jeudi 2 janvier 2014

Baisse historique de la population japonaise en 2013

Avec un taux de natalité exceptionnellement bas, le Japon voit sa population diminuer encore en 2013. Elle a enregistré une baisse historique de 244 000 personnes, après une baisse de 219 000 personnes en 2012. Au 31 mars dernier, le pays comptait 126 393 679 habitants, soit 0,21 % de moins par rapport à l'année précédente. La société japonaise connaît un vieillissement accéléré ainsi qu’une pénurie de main-d’œuvre à terme, en l’absence de politiques véritablement favorables à la famille et à la natalité.

Selon les estimations communiquées mercredi 1er janvier par le ministère de la santé, le pays a enregistré 1 031 000 naissances l’an dernier, soit 6 000 de moins qu’en 2012. En revanche, le nombre de décès a augmenté d’environ 19 000 pour s’établir à 1 275 000. Il s’agit de la plus forte hausse depuis la deuxième guerre mondiale, selon le ministère.

La tendance au dépeuplement du Japon est constante depuis 2007. Plus de 20 % de la population est âgée de 65 ans et plus, une des proportions les plus élevées au monde. Une étude publique dévoilée début 2012 projette une diminution de 41 millions d’habitants d’ici à 2060, soit une chute de 32 % de la population en moins de cinquante ans. L’archipel compterait alors 87 millions d’habitants et passerait sous la barre symbolique des 100 millions d’habitants en 2048, alors que le pays fut longtemps l’un des plus densément peuplés au monde.

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Rétrospective 2013 sur le traitement médiatique du « changement climatique »

Si vous obtenez vos informations de sources comme Le Devoir ou Radio-Canada, voici quelques histoires qui se sont produites en 2013 et qui concernent « le changement climatique » et dont vous n’avez probablement jamais entendu parler.

1. Le navire d’une expédition en Antarctique sur le réchauffement de la planète piégé par la banquise. Vous avez probablement entendu parler ces derniers jours du navire russe emprisonné à une centaine de milles nautiques à l’est de la base française Dumont d’Urville en Antarctique dans 4 mètres de glace et comment trois brise-glace dépêchés sur place ne sont pas parvenus à fendre la glace pour le débloquer. Le tout en plein été austral... Ce dont vous n’avez sans doute pas entendu parler c’est que ce navire est rempli de climatologues dont la mission est d’étudier les « changements climatiques ». Sur les traces d’une expédition antarctique australasienne de 1914 et dans le but de comparer les données climatiques sur 100 ans, ces scientifiques et ces écotouristes (dont une sénatrice du Parti Vert australien Janet Rice) se sont retrouvés immobilisés par la banquise à l’endroit même où la mer était libre il y a un siècle…

Allusion au film « Une vérité qui dérange » d'Al Gore visionné dans les écoles québécoises et mentionné dans le matériel didactique de l'école québécoise.

Le capitaine de l’expédition, le climatologue Chris Turney n’en démord pas et soutient toujours que les glaces de l’Antarctique sont en pleine fonte. Cruelle ironie du sort, celles-ci ne sont en aucun cas sur le point de fondre autour de son navire si bien que les autorités ont dû extraire l’ensemble des passagers bloqués au moyen d’un hélicoptère.

Le professeur de climatologie Chris Turney, chef de l’expédition.


Ci-dessous, vidéo de l’expédition australasienne de 1911/1912. L’Aurora quitta Hobart le 2 décembre 1911. Il longea d'abord la côte proche de la Terre Adélie en Antarctique, le navire mouilla ensuite au cap Denison dans la Baie du Commonwealth au début janvier 1912. La mer était libre de glaces.



Comme le montrent les mesures satellitaires, les glaces de l’Antarctique n’ont, non seulement pas fondu, mais sont au contraire bien au-dessus des niveaux historiques, n’en déplaise au Pr Turney.


Évacuation par hélicoptère des passagers de la mission australasienne en Antarctique



2. Navires bloqués et passages du Nord-Ouest annulés par la banquise précoce de l’Arctique. Le 4 juin Radio-Canada annonçait que « Quatre aventuriers se proposent de traverser l’Arctique à la rame cet été. Deux Canadiens et deux Irlandais se lancent dans cette aventure, au départ d’Inuvik dans les Territoires du Nord-Ouest pour tenter d’atteindre Pond Inlet au Nunavut. » Selon le Vancouver Sun, il s’agissait de souligner les « changements » dans l’Arctique provoqués par « le réchauffement climatique ».


Parcours prévu, interrompu pour cause de glace et bourrasques de neige

Curieusement, nous n’avons pas trouvé de nouvelles sur Radio-Canada relatant l’annulation de cette tentative pour cause de mauvais temps, de bourrasques de neige estivales tardives (ou hivernales précoces) et de la glace qui bloquait leur chemin… Évidemment, dans le Globe and Mail, les participants à cette traversée prétendent avoir réussi, car ils auraient pu attirer, selon eux, l’attention du public sur « les conditions météorologiques extrêmes qui accompagnent le changement climatique »… Conditions météorologiques extrêmes qui expliquent l'échec depuis des siècles de l'exploitation du passage du Nord-Ouest. Mais cela le Globe and Mail ne le fait pas remarquer à ces militants ou à ses lecteurs.

La même déconvenue a frappé le Français Charles Hedrich qui tentait de traverser le passage du Nord-Ouest à la rame. Le Français a perdu son contre-la-montre face aux glaces et « le gel prématuré de l'océan Arctique » l'a contraint mi-septembre à interrompre sa tentative de première mondiale, la traversée du mythique passage à la rame.

Autres exemples de navires (yachts, voiliers, bateaux à rames et kayaks) bloqués précocement en fin d'été dans l'Arctique.


3. Banquise à des niveaux record. Al Gore et John Kerry prédisaient il y a 5 ans qu’en 2013 l’Arctique serait libre de glace. Vous n’avez probablement pas entendu dire que le contraire est devenu réalité. L’an 2013 est actuellement au deuxième rang pour ce qui est de la plus grande superficie de la banquise jamais enregistrée. Cette année verra probablement le record de tous les temps battu avant la fin de cette saison.


4. La moitié des météorologues américains ne croient pas que l’homme soit le principal responsable du réchauffement climatique. Près de la moitié des météorologues et des spécialistes en sciences atmosphériques ne croient pas que les activités humaines soient le principal facteur dans le réchauffement climatique, selon un sondage réalisé par l’American Meteorological Society (AMS).

Le sondage auprès des membres de l’AMS a constaté qu’alors que 52 pour cent des membres de la Société météorologique américaine croient qu’on assistait à un changement climatique et qu’il était surtout dû aux activités humaines, 48 pour cent des membres pensent le contraire.

En outre, l’enquête a révélé que les scientifiques qui professaient des opinions politiques « libérales » (dans le sens de « progressistes ») étaient beaucoup plus susceptibles de croire en la théorie du réchauffement climatique d’origine humaine que ceux qui ne professaient pas ces opinions politiques.

Notons que certains « sceptiques » comme Richard Lindzen du MIT (voir ci-dessous) affirment bien qu’il y a eu une légèrement augmentation de la température de la planète récemment et que l’homme peut très bien en être en partie responsable, mais que cette hausse est négligeable pour l’instant. Les mécanismes en jeu, selon ce professeur de climatologie, sont trop mal compris pour établir des prévisions climatiques à long terme crédibles. Prétendre l'inverse peut mener à ce stade à des décisions très coûteuses aux effets plus que douteux.




