mardi 2 mars 2010

Crucifix dans les classes : le recours de l'Italie acceptée par la CEDH

La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a accepté d'examiner en appel un recours de l'Italie qui avait été condamnée pour la présence de crucifix dans les salles de classes :
« Le collège de cinq juges de la Grande Chambre (qui statue en appel), réuni les 1er et 2 mars 2010, a accepté la demande de renvoi présentée par le Gouvernement italien, le 28 janvier 2010, dans le cadre de l'affaire Lautsi contre Italie. L'affaire sera donc examinée par la Grande Chambre qui se prononcera de manière définitive par un arrêt. »
La procédure prendra plusieurs mois. La condamnation de l'Italie, le 3 novembre par la Cour de Strasbourg, avait soulevé un tollé dans la péninsule. La Cour avait jugé à l'unanimité la présence de crucifix contraire au droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

lundi 1 mars 2010

La confusion croît : la Cour d'appel affirme l'exemption, l'école nie en avoir accordé une !

Extrait d'un article paru dans La Tribune et dans la Voix de l'Est ce lundi 1er mars. Le directeur du collège accordera-t-il une exemption pour se conformer à l'arrêt de la Cour d'appel ?

DRUMMONDVILLE — La direction du Collège Saint-Bernard tient à préciser qu’il est faux de prétendre qu’elle a accordé une exemption à l’élève dont les parents contestent le cours d’éthique et de culture religieuse (ECR) devant les tribunaux.

À la suite du jugement rendu la semaine dernière par la Cour d’appel du Québec, défavorable aux parents drummondvillois qui ont vu les trois juges maintenir le jugement de première instance, Alexandre Cusson, directeur du Collège St-Bernard, affirme qu’aucune exemption n’a été accordée à certains de ses élèves en regard du cours ECR depuis sa mise en place.

[...]

Plus loin ?

Par ailleurs, il n’est pas certain que les choses en resteront là. Mme Lavallée a confié hier que l’avocat Jean-Yves Côté est à étudier la possibilité de pousser plus loin la contestation judiciaire. « Me Côté et son équipe se penchent sur les moyens qui seraient à notre disposition pour aller plus loin devant les tribunaux » , a-t-elle dit en faisant référence à la possibilité de poursuivre le débat jusqu’à la Cour suprême.

Campagne de financement continue

« Il s’agit bien d’un débat de société. Le cas de mes deux enfants est réglé mais il reste un débat de fond à éclaircir. Cette décision d’aller plus loin sera prise sous peu. La campagne de financement qui a été mise sur pied en collaboration avec la Coalition pour la liberté en éducation ( CLÉ) continue, il est important de le faire savoir », tient à dire Mme Lavallée.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Enseigner la vertu plutôt que de vouloir tout régler par des chartes

Extraits d'un billet du philosophe Jean Laberge.

Il y a chez bon nombre de Québécois aujourd’hui, un désir jamais inassouvi de tout régler par des lois, par des chartes, des règlements, etc. Le débat actuel sur la laïcité de l’État en témoigne. Les tenants d’une laïcité stricte appellent de leurs vœux une charte sur la laïcité. D’autres, au contraire, en appel à plus de tolérance et d’ouverture; ce sont les « pluralistes » qui ont publié récemment un Manifeste pour un Québec pluraliste. Mais qu’on soit « pluraliste » ou en faveur d’une laïcité stricte, on reste dans les deux cas prisonnier d’une éthique « légaliste » des droits où tout ce qui est « morale » doit désormais passer par l’empire des lois, des règlements et des politiques.

Le philosophe Martin Blais s’était jadis élevé contre ce qu’il appelait l’empire du « juridisme » en matière de moralité. « S’adonner à la culture de ces qualités que sont la justice, le courage et la modération, c’est administrer au poison du juridisme son seul antidote efficace. », écrivait le philosophe (Le chien de Socrate, 2000, p. 179). Sage parole.

[...]

