mardi 14 juillet 2009

Après « Youpi, ma religion ! », « Ma religion de rêve »

Après l'activité « Youpi, ma religion ! » des éditions LIDEC, voici « Ma religion de rêve » d'une source indépendante (la Commission scolaire des chênes).

Situation d'apprentissage et d'évaluation « Ma religion de rêve » utilisée en secondaires I et II dans la Commission scolaires des Chênes


Cette SAÉ (situation d'apprentissage et d'évaluation) est utilisée en secondaires I et II dans la Commission scolaires des Chênes (région de Drummondville).

Nous reproduisons ci-dessous, pour mémoire, la SAÉ « Youpi, ma religion à moi ! » proposée en 1re année du secondaire par les cahiers d'activités LIDEC Partons à l'aventure. Plus de détails sur cette activité ici et .

Page 89 du cahier d'activités Partons à l'aventure pour la 1re année du 1er cycle du secondaire des éditions LIDEC


Glânée sur Youtube, cette vidéo d'un projet ECR d'élèves du Collège Sainte-Anne (celui-ci utilise bien les manuels LIDEC en ECR) qui traite de la religion monothéiste des « judoïtes » dont le dieu serait l'acteur de films d'action Chuck Norris :



[

Qu'est-ce qu'on se marre !

Il faut dire que l'on semble s'amuser aux cours d'ECR de 3e secondaire au collège Sainte-Anne (voir la galerie).


En pjyama avec les peluches au collège, le ridicule ne tue plus





On remarquera l'épée, la cape et, sur la table drapée, le crâne et les bougies très wiccan.

]

lundi 13 juillet 2009

Cahier ECR : « Beaucoup de travail à faire aux groupes religieux pour accepter les homosexuels »

Situation d'activité d'éthique et de culture religieuse sur l'homosexualité pour les jeunes de Secondaire II (13-14 ans).

Chaussures de « fif »

Le tout commence par une bande dessinée caricaturale sur un jeune garçon considéré comme un homosexuel (sans qu'on sache vraiment pourquoi, si ce n'est à cause de chaussures de « fif ») qui se fait agresser par un groupe (très métissé pour être politiquement correct) de jeunes garçons violents et visiblement pas très futés.

Page 95 du cahier d'activités Voyage vers les valeurs pour la 2e année du 1er cycle du secondaire des éditions École nouvelle



Reproduire le discours activiste

Suit quelques pages plus loin une activité intitulée « Espèce d'homo ! » qui reprend en introduction les statistiques et explications des groupes de défense des homosexuels et pointent vers de sites comme la Fondation Émergence (« promouvoir l'épanouissement des personnes homosexuelles ») et du GRIS (auteur du guide Démystifier l’homosexualité, ça commence à l’école).

Incompréhension de la position chrétienne ?

Puis, cette appréciation assez partiale : « De leur côté, il semble qu'il y a encore beaucoup de chemin à faire aux groupes religieux pour accepter les homosexuels, lesbiennes et bisexuels [NDLR : et les transsexuel(le)s ? Cette discrimination est intolérable !] comme des êtres à part entière dans la communauté des personnes que Dieu aime. »

Et on voudrait avec de telles affirmations que les jeunes adolescents comprennent ce que disent les religions ! Le christianisme, par exemple, accepte les homosexuels comme des êtres à part entière, mais dénonce les actes homosexuels. C'est un péché, comme de voler (mais les voleurs sont des personnes à part entière, voir le Christ sur la croix). Trop subtil pour ce cahier apparemment.

Page 133 du cahier d'activités Voyage vers les valeurs pour la 2e année du 1er cycle du secondaire des éditions École nouvelle



En groupe : établir plan d'action pour accepter les homos avec leur différence

Enfin, le travail de groupe (bonjour la pression sociale !) où l'on demande aux écoliers « d'interroger une personne homosexuelle sur le rejet dont elle a été ou est encore victime ».

On demande pour finir d'« établir un plan d'action pour que cesse la discrimination contre les homosexuels et les accepter avec leur différence. » Faudra-t-il qu'un chrétien qui réprouve les actes homosexuels dise que faire pour accepter ces actes (qui font la différence entre les homosexuels et les hétérosexuels) ?