5. NASA révise les températures passées à la baisse. On ne sait pas trop pourquoi, mais la NASA a décidé de réviser à la baisse des températures historiques. C'est d'ailleurs sans doute contraire aux politiques de qualité et de contrôle imposées à cette même NASA. L’effet net est de donner l’impression d’un réchauffement récent plus important que dans des rapports précédents. En refroidissant les données historiques (tout en ne changeant pas les données récentes), la NASA a presque doublé le réchauffement des températures entre 1880 et 2000 en treize ans. Ce ne serait apparemment pas la première fois (voir ici et ).

Graphes superposés des données de la NASA pour la température mondiale entre 1880 et 2000. En rouge la moyenne lors de son rapport de 2001, en bleu la moyenne dans son rapport de 2013.

6. La population des ours polaires atteint des niveaux sans précédent. Jamais, depuis qu’on estime le cheptel d’ours blancs, n’en a-t-on dénombré un tel nombre : entre 20.000 et 25.000, malgré une nouvelle méthode de décomptage. Près de 5000 oursons polaires devraient naître autour de la Nouvelle Année.


En 2012, une étude menée dans le Nord canadien avait aussi révélé que la sous-population d’ours blancs de la région est stable et en bonne santé. Selon la plus récente étude menée par l’équipe de recherche du ministère de l’Environnement du gouvernement du Nunavut, la taille estimée de la sous-population du bassin Foxe (voir son étendue ci-dessous) est de 2 580 ours, soit un nombre comparable aux estimations du début des années 1990, même si les taux annuels de récolte sont demeurés stables au cours de 20 dernières années. Les résultats des relevés aériens n’ont pas fourni de preuve que le changement climatique affecte négativement les ours blancs de la région du bassin Foxe.

 Limites du bassin Foxe en vert
(on reconnaît le nord de la baie d'Hudson, l'île de Baffin)


7. Aucun lien avéré entre des températures plus élevées et une prévalence accrue de la malaria.

En 2007, l'ONU avait annoncé que le réchauffement climatique allait favoriser l’apparition d’épidémies de paludisme (malaria pour les anglophones):
« Le réchauffement climatique menacerait des millions de personnes de paludisme. [...] L'augmentation des précipitations, de la température et de l'humidité favorisent la propagation des moustiques qui transmettent le paludisme, selon le Rapport sur le développement humain 2007-2008. Cela pourrait exposer 220 à 400 millions de personnes supplémentaires au paludisme, maladie qui fait environ un million de victimes par an. »
La nouvelle avait été reprise par Radio-Canada : « On peut également s'attendre à ce que le réchauffement des températures cause une extension du territoire et une augmentation du nombre d'insectes porteurs de maladies telles que la malaria, la dengue et plusieurs sortes d'encéphalites virales. » Le Collège des médecins de famille de l'Ontario (CMFO) s'en inquiétait même : « Ainsi, la malaria et la dengue apparaissent maintenant dans des régions où elles n'étaient pas endémiques autrefois. »

Pourtant, Paul Reiter un entomologiste médical français, chercheur à l'Institut Pasteur, l’avait déjà expliqué : « le paludisme était au XVIIe siècle une maladie endémique… en Angleterre ! Alors que la Tamise gelait en hiver... »

Le paludisme a été un fléau historique, endémique dans plusieurs pays d'Europe jusqu'en 1945. Des épidémies survenaient l'été en Finlande jusqu'à la fin du XIXe siècle; certaines épidémies dans ce pays étaient associées à une létalité de 0,85 à 3 %. La plus grande épidémie récente de paludisme a été décrite à Arkhangelsk (40 000 cas) dans les années 20 et 30. Cette ville russe est située sur la Mer Blanche, près du cercle polaire !

En 2013, une nouvelle étude a été publiée dans le Journal of the Royal Statistical Society nous apprenait qu’il n’existe aucun lien entre la propagation du paludisme et le réchauffement climatique :
« Nous montrons que les chances d'éradication du paludisme augmentent sensiblement lorsque la taille moyenne des ménages passe en dessous de quatre personnes. Il n’existe pas de lien entre des températures plus élevées et une prévalence accrue du paludisme. Nous proposons que la taille du ménage soit un facteur important parce que le paludisme se transmet à l'intérieur de nuit. »

8. Obama permet que des parcs éoliens tuent des aigles impunément.

L’administration américaine exempte désormais les exploitants d’éoliennes d’amende si leurs installations venaient à tuer des aigles impériaux ou des pygargues à tête blanche (l'animal emblême des États-Unis). Cette mesure vise à favoriser le développement des énergies dites renouvelables. Une entreprise a récemment été condamnée à une amende parce que ses éoliennes ont été reconnues responsables du décès de plusieurs volatiles. On trouve des fermes éoliennes dans 39 États du pays.

Pygargue à tête blanche

Une enquête menée par l’Associated Press plus tôt en 2013 a relevé la mort d’aigles autour de parcs éoliens, ainsi que la réticence de l’administration Obama à engager des poursuites et sa volonté d’étouffer l’ampleur des décès de ces rapaces. La Maison-Blanche est un fervent partisan de l’énergie éolienne présentée comme une solution au réchauffement climatique et une pierre angulaire du plan énergétique du président Barack Obama. De nombreux sceptiques doutent de l’utilité de l’énergie éolienne pour lutter contre les gaz à effets de serre, d’autres soulignent le prix élevé de l’énergie produite de la sorte. Québec n'approuvera en pratique plus de nouvelles constructions de parcs éoliens selon l'IEDM.

Le gouvernement américain soutient également l’éthanol à base de maïs pour réduire la dépendance des États-Unis à l’essence importée. Dans ce contexte, la Maison-Blanche a permis à l’industrie verte de faire des choses peu écologiques. Une autre enquête de l’AP a récemment indiqué que l’éthanol s’est avéré beaucoup plus dommageable pour l’environnement que les politiciens ne le promettaient et bien pire que ce que le gouvernement américain l’admet aujourd’hui.

9. Les océans n'engloutissent pas les atolls coralliens. Rappelez-vous en 2009, lorsque les fonctionnaires des Maldives avaient tenu une conférence de presse sous l’eau pour montrer que leurs îles coulaient à cause du réchauffement climatique. Eh bien, une nouvelle étude réalisée en 2013 montre qu’ils n’ont rien à craindre. Bonne nouvelle ! Il faut dire que les autorités des Maldives ne semblaient pas trop inquiètes : elles y ont construit récemment quatre nouveaux aéroports et de nombreux autres complexes hôteliers.

Cette étude en confirme d'autres comme celle de Paul Kench de l’université d’Auckland en Nouvelle-Zélande et Arthur Webb de l’université de Suva, aux Fidji. Leur recherche a porté sur 27 îles du Pacifique. Durant les dernières soixante années, toutes — sauf quatre — ont conservé la même taille ou ont grandi, certaines de 20 à 30 pour cent. Les chercheurs ne nient pas que le changement climatique ait un impact sur les atolls et les îles très basses de l’océan Pacifique. Mais ils ont découvert que ces îles s’adaptaient beaucoup mieux que prévu. Voir Les atolls du Pacifique ne seraient pas menacées par le réchauffement climatique.

10. L’année 2013 aurait été l’année météorologique la moins extrême aux États-Unis depuis qu’on dispose de telles statistiques. L’année 2013 brise le record du moins de tornades aux États-Unis, 15 % de moins que le minimum précédent. L’an passé également vu le moins de feux de forêt aux États-Unis depuis 1984. (Voir également 2013 – a year with minimal extreme weather events in the US.)

11. Absence de réchauffement de la planète depuis plus de 17 ans. Les données RSS mensuelles sur les anomalies de température moyenne planétaire de la basse troposphère allant de novembre 1996 à octobre 2013 n’indiquent aucun réchauffement climatique pendant précisément 204 mois — le premier ensemble de données pour 17 années complètes qui tendent à montrer que les modèles utilisés pour faire des projections catastrophistes sur notre climat semblent erronés.