Le monde dit « moderne » et son libéralisme politique a rejeté en bloc l’éthique de l’excellence d’Aristote. Il serait peut-être temps de la réhabiliter. À mon avis, le cours d’Éthique et de culture religieuse, contesté par ailleurs par une vaste majorité de Québécois, devrait céder le pas à l’enseignement de la vertu. On me répondra que la vertu – l’excellence - ne s’enseigne pas. N’allez pas faire croire cela à Joannie Rochette, elle qui fut formée à la dure école de Thérèse, sa mère. Alors qu’on naît, dit-on, avec des droits, on ne naît pas excellent, on le devient. Joannie en est la preuve éclatante.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Gare à l'hystérie climatique

par Richard S. Lindzen

Depuis 14 ans, il n’y a pas eu de réchauffement global net statistiquement significatif


Extrait du chapitre Des valeurs et normes qui inspirent, manuel d'ECR des éditions CEC, secondaire I, p. 67, 2009
La notion d’un climat statique et immobile est étrangère à l’histoire de la Terre et de toute autre planète entourée d’une enveloppe fluide. Que le monde avancé ait donc pu succomber à l’hystérie à propos de changements de quelques dixièmes d’un degré déviant de la température globale moyenne ne manquera sans doute pas d’étonner les futures générations. Une telle hystérie reflète surtout l’illettrisme scientifique d’une grande partie du public, sa vulnérabilité à la répétition se substituant à la vérité, et l’exploitation de ces faiblesses par les politiciens, les environnementalistes et, après 20 ans de battage médiatique, par bien d’autres groupes d’intérêts.

Or, depuis 14 ans, il n’y a pas eu de réchauffement global net statistiquement significatif. Les alarmistes maintiennent que certaines des années les plus chaudes jamais observées ont eu lieu durant la dernière décennie. Étant donné que nous nous trouvons effectivement dans une période relativement chaude, cela ne saurait surprendre. Cela ne permet pas, néanmoins, de tirer des conclusions sur les tendances futures.

Par ailleurs, d’autres facteurs exercent un impact beaucoup plus important que le réchauffement planétaire sur toute situation spécifique. Les catastrophes naturelles ont toujours eu lieu et rien ne permet d’affirmer que cela sera plus ou moins souvent le cas à l’avenir. Combattre le réchauffement planétaire avec des gestes symboliques ne va rien changer à cette réalité. L’histoire nous enseigne plutôt que la prospérité et le développement économiques augmentent sensiblement la capacité d’adaptation et de résistance de l’humanité à de telles catastrophes.

On peut raisonnablement s’interroger sur les raisons de la préoccupation du public à ce sujet – et en particulier de la montée de l’alarmisme ces dernières années. Or, lorsqu’une question comme le réchauffement planétaire est thématisée si longtemps, il faut s’attendre à ce que de nombreux groupes d’intérêts tentent de l’exploiter.

L’intérêt du mouvement environnementaliste à acquérir davantage de pouvoir, d’influence et de donations semble évident. Les politiciens, eux, perçoivent la possibilité d’augmentations d’impôts largement acceptées parce que celles-ci seraient nécessaires pour « sauver » la Terre. Différents États s’efforcent également d’exploiter ce thème dans l’espoir d’en tirer des avantages compétitifs. Cependant, les choses prennent des allures encore plus absurdes.

Le cas de l’ancienne entreprise énergétique texane Enron, avant qu’elle ne fasse faillite, est emblématique. Avant de se désintégrer en un feu d’artifice de manipulations comptables peu scrupuleuses, Enron était l’une des lobbyistes les plus actives en faveur de la ratification du protocole de Kyoto. L’entreprise espérait pouvoir ainsi négocier les certificats d’émissions de CO2. Et ce n’était pas un mince espoir. Les certificats pouvaient dépasser un billion de dollars et les commissions représenter plusieurs milliards.

Extrait du chapitre L'avenir de l'humanité, manuel d'ECR des éditions Grand Duc, secondaire IV, p. 51, 2009


Les fonds spéculatifs examinent désormais activement les possibilités de participer à ce négoce, tout comme le fit la banque Lehman Brothers, entre-temps défunte elle aussi. Goldman Sachs s’est tout autant engagée en faveur de la limitation légale d’émissions de CO2 par le négoce de certificats ; elle semble bien positionnée pour en bénéficier à hauteur de milliards de dollars. Le célèbre activiste Al Gore lui-même est associé à de telles activités.