Ne parlons pas du fait que le mot discrimination n'est nulle part défini, ni pourquoi certains comportements ne pourraient pas être récompensés (discriminer c'est choisir). C'est l'origine des lois favorisant le mariage hétérosexuel : récompenser les unités sociales fécondes qui assurent la reproduction de la société. Aujourd'hui, l'État québécois discrimine, par exemple, en faveur des femmes qui retournent au travail et confient leurs jeunes enfants à des tiers (les garderies fortement subventionnées par l'État) et pénalisent fiscalement les femmes au foyer qui gardent elles-mêmes leurs enfants. Et si on se penchait sur ce type de discrimination nettement moins marginal ?

Page 134 du cahier d'activités Voyage vers les valeurs pour la 2e année du 1er cycle du secondaire des éditions École nouvelle

Cahier ECR : « je suis un garçon, une fille, je ne sais pas encore »

Trouvé sur une fiche de « découverte de soi » tiré d'un cahier d'éthique et de culture religieuse publié par les éditions École nouvelle pour le secondaire II (13-14 ans).

On demande à l'élève de préciser son identité sexuelle, on propose comme choix aux enfants : Je suis un garçon, je suis une fille, je ne sais pas encore...

Bonjour la théorie du genre.

En effet, la théorie du genre affirme que la sexualité est une construction sociale et personnelle, on forme sa propre sexualité : on devient homme, femme; on ne naît ni homme, ni femme. Il s’agit donc de l'idéologie de la construction sociale du rôle sexuel, cette théorie sert souvent à légitimer l’homosexualité et la transsexualité.

Page 10 du cahier d'activités Voyage vers les valeurs pour la 2e année du 1er cycle du secondaire des éditions École nouvelle



La justice espagnole avait condamné la diffusion de cette théorie du genre dans les écoles andalouses : « La diffusion par l'État à travers le système éducatif de l'idéologie dite du genre contrevient à l'article 27. 3 [de la Constitution] ».

jeudi 9 juillet 2009

Décrochage scolaire : 200 millions de $ sans résultat significatif

La stratégie adoptée par le Monopole de l'Éducation du Québec pour lutter contre le décrochage scolaire ne donne pas les résultats attendus, selon une analyse préliminaire dont le quotidien Le Devoir rapporte les grandes lignes jeudi.

Selon le travail des chercheurs, le principal outil du gouvernement provincial pour lutter contre le décrochage depuis 2002 n'a pas permis d'accroître de façon significative la persévérance scolaire au Québec.

Selon la même source, Québec a investi plus de 200 millions de dollars sur sept ans dans la stratégie d'intervention Agir autrement (SIAA), sans enregistrer de baisse notable du décrochage scolaire.

Le document préliminaire a été produit par l'équipe d'évaluation de la stratégie, dirigée par le professeur Janosz, de l'Université de Montréal et la Coordination des interventions en milieu défavorisé du ministère de l'Éducation.

Les taux de réussite des années précédentes ne permette pas d'observer de différence statistiquement significative entre les écoles ayant bénéficié de la SIAA et d'autres écoles-pilotes. Selon Le Devoir, bien que la stratégie anti-décrochage ne semble pas avoir eu un effet d'ensemble sur la réussite scolaire des élèves, l'équipe université embauchée par le Monopole entend raffiner l'analyse au cours des prochains mois en mesurant plus précisément les résultats dans les écoles où l'implantation de la mesure a été mieux réussie.

Québec a investi entre 25 et 31 millions par année depuis sept ans pour soutenir les quelque 260 écoles secondaires les plus défavorisées. La stratégie a été étendue en 2007 à près de 567 autres écoles primaires situées en milieu défavorisé, avec un montant additionnel annuel de 12 millions.

Le Monopole de l'Éducation cible depuis sept ans des établissements scolaires en milieu défavorisé auxquels elle accorde des investissements spécifiques. C'est ainsi que l'an prochain, Québec compte injecter un total de 43,5 millions dans cette stratégie.

mercredi 8 juillet 2009

Détails sur le premier procès ECR (Drummondville)

On trouvera ci-dessous des renseignements et comptes rendus concernant le premier procès intenté contre une commission scolaire et le ministère de l'Éducation relatif à l'imposition du cours d'Éthique et de culture religieuse.

Pour le second procès ECR (Loyola c. Michelle Courchesne), voir ici.

LA REQUÊTE EN JUSTICE (pdf, première page caviardée pour protéger l'identité des enfants, conformément à la décision du juge Dubois).

Lieu : Palais de justice de Drummondville

1680, boulevard Saint-Joseph
Drummondville (Québec) J2C 2G3

Heures : de 9 h 00 à 17 h 00


LUNDI 11 MAI

Preuve de la demande (les parents)

La salle était comble, la mère et deux témoins experts (Guy Durand et Louis O'Neill) ont témoigné.