Les températures mondiales mesurées refusent de suivre les prévisions haussières pressenties par la quasi-totalité des modèles clima­tiques. Depuis son premier rapport en 1990, le GIEC prédisait que les températures mondiales augmenteraient en moyenne de 0,2° Celsius par décennie. Mais voilà que le GIEC reconnaît qu'il n'y a eu aucune augmentation statistiquement significative des températures mondiales tout au long des 16 dernières années.

Dans un numéro de septembre 2013 de la prestigieuse revue scientifique Science, une équipe canadienne s'est également penchée sur la surestimation du réchauffement de la planète au cours des 20 dernières années par les modèles informatiques. Pour ces chercheurs, « le réchauffement climatique observé récemment est nettement inférieur à celui prévu par les modèles climatiques. Cette différence pourrait s'expliquer par une combinaison d'erreurs dans le forçage externe, la réponse des modèles à ce forçage et de la variabilité interne du climat. » Sur 117 modèles (regroupés en barres grises dans les diagrammes ci-dessous), seuls 3 prévoyaient des valeurs dans l’intervalle des températures observées. Tous les autres surestimaient grandement le réchauffement.


Pour le professeur Lindzen, l’excuse du GIEC qui expliquerait l'absence de réchauffement au cours des dix-sept dernières années consiste à dire que la chaleur se cache dans les profondeurs des océans. Ce n’est tout simplement que l’aveu que ces modèles ne parviennent pas à simuler les échanges de chaleur entre les couches de surface et les profondeurs océaniques. Or, cet échange de chaleur joue un rôle primordial dans la variabilité naturelle interne du climat et l’affirmation du GIEC selon laquelle le réchauffement observé peut être attribué à l'homme dépend essentiellement de l’exactitude des simulations de ces modèles quant à la variabilité naturelle interne du climat. Ainsi, le GIEC admet de façon controuvée, selon le climatologue du MIT, que leur cruciale hypothèse est totalement injustifiée.

Enfin, tout en attribuant le réchauffement climatique à l'homme, Richard Lindzen souligne que le GIEC omet de préciser que ce réchauffement a été minuscule et totalement compatible avec une situation en rien alarmante. Il est assez étonnant de voir les contorsions que le GIEC s’impose pour poursuivre la promotion du programme politique sur le climat.




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mardi 31 décembre 2013

Jacques Brassard : Supprimons le cours ECR et enseignons l'histoire du Québec

De l'ex-ministre Jacques Brassard :

[...] il ne faudrait surtout pas que les christianophobes fanatiques voient cette charte [de la « laïcité »] comme une simple étape vers l’éradication dans la sphère publique de notre patrimoine catholique et de notre appar­te­nance spirituelle et morale à la civilisation occidentale judéo-chrétienne. Comme ce fut le cas lors de la déconfessionnalisation des commissions scolaires qui fut suivie de l’abro­gation en catimini du régime d’option entre l’enseignement religieux ou moral dans les écoles. Régime qui convenait très bien à l’immense majorité des parents québécois.
Une dernière remarque à propos de la charte : cessons de parler la langue de bois et admettons que le problème que l’on vise ne concerne au fond ni les catholiques, ni les Juifs, ni les Témoins de Jého­vah. Il concerne les Musulmans.

Pourquoi tourner autour du pot ? En fait, le signe ostentatoire qui est ciblé, c’est le voile musulman (dans tout ses avatars : hidjab, burka, niquab). Parce qu’on sait fort bien qu’il s’agit là d’un symbole fort de la servitude de la femme.

N’allons toutefois pas croire que la charte est la solution unique et définitive pour mettre un terme aux multiples agressions du multiculturalisme qui érodent depuis des décennies notre identité nationale.

La charte ne peut être qu’un élément de la solution. Et convenons qu’il est largement symbolique.

La charte doit être une pièce d’une politique de démantèlement du multiculturalisme. Cette politique doit prendre la forme d’une véritable et efficace intégration des nouveaux venus à la majorité natio­nale. Le Québec n’est pas une page blanche. Il y a sur ce territoire une communauté nationale enra­cinée en terre d’Amérique depuis 400 ans et dotée d’une langue, d’une culture et appartenant pleine­ment à la civilisation occidentale judéo-chrétienne. Et c’est à cette nation que les immigrants doivent s’intégrer.

Pour ce faire, il faut revoir les seuils d’immigration qui sont trop élevés. Il faut les abaisser. À 55 000 par année, il est manifeste que l’intégration est défaillante.

Par ailleurs, il suffit d’observer ce qui se passe en Europe pour se rendre compte que, parmi les nou­veaux venus, ce sont les Musulmans qui sont les plus réfractaires à l’intégration. Ce n’est pas une opinion que j’émets, c’est un fait dont il faudrait tenir compte.

Ajoutons que notre système scolaire doit être débarrassé des infections multiculturalistes qui le ron­gent. Concrètement, cela signifie l’abolition du cours Éthique et Culture Religieuse qui vise à dislo­quer l’identité nationale chez les jeunes. Il faut instaurer également un véritable enseignement de l’histoire nationale à tous les niveaux.

[...]


Source : Journal de Québec, 27 décembre 2013



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vendredi 27 décembre 2013

Nourrir son enfant au sein développe son cerveau

Plusieurs études semblent indiquer que nourrir son enfant au sein développe son cerveau.

En effet, une nouvelle étude menée en Grèce indique que les nourrissons qui ont été allaités pendant plus de six mois ont obtenu de meilleurs résultats à des épreuves cognitives, linguistiques et de développement moteur.

Des recherches antérieures suggéraient un lien entre l’allaitement et de meilleures capacités cognitives ainsi qu’une meilleure mémorisation. Mais il n’était pas clair quel impact ce mode d’alimentation avait sur les capacités linguistiques et motrices.

La nouvelle étude ne prouve pas que l’allaitement maternel cause un meilleur développement, mais il existe une forte corrélation entre ces deux éléments, selon ces chercheurs.

La plupart des données « montrent très clairement qu’il existe des avantages médicaux importants à l’allaitement maternel », a déclaré le Dr Dimitri Christakis à Reuters.

Christakis est un professeur de pédiatrie à l’Université de Washington et directeur du Centre pour la santé, le comportement et le développement des enfants à l’Institut de recherche des enfants à Seattle. Il n’a pas pris part à cette nouvelle étude.

Dans une autre étude, menée sur 133 enfants de 10 mois à quatre ans, qui a consisté à observer la constitution de matière blanche dans le cerveau des petits. La matière blanche est l’ensemble des fibres nerveuses, à l’intérieur du cerveau, qui connectent les différentes aires les unes aux autres, facilitant l’échange d’information et la création de capacités de langage, de raisonnement ou d’intégration.

Les enfants nourris au moins trois mois au sein exclusivement présentent des hausses de 20 à 30 pour cent de cette matière blanche par rapport à ceux nourris au biberon. Les enfants nourris de façon mixte se situent entre les deux. En outre, le développement des fibres de matière blanche, qui reflète la maturation des neurones, est proportionnelle à la durée d’allaitement.

Les améliorations cérébrales sont visibles dans les zones motrices qui contrôlent les mouvements du bébé, mais aussi dans les zones frontales et les aires associatives, qui centralisent des informations sensorielles diverses et permettent le développement des capacités d’abstraction.

Parallèlement à ce développement neuroanatomique, une acquisition plus précoce du langage, des capacités motrices ou de détection visuelle, est observée. On ignore comment le lait maternel exerce cet effet nourricier sur les capacités cérébrales, de plus amples travaux étant nécessaires pour le comprendre.

