique non négligeable. Jusqu’au milieu des années 2000, les sondages étaient réalisés par téléphone et une partie des sondés rechignaient à faire des réponses non « politiquement correctes » aux enquêteurs qui les interrogeaient. Depuis, la plupart des sondages sont effectués via internet, où il n’y a plus d’interactions entre le sondé et l’enquêteur. Les sondés, seuls devant leur écran, déclarent plus facilement des opinions plus abruptes et moins consensuelles. Au delà de ce biais méthodologique, la crise économique que notre pays a connue en 2008-2009, puis la crise migratoire de 2015-2017, et, parallèlement, les attentats qui ont frappé la France depuis 2012 ont alimenté dans l’opinion l’idée selon laquelle, d’une part, la France n’avait plus les moyens d’accueillir et d’intégrer de nouveaux arrivants et, d’autre part, qu’une immigration importante pouvait générer des problèmes sécuritaires.

— La vague migratoire et la question du terrorisme à partir de 2015 ont-elles représenté un tournant ?

— Ces événements ont plutôt eu tendance à conforter dans leurs opinions tous ceux déjà préalablement opposés ou inquiets face à l’immigration. Toute une partie de la population française doute depuis longtemps de notre modèle d’intégration, et des événements comme les émeutes de banlieue de 2005 avaient puissamment ancré ce doute. Les signes de communautarisation d’une partie de la population issue de l’immigration arabo-musulmane dans de nombreux quartiers ont renforcé cette grille de lecture. La radicalisation islamique et les attentats participent de ce processus.


— Les Français interrogés sont 64 % à penser qu’« on en fait plus pour les immigrés que pour les Français »… Comment l’expliquez-vous ?

— Cette idée n’est pas nouvelle. Dès les années 1980, notamment dans les milieux populaires, s’était installée l’idée que les immigrés seraient prioritaires dans l’attribution de logements sociaux ou de différentes prestations sociales. Très précocement, le FN a joué sur ce ressort avec son concept de « préférence nationale » et son slogan « Français, premiers servis ». Au fur et à mesure que des réformes sont menées rendant le modèle social moins généreux (code du travail, retraites, etc.) et que la pédagogie gouvernementale martèle que les ressources financières se font plus rares, une majorité de Français souhaitent que ces sommes leur bénéficient en priorité. Le fait que des immigrés puissent bénéficier de la CMU et le coût croissant de l’aide médicale d’État constituent dans ce contexte un point de crispation important.

— Le modèle actuel est-il viable dans une société que vous décrivez comme archipellisée ? 

— Aux États-Unis, depuis des années, les républicains ont mené une campagne dénonçant les excès de l’État-providence. Ils l’ont fait officiellement en vertu de leurs convictions idéologiques et philosophiques (pour résumer, la liberté et la responsabilité de chaque individu qui doit s’assumer et ne pas tout attendre de la collectivité). Mais derrière se cache également une grille de lecture raciale, prisme toujours important aux États-Unis. La lutte contre l’élargissement de la protection sociale, commel’opposition véhémente contre l’Obamacare (couverture sociale obligatoire mise en place par Obama), est aussi assise subliminalement sur l’idée que la classe moyenne blanche va devoir financer les aides sociales supplémentaires que vont toucher les Noirs. Ronald Reagan avait employé l’expression de Welfare Queen (littéralement « la reine de l’assistance », que l’on pourrait également traduire par « la reine des allocs », NDLR), qui renvoyait à la figure de la mère célibataire noire abusant de l’aide sociale. Tant qu’une société est homogène démographiquement et ethno-culturellement, l’acceptation d’un modèle de protection sociale est assez élevée et les débats portent pour l’essentiel sur son coût et le niveau de redistribution. C’est la situation qui a longtemps prévalu en France. Avec une hétérogénéité démographique croissante, il est probable que les termes du débat changent également et prennent une tournure qui ressemble en partie à ce que l’on observe depuis longtemps aux États-Unis.



— Selon votre enquête, les Français sont majoritairement hostiles à l’acquisition automatique de la nationalité française pour les enfants nés en France de parents étrangers et favorables au droit du sang. Est-ce une réaction liée aux difficultés d’intégration d’une partie des populations immigrées ? 