L'ainé des enfants tombe dans les pommes.

Gagnant de la citation du jour : Me Boucher : « Madame, si vous voyez une femme avec un col romain, n'allez-vous pas conclure qu'il s'agit d'une catholique ? »

MARDI 12 MAI

Preuve de la demande (fin)

Preuve de la défense (Commission scolaire) et de l’intervenante (Procureur général du Québec)

Témoignage de David Mascré (expertise ici), début du témoignage de Jacques Pettigrew, la torpeur envahit la salle.

Gérard Bouchard : pas de réelle crise, mais il faut imposer énergiquement le cours ECR.

Citation du jour, gagnant David Mascré : « Que ton oui soit oui et ton non soit non ».

MERCREDI 13 MAI

Preuve de la défense (Commission scolaire) et de l’intervenante (Procureur général du Québec)

Jacques Pettigrew, mission : édulcorer, aseptiser le programme ECR devant le tribunal.

Le responsable du cours au MELS et ses activités professionnelles « oubliées » sous serment.

Georges Leroux, le pluraliste jacobin.

Georges Leroux, le pluraliste messianique.

Coup de théâtre au tribunal, le théologien qui veut que l'Église vive sa Pâques, Gilles Routhier, interrompt son expertise.

La citation du troisième jour du procès est venue de Gilles Routhier : « Je dois obéissance à Mgr Ouellet, mon évêque, j'en ai fait la promesse. »

JEUDI 14 MAI


(Relâche)


VENDREDI 15 MAI

Plaidoiries prévues initialement, elles seront écrites, voir calendrier ci-dessous.

Fin du contre-interrogatoire de Gilles Routhier, l'« expert » décrédibilisé

Grand dérangement de journalistes pour authentifier les déclarations de la ministre Courchesne.

Versé en partie au dossier, rapport Caldwell, Il n'y a pas de besoin urgent et réel.

Le gagnant de la citation du jour, Gilles Routhier : pas de cours ECR dans la C.S. Kativik (Grand Nord).


CALENDRIER

  1. Jusqu'au 29 mai 16h30, plaidoirie des avocats des parents ;
  2. jusqu'au 19 juin 16h30, plaidoirie des avocats représentant la C.S. et le ministère ;
  3. jusqu'au 8 juillet 16h30, réplique des avocats des parents (la première partie porte surtout sur le fait que la décision de la Commission scolaire a été prise sous la dictée d'un tiers ce qui la rend illégale, la deuxième partie qui prend la forme d'un tableau synoptique porte sur le préjudice grave encouru et les arguments du ministère pour justifier son monopole qui n'admet aucune exemption au programme ECR). On trouvera ici un tableau synoptique consolidé (non soumis au juge pour des raisons de concision) qui reprend, à gauche, l’argument des avocats du Monopole de l'Éducation et, à droite, la réplique des avocats des courageux parents.

lundi 6 juillet 2009

Article de
Pour une école libre recommandé par Mark Steyn

Le célèbre chroniqueur de Maclean's et autres journaux, Mark Steyn, a eu la gentilesse de recommander un de nos articles : « Extirper l'hérésie et le blasphème ». Mark Steyn résume ce billet : « This is a very sound overview of the Canadian "human rights" fiasco ».

Résultat : plus de 560 personnes ont visionné cette seule page ce lundi, formant par là plus de 55 % des visiteurs uniques de ce jour.

Hausse de 18 % de la natalité en Russie en 2008

Malgré des conditions économiques difficiles, la Russie a vu la naissance de prés de 700 000 bébés depuis début 2009, a annoncé lundi aux journalistes Tatiana Golikova, ministre russe de la Santé et du Développement social.

« Le fait qu'il y ait eu en cinq mois 699 900 naissances est de bon augure, c'est plus qu'au cours de la même période de l'année passée, période qui avait précédé la crise », a indiqué la ministre russe.

Mme Golikova a précisé qu'au terme de l'année 2008 la natalité en Russie avait augmenté de 18 %, pour porter le nombre de nouveau-nés à 1 717 000.« Selon les estimations préliminaires, le taux de fécondité 2008 pourrait se chiffrer en Russie à 1,5 enfant par femme en âge de procréer, autrement dit, se rapprocher du niveau européen [et québécois] moyen », précise le communiqué du Rosstat. Rappelons que le taux de fécondité synthétique s'était effondré jusqu'à 1,19 enfant par femme en l'an 2000.