Sources : Reuters et Science Direct




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dimanche 22 décembre 2013

Alain Finkielkraut : « Toutes les batailles du Québec pour rester lui-même ont-elles été menées en vain ? »


« Le Québec a su conserver son identité contre l’hégémonie anglo-américaine, face au multi­cultu­ra­lisme, il résiste beaucoup moins bien. »

Il faut dire que le multiculturalisme domine dans les médias, au Monopole de l'Éducation et en politique...

Entrevue du philosophe Alain Finkielkraut avec Michel Desautels à l'antenne de Radio-Canada. Il y aborde le multiculturalisme, le rapport à la langue et la conception de l'école.



Voir aussi

Finkielkraut : non à l’école humanitaire !

« L'école prise par un absolutisme égalitaire » et l'immédiateté

Claude Lévi-Strauss meurt à 100 ans : « Le mirage de l’entente universelle »

Un Québec de plus en plus divers, est-ce vraiment une bonne chose ?

Multiculturalisme, « hybridation », « métissage culturel », une nouvelle illusion théorique dans les sciences sociales





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samedi 21 décembre 2013

Finkielkraut : non à l’école humanitaire !

Extraits d'un entretien que Le Point a eu avec le philosophe français Alain Finkielkraut :

Finkielkraut — [...] La qualité première de l’enseignant est en effet [aujourd'hui] la sollicitude envers les élèves en grande difficulté. C’était un maître, c’est désormais une assistante sociale. Notre société sécularisée a gardé de ses origines chrétiennes le parti pris systématique de la victime, mais elle n’a plus aucune considération pour ce que Pascal appelait l’« ordre de l’esprit ».

Dès lors, les professeurs de classes préparatoires [sorte de cégeps d'élite qui préparent aux concours très sélectifs des Grandes Écoles, des universités de prestige] sont regardés avec suspicion. Ils ont déserté le terrain de la souffrance et se sont réfugiés dans les beaux quartiers, où ils transmettent leur cher savoir à des héritiers, à des nantis.

Le Point — Quels que soient les présupposés idéologiques à l’œuvre contre l’excellence, la réalité, c’est que les meilleurs élèves bénéficient des meilleurs professeurs. Dans ces conditions, jamais M. Germain n’aurait pu distinguer le jeune Albert Camus, orphelin et pauvre.

Finkielkraut — La gauche compassionnelle a tué et remplacé la gauche républicaine et c’est au détriment de ceux-là mêmes à qui elle prétend venir en aide.

M. Germain était un instituteur exigeant, qui ne plaisantait pas avec la discipline, et, s’il a distingué Albert Camus, c’est précisément parce qu’il le jugeait meilleur que les autres élèves : tout le contraire de ce qu’on demande aujourd’hui à l’enseignant humanitaire. Celui-ci est sommé de faire cours en fonction de l’élève en difficulté, parfois même les bons élèves sont d’autorité placés au fond de la classe. Le résultat, c’est que le niveau général baisse inexorablement, que les parents qui en ont les moyens envoient leurs enfants dans l’enseignement privé ou dans les collèges et lycées publics qui maintiennent la rigueur et l’exigence républicaines.

Ainsi, le fossé se creuse entre les héritiers et les autres, et plus il se creuse, plus on veut jouer sur la corde sensible et réviser les exigences à la baisse en se réglant sur les capacités des plus faibles. Nous sommes dans un cercle vicieux.

Le Point — Mais faut-il, sous prétexte de refuser l’égalitarisme, renoncer à l’égalité républicaine ?

Finkielkraut — L’égalité républicaine, c’est l’égalité des chances, ce n’est pas la réussite garantie pour tout le monde. Un message désastreux est aujourd’hui envoyé à tous les élèves. On laisse entendre que, si les fils de la bourgeoisie ou les enfants d’enseignants font de bonnes études, c’est exclusivement en vertu de leur naissance : pour être admis à Normale sup [une des Grandes Écoles de prestige], pour obtenir l’agrégation d’histoire ou pour devenir docteur en médecine, ils n’auraient pas d’effort à produire, mais simplement un certificat d’état civil. Quant aux élèves « défavorisés », pourquoi s’obstineraient-ils ? [On leur dit que ] Leur échec est programmé et entièrement imputable à l’injustice du système social. Au lieu de les stimuler et, comme on dit dans le sport, l’un des derniers domaines où règne l’excellence, de leur « mettre la pression », le discours de l’école et sur l’école les installe dans le ressentiment.

Le Point — N’empêche, le dernier classement Pisa révèle aussi un système de plus en plus inégalitaire et de moins en moins performant.

Finkielkraut —  Si l’on regardait ce classement avec lucidité, on constaterait que les pays qui tirent leur épingle du jeu sont ceux qui ont conservé les anciennes méthodes pédagogiques, notamment l’apprentissage par cœur, et qui cultivent, avec le goût de l’effort, le respect des maîtres. Je ne plaide pas pour un enseignement à la coréenne. La République m’allait très bien.

Le Point — Une autre caractéristique des pays les plus performants est qu’ils ont, contrairement à la France, une société culturellement homogène [donc moins d'immigrés de cultures différentes...] Nous devons, quant à nous, offrir des chances égales aux enfants d’immigrés. Pourquoi ne pas leur envoyer, à eux aussi, les meilleurs profs ?

Finkielkraut —  Je ne crois pas qu’on leur envoie nécessairement de mauvais professeurs.

[...]

En revanche, je lis avec frayeur des rapports qui nous disent que le français n’est rien de plus que la langue dominante d’un pays plurilingue et qui nous répètent sur tous les tons qu’il n’y a pas d’asymétrie entre la culture française et les cultures d’origine des nouveaux arrivants. Si cette idée entre définitivement dans les consciences, il n’y aura plus de fondement à la transmission.

Le Point — L’asymétrie que vous évoquez n’est-elle pas tout bonnement une justification des inégalités ?

Finkielkraut —  L’asymétrie n’est pas la supériorité, mais l’ascendant en France de la culture nationale sur les cultures venues d’ailleurs. Le système scolaire s’effondre. Nous sommes entrés dans une période de sauve-qui-peut. Et, effectivement, tout le monde ne peut pas. Les misérables sont les grands perdants du tournant misérabiliste pris depuis quelques décennies par l’Éducation nationale.







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vendredi 20 décembre 2013

Pourquoi l'université coûte tellement cher aux États-Unis

Une autre année universitaire approche, le président Obama va donc bientôt commencer une autre tournée des campus du pays. « Il adore visiter les universités », explique Richard Vedder qui dirige le Centre d’accessibilité et de productivité universitaires à l’Université de l’Ohio. « Les universités permettent de s’abstraire de la réalité. Croyez-moi, j’y ai vécu pendant un demi-siècle. C'est comme vivre à Disneyland. Il s’agit de petites enclaves isolées d’irréalité. »

Le professeur Vedder, 72 ans, a enseigné l’économie appliquée aux universités depuis 1965. Au cours de la dernière décennie, il s’est forgé aux États-Unis une réputation d’éminent spécialiste dans le domaine de l’économie de l’enseignement supérieur, connaissances qu’il a partagées dans son livre de 2004 « Se ruiner avec un diplôme : Pourquoi l’université coûte trop cher. » Son analyse ne coïncide pas avec celle du président Obama.

Cette semaine, lors de sa tournée de rentrée universitaire en Pennsylvanie et dans l’État de New York, M. Obama a présenté un nouveau plan dont le but serait de rendre l’université plus abordable. « Si le gouvernement fédéral continue à investir de plus en plus d’argent dans le système », a-t-il fait remarquer à l’Université de l’État de New York à Buffalo, il y a deux semaines, et « si le coût augmente de 250 % » et « les recettes fiscales n’augmentent pas de 250 % » à « un moment donné, le gouvernement sera à court d’argent. »

Notons pour notre gouverne que M. Obama a donc admis qu’il existait une limite théorique à ce que le gouvernement fédéral peut dépenser, ce qui n’est pas évident quand on voit à quelle vitesse le déficit budgétaire augmente et à quel point le Trésor américain « pratique des assouplissements quantitatifs » (imprime de l'argent dans le langage des simples mortels).