La vente de certificats est en plein essor ; plusieurs organisations ont commencé à vendre des compensations d’émissions de CO2, tout en reconnaissant parfois sa futilité pour le climat. Le potentiel de corruption est immense. Archer Daniels Midland, la plus grande entreprise d’agrobusiness des USA, s’est par exemple engagée avec succès en faveur des exigences légales d’éthanol pour l’essence. La demande d’éthanol en résultant a contribué à une forte augmentation du prix du maïs, et en conséquence à un accroissement de la misère des consommateurs dans les pays en développement.

Avec tous ces enjeux, il est compréhensible que la possibilité que le réchauffement puisse, dans les faits, ne pas être significatif provoque un nouveau sens de l’urgence, voire une panique. Pire encore, la perspective que l’homme n’ait pas d’influence perceptible sur le climat paraît impensable.

Pour ceux dont les intérêts sont les plus matériels, la nécessité d’agir sans tarder, avant que le public ne se rende compte de la réalité, est bien réelle. Le gaspillage de ressources pour combattre symboliquement l’évolution d’un climat qui a toujours été en mouvement n’est pas une marque de prudence. La notion que le climat de la Terre ait atteint son niveau de perfection vers le milieu du vingtième siècle n’est pas davantage un signe d’intelligence.

Richard S. Lindzen est professeur de sciences atmosphériques au Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Source de la traduction :Agence économique et financière à Genève.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

dimanche 28 février 2010

Régis Debray sur le succès de l'écologisme et l'enracinement

Extraits d'un entretien entre Elisabeth Lévy et Régis Debray.

Journaliste — Vous observez que nous sommes passés de l'ère de Normale sup à celle de l'Ena. En réalité, nous sommes entrés dans celle de Sup de co, ou plutôt de la Harvard Business School. Il n'y a pas de quoi pavoiser...

Régis Debray — La fin d'un monde n'est pas la fin du monde. Nous perdons certaines compétences, nous en gagnerons d'autres. Le latin-grec s'en va, mais « Avatar » arrive. C'est une merveilleuse fable qui dit l'essentiel du moment : condamnation de l'arrogance technique, rêve de douceur, fusion avec la nature, retour aux sources, tout y est. Au passage, cela montre que l'empire américain a de beaux jours devant lui, car il est le seul à pouvoir produire aujourd'hui un grand récit planétaire, capable de toucher toutes les générations de tous les pays, Chine comprise. Cameron parle au monde en 3D comme Victor Hugo le faisait avec « Les Misérables ».

Pourquoi de jeunes habitants des mégalopoles modernes, qui ne connaissent rien au chamanisme, et chez qui parfois tout arbre a disparu, sont-ils concernés par « Avatar » ?

Question d'équilibre : plus tu te modernises par les mains, plus tu as besoin de t'archaïser par la tête. C'est sur ce couple de forces que repose la grande vague écologiste. C'est dans la Silicon Valley que les chamans prospèrent. L'archaïsme, c'est ce qui est non pas derrière, mais devant nous.


Manuel d'ECR Autour de nous, manuel A, pour la 1re  année du 2e cycle du primaire [8 ans], éditions CEC, Montréal, 2009, page 40.

[...]

Vous semblez penser que le marxisme universaliste a échoué par incapacité à s'ancrer dans les réalités et les histoires locales et nationales. « La guérilla du Che a échoué pour n'avoir pas été assez précolombienne », écrivez-vous...

Le radical en Bolivie, c'est la racine inca, aymara ou quechua. En bons progressistes, l'enracinement dans la longue durée des hauts plateaux n'était pas notre problème. Le grand retour indigéniste auquel nous assistons à travers quelqu'un comme Evo Morales est bien une revanche de la mémoire sur les tables rases du futurisme occidental. Toutes les révolutions socialistes sont des nationalismes. Mao commence pour de bon avec l'attaque du Japon. Pourquoi les talibans sont-ils forts ? Parce qu'ils sont chez eux envahis par des étrangers, infidèles de surcroît. On ne gagne pas contre une civilisation.

Le communisme, c'est fini ! proclamiez-vous en 1984. La seule question qui compte, c'est l'islam. Nous y sommes.