Si le nombre absolu de naissance augmentent beaucoup, ces succès s'expliquent surtout par la structure démographique de la population qui compte beaucoup de femmes en âge de procréer (20 à 29 ans).

Il faut cependant noter que la Russie a mis en place une politique nataliste universelle (contrairement au Québec). Dans son discours au Conseil de la Fédération en mai 2006, l'ex-président Vladimir Poutine a confirmé la mise en place d'une politique nataliste. Cette politique permettrait notamment aux mères de bénéficier d'une « prime de maternité » conséquente (250 000 roubles, soit 10 000 $, pour la naissance d'un second enfant et 300 000 roubles (12 000 $) pour le troisième). De plus, depuis février 2006, des « certificats de naissance » ont été introduits dans les maternités : remplis lors de la naissance d'un enfant, ils permettent à la mère de toucher sa « prime de maternité », et à la sage-femme de bénéficier d'une « prime d'assistance » de 10 000 roubles (450 $) pour chaque enfant né dans son service.

[Notons que le nombre de naissances au Québec, pour les deux derniers mois de 2009 dont nous avons les chiffres, étaient inférieurs à ces mêmes mois en 2008 marquant par là un infléchissement à la baisse de la natalité québécoise. Par contre, le premier trimestre de 2009 a vu légèrement plus de décès que dans la période correspondante de 2008.]

Québec — lente érosion du secteur public

Le monopole de l'Éducation a publié ses prévisions de fréquentation des secteurs public et privé pour l'année scolaire 2009-2010.

La prévision s'établit à 124 832 élèves dans le privé et 863 681 élèves dans le public.

À la suite de la contraction démographique du Québec, les effectifs totaux continuent de décroître en termes absolus.mais alors que la décroissance du secteur public serait de 2,1 % avec 18 246 élèves en moins qu'en 2008-2009, le secteur privé ne devrait décroître que de 0,1 % avec 104 élèves en moins.

Évolution de la fréquentation des deux secteurs

Année scolairepublicprivé
2003-200489,4 %10,6 %
2004-200589,0 %11,0 %
2005-200688,6 %11,4 %
2006-200788,2 %11,8 %
2007-200887,9 %12,1 %
2008-200987,6 %12,4 %
2009-201087,4 %12,6 %


Le privé économise de l'argent à l'État

Le secteur public coûte 6,6 milliards de $ au Trésor public alors que ce montant s'élève à 465,5 millions de $ pour le privé.

Chaque élève inscrit au privé subventionné coûte aux contribuables 60 % des coûts associés aux enfants inscrits dans le public. Il existe également des écoles privées au Québec qui ne reçoivent aucune subvention.

Chaque élève inscrit au privé permet donc de dégager des fonds supplémentaires pour éduquer les élèves du public.

Quelle est la réaction des syndicalistes ?

Qu'on leur coupe les vivres !

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) est revenue à la charge et a demandé une fois de plus que le gouvernement québécois cesse de subventionner les écoles privées. « Ce qu'on souhaite dans un premier temps, c'est un gel du financement accordé aux écoles privées » indique le porte-parole de la FCSQ Jean-Pierre St-Gelais. « Dans un deuxième temps, le gouvernement pourrait diminuer graduellement le financement pour, éventuellement, l'abolir complètement [NDLR: pléonasme] », dit-il.

dimanche 5 juillet 2009

École québécoise : le zéro disparaît, la plus basse note est parfois de 24 %

En septembre 2007, à la suite d'un tollé dans la population, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a fait disparaître les lettres et les cotes dans le bulletin pour les remplacer par les pourcentages. Mais les enseignants peuvent continuer d'évaluer leurs élèves avec des lettres, qu'il faut ensuite convertir en chiffres.

C'est ainsi que le zéro a été évacué de plusieurs grilles de conversion, qui varient d'une commission scolaire et même d'une école à l'autre. Selon le Soleil, à la commission scolaire de la Capitale par exemple, la plus basse note possible, qui correspond à la lettre E, est 24 %.