Sa solution consiste, d’une part, à lier l’aide financière à la performance des universités par l’utilisation des subventions gouvernementales à la façon d’un « catalyseur à l’innovation » et, d’autre part, de faciliter le remboursement des dettes par étudiants. « En toute justice pour le président, certaines de ses idées sont décentes et même raisonnables », déclare le professeur Vedder, notamment quand il s’agit de fournir plus d’informations aux étudiants sur le coût d’une éducation universitaire et le taux d’obtention d’un diplôme dans une faculté donnée. Mais son plan ne fait qu’effleurer le problème et ne s’attaque qu’à « la partie émergée de l’iceberg. Il ne traite pas les causes fondamentales. »

Le coût d’une éducation universitaire n’a fait qu’augmenter malgré 50 ans d’interventions de l’État en apparence bienveillantes, selon M. Vedder, et le nouveau plan du président pourrait très bien exacerber cette tendance. D’après le professeur, le casse-tête que représente les coûts universitaires a commencé avec la Loi sur l’enseignement supérieur de 1965, une partie intégrante de la Grande Société de Johnson qui a distribué des bourses fédérales et des prêts à faible taux d'intérêt dans le but de rendre l’université plus accessible.

En 1964, l’aide fédérale aux étudiants n’était que de 231 millions de dollars. En 1981, le gouvernement fédéral dépensait alors 7 milliards de dollars pour les seuls prêts, un montant qui a doublé au cours des années 1980 et a presque triplé dans chacune des deux décennies suivantes pour atteindre quelque 105 milliards de dollars aujourd’hui. Les contribuables garantissent actuellement près de 1 billion (1000 milliards) de dollars en prêts aux étudiants.

Entretemps, les bourses et subventions (« grants ») sont passées de 6,4 milliards de dollars en 1981 à 49 milliards de dollars. En augmentant le nombre d’étudiants admissibles et en augmentant le montant maximum des bourses Pell (destinées aux étudiants de premier cycle nécessiteux) de 500 $ à 5350 $, le projet de relance de 2009 n’a fait qu’accélérer la transformation de l’éducation supérieure en un droit de la classe moyenne. Moins de 2 % des bénéficiaires de bourses Pell en 2007 provenaient de familles aux revenus entre 60 000 et 80 000 $ par an. Elles en constituent désormais environ 18 %.

M. Vedder fait valoir que cette croissance des subventions et des bourses a alimenté la hausse des prix : « Elle fournit un excellent prétexte aux universités pour augmenter leurs frais. »

De nombreuses universités, ajoute-t-il, utilisent les largesses fédérales pour financer la construction de logements universitaires dignes du Hilton et des infrastructures réminiscentes du Club Med. Stanford offre plus de cours de yoga que de Shakespeare. Fait que les parents dont les enfants inscrits à une « Formation de base » devraient garder à l’esprit : il est fort probable que le programme n’implique pas tant une étude rigoureuse des classiques, mais comporte plutôt de vigoureux exercices pour renforcer les fessiers et les abdominaux.

Princeton a récemment construit une resplendissante résidence étudiante au prix de 136 millions de dollars avec des fenêtres ornées de vitraux et une caverneuse salle à manger de chêne (payée en partie par un don déductible d’impôt de 30 M$ par la directrice de Hewlett-Packard Meg Whitman). Chaque chambre de la résidence universitaire revient à près de 300 000 $.

Les universités, ajoute le professeur Vedder, « sont dans le secteur du logement, l’industrie du divertissement, elles sont dans le secteur de l’hébergement, le secteur alimentaire. Diable, mon université dirige une agence de voyage que l’homme de la rue peut utiliser ! »

Pendant ce temps, les fonds de dotations universitaires sont exempts d’impôt sur leur revenu. Le fonds de dotations de 31 milliards de dollars de Harvard, qui a été financé par des dons déductibles d’impôts, est probablement le plus grand abri fiscal des États-Unis.

Certains dirigeants d’université sont également mieux payés que des P.D.G. Depuis 2000, l’Université de New York a prêté 90 millions de dollars, beaucoup d’entre eux à taux zéro et non remboursables, aux administrateurs et aux enseignants pour qu’ils s’achètent des maisons et des résidences secondaires dans la région huppée des Hamptons ou sur l’île Fire.

Les collèges ont également utilisé les torrents de dollars du contribuable pour embaucher plus de gestionnaires pour gérer leurs bureaucraties hypertrophiées et la prolifération de programmes multiculturels. L’Université de Californie compte 2.358 employés administratifs attachés au seul bureau de son président.

« Quasiment toutes les universités aujourd’hui ont un “secrétaire d’État”, un “vice-recteur aux études internationales” et un tas de spécialistes des relations publiques », ajoute M. Vedder. « Mon université dispose d’un coordonnateur au développement durable dont le message principal, pour autant que je sache, est d’aller dire aux gens d’acheter des aliments cultivés localement... Pourquoi ? Qu’est-ce qui cloche avec les tomates en provenance de Pennsylvanie par rapport à celles de l’Ohio ? »

« L’administration Obama s’est attaquée avec force aux universités à but lucratif depuis deux ou trois années », déclare M. Vedder. « Il est vrai que les taux d’abandon sont disproportionnellement élevés dans les établissements à but lucratif, mais il est également vrai que ces entreprises à but lucratif s’adressent précisément à la clientèle que M. Obama veut atteindre » : les minorités ethniques à faible revenu, dont beaucoup sont les premiers de leur famille à fréquenter un collège.

Aujourd’hui, seuls 7 % des diplômés des universités sont issus du quartile des plus bas revenus alors qu’ils étaient 12 % en 1970, lorsque l’aide fédérale était rare. Toutes les subventions gouvernementales destinées à rendre l’université plus accessible n’ont pas fait grand-chose pour cette population, affirme le professeur Vedder. Ces subventions n’ont pas non plus réellement amélioré les résultats des élèves ou les taux d’obtention de diplôme, qui sont d'environ 55 % dans la plupart des universités (taux favorable calculé avec une diplomation en six ans plutôt que les quatre ans habituels).

M. Vedder émet également des réserves quant à la proposition du président Obama de lier l’aide fédérale aux taux de diplomation, une des mesures de performance. « Je peux vous garantir dès maintenant, après avoir enseigné dans des universités pendant une éternité, que les universités feront tout leur possible pour amener les élèves à obtenir leur diplôme », dit-il en riant. « Si vous pensez qu’on assiste actuellement à une inflation des notes [voir étude sur le sujet], imaginez ce qui va se passer. Si vous laissez encore la moindre trace de buée sur un miroir, vous aurez un A. » [une distinction].

Il vaudrait mieux, indique M. Vedder, mettre en œuvre un examen national comme le GRE (Graduate Record Examination) pour mesurer ce que les élèves apprennent à l’université. Ce n’est pas à l’ordre du jour de M. Obama. Pour notre part, nous pensons que ces examens n’ont pas besoin d’être nationaux (le risque de mainmise de l’État et d’une homogénéisation étant trop grands), mais qu’il pourrait exister de tels examens organisés par différents organismes indépendants spécialisés.