À l'époque, cela n'était pas audible. Et j'avais annoncé que l'intégrisme ne viendrait pas de la campagne mais de la ville, par le biais des sciences et des techniques. Plus tu avances, plus tu recules. Quand tu es dépersonnalisé par les chiffres et les machines, tu retrouves tes marques en affichant tes ancêtres. La seule chose que l'Occident n'a pas pu briser en Orient, c'est l'islam - voir l'Algérie, voir l'Irak, voir l'Afghanistan. Ce que le colon ne peut pas te prendre, c'est ta façon de manger et de t'habiller, une langue, un calendrier, le noyau dur. C'est la barricade identitaire.

Reste qu'on est loin de l'Occident triomphant de Fukuyama.

Tant mieux. En 2025, le PIB de la Chine sera supérieur à celui des États-Unis, le reste est pipeau. Le problème, c'est l'évanouissement de l'Europe comme alternative. Voyez l'obamanie de nos provinces. Faire d'un patriote américain juste milieu [pour Régis Debray] un bon Européen de gauche relève d'une incroyable perte de sens historique. Et géographique. Nous n'avons même plus la force de produire nos propres champions. On s'enamoure en midinette. On dirait qu'en vieillissant l'Europe n'est plus que fleur bleue. Elle regarde l'Oncle d'Amérique en prince charmant, lequel regarde ailleurs, là où les choses se passent : Asie et Pacifique.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

samedi 27 février 2010

Démenti

Nous avons reçu ce démenti de la part de Mme Suzanne Lavallée. Il a également été transmis à plusieurs médias.

Drummondville, le 27 février 2010


À QUI DE DROIT


Je me nomme Suzanne Lavallée. Je suis la mère de deux enfants de Drummondville qui s’est opposée en justice à l’imposition du programme d’éthique et culture religieuse (ECR) à mes enfants malgré mon opposition fondée sur mes convictions personnelles, opposition appuyée au tribunal par quatre témoins experts, dont un ancien ministre québécois. J’avais fait appel de la décision en première instance qui m’était défavorable. Cet appel m’a été refusé parce que la Cour d’appel a considéré que ma cause était devenue théorique : mon cadet étant désormais, comme le dit le juge Morissette, « exempté » du cours ECR dans une école privée et l’aîné des deux enfants suivant depuis cette année des cours au cégep.

Plusieurs médias, parmi lesquels La Tribune de Sherbrooke et Le Journal de Québec, ont affirmé que je ne désirais plus poursuivre cette cause en justice et que je me désintéressais de tout recours possible en Cour suprême.

Ceci est inexact. Il est important à mes yeux de corriger ces faits erronés.

À ce stade, mon mari et moi consultons notre avocat afin de saisir au mieux les implications de l’arrêt des juges de la Cour d’appel et des conséquences que nous devons en tirer. Contrairement à ce que rapportent certains journaux, nous n’excluons pas à ce stade de porter notre cause en Cour suprême.

Pour ce qui est de la cause plus générale et non de mon cas particulier, elle est capitale à mes yeux. Je ne puis tout simplement pas accepter qu’un gouvernement, aussi bien intentionné soit-il, s’arroge le rôle de premier éducateur moral de mes enfants en imposant son programme d’ECR qui, selon les dires mêmes de Madame Courchesne, transmet bien des valeurs. Ces valeurs je veux pouvoir les transmettre sans devoir défaire celles imposées à l’école sans mon aval. L’école est à notre service, les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants quoi que dise le gouvernement.

En outre, je déplore la pression que le ministère de l’Éducation exerce de façon évidente sur tous les établissements et institutions tant au public qu’au privé afin qu’aucun parent n’obtienne la moindre exemption en espérant ainsi étouffer toute dissension.

Suzanne Lavallée
Drummondville










Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

vendredi 26 février 2010

La décision définitive des demandes d'exemption « revient au privé » d'avouer le Monopole de l'Éducation

Dans un entretien avec Le Soleil, le ministère de l'Éducation avoue son impuissance devant les écoles privées qui accorderaient des exemptions au cours d'éthique et de culture religieuse.
« Toutes les demandes liées au cours d'ECR ayant été refusées dans le réseau public, la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, s'explique mal pourquoi cette exemption a été acceptée.