Selon le Professeur masqué qui aurait eu accès à un tableau de correspondance pour une autre commission scolaire, la transposition devait se faire de la sorte :

0 à 28 % = E = 28 %
29 à 36 % = E+ = 36 %
37 à 44 % = D = 44 %
45 à 52 % = D+ = 52 %
53 à 60 % = C = 60 %
61 à 68 % = C+ = 68 %
69 à 76 % = B = 76 %
77 à 84 % = B+ = 84 %
85 à 92 % = A = 92 %
93 à 100 %= A+ = 100 %

Il ajoutait que la conversion de la cote en pourcentage se fait quasi systématiquement à la hausse : « Cela vous surprend-il? Entre 53 et 60 %, il y a un monde, je crois. Mais dans l'œil de l'administrateur scolaire, à 53 %, tu passes ! »

Comment ? Grâce à une pondération administrative : « En langage clair, la direction de son école a la possibilité de faire varier cette pondération de 0 à 30 % de la note finale de l'élève. Bref, la direction s'immisce dans l'évaluation professionnelle des enseignants. En se basant sur quoi ? On ne le sait pas. S'assurer qu'il y ait le moins d'échecs possibles ? Contrebalancer l'effet négatifs d'examens mal foutus ? »

À la commission scolaire de la Capitale, la grille de conversion est calquée sur celle proposée par le ministère de l'Éducation, explique le directeur adjoint des services éducatifs, Roger Delisle, qui minimise la disparition du zéro. « L'enseignant porte un jugement sur l'ensemble de l'année. Ce serait très étonnant qu'on mette à l'élève un zéro dans ces circonstances », dit-il.

Toutefois, certains élèves sont eux-mêmes étonnés comme le rapporte Andrée Turbide, Syndicat de l'enseignement des Deux Rives. « Les élèves disent aux profs : Ça ne dérange pas, même si j'écris rien dans mon examen, je vais avoir 32 % ? »

Redoublement quasi inexistant

Par ailleurs, même si un élève obtenait un zéro dans son bulletin, rien n'indique qu'il redoublerait. Même si le redoublement est dorénavant permis par le Monopole de l'Éducation, il reste quasi inexistant dans les écoles du Québec. En 2007-2008, 2 % des élèves du primaire ont redoublé, selon les chiffres du ministère.

Une des raisons moins nobles de ce redoublement : le coût associé à celui-ci.

Dans certaines écoles secondaires, le nombre d'élèves qui redoublent est limité. « La direction nous a avertis qu'il y avait seulement 14 places pour des doubleurs », raconte un professeur de français de deuxième secondaire, qui a préféré que le Soleil ne l'identifie pas. « Qu'est-ce que je fais si j'ai 70  élèves qui coulent ? »

Et puis, il suffit parfois d'une simple intervention des parents pour éviter le redoublement. Une enseignante de Québec en a fait l'expérience avec son beau-fils. Elle n'a fait que poser quelques questions sur les résultats de l'élève et la direction lui a tout de suite proposé de le faire passer.

samedi 4 juillet 2009

L'utilité de la glorification des Premières Nations

Billet intéressant de Carl Bergeron qui évoque le cours ECR.

Y. Berthou. SPECTACLE — AU CŒUR DES FABLES ET DES TRADITIONS DES PREMIÈRES NATIONS, Le Devoir, 5/7/2009.
Véritable plaidoyer, Kiugwe invite au respect et à la reconnaissance des Premières Nations du Québec — Innus [Montagnais], Mohawks [Agniers], Cris, Algonquins, Atikameks, Inuits [Esquimaux], Abénaquis, Hurons-Wendats, Malécites, Naskapis, Micmacs –, mais aussi du monde entier. En préambule, le conteur rappelle que «l’homme blanc est venu avec sa religion, ses maladies et il a pris nos terres». Grâce à une mise en scène efficace, avec ses jeux de lumière et une occupation intelligente des lieux, les spectateurs plongent sans retenue dans cet univers. «Les projections imposantes, la finesse de la lumière et les effets spéciaux créent la magie nécessaire pour que ces mythes et légendes des Premières Nations touchent le cœur du spectateur», se félicite le metteur en scène, Jacques Crête.

La métissolâtrie est de saison, et les Tartuffes accourent pour enfiler les nouveaux habits de la bigoterie. On sait que le cours ECR consacre une partie démesurée de son programme à l’enseignement des si précieuses traditions autochtones, présentées — de façon assez divertissante, il faut bien le dire – comme des prophéties écologistes d’avant-garde en comparaison de la science arrogante et pollueuse de l’homme blanc… On me permettra de souligner que la glorification des “traditions millénaires” autochtones doit toujours s’en remettre à une condamnation sans partage de l’arrivée de l’homme blanc sur “l’île de la Tortue” pour susciter un intérêt qu’elle serait d’ailleurs bien incapable de susciter par elle-même.

Si ce n’était pour déverser tout notre fiel à l’encontre de l’héritage occidental, personne ne s’intéresserait aux “Premières Nations”.