Le président Obama ne cherche pas plus à s’attaquer à ce que M. Vedder croit être un problème fondamental : trop de jeunes vont à l’université. « Trente pour cent de la population adulte possède au moins un diplôme universitaire », fait-il remarquer. « Le ministère du Travail nous dit que seuls environ 20 % des emplois exigent un diplôme universitaire. Nous avons 115 520 concierges aux États-Unis avec une licence ou plus. Pourquoi encourager plus d’enfants à fréquenter l’université ? » « Douze pour cent des facteurs aux États-Unis ont désormais un diplôme universitaire. Faut-il un diplôme pour distribuer le courrier ? En 1970, seuls 3 % des facteurs étaient diplômés. » Est-ce que la distribution du courrier est devenue tellement plus complexe depuis qu'elle nécessiterait cette éducation universitaire ?

Le professeur Vedder voit des similitudes entre les politiques universitaire et immobilière du gouvernement qui a créé une bulle spéculative et causé la dernière crise financière. « En matière d’immobilier, le gouvernement a maintenu des taux d’intérêt artificiellement bas. Le gouvernement a poussé les gens peu qualifiés à s’acheter une maison. Aujourd’hui, on a de faibles taux d’intérêt sur les prêts étudiants. Le gouvernement encourage les enfants à aller à l’université alors qu’ils n’ont pas le niveau, comme il a encouragé les gens qui n’en avaient pas les moyens à acheter une maison. »



L'université, une arnaque ? (en anglais)
Naomi Schaefer Riley et Richard Vedder à l'émission de John Stossel

 

La bulle universitaire, précise-t-il, est « déjà en train d’éclater ». Elle se traduit par un nombre important de « diplômés chômeurs ou sous-employés fortement endettés ». La somme moyenne des prêts étudiants encore à rembourser est de 26 000 dollars, mais pour de nombreux diplômés, en particulier ceux qui ont suivi une formation de profession libérale, elle s’élève à plus de 100 000 $.

M. Obama veut permettre à davantage d’étudiants de s’acquitter de leurs dettes en plafonnant leurs paiements mensuels à 10 % de leur revenu discrétionnaire et en effaçant le solde impayé 20 ans après l’obtention de leur diplôme. Les diplômés à l’emploi du gouvernement ou d’une association à but non lucratif peuvent déjà se libérer de leur dette après une décennie.

« Faut-il comprendre que travailler pour le secteur privé est mauvais alors qu’être fonctionnaire est une bonne chose ? Je ne vois pas ce qui permet de pratiquer cette discrimination&nbsp:», dit M. Vedder. « Si je devais émettre une suggestion, je ferais exactement l’inverse. » Rappelons que le gouvernement est un des principaux employeurs des diplômés universitaires et qu'ils y sont bien payés.


Joseph Epstein et Andrew Ferguson discutent de l'état de l'éducation universitaire en sciences humaines et en lettres (en anglais)


Il ajoute que la méthode préconisée par le président Obama « crée un risque moral ». Quel signal envoie-t-il aux emprunteurs de prêts en cours et à venir si ce n’est qu’ils ne doivent pas prendre trop au sérieux leur obligation de rembourser leur emprunt ? Qu’il n’est pas trop important de chercher un boulot bien rémunéré pour rembourser son prêt ? Il subventionne « les diplômes en sociologie et en anthropologie plutôt que ceux en mathématiques ou en génie. »

L’éducation en ligne, qui est expérimentée dans certaines disciplines scientifiques, permet-elle de réduire considérablement les coûts ? « Pour l'économiste Vedder, c’est possible, mais le gouvernement n’innovera pas. Rappelons que l’histoire des ministères de l’Éducation, notamment au primaire et au secondaire, est jonchée de projets d’expérimentations, de projets d’innovation et de multiples propositions pour réinventer la manière d’enseigner depuis des décennies. Et qu’est-ce que cela a donné ? Les élèves américains apprennent-ils plus aujourd’hui qu’il y a une génération ? Apprennent-ils à un moindre coût qu’il y a une génération ? La réponse est non. »

« L’Innovation, déclare-t-il, est alimentée par des entrepreneurs comme Stanford Computer Science professeur Sebastian Thrun, qui a fondé l’entreprise commerciale Udacity qui offre des CLOM (pour cours en ligne ouverts et massifs). [Voir aussi article sur Salman Khan]. M. Thrun a commencé à enseigner l’intelligence artificielle, d’abord à Stanford puis à Udacity. M. Vedder note que 200 000 personnes se sont rapidement inscrites à ces cours. C’est un merveilleux programme et les gens apprennent énormément. »

Le gouvernement peut se rendre utile, ajoute M. Vedder, en ne gênant plus et en encourageant les organismes d’accréditation qui traînent les pieds. En fin de compte, la manière de rendre l’université plus abordable est pour le gouvernement de se retirer du financement des études universitaires et de sevrer les étudiants des subventions gouvernementales.

M. Obama est fermement opposé à cela. « Il veut conserver ce monde » irréel où la demande est insensible aux coûts, de soupirer M. Vedder. « Ce monde doit changer. »

Source

Voir aussi

La bulle universitaire aux États-Unis va-t-elle crever ?

Mark Steyn et l'université américaine

Recension de Economic Facts and Fallacies de Thomas Sowell

États-Unis — Diplômés et surendettés







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jeudi 19 décembre 2013

Russie — la démographie expliquerait-elle le retour au conservatisme ?

Moscou rejette le mariage homo­sexuel, au nom de l’avenir. Les raisons sont éthiques, poli­tiques et démo­graphiques. Explications de la présidente de la com­mission de la famille à la Douma (Diète) interrogée par Valeurs actuelles.

Les Russes ont suivi de près l’intense débat franco-français du prin­temps dernier sur le mariage homo­sexuel.

Présidente de la commission de la famille à la Diète, la Chambre basse du Parlement russe, Éléna Borisovna Mizoulina reconnaît le vif intérêt de son pays pour ce sujet : « Oui, on s’est posé beaucoup de questions sur vos lois, car nos deux pays ont signé un accord sur l’adoption. On ne voulait pas que nos enfants en pâtissent. » L’enfant adopté en Russie conserve en effet la nationalité russe, au moins jusqu’à ses 18 ans. Pendant cette période, les autorités russes exigent même des « rapports de suivi » : « Il n’y a pas de problème pour les enfants adoptés par des couples traditionnels, un homme et une femme, poursuit Mme Mizoulina, mère de deux enfants. En revanche, nous ne sommes pas d’accord sur votre loi promariage homo. La Russie n’accepte pas ce type de mariage, encore moins le fait que ces couples puissent adopter un enfant. »

En 2011, lorsque l’accord d’adoption franco-russe fut signé, la loi française autorisant le mariage homosexuel n’existait pas. Seuls étaient concernés les couples hétérosexuels. Votée en juillet dernier par 444 députés sur 450 et avec le soutien de 89 % de la population, la nouvelle loi russe interdit donc l’adoption aux familles homosexuelles, aux couples non mariés, aux célibataires.




Au même moment, 116 célibataires français étaient en attente d’adoption en Russie.

Le pays assume sans complexe sa défense de la famille traditionnelle (un homme et une femme). « Bâtie entre un homme et une femme, de génération en génération, la famille est sacrée dans la culture russe », rappelle Mme Mizoulina.

Ce choix justifie aussi l’interdiction désormais légale de toute forme de propagande en faveur de « relations sexuelles non traditionnelles » (homosexuelles) auprès des mineurs. Les amendes prévues sont doublées et un nouveau projet de loi prévoit de retirer leurs droits parentaux aux personnes ayant des relations homosexuelles.