« Les motifs d'exemption sont les mêmes qu'au public », soit pour des raisons humanitaires, soit pour éviter un préjudice grave, a indiqué hier son attachée de presse, Tamara Davis.

[...]

« À notre connaissance, il s'agit de la seule exemption acceptée au privé», ajoute Mme Davis, tout en reconnaissant qu'il est difficile pour le Ministère de forcer un établissement à rejeter des demandes d'exemption, puisque la décision définitive « revient au privé ». »







Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

La Cour d'appel du Québec refuse d'entendre les parents

Extrait d'un article de La Presse.

Suzanne Lavallée et Daniel Jutras, de Drummondville, n'ont jamais accepté que leurs deux enfants soient obligés de suivre le cours ECR. Mécontents, ils ont porté la cause devant les tribunaux en plaidant la liberté de conscience et de religion.

Le 31 août 2009, la Cour supérieure a rejeté leur demande. La Cour d'appel vient de confirmer cette décision.

Selon le juge Yves-Marie Morissette, qui signe le jugement, la cause est devenue théorique puisque les deux enfants du couple ne fréquentent plus les établissements de la commission scolaire des Chênes. L'un des jeunes est maintenant au secondaire, et l'autre fréquente une école privée qui accepte de l'exempter du cours ECR.

Une brèche ?

Loin d'être abattue par ce jugement, la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) et l'Association des parents catholiques du Québec (APCQ) y voient plutôt une brèche. Selon les deux groupes, le juge Morissette précise à plusieurs reprise dans son jugement que l'enfant qui fréquente maintenant le privé « n'est pas assujetti à l'obligation de suivre le cours d'ECR ».

« Ce cours est supposé être obligatoire même au privé. Si le juge reconnaît que le privé peut en exempter un enfant, pourquoi serait-ce différent au public ? » se demande la présidente de l'APCQ, Jean Morse-Chevrier.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

jeudi 25 février 2010

Court of Appeal will not hear the case because the parents in question have already found a solution

Extract of a CBC report:
Judge Yves-Marie Morissette ruled Thursday that the court would not hear the case because the parents in question have already found a solution.

The Catholic parents have argued the course, which is compulsory in public schools and in some private schools across the province, represents an infringement on their freedom of conscience and religion.

They said the course, which covers religions around the world, including Judaism and aboriginal spirituality, threatens their Christian beliefs.

One of their children has gone on to attend CEGEP, and the other is now enrolled in a private school.

In his decision, Judge Morissette wrote that the child in the private school is no longer obligated to follow the religion and ethics course.

Jean-Yves Côté, lawyer for the two parents, said only parents who can afford to send their children to private school would find comfort in Morissette's ruling.

Well, we ended up in a situation where you have more rights if you have more money, Côté told CBC News.

There seems here to be two or maybe three classes of citizens or parents — those who can afford sending their kids to private school and those who cannot.

Côté, who is a father of three said he is now seeking an exemption from the course for his own children.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Rappel : Me Boucher représentant le Monopole de l'Éducation préconisait déjà l'exemption au privé pour Loyola

Petit retour en arrière, le vendredi 12 juin lors de sa plaidoirie, Me Boucher avocat représentant la Procureure générale dans les deux procès ECR disait déjà que le collège Loyola, plutôt de chercher à obtenir l'autorisation d'enseigner un programme équivalent, n'avait qu'à exempter les enfants dont les parents s'opposaient à l'enseignement de ce cours.

Retour sur le compte rendu :
« Il suffisait d'exempter les 630 élèves !

Ceci n'a pas empêché Me Boucher d'intervenir pour signaler que le tribunal devait refuser la requête de Loyola, car Loyola avait moyen de remédier au problème des 630 demandes d'exemption (sur 731 élèves) en faisant appel à l'article 30 de la Loi sur l'enseignement privé (le pendant pour les écoles privées de l'article 222 de la Loi sur l'instruction publique invoqué dans l'affaire de Drummondville). »
Et, en effet, les juges de la Cour d'appel ont déclaré que l'enfant de la famille Lavallée inscrit dans une école privée était bien exempté, n'est pas assujetti, n'est pas tenu de suivre le cours ECR, pour déclarer ensuite que leur demande d'appel était devenue théorique.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)