— Le débat sur l’immigration tel qu’il est abordé par ceux qui défendent le bienfondé de ce phénomène ou qui relativisent ses effets sur la société française porte la plupart du temps sur les flux d’entrées annuels qui sont présentés comme tout à fait « gérables » et « absorbables ». Mais quand on parle d’immigration aux Français, beaucoup d’entre eux raisonnent non pas seulement sur les « flux », mais sur le « stock ». Nombre de nos concitoyens constatent empiriquement que la composition démographique de la population de leur quartier ou de leur ville a changé significativement depuis une vingtaine d’années. De fait, comme nous l’avons montré dans notre livre, près de 19 % des enfants qui naissent aujourd’hui en France reçoivent un prénom arabo-musulman. Comme l’a bien décrit David Goodhart dans son livre Les Deux Clans, les changements démographiques que la Grande-Bretagne (mais ce constat vaut aussi pour la France) a connus en seulement quelques décennies ont été particulièrement massifs et spectaculaires. Ces bouleversements ont déstabilisé des pans entiers des sociétés occidentales et notamment leurs composantes populaires, qui ressentent une forte insécurité culturelle. La réislamisation de toute une partie des populations issues de l’immigration depuis le début des années 2000 a accentué ce phénomène. Dès lors, une forte demande s’exprime pour réduire drastiquement les flux migratoires et pour tenter en priorité de mieux intégrer les immigrés et leurs descendants déjà présents sur notre sol. 

 


 

 « Le Figaro Enquêtes » : « La France face au défi de l’immigration », dirigé par Alexandre Devecchio, avec les contributions de Stephen Smith, Hubert Védrine, Michèle Tribalat, Jérôme Fourquet, Pierre Vermeren, Douglas Murray, Dominique Reynié, Chantal Delsol, Malika Sorel, Renaud Girard, Paul Collier…

Source : Le Figaro


lundi 16 novembre 2020

Sondage — Seuls 17 % des Canadiens interrogés d'accord avec l'importation de 1,2 million d'immigrants en 3 ans

Ottawa a récemment annoncé qu’il vise à importer 1,2 million d’immigrants dans les trois prochaines années. Soit deux fois la population de la ville de Québec en trois ans…

Les Canadiens sont peu enthousiastes. Gageons que cela ne changera sans doute rien à la résolution de Justin Trudeau.

Seuls 17 % des Canadiens interrogés disent que le pays devrait accepter plus d’immigrants en 2021 que l’année dernière, selon un sondage du Nanos Research Group réalisé pour Bloomberg News. La plupart des Canadiens ne sont pas très enthousiasmés par les nouveaux objectifs « ambitieux » annoncés par Justin Trudeau.

« Nous sommes confrontés à un taux de chômage de 9 % à 10 % — plus d’un million de Canadiens sont sans emploi », a déclaré la députée conservatrice Raquel Dancho dans une interview, ajoutant que les logements abordables sont également rares. « Où ces gens vont-ils travailler ? Où ces gens vont-ils vivre ? »

La fermeture des frontières et les restrictions de voyage liées à la pandémie ont ralenti l’immigration cette année et le pays est en passe d’atteindre seulement 60 % de son objectif de 2020 d’accueillir 341 000 nouveaux immigrants.

Raquel Dancho, la principale porte-parole des conservateurs sur la question, a déclaré que son parti est pro-immigration, mais pense que le gouvernement libéral de nouveaux objectifs était « sourd » à la situation, car « il ne prenait pas en compte les inquiétudes quant à pouvoir recruter autant de nouveaux travailleurs ». L’enquête Nanos auprès de 1 000 Canadiens a été menée entre le 28 octobre et le 1er novembre par téléphone et en ligne.

Voir aussi 

Trudeau veut importer 1,2 million d’immigrants (soit plus de deux fois la population de Québec) en trois ans 

L’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général ; les politiques d’immigration doivent être revues (Institut Fraser)

L’immigration, le remède imaginaire

Les immigrés coûtent de plus en plus cher au Canada : ils coûtent plus de 16 milliards de dollars par an aux contribuables (étude)

David Suzuki : le Canada est plein, notre politique d'immigration est écœurante