La défense de la famille et la défiance devant l’homosexualité militante sont jugées vitales à l’heure où la Russie subit un affaissement démographique sans précédent. « Oui, c’est un problème grave pour notre avenir, reconnaît me Mizoulina. Il nous manque environ un million d’enfants par an. Ce n’est pas en facilitant les familles homosexuelles qu’on réglera ce problème. Seule la famille traditionnelle peut nous aider à résorber ce déficit démographique. »

Ce chantier familial est une priorité de Poutine. À peu près seul parmi les chefs d’État des grandes puissances, il défend la famille, pilier naturel de toute société, et rejette le prétendu « mariage pour tous » à la socialiste française, qui menace cet ordre naturel. « C’est un suicide social », a dit aux Russes François Légrier, le président du Mouvement catholique des familles, invité à témoigner devant la Diète de l’engagement de nombreux jeunes Français pour la défense de l’institution familiale.

« C’est un suicide démographique, car l’homosexualité, c’est l’infécondité ; un suicide moral, car l’individu qui ne sait d’où il vient ni où il va ne sera qu’un révolté, n’ayant à aimer ni famille ni patrie. »

Les députés russes ont applaudi et confié leur déception devant le choix de la France. Ils soulignent que leur défense de la famille est liée à leur volonté de redressement démographique de la Russie autant qu’à la restauration morale et spirituelle de leur pays. Vingt mille églises y ont été reconstruites en quinze ans, parfois à l’identique, à l’exemple de la porte de la Résurrection et sa célèbre petite chapelle, au pied même du Kremlin, qui avaient été détruites sur ordre de Staline, en 1931.



Bilan démographique

Hausse de la natalité, baisse de la mortalité, augmentation de l’espérance de vie : la période propice à la reproduction naturelle de la population touche à sa fin en Russie, écrit mercredi le quotidien Vedomosti.

Les démographes tirent la sonnette d’alarme : si la tendance actuelle se maintenait, la population russe retomberait à 130 millions d’habitants à l’horizon 2030 et à 100 millions d’ici 2060. Certaines estimations sont encore plus pessimistes – 120 millions d’habitants d’ici 2030 et une division par deux de la population d’ici 2060 pour atteindre 70 millions.

Tels sont les résultats du rapport « Sera-t-il trop tard dans 10 ans ? La politique démographique de la Fédération de Russie : défis et scénarios ». La Russie a donc besoin d’une nouvelle politique pour « préserver le peuple », qui sera loin de se limiter à un soutien social.

Le rapport actuel entre la population apte à travailler et les retraités, de 2,8/1, chutera à 2/1 d’ici 2030 selon les prévisions de l’agence russe des statistiques Rosstat, voire jusqu’à 1,6/1 selon certains experts, entraînant une charge supplémentaire pour le budget, les employeurs et les employés.

L’immigration ne permettra probablement pas de sortir du trou démographique. En effet les auteurs du rapport soulignent que dans les pays d’Asie centrale, la natalité est en baisse ces dernières années. En particulier en Ouzbékistan où, après une augmentation au milieu des années 2000, selon les informations officielles, le nombre de naissances a baissé de 652 000 en 2009 jusqu’à 625 000 en 2012. Le nombre d’enfants par femme se réduit également.

Un ensemble de mesures est nécessaire pour préserver la population, avant tout une amélioration de la qualité des services médiaux et la réduction de la mortalité. La mortalité infantile en Russie en 2012 était de 8,6 pour 1 000 naissances. En descendant au niveau de la Lituanie ou de la Pologne (4,9 et 5,9), sans parler de l’Estonie (3,5), la Russie sauverait chaque année entre 60 000 et 80 000 vies.

Selon les autorités, il faudrait également réduire le nombre d’avortements (1,1 million en 2012). Une prévention à grande échelle des maladies cardiaques pourrait également avoir d’importants résultats, sachant qu’elles provoquent 2 à 3 fois plus de décès en Russie que dans la majorité de pays européens. Autres solutions : renforcer le contrôle de l’accès aux spiritueux et la sécurité routière.

Ces deux derniers facteurs sont la cause d’une mortalité élevée en Russie parmi les hommes aptes à travailler. Ces mesures permettraient de maintenir la population russe à hauteur de 130 millions d’habitants d’ici 2060.

Pour cela, il est nécessaire de faire passer le financement de la santé au même niveau que les ex-républiques socialistes. Actuellement, les dépenses de la Russie pour la santé (2 450 milliards de roubles en 2013, soit 55,6 milliards d’euros) représentent 3,6 % du PIB. Il est prévu de les réduire jusqu’à 3,2 % d’ici 2016. À titre de comparaison, la Pologne et l’Estonie consacrent à la santé 4,7 % du PIB, pour 4,5 % en Lituanie et 5,7 % en République tchèque.

HSLDA : le droit d'instruire ses enfants à la maison menacé au Canada


Dans un communiqué publié récemment, la HSLDA explique pourquoi elle a demandé à intervenir devant la Cour suprême du Canada :

« Le droit de faire l’école-maison est présentement sous attaque à la Cour suprême du Canada. Cette attaque provient d’une source inattendue. Une école secondaire privée catholique à Montréal (le collège Loyola) a demandé la permission d’enseigner le cours d’Éthique et culture religieuse (ECR) de sa propre perspective religieuse. Pour la plupart d’entre nous, cela va de soi dans le contexte de la liberté de religion. Or, on a refusé ce droit à ce collège. Lorsque cette situation s’est retrouvée devant les tribunaux initialement, le collège avait eu gain de cause. Toutefois, la Cour d’appel a donné raison au gouvernement par la suite, refusant au collège leur demande. Si cette décision est maintenue, cela compromet la même règle de droit dont nous nous servons pour protéger l’école-maison. En d’autres mots, si cette cause est perdue, nous pourrions très bien perdre le droit de faire l’école-maison sans avoir eu un mot à dire sur le sujet.

[Note du carnet : s'il faut être neutre et laïc quand on donne le cours ECR (comme cette école catholique) alors un parent qui doit en théorie enseigner cette matière à la maison devrait rester neutre et laïc quand il parle de religion ou de morale... Ce n'est pas en pratique faisable. Faudra-t-il alors qu'un tiers enseigne cette matière aux enfants éduqués à la maison ? Ou alors faut-il simplement laisser les parents et les écoles confessionnelles — où personne n'est obligé d'envoyer ses enfants — enseigner le programme ECR de manière franche et conforme aux valeurs de ces parents et de ces établissements ?]

Le collège Loyola en a appelé à la Cour suprême du Canada. Ce que cette Cour décidera sera applicable à tous les citoyens canadiens. Une perte pour le collège Loyola pourrait sérieusement limiter la liberté dans l’école-maison. Pour cette raison, la HSLDA a demandé le statut d’intervenant dans cette cause. Si notre demande est reçue, notre argumentation reposera sur le fait que le droit d’enseigner à nos enfants en accord avec nos croyances religieuses est fondamental et ne devrait jamais être violé.

Une intervention de notre part requiert beaucoup de temps et d’argent, et il demeure très important que nous le fassions avec excellence.

Cette cause fait partie intégrante d’un courant au Québec présentement, et qui affecte tout le pays. En 2008, le Québec a introduit le cours d’Éthique et culture religieuse. Ce cours est hostile envers tout groupe ayant une véritable foi ; il est particulièrement hostile envers la chrétienté. Le cours est obligatoire dans les écoles publiques, les écoles privées et les écoles-maison. Ces trois groupes ont cherché à en être exemptés. Un regroupement de parents dans S.L. c. Commission scolaire des Chênes a voulu obtenir le droit de retirer leurs enfants de ce cours tout en maintenant leur inscription à l’école publique sur le motif que cela allait à l’encontre des convictions religieuses de l’enfant. Cette cause est allée jusqu’à la Cour suprême qui a rendu sa décision en février 2012. La Cour a décidé que le gouvernement pouvait forcer les élèves à suivre le cours. Dans la cause Loyola, le gouvernement veut forcer les écoles privées à enseigner ce cours. Si cette cause est perdue, les familles faisant l’école-maison resteront seules à se battre. Non seulement cela impliquerait-il plus de pression sur nous tous et la très grande possibilité de se retrouver aussi à la cour sur le sujet. De plus, si la Cour suprême devait avoir déjà statué contre la liberté de religion dans deux causes similaires, il est peu probable qu’elle se penche sur la même question en notre faveur par la suite.

La plupart des familles faisant l’école-maison au Québec le font sans l’approbation du gouvernement. La plupart du temps, cette approbation est conditionnelle à ce que les familles suivent à la lettre le programme scolaire de l’école publique. La liberté de faire l’école-maison au Québec ne tient qu’à un fil.

Porter une cause en appel comporte toujours des risques. Au niveau provincial, comme à la Cour d’appel du Québec, la décision subséquente du Tribunal est contraignante pour toutes les causes futures dans cette province. Lorsqu’une cause est portée en appel à la Cour suprême, cette cause exercera aussi une contrainte sur toutes les autres causes au Canada. Voilà comment une simple cause pour une seule famille ou encore une seule école privée peut aboutir soit à la reconnaissance de libertés religieuses au pays, soit à la perte de ces mêmes libertés.

De là l’importance pour la HSLDA d’être impliquée dans cette affaire. Si cette cause est perdue, cela voudra dire que le droit de faire l’école-maison sera remis en question partout au Canada.

Il y a trois étapes à suivre pour les intervenants à la Cour suprême du Canada. La première consiste à faire une demande pour intervenir. Il s’agit d’un document de 12 pages et la Cour peut l’approuver ou non, et sans fournir de raisons. Si notre demande est reçue, la Cour nous permettra de soumettre un mémoire de 10 pages exposant nos arguments. Elle pourrait par la suite nous permettre de présenter nos arguments oralement devant le Tribunal (on accorde habituellement de 5 à 20 minutes pour une telle présentation).

Alors que j’écris ces lignes, nous sommes à l’étape de soumettre notre demande pour obtenir le statut d’intervenant. Nous prévoyons que les argumentations orales auront lieu en mars 2014. De toute vraisemblance, une décision serait rendue seulement au début de l’été ou, plus probable encore, à l’automne.

Nous vivons des moments tumultueux. Toutefois, nous nous devons de considérer aussi les nombreux succès remportés, par la grâce de Dieu. Que ce soit notre cause au Québec où le gouvernement a décidé de laisser tomber, notre intervention en Nouvelle-Écosse contre le rapport du vérificateur général, notre percée en Alberta concernant la façon dont la nouvelle loi sur l’éducation devait être rédigée, ou encore les petites, mais nombreuses victoires successives qui ont permis à l’école-maison de prospérer au fil des décennies, Dieu nous a accordé la victoire encore et encore alors même que cela nous semblait hors de portée.

Ces victoires ont été possibles seulement à cause de la fidélité de certains de nos membres et amis de la HSLDA qui, année après année, soutiennent notre travail, non seulement par leur adhésion à la HSLDA, mais encore par leurs dons au Centre canadien pour l’école-maison (CCHE). Nous vous invitons à joindre leurs rangs alors qu’encore une fois, nous faisons face à une tâche qui semble impossible à faire.

Le Club des Ambassadeurs vise justement à reconnaître nos plus fidèles donateurs. Si vous n’en êtes pas encore membre, vous pouvez le devenir avec un don de 200 $ ou plus au Centre canadien pour l’école-maison (CCHE), en plus de votre adhésion régulière à la HSLDA. Si vous êtes déjà membre du Club, nous vous invitons à nous soutenir encore une fois en cette fin d’année pour contribuer à cette cause à la Cour suprême du Canada. Vous pouvez le faire directement en ligne ou encore en communiquant avec nous par courriel, ou par téléphone au 819 909-6928.

[...]

 »

Voir aussi

Loyola c. MELS — Le Monopole de l'Éducation sort renforcé

Affaire Loyola c. Monopole de l'Éducation du Québec — Onze organismes demandent à intervenir

Compte rendu du colloque international sur l'éducation catholique tenu à Montréal

« Match nul » sur la constitutionnalité du programme ECR, entretemps Jésus, Superman même combat !

À qui sont ces enfants au juste ?

La DPJ recule après plus 3 ans d'interrogatoires, de tests et de procès : une famille recouvre sa liberté

Police allemande enlève les enfants d'une famille instruits à la maison





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mardi 17 décembre 2013

Le centre-gauche luxembourgeois veut imposer son cours ECR (laïque unique) à l'école

Le nouveau gouvernement luxembourgeois, composé de libéraux, de socialistes et de verts, veut mettre fin au système actuel, largement plébiscité, du choix entre un enseignement laïc et un enseignement religieux à l'école. Le gouvernement veut mettre en place un enseignement de valeurs, unique et uniforme le tout au nom de « la diversité ».

Un groupe de parents a lancé une pétition pour s'opposer à cette initiative. Cette pétition peut être signée sur des formulaires papier ou en ligne. Pour ces parents, « Le libre choix actuellement garanti est l’expression d’un respect mutuel et d’une démocratie vivante. L’unité se crée dans la diversité et non à travers l’uniformisation du cours unique prévu. »
Ces citoyens rappellent que « Les valeurs ne sont jamais neutres. Par conséquent, l’État n’a pas le droit de s’en arroger le monopole. Les parents, enfants et jeunes doivent garder le droit de participer à une décision qui les concerne directement au niveau de questions existentielles ! »

Pour sa part, le diocèse a mis en ligne les résultats d'une enquête menée par un institut indépendant. Les conclusions sont probantes : 72 % de la population résidente (il y a beaucoup de transfrontaliers au Luxembourg) se prononce pour le maintien du libre choix entre l’enseignement moral et religieux. Le pourcentage des parents d’enfants et adolescents scolarisés y étant favorables s’élève même à 76 %.

Sondage TNS Ilres sur l’enseignement religieux, sur la pratique religieuse et sur la relation Églises-État

Quatre personnes interrogées sur cinq trouvent importante l’inscription de la liberté de religion dans la Constitution. En ce qui concerne les relations entre les Églises et l’État, la majorité des personnes consultées (72 %) se prononcent en faveur d’une réglementation claire par l’intermédiaire d’accords, voire de conventions. Tels sont les principaux résultats relevés par un sondage TNS Ilres commandé par l’Église catholique à Luxembourg et qui ont été présentés ce jeudi par le directeur de l’institut de sondages et d’études d’opinion Charles Margue. Pour ce sondage qui a eu lieu du 21 au 27 novembre 2013, 1078 personnes âgées de plus de 15 ans ont été interrogées, dont certains d’entre eux étaient des parents de 659 enfants et adolescents.

En ce qui concerne l’importance de la transmission des valeurs aux jeunes, le taux d’approbation atteint des niveaux élevés (93 %). Même constat pour la question sur l’importance de l’existence d’un lieu à l’école où sont évoquées les questions morales, religieuses et philosophiques (87 %). Les points importants à aborder lors des cours de religion sont la cohabitation dans une société multiculturelle et multi-religieuse, les connaissances au sujet de sa propre culture et de sa civilisation ainsi que le développement personnel des jeunes gens. Les thèmes environnementaux, la solidarité internationale et la familiarisation sur la manière de vivre sa foi ont également été jugés importants pour la majorité des jeunes scolarisés. Les parents interrogés se sont dits pour la plupart d’entre eux satisfaits, respectivement très satisfaits du choix qu’ils ont fait à l’égard de l’inscription dans l’enseignement moral ou religieux.

Voir aussi

Le fait religieux au Luxembourg en 2013 état de l’opinion publique.

Luxembourg — son éducation dans la moyenne serait un frein à la prospérité




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